Les Français qui ne s'en sortent plus !
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] Sud Radio midi 14h la parole au frança Alexandre Jardin. Bonjour et bienvenue dans votre émission avec Alexandre Jardin. La parole au français 0826 3003 300.
Appelez-nous. On est ensemble jusqu'à 14h. Bonjour Alexandre.
Bonjour. Ils étaient des centaines de milliers à défiler hier dans les rues. Vous en étiez peut-être.
On attend vos témoignages pour nous aider à comprendre les raisons de cette colère. Alexandre, euh on aura des invités qui vont tourner autour de de l'extraordinaire changement qui s'est qui s'est produit entre le 10 et le 18. Le 10, on avait un mouvement politique, le 18, on avait la crise du pouvoir d'achat.
On en parlera dans un instant. Nos invités Yet, Benjamin Cochier et Reda Bellad, porte-parole du syndicat unité police. On en parle dans un instant et puis la crise du logement atteint des chiffres records, 3,1 million de logements vacants et pourtant 4 millions de mal logés.
Jean-Ferando et Caroline Aldebert s'engagent à travers leurs associations. Ils seront nos invités dans un instant. Oui.
Euh et puis on parlera de votre pouvoir d'achat de 13h à 14h avec vos témoignages et celui d'Isabelle notamment Alexandre qui vous a particulièrement touché. Une femme d'exception, une femme qui humainement est absolument incroyable et de temps en temps, il y a des citoyens, des citoyennes qui ont le le par leur leur vécu, le leur puissance humaine, une capacité à parler au nom des autres. Euh ne loupez pas ça, c'est vraiment un être humain euh de grande classe, euh de grande qualité humaine.
Euh euh ne loupez pas. Isabelle sera entouré d'André Merlin et du sénateur Alain Hooper. 0826 300 300, la parole au français.
Prenez-la, c'est votre émission. À tout de suite. Sud Radio, midi 14h, la parole au français.
Alexandre Jardin. On est passé du 10 au 18, vous le disiez à l'instant Alexandre. Quelle différence ?
Quelle quelle cause et quelle suite à ce mouvement ? C'est comme si la société tout à coup avait remis l'ordre du jour réel et et l'ordre du jour réel c'est pouvoir d'achat. À un moment le travail ne paye plus et donc je pense que si ça embrayé aussi fort c'est que tout simplement il y a une telle différence entre le brut et le net.
Il y a il y a une telle impossibilité pour le monde économique de de d'arriver à augmenter les salaires sans que ça ait des conséquences. énorme pour eux. Au fond, il faut qu'on soit tous bien conscients que on est à 0,8 % de croissance.
À 0,8 % de croissance, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il faut 99 ans pour doubler le pouvoir d'achat. Ça veut dire qu'il faut quatre générations qui ne voient aucun changement.
Ça veut dire une société de la rancune puisqu'il y a plus rien à partager. Donc on a un modèle global euh et ça aboutit donc à des tensions euh insupportables. Euh c'est beaucoup plus grave que de s'en prendre à un président à 15 %, c'est de s'en prendre à un système à 0,8 qui nous condamne à à une société de la rancune.
Euh alors, vous êtes syndicaliste, euh on parlera avec Benjamin Cochi euh juste après. Vous êtes syndicaliste, vous la société de la rancune, bah vous la gérez, vous la prenez dans la figure. Il y a quelque chose que j'aimerais qu'on éclaircisse parce qu'au fond tous les citoyens se disent "Mais à quel moment euh on dit stop au fait de taper les flics Hm hm.
Et et or, je vois bien que dans tous ces débats, tout le monde a des positions idéologiques, tout le monde a des positions très politiques et et je j'avais envie du témoig de votre témoignage euh d'hommes qui qui se cogne la société de la rancune et et du ressentiment. Euh qu'est-ce qu'il faut faire très concrètement ? Quel type de peine vous paraît lisible par la population concernée que vous vous connaissez ?
Écoutez, je pense que aujourd'hui euh le monde a changé, la France a changé, la société a changé, elle est de plus en plus violente. Je crois que ce constat, les politiques l'ont fait jus jusqu'au plus haut sommet de l'État, le constat est fait aussi. Et puis les Français l'ont fait et nous, les policiers, on le fait aussi.
Mais la différence, c'est que c'est nous qui allons charbon. Mais comment on vous protège ? Bah quand on nous protège, c'est quand ça attaque un policier, on va à minima prendre de la prison ferme et pas du surcis parce que aujourd'hui le surcis euh alors peut-être dans le code pénal, ça veut dire beaucoup de choses, mais pour nous ça veut rien dire.
Ça veut juste dire que le gars qui a tabassé un policier qui essayait de faire son travail, euh lui il va il va pas mettre un pied en prison il va continuer à vivre sa vie comme ça a été le cas. Vous êtes en train de dire que dans le cerveau de ces gens qui peuvent tabasser des policiers, le mot surcisse a pas de réalité. Bien sûr.
C'est-à-dire que eux, ils savent très bien aujourd'hui en France, c'est simple. Le gars qui fait le bien, qui se lève le matin à 6h pour aller bosser, euh il va voir un feu rouge, il va voir un policier, il sait que si franchit le feu rouge, il va prendre 4 points et 135 € d'amende. Donc il va pas voilà, il y a un truc réel, c'est factuel, c'est il sait que derrière une sanction, c'est lisible en fait.
Voilà le délinquant, lui qui soit prima délinquent, qui soit connu, pas connu service de police, il va frapper un policier, il va se dire "Je vais pas mettre un pied en prison" et il aura raison malheureusement. On le voit aujourd'hui avec cette décision d'un JLD sur Tourcoin où on a vu des images qui sont ultra choquantes, une vidéo avec des smileys, des insultes sur les policiers, des mineurs qui frappent. Enfin, je veux dire, ça a tourné sur les réseaux sociaux, ça a choqué les gens normaux.
Mais par contre les gens certaines catégories de la société qui eux ont une vision de la de la police à mon sens altéré, eux ça les a pas du tout choqué. Ils ont ils en ont même rigolé. Et aujourd'hui euh déjà le message de ces délinquants qui ont publié cette vidéo, elle est terrible.
Mais moi ce qui me rend ce qui me provoque chez moi un sentiment de colère, c'est que le message qu'on voit le JLD sur cette affaire, il est terrible aussi pour les policiers et les victimes. Alors vous restez bien avec nous. Alexandre Benjamin Cochi qui est en ligne.
On vous récupère dans un instant. On poursuit cet entretien et puis n'hésitez pas à appeler le 0826 300 pour témoigner vous aussi à tout de suite. 14h la parole au français Alexandre Jardin.
Entre 500000 et 1 million de personnes ont défilé hier partout en France à l'appel des syndicats. Peu de dégradation mais 26 membres des forces de l'ordre blessé tout de même un peu plus de 7000 casseurs. Black bloc rapidement appréhendés 309 interpellations et très peu de blocages.
On pourrait donc presque parler d'une mobilisation réussie pour les organisateurs d'un côté et pour le gouvernement de l'autre. Benjamin Cochi, bonjour. Bonjour et merci d'être avec nous.
Le sujet, c'est essentiellement le budget avec des slogans orientés de façon à à dire il faut taxer les riches. N'est pas à nous de payer, c'est à eux de payer. Eux, ce sont souvent les ministres, les milliardaires aussi ciblés hier.
C'est le point de rupture ça le budget. Benjamin Machi ? Oui.
Euh, j'entendais Alexandre parler de la culture de la rancune. Moi, j'ai envie de parler aussi de la culture de l'aigreur et de la jalousie aussi qui est distyé euh euh qui a été disylé finalement hier dans ce euh dans ces manifestations. Euh je pensais y trouver des gens effectivement Alexandre qui voulaient défendre leur pouvoir d'achat.
Pour moi, le pouvoir d'achat c'est le mauvais côté du prisme. Pour moi, le problème dans notre pays, c'est la fiscalité. Et je crois que les organisations syndicales flattent les jalousies contre les riches, contre les milliardaires parce que c'est euh du populisme et c'est du facile à penser.
Alors que la réalité c'est que que ce soit euh la fiscalité sur le travail qu'on appelle charge sociale. Vous parliez du brut et du net tout à l'heure, pour moi ça c'est de la fiscalité confiscatoire. Il y a de la fiscalité sur les revenus également.
En moyenne les ultra riches soi-disant payent 26 % d'impôts alors que la classe moyenne paye 47 %. D'accord ? Et bien les syndicats, ils vont dire "C'est dégueulasse parce que les riches ils payent que 26.
Alors qu'en fait finalement ce qu'il faudrait faire c'est que tout le monde paye 26 et que y compris les classes moyennes, y compris ceux qui ont euh leur revenus confisqués par l'impôt, et bien eux aussi se retrouvent à 26 %. Encore une fois, le problème il est pris à l'envers. Et puis dernier point, c'est la fiscalité sur les entreprises.
Et moi, j'y ai vu également euh quelques entrepreneurs hier, un réparateur de vélo que qui m'avait dit qu'il irait. Donc je l'ai retrouvé et en fait au bout de quelques minutes, il s'est senti perdu dans cette manifestation. Il a pas compris pourquoi il y avait des gens qui se promenaient avec des drapeaux palestiniens.
Il a pas compris pourquoi il y avait une vision marxiste de la société. Alors qu'aujourd'hui, entre la dette que nous avons dans notre pays d'une part et la fiscalité confiscatoire d'autre part, la solution n'était pas demander plus d'aide mais de demander moins d'état et encore une fois les syndicats flattent les bas instincts pour et bien redorer leur blason. Je suis persuadé qu'il yir des élections bientôt pour les pour les prudomes ou autres.
C'est sûr. Comment comment vous expliquez que un mouvement au début le 10 c'était partie du d'une révolte plutôt fiscale ? Comment on s'est retrouvé avec un truc complètement à l'envers ?
Comment est-ce que la société à un moment se laisse déposséder de ce qu'elle tente de dire ? Bien parce que je pense qu'il y a dans dans l'ADN français depuis depuis les années 80 cette idée où l'État fait tout, où l'État est faiseur de roi et demain en race gratis et rentré désormais je pense dans l'ADN des Français et nos gouvernants ont pris l'habitude d'infantiliser les Français et lorsqu'il y a un problème lorsqu'il y a un problème il se retourne vers l'État en demandant plus d'aide et le quoi qu'il en coûte d'Emmanuel Macron, il a été pour cela dramatique et symboliquement dramatique puisque les gens estiment que c'est l'État qui doit résoudre les problèmes. Alors, c'est plus facile dans ces cas-là pour des syndicat comme je vous l'ai dit, de flatter les bases instincts et de retourner le et de retourner le sujet.
