Émeutes du 27 juin : audition de Gérald Darmanin
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
pendant quelques instants au ballet des photographes qui vont venir prendre en photo le ministre et puis dans trois minutes ils vont repartir et voilà là je crois qu'il y a de la pellicule numérique et numérique merci à vous merci beaucoup merci on a une heure en fait on a une heure merci chers collègues monsieur le ministre merci de votre présence cet après-midi j'indique aux collègues évidemment que l'audition est retransmise sur le site internet du Sénat et que par ailleurs la durée de notre réunion et de l'ordre d'une heure 1h10 le ministre devant se rendre à une réunion pour 18h se faire de ma part c'est le ministre vous avez accepté de venir cet après-midi de vendre notre commission pour évoquer la situation que le pays vient de vivre il y a maintenant plusieurs jours pour ne pas dire plusieurs nuits bien sûr que l'origine de l'événement est un événement dramatique mais en aucun cas cet événement dramatique ne peut justifier les émeutes qui ont eu lieu ensuite et la violence j'allais dire la déferlante de violence qui s'est envahit le pays en tous les cas un grand nombre de villes de villages vous l'avez rappelé aux questions d'actualité de toute nature y compris sur des critères que nous n'avons pas l'habitude d'avoir c'est-à-dire des villages paisibles voir des communes paisibles j'en connais quelques-unes qui ont été la cible d'incendie d'automobile ou de bâtiments ou de tirs de mortier les images de télévision ont montré la violence avec laquelle cette situation a été a eu lieu vous avez mobilisé beaucoup de personnels de police bien sûr les pompiers ont été mobilisés les magistrats vous l'avez cela a été rappelé ont été aussi mobilisés pour apporter une réponse pénale rapide mais il n'empêche que sur le fond les questions demeure aujourd'hui si la situation est apaisée nous devons sans doute vous en féliciter il n'en demeure pas moins que on s'interroge tous de savoir pour combien de temps et on s'interroge tous pour savoir quel remède demain ce que nous partageons comme constat et c'est là-dessus que nous souhaiterions vous entendre c'est qu'en réalité mérit bibliothèque espace public lieu communal au lieu d’état voire tribunaux ont été attaqués incendiés y compris la maison d'arrêt de Fresnes en réalité on se rend compte aujourd'hui que c'est la République c'est l'autorité qui est attaquée d'une façon générale les événements d'hier au tribunal judiciaire de Lyon à l'occasion de l'audience qui devait juger les personnes qui ont été arrêtées et renvoyées devant le tribunal le fait que cette audience ait été suspendue parce que des militants d'ultra gauche était présent on perturbait l'audience en insultant d'ailleurs la police dans un lieu de justice sont autant d'éléments qui nous interrogent sur la suite des événements sur les motivations réelles des voyous délinquants ou criminels je ne parle même pas des agressions portées à l'égard des élus bien sûr les événements récents concernant le maire de la commune de L'Haÿ-les-Roses mais je rappelle quand même de louisblions pas trop vite le maire de Saint-Brévin je rappelle madame le Maire de Plougrescant je rappelle beaucoup d'autres qui depuis ce système manifesté pour dire qu'ils étaient les victimes de violence dans mon département amer à lui-même était aussi attaqué à son domicile bref tout est dit la situation est dramatique la réponse policière et la remise en ordre est en cours et vous l'avez menée et ne vous soutenons la question de fond et de savoir comment demain les choses évolueront et comment nous réagirons aux attaques contre la République mais non cette situation nous voulons des explications monsieur le ministre sur qui a fait quoi comment comprendre les choses et essayer de déterminer la réalité des choses car nous sommes tous bien convaincus ici que l'ensemble des populations des quartiers appelés de banlieue des quartiers difficiles sont des gens qui ont envie de vivre tranquille qui ont envie d'éduquer leurs enfants qui se sont inscrits évidemment dans la République quel dans notre réplique exactement et qui avec leurs moyens essayent de évidemment vivre normalement donc il est bien question de faire une réflexion de fonds de ne pas faire masse de tout de s'interroger précisément sur les causes mais de bien c'est vous qui pouvez nous donner cette analyse voilà Monsieur le Miss je suis déjà beaucoup trop long il y aura sans doute des questions de la part des collègues mais nous avons donc je vous le rappelle mes chers collègues une heure de temps merci monsieur le Président comme à chaque fois que bien sûr une commission des lois m'invite à expliquer l'élection du gouvernement j'y réponds favorablement je m'en excuse si vers 18h comme je vous l'ai dit je vous demande de quitter votre commission car je préside d'autres régions de sécurité puisque si la situation est calme elle est à surveillée comme vous l'avez dit vous-même monsieur le Président après ces moments extrêmement difficiles le mardi 27 juin 2023 à 8h16 avenue Frédéric et Irène Joliot-Curie à Nanterre des effectifs de la DOPC c'est à dire le service de l'ordre public et de la circulation de la préfecture de police ont voulu procéder au contrôle d'un véhicule avec trois individus à son bord qui circulaient manifestement sur une voie de bus le conducteur de la voiture voiture immatriculée en Pologne mais non signalé voler a refusé d'obtempérer d'après le rapport de la police nationale aux injonctions des policiers puis est finie par couper le contact passage François Arago à Nanterre le conducteur a alors manifestement subitement redémarré le fonctionnaire de police comme tout le monde l'a vu sur cette vidéo a fait usage à une reprise son arme administrative il s'agissait d'un policier expérimenté de 38 ans qui ne connaissaient aucune difficulté dans son casier qu'elle avait été décorée à plusieurs reprises il est accompagné par un autre policier expérimenté de 40 ans qui lui aussi ne connaissait pas de difficultés particulière avec son administration les véhicules a fini sa course encastrant dans une barrière et un poteau le conducteur qui manifestement a été blessé au thorax était en arrêt cardio-respiratoire les effectifs de police qui sont arrivés en prodigué un premier massage cardiaque avant l'arrivée des sapeurs du Samu qui ont pris de relais mais le conducteur blessé a été déclaré des CD à 9h15 le premier passager arrière toujours dans le véhicule a été immédiatement interpellé le deuxième passager non identifiant des faits a pris la fuite il a depuis chacun la vue était identifié c'est-à-dire exprimé dans les médias il a été contrôlé dans la nuit du samedi 1er juillet en violation d'un contrôle judiciaire sur ses horaires de sortie est placé en rétention judiciaire il a été remis à l'issue de la mesure à ses civiles en responsable puisque il était comme le conducteur non majeur au moment des faits le procureur de la République a saisi l'inspection générale de la police nationale et nous avons fait pareil en administratif au même moment et cela ont mené l'enquête vous avez vu qu'ils ont mis en garde à vue les policiers le policier qui a utilisé son tir administratif au bout de 48 heures le policier était présenté devant des magistrats instructeurs une information judiciaire était ouverte il a été mis en examen et placé en détention provisoire et m'appartient pas plus en amont de discuter évidemment de l'enquête judiciaire ni des suites judiciaires ce sera évidemment au parquet ou à la chancellerie de communiquer à la suite évidemment de cet événement absolument dramatique pour lequel je crois très rapidement le gouvernement a fait transparence et à utiliser me semble-t-il les mots qu'il convenait tout en rappelant que ce policier a le droit comme toute personne à la présomption d'innocence qui n'est pas condamné définitivement il y a eu une nuit celle qui a suivi immédiatement qui aurait pu être une nuit de désordre public et je voudrais ici dire que le ministère de l'Intérieur s'est préparé immédiatement au fait qu'il pouvait avoir des manifestations et donc il a mis en place un dispositif d'ordre public et cette manifestation ces manifestations n'ont pas eu lieu puisque ce que nous avons constaté de la première nuit ce sont des violences urbaines à Nanterre c'est tout à fait vrai mais dans d'autres villes de France par effet de mimétisme de très certainement on y reviendra et donc la posture du ministère de l'Intérieur qui est évidemment d'éviter un autre drame passer à ma demande d'une position d'ordre public à une position de lutte contre les violences urbaines ce qui explique à la fois la mobilisation de moyens extrêmement différents mais aussi la stratégie a mis en place par les préfets sous mon autorité et saguirement pas le préfet de police même s'il n'a pas été le seul au rendez-vous bien sûr de cette action je voudrais en remercier ici les préfets les équipes de direction générale de la police nationale la gendarmerie nationale de la Préfecture de Police de la DGSI qui a été également mobilisé l'ensemble bien sûr des forces de l'ordre y compris des sapeurs et des prédices municipales qui ont contribué à ce travail nous avons connu pendant ces moments très difficiles donc je peux compter ce moment difficile entre le 27 juin et aujourd'hui monsieur le Président même si les deux dernières nuits ont été extrêmement calmes 23878 feux de voie publique et saguièrement des poubelles 12031 véhicules incendiés 2508 bâtiments incendiés ou dégradés dont 273 bâtiments qui appartiennent aux forces de l'ordre police nationale gendarmerie ou police municipale vers les pays municipales ont payé à l'autre tribu à ces attaques inacceptables 105 mairies incendies ou dégradées 168 écoles on fait l'objet d'attaque qu'elle soit et sur la même période 17 atteintes aux élus ont été recentrés par le mystère de l'Intérieur donc bien sûr le cas de Monsieur le Maire de l'Aïd les roses évidemment devant une violence extrêmement forte et devant une posture d'interpellation sont exigées par mes soins les services de la police nationale gendarmerie ont procédé à 3500 5 interpellations dont 1373 dans la seule zone de la préfecture de police c'est-à-dire Paris et sa petite couronne du notamment au fait que nous avons demandé comme chacun a vu dès le deuxième jour que les brigades d'intervention qui d'habitude sont utilisés en judiciaire je parle du raid du GIGN de la Berry ou des pelons de la gare de républicaine ont été mobilisés dans toutes les villes de France et ont procédé à ces très nombreuses interpellations je crois dans des conditions conformes à la loi et à la déontologie et aux principes de proportionnalité que je leur ai demandé même s'il peut y avoir des moments dramatiques et évidemment on entend ici ou là le fait que cela puisse exister il n'y a à ma connaissance que 10 saisit de l'IGPN ou de l'iggn dans des cas particuliers pour l'instant pour lequel je n'ai que très peu d'informations et pour le cas d'ailleurs des enquêtes judiciaires te sont ouvertes je vais donc remercier les policiers des gendarmes puisqu'ils ont agi dans des conditions difficiles on les a rappelé de leur congés on a annulé des formations on a rappelé des missions comme les CRS des plages pour que bien évidemment puissent répondre à cette problématique on a organisé des continuités de service qui était au-delà des horaires je serai monsieur le Président en tant que chef d'administration Miss à l'intérieur les remercier symboliquement et plus que cela évidemment pour cette mobilisation parce que c'est leur mobilisation et leur professionnalisme qui a permis de rassurer les élus limiter les attaques même s'ils ont été extrêmement nombreuses et je veux le dire ici augmenter un nombre d'interpellations jamais retenues qui a permis une réponse pénale qui je crois est forte même si je n'ai pas tous les chiffres et que on sait tous que la réponse pénale met du temps