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InterviewRTL — Le Grand Jury (sur Podcast)· 22 février 2026 51 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsSécuritéEurope & internationalSolidarités & famille

Le Grand Jury de Manuel Bompard

Source d'origine 4 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 28 %Attaque 50 %Défensif 22 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 72 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:46OuverteRéponse directe

    Ce drame marque-t-il un tournant dans la vie politique ?

  • 1:30OuverteRéponse partielle

    Comment qualifiez-vous cette manifestation à Lyon ?

  • 2:38RelanceÉludée

    Vous reconnaissez qu'il n'y a pas eu de débordement ?

  • 3:11RelanceÉludée

    Vous trouvez que la police a été trop légère hier ?

  • 4:49OuverteRéponse directe

    Quelles mesures demandez-vous au gouvernement pour lutter contre les groupes extrémistes ?

  • 6:20FerméeÉludée

    Les 7 personnes mises en examen sont-elles membres de la Jeune Garde ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:23PrésentateurFait
    « Vous êtes le coordinateur national de la France Insoumise, LFI, dans la tourmente cette semaine après la mort du militant d'extrême droite Quentin Deranque à Lyon en marge d'une conférence de l'eurodéputé Rima Hassan. »
  • 0:32PrésentateurFait
    « Vous continuez d'affirmer cette semaine que votre parti n'a rien à voir avec ce drame. »
  • 0:42PrésentateurFait
    « Deux ex-collaborateurs insoumis sont pourtant mis en examen, l'un pour meurtre, l'autre pour complicité de meurtre. »
  • 1:40InvitéFait
    « C'était une parade fasciste, avec des groupes qui sont des groupes néo-nazis, des groupes violents, des groupes homophobes, des groupes antisémites. »
  • 3:07InvitéFait
    « Et je pense que le ministre de l'Intérieur aurait dû suivre cette demande d'interdiction. »
  • 3:21InvitéFait
    « Quand on profère des insultes homophobes ou des insultes racistes, je rappelle que ce ne sont pas des opinions. Ce n'est pas la liberté d'opinion dont on parle, ce sont des délits. »
  • 5:18InvitéPromesse
    « J'attends et j'espère que ces groupes-là soient mis hors d'état de nuire. »
  • 8:42InvitéFait
    « Nous n'avons absolument aucune responsabilité dans ce drame. »
  • 12:37InvitéFait
    « Il a fait deux tweets. Ça suffit ? »
  • 13:42InvitéFait
    « Nous, il n'y a pas de ménage à faire à la France Assoumise. »
  • 16:21InvitéFait
    « Si c'est une personne qui frappe quelqu'un dans la rue, évidemment non, je considère qu'il ne peut pas être collaborateur ou collaboratrice de la France Insoumise. »
  • 16:42InvitéFait
    « Si c'est quelqu'un qui tient des propos qui sont des propos racistes, homophobes, qui sont donc une violation avec la loi ou des appels au meurtre, eh bien oui, je considère qu'il ne peut plus être collaborateur de la France Insoumise. »
  • 22:45InvitéFait
    « Il devrait faire attention à ce qu'il fait, M. Nunez, parce que ce sera peut-être la première fois dans l'histoire que l'extrême-gauche gagne l'élection présidentielle s'il continue comme ça. »
  • 25:54InvitéFait
    « Moi, je n'ai jamais dit que la violence politique était légitime. »
  • 26:30InvitéFait
    « Voilà, c'est ça qu'on appelle l'autodéfense. Et la distinction entre l'autodéfense et ce qui s'est passé à Lyon jeudi soir, c'est que l'autodéfense, c'est précisément de la défense. C'est non-violent. »
  • 26:50InvitéFait
    « Mais en l'occurrence, dans la condamnation dont vous parlez, il n'y avait aucun coup qui avait été donné. »
  • 28:54InvitéFait
    « Le dernier qui a parlé de ça, c'était Donald Trump. »
  • 29:13InvitéPromesse
    « Moi, je suis favorable à ce projet de loi depuis des années et des années. »
  • 30:48InvitéFait
    « Moi, je fais partie de ceux qui considèrent qu'il vaut mieux produire en France. Quitte à renoncer à ce très gros contrat. »
  • 31:17InvitéFait
    « Nous, nous n'y sommes opposés. »
  • 32:59InvitéFait
    « La France Insoumise, elle a fêté ses 10 ans il y a deux semaines. C'est un jeune mouvement politique et donc vous avez raison de dire que ce n'est pas un mouvement qui avait une implantation en termes d'élus locaux qui soit extrêmement importante. »
  • 33:23InvitéChiffre
    « Nous présentons quasiment autour de 500 listes partout en France avec l'objectif partout de faire des propositions. »
  • 33:50InvitéFait
    « Voter pour une liste insoumise aux élections municipales, c'est voter pour la gratuité de la cantine scolaire. »
  • 34:13InvitéFait
    « Lutter contre le logement indigne et le logement insalubre. Partout, on a des difficultés, des gens qui vivent dans des logements absolument dans un état absolument catastrophique. »
  • 35:01InvitéFait
    « Le critère, c'est qu'on est candidat aux élections municipales avec l'objectif de l'emporter. »
  • 39:39InvitéFait
    « Quand Olivier Faure a fait ce qui est de mon point de vue une erreur historique de mettre sur le même plan dans une note de blog des groupes fascistes et des groupes antifascistes, là je pense que s'il doit y avoir un malaise quelque part, à mon avis il est au sein de la France Socialiste. »
  • 40:56InvitéPromesse
    « J'ai toujours dit que, un, il y aura évidemment un candidat insoumis à l'élection présidentielle pour porter un programme qui est le programme L'Avenir en Commun. »
  • 41:14InvitéFait
    « Je souhaite que ce soit un candidat qui puisse être soutenu par d'autres formations politiques et de créer les conditions pour que ce soit le cas. »
  • 43:22InvitéChiffre
    « Je vous rappelle qu'à un mois de la dernière élection présidentielle en 2022, Jean-Luc Mélenchon était à 11 % et puis il a fait 22 %. »
  • 43:39InvitéFait
    « La primaire dont vous êtes en train de parler n'est pas une primaire de rassemblement, c'est une primaire de division. »
  • 44:25InvitéFait
    « On a proposé ce qu'on a appelé une offre fédérative, c'est-à-dire si certaines formations politiques veulent travailler avec nous sur présidentiel, législatif, programme, ils sont les bienvenus. »
  • 44:56InvitéFait
    « Fabien Roussel, la dernière fois, sa candidature à l'élection présidentielle, elle nous a empêchés d'être qualifiés au second tour. »
  • 45:54InvitéFait
    « Tourner la page du macronisme et empêcher l'extrême droite de s'emparer du pouvoir. »
  • 46:44InvitéFait
    « Absolument pas parce que ce n'est pas un texte qui vise à lutter contre l'antisémitisme. »
  • 47:10InvitéFait
    « Moi, je suis évidemment contre les appels à la destruction d'un État mais je vois bien comment il y a derrière cette proposition de loi qui d'ailleurs n'est pas à l'initiative de M. Lecornu qui est à l'initiative de Mme Yadant qui est députée du groupe Ensemble pour la République du groupe macroniste élue représentante des Français de l'étranger de sa circonscription et qui vise par là même à essayer de museler toutes les critiques qui sont les critiques légitimes et indispensables de la politique du gouvernement israélien. »
  • 49:09InvitéFait
    « se dire anti-sioniste, c'est contester le droit même d'Israël d'exister »
  • 49:51InvitéFait
    « je suis absolument hostile et absolument révolté par le génocide commis aujourd'hui par le gouvernement Netanyahou à Gaza »
  • 50:31InvitéFait
    « la semaine dernière le ministre des affaires étrangères françaises, monsieur Barraud, sur la base d'une fake news inventée par les réseaux de propagande proche du gouvernement Netanyahou »
  • 50:42InvitéFait
    « il faut la démission de madame Albanese qu'elle a rapporterie ce spécial de l'ONU dans les territoires palestiniens »

Temps de parole

  • Invité73 %
  • Présentateur15 %
  • Intervenant6 %
  • Intervenant 25 %

1,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:11
Présentateur

par Thomas Despré. Bonjour à tous et bienvenue dans ce grand jury en direct sur RTL et sur Public Sénat, canal 8 de la TNT. Bonjour Manuel Bompard. Bonjour. Vous êtes le coordinateur national de la France Insoumise, LFI, dans la tourmente cette semaine après la mort du militant d'extrême droite Quentin Deranque à Lyon en marge d'une conférence de l'eurodéputé Rima Hassan. Vous continuez d'affirmer cette semaine que votre parti n'a rien à voir avec ce drame. Deux ex-collaborateurs insoumis sont pourtant mis en examen, l'un pour meurtre, l'autre pour complicité de meurtre. Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu vous ont demandé de faire le ménage dans vos rangs.

Ce drame marque-t-il un tournant dans la vie politique ? On a beaucoup de questions à vous poser, ça tombe bien. On est ensemble jusqu'à 13h. Bienvenue dans ce grand jury Manuel Bompard. A mes côtés pour vous interroger aujourd'hui Steve Jourdain de Public Sénat et Laurice Boachot du Figaro. Dans ce grand jury, Manuel Bompard, on parlera aussi des élections municipales, c'est dans 3 mois tout pile aujourd'hui, mais aussi de l'élection présidentielle, c'est dans un peu plus d'un an. Il y aura aussi nos questions express, et notre rubrique, ça se passe au Parlement.

Mais d'abord, Manuel Bompard, l'actualité de ce week-end, c'est cette marche, en hommage à Quentin Deranc, organisée hier à Lyon, 3200 personnes dans la rue. Pas de violence, seulement une interpellation, mais des slogans racistes, des saluts nazis aussi. Comment est-ce que vous qualifiez cette manifestation ?