Et ça me fait exactement penser au début des gilets jaunes, Alexandre, le premier samedi des gilets jaunes, le 18 novembre, c'est un ralbol fiscal. On dénonçait un projet de taxe carbone sur les carburants, on dénonçait l'augmentation des taxes d'habitation et taxes foncières. Et sur les 17 milliards d'euros que euh les gilets jaunes ont pu obtenir, ce sont plus de 10 milliards de baisses d'impôts.
Donc comme quoi finalement euh au début les gilets jaunes, c'était un début de ralbol fiscal et bah finalement les gilets jaunes ont été remplacés par des chasubles rouges et c'est la gauche et c'est l'extrême gauche qui est venu reprendre le pavé sur les ronds-points. Pour vous la France des gilets jaunes, elle a pensé quoi le 10 et le 18 ? Qu'est-ce qu'elle a pensé cette France ?
Je parle de de la France du début des ronds-points. Bah, je pense qu'elle ne s'est pas elle ne s'est pas sentie concernée par des revendications de de reconnaissance de la Palestine. Elle ne se sentit pas la France des ronds-points, elle ne se sent pas concernée par les casseurs de vitrine ou les brûleurs de poubelle.
Vous savez que les gilets jaunes des ronds-points, c'était des gens qui ralentissaient la circulation sur les ronds-points, qui distribuaient un tract, qui se voyaient offrir une bouteille de une bouteille de de de jus d'orange et un 4/4. Les gens s'arrêtaient, il y avait quelque chose de très finalement le café le café de village qui n'existait plus, c'était reconstruit aux abords des ronds-points. Ces gens-là, ils se retrouvent pas dans des casseurs et dans des revendications qui tiennent pas debout.
Quand vous voyez, j'entendais hier euh à la télévision la représentante CGT de chez Airbus, vous savez, je suis de Toulouse. Bon, quand même chez Airbus, ils sont pas les plus malheureux du monde quoi. Ils ont un carnet de commande rempli à 8 ans.
On a il manque 5 à 6000 emplois. Il y a des bâtiments qui vont être construits chez Airbus. Tout va bien chez Airbus.
Et vous avez des gens qui viennent dire "Bah, on n'est pas assez payé." Bon, je trouve qu'il y a quand même parfois de la manipulation. J'ai également vu parfois des retraités de la SNCF euh dénoncer euh des dénoncer des des des des des problèmes parce qu'il y a des trop d'aide publiques qui étaient donné aux entreprises quand on sait que la SNCF c'est 21 milliards d'euros d'aide publique tous les ans.
Bon bref, j'y ai trouvé de la manipulation et je pense que les les Français des ronds-pointes ne se retrouvent plus finalement dans dans ces revendications qui finalement tournent à la casse et déerbrent. Pour moi, ces manifestations sont désormais les idiots utiles du système. Ça n'avance pas.
Merci Benjamin Ci. Euh je je voudrais revenir à à notre invité euh syndicaliste euh porte-parole du syndicat unité police, je précise. Voilà.
Euh euh il a dit quelque chose de très important sur la lisibilité des peines pour que ça s'arrête quoi. À un moment c'est pas possible de de Tout d'abord, qu'est-ce qui serait pour vous une peine concrète, audible, compréhensible par les gens que vous avez tous les jours en face de vous ? parce que s'ils ne le comprennent pas, il va il va rien se passer.
Je pense qu'un an c'est c'est une bonne peine. Je pense que non pour marquer le coup, oui, je pense qu'il faut repartir de zéro. C'est-à-dire que avant des choses très basiques, quand je suis rentré dans la police en 98, on faisait de la le mot d'ordre c'était prévention, dissuasion, répression.
Je pense qu'il faut inverser. Maintenant, il faut faire répression euh dissuison et ensuite prévention parce qu'on est arrivé à un tel degré de violence que ce soit pour les il faut quelque chose de très très compréhensible. Oui, il faut faut que le message au qui soit envoyé au délinquants ou au futur délinquants ou au primux délinquents, il soit clair.
Si vous touchez un policier, un pompier, un élu, vous allez en prison 1 an. 1 an minimum. Et qu'est-ce qui se passe si on ne va pas dans cette direction ?
Qu'est-ce que ça a comme conséquence pour le policier sur place ? Bah, il y a deux choses. Je pense que sur le terrain, comme on l'a vu à Dran mois de mai pour les auditeurs, s'il retrouvent les images, il y avait eu un policier motard qui avait interpellé un refus d'obtempéré qui faisait un rodéo moto parce que les Français on marre des rodéo.
Donc, il demande à la police de faire le job. Et quand on fait le job, il se passe ce qui s'est passé à Drani, c'est-à-dire que l'individu se laisse pas faire. 40 personnes 4 autres délinquants s'interposent.
Le policier est obligé de faire des tirs de sommation pour pas être violenté. C'est dire le niveau où on est obligé d'arriver. Et un moment un policier dans le casre de la légitime défense est obligé de faire usage de son arme à l'encontre d'un des individus.
Moi, c'est ça que je veux pas parce qu'il y a un moment où le gars il va rester sur le carreau comme ça arrivé dans l'affir Naël. Dans l'affaire Naël, il est interpellé 3 jours avant pour les mêmes faits, il fait une garde à vue pour un refus d'obt tempéré. 3 jours après, à 9h au aux alentours de 9h du matin, il est déjà au volant euh d'une Mercedes classe A à 17 ans et ils foncent sur un policier.
Et nous c'est ça qu'on veut plus parce que nous on se pose la question déjà premièrement, est-ce que je sors mon arme ou pas ? Parce que je sais que derrière la réponse pénale, elle va pas elle va elle va pas être là. Est-ce que je vais arriver à rentrer chez moi ce soir ?
Et la deuxième chose, c'est que bah on en a le bol en fait. C'est-à-dire qu'il y a un moment où la police, elle va dire "Bon, stop, pourquoi je vais prendre le risque pour les autres personnellement parce que oui, les Français me soutiennent à 80 % mais derrière est-ce que la justice me soutient ? Est-ce que est-ce que au plus haut sommet de l'État je suis soutenu ?
Voilà, il y a un moment où les policiers vont arrêter et là monsieur le jour où les policiers vont dire stop, ce sera la fin, je pense. En clair, vous dites que si la société n'est pas très claire, oui, qu'elle prenne pas la société doit prendre ses responsabilités. C'est pas au policiers de régler tous les problèmes, tous les mals de la société.
Voilà. Ça veut dire qu'on on vous renvoie, on se retrouve tout seul. Ouais.
Tout seul. Oui. Devant des chemins impossibles.
Oui. Je donne souvent l'exemple de l'affaire Naël. Oui, c'est un drame.
Oui, le le le jeune est décédé mais excusez-moi, le policier s'est levé le matin, il avait pas décidé d'utiliser son arme. Il se lève le matin pour faire le bien. De l'autre côté, c'était pas la même chose.
Il savait qu'il avait pas le droit de rouler. Il s'était fait interpeller 3 jours auparavant. Il savait qu'il prenait des risques.
Et le policier, lui, à un moment, il doit prendre une décision. Il prend une décision, il fait il décide de faire usage de son arme. Quasiment le jour même ou le lendemain, le président de la République, il dit euh inexcusable, inexplicable, c'est-à-dire qu'il met de côté la présomption d'innocence pour le policier.
Et mon collègue, il se retrouve 4 à 5 mois en détention provisoire. Pour nous, c'est pas normal parce qu'on se dit euh nous on a essayé de faire notre job et à la fin voilà comment on se retrouve, on se retrouve tout seul face à la justice. On est soutenu par personne à part notre organisation syndicale.
Et on va arriver à un degré où les policiers, je suis pas représentant des gendarmes mais je pense que c'est généralisé même la policie municipale, il y a un moment où on va en avoir tous marre et puis on va dire bon bah qui se démerde tous et ça je veux pas qu'on arrive à ce point-là. Benjamin Cochi, je vous voyais écouter. C'est quoi votre sentiment ?
J'ai écouté j'ai écouté d'absurdité quoi. Bien sûr, je l'ai écouté avec attention comme comme je l'ai écouté également hier soir assez tard sur d'autres fréquences. Euh déjà, je voulais rendre un grand coup de chapeau aux policiers qui hier ont fait un job extraordinaire et on peut rendre hommage aux 26 policiers qui ont été blessés hier dans la manifestation parce que finalement c'est assez symptomatique de ce que de ce qu'évoque monsieur euh c'est cette impunité c'est cette impunité judiciaire derrière vous avez des forces de l'ordre qui sont qui sont présents qui font force d'abnégation qui quel que soit leur propre conviction politique sont là pour pour rendre pour rendre et bien comment dirais-je l'ordre dans dans le pays et et protéger les citoyens.
Faut quand même rappeler le la première mission hein, c'est la protection des citoyens. Et aujourd'hui, ils sont plus en train de faire du main de l'ordre que que de la protection du citoyen. Ils sont devenus la cible finalement euh de comment dirais-je de des personnes qui ont bien compris que le laxisme judiciaire leur permettait de de se dire que tout était permis contre la police.
Et ça c'est quand même assez dramatique parce que d'un côté vous avez et ça c'est pour moi un grand paradoxe, vous avez d'un côté des Français, des syndicalistes notamment de l'extrême gauche qui demande plus d'état, plus d'état, plus d'état et vous avez la police qui est l'incarnation de l'État qui est censée protéger tous, y compris ceux qui en ont plus besoin. Et je sais que quand vous intervenez dans les cités, quand vous intervenez dans des dans des dans des zones de non droit, euh vous protégez et ben avant tout ceux qui n'ont pas un rond. Ça c'est une réalité.
Vous ne protégez pas les ultra riches quand vous allez bosser en banlieu et vous êtes présent. L'État est présent. L'État euh euh fait son job, celui de protéger les gens dans leur quotidien et ils se font caillasser.
Et en plus quand ils se font caillassés et bien les mecs ils ressortent le lendemain matin sans rien du tout. J'entendais votre exemple tout à l'heure en disant "Bah on va griller, on va griller un feu c'est 135 € on tape un flic, c'est gratos." forcément la chaîne de valeur, elle est complètement complètement inversée.
Et pour moi, c'est ça le grand drame, c'est que on a besoin de moins d'état dans des choses qui sont qui sont comment dirais-je qui sont pour moi accessoires. On n pas besoin d'avoir un organisme qui nous dit qu'il faut laver son jean deux fois par semaine. D'accord, comme l'ADEM.
Mais en revanche, on a besoin de plus d'états dans la justice et dans la police. Là, pour le coup, il faut remettre les moyens au maximum et puis avoir un dispositif pénal qui soit digne de droit. Pour moi, c'est pas un an, c'est 5 ans.
Faut que ça soit dissuasif. On touche on touche un bleu, c'est 5 ans et vous allez voir ça va changer la donne parce qu'aujourd'hui on tape sur un flic et on se fait une petite étoile, on se fait une petite croix sur un calendrie. Aujourd'hui, je me suis fait un flic mais ça c'est plus entendable, c'est plus possible.
