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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 14 janvier 2022 25 minContradictoireActualité / polémiqueSantéÉducation & rechercheÉconomie & entreprises

Mea culpa, 8000 personnels en renfort, distribution de masques FFP2... le 8h30 franceinfo de Jean-Michel Blanquer

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 20 %Défensif 35 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:25OuverteRéponse directe

    Jean-Michel Blanquer, vous-même, vous avez reconnu que la mobilisation a été forte hier. Est-ce qu'elle vous a surpris ?

  • 2:00RelanceRéponse partielle

    Quand vous annoncez la veille au soir dans la presse un nouveau protocole sanitaire aussi, ça crispe. Est-ce que vous comprenez que certains de vos agissements ont heurté ?

  • 2:57FerméeÉludée

    Vous n'avez pas fait de mea culpa hier soir face au syndicat. Vous n'en ferez pas ce matin.

  • 4:43FerméeRéponse directe

    Est-ce qu'on change les trois tests en cinq jours, les trois autotests en cinq jours pour les élèves ?

  • 6:13OuverteRéponse partielle

    Est-ce qu'on peut donner une enveloppe globale, sachant que certains sont des contractuels ?

  • 10:14OuverteRéponse directe

    À partir de quand arriveront-ils sur le terrain ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:18Invité politiqueFait
    « Est-ce que vous êtes un ministre sur la touche ? Non, pas du tout. D'abord, ça s'est passé au ministère de l'Éducation nationale. »
  • 0:51Invité politiqueFait
    « Ce qui s'est passé la semaine dernière, c'est le fait de passer à trois autotests. C'est quelque chose que j'avais demandé au Premier ministre. »
  • 3:07Invité politiqueFait
    « Écoutez, je ne suis pas parfait. Je fais des erreurs. Je crois que c'est le propre de l'être humain. »
  • 4:46PrésentateurFait
    « Est-ce qu'on change les trois tests en cinq jours, les trois autotests en cinq jours pour les élèves ? »
  • 6:27PrésentateurChiffre
    « Est-ce qu'on peut donner une enveloppe globale, sachant que certains sont des contractuels ? »
  • 6:38Invité politiqueChiffre
    « Vous avez 3300 contractuels jusqu'à la fin de l'année scolaire. »
  • 7:31Invité politiqueChiffre
    « Vous avez ensuite les 1500 assistants d'éducation. »
  • 7:57Invité politiqueChiffre
    « Il y a aussi 1500 vacataires administratifs. »
  • 8:20Invité politiqueChiffre
    « On a aussi ce qu'on appelle des médiateurs lutte anti-coronavirus. On en recrute 1700 de plus. »
  • 11:37PrésentateurFait
    « Ça fait des mois et des mois que les syndicats enseignants les réclament. »
  • 11:47Invité politiqueFait
    « Ça fait aussi des mois que nous nous interrogeons justement au Conseil de la santé publique. »
  • 14:46Invité politiqueChiffre
    « Donc c'est environ 10 000 par jour que nous constatons aujourd'hui. »
  • 15:19Invité politiqueChiffre
    « Alors, nous sommes aujourd'hui à 3 000 classes fermées. »
  • 17:41Invité politiqueChiffre
    « Il est déjà de 20 millions d'euros. »
  • 24:27Invité politiqueFait
    « C'est une petite révolution, parce qu'il y a aussi des réformes qui s'élaborent malgré la crise. »

Temps de parole

  • Invité politique69 %
  • Présentateur12 %
  • Invité10 %
  • Présentateur 28 %

6,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:04
Présentateur

Bonjour Michel Blanquer. Bonjour Marc Fouvel. Dans la foulée des manifestations hier, le Premier ministre Jean Castex a convié les syndicats enseignants. C'est lui qui a présidé la réunion qui a eu lieu en votre présence. C'est déjà lui, il y a quelques jours, qui avait annoncé la révision du protocole sanitaire.