après les interpellations et les garde à vue continuez à travailler de police judiciaire je reviendrai monsieur le garde monsieur le Président la Commission des lois parce que nous avons évidemment à travailler en judiciaire pour pouvoir interpeller dans la journée tous ceux qui commettaient des méfaits la nuit et ça contribuer très largement me semble-t-il au calme j'aurais quelques exemples à vous donner et en confiant la police judiciaire je voudrais dire à Monsieur Durin peut-être avec facétie simuler en préfigurant la réforme de la police nationale nous avons su je crois retrouver énormément de monde et notamment énormément interpellé de personnes dans la journée qu'elles m'ont insigne partie des ardeurs des émeutiers et des délinquants et nous avons su me semble-t-il protéger quelques symboles extrêmement forts et nous avons vu transformer finalement ce mouvement qui était des mouvements d'attaque évidemment c'est un peu caricatural parce qu'il faut regarder territoire par territoire des attaques symboles de la République école commissariat mairie brigade de gendarmerie poste de police municipale centre socio en pillage de commerçants qui étaient la deuxième phase si j'ose dire de cette de cette série de nuit extrêmement extrêmement difficile en quelques mots monsieur le monsieur le Président 45 000 forces de l'ordre ont été mobilisées l'intégralité je l'ai dit des forces ministères de l'intérieur avec votre travail des services de renseignement une très bonne collaboration non seulement le commissaire de la justice mais avec les procureurs de la République qui ont su je crois être au rendez-vous de la travail très important fait par la police et par la gendarmerie mais une sociologie qui interroge la sociologie des délinquants des émoticiens interroges sur ces 3500 interpellations j'ai l'occasion de le dire la moyenne d'âge entre 17 et 18 ans elle a tendance à augmenter un tout petit peu puisque aujourd'hui ce que nous faisons c'est que nous allons chercher un interpellation des personnes qui ont été soit par les travaux d'enquête technologiques que chacun comprendra ici récupérer des personnes un petit peu plus âgées mais le dernier comptage que j'avais c'est que la dernière la première personne qui a été interpellée à 11 ans et la dernière à 59 ans et que si il y a une moyenne de 17 à 18 ans pour ce qu'on a arrêté et que un tiers mineur vous aurez donc compris que les mineurs que nous avons interpellés sont extrêmement jeunes pour la plupart Paul part d'entre eux comme j'ai dit aux questions gouvernement monsieur le Président nous pouvons constater par ailleurs que à notre connaissance seule 10% des personnes que nous avons interpellées sur de nationalités non françaises et d'ailleurs il y a eu 40 placements en centre de rétention administratif ce qui est peu à vous le sur 3500 personnes interpellées je voudrais aussi souligner que comme j'ai dit tout à l'heure à ma connaissance 60% des personnes que nous avons interpellé n'ont pas de casier judiciaire et ne sont pas connus des services de police cette évidemment difficile d'aller plus au-delà de la sociologie de ces personnes puisque après les interpellations ces personnes sont rentrées dans un fichier qui s'appelle casiopée qui a affiché judiciaire et il appartient sans doute à monsieur le garde des sceaux donner des informations dans quelques jours je vois que c'est un peu trop tôt pour qu'il puisse le faire sur la composition exacte des personnes pour que nous comprenions leur origine géographique de motivation éventuelle qui les ont amenés à commettre ces méfaits aujourd'hui monsieur le Président la posture du ministère de l'intérieur c'est évidemment d'être extrêmement attentif ça repose sur trois grands piliers le premier c'est une présence des forces de l'ordre extrêmement forte sur le territoire national je constate avec vous que ni d'accords à quelques exceptions près un peu la Guyane un peu la Réunion mais très en deçà de ce qu'elle fait la métropole donc il s'agit d'un sujet exclusivement métropolitain ou quasi exclusivement métropolitain rester très éveillé donc pour la présence de voies publiques et notamment la nuit je constate également au deuxième point que le travail que nous devons mener aujourd'hui c'est un travail de police judiciaire il y a énormément d'interpellations au moment où je vous parle de personnes qui sont confondues par la police technique et scientifique nous avons particulièrement mobilisé par les services bien sûr la préjudiciaire qui permet de ces interpellations c'est pour ça que les chiffres d'interpellation augmentent qui correspondent pas à des nuits d'émeutes supplémentaires il correspondent au travail de la PJ qui permet après d'interpeller les personnes je pense pas la mairie de mons-en-barœul où je me suis rendu 9 personnes étaient arrêtées et vous aurez constaté qu'il s'agit de manière extrêmement majoritaire de mineur et évidemment ça pose un certain nombre de problèmes qu'on se posera sociologiquement et politiquement plus tard mais on a vu qu'en 48 heures les services de la police étaient capables alors qu'un feu avait ravagé une mairie d'interpeller les personnes donc je le remercier vraiment la grande mobilisation des policiers qui font de la police judiciaire et puis troisièmement il s'agit maintenant de lutter contre tout ce qui contribue alors c'est pas une réponse structurelle monsieur le Président de réponse conjoncturelle à armer les émeutiers on a eu peu de tirs contre les policiers légendes je veux cependant au constater qu'à Nîmes un policier a vu une balle de 9 mm dans son gilet barbal qui aurait pu lui coûter sa vie ce n'avait pas été bien équipé à Lyon en tout cas dans dans les alentours de Lyon et les tirs à la chevrotine contre des policiers qui ont blessé plusieurs policiers on a vu ici où là des alertes de personnes qui auraient eu des armes longues et sur son service souvent pour détruire des relativement public ou des caméras de vidéosurveillance parce que le travail des émeutiers était assez organisé une fois qu'on s'attarde sur ce point aussi sur le fait que il détruisait d'abord des caméras de vidéos surveillance par exemple avant d'intervenir et donc nous n'avons pas vu à ma connaissance de tir d'armes dit type kalachnikov sur les forces de l'ordre mais il était maintenant c'est un risque très important mais en revanche les mortiers ont été particulièrement utilisés chacun a pu le constater j'ai donc non seulement demandé le lendemain de ces émeutes de pouvoir faire que les préfets sur tout le territoire national empêche la construction la constitution de cocktail Molotov et donc ne vendent plus de l'essence en bidon dans les stations essence la difficulté évidemment c'est que l'essence est parfois récupéré directement des voitures et donc ça limite la portée mais enfin c'était quand même déjà assez et c'est efficace et interdisent la vente c'est pour ça que les fermetures administratives de magasins dans vos territoires le contrôle au douanes et j'en remercie mystère des grands publics pour les contenu à l'étranger je pense notamment vers l'Allemagne la Belgique qui permet d'acheter plus facilement des mortiers mais également dans les tirs dans les contrôles de pardon de relais postaux et de colis puisque des commandes sont faites illégalement sur Internet ou de transport de mortier vous avez vu par exemple une affaire puisque la préjudiciaire suit désormais particulièrement c'est filières il n'y a pas d'autres mots nous avons fait par exemple 300 kg à Porte de Clignancourt ce matin ou hier soir je ne sais plus qui montre l'efficacité des services de préjudiciaires il est évident qu'une partie des mortiers était stockée pour la nuit du 13 au 14 juillet et peut-être a été anticipé comme marbe par destination je pense d'ailleurs à des élus qui ont été le fait de s'étire dans la maire de Pontoise qui a été brûlée du fait de la sœur de mortier par exemple chacun a pu le constater voilà Monsieur monsieur le Président en quelques mots le fait déclenchant la façon dont a géré les choses mais la façon dont il compte les gérer demain ou après-demain il est bien difficile de savoir ce qui va se passer dans les jours qui viennent nous constatons cependant un calme revenu partout sur le territoire national et nous sommes toujours évidemment extrêmement attentif aux heures et aux jours qui viennent merci Monsieur le Ministre plusieurs collègues ont demandé la parole d'abord Madame Jacqueline stage Brugnot Monsieur Jérôme Durin Madame Brigitte l'airbier Monsieur François bonhomme madame Marie-Pierre de la Gontrie madame difolco monsieur Lamarque monsieur le Président canner et merci Monsieur Miss merci d'être venu dans nous aujourd'hui je sais que votre tâche n'est pas facile les tâches des élus dont je fais partie n'est pas facile non plus moi tout d'abord je voulais rendre hommage à la police au gendarme aux pompiers du Val-d'Oise qui depuis des nuits ne dorment pas et font face à comme vous l'avez dit des émeutiers et je pense que chacun d'entre nous doit comprendre que la plupart des Français soutiennent tous ces effectifs de police de gendarmerie et de pompiers parce que ce qu'il constate aujourd'hui je peux vous dire qu'il y a aujourd'hui des habitants qui s'expriment de manière assez effrayante parfois et parce qu'ils sont exaspérés les Français aujourd'hui c'est la réalité donc on a beaucoup parlé depuis quelques jours bon je remercie vous nous avez donné des informations certaines on les avait mais je vous remercie de les avoir expliqué je reviendrai pas sur le drame parce que tout le monde constate que ce qui s'est passé tiendra mais est-ce que ça justifiait ce que nous avons vécu moi je crois pas moi je le dis clairement ça ne justifie pas ce que la France a connu ce drame ne le justifie à aucun voilà ça c'est clair alors on s'est beaucoup posé de questions effectivement à juste titre sur l'argent qu'on a dépensé depuis des années pour certains quartiers et je fais partie de ces élus qui s'est beaucoup battu pour la petite de la ville et je fais partie de ces élus aujourd'hui qu'est-ce qui est soigne beaucoup pour du ticket de cet argent public qu'on a beaucoup dépensé donc aujourd'hui je voudrais vous poser des questions parce que il y a des sujets dont on ne veut pas parler monsieur le ministre mais je souhaite qu'on en parle moi je vis pas dans le sixième dans le 7e ou dans le 8e je suis dans le 95 donc voilà je voulais juste le préciser et moi j'ai beaucoup travaillé pour faire en sorte que tous les avants quelle que soit leur origine et leur couleur de peau vivent sur le code de la République parce que je pense que c'est une chance pour tous les enfants de ce pays quel qu'il soit sauf qu'aujourd'hui force est de constater que oui vous allez me dire la plupart des gens qui ont été arrêtés sont français d'accord mais ça ne veut plus rien dire aujourd'hui ils sont comment en français et moi ça m'interroge donc je voudrais savoir quand même si un jour afin que nous puissions y travailler nous allons pouvoir connaître quelles sont ses enfants issus l'immigration ici l'immigration pour lequel probablement des choses ont été ratées puisqu'ils ne considère pas comme français puisqu'ils ont une haine de la France que moi élue malheureusement depuis quelques années je n'ai jamais ressenti comme je le ressens aujourd'hui cette haine de la France certains gamins dans les banlieues sont capables de dire à des gens d'origine africaine totalement intégrées tu es noir dehors mais tu es blanc dedans c'est pas neutre cette phrase ce n'est pas ne cette phrase donc si on ne pose pas ça si on ne dit pas ça et si on essaye pas de comprendre qu'il y a quelque chose que collectivement on a raté je pense que nous n'y arriverons pas donc pourquoi ne pas un jour avoir l'honnêteté nous dire que la plupart des jeunes qui ont commis des exactions depuis qu'à 5 jours sont issus d'immigration c'est une réalité ces factuelle et être dans l'ennemi dans le déni ne nous