1:32
Invité

C'était une parade fasciste, avec des groupes qui sont des groupes néo-nazis, des groupes violents, des groupes homophobes, des groupes antisémites. Vous aviez à pied à l'interdiction de cette manifestation. Je pense que, quand je vois ce qui s'est passé hier à Lyon, on ne peut pas accepter que, dans notre pays, vous ayez des personnes qui défilent dans la rue, qui font des saluts nazis, qui profèrent des insultes qui sont des insultes racistes, ou des insultes homophobes. Et évidemment, ça n'avait rien à voir avec un hommage, que, lui, on peut considérer comme tout à fait légitime. Un hommage est légitime, selon vous ?

Évidemment, qu'on rende hommage à une personne, quelle que soit, d'ailleurs, moi, j'étais évidemment, je combattais ses idées politiques, mais, en l'occurrence, c'est pas de ça dont il s'agit, dont il s'est agi dans cette manifestation. D'ailleurs, l'essentiel des personnes qui ont participé étaient des personnes venant de toute l'Europe, de toute la France, venues faire une forme de démonstration de force fasciste dans les rues.

2:35
Intervenant

Il y a eu une seule personne interpellée pour port d'armes. Donc, finalement, vous reconnaissez toutefois qu'il n'y a pas eu de débordement ? Si vous considérez que des saluts nazis,

2:42
Invité

c'est pas un débordement. Si vous considérez que, lorsqu'on dit « Ah bah, les bougnols et les pédés, c'est pas un débordement », je vous laisse, pour sorte, la responsabilité de vos propos. De type de violences ? Moi, je trouve que ce sont des violences extrêmes, en fait, de tenir des slogans comme ça, de faire des saluts nazis. Et moi, j'avais, effectivement, je faisais partie de ceux, comme le maire de Lyon, d'ailleurs, qui avait demandé l'interdiction de cette marche. Et je pense que le ministre de l'Intérieur aurait dû suivre cette demande d'interdiction.

3:11
Présentateur

Une seule interpellation ? Vous trouvez que la police a été trop légère hier ? Qu'il y aurait dû avoir plus d'interpellations ?

3:17
Invité

En tout cas, quand on fait un salu nazi, normalement, on doit être arrêté sur le champ. Quand on profère des insultes homophobes ou des insultes racistes, je rappelle que ce ne sont pas des opinions. Ce n'est pas la liberté d'opinion dont on parle, ce sont des délits. Donc, si une personne profère des insultes dans la rue, elle ne doit pas être autorisée à continuer de manifester. Et puis, il y avait manifestement... C'est un taxisme de la part de la police pour vous hier ? Peut-être qu'ils ne les ont pas vues, je n'en sais rien. Mais en tout cas, je crois que la préfète Durand a dit que désormais, elle avait signalé ses faits délictueux à la justice.

Donc, j'espère qu'il y aura des procédures pour identifier les personnes qui sont responsables de ces saluts nazis et de ces insultes racistes et homophobes et qui soient interpellées, évidemment. Et puis, il y a quand même quelque chose qui m'interpelle, c'est que manifestement était présent dans cette manifestation, au premier rang, des personnes dont l'identité est assez bien connue, dont l'un d'entre eux, manifestement, avait une interdiction de paraître à Lyon. Information révélée par vos collègues de Mediapart. Donc, que faisait-il dans la rue s'il avait une interdiction de paraître à Lyon ? Et puis, ça, c'est ce qu'on a vu. Puis après, il y a tout ce qu'on n'a pas vu.

Et ce qu'on n'a pas vu, c'est des gens qui avaient peur. Ce qu'on n'a pas vu, c'est des événements qui ont été annulés. Ce qu'on n'a pas vu, c'était des bibliothèques et des lieux publics et des bars qui étaient fermés. Et donc, si vous trouvez que c'est en quelque sorte légitime qu'il puisse y avoir aujourd'hui une ville qui, en quelque sorte, est obligée d'annuler un certain nombre d'événements, d'initiatives, d'éléments de la vie quotidienne, moi, je suis évidemment en désaccord absolu avec ça.

4:48
Intervenant

Vous avez beaucoup de questions, Manuel Bompard. Le gouvernement va se réunir mardi au sujet de la lutte contre les groupes d'action violente. Quelles mesures vous demandez-vous au gouvernement pour mieux lutter, pour durcir cette lutte contre les groupes extrémistes ?

5:00
Invité

Écoutez, ça fait depuis des années et des années à Lyon que vous avez des groupes d'extrême droite des groupes d'idéologie néo-nazis qui paradent dans les rues, qui agressent, qui violentent, qui attaquent des manifestations, par exemple, des manifestations LGBT. Concrètement ? Très concrètement, j'attends et j'espère que ces groupes-là soient mis hors d'état de nuire. Qu'il y ait des solutions qui soient prononcées ? Honnêtement, je vais vous dire sincèrement, je n'y crois pas trop. Parce que ça fait depuis des années et des années que nous sommes nombreuses et nombreux à alerter sur ce qui se passe.

Là, je prends l'exemple de Lyon parce que c'est l'endroit où manifestement c'est le plus développé. Ça fait des années et des années qu'on alerte sur ce qui se passe et sur le contexte et le climat à Lyon. Il y a eu ces 15 dernières années

5:43
Intervenant

une série de groupuscules d'extrême droite qui ont été dissous par le milieu de l'intérieur. Est-ce que vous appelez aussi le gouvernement à agir contre l'ultra-gauche, contre les groupuscules d'ultra-gauche ? C'est quoi les groupuscules d'ultra-gauche ? Il y a eu un certain nombre de groupuscules, notamment la jeune guerre antifasciste qui a été dissoute L'année dernière, on va d'ailleurs en parler.

6:02
Présentateur

On voit bien qu'a priori, on va très vite en reparler, mais on voit bien qu'a priori, elle continue, ses membres ou ses anciens membres continuent.

6:07
Invité

Je vous avais des preuves de ça qui vous permettent d'attester du fait que l'action évidemment dramatique qui a eu lieu jeudi dernier a été organisée par ce groupe. Personne n'est en capacité aujourd'hui de faire cette démonstration.

6:20
Présentateur

Les 7 personnes qui sont mises en examen ici sont toutes considérées par les enquêteurs comme membres ou proches de la jeune garde.

6:26
Invité

Oui, mais ça, c'est autre chose. C'est-à-dire qu'il faut être capable de distinguer ce qui est de l'ordre d'événements individuels que, évidemment, moi, j'ai condamné depuis la première heure et ce qui est de l'ordre d'une action d'une organisation en tant que telle. Et on ne peut pas faire un amalgame entre les actions qui sont reprochées à des individus et une action qui serait imputée à un groupe. Ce groupe, d'ailleurs, moi, je ne sais pas, il a publié dimanche dernier par l'intermédiaire de son avocat, son avocate en l'occurrence, un communiqué disant « Mais nous, on a été dissous.

» Donc, évidemment, on ne saurait être tenu responsable de l'action et du drame qui a eu lieu à Lyon jeudi soir. En fait, la dissolution de ces groupes,

7:00
Intervenant

ça ne sert à rien.

7:02
Invité

Je dis que la dissolution, ça ne suffit pas. En ce qui concerne les groupes d'extrême droite, il y a eu, effectivement, des dissolutions et ils se sont reconstitués sous d'autres formes.

7:09
Intervenant

Et ça peut être la même chose de la jeune garde ? Parce qu'on peut appliquer le raisonnement aussi à la jeune garde

7:13
Invité

et au groupuscule d'extrême gauche. D'abord, moi, je ne ferai jamais partie de ceux qui mettront sur le même plan les fascistes et les antifascistes, pour que les choses soient claires. Et pour le reste, on peut appliquer le même raisonnement de nos constitutions, mais en l'occurrence, on peut faire plein d'hypothèses. Mais moi, je trouve que cette semaine, on aurait dû faire un petit peu moins d'hypothèses et s'appuyer un peu plus sur les faits tels qu'ils sont, sur la justice qui travaille et qui doit déterminer les responsabilités. Pour l'instant, ces responsabilités, elles n'ont pas encore été déterminées par la justice.

7:43
Présentateur

Justement, Manuel Bompard, est-ce que ce dimanche, vous avez des regrets ?

7:46
Invité

Comme tout le monde, j'imagine qu'on ne peut pas être content du fait qu'un jeune homme meurt dans la rue suite à une rixe qui a dégénéré.

7:58
Présentateur

Mais est-ce que vous regrettez peut-être d'avoir parlé un peu trop vite

8:01
Invité

quand vous avez dit... Non, mais moi, je n'ai pas des regrets personnels. J'ai des regrets comme tous les... J'imagine comme tous les Français et les Français quand on voit qu'on peut avoir la mort d'une personne quelle qu'elle soit dans la rue. Oui, donc évidemment...

8:15
Présentateur

Et quand on entend Jean-Luc Mélenchon dire nous n'avons rien à voir, nous les insoumis, ni de près ni de loin avec ce drame. C'était mardi soir. Sauf qu'on a appris jeudi soir la mise en examen de deux anciens collaborateurs de Raphaël Arnaud, l'un de vos députés, par ailleurs cofondateur du groupe d'ultra-gauche La Jeune Garde. L'un est mis en examen pour homicide volontaire, l'autre pour complicité. Sans préjugé, bien sûr, du résultat de l'enquête, est-ce que vous n'avez pas le sentiment que vous avez parlé un peu trop vite ?

8:41
Invité

Pas du tout. Nous n'avons absolument aucune responsabilité dans ce drame. On ne parle pas

8:47
Présentateur

d'une responsabilité judiciaire, je vous parle d'une responsabilité morale,

8:49
Invité

une responsabilité politique. Mais ni une responsabilité judiciaire, ni une responsabilité morale, ni une responsabilité politique. Aucune responsabilité ? Si, si, ben non, si un des collaborateurs de Raphaël Arnaud est impliqué et si l'enquête détermine qu'il a... On ne parle pas de deux, non, ça ce n'est pas vrai, pardonnez-moi de vous le dire.

