Antoine Vermorel-Marques (LR) : "La droite doit être beaucoup plus claire face au RN" • FRANCE 24
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[musique] RFI et France 24 présentent mardi politique. C'est l'heure de mardi politique sur France 24 et RFI et nous recevons Antoine Vermorel Marquez, député de la Loire et vice-président des Républicain. Merci d'avoir accepté notre notre invitation.
Merci. Alors, une enseignante de collège a été poignardée par un élève de 14 ans dans le sud de la France à San Mer. Son pronostic vital a été engagé.
Être professeur aujourd'hui est-il un métier à risque ? Je vais déjà euh saluer l'ensemble de l'équipe éducative et évidemment cette enseignante et le courage qu'elle a eu. La question c'est comment un enfant de 14 ans euh non seulement décide de rentrer avec un couteau dans un établissement scolaire, comment il peut rentrer dans un établissement scolaires avec un couteau et ensuite pour quelle raison il décide de poignarder une une enseignante d'art plastique dans son établissement.
Moi, je pense que ça pose la question de la sécurité de nos établissements scolaires et puis aussi du retour de l'autorité à l'école de faire en sorte de protéger nos enseignants, protéger les le service public en France pour faire en sorte que ces problèmes peut-être de santé mentale ou d'autres puissent puissent avoir trouvé une solution pour ces pour ces jeunes parce que vous vous venez de le dire hein, ça va bien évidemment ça va être remis sur dans dans les polémiques, dans les jours qui viennent. Euh il y a deux sujets. Il y a effectivement la santé mentale des jeunes qui est de plus en plus préoccupante.
Alors est-ce qu'il y a suffisamment d'infirmiers scolaire, de gens qui veillent sur l'histoire des apparemment ce jeune homme avait un problème avec sa famille et puis d'autre part vous le disiez la sécurité. Alors est-ce que on se pose toujours la même le même sujet dans le fond ? Est-ce qu'il faut mettre des détecteurs de métau à l'entrée de toutes les écoles ?
Est-ce que les écoles doivent devenir un sanctuaire ? La la première chose, c'est de protéger l'établissement, de protéger les professeurs mais aussi les autres élèves. Donc moi, je suis favorable à la question des portiques à l'entrée des établissements scolaires.
D'ailleurs, on l'a expérimenté dans ma région. Et puis la la deuxième chose, c'est évidemment la question de la santé mentale et ça passe par la régulation notamment des réseaux sociaux. C'est la proposition de loi de l'ormiller qu'on a voté la semaine dernière pour interdire les réseaux sociaux au moins de 15 ans.
Faut bien comprendre que les jeunes n'achètent plus les couteaux en boutique. Ils les achète sur internet grâce parfois à des VPN en les tournant les règles pour faire en sorte de pouvoir se procurer c d'armes. J'avais moi-même trouvé des armes de catégorie A sur Chine en vente libre en bestseller et la même arme que j'avais trouvé sur ce site internet sur Chine avait servi à tuer un lycéen de 14 ans il y a 1 an.
Et donc ces armes qui se trouvent à 10 € en livraison gratuite sont des des armes qui qui visent à tuer et qui doivent aujourd'hui nous nous engager dans une démarche beaucoup plus proactive de régulation des réseaux sociaux, de régulation d'internet vis-à-vis notamment des mineurs. Alors Marine Le Pen attend aujourd'hui les réquisitions du parquet dans son procès en appel. Les avocats généraux ont demandé de confirmer les peines de culpabilité et d'inéligibilité.
Ce n'est pour l'instant qu'un réquisitoire. Mais euh si elle ne pouvait pas être candidate, pensez-vous que cela donnerait du combustible à Jordane Bardella et euh au Rassemblement national, c'est-à-dire que bah voilà, la colère montrait du côté de de l'extrême droitre ? Moi, je suis attaché à l'état de droit et l'état de droit, il est clair, il y a une il y a une règle.
Si vous dépassez cette règle, si vous ne la respectez pas, vous êtes condamné. et que vous appeliez Marine Le Pen ou Madame Michu ou monsieur Michu, la sanction doit être la même. C'est pas parce que vous avez un titre, c'est pas parce que vous avez le rôle de député ou potentiellement de candidate à l'élection présidentielle que vous êtes au-dessus des lois.