permet pas d'avancer voilà et moi je me pose une question qui est responsable de cette haine de la France alors que ce pays a accueilli sans réserve parce que c'est normal parce que c'est la générosité de la France leurs parents leurs grands-parents ça n'a posé le problème à personne et que deux ou trois générations après nous en sommes là donc ne pas vouloir nous donner les chiffres de ces mots issus l'immigration qui ont pillé qui ont cassé ne nous permettra pas d'avancer pour deux raisons c'est que 16 ans mais non je voudrais juste finir je voudrais juste finir ses enfants là n'ont pas eu aussi au sein de leur famille une transmission de leur propre histoire parce qu'ils ont une histoire ces enfants-là leurs parents sont pas arrivés par hasard et c'est aussi aux parents de transmettre l'histoire familiale l'histoire familiale elle se porte elle se trans et elle se défend et si nous ne parlons pas de cette réalité là monsieur le ministre nous n'y arriverons pas merci madame monsieur Durand oui pour être dans une réalité qui n'est pas alternative parce que je crois qu'il n'y a quand même qu'une catégorie de Français les Français et puis il y a ceux qui sont les 10% qui ont été cités par le ministre qui ne sont pas des Français mais on va pas entrer quand même dans le détail génétique des populations dont on parlait un peu choquant les propos de notre collègue monsieur le ministre je vais d'abord vous dire que nous sommes satisfaits du dispositif de sécurité qui a mis en oeuvre on sait que les situations étaient difficiles pour les forces de l'ordre et qu'il a fallu beaucoup de de coordination d'efforts de leur part toute catégories confondues pour que la situation qui était bien mal engagée ça pèse et on espère que l'apaisement dura je veux vous dire que j'ai observé dans mon propre département à Mâcon une excellente coordination sous la houlette du préfet entre différentes catégories de force de l'ordre les gendarmes mobiles le GIGN le commissariat local la BAC il faut rendre hommage à tous ceux qui ont contribué à autour de la paiement trois questions en rafale la Love Me et l'article 435-1 de du code de sécurité à l'intérieur on a beaucoup débattu pendant le pays du refus d'obtempérer on était revenu sur la loi de 2017 j'ai entendu le garder qu'il était pas hostile à réama en la matière et notre proposition de d'amendement et de modification du texte et toujours sur la table je voulais savoir si vous aviez des chiffres comparés des refuses d'obtempérer pour ce qui concerne d'un côté la police et de ce côté la gendarmerie qui pourrait peut-être nous éclairer sur la façon dont ça se passe sur le territoire national en la matière deuxième sujet c'est celui des déclarations d'un bloc syndical majoritaire dans la police qui nous ont beaucoup choqué tout à l'heure on s'est mis aux questions gouvernement du syndicat de la masse magistrature et de ses propos j'aurais aimé aussi qu'on puisse s'inquiéter de ce qui a été dit dans un tract ou des syndicats policiers voulaient s'en prendre aux nuisibles se en guerre voire en résistance voilà je pense que c'est très inquiétant et je voulais savoir quel est votre réaction sur ce sujet et puis dans une paysage politique où il n'est plus d'extrême gauche je voulais savoir ce que vous pensez des milices des initiatives qui sont produites sur l'ensemble du territoire ou des citoyens on sait qu'il y a eu quelques militaires à Lorient ce sont organisés spontanément pour venir en ordre aux forces de l'ordre là aussi une forme d'inquiétude nous habite merci merci Monsieur durant Madame Brigitte l'herbier oui monsieur le ministre vous savez évoqué un nombre important de mineurs interpellé lors des émeutes le président Macron a insisté sur la reprise en main nécessaire de l'autorité parentale par les parents sur ses enfants délinquants je suis absolument d'accord avec ce besoin d'encadrement familial et où tout au moins un encadrement éducatif chargé d'autorité sur l'enfant j'aimerais monsieur le ministre que vous soyez quand même mon messager auprès de monsieur le Président de la République pour évoquer le besoin d'entendre aussi les enfants en bas âge en souffrance dans leur foyer 270 enfants sont sous ordonnés en judiciaire de placement dans le Nord depuis plusieurs mois considérer en grand danger et ses ordonnances ne sont pas suivies des faits faute de place dans les foyers largement occupé par les mineurs étrangers isolés et par la difficulté à recruter des nouvelles assistantes familiales compétente professionnellement et moralement si l'enfant était éduqué dans une violence dès son plus jeune âge comment trouver un échappatoire rien excuse les dégâts occasionner ces derniers jours rien rien ne justifierait de ne pas appliquer des peines exemplaires tant aux mineurs violents qu'à leur famille indifférente à l'avenir de leur progéniture les selles abandon rien car ces actes sont inqualifiables impensables honteux et nous remercions les forces de l'ordre d'avoir été en première ligne merci aussi aux pompiers aux élus symboles visés par ces attaques mais on va devoir travailler ensemble pour sauver notre République le président buffet et les membres de la commission des lois sont prêts à réfléchir sereinement pour éviter la reprise de ce genre d'attaque je pense qu'en amont un travail de reprise en main de la situation de l'enfant sans danger est inévitable les départements font de leur mieux mais l'État doit les soutenir en priorité dans leurs actions les enfants engagés appellent depuis des mois voire des années au secours le nombre de violences familiales explosent les procureurs généraux viennent d'ici régulièrement l'évoquer au sein du Sénat ne laissons pas les enfants évoluer dans ces violences car il le reproduiront peut-être si rien n'est fait monsieur le ministre vous qui êtes proche des concitoyens et je suis bien placé pour le savoir à Tourcoing transmettez à monsieur le Président qu'il est grand temps de sauver les enfants en bas âge ces situations que je viens d'évoquer sont en parallèle de notre réflexion sur la violence de ces derniers jours mais tout est lié pour comprendre et travailler sur l'avenir je voudrais savoir ce que vous pensez de tous non non c'était pas sûr que j'ai bien entendu Monsieur Bonhomme merci monsieur le Président Monsieur le Ministre comme beaucoup en regardant les images de ces derniers jours je me suis posé la question suivante comment un fait divers tragique au demeurant a pu mettre à feu et ascendre tant de vie dans notre pays je crois que c'est la première fois qu'on a vu un tel déferlement de violence nous je suis comme la majorité des Français a très grande majorité j'ai un mélange de sidération de stupeur de tristesse et de solidarité totale à l'égard de nos forces de sécurité policier gendarme et sapeurs-pompiers les dégâts que nous avons que cela occasionné sont considérables et il va falloir payer et remettre en état tous ces bâtiments publics tous ces incendies tous ces véhicules brûlés et indemniser tous les commerçants qui ont été fortement impactés naturellement cela débouche sur beaucoup de questions en interrogation qu'il ne s'agira pas ce soir avec une simple audition d'essayer de traiter je pense que les semaines et les mois qui vont arriver vont être l'occasion vraiment d'aller sur le fond des choses naturellement aussi je voudrais ajouter que la colère ne serait en aucun cas constitué un passeport pour la violence de même que rien absolument rien ne serait justifié excusez son usage débridé vous avez donc monsieur le ministre tout notre soutien sans restriction face à la façon dont l'ordre a été rétabli et si cela doit passer dans les prochains mois par une analyse profonde et nécessaire des causes on pourra évidemment évoquer tout un tas d'institutions ça n'est pas le ministère de l'Intérieur qui est en cause c'est la question évidemment de l'école de notre rapport en France à l'autorité à tout ce qui est verticale à la contestation Toutes les figure de l'autorité qu'elles soient juges qu'elle soit professeur qu'elle soit mère ou qu'elle soit force et qui a diffusé un sentiment de déresponsabilité générale et sur fond aussi quand même je voudrais le dire ici d'un discours de complaisance ici et là qui consiste à faire porter la responsabilité sur d'autres causes qui ne sont pas majeures en espèces je parle la cause du racisme la cause de l'insuffisance de la politique de la ville le mépris social ou la discrimination dont l'agent l'État serait l'agent tout cela relève de la simple dénégation du réel et nous mène tout droit à une forme d'irresponsabilité je rappelle que Ian France qui tranquille et qui est silencieuse qui elle a été également sidérée par cette exposition de violence et qu'elle attend d'abord un retour à la paix à l'ordre et à la sécurité première des libertés je voudrais maintenant vous parler deux points et deux facteurs particuliers qui me semblent avoir été assez nouveau dans ces dans cette explosion de violence d'abord le jeune âge des émeutiers vous l'avez dit un grand nombre de personnes interpellées au moins de 16 ans ou moins de 17 ans c'est une jeunesse ça a été indiqué par le monde qui est devenu hyper connecté mais dans le même temps complètement des culturé complètement déstructuré socialement et dépourvu de toute retenue et totalement désinhibée je crois que là ça marque vraiment et ça donne la mesure du renoncement dans cet homme de de nos institutions qui ont été complètement affaiblis et affaissés je pense naturellement à l'école et puis deuxième une question particulière sur l'usage détourné qui a été fait par les mortiers d'artifice nous avons vu des images tout à fait spectaculaires ou les les émeutiers sont procurés moult et force mortier d'artifice par tout moyen comment se fait-il qu'aujourd'hui on se procure en France aussi facilement on achète aussi facilement sur Internet notamment des mortiers d'artifices qui servent uniquement à cibler nos forces de l'ordre merci monsieur le président monsieur le ministre vous avez depuis le début de ces de ces difficultés et après la mort du jeune Naël vous avez tenu des propos que pour notre part nous avons trouvé responsable [Musique] tentant évidemment au fil des événements de faire en sorte que la paix civile puisse revenir et on sait que dans ce type de circonstances le pari n'est pas gagné d'avance et nous l'avons vu vous l'avez dit tout à l'heure de manière très responsable également ce n'était pas exactement la formule Mister pas loin bien malin celui qui pense avoir la solution n'avait pas utilisé exactement ces termes mais c'était l'idée bienheureux voilà donc effectivement gardons-nous de tout Simplice mais de toute solution magique il se pose cependant me semble-t-il d'ores et déjà deux types de questions auxquelles il nous faut répondre quand je dis nous c'est parce que nous considérons parlementaire que nous sommes aussi acteurs de tout cela la première c'est une question d'ailleurs que mon collègue Jérôme durain vous a posé sans doute en raison du temps de réponse limité vous n'avez pas pu y répondre complètement c'est comment réconcilier la police et la population puisque sans être trop longue nous voyons bien qu'il y a une difficulté de ce point de vue là et évidemment comment faire face à ce qui peut être perçu comme une discrimination comme des pratiques discriminatoires qui sont documentées et comment faire face à ces situations sans les nier sans les caricaturer nous les caricaturons pas mais sans les nier et je crains que certains ne les ne les ni la deuxième chose c'est les modalités de d'intervention des forces de l'ordre est-ce que vous ne pensez pas que il est nécessaire sans doute de recadrer ou de préciser les modalités d'usage des armes par les forces de l'ordre sans doute que trois séances de tir par an et largement insuffisant pour que les personnels soient en situation de de réaction suffisamment adaptée et donc au fond toute la question de la formation des policiers