9:09
Présentateur

On parle d'un ancien collaborateur, d'un ancien stagiaire et d'un collaborateur qui a été relâché pour le moment mais qui a été entendu également par les enquêteurs.

9:19
Invité

Non, enfin, il a été relâché, à ma connaissance, sauf si vous avez des informations sur ce sujet et n'a pas été poursuivi, il ne fait pas l'objet de suite particulière. Donc, s'il vous plaît, on va mettre cette personne-là sur le côté. Et ensuite, il y a une personne qui était effectivement collaborateur qui ne l'est plus mais je ne sais pas s'il sera jugé comme étant responsable de ce drame mais même s'il devait être jugé comme responsable de ce drame, depuis quand, si un collaborateur est jugé responsable de faits délictueux ou de faits graves, depuis quand son parlementaire ou la formation politique ou le groupe politique dans lequel il siège doivent en être jugés responsables.

Ça s'appelle

9:54
Intervenant

la responsabilité politique, Manuel Mouneau. Non, non, non. On ne parle pas de responsabilité juridique. Ah, pardon. Je ne veux pas être... Je termine ma question, je vous laisse répondre. Quand vous êtes élu, vous avez des comptes à rendre à vos concitoyens, à ceux qui ont élus, les députés de manière générale. Donc là, effectivement, on ne parle pas de responsabilité juridique. la question de Thomas c'était est-ce qu'il n'y a pas une responsabilité morale, politique, envers ceux qui vous ont élus ?

10:14
Invité

Mais la responsabilité politique de quoi ? Vous pensez que sincèrement que ce sont par nos propos, que c'est une demande de la France publique ? Les députés choisissent leurs collaborateurs. Mais, monsieur, si dorénavant vous considérez qu'une personne qui est collaborateur d'un élu, lorsqu'il commet un acte délictueux ou grave, ou moins grave d'ailleurs, son député doit en être tenu comme étant responsable, ça revient à considérer que si vous avez dans une entreprise aujourd'hui un salarié qui commet une action délictueuse, alors son patron doit en être jugé responsable. Ce n'est pas le cas. La politique et l'économie, ce n'est pas la même chose.

Franchement, vous travaillez à la chaîne parlementaire. On est d'accord ? Quand il y a eu un journaliste de la chaîne parlementaire, monsieur Azizac, a été accusé d'avoir procédé à du harcèlement sexuel, vous n'en avez pas été jugé comme responsable. Je travaille pour Public Sénat. Au Public Sénat, mais c'est pareil. Ce que je veux vous dire par là, c'est que votre rédaction n'en a pas été jugée responsable. Nous ne sommes pas élus, mais ça ne change rien. Manuel Montpard, je vais parler du l'autre. Je vais vous faire un parallèle. Il y a un principe élémentaire en droit.

Le principe élémentaire en droit, c'est que vous êtes responsable des actes que vous avez commis vous-même quant à la responsabilité. Je termine juste. Quant à la responsabilité politique...

11:21
Intervenant

Un principe général, d'ailleurs, qui peut connaître des exceptions, pour être précis.

11:24
Invité

Certes, mais là, en l'occurrence, je ne vois pas quelle exception il pourrait tenir. Là, en l'occurrence... Ensuite, vous me parlez de responsabilité politique. La responsabilité politique, elle s'apprécie au regard des déclarations qui sont les nôtres, de la stratégie qui est la nôtre. Et vous pourrez reconnaître, ici, sur ce plateau, que que ce soit Jean-Luc Mélenchon, moi-même, ou l'ensemble des parlementaires élus de la France Assoumise, nous avons toujours dit les choses très clairement. Nous, on refusons et nous condamnons absolument la violence. Et nous refusons que la violence participe de quelque stratégie politique que ce soit.

Donc, notre responsabilité politique, elle doit s'apprécier à l'aune de ces déclarations.

11:55
Présentateur

Manuel Bonpart, un parallèle, simplement, dans ce cas-là, pourquoi Jean-Luc Mélenchon, en 2018, réclamait d'auditionner Emmanuel Macron ? C'était dans le cadre de l'affaire Benalla. Pour rappel, un de ses collaborateurs avait été filmé en train de tabasser un manifestant. À cette époque-là, vous demandiez des comptes à Emmanuel Macron. Jean-Luc Mélenchon, il est même allé plus loin, il a dit la sanction doit concerner Alexandre Benalla et évidemment tous ses chefs.

12:18
Invité

Évidemment que la sanction devait concerner Alexandre Benalla et qu'à l'époque, il y a eu d'ailleurs une commission d'enquête parlementaire sur ce sujet. Et vous demandiez d'auditionner les chefs d'Alexandre Benalla ? Oui, bien sûr.

12:28
Présentateur

Vous considérez que Raphaël Arnaud, qui est le chef aujourd'hui de ce collaborateur, pourrait lui aussi s'exprimer, au moins.

12:36
Invité

Ah, il pourrait s'exprimer. D'ailleurs, il l'a fait, il a fait deux tweets. Il a fait deux tweets. Ça suffit ? Ça, c'est à vous de l'apprécier. Mais en tout cas, je pense qu'il a d'abord condamné ce qui s'est passé à Lyon jeudi soir. Et ensuite, il a indiqué à partir du moment où son collaborateur était concerné par l'enquête qu'il n'était plus son collaborateur. Ce que M. Macron n'avait pas fait avec M. Benalla. Il n'avait pas dit M. Benalla est manifestement impliqué dans ces faits. Eh bien, je coupe tout lien avec lui. Donc, pour vous,

13:02
Présentateur

le licenciement de ce collaborateur de Raphaël Arnaud suffit à couper définitivement tous ces liens avec.

13:08
Invité

Je ne dis pas que ça suffit puisque, évidemment, il y a une enquête qui est une enquête en cours. Mais vous ne pouvez pas en juger responsable ni Raphaël Arnaud ni qui que ce soit à la France Astonise. Écoutez, la semaine dernière, il y a eu un article dans le Canard Enchaîné qui dit qu'un collaborateur de M. Lecornu a dû démissionner parce qu'il avait consommé des stupéfiants. Vous ne considérez pas que c'est M. Lecornu qu'en est responsable ? Donc, je trouve que le procès et la volonté et l'instrumentalisation évidemment absolument totale et ignoble à laquelle on assiste depuis une semaine. En fait, vous ne devriez pas tomber là-dedans.

13:34
Intervenant

Emmanuel Macron lui-même a appelé à faire le ménage dans vos rangs. Qu'est-ce que vous lui répondez ? Est-ce que ça veut dire que vous allez passer au crible le profil de vos collaborateurs ?

13:42
Invité

Bon, il pourrait faire le ménage dans les siens. Enfin, je veux dire, Emmanuel Macron, ce n'est pas son rôle de dire ça. Nous, il n'y a pas de ménage à faire à la France Assoumise. Et si par malheur, une personne, membre de la France Assoumise, commet un acte qui est un acte gravissime, il n'est plus membre de la France Assoumise. On a toujours appliqué cette règle.

13:59
Intervenant

On a quand même du mal à comprendre. Vous excluez Alexis Corbiard, vous excluez Raquel Garrido pour avoir critiqué Jean-Luc Mélenchon. Vous mettez à l'écart Edrien Quatennens, quatre mois de suspension. Et là, il y a un mort. Mais franchement, votre question, excusez-moi de le dire, mais... Il y a un citoyen français qui est mort et vous dites pas besoin d'exclure. Il n'y a pas... Mais enfin... Quel est le critère ? Très simplement, très pratiquement... Franchement, faites attention. Enfin, pardonnez-moi, mais votre question, elle est quand même... Très pratiquement, quel est le critère aujourd'hui à la France Assoumise pour maintenir ou exclure un membre au sein du groupe parlementaire ?

14:28
Invité

Mais là, en l'occurrence, d'abord, le critère, ça ne vous regarde pas. C'est une décision collective qu'on prend, évidemment. Ça nous concerne un petit peu quand même. Mais non, mais attendez. Pas moi particulièrement, mais je suis français. Monsieur, monsieur, franchement, vous ne voyez pas la différence entre le fait d'avoir une personne qui commet un acte qui est un acte problématique et donc à partir de ce moment-là, il y a une sanction qui s'applique à cette personne et une personne qui n'a aucune responsabilité et qu'on pointe du doigt parce que l'un ou l'une de ses collaborateurs ou collaboratrices a commis un acte déduit. Vous ne voyez pas la différence, sincèrement.

Vous ne comprenez pas la différence entre les deux.

14:59
Intervenant

Moi, je crois qu'on la comprend. Elle est très, très claire. Les propos contre Jean-Luc Mélenchon sont plus graves que l'affaire Contente-Hong. Mais qu'est-ce que vous racontez ? Non, pour justifier ou non le maintien ou non d'un député à l'intérieur du groupe parlementaire

15:10
Invité

à la France Assoumise. Ce que vous dites est absolument et complètement faux puisque aucun des députés qui ont critiqué Jean-Luc Mélenchon si c'est à ça que vous faites référence n'ont été exclus pour cela. Ils n'ont pas été réinvestis à la suite. Alexis Corbière et Raquel Garrido n'ont pas été réinvestis à la suite. Ils n'ont pas été réinvestis de notre groupe parlementaire ? Ils n'ont pas été réinvestis de notre groupe parlementaire. Donc, ils n'ont pas été exclus de notre groupe parlementaire. Adrien Quintes, quatre mois de suspension. Donc, votre question est une question évidemment mal adaptée.

En l'occurrence, on parlait de faits dont il était lui-même responsable, pas des faits qui auraient été imputés à son collaborateur. Je ne sais pas si vous vous rendez compte de l'absurdité de la discussion qu'on est en train d'avoir. C'est-à-dire que vous êtes en train de m'expliquer qu'il faut que je vous explique la différence entre des faits qui sont commis par une personne lui-même et des faits qui sont commis par le collaborateur ou la collaboratrice d'une personne. Et vous me demandez quelle est la différence entre les deux ? C'est dans les faits eux-mêmes. Il suffit de, je crois, réfléchir un petit peu.