Reda Bellad, vous êtes porte-parole du syndicat unité police. Vous étiez présent à cette manifestation hier à Paris. Euh, il y a il y a eu un propos de Hugmout, secrétaire général du ministère de l'intérieur ce matin sur C News à propos de l'agression du policier de de Tourcoin parce que c'est ce dont on parle depuis tout à l'heure.
Il dit "Il y a une violence antiflic en France entretenue par des discours politiques dangereux et irresponsables. D'abord, est-ce que vous êtes d'accord avec ça ?" Et d'où viennent, par qui sont tenus ces discours haigneux, dangereux et irresponsables ?
Alors oui, je suis d'accord. Il y a la responsabilité des des parents, il y a la réponse pénale et puis il y a les politiques. Moi, je suis rentré dans la police en 198.
Tout absolument tous les députés nous sont soutenaient les policiers républicains. Alors oui, la police est pas parfaite, mais voilà, on a une IGPN. Nous aussi, on a évolué.
Euh on est la on est l'administration la plus contrôlée. Euh on a beaucoup de procédures administratives, de procédures judiciaires. À partir du moment où vous faites votre job, vous êtes exposé.
Voilà. Mais maintenant les politiques aujourd'hui ils ont changé. Oui, ils nous diabolisent la LFI, certains écologistes, excusez-moi, a crié la police tu euh ils font tout pour creuser l'écart entre nous et les jeunes en fait.
Voilà. Et c'est terrible, franchement c'est terrible. Et pourquoi ?
Parce qu'il y a certains jeunes ou même des adultes quand ils écoutent un politique pour eux c'est une référence et c'est ça qui fait que et en fait c'est devenu normal. D'où les responsabilités. Je il y a tellement d'actualités.
La semaine dernière, il y a eu le 10 septembre, c'était ultra violent. Euh le le surlendemain, on a distribué du riz gratuit euh pour la promotion d'un restaurant à Châtelet. Ça ça s'est suivi en violence urbaine en fait.
C'està-dire que même ces jeunes quand vous voulez les aider, ils sont violents avec les policiers. Je veux dire à un moment je pense que tout le monde doit prendre ses responsabilités et que les choses évoluent. Oui, moi hier j'étais dans la manifestation, j'étais là pour justement parce que nos collègues policiers, ils sont rappelés tout le temps.
Euh, ils assurent le boulot. On l'a prouvé le 10 septembre en évitant les blocages et les sabotages. On a limité les blessés euh du côté des des gens euh violents envers nous.
Et euh là, on a fait la même chose. Et j'entends dans les médias, certains médias des politiques qui disent, ils relativisent. Oh, dans de manière générale, ça s'est bien passé, mais il y a eu trop de policiers.
Mais attendez, en fait quand on voit des images comme Tourcoin, quand on voit des images à reince où un policier, des policiers qui étaient hors service pour fêter le départ d'un collègue se font lâcher pas dans un quartier hein h en centre-ville de Reince, vous dites, excusez-moi, c'est quoi en fait c'est quoi la valeur aujourd'hui en France d'un policier ou d'un gendarme ? 26 c'est beaucoup trop, 40 c'est beaucoup trop et tant que il n'y aura pas une réponse pénale beaucoup plus ferme et immédiate et minimum envers ces gens qui s'attaquent aux policiers, aux forces de l'ordre en général ou aux élus ou au sapeurs pompiers, et ben on y arrivera pas. On aura l'occasion d'en reparler.
Merci beaucoup Benjamin Cochi d'être intervenu. Merci Rabella. Je rappelle que vous êtes porte-parole du syndicat unité police.
Et si vous aussi vous êtes choqué, concerné par ce qui s'est passé, ces violences policières, en l'occurrence, n'hésitez pas à témoigner au 0826 300 depuis 2012, sans parler des 4,2 millions de personnes mal logées. À cela s'ajoute pour les propriétaires la hausse de la taxe foncière, les normes énergétiques, les nouvelles contraintes d'urbanisme, bref la crise du logement. On en parle avec vos deux invités.
Alexandre Jeanferau, président de propriétaire 47 et Caroline Aldebert, membre fondateur de l'association 10 millions de copropriétaires. Bonjour. Bonjour à vous et aux auditeurs.
Bonjour Jean-Ferando, bonjour Caroline Aldeber. Bonjour à tous. Pourquoi on en parle aujourd'hui ?
Parce qu'il y a un effondrement de l'offre locative. L'offre locative n'a jamais été aussi basse en France. Or moi ça me bouleverse parce que j'ai des enfants qui doivent démarrer leur vie et ça touche les jeunes principalement puisque ils n'ont pas les moyens d'acheter et donc s'il y a pas d'offre locative, je ne sais pas comment ils vont démarrer leur vie.
Et puis ça me bouleverse aussi parce que l'énorme masse des petits propriétaires, ce sont très souvent des gens qui ont acheté un bien pour avoir un complément de retraite. Donc on touche à à un désastre qui frappe l'ensemble de la société. Jean-Ferando, vous êtes président de propriétaire 47.
Pour vous, qu'est-ce qui est en train de nous planter collectivement ? Alors, les euh Merci Alexandre Jordin, c'est les normes aujourd'hui sont telles que on rajoute des couches sur des couches et on on démobilise les propriétaires. Euh maintenant, le DPE nous en rajoute aussi une couche.
Euh les squats euh que l'on peut pas récupérer, les DPE donc qui sont partout en Europe, indicatifs et chez nous contractuels, ce qui pose un gros problème. euh de de choix et les beau et autre point très important qui permettrait comme on en avait discuté de de raccorder trois trois trois français 8 français sur 10 pardon excusez-moi euh à notre à notre cause c'est que il faut loger tout le monde et pour loger tout le monde il faut que les beau soient plus simples. D'autre part, je reviendrai dans notre entretien.
D'autre part, la taxe foncière, c'est le seul qui reste en France, qui est la seule en Europe, he il y a pas de taxe foncière nulle part dans en Europe, même dans le monde et qui est aujourd'hui payé uniquement par les propriétaires pour faire fonctionner les municipalités alors que tout le monde utilise ces services là. Je vais donner la parole à à Caroline sur vous avez cité un mot et DPE. Qu'est-ce que c'est que ce truc qui fout un souc intégral sur le marché du logement ?
Caroline ah pardon. Alors pour le DPE effectiv chose qui est arrivé il y a une petite quinzaine d'années tout d'abord moi j'ai acheté on a acheté notre bien en 2012 était déjà mis en place ce fameux DPE qui au départ était juste un indicateur qui permettait de savoir si effectivement votre logement avait de la miante ou l'immeuble avait de la miant vous avez des premières informations de comment était chauffé l'immeuble et cetera. Bon euh ça coûtait déjà cher revendait parce que mine de rien, il faut payer à chaque fois payer donc ses cabinets d'audit.
Euh et puis ça a pris l'ampleur en fait est arrivé le grenel de l'environnement et c'est là où la machine s'est mis en marche et il fallait faire toujours plus toujours plus toujours plus sur l'écologie. Euh donc c'est comme ça qui a été mis en place en fait ce système de DPE de classification comment on a nos ampoules euh qui vont nous dire si c'est un classement en ABCDR et qui et qui coûte extrêmement cher euh pour le propriétaire mais également euh pour le propriétaire bailleur. Et ça a sorti combien de logements de l'offre ?
Parce que c'est bien ça le problème logement. Je saurais pas vous dire 1 300000 1300000 ça veut dire que000 alors aujourd'hui on manipule le DPE parce que les pouvoirs publics se s'aperçoivent que 850000 logements vont sortir de suite euh et on manipule le DPE en modifiant des coefficients internes qui sont même obsolètes. Un seul exemple, le coefficient à électricité qui jusqu'à maintenant était de 2,3.
Le je ne sais qui qui s'occupe des dépit passer à 1,9. Les Allemands ont fait la même chose, il l'ont passé à 1,7. En Allemagne, que je chche que je chche pardon, les l'électricité est beaucoup plus carbonée que la nôtre.
Donc ce système de DPE doit rester indicatif. Quand vous achetez une voiture, on vous dit qu'elle consomme 5 L au 100. Si elle consomme 6 L, ben c'est parce que vous peut-être vous conduisez mal ou parce que il y a quelque chose, mais c'est pas la faute du du fabricant.
Ça fa Mais ça veut donc dire qu'on est dans une logique d'exclusion du marché de centaines de milliers de logements au moment où la France n'en construit plus. C'est ça. Exactement.
Exactement. et au et au moment où les propriétaires sont comment dirais-je euh désabusés, désappointés euh euh alors que des choses beaucoup plus simple pourrait être mis en place, faire un DPE indicatif, vous vous achetez vous louez un logement qui s qui est en Gé, ben vous savez qu'il va consommer un peu. Bon mais si vous le voulez pas, vous le louez pas.
Carolineer, quand les gens ne peuvent pas payer les travaux, qu'est-ce qui se passe ? Alors, c'est très simple. Euh nous ce qu'on voit en en discutant avec euh avec d'autres propriétaires, c'est queon a effectivement des travaux qui se mettent en place, des travaux qui sont extrêmement généreux.
Euh le fait qu'il y ait une problématique en copropriété, on a une loi qui a pas évolué qui date de 65, un décret de 67 oblige en fait euh une fois qu'en fait la la les votes sont passés en assemblée générale, tout le monde est obligé de payer. On n pas vraiment de recours si ce n'est une demande d'annulation et qui prend du temps par rapport à notre système judiciaire. Euh soyons soyons concrets, les gens reçoivent des notes.
Alors attendez, j'arrive j'arrive parce que tout dépend les gens. Là j'en discutais un petit peu plus tôt au téléphone avec une personne là de d'immion de copropriétaire qui s'appelle Adam qui est dans le pays de JEX. Pour ma part, on va prendre tout d'abord tout ma part.
Les travaux de copropriété d'isolation thermique ont coûté à peu près 1 million d'euros pour 80 125 lot sur deux bâtiments. Un total de 125 lots sur deux bâtiments. Ce qui représente une enveloppe pour ma part de 15000 €.
En supposant que vous avez des problématiques de payer 15000 € vu qu' il y a une obligation légale de quoi qu'il en soit, c'est s'acquéter ses charges, va être mis en place par les syndiques un système euh pour vous obliger à payer. Et donc si vous êtes pas capable de payer parce que je sais pas, vous avez des problèmes dans votre vie, vous êtes malade, vous avez perdu votre emploi, si vous vous retrouvez à ne pas pouvoir payer, on vous saisit l'appartement. Donc derrière, il y a un système en fait de prédation qui s'est mis en place.
Ah ben c'est c'est le même système, pardon si je vous coupe, c'est le même système dans certaines grandes villes où les DPE FG sont scrutés par certaines municipalités pour obliger les propriétaires à vendre à des prix très bas et pouvoir faire derrière autre chose. Mais par rapport au coût moyen de la rénovation énergétique, c'est un chiffre de LINC. Ça coûte à moyen de 13600 € et écoutez bien, ça permet un gain annuel moyen de 150 €.