et sans doute en cause j'y ajoute sans doute la question de la rémunération et au fond de la considération que nous devons leur apporter et on peut retrouver le serpent de mer des millions d'heures supplémentaires qui ne sont pas payées et donc nous avons affaire évidemment des forces de l'ordre exténuées et qui ont évidemment beaucoup plus de difficultés à accomplir leurs missions sereinement voilà les deux questions que je souhaitais poser de la ganterie Madame Catherine difolco oui merci monsieur le Président Monsieur le Ministre moi je suis inquiète parce que j'ai entendu je crois que c'est samedi soir un reportage radiophonique c'est un journaliste qui était place Bellecour à Lyon et qui interviewait des jeunes voilà et qui est si jeune disais on va pas y aller ce soir parce que ils sont trop nombreux effectivement il y avait beaucoup de force de police il y avait le raid de la BRI sans doute je sais plus exactement je ne dis on va rien faire ce soir ils sont trop nombreux on revient mais t'inquiète pas ne t'inquiète pas on va revenir quand ce sera le moment on reviendra donc moi j'allais dire je suis inquiète parce que vous n'avez pas pouvoir disposer des dispositifs que vous avez mis en place que la préfecture a mis en place habitat eternam donc dès que les dispositifs seront allégés ça risque de reflammer de nouveau donc que pensez-vous faire pour éviter merci merci Président je souhaite d'abord bien évidemment comme d'autres collègues rendre hommage ici aux forces de l'ordre sapeurs-pompiers et dire à Monsieur le Ministre que bien évidemment nous le soutenons les uns et les autres ici surtout c'est bon dans les actions qu'il peut qu'il peut avoir pour protéger les biens et les personnes sur notre territoire nous sommes ici au Sénat les représentants institutionnels et constitutionnels des communes on sait le rôle essentiel que représente les mers au niveau certes des équipements publics pour le mieux vivre de nos populations mais aussi dans les nombreux litiges qu'il parviennent à résoudre faisant ainsi œuvre de justice de paix celle qui a disparu dans les dans les années 50 je crois savoir que vous avez donné des consignes aux forces de l'ordre afin que les élus soient protégés eux qui sont aujourd'hui pris pour cible par ceux qui ne supportent pas notre démocratie pouvez-vous nous dire quelle forme prendra désormais cette coopération d'autre part comptez-vous travailler avec le ministre de l'éducation nationale cela rejoint des questions qui ont été prélevées préalablement posées afin que nous institutions soient aussi à nouveau apprise dans les programmes scolaires et que leur portée symbolique est nécessaire au fonctionnement de notre société soit assimilée merci Monsieur Marc président canner merci Monsieur président monsieur le ministre premier mot pour n'ont pas répondre à Madame Stach brignaud mais quand même pour rappeler cette phrase qui dira sûrement des choses à certaines personnes je la cite nous pensons que l'immigration fait partie de la France et des Français depuis toujours l'immigration est un fait qui fait aussi la France qui a fait son passé qui fera sans doute son avenir il ne sert à rien d'être contre que veut dire être contre le mouvement des hommes sur la Terre Gérald Darmanin décembre 2022 Assemblée nationale monsieur le ministre j'aurais pu signer votre déclaration je le dis très simplement et je pense que il ne faut pas avoir notamment entre sénateurs madame chers collègues des propos caricaturaux qui ne font que mettre de l'huile sur le feu je le dis et je ferme la parenthèse en la matière et je vous invite à lire le l'excent ouvrage de Monsieur héron François errant professeur au Collège de France sur l'immigration le grand dé ni je reviens à notre sujet initial monsieur le ministre nous chercherons à comprendre les causes et analyser et porter des propositions d'ailleurs dans ce cadre au nom de mon groupe j'ai demandé l'organisation d'un débat parlementaire dans le cadre de l'article 50-1 de la Constitution j'espère que Madame borne pourra répondre à cette sollicitation qui relève de sa seule autorité néanmoins nous avons une rencontre de travail avec le Premier ministre il a 48 heures à Matignon avec l'ensemble des prisons de groupe et j'ai pu rappeler au nom de mon groupe ici représenté par Madame de la ganterie et Monsieur du Rhin je me retourne pour savoir non à priori j'ai interpellé combien de le faire d'ailleurs notre collègue du Rhin sur la formation des policiers sur l'interprétation et l'évaluation de l'article 435-1 du code de la sécurité intérieure mais j'ai une question complémentaire sur un sujet bien précis mais qui prend toute sa place et son importance dans le débat de ce jour à savoir le développement et la généralisation des caméras piétons et je ne vous cache pas ma surprise à la réponse qui m'a été faite par la première ministre me disant oui les caméras piétons sont totalement généralisées opérationnels moi j'y suis très favorable depuis la loi égalité citoyenneté de 2017 que nous avons porté sur cette partie là avec Bernard Cazeneuve et j'ai donc interrogé après le ministre sur le fait est-ce que les deux motards incriminés à Nanterre portaient les caméras piétons il n'emportait pas et par définition elles n'ont pas été enclenchées puisque n'en partait pas je considère nous considérons que les caméras piétons ne sont pas l'alpha Omega des solutions mais permettent de sûrement d'apaiser une relation entre incontrôlée et des personnes qui apportent ce qui porte ce contrôle et la réponse d'après ministre m'a un peu étonné mais je veux pas vous mettre en difficulté monsieur le ministre mais me disant mais quand on est motard on ne porte pas de caméra piéton je ne vois pas ce qui techniquement laisse à penser que pour des motards il y aura un empêche ment technique apporter les caméras piéton et je pense que l'enquête du lycien ne peut pas se baser uniquement sur de la vidéo surveillance ou sur des visios faites par des citoyens qui étaient présents à ce moment-là s'il n'y avait pas eu de vidéo surveillance et s'il n'avait pas été présent ces citoyens filmant la scène qu'est-ce qu'on aurait pu interpréter du sujet donc je serais heureux de vous entendre en la matière merci même la présentation oui merci monsieur le président monsieur le ministre mes chers collègues bon je vais me répéter d'autres l'ont dit avant moi et c'est bien que nous le partageions rien ne justifie effectivement les violences mais quand même rien ne justifiait aussi la mort d'un enfant de 17 ans il faut que les choses soient quand même claires de ce point de ce point de vue là alors moi aussi j'étais à la réunion convoquée par madame la Première ministre mardi dernier et je lui ai dit que nous avions déjà traversé deux phases la première c'est la phase de l'émotion et la seconde c'est ce sont les violences inadmissibles que je condamne très fortement et je ne reviens pas sur tout ce qui a été saccagé dans notre pays et les attaques scandaleuses contre des élus et donc si la situation est moins tendue aujourd'hui je crois que nous devons être clairvoyants nous ne sommes pas à l'abri d'une possible troisième phase donc dans ces conditions je pense qu'il faut rapidement apporter des réponses à court à moyen et à long terme pour rester sur le champ de la sécurité parce que j'aurais pu venir aussi sur d'autres champs mais sur celui de la sécurité et du maintien de l'ordre je sais que l'équation entre la prévention l'accompagnement et la protection que doivent porter la police c'est cette équation c'est un véritable défi à relever par les policiers eux-mêmes au quotidien c'est un métier difficile d'être policier et je trouve que c'est la situation est d'autant plus inquiétante que la classe enfin certaines personnes de la classe politique en rajoute fond de la surenchère des amalgames douteux des propos qui bien évidemment encore une fois font le lien entre sécurité et immigration avec tout le respect que j'ai pour vous Madame est sage Prino et je ne reviendrai pas sur les propos de Monsieur Kanner mais vous voyez dans une cour d'école ou à la sortie de l'école quand un gamin de 8 ans qui a le temps un peu bronzé on pense que c'est un immigré alors que c'est son arrière-grand-père qui est arrivé en France c'est pas son grand-père c'est pas son papa c'est son arrière-grand-père ce môme et français je suis française je suis française et je suis allé si c'est la question c'est ce que vous avez évoqué madame hustachepriot et je dis attention attention vous mettez de l'huile sur le feu avec vos propos comme les femmes politiques et surtout en tant que parlementaire on ne peut pas s'exonérer d'un certain nombre de choses certes le gouvernement propose des lois mais ces lois ce sont les parlementaires qui les votent donc nous sommes responsables aussi de la situation nous avons des responsabilités et il serait quand même assez inquiétant de s'exonérer de ces responsabilités nous votons la loi et donc les missions qui sont confiées aux policiers c'est nous qui lui avons qui leur avons conféré ces missions et donc monsieur le ministre moi vous savez j'ai plusieurs dadas concernant les policiers celui de la formation bien évidemment des policiers je pense qu'il faut la renforcer tout en tant que la durée de formation et puis celui du retour à une police de proximité je suis désolé depuis qu'il n'existe plus de police de proximité partout dans notre pays les liens se sont délités entre je n'ai pas dit que c'était la faute à Sarkozy madame madame Stach Brugnot vous savez j'ai loué très fine mais c'est un constat depuis qu'il n'y a plus de police de proximité dans notre pays les liens se sont délités entre les forces de police et la jeunesse et moi j'aimerais bien que Monsieur le Ministre répondent est-ce qu'il a l'intention de revenir à cette fonction de nos policiers merci Madame la présente Madame la présente Gatel merci monsieur le Président Monsieur le Ministre merci très sincère pour votre total engagement et votre transparence et merci aussi à toutes les forces de l'ordre qui sont si sollicités si éprouvées et parfois même accablé mes collègues ont chacun évoquaient un angle des choses et ceci montre bien que nous devons être aujourd'hui dans une approche systémique parce que je crois que les causes et les réponses sont multi FLAC factorielle et qu'au-delà de la crise que nous traversons je pense que le mal est profond et que la révolte sous toutes ses formes y compris dans nos campagnes parce qu'aujourd'hui on parle des révoltes urbaines il y a quelques temps parlait de la révolte des ruraux tout cela couvre et chacun de nous en tant des personnes extrêmement modérées aujourd'hui dire que demain elle voteront différemment et que il n'y a plus aucun tabou sur certains sujets et que il y a une attente très forte de retour alors de retour au vivre ensemble et l'ordre vous l'avez dit vous-même et la sécurité sur la meilleure protection des plus faibles en tout cas si on s'intéresse à la situation et au comportement des plus jeunes en Afrique je crois que l'on dit il faut tout un village pour éduquer un enfant et je pense que c'est très vrai je pense monsieur le ministre vous n'êtes en vous êtes en charge des questions de sécurité mais on ne peut pas ne pas parler tout le reste notamment en matière de prévention la famille et le premier lieu d'éducation il viendra l'idée de personnes de rejeter le principe de responsabilité individuelle et moi je suis très sensible à l'interpellation de notre collègue qui parle de la nécessité parfois de protéger les enfants et de les mettre à l'abri et leur donner une chance de s'émanciper et de s'éduquer parfois hélas en quittant leur famille pour aller dans des lieux qui sont des lieux d'éducation qui doivent être positives la deuxième chose Monsieur le Ministre c'est que je rejoins un peu la présidente assassine dans les zones de gendarmerie nous voyons que les gendarmes vivent au milieu de la population moi j'étais