Et donc si Marine Le Pen a effectivement détourné de l'argent public, même à des fins politiques, même sans enrichissement personnel, la loi elle est claire, c'est l'inégibilité. Et donc on attendra de J'attends de voir les réquisitions, mais personne doit être au-dessus des lois. Et évidemment que euh c'est pas parce qu'elle veut être candidate à l'élection présidentielle qu'elle peut se permettre de faire tout ce qu'elle souhaite.
La droite euh les Républicains, vous êtes vice-président des des Républicains, préférerait avoir à affronter euh un Jordan Bardella ou une Marine Le Pen ? Non, la question c'est de c'est pas de savoir qui est contre nous aujourd'hui. La vraie question, oui, mais la question qui se pose pour nous, elle est plus sérieuse, elle est plus existentielle, c'est qu'est-ce qu'on propose aux Français ?
Et c'est là où le où notre parti a une mission fondamentale de relever le le combat des idées, le combat des proposition aussi pour 2027 pour pas être simplement on est là contre Marine Le Pen ou contre Jordan Bardella, mais on est là pourquoi ? Qu'est-ce qu'on veut défendre dans la France d'après ? Comment on relève la France ?
Comment on lui redonne sa grandeur ? Comment on la transmet aussi à nos enfants celle dont on a hérité ? C'est plein de nouveaux sujets.
La question écologique évidemment que je porte au sein du parti mais aussi la question évidemment migratoire, la question de la sécurité, la question de l'éducation. Tous ces sujets-là, on les mettre en débat. Bien sûr qu'on a du boulot et avec beaucoup de On a l'impression que le est-ce que est-ce que les républicains travaillent dans le sens où on a l'impression que aujourd'hui euh c'est devenu une cour de récré entre Laurent Voquier, Bruno Retaillot, il y a toute une liste de prétendants à l'Élysée, David Lissenard, enfin bon aujourd'hui c'est un peu l'impression que c'est un peu tourné manage.
Moi ce que je souhaite c'est que chacun des des candidats qui sont légitimes, on a de la chance, on a des talents, où il y a des familles politiques où il y a plus de talent. Nous, on a plein de talents. Il faut que ces talents-là, ils se mettent au service de la famille politique et notamment au service des Français avec la question de des idées, qu'est-ce qu'il portent pour le pays ?
Plutôt que de vouloir être candidats les uns contre les autres à essayer à faire celui qui fera 7 ou 8 %. L'enjeu, c'est de savoir qu'est-ce qu'on met sur la table, qu'est-ce qu'on propose. Et la vraie question, c'est quel est notre projet pour 2027 ?
Et ben, on l'attend. Échec singlant en tout cas pour les républicains. C'est la première fois que ça arrive ce dimanche lors d'une législative partielle en en Haute Savoie qui est pourtant un fief historique de des Républicains.
Le candidat UDR, c'est-à-dire le parti d'Érixioti qui a rejoint le Rassemblement national, a remporté au la main euh enfin le candidat a remporté au la main euh cette cette primaire euh cette pardon cette partielle. C'est la première fois qu'un allié du rassemblement national l'emporte. Alors faut être honnête, la participation était extrêmement faible, 34 % mais est-ce que c'est un signal selon vous inquiétant pour votre parti et dans le fond quel enseignement vous en tirez ?
C'est c'est pas une bonne nouvelle. Déjà, moi je veux rendre hommage à Christelle Pétex qui était la députée de de des Républicains qui avait décidé de mettre fin à son mandat et je vais lui rendre hommage pour la connaître personnellement pour tous les engagements qu'elle a porté. Cet échec, c'est un échec local mais c'est aussi un échec national. c'est quand on n'est pas capable d'être clair sur nos bornes, où sont nos frontières et notamment cette question qui nous a été posée à la dissolution de 2024.
Voulez-vous oui ou non suivre Eric Sioti avec Marine Le Pen pour devenir les sous-traitants du Rassemblement national ? Tous les députés LR ont répondu non à cette question et le problème qu'on a eu en haute de Savoie, c'est qu'on a notamment un président de fédération, Marcel Sadier, qui est également président du département qui n'a pas été clair pendant la campagne et on peut pas avoir mais il y en a plein qui seront pas pas clairement. Il faut que le parti soit clair dans ses positions et quand on a des personnes qui cherchent à nous faire perdre en local, ils ne peuvent pas rester au sein de la famille.