0:18
Invité politique

Est-ce que vous êtes un ministre sur la touche ? Non, pas du tout. D'abord, ça s'est passé au ministère de l'Éducation nationale. Il ne vous a pas échappé que c'est moi qui ai fait les annonces à la fin. Et il ne vous a pas échappé non plus qu'il y a une dimension très interministérielle dans la gestion de la crise. C'est normal que le Premier ministre, dans un moment qui est difficile, soit en appui. D'autant plus qu'une partie des décisions qu'il y avait à prendre relève soit du ministère de la Santé, soit du ministère des Finances. Donc c'était un processus normal qui montre au contraire la collégialité gouvernementale. Et c'est justement ce que je souhaitais.

Il n'y a pas de problème Blanquer aujourd'hui ? Non, si vous prenez ce qui s'est passé la semaine dernière, c'est le fait de passer à trois autotests. C'est quelque chose que j'avais demandé au Premier ministre. Ce qui s'est passé cette semaine, c'est du travail très collectif avec le Premier ministre. Donc je ne sais pas s'il y a un problème Blanquer. Vous en avez marre de prendre les coups ? Non, ce n'est pas ça. Moi, j'aime la rationalité, si vous voulez. C'est-à-dire le fait qu'on puisse prendre des décisions et qu'on puisse les prendre de manière rationnelle, justement.

Et c'est donc ce que nous avons fait encore hier soir avec des choses qui étaient attendues par le terrain et que je suis très heureux de pouvoir annoncer.

1:25
Présentateur

Jean-Michel Blanquer, vous-même, vous avez reconnu que la mobilisation a été forte hier. Est-ce qu'elle vous a surpris ?

1:31
Invité politique

Non, elle était annoncée. Et donc je savais bien qu'il y aurait une mobilisation assez importante. Et donc j'en prends acte. Et vous savez, je le comprends pour l'essentiel. On est tous lassés de ce virus. Et il est normal qu'à un moment donné, une lassitude s'exprime. Il se trouve que c'est dans le milieu éducation nationale que ça s'est beaucoup exprimé hier. Mais au-delà de ça, ce qui est très important, c'est de créer des facteurs d'unité dans notre pays comme dans l'éducation nationale, de façon à traverser au mieux.

2:00
Présentateur

Sauf qu'à écouter les syndicats hier, le problème, c'était vous, c'était votre gestion de la crise sanitaire. Certains de vos propos, on ne fait pas grève contre un virus. Quand vous annoncez la veille au soir dans la presse un nouveau protocole sanitaire aussi, ça crispe. Est-ce que vous comprenez que certains de vos agissements ont heurté ?

2:19
Invité politique

Agissements, je ne sais pas si je reprendrai votre mot, mais ce qui est certain, c'est qu'hier, la réunion était très utile de ce point de vue-là, parce qu'elle a permis d'être vraiment à la fois précis, long et clair sur le pourquoi de ces choses. Ça a d'ailleurs rejoint la réponse que je faisais à Marc Fauvel. Là, l'interministérialité, elle permet de comprendre pourquoi nous sommes obligés de communiquer le dimanche, parce que c'est le vendredi soir que le Haut Conseil à la Santé publique nous donne. Vous n'étiez pas obligés de le faire dans un journal ? Non, je ne l'ai pas fait.

Alors, vous savez, je crois que ce n'est pas la peine de revenir éternellement là-dessus, mais nous avons mis les informations sur le site internet du ministère avant cette communication dans le journal. Mais je crois qu'aujourd'hui, on va peut-être passer à autre chose.

2:57
Présentateur

On va passer au premier dans un instant la suite. Vous n'avez pas fait de mea culpa hier soir face au syndicat. Vous n'en ferez pas ce matin. Non, mais bien sûr que si vous souhaitez un mea culpa... Non, je vous pose la question. Est-ce que vous en avez fait hier soir ?

3:07
Invité politique

Écoutez, je ne suis pas parfait. Je fais des erreurs. Je crois que c'est le propre de l'être humain. Et cela m'arrive, évidemment, et je n'ai aucun problème à dire que je suis désolé de certaines choses. Mais c'est important aussi de ne pas être dans des logiques de cristallisation excessive sur une personne quand on connaît le processus de décision. Encore une fois, il y a eu le vendredi soir au Conseil de la santé publique. On a travaillé tout le 1er janvier collectivement entre les ministères pour avoir le protocole.