mère j'ai vu le chef de gendarmerie est joué au foot avec d'autres ses enfants allaient à la même école moi je ne souhaite pas transformer le policier en coach sportif mais il n'empêche que quand vous rencontrez les au quotidien dans votre vie vous les regardez de manière différente et vous n'êtes plus face à face dans des moments de tension et de violence et moi je crois à une présence à plonçal la police de proximité sans connotation d'époque voilà mais je crois qu'il y a sans doute de la prévention qui donnerait un rôle sans doute différent à la police mais nous préserverait enfin Monsieur le Ministre dernière question s'adresse pas à vous mais encore une fois moi je pense que vous êtes au centre de tout et qu'il y a une vraie question sur la mixité oui au centre moi je suis très contente qu'on dit ça bien heureux celui qui est au sang sur le milieu bref je reviens madame de la ganterie à mon propos je pense qu'on a un vrai je pense qu'on a un vrai sujet sur les conditions de vie et l'assignation à résidence de certaines personnes à la campagne comme à la ville et je pense que si nous confions aux élus locaux la gestion notamment du logement social je pense qu'elle serait plus heureuse parce qu'il y aurait une mixité sociale qui serait pratiqué en matière de dentelle et je pense que sans doute qu'il y aurait moins de tension et moins de ghetto qu'en pensez-vous monsieur ça devait se terminer par une question je vous remercie merci dernière intervention madame Dominique verrière merci monsieur le Président Monsieur le Ministre moi je voudrais tout d'abord saluer en fait les habitants de ces quartiers politiques de la ville qui pour beaucoup se sont engagés pour sauver des bâtiments et ne pas forcément laisser faire essayer d'empêcher toutes ces détériorations car ils n'ont pas oublié qu'ils en étaient les premières victimes et nous ne devons pas l'oublier non plus donc je voulais le saluer derrière ces émeutes il semblerait qu'il y ait quand même une organisation facilitée par les messageries ou les réseaux sociaux soit mais une organisation et d'ailleurs le fait que vous ayez tout d'abord arrêter des jeunes et que plus vous avancez dans vos investigations et plus vous arrêtez des plus vieux montre là encore qu'il doit bien y avoir une organisation alors quelle est ce type d'organisation est-ce que ce serait lié au trafic de drogue comme on le dit souvent qui profite de ce chaos par ailleurs on voit vous l'avez dit vous-même que vous avez les forces de sécurité intérieure on saisit encore 300 kg de mortier si j'ai bien compris sont-ils en train de se réarmer doit-on effectivement le craindre et ça je me fais donc l'écho de ce que vient de dire notre collègue Catherine difolco et donc que faire pour anéantir le pouvoir de cela et enfin j'arrive au maire célibataire alors je crois vraiment à l'autorité parentale et je crois pas que une mère soit forcément plus faible qu'un homme mais malgré tout le maire de l'ail des roses elle a dit lui-même certaines mères n'y arrivent plus voir sont elles-mêmes victimes de leurs enfants qui souvent sont tombés sous l'influence de ces fameuses organisateurs dont je parlais un peu plus avant alors moi je vais vous parler des pairs où sont-ils les pairs et permettez-moi de pousser un coup de gueule quand je vois le père de Noël qui se porte partie civile il ne faut quand même pas avoir beaucoup de fierté pour ne pas avoir été là pour élever son enfant mais essayer de profiter de sa mort merci Madame Verrien bien heureux interventions nous appartient maintenant de répondre un peu plus de 5 minutes quand même merci c'est gentil merci monsieur le Président peut-être deux mots deux mots généraux et puis répondre à chacune de vos questions il a été fait référence dans les médias et même ici ou là par vous interventions aux émeutes dites de 2005 je voudrais comparer des choses et évidemment dire qu'il y a des choses très différentes en 2005 à 21 jours d'émeutes et au bout du dixième jour le gouvernement de la République sur demande du Président de la République si je me rappelle dans l'histoire politique impose à son ministre de l'Intérieur de l'époque l'état d'urgence on voit que d'ailleurs ça a duré malgré l'état d'urgence puis c'est plus de jours d'émeutes après qu'avant et chacun se rappelle sans doute que c'est une vague de froid extrêmement forte qui a calmé une partie des ardeurs des délinquants ou des émotiers de l'époque ils étaient plus âgés beaucoup plus âgés qu'aujourd'hui j'ai demandé qu'on sorte les comparaisons je ne les ai pas encore mais à coup sûr ils étaient plus âgés moins de villes étaient concernées chacun se rappelle d'ailleurs que Marseille à l'époque n'avait pas connu des meute parce qu'on expliquait que le trafic de drogue qu'elle met les ardeurs de ceux qui voulaient être ébutier il n'y avait pas de réseaux sociaux il me semble que LCI devait être la seule la chaîne de formation continue mais je n'ai plus de bons souvenirs en tout cas c'était pas tout à fait le moment médiatique et le même nom de mimétique et il y avait malgré tout il y avait eu malgré tout à l'époque d'abord de la part me semble-t-il des décideurs politiques à défaut de jugement sur ce qui était arrivé dans l'affaire initiale et par ailleurs qui a sans doute contribué à l'excitation et à des vacances et par ailleurs à la fin je constate qu'il y avait aussi des revendications sociales d'où les plans et notamment chacun s'en souvient des fameux plan Borlo et autres qui ont répondu à ces difficultés là nous avons des choses très différentes quatre jours d'émeutes nous avons jusqu'à présent pas utiliser l'état d'urgence d'ailleurs je constate que si personne ne reproche et parfois ça nous approcher médiatiquement mais nous en revanche d'avoir pris l'état d'urgence je suis pas sûr qu'il nous aurait beaucoup aidé et d'ailleurs je n'ai pas proposé au Président de la République à la première ministre puisque l'état d'urgence avec comme grand avantage comme dans un état d'urgence terroriste de faire des perquisitions administratives l'idée de donner au minimisateur les pouvoirs qu'on les procureurs de la République ou les juges comme là il n'y avait pas d'organisation criminelle comme tels que nous l'avons vu il y a d'autres organisations j'y reviendrai même à ma Satis et perquisitions administratives sauf et on va pas à l'instant où nous en parlions n'était pas d'une utilité d'une grande efficacité j'ai fait le pari que la démonstration de force et d'interpellation était de nature à calmer une partie des émeutiers dont je veux dire ici que d'après des services de l'intérieur mais ce sont des chiffres qui forcément ne sont pas scientifiques ils étaient entre 8000 et 12000 peut-être un peu plus peut-être un peu moins les groupes très mobiles souvent cagoulés mais on peut pas considérer qu'il y avait des centaines de milliers de personnes dans ces quartiers ou des millions de personnes vivent qui se sont rebeller contre la République donc je pense que même si les images sont extrêmement choquantes même si les agitations et les dégradations sont extrêmement fortes même s'il y a 800 policiers gendarmes blessés fort heureusement aucun n'a le pronostic vital engagé je veux aussi dire qu'il s'agit de toutes opus de quelques milliers de personnes qui ont commis ces difficultés ce qui est à la fois un problème très important et en même temps nous ne permet pas de mettre dans le même sac tous les habitants des quartiers populaires bon le deuxième sujet que je voudrais évoquer avec vous c'est celui de la police d'ailleurs je reviendrai peut-être pour répondre à Madame de La Gontrie je m'en excuse auprès du sénateur du Rhin et qui connaît le respect que m'inspire son travail si je n'ai pas été très complet pendant la question au gouvernement évidemment la police nationale et avec la gendarmerie je trouve que le débat peut gendarmerie je l'entends monter mais il est pas très correct d'abord parce que il y a 25% des vacances aux autres gendarmerie 75% zone police chacun s'accordera à dire que c'est pas le même type de délinquance deuxièmement il y a encore quelques années vous discutiez avec le visiteur de l'époque de la Réforme de la gendarmerie nationale puisque dans l'affaire des Traoré à Persan c'était exactement les mêmes discussions autour d'un supposé racisme de se poser mauvais interpellation il y a du bon dans la gendarmerie nationale il y a du bon dans la police nationale je crois qu'ils ne font pas totalement le même métier je veux constater avec vous cependant que 80% d'intervention des gendarmes mobiles sont en zone police et d'ailleurs quand on dit il y a un rapport police population je pense que si on avait un on peut toujours discuter d'ailleurs j'aime pas trop ce mot parce que pour moi la police à gendarmerie ils sont dans la population ils sont pas à part ils ont des enfants qui vont à l'école ils ont des habitations qu'ils ont des des maris des femmes des parents ils changent de métier ils sont issus de la population c'est pas une population à part il rentre pas dans le caserne dans le commissariat sans jamais rencontrer leur boulanger ou leurs voisins bon donc je trouve que les distinguer les populations est insultant pour eux mais je comprends ce qu'on veut dire par ce mot je ne veux pas le rejeter par principe je crois que il n'y a pas dans le statut militaire de la gendarmerie nationale dans sa formation des choses qui expliquerait que ça irait mieux que des gendarmes avec des policiers puisqu'on peut trouver bien des exemples qui montrent que dans les villes qui se sont agrandis et qui sont en zone gendarmerie c'est le cas dans je prends l'exemple de Libourne par exemple en Gironde ou c'est le cas de Persan ils connaissent ces mêmes difficultés on peut sans doute inspirer ici ou là des pratiques des uns et des autres mais je ne suis pas sûr qu'il y a une martingale quelque part et en disant ça j'ai le plus grand respect bien sûr pour le travail des gendarmes pour le travail des policiers le but du ministère d'intérieur c'est de prendre le meilleur des deux forces et pas le moins bon des deux forces parce que aussi du moins bon de chaque côté c'est pour ça qu'il faut faire très attention en rapprochement on aura l'occasion sans doute de parler de la philosophie du cristal je veux dire que la police si on veut bien mettre ça à son crédit elle est le réceptacle tout ce qui n'a pas allé de tout ce qui n'a pas aller jusqu'à présent dans la société pour moi je vais prendre un exemple qui voudra parler à ceux qui sont attentifs aux questions médicales ce sont les urgentistes de la société si quelqu'un fume toute la journée bois toute la journée est stressé et en surcharge pondérale et vit dans des conditions de non respect de son corps il faut pas s'étonner qu'il fasse une crise cardiaque ou un AVC qu'est-ce qu'on fera on appellera les pompiers ou le SAMU ils interviendront le plus rapidement possible espérons-le avec la formation la plus efficace possible espérons-le avec les technologies les plus modernes possibles espérons-le et ils se vont ou pas la vie de cette personne si cette personne meurt nous serions bien comment dirais-je seront bien méchant de considérer que c'est d'urgentiste qui a pas su le sauver et qu'il faudrait davantage encore le sélectionner davantage encore exiger les choses de lui sans doute qui peut encore s'améliorer être plus rapide avant de meilleurs moyens être plus attentif à la médecine enfin c'est pas lui personnellement qui est responsable de cette mort ici cette personne ne meurt pas qu'il l'a sauvé c'est pas lui qui va lui faire changer d'attitude de ne plus boire de ne plus manger de maigrir c'est son médecin généraliste c'est s'habitudes alimentaires c'est peut-être même ses parents c'est peut-être même son mode de vie donc je pense que la police cristallise quand je dis la police faisant les forces de l'ordre cristallise évidemment des faits médiatiques et extrêmement complexe ce mystère de l'intérieur est un