C'est-à-dire qu'il faut 91 ans pour le rentabiliser c'est son isolation. Est-ce que et voilà, est-ce que dans un pays normal cette loi absurde ne n'a pas être retirée quoi ? C'est c'est d'une absurdité extraordinaire euh en enclenchant une logique de prédation.
Exactement. Absolument. Si je peux me permettre, c'est que ça va plus loin.
C'est que dans un grand nombre si vous voulez bien, pardon, je je vous coupe Caroline Albert, on reprend cet entretien dans un tout petit instant. Restez bien avec nous et puis si vous souhaitez réagir 0826 3003 Sud Radio midi 14h la parole au français Alexandre Jardin. Oui Caroline Aldebert je rappelle que vous êtes fondatrice de l'association 10 millions de cvriétaires et je vous ai coupé la parole tout à l'heure.
Vous étiez en train de nous dire quoi qui vous paraît effarant ? On est en train de on est en train de parler des des cabinets d'audit, de tout ce qui se met en place effectivement avec tout ce système de prédation. Il y a vraiment il faut voir ça d'une façon globale une fois de plus comment tout un système s'est mis en place.
Euh derrière tout ça, on a des cabinets d'audit. Hier soir, je me suis amusé comme on était je savais que j'allais vous vous rencontrer aujourd'hui. Je me suis amusé à me mettre sur le site qui s'appelle infonet.fr et rechercher le RCS d'une société qui s'appelle ACO, qui est une société qui fait les cabinets d'audit.
Donc en fait, on a des engraînements nous de d'audit qui se passent par exemple de notre copropriété systématiquement pour mettre en place des économies d'énergie parce que ce n'est jamais assez assez assez propre, assez bon. Euh on on prend l'exemple donc de A CCE OO euh qui est disponible donc euh en sur infonet.fr et en fait le chiffa de cette société, c'est juste faire un cabinet d'audit hein, ni plus ni moins.
C'est-à-dire que à part avoir deux bureaux, euh trois ordinateurs, euh trois voitures et puis certainement payer un restaurant, il représente quand même un chiffre d'affairire. Un chiffre d'affaires hein de 26 millions d'euros. D'accord.
Vous êtes en train de dire, je vous coupe, vous êtes en train de dire que autour de cette loi du DPE, il y a toute une économie censue qui est qui est en train de de se greffer et qui fait exploser les notes des gens. Exactement. C'est ça.
Euh euh euh euh Jeanfero, euh vous êtes président de de propriétaire 47. Revenons sur cette histoire de DPE parce que c'est quand même quelque chose qui est qui est en train de détraquer entièrement l'offre. Euh que disent les gens de votre association ?
Est-ce que vous pouvez nous nous citer un cas particulier ? Alors les gars, gens de nos associations sont ont paniqué parce que euh d'abord le calcul du DPE n'est pas obligatoirement très fiable. Il suffit que vous remplaciez un un chauffeau électrique par autre chose où vous supprimez carrément le chauffau électrique et on vous gagnez deux lettres.
Donc c'est quelque chose d'abérerrent. Euh oui. Donc en fait, on est hors logique.
On est hors de hors de toute logique. On on n'est pas contre qu'il y a des indicatifs par rapport au logement, mais il faut qu'il soit indicatif. Après, les gens choisissent de de le de le de leur mê de leur fa droit.
Euh quand on vous dit que pardon 13600 700 € de de travaux en moyenne pour 150 € de résultats réels économiques et que la France pollue 0,89 % de la planète, euh trois villes de Chine font beaucoup plus que nous, hein. Donc euh et le et l'habitation représente que 18 % des 0,89 % de pollution. C'est pas moi qui le dit, c'est un climatologue.
Alors moi je je reçois au mouvement desgueux, on reçoit de plus en plus de témoignages de maire qui dans leur commune disent que ils agrandissent leur leurs campings municipaux tout simplement pour accueillir des gens qui ne trouvent pas, des gens qui gagnent 3000 € et qui ne trouvent pas à se louer, qui ne trouvent pas à se loger. Et on on a un développement absolument incroyable des travailleurs qui dorment dans leur voiture. Absolument.
Et c'est pour ça que monsieur Jardin, pardon, c'est pour ça que nous on propose des beau libres euh qui soient euh traités sur une simple feuille de papier en rectoverso au pire au lieu des beau aujourd'hui où il y a 27 pages plus 100 pages de diagnostic en tout genre. Et le le bail libre comme il est pratiqué, c'est pas quelque chose de de de révolutionnaire qu'on propose. C'est ce qui existe euh dans les pays scandinaves, au Canada, monsieur jardin, aux États-Unis.
Vous vous ce n'est ni de droite ni de gauche. On loue au logement. C'est temps par mois.
Si euh on laisse un mois de de de garantie et si au bout d'un mois c'est pas payé, ben on se quitte et point la ligne. Et là, vous remettrez sur le marché tout un tas de personnes comme vous dites monsieur Jardin, qui gagnent de l'argent mais qui sont des travailleurs pauvres et et vous remettez des milliers de logements sur le marché parce que les propriétaires auront plus peur. vont dire bon mais s'il y a une difficulté parce qu'aujourd'hui les logements vous avez un locataire si jamais il p pas et qu'il est plus ou moins aiguillé d'une manière ou d'une autre il peut rester moi dans ma petite cours d'appel d'agent c'est trois départements le Lotte Lotégaron et le GERS il faut 24 mois écoutez bien 24 mois de de procédure judiciaire pour avoir un jugement définitif et après plus de 6 mois pour le préfet l'expulsion et qui ne la donne c'est une fois sur On est en ligne avec Oriane qui nous appelle de Narbon.
Oriane, bonjour. Vous avez vous êtes paysagiste, vous avez 28 ans et vous aussi vous avez des choses à dire sur cette crise du logement. Bonjour Arian.
Bonjour. Euh bonjour. Bah je peux parler sur différentes choses, mais moi je suis propriétaire.
J'ai la chance d'avoir un grand logement, de pouvoir vivre en ruralité. Oui. Euh donc là où je vous êtes pas chez moi, c'est vrai ?
Oui, moi je suis côté héros Minervoie donc on est très peu euh mais on voit énormément de maisons vides. Donc j'aimerais solliciter un peu vos avis là-dessus parce que moi, j'ai rénové une grange euh grande grange en pierre magnifique pour mon goût de la pierre. Mais euh dans le hameau où j'habite euh il y a 100 maisons, mais sur 100 maisons, on est euh 10 maisons rénovées euh et personne ne veut y habiter.
Pourtant, il y a les écoles et pourtant je suis à demi-heure de Narbon euh qui a pourtant du travail et de nombreux terrains ruraux à valoriser et et je me suis débrouillé, même si je suis jeune, c'est ma deuxième maison, à rénover seule. Donc sans aide de l'État par rapport à ce que vous disiez tout à l'heure Caroline on a elle va vous répondre elle va vous répondre. Il y a effectivement le droit de propriété en France où les gens effectivement achètent un bien, peuvent acheter plusieurs biens et après en font et on dispose comme ils le veulent.
Donc je ne peux pas effectivement parler effectivement sur votre secteur les raisons pour lesquelles ces gens effectivement laissent un abandon ou pas leur logement. Est-ce que ce sont des étrangers ? Est-ce que ce sont des Français ?
Est-ce que et cetera ? Donc en gros, est-ce que le DPR est en train d'empêcher la rénovation ? Oui.
Alors, c'est une des grosses questions effectivement le DPE peut complètement bloquer aussi là-dessus des des biens qui ne sont pas les coûts sont extrêmement paramineux. Si vous pouvez juste me permettre de Vous avez par exemple des vous vous venez de parler pardon d'intervenir mais vous venez de parler de belles maisons en pierre magnifique et cetera très anciennes comme nous nous avons dans les centres-villes des maisons avec des colombages et cetera. Ils sont pas classés A, B ou C, ils sont fatalement classés F ou G parce que personne ne peut donner effectivement le le R de la la résistivité technique thermique de tel ou tel matériaux et donc par défaut on les classe mal alors que c'est des immeubles qui pourraient très bien être loués effectivement et et donc les gens veulent pas louer parce que ben s'ils sont étiquettes G ou F ben ça va consommer théoriquement et comme l'électricité est pas chère c'est vrai que C'est c'est un nouveau ça se rajoute.
Caroline, en fait, on a une problématique qui va être très simple, c'est que ce DPE, quoi qu'il en soit ne prend pas du tout en cause la la typologie, on va dire, du bien. C'est-à-dire que un immeuble de 70 est effectivement très confortable, il y a pas de problème. Une maison en pierre de l'an 1800 est aussi très confortable.
Il y a juste à faire les améliorations que les gens ont fait au fur et à mesure des années qui sont arrivées. Euh donc non, il y a tout un qui fait ni à faire et qui pose un vrai problème effectivement sur l'achat, qui va être posé un vrai problème sur la vente parce que quoi qu'il en soit, il va falloir poser des diagnostics, payer des structures effectivement et qui qui vont coûter extrêmement cher. Là, on va savoir s'il y a effectivement un insecte, s'il y a effectivement dans ce cas-là un parasite divers et varié qui va être présent de la maison.
Mais en même temps, il faut dire s'il tient chaud pas chaud l'habitat, j'ai envie de dire arriver à un moment laisser les gens vivre et choisir leur bien. S'ils ont envie d'avoir une maison troglodite, c'est leur choix. S'ils veulent vivre dans un appartement très contemporain de l'an 2000, c'est leur choix aussi.
Là-dessus, il va falloir qu'effectivement qu'il y ait vraiment une mise en place qui soit faite pour libérer euh tout ce système de DPO derrière. Et comme je dit derrière, c'est juste faire fonctionner des sociétés, des cabinets de conseil, c'est tout. Là, j'ai ouvert là sur mon deuxème écran euh le le diagnostic de mon immeuble qui vient de sortir l'année dernière, c'est-à-dire qu'on a fait les travaux entre 2000 et 2002, super travailleux travaux de façade, on a fait l'étanchéité des sols, enfin et cetera.
Ça nous a coûté donc une fortune parce que là, j'ai mis juste les façades 1 million d'euros mais on a eu des phases 1, des phases 2 pour différents types d'isolation. D'accord ? Et on a quand même ce même cabinet qui nous a conseillé de faire tous ces travaux euh qui nous un diagnostic en disant que notre performance d'isolation euh de notre immeuble est insuffisante.
Alors sur quel gr critères il se base ? Et ben on l'a pas l'information, on n pas d'élément technique qui permet de justifier mais quel est, sur quelle base, sur quel grit de critère. On a payé un million d'euros et on se retrouve avec encore une classification insuffisante.