3:37
Présentateur

En gros, ce que vous nous dites ce matin, c'est que la responsabilité est collective, la responsabilité gouvernementale face à cette gestion de la crise sanitaire à l'école.

3:43
Invité politique

La responsabilité, ça a l'air de dire que quelque chose aurait dysfonctionné. Mais c'est le processus qui est ainsi. Si vous voulez, il y a eu le Conseil de défense d'abord. On renvoie au Conseil de la santé publique. Ensuite, cela donne un protocole général en population générale. Puis, nous le transposons pour que tout ça soit cohérent. Vous savez que dès qu'il y a un point qui n'est pas cohérent entre les différents documents, tout le monde le voit à juste titre et on se plaint des ajustements qui sont ensuite nécessaires. Donc, c'est un travail précis, extrêmement sérieux, rigoureux.

Le Haut Conseil a des raisons aussi pour avoir attendu longtemps avant de rendre, parce qu'ils font un travail de comparaison internationale. Ils font un travail, évidemment, très sérieux de santé publique. Donc, dans cette situation de crise sanitaire, nous sommes obligés parfois d'être extrêmement réactifs, d'aller vite, d'annoncer des choses peu de temps avant qu'elles s'appliquent. Et hier, c'était extrêmement intéressant d'entendre le ministre des Solidarités et de la Santé bien expliciter ce processus. Et c'est vrai que, disons que l'immédiateté médiatique ne permet pas toujours de tout expliquer comme il le faudrait. Donc, voilà.

Je crois que maintenant, on doit peut-être un peu passer...

4:43
Présentateur

Non, non, non, non. Les mesures, d'abord, si vous le permettez, Jean-Michel Blanquer, il y a toutes les mesures annoncées hier. Et il y a ce qui ne semble pas avoir été annoncé. Peut-être qu'on se trompe. Est-ce qu'on change les trois tests en cinq jours, les trois autotests en cinq jours pour les élèves, qui a été un des motifs de crispation des profs et des parents ? Ça, ça ne change pas.

4:57
Invité politique

Je ne suis pas sûr que ce soit un élément de crispation.

4:59
Présentateur

Pour ceux qui ont passé le temps à faire la file pour acheter, pour trouver.

5:02
Invité politique

Non, mais justement, vous avez sans doute remarqué que ces derniers jours, c'était beaucoup moins le cas. Ça, ça ne change pas, vous confirmez. La mesure de remplacer le premier test par un autotest a été une mesure de simplification. Et d'ailleurs, si nous, d'abord, on ne change pas les choses de nature sanitaire comme ça si facilement, elles ont une raison d'exister. Et puis, en plus, vous le savez bien, si on changeait encore, on dirait que vous changez toutes les cinq minutes. Donc, je crois qu'il faut au contraire stabiliser ce que nous avons. Et ça, je crois que chacun le comprend.

5:28
Présentateur

Donc, on garde les trois autotests en cinq jours. Et il n'est pas question de les faire à l'école comme on peut le voir à l'étranger, comme au Luxembourg.

5:35
Invité politique

Alors non, pour l'instant, c'est un système où vous allez chercher vos trois autotests à la pharmacie avec un bond de l'école dès lors qu'il y a eu une contamination dans la classe de votre enfant. Et pourquoi on ne passe pas aux tests salivaires comme le font là encore certains de nos voisins ? Là aussi, il y a eu beaucoup d'explications pour expliquer que les autotests salivaires ne sont pas homologués en France. Pas plus, d'ailleurs, que chez nos voisins. Il y a une comparaison européenne qui a été faite. Aujourd'hui, un test salivaire, si vous voulez, prend du temps à donner son résultat quand c'est un test salivaire PCR tel que nous les pratiquons aujourd'hui.

Nous en faisons environ 200 000 par semaine. En revanche, les autotests salivaires ne sont pas homologués.