Alors, est-ce que le rassemblement national pour tout le monde chez LR reste un adversaire politique ? Il il est évidemment un adversaire politique pour tout le monde et pour ceux qui pour ceux qui ne sauraient pas répondre à cette question, ils n'ont rien à faire dans notre famille politique. Parce que ce qui nous différencie avec le Rement national, c'est pas une question de mesurette, c'est une question de nature à la fois sur notre projet mais aussi sur notre histoire et ce que l'on veut porter pour l'avenir.
Nous, on n'est pas là pour diviser les Français, on n'est pas là pour faire en sorte de stigmatiser les uns avec les autres, de fracturer, on est là pour justement remettre de l'ordre et remettre de la justice dans tout ça. Et c'est la grande différence je pense avec le Rassemblement national qui en plus d'un point de vue économique, on a pas encore parlé du budget mais avait é près de 34 milliards d'euros d'augmentation d'impôts avec un projet quasiment social étatiste porté à l'Assemblée nationale par Marine Le Pen et par ses soutiens. On a rien à voir avec ces gens-là et c'est la raison pour laquelle on doit être beaucoup plus clair parmi nos cadres qui eux jouent double jeu avec l'UDR.
Ça montre quand même une porosité des des électorats de l'électorat. Je suis pas certain qu'il une porosité parce que en 2024 moi la dissolution quand on a donné le choix et qu'on avait tous des candidats moi j'avais un candidat du Rassemblement national soutenu par Ericoti contre ma circonscription les électeurs de droite ont voté pour moi, ils n'ont pas voté pour lui. Donc je pense qu'on a il y a pas une porosité si forte.
Par contre la question c'est que si on n'est pas capable de mettre des propositions sur la table pour faire barrage alors le barrage ne tiendra pas. Alors, selon un sondage d'Oxac, 48 % des sympathisants LR estiment que le parti sort affaibli de la séquence budgétaire. Votre parti-t-il ses contradictions sur le budget à l'Assemblée entre l'Assemblée nationale et le le Sénat et puis bien sûr entre Laurent Voquier qui est donc président de groupe à l'Assemblée nationale et Bruno Retaillot le patron du parti qui lui jugeait ce ce budget inacceptable alors que leur voquier a voulu jouer la carte de la responsabilité et les Français ce que vous citez ils ont raison.
La vérité c'est qu'on avait un choix extrêmement difficile à faire sur le budget. Même moi, même moi, en terme de en tant que député la droite républicaine, je me suis interrogé pour savoir ce que je devait faire parce que d'un côté, on avait des choses qui c'est qui étaient pour nous inacceptables, notamment l'augmentation des impôts sur les plus grosses entreprises et puis de l'autre côté, on avait obtenu des choses comme l'absence d'augmentation d'impôt sur les ménages, sur les particuliers, sur les TPE, les PME et même les entreprises de taille intermédiaire. Donc comment vous faites la balance quand il y a quand vous êtes dans un budget imparfait parce qu'il y a pas de majorité parce que vous n'avez pas de majorité de droite pour choisir ben la balance c'est la censure et si vous censurez le gouvernement c'est 20 milliards de plus de dettes et c'est 6 mois de discussion budgétaire de nouveau que vous faites perdre à votre pays.
C'est la raison pour laquelle on a décidé sur la ligne, on a décidé de ne pas censurer même si ce budget là ne nous convenait pas parce que c'était pas un budget de nous n'avons pas la majorité. Qu'est-ce qui est impardonnable, c'est que les Français nous reprochent parfois notre manque de position claire et ils ont raison mais la situation elle est complexe, elle est difficile. Par contre, ce qui est impardonnable c'est nos divisions internes.
On peut avoir des problèmes de positionnement mais on doit pas avoir de problèmes de division interne. On est trop faible pour avoir une nouvelle guerre des chefs, pour faire en sorte que certains jouent la politique de la terre brûlée, pour être certain que un tel ne montera pas plus vite que l'autre. Tout ça c'est mortifère pour le pays.
C'est mortifère pour la droite française. Bien sûr qu'on mais bien sûr qu'on est sur le chemin la droite la plus la plus bête du monde. Par pourquoi ?
Parce que on a des talents et on est incapable de se mettre autour d'une table comme dans une famille pour discuter ensemble et se dire qu'est-ce qu'on met sur le la table ? Qu'est-ce qu'on met comme proposition ? Et ensuite on verra qui sera notre candidat à l'élection présidentielle.
Et c'est ça qu'on devrait faire si on veut absolument redevenir majoritaire en 2027. Non pas pour nous-mêmes, mais parce que je suis convaincu que nos propositions sont majoritaires et en plus sont bonnes pour le pays comme pour l'Union européenne. Oui, mais comme vous venez de le dire, vous étiez entre le marteau et l'enclume.