Et en fait, je vais vous dire ce derrière, il vont être pardon si je vous coupe, ils vont être incapables de vous dire la note qu'il a puisqueà partir du 1er janvier 2026, ça va encore changer. Exactement. Et c'est pour ça que on vous dit que le diagnostic d'aujourd'hui est valable que 2 ans.
Alors rapidement, c'est un sujet c'est un sujet qui vous fait réagir. On accueille rapidement Cédric qui nous appelle de Béier. Bonjour Cédric.
Euh bonjour à toute l'équipe. Ben je je suis content de vous avoir parce que c'est vrai qu'on entend des propriétaires. Moi je suis locataire.
On a des problèmes. On galère parce que le propriétaire a fait une location qui est bon un peu bizarre mais bon on l'a accepté comme ça mais ne sachant pas comment ça allait être. C'est-à-dire que c'est une vieille maison vigneron qui est dans les Allons Tourbiterrois et on se retrouve avec un garage en bas qui est pas isolé, un appartement au-dessus euh qui n'est pas isolé puisqueil y a que la toiture et nous on est entre les deux et c'est-à-dire qu'en moyenne dans le fort de l'hiver, on dépense près de 1000 € de fioule par mois.
Quand on demande au propriétaire de faire le dernier DPE, il est passé en AF et l'année prochaine, il passera en G. On a une grosse problématique parce que monsieur ne veut pas faire les travaux parce qu'il se décime que la maison et c'est textau parce que je l'ai fait faire valoir par un on a eu un un médiateur qui est venu un conciliateur pardon un conciliateur qui est venu et il a dit devant le conciliateur je veux pas faire de travaux parce que la maison a un cachet voilà pour lui la maison a un cachet donc il veut la garder comme ça donc c'était pas prévu comme ça à la base. Il devait nous faire les travaux et tout ça.
Ça fait 7 ans que je me bats avec le propriétaire. 7 années que je me bats. J'ai des enfants en basage.
J'ai une fille qui a fait une une pneumonie. Elle a failli en mourir l'année dernière. Euh mais non, ça dérange personne.
Ça dérange personne. J'ai beau appeler l'agence immobilière et tout ça, il y a personne qui bouge. Alors, je m'étais battu et je lui avais dit, excusez-moi, je suis sur un chantier.
Je m'étais battu, je lui avais dit qu'en fait je pouvais faire le 1 € euh pour faire les pour faire comment on appelle ça ? des isolations donc sur les combles d'en haut qui est à la base un appartement mais qui est qui est des combles parce qu'il y a pas de de mur en soi. Il m'a dit non et finalement j'ai réussi en voulant essayer de gratter un peu, j'ai réussi à le faire faire mais comme il avait un droit de passage, il est passé des dizaines de fois.
Tout a été aplati et faut recommencer. Écoutez, merci Cédric pour votre témoignage grave. que vous disiez que personne ne bouge.
En tout cas, nous on en parle sur Sud Radio avec Alexandre Jardin. Merci d'être intervenu. Merci Jean Jeanferdon président de propriétaire 47.
Merci Caroline Elebert, membre fondateur et et de l'association 10 millions de copropriétaires. Pardon et merci Oriane d'être intervenue à tout de suite. Midih 14h, la parole au français.
Alexandre Jardin. 51 % des Français estiment que le pouvoir d'achat est leur principale préoccupation selon une enquête réalisée par BFM TV. 82 % des Français disent se serrer la ceinture depuis 1 an. 68 % jugent leurs revenus insuffisants pour satisfaire leurs envies et 73 % se disent mécontents, frustrés ou impuissants quant à l'évolution de leur pouvoir d'achat.
On en parle avec vos trois invités. Isabelle Marè de l'Archipel des Svois, André Merlin fondateur et ancien président de RTE et Alain Huper, sénateur LR de la Côte d'Or. Oui, Isabelle, on est tout à fait honoré de vous avoir dans cette émission.
Bonjour. parce que je vous ai découvert dans une émission de télévision et pour moi vous êtes vraiment une des grandes voies de notre pays. Voilà, donc vous n'hésitez pas à à nous interrompre et puis on va commencer avec André Merlin.
C'est un véritable honneur de vous recevoir. André Merlin est l'homme qui a été le le vrai véritable constructeur de RTE. RTE, c'est la société qui transporte notre énergie qui est et qui qui était censé euh euh faire tout le tout le travail de d'optimisation.
Et donc André Merlin fait partie des très très grands professionnels et on va parler bien entendu de la facture d'électricité qui est un un élément fondamental dans la crise du pouvoir d'achat. Euh je je signale, j'ai évidemment lu votre interview André Merlin dans la revue énergie qui est sortie hier qui où il y a une une interview absolument spectaculaire, vous rentrez dans le détail et une enquête ahurrissante sur comment les réseaux éoliens ont infiltré l'État avec des conséquences énormes sur la facture des gens qui nous écoutent. Alors, qu'est-ce qu'il est arrivé au prix de notre électricité à nos factures ?
André Merlin ? Bien écoutez, je crois que je je vais vous communiquer donc un un graphique qui provient en fait de on est à la radio donc seulement les gens mais je vais le commenter bien évidemment je vais le commenter. C'est ahurissant euh c'est ahurissant ce qui s'est passé en France.
C'est ça ça montre si effectivement quel est l'évolution du prix d'électricité pour les ménages depuis l'année 2000. Donc en en 25 ans, on s'aperçoit qu'en fait jusqu'en 20082009, le prix de l'électricité était à peu près stable et même à euros constant, il baissait, il a baissé de de l'ordre de 20 %. Et à partir de 2009, on voit qu'il y a une explosion du prix de l'électricité puisque le prix est passé bien en gros de 130 € du MW, 13 centimes du kilwh. 1 MW c'est 1000 kWh.
Et il a plus que doublé, il a atteint toute taxe comprise à 280 € du MWh. Ce qui fait une hausse en pourcentage de 140 % environ. 140 % 140 % à euros courant à euros constant c'estd que si on tient compte de l'inflation on peut dire qu'il a doublé quoi.
Voilà. Et la question c'est pourquoi pourquoi une telle évolution ? D'abord la baisse la baisse de 20 % sur les de 2000 à 2008 2009, ben c'est l'effet du plan MESM, c'est-à-dire le programme nucléaire qui avait été engagé par le général de Gaul George Pompidou et poursuivi par Valérie Giscardestin et François Mistran qui a permis effectivement de faire baisser le prix de l'électricité à euroconstant.
C'est grâce à ces à ce programme, on on le dit pas suffisamment, qu'on avait qu'on a pu effectivement obtenir de tels résultats. Et après, il se passe quoi ? Et alors, qu'est-ce qui se passe ?
Ce qui se passe que sous l'influence, il faut le dire, de l'Allemagne, la Commission européenne a commencé effectivement à vouloir euh développer des euh moyens de production d'électricité éolien et solaire. Et ceci à marche forcée, ceci dans le but de décarboner notre économie. Mais on était déjà décarboné.
Exactement. Exactement. Donc en gros, on paye on paye deux fois plus cher ou pour décarboner quelque chose qui était déjà décarboné.
Exactement. Alors on est dans la folie. Ouais, c'est de la folie.
On est actuellement même 95 % de l'électricité décarbonée celle que l'on produit. Et d'ailleurs, on en exporte une partie euh auprès de de nos voisins. Ce qui veut dire que nous n'avons aucun risque de manquer.
Absolument pas. On est en surproduction. On est en surproduction parce que ce qu'il faut savoir, c'est que la consommation d'électricité n'a cessé de baisser depuis 2010 et les prix de monté électrique bien évidemment.
La consommation d'électricité a cessé n'a cessé de de baisser depuis 2010. Elle est actuellement au niveau de 2003 quand je dirigeais RTE. Donc on a euh alors pourquoi pourquoi d'abord cette baisse ?
Et ben cette baisse elle est liée euh à l'augmentation principalement à l'augmentation du prix de l'électricité. Alors, du prix d'électricité pour les ménages, bien évidemment quand vous doublez votre facture d'électricité, bah vous essayez de faire des économies hein. Bien évidemment, il y a des gens qui ne se qui ne se chauffent pas dans toutes les pièces et il réservent une pièce uniquement la pièce à vivre.
Je suppose Isabelle que vous en savez quelque chose. Ouais. Et par ailleurs, bonjour à tous.
Bonjour. Merci. Bonjour.
Je suis très content d'être avec vous. Pardon. Tout à fait.
Je fais très attention. Je tire toutes mes prises et je me posais des questions en écoutant les conseils et les dire de ce monsieur. Est-ce que je fais bien de faire ainsi et est-ce qu'il faut encourager tous les Français à tirer toutes leurs prises des appareils qu'ils n'ont pas besoin quand ils sont pas chez eux ?
Ouais, exactement. Alors, c'est non seulement les ménages mais c'est aussi Oui, la réponse est oui Isabelle. Oui, la réponse est oui.
C'est aussi les les industriels qui payent leur électricité de plus en plus cher. Donc ça conduit bien évidemment à réduire l'activité industrielle de la de la France et à des désindustrialisations. Ce qu'on a vécu pendant 15 ans.
Une et ça empêche l'électrification des usages, donc l'avancée écologique. C'est hallucinant. C'estàd seulement on paye voilà, non seulement on était déjà décarboné mais en plus ça empêche l'électrification des usages.
Donc c'est anti-écologique. Mais voilà et dans l'interview que j'ai faite donc que vous avez signalé dans ce magazine énergie et transition intitulé ça le la PPE, c'est-à-dire la politique énergétique de la France. Elle tue, elle tue la transition énergétique.
C'est ça la c'est ça la vérité. C'est la vérité. Donc on a tout fou.
Donc les gens qui nous écoutent ne peuvent pas payer des factures de dingue. Exactement. Et tout ça aboutit à à un naufrage écologique.
Exactement. Et alors ce qui ce qui en plus est est complètement fou hein de c'est que l'électricité que l'on veut développer qui est une électricité à base d'éolienne et de panneaux solaires est une électricité extrêmement subventionnée et qui paye et alors qui paye bien évidemment c'est principalement les ménages et les ménages les ménages on essaie d'épargner d'une certaine manière les industriels pour ne pas trop mettre en cause leur compétitivité mais quand même on s perçoit que malgré cela, le prix d'électricité augmente également pour les industriels. Donc on a tout faux dans cette affaire.
Qu'est-ce qu'on a comme différence pour pour les industriels entre la France par exemple et et l'Amérique du Nord ? Le prix c'est quoi ? parce que il y avait une interview très intéressante qui enfin l'audition qui a été faite au Sénat président de Michelin qui a dit clairement, il a cité les chiffres aujourd'hui le prix de l'électricité que moi je paye Michelin pour faire fonctionner mes usines c'est 106 € du MAW. 106 € du MWAW.