6:13
Présentateur

Alors, ce qui a été annoncé hier soir, ce sont des renforts. On a fait des calculs ce matin à la rédaction de France Info. On a eu un peu de mal. Est-ce qu'on peut donner une enveloppe globale, sachant que certains sont des contractuels ? On va le détail après. Mais combien de renforts vont arriver dans les jours et les semaines qui viennent ?

6:27
Invité politique

Toutes catégories confondues. Si vous voulez, je peux additionner. Allons-y, faisons des additionnements. Mais c'est additionner, pardonnez-moi, des choux et des carottes. Alors, on va commencer par les choux ou par les enseignants. Je crois que c'est mieux de dire de quoi on parle. Vous avez 3300 contractuels jusqu'à la fin de l'année scolaire. Donc ça, c'est quelque chose qui vient encore renforcer la mobilisation que nous avons depuis décembre pour muscler nos effectifs de remplacement. Là, ce sont des enseignants. Et au passage, je signale que c'est quelque chose qui s'est plutôt bien passé depuis quelques semaines. Je dis bien plutôt bien. Rien n'est parfait.

Mais en tout cas, nous avons pu pourvoir la plupart du temps aux remplacements nécessaires, même s'il y a évidemment des manques. C'est pour ça que nous allons faire des recrutements supplémentaires. Nous allons avoir recours à ce qu'on appelle les listes complémentaires dans le premier degré. Donc c'est ceux qui n'ont pas été reçus au concours, mais qui sont en quelque sorte les premiers collés, comme on dit. Et donc ceux-là, désormais, sont les listes complémentaires ouvertes. Alors c'est uniquement dans le premier degré. Et honnêtement, je n'ai pas le chiffre national des listes complémentaires. Mais c'est évidemment plusieurs centaines de personnes qui sont concernées.

Vous avez ensuite les 1500 assistants d'éducation. Là, c'est dans le second degré jusqu'à la fin de l'année. Donc ça, c'est très important parce que beaucoup de personnes sur le terrain et les organisations nous signalent que ce qu'on appelle la vie scolaire, c'est-à-dire les assistants d'éducation... Très perturbés en ce moment. Très perturbés.

7:45
Présentateur

Ce sont des surveillants, eux ?

7:46
Invité politique

Ce sont des surveillants. C'est donc des personnes dont on a beaucoup besoin, a fortiori, dans la période actuelle. Et donc nous en avions déjà recruté, mais nous en recrutons plus, 1500 de plus. Il y a aussi 1500 vacataires administratifs. Eux, ils viennent en appui des inspecteurs de l'éducation nationale, donc dans les circonscriptions du premier degré. Ça signifie que c'est des personnes qui vont aider les inspecteurs, qui eux-mêmes appuient les directeurs et directrices d'école dans la gestion de la crise. Et puis on a aussi ce qu'on appelle des médiateurs lutte anti-coronavirus. On en recrute 1700 de plus.

Ce sont des personnes qui viennent dans les écoles chaque fois qu'il y a du travail à faire. Par exemple, lorsqu'on fait les tests salivaires...

8:29
Présentateur

Ça fait 8 minutes, si je compte bien.

8:31
Invité politique

Si vous avez additionné bien, c'est bien. J'espère que je ne me trompe pas, sinon je vais vraiment être ridicule. Mais encore une fois, cette addition ajoute donc des gens du premier degré, du second degré, dans des fonctions très différentes.

8:41
Présentateur

On va voir le détail, Michel Blanquer. Si vous permettez, on s'interrompt. Un petit instant, le temps du fil info à 8h41 avec Thomas Benesch.

8:47
Invité

Dans le feuilleton sanitaire entre Novak Djokovic et le gouvernement australien, l'Australie annule de nouveau ce matin le visa du numéro 1 mondial de tennis annonce ce matin du ministre de l'Immigration. Pour l'instant, Djokovic ne peut pas participer au prochain Open d'Australie prévu à partir de lundi. Le champion peut toutefois encore faire appel. Des renforts dans les établissements scolaires face à la crise sanitaire, avec notamment des personnes déployées, des professeurs, des vacataires, 3300 vacataires qui vont rester toute l'année scolaire, annonce à l'instant le ministre de l'Éducation, invité du 830 France Info. Il a rencontré hier soir les syndicats.