16:00
Présentateur

Manuel Bompard, si on se projette un tout petit peu à l'avenir, est-ce que demain, si un collaborateur, si le passé d'un collaborateur est passé au crible, est-ce que demain, un collaborateur qui est sanctionné, qui est rendu coupable de violence pourrait être collaborateur de la France Insoumise ? Demain.

16:19
Invité

Est-ce que ce serait possible ? Mais ça veut dire quoi être coupable de violence ? Si c'est une personne qui frappe quelqu'un dans la rue, évidemment non, je considère qu'il ne peut pas être collaborateur ou collaboratrice de la France Insoumise. Est-ce que vous voulez que je vous dise de plus ? Ça me paraît évident. Ça me paraît très clair. Et si c'est quelqu'un qui tient des propos qui sont des propos racistes, homophobes, qui sont donc une violation avec la loi ou des appels au meurtre, eh bien oui, je considère qu'il ne peut plus être collaborateur de la France Insoumise. C'est-à-dire que par exemple ?

Mais par exemple, quand un collaborateur dimanche dernier d'un député du Rassemblement National a appelé à la mort de Rima Hassan, de Sofia Chikirou, peut-être que vous pourriez leur poser la question de savoir pourquoi cette personne est toujours membre et collaborateur. Moi, s'il avait été parmi les collaborateurs de mon groupe parlementaire, j'aurais demandé son exclusion immédiate. Donc,

17:08
Présentateur

si un collaborateur du Rassemblement National avait été engagé également dans une bagarre, comme ça a été le cas, une bagarre mortelle, vous auriez demandé, vous, en tant que leader politique, l'exclusion de ce collaborateur ? Il me semble évident

17:25
Invité

qu'un collaborateur de quelques groupes politiques qu'il soit, ne peut pas avoir une implication dans des faits aussi dramatiques que ceux qui se sont déroulés à Lyon jeudi dernier. Donc, j'imagine que toutes les formations politiques auraient dit la même chose.

17:38
Présentateur

Vous comprenez aujourd'hui qu'on demande des comptes ? Aujourd'hui, les collaborateurs... Non, je ne comprends pas, mais je vous réponds quand même. Les collaborateurs, ils sont embauchés avec de l'argent du contribuable, avec une enveloppe payée par le contribuable qui permet d'embaucher. C'est normal que nous demandions des comptes et que nous demandions des comptes à l'employeur, donc à Raphaël Arnaud.

17:52
Invité

C'est tout à fait légitime, c'est la raison pour laquelle Raphaël Arnaud a dit immédiatement si mon collaborateur doit avoir quelque implication que ce soit dans ce drame, il ne peut plus être collaborateur.

18:01
Intervenant

Manuel Bompard, les sept personnes mises en examen sont ici toutes considérées par les enquêteurs comme membres ou proches de la jeune garde. Est-ce qu'aujourd'hui, je vous ai répondu

18:13
Invité

sur ce sujet, c'est-à-dire que je vous ai dit qu'à ma connaissance, la jeune garde ayant été dissoute il y a plusieurs mois, la dissolution étant effective, j'ai lu le communiqué... Vous avez contesté cette dissolution un jour avant le drame de Lyon. Mais elle était effective, vous en êtes d'accord. Donc à partir du moment où elle a été effective, je ne vois pas trop comment on peut considérer que cette organisation en tant que telle soit responsable du drame qui a eu lieu à Lyon jeudi dernier. Ensuite, que certains membres qui ont participé de cette organisation et ou pas, c'est l'enquête qui le dira des responsabilités dans ce drame, c'est une chose.

Le fait que vous considériez que c'est une organisation en tant que telle qu'on soit responsable, c'est une autre des choses. Vous contestez toujours cette dissolution, ce que vous faisiez en tout cas les raisons qui ont précisé le décret de dissolution qui a été publié par le ministre de l'Intérieur, imputé à la jeune garde des faits dans lesquels la jeune garde n'avait aucune responsabilité. Mais aujourd'hui, ce qui a plaidé l'avocat de la jeune garde. Et aujourd'hui, ce groupe devrait être dissous ? Mais pourquoi il devrait être dissous ?

Enfin, je veux dire, soit si à l'issue de l'enquête, moi je suis très clair, si à l'issue de l'enquête vous êtes capable de déterminer que la jeune garde en tant qu'organisation politique a une responsabilité dans ce drame, alors la question peut se poser, mais en l'occurrence on n'en est pas là pour l'instant. Si ensuite c'est des individus parce qu'ils ont participé de tel ou tel groupe qui ensuite ont une responsabilité dans ce drame, c'est une autre chose. Vous attendez d'éventuels points ? Evidemment ! Mais ce n'est pas du hasard, monsieur. Pourquoi vous parlez de hasard ?

19:36
Présentateur

Ce n'est pas du hasard. Si ces sept personnes sont effectivement condamnées pour les faits qui leur sont reprochées, ces sept personnes-là sont toutes affiliées ou proches au groupe La Jeune Garde.

19:46
Invité

Ce n'est pas ce que ça veut dire proche, moi. Je ne sais pas pourquoi vous dites ça. Moi, c'est parce que j'ai lu que parmi les sept personnes qui étaient mises en cause, il y en avait trois qui avaient été membres. Moi, c'est ce que j'ai lu. Alors peut-être que je n'ai pas les bonnes informations et que vous avez d'autres informations. Mais moi, j'ai lu ça. J'ai lu trois sur les sept personnes qui étaient mises en cause. On est d'accord avec les informations que vous avez donné ?

20:06
Intervenant

Juste qu'on retient, Manuel Lompar, c'est bon. Vous dites les insoumis ne sont pas impliqués. Ça, vous l'aviez déjà dit cette semaine. Et là, vous nous dites la Jeune Garde n'est pas non plus impliquée. Je n'en sais rien. Voilà. Non, mais c'est comme l'information ce matin. Non, ce n'est pas une information personnellement. Non seulement les insoumis ne sont pas impliqués, mais en plus, je ne sais pas s'ils sont impliqués dans cette histoire.

20:22
Invité

Je dis qu'ayant été dissoute comme organisation, je vois difficilement comment l'organisation peut avoir une responsabilité dans ce drame. Maintenant, si l'enquête fait une démonstration inverse, je tiendrai compte des conclusions de l'enquête. Mais vous savez, j'ai bien compris que cette semaine, vous avez décidé de bazarder à peu près tous les principes qui sont les principes de l'État de droit. Mais moi, j'y suis attaché. J'y suis attaché. Donc comme j'y suis attaché, pardonnez-moi d'être prudent et d'attendre que l'enquête permette de déterminer les circonstances et les responsabilités.

C'est comme ça qu'on devrait tous et toutes faire normalement plutôt que d'essayer de surfer sur un drame pour essayer de s'en prendre à une formation politique la France insoumise comme ce n'est pas nouveau. Comme par exemple, ça s'est passé aux États-Unis après la mort de Charlie Kirk où M. Trump a pointé du doigt sans aucune preuve le Parti démocrate pour essayer d'en faire une forme de récupération politique. Donc je vais vous dire franchement, personne n'est dupe. Personne n'est dupe dans le pays. Du fait que c'est une opération d'instrumentalisation politique absolument honteuse.

21:18
Présentateur

On va en parler. Personne n'en est dupe. Le Grand Jury, tout est politique. Manuel Bompard, tout est politique justement. Quelles sont les conséquences ? Quelles seront les conséquences de ce drame sur les prochains scrutins ? En un mot d'abord, vous avez demandé pour les élections municipales que le ministre de l'Intérieur revienne sur sa classification de parti d'extrême-gauche pour la France insoumise. Est-ce qu'on peut soutenir des modes d'action comme ceux de la jeune garde sans être soi-même d'extrême-gauche ?

21:47
Invité

Mais ça n'a strictement rien à voir. L'extrême-gauche, tout ça est assez largement documenté dans ce pays. C'est une stratégie politique qui consiste en particulier à ne pas considérer que les élections sont le moyen opportun pour accéder au pouvoir. Bon, ce qui n'est évidemment pas le cas de la France insoumise. Ce n'est pas une infamie, ce n'est pas infamant d'être d'extrême-gauche. C'est juste que ça ne correspond pas à ce qu'on est. Oui, mais des modes d'action. Si je vous dis que vous êtes boulanger, vous n'êtes pas boulanger, vous êtes journaliste. Bon, ce n'est pas infamant d'être boulanger.

Bon, moi, ce n'est pas infamant d'être d'extrême-gauche, mais en fait, on n'est pas d'extrême-gauche. Notre programme n'est pas d'extrême-gauche. Notre stratégie politique n'est pas d'extrême-gauche. Vous soutenez des groupes d'extrême-gauche ? Non, mais nous soutenons. On peut avoir parfois des rapports, des relations, des liens avec des groupes qui, eux, sont positionnés à l'extrême-gauche. Comme je vous l'ai dit, ce n'est pas une infamie d'être d'extrême-gauche. Mais en l'occurrence, ce n'est pas le cas de la France insoumise.

Et que le ministre de l'Intérieur essaye d'utiliser cette étiquette comme en quelque sorte un moyen de stigmatisation politique pour essayer de nous cantonner à l'extrémité du spectre politique, tout le monde l'a compris. Mais franchement, ça ne marchera pas. Et je vais même vous dire qu'il devrait faire attention à ce qu'il fait, M. Nunez, parce que ce sera peut-être la première fois dans l'histoire que l'extrême-gauche gagne l'élection présidentielle s'il continue comme ça.

22:52
Intervenant

On va en parler justement. Loris Boachot. Manuel Lompar, est-ce que vous considérez que ce qui s'est passé cette semaine va entraîner des conséquences sur vous empêcher de faire alliance, par exemple, de nouvelles alliances avec la gauche ? On a entendu cette semaine de nombreuses déclarations. Yannick Jadot, ancien candidat écologiste, vous appelle aujourd'hui dans la tribune dimanche à apporter des clarifications. François Hollande a pointé une double responsabilité de LFI, une brutalité dans l'expression d'avoir accepté d'avoir des liens avec la jeune garde qui fait du combat. Avec la France Assoumise avant, vous avez remarqué.