Alors que aux États-Unis et au Canada, on est autour de 60. Et dans ces conditions, moi lorsque j'ai le choix effectivement ben j'ai tendance effectivement à installer mes usines là où l'électricité la moins cher. et malgré le fait qu'on est en train d'essorer les auditeurs de Sud Radio euh par ailleurs, c'est-à-dire on va donner la parole euh au sénateur Hupè, euh c'est qu'est-ce qui nous si la fameuse PPE3, c'est-à-dire la la prochaine loi de programmation énergétique, si le premier ministre signe ça et il peut le faire d'un instant à l'autre, qu'est-ce qui nous pend au nez ?
Monsieur Huper, vous êtes sénateur de la Côte d'Or. Bonjour Alexandre. Euh ce qui nous point honnêtet, c'est c'est un avenir fait de de restriction, d'effort et de sacrifice.
Et monsieur Merlin a a admirablement expliqué ce qu'était la connexion électrique entre les centrales, les habitants et les industries. Il y a une date qui est pour moi importante, c'est 2018. Avant 2018, les décisions politiques, les décisions publiques répondaient aux besoins réels, c'est-à-dire l'ouverture d'hôpitaux, la création d'école, le développement de services.
Mais maintenant, c'est au peuple, c'est au citoyens de s'adapter aux décisions politiques. On vous impose de passer à l'électrique. On voit que les gens sont réticents, hein, les gens n'achètent plus de voiture électrique.
Nous sommes le pays du clair. Comme l'a dit monsieur Merlin. Depuis 1970 1967, les contribuables ont investi 100 milliards d'euros dans leur réseau, dans leur usine.
Nous avions l'électricité la moins chère. Actuellement, nous vendons à des prix négatifs aux étrangers, au pays étrangers. En gros, on paye et on le vend gratuit dehors.
On le vend on le vend gratuit dehors. Et ce sont les ménages français. qui paye les apories politiques.
Les apories politiques et le problème c'est que l'administration a pris le pouvoir. Une personne dans un ministère décide pour l'ensemble du peuple et je comprends que les Français soient en colère parce que votre émission elle est sur le pouvoir d'achat. Quand on garde la doxa, apparemment les salir ont augmenté.
Tant mieux. Apparemment l'inflammation l'inflation est revenue à 2019. C'est la doxar.
Vous savez les français il voi le cadit du supermarché. Le cadit du supermarché pour le même prix, il a 10 minutes de 40 %. Il voit la facture d'électricité, elle a doublé.
Et comme l'a dit le président de Michelin et Clair Montferrand, ce qu'il a dit euh et l'arbre cache la forêt, ce qu'il a dit c'est que toutes les industries françaises vont se délocaliser et aller produire à l'extérieur. C'est un on va reprendre parce qu'on me fait signe que on doit faire une pause. Puis on on reviendra aussi avec vous Isabelle pour savoir ce que ça veut dire ce que le sénateur vient de dire de manière générale dans la vie concrète des Français.
Et puis vous aussi n'hésitez pas à nous appeler 0826 300 300. À tout de suite. Sud Radio midi 14h la parole au français Alexandre Jardin.
Vous êtes 51 % à estimer que le pouvoir d'achat est votre principale préoccupation. On en parle aujourd'hui avec André Merlin fondateur et ancien président de RTE. Alain Houer, sénateur de la Côte d'Or et Isabelle Marine de l'archipel des Senvoie.
Alors Isabelle, tout ce qu'on raconte ça a quelle conséquence dans votre vie tout simplement euh dans votre manière de gérer votre budget ? Alors déjà, je voudrais vous je voudrais déjà vous remercier d'avoir pensé à moi et vous remercier pour ce que vous faites pour nous les Français parce que je crois qu'ils ont pas encore compris l'importance de ce qui est en train de se jouer sur leur facture électricité. Alors pour mon cas, j'ai malheureusement dû souvent déménager pour avoir des loyers moins chers, des appartements plus petits, enfin ça a toujours été une galère, mais je suis toujours restée chez EDF et ça m'a bien arrangé la vie parce que ça a été simple.
Ce que je voudrais aussi attirer et vous faire partager, c'est que je me suis rendu compte qu'étant une grande vadrouille, je suis rarement chez moi. Donc je me sers très très peu. Je n'ai pas d'ordinateur.
Je branche le téléphone dans mes vadrouilles. J'ai plus de congélateur, je fais très attention. J'éteins ma lumière.
J'ai expliqué ça à toute la France. Mais ce que je voulais vous dire, c'est que l'acheminement de mon électricité sur la facture à je me suis rendu compte que finalement étant même pas chez moi, l'acheminement et quelques taxes était des fois plus importante que ma consommation. Donc ça m'a fait aussi un peu rebondir.
Et ce que je comprenais pas moi, c'est parce qu'on avait un Fena, une centrale nucléaire et à côté on avait un barrage et ça produisait beaucoup. On était fier et j'ai trouvé qu'ils ont été un peu vite dans la besogne à nous enlever le tout. Et ce que je comprends pas, c'est comment on a pu parler de voitures électriques et de ramener sur le réseau des téléphones portables et des ordinateurs en ayant pas réglé ce problème à la base parce que les Français, ils ont pas un salaire en disproportion, il est toujours pareil.
Donc plus il y a de besoin, plus il y a de coût et plus ça va être compliqué. J'ai pas tout compris. Alors, je fais bien confiance aux hommes parce que je trouve qu'ils ont fait de belles choses.
J'admire tout ce qu'ils ont construit mais il y a des faux. Je me pose des questions petite lambda. Je me dis c'est pas possible qu'ils ont pas pensé à ça.
Il parle de son panier euh alimentaire, ce qui est tout à fait normal, mais la transformation de nos aliments passe par l'électricité. Donc en gros, vous payez moins votre consommation n'est plus ce que l'essentiel de ce que vous payez. C'est-à-dire qu'on entre dans la folie, on paye tout autre chose.
On paye tout autre chose que ce qu'on consomme. Sénateur ou ou père, c'est quoi votre réaction lorsque tout à coup vous entendez qu'une française dit "Mais au fond sur ma facture, je paye tout autre chose que ce que je consomme." Monsieur Huper, êtes-vous avec nous ?
Alors, on a un petit problème technique, c'est pas grave. Oui. Lorsque vous entendez une citoyenne française qui tout à coup vous parle de sa facture à elle, donc c'est bien concret et sur sa facture, elle voit bien que sa consommation est minoritaire dans ce qu'elle paye.
Elle paye elle paye des décisions politiques, elle paye une bureaucratie qui a pris des décisions. Enfin, elle paye toute autre chose que ce qu'elle consomme pour de vrai. Vous réagissez comment vous en tant que sénateur ?
On on veut nous mettre dans une NAS, celle du tout électrique. Et le moyen de nous mettre dans cette NAS, c'est par exemple vous êtes battu pour contre les feux et ça je vous en remercie, c'est de faire exploser le prix des énergies fossiles. Avec ces a desfeux, il y a un administrateur, un bureaucrate qui a décidé qu'un tiers de la population française n'avait pas accès aux villes parce qu'il n'a pas le véhicule qui convient et qu'il ne peut pas s'acheter.
Est-ce qu'on est est-ce qu'on est encore en France ? J'ai l'impression qu'on est en Corée du Nord. Donc le tout électrique, c'est une obsession bureaucratique pour euh être dépendant d'un seul fournisseur, la fait électricité.
Et ça c'est dangereux et madame vient de de l'expliquer. Sa consommation est la plus petite part de sa facture. Le reste c'est des taxes.
Donc la le gouvernement, la bureaucratie est en train de ponctionner sur les consommateurs, sur les abonnés pour payer les apporis politiques dont je parlais. Euh nous sommes le pays du nucléaire comme nous l'avions dit. Madame a évoqué la fermeture de de Fessenam.
Madame est la voix du bon sens comme monsieur Merlin aussi nous a expliqué. Mais là, on continue à s'obstiner, à s'obstiner à euh il faut absolument son se sortir de ce problème parce que 40 % des Français cet hiver vont choisir entre se chauffer et se nourrir en passant tout électrique parce qu'il y a pas aussi que l'électricité, il y a aussi les les combustibles, les matières fosses qui qui montent. Donc on est dans un problème, vous parlez du pouvoir d'achat, mais le pouvoir d'achat c'est le pouvoir.
C'est le pouvoir d'acheter. C'est le le pouvoir est confié, il est plus confié à des politiques, il est confié à une bureaucratie totalitaire. Et là, vous l'avez vu pour les aides des feux, on a réussi à faire bouger les choses au CNA à l'assemblée.
Je pense que maintenant il faut il faut taper sur la table et puis que ça change parce que là s'en sortir parce que les Français sont en colère. Alors le mouvement desgat. Nous, on se bat pour que la PPE3, on en reparlera euh avec André Merlin, mais ne voit pas le jour, ne soit jamais signé parce que je ne veux pas qu'Isabelle se retrouve avec encore une une facture qui qui doublera.
Euh on on va prendre une auditrice. On on va on va prendre un auditeur. Mais d'abord, je voulais savoir si Isabelle voulait répondre peut-être au sénateur Alain Houer.
Isabelle ? Oui, vous m'entendez ? Oui, on vous entend.
Oui, on vous entend bien sûr. Ouais, très bien. Je voulais vous dire que on a parlé de l'électricité.
Le gaz, c'est pareil. Les taxes du gaz sont plus hautes que la petite consommation que j'ai parce que j'ai l'habitude de cuisiner comme quand j'étais avec mes enfants. Donc, je fais beaucoup de grands plats que après je mettais au congélateur.
Ah bah, le gaz c'est pareil. J'ai plus de de frais de taxe de TVA pour arriver pour mon gaz que ce que je ne consomme. Et donc ça fait deux points.
Alors je je conçois tout à fait que j'ai grâce à vous messieurs un confort que les autres n'avaient pas il y a plus de 30 ans en arrière et aimeraient bien juste tourner un bouton pour se faire à manger ou se chauffer. Et de toute façon, je vais vous dire, moi ça fait 4 5 ans que je ne chauffe plus parce que j'ai une chance, c'est que je suis au deuxème étage donc j'ai de la chaleur qui monte par le l'étage du dessous et par la chaleur du dessus. Mais quand je vois mes voisins qui ont des rafels de charge de 1500, 26 de 1600, je suis malade pour eux parce que c'est le petit plus qui leur permettrait de s'acheter à manger ou de vivre un peu différemment qui partent dans une énergie qui qu'il touche même pas, qu'ils comprennent même pas.
André Merlin, lorsque vous entendez que sur la facture de madame, la partie qui n'est pas la consommation explose et de plus en plus élevé, c'est composé de quoi ? Fond on paye quoi ? Alors, ce qu'il faut bien comprendre, c'est que sur une facture d'électricité, vous avez trois composantes.
La première, c'est la fourniture elle-même des électrons, des kilow, ce qu'on consomme. Oui. Ça représente à peu près moins d'un tiers de la facture.