Autre annonce, 5 millions de masques FFP2 pour les enseignants de maternelle et les évaluations prévues en CP, prévues ce mois-ci, qui sont reportées. Grâce à un accord trouvé entre le gouvernement et EDF, la hausse de la facture d'électricité pourra bien se limiter cette année à 4%. EDF va augmenter de 20%. Le volume d'électricité vendu à prix réduit à ses concurrents, annonce faite par le ministre de l'Économie dans le Parisien, aujourd'hui en France. Le motard britannique Sam Sunderland remporte le rallye Dakar en Arabie Saoudite après un premier succès dans la course décrochée en 2017.

10:05
Présentateur

France Info Le 830 France Info Salia Brakia, Marc Fauvel Je joue avec le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer. Vous venez d'annoncer près de 8000 renforts dans l'éducation nationale. À partir de quand arriveront-ils sur le terrain ?

10:21
Invité politique

Ils arrivent progressivement sur le terrain. Dès la semaine prochaine, les premiers recrutements supplémentaires. Je rappelle que nous avions fait déjà quelques recrutements dans le passé et que l'année dernière, nous avions été en mesure d'en faire certains.

10:34
Présentateur

Là, les 8000, c'est en plus ?

10:35
Invité politique

Oui, c'est en plus, bien sûr. Et ça va être au cours des prochains jours et des prochaines semaines.

10:38
Présentateur

Est-ce qu'ils ont vocation à rester une fois que le Covid sera reparti ? Ou est-ce que leur contrat s'arrête tout de suite après ou à la fin de l'année scolaire ?

10:46
Invité politique

C'est pour ça que je vous ai distingué les différentes choses, puisque par exemple, les listes complémentaires, c'est pour la vie qu'ils sont recrutés. Et là, c'est quelques centaines, c'est ce que vous nous avez dit. Oui, tandis que les autres, ce sont des contractuels. Pour la plupart des catégories que j'ai citées, c'est jusqu'à la fin de l'année scolaire.

10:59
Présentateur

Vous ne pensez pas que les syndicats vont vous demander de pérenniser ces postes assez vite ? Ils seront peut-être dans leur rôle de le demander et nous verrons.

11:05
Invité politique

Si la crise du coronavirus continue, peut-être qu'on gardera ses renforts. Mais ça, ça doit se regarder pragmatiquement.

11:12
Présentateur

Pour les enseignants, particulièrement ?

11:14
Invité politique

Oui, la question des moyens de remplacement est toujours un sujet. C'est un sujet d'ailleurs, c'est toujours tendu et a fortiori en période épidémique. Mais je dois dire que le système a quand même plutôt bien tenu. On a des problèmes de remplacement dans certains endroits, mais on a plutôt bien tenu. Là encore, si on se compare aux autres pays européens, c'est même vraiment plutôt très bien tenu.

11:35
Présentateur

L'autre annonce concerne les masques FFP2. Ça fait des mois et des mois que les syndicats enseignants les réclament. Vous allez en distribuer 5 millions pour qui précisément ?

11:44
Invité politique

Sur les masques FFP2, vous dites que ça fait des mois. C'est exact. Ça fait aussi des mois que nous nous interrogeons justement au Conseil de la santé publique et que même encore derrière moi, ils nous disaient que ce n'était pas forcément une mesure souhaitable. Alors pourquoi vous le faites aujourd'hui ? On le fait parce qu'il y a des raisons particulières. Par exemple, s'agissant des professeurs d'école maternelle, ils sont devant des enfants qui n'ont pas de masque et on peut tout à fait comprendre que ce soit une attente de leur part. C'est pour les rassurer, c'est ça ? Oui, il y a une dimension pour rassurer en effet.

Et puis, ce qui peut être aussi justifié, simplement le port du masque FFP2 pendant une journée entière, ce n'est pas forcément quelque chose de très agréable non plus. Et rappelons que nous livrons aussi maintenant des masques chirurgicaux, donc en plus des masques en tissu que nous délivrions auparavant.