Est-ce que dans le fond voter est-ce que vous pensez que comme le dit Bruno c'est un budget socialiste qui va être mise en œuvre ou bien effectivement il fallait accepter et avaler la pilule et de dire à vos électeurs voilà et bien les entreprises vont faire un un gros effort sur la la fiscalité sur les entreprises. Ça c'est pas dans l'ADN de de la loi non bien sûr c'est uniquement d'ailleurs on s'est battu que les grandes entreprises qui font plus de 1 milliard 500 millions de chiffres d'affaires qui vont être davantage taxé toutes les autres tout le tissu de PME de TPE et même l'entreprise de taille intermédiaire ne le seront pas et c'est parce qu'on s'est mobilisé encore une fois quand vous regardez les votes du Rassemblement national qui votent main dans la main avec la France insoumise pour augmenter de 34 milliards d'euros les impôts sur les ménages et sur les entreprises, il y a quand même un deux poids de mesure par rapport à ce budget-là. Est-ce que ce budget est bon ?
Est-ce que c'est le meilleur budget pour la France ? La réponse est non. Est-ce que l'absence de budget aurait été pire que ce budget ?
La réponse est oui. Donc vous êtes dans un choix cornélien. Par contre, la question qui se pose maintenant, c'est qu'est-ce qu'on fait dans dans cette année qui arrive pour qu'elle soit utile pour le pays ?
Qu'est-ce qu'on fait pour la question notamment de l'allocation sociale unique plafonnée pour lutter contre l'assistana ? Qu'est-ce qu'on fait sur la question régalienne ? Comment on remet de l'ordre avec le projet de loi sûre de de Gérald Darmanin dans notre justice ?
Et enfin, qu'est-ce qu'on prend comme mesure pour le pouvoir d'achat notamment en matière énergétique ? avec la programmation pluriennelle de l'énergie. Ça c'est des sujets qui sont importants et cette année, elle doit être utile.
Elle doit pas on doit pas être là simplement pour parler de la prochaine élection présidentielle. Alors justement euh on va en parler quand même de 2027. Vous vous défendez l'organisation d'une primaire large de socle commun allant au centre et aux républicains.
Euh c'est dire oui du centre au Macronis jusqu'à les Républicains. Euh pour vous, est-ce que c'est disons la seule façon d'éviter un duel ? Rassemblement national Mélenchon et en tout cas le duel qui nous est présenté aujourd'hui c'est effectivement d'avoir d'un côté Jordan Bardella ou Marine Le Pen au second tour contre Jean-Luc Mélenchon.
Pour nous, c'est un 21 avril 2002 à l'envers. C'est-à-dire qu'on va, si on continue à se diviser, à faire en sorte que chacun soit entre 10 et 14 % et qu'on est incapable de se mettre ensemble, alors on assistera à un duel qui est mortifère pour le pays. La seule manière pour nous d'atteindre le second tour, c'est d'avoir un seul candidat à l'élection présidentielle.
Et pour ça, il y a différents dispositifs. Moi, j'en connais un qui est celui qui est la primaire. de permettre aux militants de la droite et du centre de choisir qui sera au second tour face à Marine Le Pen ou à Jordan Bardella et de rouvrir un grand espace de débat démocratique d'idée parce que quand vous avez des candidats qui sont qui viennent de la même famille politique, ce qui doit les distinguer, c'est les idées, les propositions pour la France et c'est ça que la la primaire permettrait de faire.
C'est une position personnelle que j'exprime à titre personnel évidemment mais qui me semble être le chemin le plus utile pour le pays pour faire en sorte qu'on nit pas le 21 avril 2002 à l'envers, c'est-à-dire que la droite disparaisse du second tour de l'élection présidentielle. Mais rappelez-vous les primaires, qu'elles soi à gauche ou à droite dans l'histoire récente, on ont montré que c'était la prime à la la radicalité. Et je sais pas si la radicalité est une mauvaise chose.
François Fillon était certainement un meilleur candidat qu'Emmanuel Macron en 2017 et son programme et son programme politique son programme politique en tout cas était beaucoup plus conforme à ce que je crois bon pour le pays. Mais mais si on a une primaire de la droite et du centre et qu'il y a une prime à la radicalité ça voudrait dire que le candidat est issu probablement des républicains qui sera le parti le plus à droite de l'échiquier de ceux qui participeraient à la primaire. [rires] Moi en tant que vice-président des républicains, ça me conviendrait tout à fait.