D'accord. Les de autres tiers très importants. Il y a un tiers un deuxè tiers qui est lié à l'acheminement de l'électricité jusqu'au point de livraison.
Et est-ce que cette partie augmente cette partie là ? C'est en fait une subvention également indirecte vis-à-vis des énergies renouvelables intermittentes. Pourquoi ?
Parce que dès lors qu'on installe ces on connecte ces moyens de production au réseau, il faut investir des sommes très importante. C'est pour ça qu'actuellement les deux gestionnaires de réseau, celui du transport d'électricité, CRTE et celui de la distribution qui est inédice annonce la bagatelle de 100 milliards d'euros chacun d'investissement d'ici 2040. Et c'est principalement si on si on empêche pas cette folie.
Voilà. Exactement. Et donc ça c'est le deuxè tiers he le deuxè tiers et ce deuxè tiers a fortement augmenté.
Et le 3è tiers c'est quoi ? Alors le 3è tiers c'est ce qu'on appelle les taxes. Alors les taxes c'est quoi ?
Il y a plusieurs types de taxes mais il y a en particulier les subventions directes qui sont faites aux énergies renouvelables. C'est-à-dire le fait que l'on subventionne ces énergies pour pouvoir effectivement les euh les construire sinon elles seraiit pas rentable. Alors, on va revenir euh après l'interruption.
C'est tellement effarant, je pense que les gens qui nous écoutent euh doivent tomber des nu quoi. C'est comment comment on est entré dans un univers qui n'a plus rien à voir avec la raison. Et ben justement, si vous tombez des nuus, vous aussi qui nous écoutez, appelez-nous 0826 300.
Restez bien avec nous, on est ensemble jusqu'à 14h. À tout de suite. 14h, la parole au français.
Alexandre Jardin. Nous sommes toujours avec André Merlin, le sénateur Alain Hou Isabelle et nous accueillons Serge qui nous appelle de Sevran. Bonjour Serge.
Oui, bonjour. Bonjour à tout le monde. On vous écoute.
Oui, on vous écoute Serge. Oui. Donc pour parler de la du pouvoir d'achat, ben écoutez depuis les dernières fois où j'ai pu parler à votre antenne, je vous en remercie.
Ben ça continue à augmenter. Vous parlez de l'électricité, l'électricité a augmenté. Je viens de recevoir les factures pour mes assurances.
Les assurances marqué sur le un petit document 20 % à 40 % d'augmentation. Euh je suis allé hier faire des courses au supermarché. Je voulais acheter des œufs.
Le rayon œuf était complètement vide. Tous les œufs, vous savez vous avez des plaquettes d'œuf, vous avez une vingtaine de d'œufs qui sont ensemble. Euh il y a eu plus rien.
Je j'allais regarder les premiers prix sur les les poissons le temps les truc comme ça qui était complètement vide. Donc ce qui veut dire que les gens se précipitent sur les premiers les produits de bon marché. Donc euh première nécessité produit de première nécessité.
Tout à fait. Donc euh voilà, je regarde euh j'ai pris l'autoroute, j'étais j'étais monté sur Lyon, je suis revenu, j'ai pris l'autoroute, j'ai payé euh 11 € le le au PA ajusté et cette cette fois 3 mois pay 11 €. Ce mois-ci, j'ai payé 18 €.
Donc des augmentations, il y en a partout, elles sont non annoncées et puis on les découvre. Et donc aujourd'hui, je regarde mon compte bancaire, je suis à moins 490 €. Euh donc j'aurai mon bah ma pension de de de de retraiter qui va rentrer donc à peu près ce qui me restera après le retrait de la complémentaire santé, ça sera à 1050.
Donc je regarde tout ce que j'ai payé. J'en suis à 2500 € que je n'ai pas payé. J'ai une facture d'électricité qui m'attend que je dois payer dans dans ces euh dans cette petite somme.
La facture d'électricité, alors pour moi c'est c'est vraiment un paradoxe. Mon grand-père, il a été un des pionniers d'électricité. Il avait une usine électrique dans à Saint-Quentin, donc dans le nord de la France.
Euh il a dû vendre en 36. Euh mon père, il a passé son sa jeunesse à donner un coup de main à à son père à planter des poteaux pour mettre les festés. Aujourd'hui, j'arrive plus à la pier.
Donc je je leur donne de l'argent. Donc c'est c'est un monde de fou quoi. On arrive à un moment, je parle pour moi mais en tant qu'exemple, je me plains pas parce que je me débrouille, je survis.
Mais mes amis qui sont pareils à la retraite, ben ils achètent que les premiers de les produits de première nécessité et ils vivent au ralenti. Donc voilà, c'est le monde d'aujourd'hui. Et Isabelle, comment vous réagissez lorsque vous écoutez monsieur ?
Est-ce que ça correspond aussi à ce que vous voyez dans votre vie ? tristesse, ça me fait mal au cœur. Vous pouvez pas tous les jours et et c'est insoutenable parce que les gens qui n'ont pas ces soucis là peuvent pas s'imaginer ne veulent pas se l'imaginer.
Il parlait des œufs le monsieur. Les œufs, ils sont exorbitants parce que les œufs sont à la base de beaucoup de choses. Donc on pouvait se nourrir à peu près en faisant des crêpes, en faisant des des gratins.
Mais quand vous regardez aujourd'hui le prix des œufs qui sont même pas bien élevés parce que c'est vraiment dans des batteries, c'est à vomir et on narrive même plus à se payer des œufs, c'est à pleurer. Je comprends pas que nos élus, que les sénateurs, que les députés, que les chefs de cabinet, que notre président un moment donné, il faut leur demander d'aller faire des courses. Je crois qu'il faut les emmener faire des courses et remplir un cadit parce qu'il faut qu'il s'imagine en y mettant que du lait, des œufs, de l'huile, du vinaigre, du sel.
Le principe de masque qu'il faut dans une cuisine. Rien que ça, je pense qu'il y en a déjà pour un minimum de 150 € par mois. Je vous parle pas de racheter les fruits, les légumes, la viande, le poisson.
C'est inimaginable. Et le seul ajustement que nous ayons nous malheureusement les prê et les moins euh échalonnés dans dans ce marasme de qui est le la retraite, qui est le le non travail, qui est le chômage, tout ce qu'on a pas envie, qu'on a pas demandé et qui qui est à nous, c'est incroyable. On n arrive plus, c'est pas possible.
Les gens qui travaillent n'arrivent plus à vivre de leur travail, ne s'en sortent pas. Ils hésitent à prendre la voiture, ils demandent des jours de congé parce qu'ils arrivent plus à mettre du gasoil ou de l'essence dans la voiture. Est-ce que c'est ça ma France ?
J'ai honte parce que ça fait 40 ans que je me bats, ça fait 40 ans que j'attends un meilleur et que je me dis demain on va avoir ça, on va l'avoir et et j'essaie d'expliquer des toutes petites choses aux gens mais mais je crois qu'il faut qu'on aille vraiment ensemble Alexandre dire des grandes choses à notre président parce que je crois qu'il fait pas souvent ses courses et je crois qu'il s'assoit pas à son bureau pour pointer ses factures parce qu'il faut arrêter à un moment donné. Le seul budget qu'on a c'est l'alimentaire. Si on se nourrit pas comme il faut, nous allons tous mourir de mal nutrition.
Nous allons être malades et nous allons coûter trois fois plus à la société parce qu'il faudra quand même faire quelque chose pour nous. Alors Isabelle, je vais poser des questions très précises à la pèer qui est sénateur et ensuite on terminera l'émission parce que je veux que les Français sachent avec André Merlin le risque qui est au-dessus de leur tête si le premier ministre signe le décret de ce qu'on appelle la PPE3, la loi sur l'énergie. C'est un risque colossal.
Et quand on vous écoute, on comprend bien, monsieur et Isabelle, quand on vous écoute, on comprend bien que si Matignon signe ce papier qui va faire encore doubler votre facture d'électricité, on entre dans la folie. Alors, je me tourne vers vers le sénateur Alain Houper. Madame Isabelle vient de dire quelque chose d' extraordinairement important.
La différence en France entre le brut et le net. C'est-à-dire ce qui fait que aujourd'hui pour un patron monté de 100 € quelqu'un qui est au SMIC, ça a des conséquences absolument énormes, des conséquences financières d'autant plus énormes qu'on est dans un système de dingue où dès que les gens montent tout à coup, ils n'ont plus droit à un certain nombre d'aides. Donc il y a une sorte de trappe qui font qu'il y a un français sur 5 qui est coincé dans le SMIC.
Qu'est-ce que est-ce que le Sénat travaille sérieusement sur des pistes de réduction de la différence entre le brut et le net ? Et en transférant ses charges ailleurs ou en réduisant les dépenses, c'est quoi pour vous les solutions pour rapprocher le net du brut ? C'était ce qu'on touche vraiment.
C'est une bonne question. Ça prouve qu'en France quand un quand un patron vous donne 1000 € à à un employé, ça coûte au patron à l'entreprise 2000 €. C'est ça la différence hein, parce que la différence c'est pas les charges sociales plus les charges patronales, c'est aussi le coût euh de de la fiche de paye.
C'est c'est le double. Et euh la différence entre le brut et le net, ce sont des impôts, ce sont des taxes. Ce sont des impôts.
C'est comme la différence, comme l'a dit madame entre les taxes de sur l'électricité ou sur le gaz qui sont importantes ou sur ou sur le pétrole. Pensons aux gens qui se chauffent au fioule. Le taxes sur le fioule, c'est 80 %.
Le jour où ça sera 80 % sur l'électricité, qu'est-ce que ça va devenir ? Et c'est ce qui risque d'arriver avec cette ce planuriannuel d'électricité qui n'est pas actuellement signé par le Premier ministre. J'ai vérifié au journal officiel et j'espère que ça ne le sera jamais parce que ce sera un asservissement de la population française.
Les Français ne sont plus en colère, ils sont désespérés. Et là dans cette émission, ce que j'entends chez vous madame, c'est une désespérance. Les gens, ils ont ils en peuvent plus, ils en ont marre.
Ils en ont marre. parce qu'ils pensent à leurs enfants et leurs enfants, la génération de leurs enfants, ça sera la première génération après la guerre à savoir que leurs enfants, donc les petits enfants de madame vivra moins que ses enfants ou qu'elle. On va un déclin la population.
Alain Houer, est-ce que sérieusement les partis les partis au Sénat travaillent sur la réduction de l'écart entre le brut et le net ? Est-ce que est-ce que ça est-ce que ça monte au cerveau d'absolument tout le monde ou pas ? En tous les cas, moi ça me monte au cerveau.
Je suis chef d'entreprise, je suis médecin. Je sais, je sais. Donc donc vous le voyez directement vous mais les autres en gros ils vous écoutent ou pas ?