12:26
Présentateur

Ils sont arrivés les masques chirurgicaux promis par le Premier ministre ?

12:28
Invité politique

Oui, ils sont en train d'arriver sur le terrain. Les premiers arrivent justement en début de semaine prochaine et ça va s'échelonner jusqu'à la fin du mois. Et ainsi, le rythme sera pris. Il sera 5 millions de masques chirurgicaux. Rappelons qu'on a livré déjà 170 millions de masques en tissu depuis le début de la crise, répartis dans les 60 000 points que représente l'éducation nationale.

12:46
Présentateur

Chaque enseignant de ce pays aura désormais, je ne parle pas des plus petits et des FFP2, mais des plus grands, aura désormais deux masques chirurgicaux par jour. Un pour le matin, un pour l'après-midi ?

12:56
Invité politique

Oui, c'est cela que nous avons assuré, en effet. Et par ailleurs, s'agissant des masques FFP2, nous en distribuons 5 millions. La priorité, c'est école maternelle, ensuite école élémentaire. Il y a aussi les AESH, c'est-à-dire les personnes qui s'occupent des élèves en situation de handicap, ainsi que les professeurs qui sont dans des classes spécialisées avec les élèves en situation de handicap. Et puis après, en tant que de besoin, pour les professeurs du primaire et du secondaire qui ont des raisons de souhaiter un masque FFP2.

13:25
Présentateur

Vous avez dit hier, ce sera à la demande, les masques FFP2. Ça veut dire que chaque enseignant devra faire une demande de masques ? Ou ils vont être distribués simplement dans tous les établissements ?

13:35
Invité politique

Ça veut dire que les stocks sont disponibles. Vous aurez les masques en tissu tels que nous les distribuons, les masques chirurgicaux et les masques FFP2. Ça laisse donc un choix sur ce que...

13:44
Présentateur

Donc les FFP2, à partir de quand ?

13:46
Invité politique

Alors, on va commencer les livraisons là aussi à partir de la semaine prochaine. Il faut quand même un certain délai avant que tout cela arrive. Mais disons que d'ici à la fin du mois, c'est quelque chose qui se généralise.

13:55
Présentateur

Vous avez dit, pardon, on ne revient pas sur le protocole sanitaire, sur les trois tests demandés en cinq jours. Au primaire, le principal syndicat vous a demandé de revenir sur la règle d'un cas, une fermeture. Est-ce que vous avez abordé cette question-là hier soir ?

14:09
Invité politique

De la rétablir, cette règle ? Oui, bien sûr. Nous l'avons traité, cette question. Et d'ailleurs, je pense que ça fait partie des sujets sur lesquels la discussion permet d'avancer, puisque ce que chacun comprend bien, c'est qu'avec le variant Omicron, nous avons une évolution, évidemment, des conséquences des mesures prises dans les précédents protocoles, de sorte que si on faisait cela, en gros, ça reviendrait à fermer la grande majorité des classes. Et ça créerait d'ailleurs un désordre insurmontable qui amènerait forcément à la fermeture générale.

14:36
Présentateur

Donc si vous voulez, comment ? Il y a combien d'élèves malades aujourd'hui, si on revient à cette classe, à un élève malade, une classe qui ferme ?

14:40
Invité politique

Eh bien, vous voulez dire combien d'élèves ?

14:44
Présentateur

Dans tout le pays, aujourd'hui. Ça dépend, c'est par jour. Sur une semaine.

14:46
Invité politique

Donc c'est environ 10 000 par jour que nous constatons aujourd'hui.

14:49
Présentateur

Donc on fermerait 10 000 classes chaque jour ?

14:50
Invité politique

Oui, et pour plusieurs jours. Donc vous voyez le... Et par ailleurs, on ne connaît pas encore ce qui se passera au cours des jours suivants. Donc vous avez aujourd'hui la nécessité d'avoir la lutte contre le risque que représente le virus, et une diminution du risque. Mais vous ne pouvez pas le supprimer complètement. Et d'ailleurs, comme je l'ai toujours dit, quand l'enfant n'est pas à l'école, il est ailleurs. Pendant les vacances, par ailleurs, par exemple, il y a eu évidemment beaucoup de contamination d'enfants.