C'était des partenaires encore lors des élections législatives de 2024 derrière la bannière du nouveau Front Populaire. Est-ce qu'après cette semaine, vous craignez d'être marginalisé de la vie politique et de ne plus pouvoir nouer à nouveau ces alliances ?

23:34
Invité

Alors là, vous avez cité des individus qui se sont matérialisés, exprimés depuis des mois et des mois par leur volonté de s'allier avec la France Assoumise. Vous avez remarqué. Non, M. Jadot, M. Hollande, à chaque semaine, ils expliquent qu'il y a une nouvelle raison pour laquelle il ne faut pas travailler avec la France Assoumise. Donc franchement, je ne prends évidemment pas ça au sérieux. Moi, je vais vous dire... Est-ce que ce sera un paradis difficile à décoller ? Attendez, je vais vous dire. Ce moment est un moment de clarification politique.

Et dans ce moment de clarification politique, il y a ceux qui sont capables de tenir bon face à une offensive et à une instrumentalisation absolument ignoble de l'extrême droite. Il y a ceux qui sont capables de tenir bon et puis il y a ceux qui, par l'HT, par opportunisme politique, essayent de s'en prendre à la France Assoumise. Voilà, on est dans ce moment de clarification politique. Vous dites... Et moi, depuis ce moment... Attendez, je vais aller au bout de ma démonstration et après, je vous laisse poser votre deuxième question.

Dans ce moment de clarification politique, moi, ce que j'observe, c'est des milliers de gens partout dans le pays qui viennent nous voir et qui se tournent vers nous depuis ces derniers jours pour nous dire « Bon, on a compris, c'est vous qui tenez bon dans cette lutte contre l'extrême droite. » Donc, je ne me sens pas du tout marginalisé, vous voyez. Et je pense que ceux

24:39
Intervenant

qui, à gauche,

24:41
Invité

ont fait... Non, ce n'est pas ce drame. C'est la manière avec laquelle il est instrumentalisé et la manière avec laquelle vous essayez de faire haro sur la France Assoumise. Et ça, c'est ressenti par des millions de nos concitoyens comme étant une injustice absolue. Et ceux qui, à gauche, n'ont pas compris ça. Ceux qui, à gauche, ont fait des déclarations pour mettre sur le même plan le fascisme et l'antifascisme. Eux, à mon avis, ils portent une très lourde responsabilité devant l'histoire. Parce qu'à gauche, on n'a jamais considéré que le fascisme et l'antifascisme, c'était la même chose. Vous dites, par exemple, parce que le fascisme...

25:12
Intervenant

On a énuméré Yannick Jadot, François Hollande, ils soutiennent le fascisme aujourd'hui, c'est ça ? Est-ce que c'est ce que j'ai dit ? Non, parce que vous faites la distinction entre fasciste et antifasciste.

25:19
Invité

Non, monsieur, je n'ai pas dit ça, s'il vous plaît. J'ai dit que ceux qui mettaient sur le même plan le fascisme et l'antifascisme font une erreur historique et qui est la négation absolue de ce qu'a toujours été l'engagement de la gauche. D'ailleurs, dans l'histoire, même de la SFIO, même dans l'histoire de la SFIO, après la démonstration des ligues fascistes en 1934, il y avait des groupes qui faisaient ce qu'on appelle de l'autodéfense populaire. Vous voyez ? Et à l'époque, personne ne demandait aux dirigeants du Parti Socialiste de rompre avec ces groupes-là.

25:46
Intervenant

Manuel Montpart, sur l'autodéfense, expliquez-nous pour vous qu'est-ce que c'est que l'autodéfense et dans quelle mesure la violence politique peut être légitime dans certains cas en République ?

25:54
Invité

Moi, je n'ai jamais dit que la violence politique était légitime. J'ai dit que quand vous êtes dans une ville comme Lyon, dans laquelle vous ne pouvez plus organiser, par exemple, de marches LGBT, de conférences pour dénoncer le génocide en Palestine, que vous ne pouvez plus avoir d'initiative antiraciste, que vous ne pouvez plus avoir d'initiative féministe, parce que dès que vous en tenez une, vous avez des groupes d'extrême droite qui vous attaquent avec des barres de fer. Dans ces cas-là,

26:15
Intervenant

la force est un recours.

26:17
Invité

Ah non, non, non, je ne dis pas que la force est un recours, mais dans ce cas-là, comme les autorités ne font rien, vous ne pouvez pas reprocher à des militantes et à des militants de s'organiser pour essayer de garantir la possibilité de tenir ces événements et de garantir le fait que vous n'êtes pas agressés dans la rue. Voilà, c'est ça qu'on appelle l'autodéfense. Et la distinction entre l'autodéfense et ce qui s'est passé à Lyon jeudi soir, c'est que l'autodéfense, c'est précisément de la défense. C'est non-violent. Alors que quand on frappe un homme à terre, ce n'est pas de l'autodéfense. Voilà la distinction. Et donc si certains ont besoin de clarifier... Avec des condamnations,

26:43
Intervenant

Raphaël Arnaud avait été condamné en 2022 pour violences volontaires en réunion. Donc cette autodéfense peut conduire à des condamnations en justice.

26:49
Invité

Mais en l'occurrence, dans la condamnation dont vous parlez, il n'y avait aucun coup qui avait été donné. Donc la différence, elle est évidemment là. Vous me demandez la clarification. Moi, je n'ai pas besoin de clarifier quoi que ce soit. J'ai toujours été clair. Ça, je suis d'accord avec le fait qu'on s'organise pour pouvoir tenir des événements. Par contre, je suis absolument... Ce ne sont pas des milices. Vous ne parlez pas des milices politiques. Pas du tout. Pas du tout. Par contre, je suis absolument en désaccord avec le fait qu'on frappe un homme à terre. Voilà, c'est simple la distinction. Et dans ce cas-là,

27:10
Intervenant

Jean-Luc Mélenchon doit maintenir son meeting jeudi à Lyon. Il doit venir apporter son soutien à la candidate.

27:15
Invité

C'est un meeting qui était prévu de longue date qui s'inscrit dans une série de quasiment 300 réunions publiques qu'on organise, nous les Insoumis, partout en France dans le cadre des élections municipales. Donc, il faut qu'on puisse aller jusqu'au bout de cette campagne électorale. Le meeting aura bien eu. Bien sûr, il faut que la France Insoumise, comme toutes les formations politiques, puisse faire campagne aux élections municipales, à Lyon, comme dans tout le pays.

Enfin, j'ai bien compris que certains ont décidé dorénavant, sous le coup de la responsabilité absolument infamante qui est portée contre la France Insoumise, de s'attaquer à nos permanences, de s'attaquer à nos militants, de s'attaquer à nos têtes de liste.

27:46
Présentateur

On va avoir l'occasion de parler de ces élections.

27:49
Invité

Je veux juste dire que ces gens-là ne nous intimident pas, ne nous feront pas peur et ne nous empêcheront pas de continuer à faire campagne parce qu'on parlera des élections municipales dans la deuxième partie.

27:59
Présentateur

Merci beaucoup, Manuel Bompard. On se retrouve dans quelques minutes.

28:12
Locuteur non identifié

Suite du Grand Jury

28:13
Présentateur

présenté par Thomas Després. Et toujours avec nous dans ce Grand Jury, Manuel Bompard, coordinateur national de la France Insoumise, député des Bouches-du-Rhône, avec moi également autour de ce plateau, Steve Jourdain de Public Sénat et Laurice Boachot du Figaro. Dans un instant, nous parlerons des élections municipales. C'est dans trois semaines et de la campagne présidentielle. Le Grand Jury Questions Express Mais d'abord, Manuel Bompard, nos questions express, vous connaissez le principe des questions courtes et on essaye des réponses courtes également. Laurice Boachot.

28:44
Intervenant

Manuel Bompard, pour ou contre voir un président se faire payer au SMIC, c'est une proposition de l'un de vos anciens compagnons de route, le député François Ruffin. Je trouve que c'est une proposition démagogique.

28:54
Invité

Le dernier qui a parlé de ça, c'était Donald Trump. Vous voyez ? Donc plutôt contre, même si après, évidemment, la question de limiter les rémunérations des élus, ça c'est quelque chose sur lequel je pense qu'il faut travailler.

29:04
Intervenant

Vous payez le prochain président au SMIC, donc vous plutôt contre. Steve Jourdan. Pour ou contre faire du projet de loi autorisant l'euthanasie, une priorité pour qu'il soit adopté avant la présidentielle ?

29:13
Invité

Moi, je suis favorable à ce projet de loi depuis des années et des années. D'ailleurs, c'était dans les différents programmes présidentiels de Jean-Luc Mélenchon. Donc pour. Maintenant, je pense que c'est important que tout le monde comprenne parce que je peux comprendre qu'on y soit opposé d'un point de vue personnel. mais il faut que tout le monde comprenne qu'il s'agit d'accorder un droit, de ne pas instaurer une obligation. Si ça bloque, il faut passer par un référendum ? Mais je ne vois pas pourquoi ça bloquerait. Il y a eu une majorité à l'Assemblée nationale pour le voter en première lecture. Il y aura un vote en deuxième lecture.

Je pense que l'Assemblée l'adoptera et si le Sénat s'y oppose, c'est dans nos institutions, l'Assemblée nationale qui a le dernier mot. Et vraiment, j'insiste là-dessus, pardon, c'est important pour les gens qui nous écoutent. Vous avez le droit d'être opposé à titre personnel à ce droit-là. Les opposants notamment parlement parlent d'un droit à tuer. Mais précisément, personne ne va vous obliger le fait d'y avoir recours par vous-même. C'est juste qu'une personne qui considère que les souffrances qu'elle subit sont tellement insupportables qu'elle veut avoir recours à ce droit, il faut qu'elle ait la possibilité de le faire. Donc on n'instaure pas une obligation, on ouvre un droit.