On l'assemblée n'en parlons pas, ils sont complètement déconnectés. Au Sénat, il y a des commissions qui sont importantes qui travaillent euh mais les le résultat des rapports, ils finissent dans des placards. Bon, c'est ça le problème français, le travail des parlementaires et ça monsieur Merson sait très bien puisqu'il a été auditionné plusieurs fois à la commission des des affaires économiques, tout finit dans des placards.
Le problème de la France, c'est que la France qui est une nation est devenue un état. Et un état, on parle beaucoup du deep step, hein, vous savez l'état profond he l'état profond, c'est-à-dire qui commande l'État maintenant, c'est l'administration et c'est pas la petite administration, c'est la haute administration qui décide pour les autres. Pour les aider des feux, un seul fonctionnaire, un haut fonctionnaire a décidé d'emmerder 30 % des Français, hein.
Euh aux États-Unis, puisqu'on j'ai utilisé le mot dep de depstate, aux États-Unis, ils ont quand un ministre, quand un gouvernement change, il y a le spoil system. SP system c'estàd qu'on change tout le monde. Et en France quand un ministre change, on change personne.
On change personne et ça continue. Et ça décourage les ministres. Ça décourage.
Ça veut dire on est dans dans un renoncement permanent et ça c'est le système français. Rien ça va changer dans la rue. Ça va ça ça peut pas ça va changer dans la rue.
C'est pas possible. On va pas continuer comme ça. La France ne peut pas rentrer dans le tier monde.
Alors sur sur la question fondamentale de l'énergie parce que l'énergie c'est nos emplois, c'est est-ce qu'on garde des boulangers ? C'est est-ce qu'on garde une industrie ? Est-ce qu'on garde des entreprises capables de payer des salaires sur la question de l'énergie ?
Après cette pause, on va revenir vers André Merlin parce que je vais expliquer pourquoi est-ce que on écoute dans le mouvement dégueu, on écoute des hommes comme lui qui sont des vrais professionnels, pas des colleurs d'affiche, des gens qui savent à peu près comment on fabrique de l'énergie pas chère, comment est-ce qu'on va pouvoir remplacer cette fameuse PPE3 parce que nous nous appelons la PPE dégueu mais on peut l'appeler comme on voudra. Il faut que la facture baisse de 25 % et c'est possible. et on en parle jusqu'à 14h.
Ce qui vous laisse le temps de nous appeler au 0826 300 300. À tout de suite. Midi 14h, la parole au français.
Alexandre Jardin. On est en direct avec André Merlin, avec Isabelle et le sénateur Alain Hupper. N'hésitez pas à nous appeler, vous avez jusqu'à 14h0826 300.
André Merlin, je voudrais qu'on aborde cette bombe qui est au-dessus de nos têtes qui s'appelle la PPE3, la loi sur l'énergie. Qu tenu de ce qu'on vient d'entendre, on voit bien que il y a plus de marge de manœuvre pour une énorme partie de la population. Il y a plus de mar de lorsqu'Isabelle parlait de de cette partie de taxe et vous nous avez expliqué de quoi de quoi c'est constitué.
En réalité, si on dérape, c'est tout le pays qui dérape. Et je voudrais vous rendre hommage parce que vous êtes à la retraite, rien ne vous oblige à tout à coup sortir du bois et à faire partie de toute une génération. Je pense à Henry Progli et et à plein d'autres Louis Galois Louis Gallois de gens qui ont qui ont déjà leur carrière et qui et qui s'engage dans ce combat là qui aide énormément le mouvement dégueu.
Pourquoi ? Parce que vous le faites pour la France, vous le faites pour les gens qui nous écoutent, vous n'avez rien à gagner. Vous avez déjà fait votre vie de professionnelle et vous pardon vous cassez le cul pour les Français.
Donc qu'est-ce qui nous qu'est-ce qui nous au nez avec cette loi ? C'est quoi l'ampleur du risque qui je dis le sénateur Hooper a dit j'ai vérifié ce matin que ce n'était pas publié au Joo donc ça peut être publié d'un instant à l'autre. Alors c'est quoi le risque ?
Alors le risque, j'ai dit tout à l'heure que si on regarde l'évolution du prix de l'électricité euh depuis 2008, on a eu un doublement euro constant. Oui. En 15 ans.
Et là le risque Et là le risque c'est qu'il en ait un nouveau doublement d'ici 2035 en 10 ans. Pourquoi ? Parce que la PPE qui est donc la programmation pluriannuelle de l'énergie prévoit une accélération dans la construction de moyens de production de type éolien et solaire dont on a pas besoin.
On a absolument pas besoin de ces moyens de production. Pourquoi ? parce que la consommation, je l'ai dit tout à l'heure, d'électricité a baissé depuis 2010 et qu'on est au niveau actuellement de 2003.
Donc on a une capacité de production actuellement qui est bien supérieure au niveau de consommation. La meilleure preuve, c'est que en 2024 on a exporté 90 TW, 90 milliards kWh, ce qui représente plus de 20 % de la consommation d'électricité. Donc pourquoi effectivement détruire nos paysages ?
Parce que c'est ça aussi les éoliennes détruire les rivages. Chaque éolienne marine que l'on va construire parce que c'est la grande c'est ce sont des véritables tourfel. Il faut savoir qu'elles ont 300 m au-dessus de la mer et plus de 300 m sous la mer.
C'est des c'est des véritables tourfel qui coûtent une fortune et c'est pour ça que pour pouvoir réaliser de tels projets, il faut les subventionner et c'est l'État qui garantit le prix de vente de cette électricité à ces opérateurs que sont les les opérateurs d'éoliens et de solaires. Juste avant l'émission, vous vous m'aviez on avait évoqué, il y a eu une autorisation qui a été donnée inextrémiste par François Baou juste avant de partir pour un nouveau champ éolien avec un contrat qui portait sur une somme et c'est un mensonge. C'est un mensonge.
Expliquez-nous pourquoi. Alors pourquoi le alors s'il s'agit d'un parc éolien qui devrait être construit je crois dans en Normandie exactement, je connais pas l'endroit exact mais enfin c'est 850 MW. Il faut savoir que 850 MW, comme chaque éolienne c'est 10 MW au plus, ça vous fait 85 tour EFF hein avec une profondeur dans la mer qui selon la distance par rapport à la côte peut varier.
Pourquoi vous m'aviez expliqué que le prix garanti par l'État est un mensonge ? Parce parce qu'il y a des clauses parce qu'il y a des clauses de révision. Alors je vais prendre l'exemple simplement de Saintu.
Attention, c'est nous qui payons, hein. Oui, c'est alors qui est-ce qui paye ? Il faut bien voir que le contrat est un contrat prix garanti sur 20 ans et le l'État s'engage à payer la différence entre ce prix garanti et le prix de marché.
Actuellement sur Saint-Brilleux, le prix garanti est de 196 € et le prix de marché aujourd'hui est autour de 56 €. Donc on a 140 € de différence qui est garanti par l'état par MAWh et c'est Isabelle qui paye et bien évidemment. Alors, vous multipliez par le nombre de mWhur que produit ce parc éolien et ça sera encore Isabelle.
Voilà. Et vous aboutissez à une subvention annuelle de 250 millions d'euros pour 500 MW, juste pour ce genre-là. Pour 500 MW, il est prévu dans la PPE de construit de de construire 10 18 Go 18 GW, c'est 18000 MW, ça fait combien multiplié par 40 pratiquement.
Donc ça veut dire que ça va être une charge pour l'État de 10 milliards d'euros. Alors l'Étatulé, il faut bien expliquer à nos auditeurs que l'État finalement prend une partie de ces ces charges dans le budget et une autre partie est répercutée sur la facture d'électricité des ménages aujourd'hui aujourd'hui à l'heure qui part il faut savoir que la subvention pour les énergies renouvelables en demi intermittente c'estàd éolien et solaire c'est la commission de régulation qui l'a a dit pour 2026, on est à 7AR60 millions d'euros de subvention. Isabelle vous par Isabelle voulait dire quelque chose.
Moi je voulais déjà avant qu'on arrive à la fin du débat vous remercier tous les trois parce que je crois que les Français ils ont pas pris conscience de ce qui se joue et de ce que ça va donner comme catastrophe derrière. Déjà, c'était important et vous dire que vous avez raison parce que je me suis toujours posé la question si on a bien fait d'aller en merre de l'éolien et détruire encore le peu de mer tranquille qui aurait pu être parce que nos poissons ils auraient peut-être voulu être tranquilles. Alors plus tard tous nous des économies pour pas les faire.
Euh euh ouais alors donc vo voilà la situation actuelle et cette subvention aux énergies renouvelables, elle a augmenté en 1 an de presque 2 milliards d'euros. Si on continue comme ça, on va atteindre 20 milliards d'euros. C'est ce que je dis d'ailleurs.
Et ces 20 milliards d'euros, est-ce qu'on va le prendre une partie sur le budget alors qu'on est on a un déficit colossal ? Donc on pourra pas le prendre sur le budget. Donc la tentation bien évidemment sera de faire payer de manière cachée en quelque sorte au travers de la facture les consommateurs et en particulier les consommateurs tentation d'autant plus forte que l'État est fauché.
Bah bien sûr les les Donc donc nous on va se battre parce que c'est notre pays qui est en qui est en cause. Ce sont les gens qu'on que l'on vient d'entendre. Monsieur madame Isabelle sénateur ou je vous laisse le le mot de la fin.
Qu'est-ce qu'on fait ? Nous, on va se battre avec l'association légueux, on va se battre pour notre peuple. C'est aussi bête que ça.
À un moment, la France est pas rien. Et et et c'est vrai que lorsque je vous entends Isabelle, lorsque j'ai entendu monsieur, on se dit que c'est pas possible quoi. Il y a quand même des limites à la incroyable incroyable. quand même des limites.
Le le quelle absurdité totale. Sénateur, je vous laisse le mot de la fin. Quand vous êtes au bord du gouffre, vous faites un pas en arrière, il faut apprendre en France à se remettre en question, revenir en arrière.
Il faut revenir en arrière sur les énergies renouvelables. Comme l'a dit monsieur Merlin, nous en avons pas besoin actuellement et qui sait qui en fait les frais ? C'est c'est madame, c'est tout, c'est nous tous.
Il faut revenir aussi en arrière sur des règles complètement absurdes comme la règle des 3 % de bénéfices qui a été créé dans un contexte de croissance de 5 % alors que la croissance actuelle est de moins de 1 %. Une règle qui a été faite par un son créateur Guy Abeille qui contexte la pertinence et actuellement on refuse de revenir en arrière et on continue à serrer la vis au français. Apprendre oui apprendre à corriger nos conneries, corriger nos problèmes revenir en arrière.
Enfin que qui c'est qui paye ? C'est Nicolas qui paye. Merci monsieur le sénateur, merci André Merlin, merci Isabelle, merci à tous ceux qui nous ont appelé et écoutez on se retrouve la semaine prochaine, vendredi midi 14h.
Très bonne journée à tous. Oh.
Alain Houpert