ministère où tous les jours il se passe de très nombreuses horreurs que fort heureusement toute opinion ne connaît pas parce que je crois qu'elle serait alors aussi déprimé que les membres de mon cabinet bien évidemment mais c'est l'arrivée et après la police chacun le sait la justice l'arrivée de toutes la difficulté que la société a pas su réglée avant donc moi je veux bien tout ce qu'on veut et les policiers parfois connaissent des difficultés fortes y compris dans leur vie personnelle parfois de management qui sont extrêmement toxiques mais je pense que avant de poser ce genre de question pourrait se dire qu'ils ont une charge et une surcharge physique et psychologique très grande quand l'éducation va mieux quand l'intégration a réussi quand le logement est efficace parce qu'on sait tous qu'il y a des liens entre tout ça et d'autres encore alors je crois que il y aurait moins de travail pour nos policiers alors cependant pour répondre à la question de la Gontrie très très concrètement même la gorille merci de des propos que vous avez tenus et merci d'ailleurs au groupe socialiste au sens large et à tous ceux qui sont ici d'avoir tenu ses propos c'est un policier qui a été mis en examen c'est pas tous les policiers qui ont été mis en examen alors est-ce qu'un policier peut commettre des erreurs oui bien sûr est-ce qu'il y a à améliorer la formation sans aucun doute d'ailleurs nous avons posé quatre mois de plus la propositions faut-il faire davantage sans doute sans doute faut-il mieux sélectionner les policiers très certainement je constate avec vous si vous me le permettez que je suis à la tête d'un ministère ou à part les commissaires de police ce que nous recrutons c'est souvent des enfants pour reprendre notre mot de 18 de 19 de 20 ans qui n'ont pas fait de très grandes études et qui choisissent ce service de la nation par la police gendarmerie je ne suis pas la tête mais ça de la justice où les gens passent des concours avec plus 4 bac + 5 ou éducation nationale aux gens sont très mal payés par ailleurs comme les policiers mais enfin ils ont un capital social très important mettons-nous quelques instants à la place d'un majorité majorité de jeunes qui choisissent ce service de la police et de gendarmerie que nous devons former nous ok oui ça demande une exigence supplémentaire parce qu'en plus ces personnes ont la contrainte légitime des armes et donc par ailleurs une responsabilité supplémentaire et à nous savoir pourquoi et pour quelle raison ils veulent rentrer dans la police gendarmerie c'est la première question que je pose à des policiers à des gendarmes quand je les croise dans l'école on est tous toujours très touchés et il y a parfois des questions qu'on peut se poser donc 1 je veux dire que oui on doit améliorer sans cesse et ce sera un travail jamais terminé de travail des policiers et des gendarmes sans aucun doute je suis le premier à ne pas accepter à son instant qu'on tutoie les personnes c'est inacceptable qu'on est 15 ans qu'on soit étranger en situation irrégulière ou qu'on soit présent directeur général d'une société on ne peut pas tutoyer les personnes alors évidemment c'est plus facile à dire dans les fauteuils du Sénat que sur le terrain mais c'est la honneur de la Prestation nationale nous ne sommes pas une bande rivale contre une autre grande rivale c'est d'ailleurs pour ça monsieur Durand et vous le savez que j'ai pris à sa tombe de décision lorsque j'ai vu des policiers manifester en cagoule on n'est pas une bande rivale contre une autre grande rivale c'est pas ça la République donc oui il faut sans cesse améliorer un travail difficile de formation des policiers oui vous avez raison Madame la Gontrie trois tyran administratifs c'est pas assez notamment les tirs dit en mouvement parce que c'est ça la difficulté quand je suis arrivé au ministère de la table à la gaufrerie 60% des policiers seulement vers leurs trois tirs administratifs c'est leur administration qui est responsable de leur sécurité et la première chose que fait l'igpet de l'iggène c'est de vérifier que le policier a fait trois tirs administratifs et s'il n'a pas fait il le sanctionne mais c'est pas lui qui refuse de faire toiture administratif c'est qu'il y a pas assez de stand de tir c'est qu'il y a pas assez de temps pour la formation c'est nous les employeurs de ces policiers qui savent responsables vous avez raison il faut largement améliorer ça je crois que la loi que vous avez votée nous permet de le faire vous avez raison aussi également il faut sans doute que nous nous posions des questions de compréhension du monde dans lequel vivent les policiers des gendarmes peut-être que le policier et le gendarme et c'est le cas de toute personne qui travaille finalement dans sa filière professionnelle ne se pose pas assez de questions parce que par manque de temps par manque de formation par manque d'action de son administration par management aussi la question dans quel monde il évolue mais cependant madame de La Gontrie accordez-moi quand même qu'on ne peut pas tout à fait dire qu'il faut changer les lois j'entends la question sur la loi de février 2017 que le gouvernement de Monsieur Cazeneuve a proposé dans d'autres circonstances très certainement c'est pas parce qu'un policier ne respecte pas la loi qu'il faut changer forcément cette loi d'ailleurs je constate que beaucoup veulent que désormais je dis giver sous le coup de l'émotion non non j'ai beaucoup j'ai dit beaucoup ce monsieur ce policier qui est encore une fois a droit à la présomption d'innocence et je ne suis pas procureur de la réplique je ne suis pas juge n'a manifestement de mon point de vue et je ne suis pas spécialiste au sens formateur de la question mais je me posais évidemment poser des questions avant d'apporter une réponse publique mais seulement pas respecté la loi de 2017 parce que quelqu'un ne respecte pas une loi il faudrait la changer c'est absurde si quelqu'un fait du 184 km/h sur l'autoroute BC la vitesse excessive de 130 à 120 ne résoudra rien puisque par définition il ne respecte pas cette vitesse je ne dis pas qu'il ne faut pas réfléchir à aux conditions d'emploi des forces je dis que ça me paraît une réponse trop rapide et trop facile premièrement deuxièmement je veux dire ici que l'intervention de la police nationale gendarmerie c'est la conséquence de 10 ans de difficultés entre pays qui ont commencé avec des attentats les attentats terroristes un certain nombre de violences inexcusables qui relève très souvent des violences urbaines qui adressé parce que le premier travail des policiers gendarmes c'est souvent intervenir sur des forçonnées où ils ouvrent le feu des reflets d'obtempérer alors j'ai bien compris les questions qui m'ont été posées je vais vous donner les réponses j'espère le plus précise possible sur les refus de tempérer en 2022 il y en a eu 25 800 fait connu par les services de police et de gendarmerie c'est à dire en moyenne un refusé tous les 20 minutes 5329 dans des circonstances exposant directement à autrui le risque d'amor de 2016 à 2022 il y a eu une hausse de 5,8% pour les refus et 27,3% d'augmentation pour l'effet de refus d'obtempérer dans les circonstances exposant directement quelqu'un à la mort et si je prends le travail qui est fait par les policiers donc parce que je vous ai donné les chiffres opérés simples et c'est ce qu'on a constaté c'est pas ceux qui existent au sens où les policiers de rames sont pas là qui amènent un policier demandant de s'arrêter en ayant constaté la fraction on constate qu'ils ont augmenté 220 6%, et de même que le nombre de récidives par le même producteur d'un véhicule augmenté de 155% dans ces conditions est-ce que les policiers légendaires notamment la loi depuis 2017 augmentent leur intervention pour tirer la réponse est non là encore je veux dire que dans le débat qu'on a eu c'est faux c'est pas parce qu'un policier n'aurait pas respecté 2017 que il y a une augmentation comme je l'ai lu par 5 des tirs en zone police comme en zone gendarmerie en 2013 c'est le dernier enfin le chiffre plutôt que j'ai 226 déclarations de tir opérationnelle et accidentelle de manière générale usage sur véhicule en mouvement 133 en 2016 donc au moment où j'imagine le gouvernement de ce Cazeneuve a été inspiré pour prendre sa législation 255 tirs administratifs 313 usages de larmes volontaires opérationnels en position gendarmerie 181 sur véhicule en mouvement en 2017 l'année de la loi 394 styles opérationnels 313 pardon 429 pardon usage de l'in volonté opérationnel et sur les vécu un mouvement 255 prenons l'exemple alors 2020 c'est une année covid me paraît pas une bonne comparaison mais 2021 qui était une année covid à moitié 290 tirs opérationnels 341 usages volonté opérationnels 201 sur les clients mouvements 2022 qui est une année pleine sans covid 285 déclarations de tir opérationnels 317 usages d'armes opérationnels 168 un véhicule en mouvement c'est à dire que l'apprentissage gendarmerie c'est le contraire de ce qu'on raconte il y a de plus en plus de tempérés et j'utilise de moins en moins leurs armes ça c'est la vérité des chiffres et j'ai le détail police et gendarmerie si vous le souhaitez monsieur le sénateur je voulais passerai c'est exactement la même chose dans les deux façons il n'y en a pas une qui augmente et une qui baisse les deux baisses donc je crois que on peut se poser des questions encore une fois mis à l'intérieur devant l'incroyable force qu'on les force de l'ordre par définition et la contrariété que nous console Parlement peut se poser toutes les questions qu'il faut après vous êtes d'accord avec moi que la loi que vous venez de voter n'a pas encore connu ses effets puisque nous sommes dans la première année budgétaire de cette transformation et encore une fois nous avons augmenté de 4 mois la formation c'est remonter d'un tiers nous avons augmenté de 50% la formation continue mais je veux dire que la police et la gendarmerie contrairement à ce que j'ai entendu et c'est tout à fait faux ne tire pas plus qu'avant et oui les autres opérés augmente bien plus qu'avant ça pose des tas de questions les gens qui conduisent sans permis les gens qui viennent de cambrioler les gens qui ont de la drogue les gens qui ont de l'alcool les gens qui respectent plus aucune autorité c'est tout à fait vrai il y a sans doute beaucoup de raisons assez refaire mais il n'est pas vrai quand j'ai lu et relu et relu que nous augmenterions les consignes de tir de les tirs les consignes et donc les tirs sur les les refuses sur les reflux alors d'autres questions ont été posées alors madame Serge Regnault vous posez une question difficile je vais essayer de répondre non seulement ce que je pense mais je crois être la vérité je n'ai pas de réponse scientifique puisque par définition nous n'avons pas encore le retour exact de l'intégralité des personnes que nous avons interpellées je veux ici vous dire que président de la République a demandé au garder cela moi-même de postérieure à aux interpellations au travail de la justice de faire très rapidement une étude sociologique pour savoir qui sont ces personnes et je suis certain que le Président de la République nous autorisera à rendre public cette étude sociologique je veux le dire en dehors du travail des policiers des gendarmes que des gens extérieurs puissent regarder ce qui s'est passé moi je n'y ai pas vu j'ai fait une quinzaine de commissariats en 4 jours la nuit et la chose que je fais quand je vous pose de garde c'est que je demande la liste des personnes qui sont perdues mais qu'est-ce qu'ils ont fait jusqu'à présent beaucoup dit que c'était des gens provenant sur notre familiales on peut tous faire l'expérience vous êtes parlementaire vous y aider quand vous le souhaitez bien évidemment ça vaut la République j'ai regardé et faites-le dans vos commissariats de gendarmerie qui sont ces gens oui il y a des gens qui apparemment pourraient être issus d'immigration mais il y a eu beaucoup de