C'est important d'avoir cette distinction.

30:17
Présentateur

C'est très simple. Il y aura une liberté de vote de la part des députés insoumis à l'Assemblée ?

30:20
Invité

Sur ces questions-là, il y a toujours plutôt une liberté de vote parce que c'est des questions qui renvoient parfois à des convictions intimes et personnelles. Mais en première lecture, il n'y a pas eu de mémoire d'opposition au sein du groupe insoumis parce que c'était une mesure qui était dans notre programme et que nous défendons depuis plusieurs années maintenant.

30:37
Présentateur

Manuel Bompard, pour ou contre-autoriser le groupe Dassault, propriétaire du Figaro, à fabriquer des rafales en Inde ? On parle du contrat du siècle mais avec le risque de voir filer notre savoir-faire à l'étranger.

30:48
Invité

Moi, je fais partie de ceux qui considèrent qu'il vaut mieux produire en France. Quitte à renoncer à ce très gros contrat. Peut-être qu'après, il peut y avoir des clauses. Moi, je ne suis pas négociateur du contrat pour Dassault mais je pense qu'on a une capacité et des capacités de production en France et c'est sur les capacités de production en France qu'il faut s'appuyer.

31:09
Intervenant

Pour ou contre l'organisation des Jeux Olympiques d'hiver en France en 2030 ? Le comité d'organisation est dans la tourmente à la suite de plusieurs tensions internes.

31:17
Invité

Nous, nous n'y sommes opposés. Les députés de la France insoumise d'ailleurs des régions concernées, c'est-à-dire la région PACA et la région Auvergne-Rhône-Alpes, nous avons engagé un certain nombre de procédures et notamment saisies des instances internationales parce que les procédures de concertation qui sont normalement nécessaires pour pouvoir décider de l'organisation d'un tel événement n'ont pas été respectées par la France et d'ailleurs il y a eu une décision, une condamnation de la France parce qu'elle n'a pas mis en place ces procédures de concertation.

31:44
Présentateur

Est-ce que vous demandez même dans ce cas-là qu'on échange avec les Etats-Unis qui organiseront les JO d'hiver quatre ans après qu'on prenne un peu plus de temps ?

31:50
Invité

Non, moi je ne demande pas d'échange. Je dis que l'organisation... Il faut renoncer. Je pense que de manière générale au vu des enjeux environnementaux et écologiques aujourd'hui, on devrait avoir une réflexion internationale sur l'organisation de ces gros événements sportifs. Il ne s'agit pas de dire qu'on ne va plus organiser de gros événements sportifs mais est-ce que tous les quatre ans pour certains JO, tous les quatre ans pour les autres, c'est-à-dire donc tous les deux ans, il faut avoir des développements d'infrastructures gigantesques qui se font au détriment de l'environnement et qui après sont souvent des infrastructures qu'on n'utilise plus.

Je pense qu'on peut avoir une question, je ne sais pas, une rotation, un site unique. même ouvrir cette réflexion parce que je pense que ces infrastructures-là, elles seront bientôt plus tenables, tout simplement.

32:33
Présentateur

Le Grand Jury, 2027, c'est demain. 2027, c'est l'élection présidentielle, Manuel Bompard, mais avant cela, il y a les élections municipales dans trois semaines et non pas dans trois mois pour ceux qui étaient avec nous dans la première partie. Il y a eu une petite coquille dans trois semaines, les élections municipales. Jusqu'à présent, la France Insoumise avait plutôt fait l'impasse sur ces élections. Qu'est-ce qui a changé cette année ? On parle de Roubaix, de Paris, de Marseille,

32:57
Invité

d'abord, la France Insoumise, elle a fêté ses 10 ans il y a deux semaines. C'est un jeune mouvement politique et donc vous avez raison de dire que ce n'est pas un mouvement qui avait une implantation en termes d'élus locaux qui soit extrêmement importante. À la dernière élection municipale, la France Insoumise, elle était encore très jeune. Elle ne s'était pas encore développée suffisamment pour pouvoir aborder cette échéance électorale. Ce n'est pas le cas. C'est la raison pour laquelle nous présentons quasiment autour de 500 listes partout en France avec l'objectif partout de faire des propositions. Quitte parfois à faire perdre les autres candidats de la gauche.

Mais non, quand on se présente, on se présente pour gagner. Attendez, je vais répondre à vos questions un peu politiciennes. Politique, simplement. Non, mais ce n'est pas grave, ce n'est pas méchant. Mais ce que je veux vous dire par là, c'est que depuis des mois et des mois, on parle des élections municipales, on n'a jamais l'opportunité de parler programme. Donc, je trouve que c'est quand même bien qu'on puisse parler programme. Donc, voter pour une liste insoumise aux élections municipales, c'est voter pour la gratuité de la cantine scolaire. C'est voter pour que la cantine soit bio. Il y a le Mercosur, il y a les pesticides, le gouvernement veut réintroduire des pesticides.

Eh bien, bien manger à la cantine, ça ne doit pas être réservé à quelques familles.

34:02
Intervenant

Combien de conseils municipaux vous ambitionnez de faire élire sur ce programme ?

34:06
Invité

Promis, je réponds ensuite à vos questions, mais laissez-moi juste dérouler une deuxième proposition programmatique. Donc, les cantines, c'est très important. Lutter contre le logement indigne et le logement insalubre. Partout, on a des difficultés, des gens qui vivent dans des logements absolument, dans un état absolument catastrophique. Donc là, les villes, elles doivent avoir des brigades du logement, les villes, elles doivent investir sur ce sujet, des régies publiques, des ascenseurs pour faire en sorte que les ascenseurs ne soient pas en panne.

La tranquillité publique, la tranquillité publique, il faut tourner le dos aux positions qui sont celles qui sont développées aujourd'hui par les mairies qui sont à l'œuvre, qui sont en place. Lesquelles ? Des mesures qui sont des mesures de communication, des maires qui se prennent pour des shérifs, qui pensent que parce qu'on va mettre des caméras partout et parce qu'on va... Plutôt des maires de droite.

34:47
Intervenant

Votre programme est quand même assez proche d'autres partis de gauche, je pense aux partis socialistes notamment. C'est quoi le critère aujourd'hui ? Vous dites, en cas de second tour où le parti socialiste est devant, on se retire pour ne pas permettre

35:00
Invité

le RN d'arriver au pouvoir. Le critère, c'est qu'on est candidat aux élections municipales avec l'objectif de l'emporter. Donc, il y a un programme et je vous ai donné quelques-unes de ces mesures. J'aurais pu en donner d'autres. Ensuite, comme toujours, dans les élections municipales, il y a deux tours. Donc, nous, notre objectif, c'est d'être en tête à gauche au soir du premier tour. Si vous ne l'êtes pas. Dans l'essentiel des villes. Oui, mais permettez qu'on puisse aussi examiner l'hypothèse où nous le sommes. On le veut gagner.

35:21
Intervenant

On sait bien, Manuel. Bon, pardonnez-moi

35:24
Invité

de vous répondre ça. Donc, partout où on sera en tête et après, je répondrai si on ne l'est pas. Parce que moi, je réponds à toutes les questions. Partout où nous serons en tête, nous proposerons le rassemblement à toutes les autres listes de gauche pour battre la droite et l'extrême droite. Ça, c'est clair. Dans l'hypothèse où nous ne sommes pas en tête, eh bien, il faudra poser la question à ceux qui sont en tête puisque c'est eux qui ont le pouvoir de proposer ou de ne pas proposer le rassemblement. Et vous serez ouvert

35:43
Intervenant

à tout rassemblement

35:45
Invité

au second tour si vous n'êtes pas en tête avec la gauche ? Il faut être d'accord sur un contenu programmatique. Il faut... Donc, il y a des conditions.

35:53
Intervenant

Vous ne dites pas on se désiste peu importe les conditions. On ne veut pas que le RN...

35:56
Invité

Jamais, monsieur. Pourquoi on se désisterait ? Enfin, je veux dire... Pour pas que le RN arrive au pouvoir. Mais non, mais ça... Il n'y aura pas de désistement gratuit. Mais certainement pas. Mais enfin, écoutez, la tradition politique à gauche, c'est pas qu'au deuxième tour, les listes de gauche se désistent les unes par rapport aux autres. La tradition politique à gauche, c'est que les listes se rassemblent.

36:12
Présentateur

On va prendre un exemple.

36:12
Invité

C'est deux choses différentes. C'est que les listes se rassemblent, pas qu'elles se désistent. Ça n'a jamais existé à gauche. Le désistement comme étant position réciproque. Moi, si je suis en tête... Si on est en tête dans une ville, je ne cite pas de ville pour ne pas avoir de problème pour le temps de parole. Et si nous sommes en tête sur une ville, moi, je propose le rassemblement aux autres listes de gauche. Pourquoi ? Pour des raisons démocratiques. Parce que les électrices et les électeurs qui ont voté pour l'autre liste de gauche, ils doivent être représentés au Conseil municipal. Et donc, tout le monde doit appliquer cette même règle.

36:38
Intervenant

Il y a des gratuits, des conditions...

36:39
Invité

En tout état de cause, nos électrices et nos électeurs, ils doivent être représentés au second tour.

36:43
Présentateur

On va prendre un exemple, Manuel Bompard. Il y a une ville où la gauche est particulièrement divisée. C'est à Marseille. Vous êtes député de Marseille.

36:53
Invité

La dernière fois...

36:54
Présentateur

Vous soutenez Sébastien Delogu, insoumis. C'est l'un de vos collègues à l'Assemblée. Marseille, fort risque de victoire RN avec Franck Alizio. Pourquoi maintenir votre candidature alors que le maire sortant, Benoît Payan, vous aurez quelques centaines de voix ?