Et qu'est-ce qui va vous différencier de comme disait Jean-Marie Le Pen, les les Français préfèrent l'original à la copie. Qu'est-ce qui qu'est-ce qui cette course l'échalotte avec le Rassemblement national ? Est-ce que vous serez plus dur que le Rassemblement national qui déjà veut laver plus blanc ?
Mais il y a pas une course à l'échalotte avec eux, ils ont leur proposition. Nous avons les nôtres. Sur la question régalienne, on a besoin d'un choc d'autorité.
On a besoin d'un choc d'autorité mais sur la question économique et sociale, on a des différences qui sont majeures. Quand vous voyez par exemple le Rassemblement national qui refuse de voter les 15 heures d'activité pour les bénéficiaires du RSA, qui s'engage dans le maintien de l'assistana qui est mortifère pour le travail pour la revalorisation du travail quand vous avez le même Rassemblement national qui vote 34 milliards d'augmentation d'impôts à l'Assemblée nationale. Quand vous avez Marine Le Pen qui défend une une société, une économie quasiment étatisée, c'est vraiment pas le projet politique de la droite et du centre.
Et c'est pas ce qui est bon pour le pays, c'est parce que nous croyons bon pour le pays. Et donc je pense qu'on a besoin d'avoir un débat en interne ouvert avec un vote démocratique pour désigner notre candidat et que ce soit ensuite lui qui porte notre projet pour 2027. Alors quand on pense à Renaissance, on pense évidemment à Gabriel Atal qui déjà pose des longs la vue puisqu'il fait des des meetings.
Est-ce que vous imaginez Gabriel Atal entrer dans une primaire de la droite et du centre ? Mais la seule question que chacun doit se poser, c'est est-ce qu'il veut faire une candidature de témoignage et faire 10 % l'élection présidentielle ou est-ce qu'il veut devenir président de la République ou participer à C'est ce qu'a fait Emmanuel Macron signal en 2000. Oui, mais on était pas dans un contexte où on avait un second tour entre Jordan Bardella et Jean-Luc Mélenchon.
Et ça c'est quand même un phénomène qui est nouveau. C'est-à-dire qu'on a maintenant soit on se met ensemble et on incarne une autre alternative à ce débat-là, soit il faudra que chacun le lendemain du premier tour se réveille avec la gueule de bois et se dise bah j'ai le choix entre Jordan Bardella et Jean-Luc Mélenchon. Moi, j'ai moi ce que je souhaite c'est qu'on ait jamais ce choix-là et qu'on travaille à faire en sorte que les Français n'aient jamais ce choix-là, qu' puissent avoir une alternative à ça.
Et pour avoir une alternative, il faut que chacun accepte de travailler avec les autres. Et objectivement entre ce qui ce qui nous distingue et ce que entre ce qui nous rassemble par rapport à à ce qui nous distingue de Jordan Bardé ou Jean-Luc Mélenchon, il y a beaucoup plus de choses qui nous rassemblent. Et selon vous, quel critère devrait guider le choix d'un candidat de droite qui pourrait rassembler justement face à à l'extrême droite ?
Moi, je pense que le candidat de droite, il doit être fier de ses valeurs, qui doit imposer notamment deux thématiques qui sont majeures dans le débat public et qui sont un peu aussi les échecs du macronisme. La première, c'est le retour de l'ordre et de l'autorité et de faire en sorte que dans notre pays bah les policiers soient respectés. Retillo n'a pas réussi.
Si il est peut-être pas resté suffisamment surtout il avit pas de majorité à l'Assemblée nationale mais quand vous regardez les chiffres notamment en matière d'immigration le nombre de régularisation et le nombre de naturalisation ont diminué de près de 30 % quand Bruno Retillo était ministre de l'intérieur. Et la deuxième thématique très forte qui est la revalorisation du travail. C'est pas normal que dans notre pays des gens qui se lèvent tôt tous les matins, qui se couchent tard tous les soirs qui travaillent ne vivent ne puissent pas vivre dignement de leur revenu du travail et c'est ça qu'on arrive à à renouer.
Merci. Merci beaucoup Antoine Vermel Marquez. Merci à Flor Simon et à Cameron d'avoir préparé cette émission.
Merci à toute l'équipe technique à vite. RFI et France 24 présentent mardi politique.
Antoine Vermorel-Marques