Kevin et de Matteo si je peux me permettre il y en a eu aussi et l'explication n'est pas n'est pas l'explication seulement identitaire me paraît très erronée je ne veux pas ici dire je pense qu'une explication identitaire serait se tromper et puis surtout je pense que ce serait une critique assez fort de ce qui s'est apparemment parce que si je fais rapide calcul 17 ans de moyenne c'est à dire qu'ils sont nés sous la présidence de Jacques Chirac ça veut dire que reprocher aujourd'hui imaginez d'ici Ferré immédiatement sur une question migratoire me paraît déjà trop tard madame la sénatrice si jamais c'était votre solution en revanche la question de l'intégration et la réussite de l'assimilation est une question intéressante et je crois que la posée simplement en termes identitaire serait une réponse trop facile mais encore une fois ce que j'ai dit tout à l'heure il faut il faut se poser sur les sur les sur les questions est-ce que l'explication sociale est la seule réponse je ne le crois pas totalement non plus d'abord ce serait une insulte extrêmement forte à tous ceux qui suivent des familles très modestes travaillent et respectent l'ordre et c'est pas parce que on connaît des situations très modestes qu'on attaque des bibliothèques qu'on attaque des CCAS on a attaqué des CCAS voilà chacun sait ce que ça veut dire des postes dans des quartiers populaires et vous savez très concrètement moi dans ma ville ou dans la ville de Reims que j'étais visité en quartier populaire attaquer les deux postes des deux quartiers populaires c'est à dire que les minima sociaux qui sont parfois critiqués c'est-à-dire des mandats que le toucheront pas les gens leur propre famille donc l'explication ne peut pas être que sociale étant issue d'immigration par ma famille et étant issu une famille modeste par ma famille je pense qu'il y a une part de liberté de chaque individu de se sortir de son déterminisme et que ce travail de la République de l'aider à sortir se déterminisme il peut y avoir des réflexes identitaires aux communautaires il peut y avoir des réflexes de classes sociales mais je crois que le principe de la République c'est de ne pas discriminer les gens soit social soit par leur classe d'origine éthique je ne suis pas naïf madame la sénatrice je dis juste que je ne veux pas confondre les choses il me semble j'ai toujours combattu les discours qui consistaient à dire qu'il y avait des gens qui intrinsèquement si j'ose dire essentiellement au sens de l'essence était prédéterminé sinon on aurait du mal à comprendre comment beaucoup d'entre eux servent dans l'armée française dans la police française moi je sais bien c'est parce que vous avez dit mais ce que je veux dire c'est qu'il y a aussi beaucoup d'enfants ici de migration que je croise dans les couloirs de la police nationale que je croise à la mairie que je croise à la gendarmerie nationale que je croise dans les armées et je crois et je crois et je crois que c'est une question plus d'intégration et d'action que fait la République pour les aider à s'intégrer de responsabilisation des personnes individuellement que de déterminisme d'origine ethnique ou sociale je veux dire ce monsieur Durin que je pense que j'ai répondu sur la levure pour en parler à l'envie et sans doute de manière un peu plus calme que j'ai été en désapprobation du communiqué du syndicat Alliance et que j'ai été dit même sur une chaîne de grand écoute puisque c'était le journal de télévisé de TF1 que ce n'était pas mes mots après moi monsieur le centaure j'ai deux réflexions personnelles la première c'est que la liberté syndicale elle est pour tout le monde syndicale elle est pour tout le monde je le corrige aucun communiqué d'aucun syndicats bon oui encore heureux mais on voudrait que je corrige et communiquer du syndicat Alliance je ne suis pas adhérent du syndicat Alliance ni des autres syndicats par ailleurs et je ce n'est pas moi de faire la police de la pensée ils ont sorti à communiquer il y a une discussion politique je crois qu'il s'attendait à cette réaction politique point j'ai dit aux responsables d'alliance pour qui personnellement j'ai le plus grand respect comme pour tous les syndicats de policiers qui font un travail très compliqué très difficile et qui défendent l'intérêt des fonctionnaires de police que ça me paraissait pas les mots que j'aurais utilisés dans le contexte en plus dans lequel nous étions point une fois que j'ai dit ça je veux aussi dire par ailleurs que beaucoup de policiers beaucoup de gendarmes tout en ayant peut-être un avis identique à celui du communiqué du syndicat Alliance ou on considérant que les politiques n'en font pas assez vous considérons que ils subissent beaucoup de difficultés ou considérant comme dirait même incontrie elle a parfaitement raison même si nous augmentons notre rémunération qui sont mal payés beaucoup de policiers et de gendarmes ont été malgré leur opinion politique philosophique ou religieuse totalement au rendez-vous de ce qu'a demandé la République moi j'ai pas eu un mouvement de grève un mouvement de désapprobation et encore une fois je le redire même si il y a 10 enquêtes igpn iggn et il faut qu'elles aient jusqu'au bout avoir des dizaines de milliers d'intervention pour avoir 4000 interpellation dans un contexte où les maisons brûlées on envoyait le raid pour libérer des élus dans des mairies on envoyait le GIGN pour pouvoir arrêter des émeutiers des types du GIGN que j'ai croisé excusez-moi c'était que des garçons à Torcy moi expliquer que dans des communes où ils sont allés il y avait 50 et Métiers ils étaient 4 bon ils ont arrêté ces personnes pour brûler une mairie pour brûler une médiathèque moi je veux leur dire que j'ai très bien compris qu'ils avaient été au rendez-vous de la République et qu'ils avaient compris qu'on avait besoin d'eux une fois que j'ai dit ça les syndicats ils ont la liberté de dire ce qu'ils souhaitent et vous avez le la liberté bien évidemment ce sénateur de critiquer ce sujet la les milices que vous évoquez ont existé à Angers et à Chambéry notamment documenté par ministère de l'Intérieur nous avons procédé à des interpellations nous avons présenté ces personnes devant la justice nous verrons bien à quelle réponse pénale ils auront je veux aussi dire que des militants ultra gauche comme l'a dit monsieur le président de la commission des lois ont participé de façon extrêmement rare mais quand même à des attaques je pense au quartier du Mirail à Toulouse notamment tout au début on va essayer de faire ce qu'on appelle une convergence des luttes ils n'ont pas réussi et je veux dire ici que moins de 2% des personnes que nous avons interpellées sont connues des services de renseignement et à ma connaissance un seul fichier donc on voit bien qu'il n'y a pas eu de convergence des luttes même si ça avait été souhaité donc oui les milices d'extrême droite doivent être absolument combattus nous regarderons d'ailleurs comment on peut documenter d'éventuelles dissolution s'il existait des groupements familiaux des associations on y travaille en ce moment monsieur le sénateur et oui le combat contre l'ultra gauche qui profite et qui veut mettre bas notre système républicain doit être également combattu je veux dire par ailleurs que il y a eu effectivement à Lorient manifestement une mobilisation en dehors de tout cadre bien sûr de certains militaires je remercie le ministère des armées d'avoir ouvert une enquête sur ce qui s'est passé à Lorient à notre connaissance je ne peux être que d'accord avec l'intervention de Madame l'herbier il passe simplement parce que je suis grand électeur du Nord monsieur le monsieur Président d'athmission je n'ai pas dit pour qui je voter je n'ai pas dit pour qui je voter monsieur le Président canner et j'ai remarqué qu'en ce temps de campagne satoriale vous avez dit du bien du ministre de l'Intérieur et vous l'avez me citer je saurai mon souvenir je saurai mon souvenir d'autres convergences je veux dire qu'elle a je crois parfaitement raison et que et que là aussi je serai assez curieux de savoir et peut-être que l'étude de commander par le Président de la République te permettra d'y répondre combien de ces adolescents ou jeunes adultes faisaient partie de l'aide sociale à l'enfance ou en tout cas ont connu un parcours parental extrêmement détérioré peut-être que non peut-être que on peut considérer vous connaissez bien ces sujets que lorsqu'on connaît des difficultés extrêmement fortes quand on est enfant on a tendance à les reproduire Philippe Segal a une jolie phrase disait l'adulte est toujours l'enfant qu'il était je pense que c'est c'est vrai et d'où l'importance des parents évidemment et du cadre familial sur les mortiers monsieur le sénateur bonhomme je pense avoir répondu tout à l'heure aux questions gouvernement il faut absolument les manger cette législation qui nous permet peut-être de réglementer bien sûr ce travail de de poursuite et et d'action et de ces on en reparlera le président de la République nous avons dit travailler sur la question de l'action et vous parler de l'action à Lyon madame la sénatrice moi aussi c'est une étude que j'ai demandé au ministère de l'intérieur j'ai eu l'impression confusément dans les remontées j'ai fait 5 nuits de suite dans les centres opérationnels que la des villes qui avait une caméra de vidéo surveillance et les villes qui permettaient à la police nationale d'intervenir sur les caméras vidéo surveillance je pense à la ville de Lyon qui ne le permet pas madame la sénatrice je crois qu'on a été plus efficace que les villes qui avaient pas de caméras sont nombreux ou qui n'ont pas permis la police intervenir c'est un fait je suis désolé de le dire c'est un fait donc je crois que pour corroborer c'est fait forcément confus et peut-être avec un billet psychologique de ma part nous avons aussi demandé de regarder arrêt des émeutes travail de la police judiciaire et présence de caméra vidéoprotection pour que la représentation nationale puisqu'on a souvent ce débat puis savoir ces éléments présents à évoqué la question des caméras piétons il a mille fois raison moi je salue le travail qui a fait le ministre et le premier Cazeneuve dans la loi qui est parmi ces caméras piétons quand je suis arrivé au ministère de l'Intérieur il y avait 11000 caméras piétons il y en a désormais 53000 et ils vont continuer à augmenter je passerai monsieur centerduin connaissa sur le fait que les caméras piétons d’alors étaient pas très performantes elle ne couvrait pas les elle ne couvrait pas les vacances enfin on essaye donc on a relancé le marché on a équipé tout ça soit désormais individualisé on sait quelle caméra ce qui était pas le cas auparavant appartient à qui et dans quelles conditions demain on perd demain c'est aujourd'hui puisqu'on le fait déjà dans quelques commissariats grâce à la loi sécurité globale que vous n'avez pas voté mais c'est pas très grave mais le président de la commission des lois et la majorité l'ont voté mais je sais que ce point aurait pu être partagé on va pouvoir avoir le contenu des caméras en direct également dans les centres opérationnels donc évidemment la consigne ministre de l'intérieur comme pour le port du Rio et pour les problèmes se durant il l'a vu que j'ai rappelé à tous les effectifs qui devaient évidemment le porter c'est de porter ses caméras piétons oui comme vous monsieur le Président le cananaire j'étais extrêmement surpris que les motards de la DOPC de les portent pas je pensais au début à une faute de la hiérarchie ce n'est pas vrai pourquoi ils ne le porte pas je me suis aperçu alors comme quoi j'avoue bien volontiers une erreur et j'aurais dû tel un maire tous les jours dans sa dans les rues regardez ce qui se passait dans sa ville parce que les équipements des motards et pas que de PC de tous les motards est-elle qui ne permet pas de mettre le harnais qui permet de mettre la caméra c'est un problème technique bien évidemment qu'on peut le résoudre bien sûr