37:08
Invité

Vous avez raison. On pourrait quasiment plus se présenter aux élections aussi. Vous parlez du second tour. Je ne vous ai pas dit qu'au second tour, on allait maintenir notre candidature. C'est parce que je vous ai dit. Je ne sais pas si je pense que j'ai été assez clair. Moi, mon objectif à Marseille, comme partout ou ailleurs, permettez qu'on fasse d'abord cette campagne dans cet objectif-là, c'est d'arriver en tête à gauche parce qu'on pense, nous, que le programme qu'on porte et que les électrices et les électeurs qu'on est capables de mettre en mouvement dans cette élection municipale, c'est la meilleure garantie d'empêcher l'extrême droite de s'emparer de l'année.

Pour le moment, dans les sondages, il n'est pas en tête à gauche. Dans les sondages, comme vous l'avez dit, c'est ça. Pour le moment, dans les sondages. Il y a pour le moment et dans les sondages, dans votre phrase. et bon, l'élection, ce n'est pas demain, c'est dans trois semaines, vous l'avez dit tout à l'heure. Et les sondages, ce n'est pas une élection.

37:51
Présentateur

Je vous laisse terminer ma phrase, Manuel Bompard. Je vous en prie.

37:53
Invité

Marseille bascule à l'extrême droite, c'est ? Mais Marseille ne basculera pas à l'extrême droite parce que les électrices et les électeurs vont se mobiliser massivement et nous, nous ferons tout ce qu'il est nécessaire de faire pour empêcher Marseille, comme quelque autre ville que ce soit, de basculer à l'extrême droite. On va parler d'une autre ville. Moi, je suis très clair sur ce sujet. Et donc, ensuite, il appartiendra à la responsabilité des listes arrivées en tête à gauche d'organiser le rassemblement pour empêcher une ville

38:19
Présentateur

de passer à l'extrême droite. C'est simple. Donc, vous dites à Benoît Payan, le maire de Marseille, s'il veut avoir la paix, entre guillemets, au second tour, s'il ne veut pas avoir Sébastien Delogu, candidat, qui se maintiennent, c'est à lui de créer les conditions pour l'accueillir sur sa liste. Non, je dis aux électrices

38:32
Invité

et aux électeurs, parce que moi, je ne m'adresse pas à Benoît Payan, je dis aux électrices et aux électeurs à Marseille, nous, nous avons dit les choses très clairement. Si nous sommes en tête, nous organiserons le rassemblement pour battre la droite et l'extrême droite. M. Payan ne dit pas ça. Donc, si vous voulez avoir une garantie que la gauche soit rassemblée au second tour des élections municipales à Marseille, vous avez une chose simple à faire, c'est voter pour Sébastien Delogu au premier tour, mettez-le en tête à gauche et alors le rassemblement s'organisera au second tour.

38:55
Intervenant

Vous parlez des conditions du rassemblement à Nuel Bonpart, le Parti Socialiste dit bon, on peut faire des rassemblements au second tour au cas par cas mais à condition que la France Insoumise condamne les violences. Qu'est-ce que vous répondez à Olivier Faure quand il dit ça ?

39:07
Invité

Rien, parce que c'est évidemment une infamie puisqu'il me semble assez clair, vous en êtes témoin je crois puisque ça fait une bonne demi-heure qu'on discute de ce sujet que la France Insoumise condamne les violences. Vous lui dites non ça, Olivier Faure... Non, mais je dis qu'Olivier Faure devrait avoir un petit peu de courage. Soit il est pour que... En fait, il faut à un moment il faut prendre des décisions fortes.

39:27
Intervenant

Il ne prend pas des décisions fortes Olivier Faure ?

39:29
Invité

Non, je crois qu'il est sous pression et il oscille en fonction de ce que les uns et les autres disent. Voilà, moi mes positions elles sont des positions claires. Et quand Olivier Faure a fait ce qui est de mon point de vue une erreur historique de mettre sur le même plan dans une note de blog des groupes fascistes et des groupes antifascistes, là je pense que s'il doit y avoir un malaise quelque part, à mon avis il est au sein de la France Socialiste, en tout cas il n'est pas au sein de la France Socialiste. Il a fait une faute Olivier Faure. C'est une faute historique.

39:52
Présentateur

Ça le disqualifie pour discuter avec vous plus tard ?

39:55
Invité

Une faute historique extrêmement grave, monsieur. Et je sais d'ailleurs qu'il l'a lui-même reconnu puisqu'il a modifié sa note de blog depuis. Est-ce que vous-même vous pourriez continuer de discuter avec le Parti Socialiste à l'avenir sur deux trucs ? Vous aimeriez tellement que je vous prenne des positions sur des sujets et vous dire on ne discutera plus jamais avec personne. Mais moi, face à l'extrême droite, monsieur, face à la droite, je suis capable de dire que les électrices et les électeurs de gauche doivent se rassembler.

Et donc je leur propose de nous mettre en tête au premier tour parce que nous, on ne fera pas semblant si on est en tête au premier tour dans une ville, on organisera le rassemblement de toute la gauche Et avec l'objectif de faire entrer combien d'insoumis

40:29
Intervenant

dans les conseils municipaux ? Un maximum.

40:31
Invité

Plusieurs centaines, plusieurs milliers ? Un maximum, oui. Plusieurs centaines, plusieurs milliers de remportées des villes. Après, c'est les électrices et les électeurs qui le décideront. Mais je crois faire la démonstration à travers de la gestion municipale que le programme politique qu'on porte, y compris au niveau national, on peut le mettre en œuvre.

40:47
Intervenant

Alors, le scrutin majeur après ces élections municipales, ce sera l'élection présidentielle. Est-ce que Jean-Luc Mélenchon sera candidat à ce scrutin ? On vous le dira en temps voulu,

40:54
Invité

au moment opportun. Vous le souhaitez ? Mais moi, j'ai toujours dit la même chose. J'ai toujours dit que, un, il y aura évidemment un candidat insoumis à l'élection présidentielle pour porter un programme qui est le programme L'Avenir en Commun. Il sera désigné ? Deuxièmement, attendez. Deuxièmement, que moi, je souhaite que cette candidature soit une candidature commune à d'autres formations politiques. Je souhaite que ce soit un candidat qui puisse être soutenu par d'autres formations politiques et de créer les conditions pour que ce soit le cas.

Et ensuite, en ce qui concerne qui est le candidat ou la candidate, vous acceptez l'idée que les insoumis le décideront en tant voulu et pas avant l'élection municipale. C'est le plus légitime, Jean-Luc Mélenchon ? Aujourd'hui, c'est le mieux placé, manifestement, y compris dans tous les sondages. D'ailleurs, c'est d'ailleurs le mieux placé à gauche. Il vous avait dit Jean-Luc Mélenchon, faites mieux.

41:37
Présentateur

Ça veut dire que, pour le moment, personne n'est capable de faire mieux ?

41:39
Invité

Faites mieux. Je trouve qu'on a fait pas mal déjà. une connaissance des dossiers, une profondeur historique. Et je trouve qu'à la France insoumise, grâce à Jean-Luc Mélenchon, il y a un certain nombre de figures qui ont très largement progressé ces dernières années, qui sont y compris maintenant identifiées du grand public. Donc c'est bien, ça nous donne l'embarras du choix. Et vous admettez l'idée qu'on décidera en tant voulu de qui est la personne qui est le mieux placé. Dans votre cœur,

42:08
Présentateur

celui que vous voulez, c'est Jean-Luc Mélenchon ?

42:09
Invité

Je vous ai répondu, je considère qu'aujourd'hui, c'est le mieux placé. Je n'ai pas de problème à vous le dire. Mais en l'occurrence, ce n'est pas là sur votre plateau. Vous dites, on désignera.

42:19
Intervenant

Mais comment vous allez désigner ? Qui va désigner ?

42:20
Invité

À la France insoumise, il y a eu ce qu'on appelle une assemblée représentative qui, il y a quelques mois, avait déterminé une procédure visant à ce qu'on ait un intergroupe parlementaire qui puisse faire une proposition de candidature. Donc il y a une procédure qui a été mise en place au sein de la France insoumise

42:35
Présentateur

et qui sera appliquée. Vous dites, vous espérez que ce sera une candidature de rassemblement. Pour le moment, vous refusez de participer à une primaire de la gauche avec les écologistes, avec les socialistes. Pourquoi ? Quand on regarde le ticket d'entrée au second tour, il va être extrêmement bas. Dans le dernier sondage d'intention de vote pour Public Sénat, on parle d'un ticket d'entrée entre 14 et 17 %. Aujourd'hui, tout seul, Jean-Luc Mélenchon, il est à 11 %. Ça veut dire qu'il faut se rassembler encore.

43:00
Invité

Il est à 11 % Jean-Luc Mélenchon. Je ne sais pas sur la base de quel sondage vous dites ça. On va remettre au deux que ça pour Public Sénat du mois de novembre. Vous êtes allé chercher loin pour trouver 11 %. Il y en a eu d'autres qui le mettaient plutôt à 13, à 14. Vous avez choisi le chiffre le plus bas. Je comprends, c'était pour justifier votre question. Est-ce qu'il faut se regrouper ? Est-ce qu'il faut participer ? Mais en l'occurrence, je vous rappelle qu'à un mois de la dernière élection présidentielle en 2022, Jean-Luc Mélenchon était à 11 % et puis il a fait 22 %. Vous voyez ? Un mois plus tard.

Donc, les baromètres au DOXA, les sondages IFLOP et les sondages au PIF, pardonnez-moi que ce ne soit pas ce que j'utilise pour déterminer ma stratégie politique. Pour le reste, monsieur, la primaire dont vous êtes en train de parler n'est pas une primaire de rassemblement, c'est une primaire de division. On sait d'ores et déjà qu'il va y avoir des candidats qui disent, j'ai entendu M. Ruffin, j'ai entendu Mme Tondelier dire, moi, de toute façon, j'ai été investi par mon parti en ce qui concerne Mme Tondelier et M. Ruffin, je suis déjà soutenu par X personnes, donc dans tous les cas, je serai candidat.