qu'elle me tarde doivent porter leur caméra piéton comme je suis ministre et que je n'ai pas tendance à regarder en dessous pour voir qui est à côté je dis maxima mais elle coule pas nous allons changer ça j'ai donné comme consigne que d'ici la fin de l'année évidemment tous les motards police et gendarmerie puisque c'est le cas partout y compris dans la gendarmerie national quand ils ont leur moto de protection parce qu'évidemment quand on est moteur on peut tomber vous connaissez ces difficultés et c'est pas n'importe quel métier puis c'est très difficile d'être motard il puisse porter évidemment leur caméra piéton donc vous avez ainsi votre votre réponse et je ne peux être que d'accord pour terminer je crois alors il y a la question de l'organisation puis la question de Madame assassin la présente assassin moi Madame A présente assassin j'ai pas de d'idéologie pour la police parce que je veux c'est que ça fonctionne dans les meilleures conditions possibles pour avoir été maire d'une commune importante qui connaît des difficultés qui a été aussi durement touchée moi il me semble que mon commissariat c'est des policiers de proximité j'ai des BST et il faut un travail de proximité ils connaissent les noms des médiateurs des habitants et ils sont présents dans leur territoire et que c'est pas le travail des policiers que de faire médiateur social parce que c'est un autre travail et d'ailleurs on demande pas médiateur social de faire de faire policier il me semble que la police municipale madame la Présidente c'est une forme de police de proximité et je suis toujours étonné quand il y a des mères qui disent il faut davantage de proximité quand ils ont 100 200 300 policiers municipaux je peux dire c'est bizarre parce que c'est comme le travail que doit faire aussi une police municipale qui doit arrêter de demander toujours à mon avis davantage de moyens si ce n'est pas déjà capable et beaucoup de fond mais très bien un travail de proximité maintenant qu'il faille augmenter les effectifs pour qu'il soit plus en présence et moi en intervention la réponse est oui c'est ce que c'est de faire pourquoi on crée plus effectifs de police nationale c'est pour que y ait de des policiers qui bien sûr fassent des interpellations et d'autres qui soient en lien de présence de voie publique ce qu'on appelle plus de bleu dans la rue et c'est pas la façon dont on donne des consignes madame la Présidente il faut bien comprendre ça qui perdent permet de passer une police soit une autre c'est le juste le manque d'effectifs structurels global que nous avons qui ne permet pas de répondre à tous les appels 17 ou à tous les appels de la police judiciaire ou à tous les appels d'interpellation pour qu'il y ait des policiers de proximité ou de présence qui puissent eux dire bonjour aux commerçants être présent en bas des tours des quartiers ou simplement discuter avec les élus c'est pas une question de consigne donnée parmi zata par les préfets c'est juste qu'on a pas assez d'effectif au moment où je vous parle dans les grandes agglomérations notamment pour répondre à toutes les interpellations du 17 ce serait intéressant d'ailleurs que je puisse vous livrer des augmentations crescendo parce que tout le monde appelle le 17 désormais et on l'a vu d'ailleurs sur les violences intra-famille et c'est très bien et la présence donc on a un problème de RH dans la police nationale à coup sûr et d'ailleurs on essaie de le réparer peu à peu donc je veux bien en discuter à l'envie madame la Présidente mais vous savez moi je suis toujours étonné de deux choses deux petits faits comme dirait Stendhal le premier c'est un reportage que j'ai vu à la télévision et et c'était très étonnant il y avait un monsieur cagoulé qui parlait à une chaîne d'information on continue qui disait ouais les policiers ils arrêtent pas de nous contrôler et on fait rien on ne fait que vendre du shit alors évidemment si on a un rapport avec la police qui consiste à pas contrôler ceux qui vendent de la drogue on va voir un problème parce que la police proximité peut pas passer à côté et dire tiens moi je suis de proximité donc quand je vois un fait je n'interviens pas deuxièmement j'étais au commissariat de Dreux parmi les très nombreux déplacements j'arrive à l'étage au commissariat de Dreux et puis il y avait Julien pour dire bonjour le procureur de la République il vient me saluer et à côté il y avait une policière qui faisait l'audition un jeune genre 14-15 ans je crois sa maman est l'avocate et la maman veut dire monsieur ministre c'est incroyable pourquoi on est là mon fils n'a rien fait et là l'autorité judiciaire rappelle quand même devant le ministre que ben si ils son enfant à 3h du matin était dans les rues de rue et se servait dans des commerces qui étaient pillés elle a répondu il a rien fait il venait juste de prendre se servir parce que c'est pas lui qui a cassé la vitre donc je pense qu'il y a sans doute une part d'amélioration du travail du ministère d'intérieur je ne veux pas sous-estimer ce propos mais il y a une part de la population qui ne reconnaît plus l'autorité du tout et il y a une part de la population madame la Présidente pardon de vous le dire qui et parfois complice de sa progéniture nous avons des témoignages de parents qui se servent pendant ses émeutes j'ai un témoignage de la police de Paris il y a 48 heures qui m'explique ils sont allés interpeller un jeune mineur responsable de d'avoir cassé un magasin ils sont allés chez lui le père n'est jamais ne s'est jamais levé du fauteuil où il regardait sa télévision et lorsque les policiers lui ont dit qu'il venaient pour interpeller ses enfants il a dit lequel qu'est-ce qu'il a encore fait sans jamais se lever sans jamais éteindre la télévision quand vous avez ce genre de témoignage de policiers vous vous dites que on peut toujours améliorer l'information et la police nationale mais peut-être qu'il y a aussi une part pour la société me semble-t-il que ne peut pas attendre la population et puis enfin sur l'organisation je dis à madame la sénatrice que c'est sans doute pas une organisation sauf si je me fais des mentir par le travail judiciaire évidemment donc sous toutes réserve parce que c'est assez frais au sens où nous l'entendons au sens où cette organisé avec des gens organisés avec du financement organisé que c'était préparé c'était sans doute spontané donc le fait que les perquisitions administratives des états d'urgence ne m'ont pas parus évidents ça aurait été une atteinte aux libertés publiques sans pour autant en efficacité du travail de la police bon je dis pas qu'il faut jamais l'utiliser je dis jusque là j'ai considéré que je n'avais pas besoin de ça pour établir l'ordre mais ce qui est sûr c'est que c'était une organisation au sens réseau du terme et je crois que là les réseaux sociaux sont très larges interpellent dans leur effet mimétique bien sûr la compétition qui a été qui explique sans doute une mobilisation de certaines villes moyennes qui n'existait pas en 2005 mais aussi par les messages qui se passaient et vous savez le redire une chose que j'ai déjà dit en commission des lois je sais que les sénateurs sont particulièrement attentifs aux libertés publiques je voudrais redire d'ailleurs que Miss des libertés publiques c'est moi le mise et libertin deviennent cette garde des sceaux mais la direction de liberté publique c'est au ministère de l'Intérieur les écoutes téléphoniques à la papa ça marche très peu désormais tout le monde s'appelle sur WhatsApp sur telegram sur signal sur les messageries ditescriptées ou sur les réseaux sociaux type Facebook snapchat Instagram le ministre de l'Intérieur n'a pas les moyens légaux vous le savez très bien de regarder ces échanges de formation là il peut le faire que dans un cas très précis qui inca terroriste que vous lui avez accordé donc je veux dire aux Français qui reproche pourquoi pourquoi ils interviennent pas je suis habilis qui applique les lois de la République je suis le pouvoir exécutif une petite parcelle je peux faire de la captation dite à distance rentrer dans les téléphones pour des sujets terroristes je ne peux très contrôlé je demande des mises sur écoute ou des surveillances des réseaux sociaux qui sont ensuite signés par trois autres personnes et par une autorité administrative indépendante que vous additionnez d'ailleurs périodiquement donc on ne fait pas ça la légère après il y a de pouvoir judiciaire c'est un autre sujet je ne peux pas demander qu'on regarde Instagram Facebook snapchat WhatsApp WhatsApp signal votre téléphone dans des cas de grande violence urbaines de délinquance de trafic de drogue donc je pense qu'il y a une question à vous poser mesdames et messieurs les sénateurs si vous voulez que la police et les moyens sous le contrôle du juge et sous le contrôle des autorités indépendantes puissent casser les réseaux très importants de trafic et notamment de trafic de drogue il va falloir bien un jour étudier la possibilité que la police et la gendarmerie et des yeux pour voir et des oreilles pour écouter dans le cadre de la législation et dans le cadre du respect comme on l'a fait dans le cadre des écoutes téléphoniques par exemple et sinon pourquoi qu'est-ce que ça veut dire ça veut dire que on va se retrouver dans la même situation qu'aujourd'hui on ne peut pas prévoir ce qui se passe on ne peut pas savoir ce qui se passe et c'est qu'au bout de 48 heures où on a interpellé les personnes et on a ouvert des enquêtes judiciaires et comme l'exprimé garde des sceaux avec des mots fleuris qu'on a pu péter les comptes je crois que c'est ce qu'a dit il garde des sceaux dans un langage clair oui mais en judiciaire le judiciaire est donc toujours la conséquence d'un fait là vous me demandez à moi des comptes en tant que ministre de l'Intérieur donc permettez-moi de vous dire que tant que nous resterons dans ce genre de fonctionnement nous aurons des résultats judiciaires mais après des faits si vous voulez l'administratif comme vous le permettant d'écouter téléphonique classique si vous voulez faire avant l'effet il faudra donner les pouvoirs à jour à la police à gendarmerie encadrée je sais que c'est une question très compliquée et je ne veux pas ici faire d'annonces particulières j'ai eu l'occasion plusieurs fois à me se présente commission de l'avoir dit en trois ans que je vous fréquente et que je viens de dire dans votre mission donc il y a eu organisation au sens réseau moderne du terme avec sans doute des mots du genre on va d'abord casser les caméras de vidéoprotection on va se coordonner pour attaquer à la mairie machin bah non il y a le raid donc du coup on va aller au commerce bidule c'est ça l'organisation c'est une organisation de de voler de moineaux c'est pas une organisation au sens criminel du thème du terme pardon peut-être que demain ça évoluera ça je ne sais pas mais cette organisation elle a été très difficile dans la mesure où les services de pays gendarmerie ne peuvent pas c'est pas qui ne peuvent pas en technique mais ne peuvent pas au sens légal regardez ce qui se passe sur ces réseaux que nous utilisons tous et si nous notamment vous les utilisez peuvent dit quotidienne vous imaginez que ceux qui ont des choses à se reprocher ils utilisent pour d'autres raisons et donc je soumets à votre sagacité cette réflexion parce que je crois que ça explique bien des choses aussi dans le fonctionnement de ces émeutes délinquants et pour toute ces explications la réponse aux questions sans doute que nous aurons l'occasion dans Red débattre et que lorsque notamment vous aurez d'autres éléments des éléments supplémentaires mais un tout hypothèse au moment de lever cette réunion je voudrais redire notre entier soutien mais notre volonté aussi d'aller beaucoup plus loin et d'aller beaucoup plus loin surtout sur l'analyse de fond et la vérité des situations pour tenter d'apporter une réponse qui s'opérait évidemment qui soit surtout adapté merci à vous
Gérald Darmanin