Donc, le principe d'une primaire, c'était de réduire le nombre de candidats, ce n'était pas de l'augmenter. Donc, pardon, je pense que cette primaire, elle est sur un périmètre politique qui a un périmètre politique qui ne permet pas de garantir le fait que si l'un l'emporte, l'autre le soutienne. Mais vous voulez que les autres soutiennent Jean-Luc Mélenchon ?

J'ai dit que je souhaitais qu'on puisse créer les conditions d'une candidature qui soit la plus commune possible avec d'autres et que si certaines formations politiques veulent participer d'une campagne électorale avec nous, on a fait une proposition, Jean-Luc Mélenchon l'a faite, il y a quelques mois, il y a quelques semaines, il l'a refaite encore. On a proposé ce qu'on a appelé une offre fédérative, c'est-à-dire si certaines formations politiques veulent travailler avec nous sur présidentiel, législatif, programme,

44:38
Présentateur

ils sont les bienvenus. Vous l'avez notamment dit pour le Parti communiste. Par exemple, au Parti communiste, aux écologistes. Fabien Roussel, il semble quand même encore se préparer pour la présidentielle.

44:46
Invité

Oui, mais j'ai cru comprendre ces derniers mois qu'entre les positions de Fabien Roussel et les positions du groupe communiste, par exemple, à l'Assemblée nationale, je n'entendais pas toujours la même chose. Donc Fabien Roussel, la dernière fois, sa candidature à l'élection présidentielle, elle nous a empêchés d'être qualifiés au second tour. Donc ça serait, de mon point de vue, une erreur. Parce que d'un point de vue des votes à l'Assemblée nationale avec les communistes et d'un point de vue du programme que l'on défend, on vote quasiment tout le temps. La même chose avec les députés communistes à l'Assemblée nationale.

Donc il y a plutôt un chemin pour présenter une candidature commune à la présidentielle et des candidatures communes aux législatives.

45:18
Intervenant

Vous gouvernez avec les écologistes et les socialistes malgré le fossé qui s'est creusé cette semaine. On a parlé des déclarations tout à l'heure. Mais moi,

45:24
Invité

je ne crois pas

45:24
Intervenant

qu'il y ait de fossés qui se sont... Sur fond de mort

45:26
Invité

du militant nationaliste Quentin Deranc à Lyon. Non, je pense qu'il y a un fossé qui s'est créé avec certaines personnalités. Vous avez cité M. Hollande et M. Jadot. Il y a un fossé qui s'est créé entre certaines personnalités et la gauche. Ça, oui, je suis d'accord avec vous. Il y a ce fossé qui s'est constitué. Mais pour le reste, qui gouverne avec qui ? Ça, c'est les électrices et les électeurs qui le décident.

Et plus ils nous donneront de force à l'élection municipale et plus ils nous donneront de force à une élection présidentielle avec toutes celles et ceux qui mettront cette bataille avec nous et plus on sera en mesure de pouvoir appliquer notre programme, tourner la page du macronisme et empêcher l'extrême droite de s'emparer du pouvoir. Et ça, ça commence le 15 et le 22 mars aux élections municipales. Donc, je m'arrête là après, je dis aux gens qui nous écoutent, le 15 mars, vous avez la possibilité d'avoir un vote sur le programme pour les élections municipales mais aussi d'avoir un vote qui aura une répercussion nationale.

Ça sera un vote qui nous donnera de la force pour l'élection présidentielle et un vote de résistance antiraciste et antifasciste. Le message est passé.

46:20
Présentateur

Dernière rubrique de cette émission, Manuel Bompard, Sébastien Lecornu, le Premier ministre, a annoncé cette semaine à l'occasion du dîner annuel du CRIF, le Conseil représentatif des institutions juives de France, l'inscription à l'ordre du jour d'une proposition de loi visant à lutter contre les formes renouvelées de l'antisémitisme, texte porté par l'ancienne majorité et quelques députés socialistes aussi, dont François Hollande. Vous soutiendrez ce texte qui vise à lutter contre l'antisémitisme ?

46:44
Invité

Absolument pas parce que ce n'est pas un texte qui vise à lutter contre l'antisémitisme. C'est un texte qui vise à instrumentaliser la lutte contre l'antisémitisme pour criminaliser la contestation de la politique du gouvernement de M. Netanyahou.

46:57
Présentateur

Pour dire exactement ce texte, il prévoit à la fois de sanctionner davantage ce que certains appellent la banalisation du terrorisme mais aussi de créer un délit visant à sanctionner les appels à la destruction de l'État d'Israël.

47:10
Invité

Mais moi, je suis évidemment contre les appels à la destruction d'un État mais je vois bien comment il y a derrière cette proposition de loi qui d'ailleurs n'est pas à l'initiative de M. Lecornu qui est à l'initiative de Mme Yadant qui est députée du groupe Ensemble pour la République du groupe macroniste élue représentante des Français de l'étranger de sa circonscription et qui vise par là même à essayer de museler toutes les critiques qui sont les critiques légitimes et indispensables de la politique du gouvernement israélien.

47:38
Intervenant

D'un côté appel à la destruction de l'État d'Israël qui est différent de la contestation du gouvernement israélien. C'est ce qu'a à nouveau précisé ce matin la ministre Aurore Berger.

47:47
Invité

Oui, mais Mme Berger sur ce sujet je ne la crois pas et je ne lui fais absolument pas confiance et d'ailleurs c'est ce que pensent de nombreux chercheurs de nombreux juristes qui disent que cette loi son objectif ce n'est pas de lutter contre l'antisémitisme si c'était une loi pour lutter contre l'antisémitisme je serais évidemment d'accord avec parce qu'il faut lutter contre l'antisémitisme d'ailleurs quand on veut lutter contre l'antisémitisme la première chose à faire ce n'est pas de laisser défiler des gens dans la rue hier qui ont été condamnés pour antisémitisme ou qui sont dans des groupes antisémites parce que là bizarrement j'ai entendu peu le gouvernement protester sur la présence d'un certain nombre de personnes dans la marche hier donc voilà je vous réponds franchement moi je vais non seulement je suis contre cette loi mais en plus je la combats et je la combats absolument et vigoureusement parce qu'elle n'a rien à voir avec la lutte nécessaire et légitime

48:29
Intervenant

vous faites la distinction entre lutte contre l'antisémitisme et lutte contre l'antisionisme très clairement pour que ce soit clair pour tout le monde pour vous qu'est-ce que c'est que le sionisme ?

48:37
Invité

il y a plusieurs évidemment dans l'histoire plusieurs définitions pour vous je pense que quand c'est utilisé aujourd'hui dans le contexte actuel ça veut dire le soutien et avec la politique du gouvernement Netanyahou pour vous ça c'est le sionisme ? non je ne dis pas que c'est pour moi parce que je sais que c'est un peu plus compliqué du point de vue des différentes définitions des différentes formes de sionisme qui existent dans l'histoire je dis que quand c'est utilisé dans le débat public aujourd'hui en France je pense que c'est ce sens que ça...

49:01
Intervenant

pour vous les sionistes c'est ceux qui soutiennent

49:02
Invité

la politique de Benjamin Netanyahou ? je pense que c'est comme ça qu'un certain nombre de personnes aujourd'hui dans le débat public utilisent ce terme

49:07
Présentateur

pour Sébastien Lecornu se dire anti-sioniste

49:09
Invité

c'est contester le droit même d'Israël d'exister évidemment c'est pas du tout dans ce sens là que ce terme est employé en l'occurrence par exemple par la France insoumise qui a toujours été partisane du respect absolu du droit international et donc certainement pas de la négation de l'existence de l'État d'Israël

49:26
Intervenant

mais donc juste pour que ce soit clair si vous vous dites on n'appelle pas la destruction de l'État d'Israël ça veut dire très concrètement que vous êtes sioniste vous à la France insoumise mais ça dépend dans la définition la plus large et la plus établie je sais que vous avez beaucoup

49:37
Invité

travaillé sur le sujet mais vous savez qu'il y a un sionisme orthodoxe il y a un sionisme religieux

49:40
Intervenant

de manière très générale est-ce que vous acceptez l'existence de l'État d'Israël donc vous dites oui dans cette acception là il y a différentes formes

49:46
Invité

et comme je vous l'ai dit je vois comment ce terme est employé aujourd'hui et quel sens il lui est donné et donc moi je suis absolument hostile et absolument révolté par le génocide commis aujourd'hui par le gouvernement Netanyahou à Gaza et quand les gens disent nous combattons le sionisme ils combattent en vérité ce génocide et la manière avec laquelle

50:05
Intervenant

la particularité du sionisme c'est ce que vous dites vous ne rejetez pas tout le sionisme

50:08
Invité

c'est ce qu'on retient aujourd'hui Manuel Montal écoutez retenez ce que vous voulez je pense que j'ai été très clair moi ma position c'est la position qui consiste à dire qu'il faut ramener la paix et que pour ramener la paix il faut l'existence d'un État palestinien et la possibilité pour ces deux États de vivre en paix et en liberté et qu'on devrait tous travailler dans ce sens là et que la première chose à faire pour ça c'est évidemment d'arrêter le génocide en courant à Gaza et quand je vois la semaine dernière le ministre des affaires étrangères françaises monsieur Barraud sur la base d'une fake news inventée par les réseaux de propagande proche du gouvernement Netanyahou dire qu'il faut la démission de madame Albanese qu'elle a rapporterie ce spécial de l'ONU dans les territoires palestiniens je suis absolument et absolument choqué d'ailleurs j'ai vu que 150 diplomates avaient publié une tribune pour dire que ce qu'avait fait le ministre des affaires étrangères est extrêmement grave merci Manuel Montal

50:55
Présentateur

on note donc que vous ne soutiendrez pas cette proposition de loi absolument pas

50:59
Invité

je la combattrai même

50:59
Présentateur

vous la combattrez même merci beaucoup la semaine prochaine Olivier Boss dans ce studio à la semaine prochaine