15:16
Présentateur

Aujourd'hui, il y a combien de classes fermées ?

15:19
Invité politique

Alors, nous sommes aujourd'hui à 3 000 classes fermées. Mais c'était des chiffres qui ont diminué, bon, du fait du mouvement d'hier, et puis du fait de mercredi. Donc c'est un chiffre qui va forcément remonter au cours des prochains jours.

15:31
Présentateur

Pour être parfaitement clair, on ne reviendra pas à la règle, un cas, une fermeture de classes ?

15:35
Invité politique

Non, pour la raison que je viens de vous dire. Ça ne reviendra pas, d'accord. Bien sûr, je ne peux pas à court terme. En l'état, à ce stade. Par définition, je suis obligé d'assumer le fait que nous nous adaptons à la réalité. Peut-être que ça reviendra. Mais pour l'instant, vu les caractéristiques du variant, ça n'est pas d'actualité.

15:48
Présentateur

Jean-Michel Blanquer, le masque n'est plus obligatoire depuis hier, dans les Yvelines en extérieur, et depuis ce matin à Paris, sur décision dans les deux cas de deux tribunaux administratifs. Est-ce que ça vaut dans les cours de récré ?

15:57
Invité politique

Non, nous avons là quelque chose qui a été défini justement par la haute autorité. On garde le masque dans les cours de récré pour les plus parisiens, les plus habitants des Yvelines. Nous allons réinterroger les autorités de santé. Vous savez, je suis le premier à désirer que les enfants portent le moins possible le masque. Il y a eu un moment lorsque les choses se sont calmées, où une des premières mesures que nous avons prises, c'était d'enlever le masque des enfants dans certains départements. Donc dès que ce sera possible, on le fera. Mais ça, je ne le ferai pas sans avoir consulté les autorités de santé.

Mais il est évident que parmi les choses éminemment souhaitables, dès que possible, il y a cela. Mais il va falloir qu'on vous attendre encore un peu.

16:31
Présentateur

Jean-Michel Blanquer, cela fait des mois que les oppositions vous demandent d'installer des purificateurs d'air, des capteurs de CO2 dans toutes les classes de France. Et cela fait des mois que vous dites non, ce sont aux communes de les installer. Vous voyez bien que ça n'avance pas.

16:44
Invité politique

— Là aussi, on en a parlé. Le Premier ministre a rappelé qu'il faudrait...

16:48
Présentateur

— Pourquoi vous ne les achetez pas vous-même ?

16:49
Invité politique

— Il a rappelé que c'est une règle constitutionnelle. Il y a des compétences dans notre pays. D'ailleurs, quand elles ne sont pas respectées, à juste titre, certains protestent. Autrement dit, les...

16:58
Présentateur

— Vous donnez bien des masques. Vous ne pouvez pas acheter les capteurs.

17:00
Invité politique

— Non, les masques, nous les donnons parce que c'est notre responsabilité d'employeur.

17:04
Présentateur

— Et le capteur, ça ne l'est pas, responsabilité d'employeur.

17:06
Invité politique

— On a dégagé de l'argent pour les capteurs. Mais si quand vous... J'ai créé un jour une cellule de bâtis scolaire au ministère de l'Éducation nationale pour venir en appui des collectivités locales. C'est une compétence des collectivités locales. Mais déjà, les collectivités locales, parfois, se sont interrogées. Comment est-ce que l'État récupère comme ça des compétences dans une situation de crise ? Donc on doit respecter les compétences. Et d'ailleurs, beaucoup de communes, de départements et de régions ont acheté cela. — Il n'y en a que 20% dans les écoles. — Avec le Premier ministre, nous avons rappelé hier que nous abondons un fonds pour venir en soutien des collectivités locales.

Il est déjà de 20 millions d'euros. Il n'est pas consommé pleinement au moment où je vous parle. S'il était consommé pleinement, nous le réabonderons. Donc nous sommes en appui des collectivités locales. Et encore une fois, elles s'équipent. Donc ce sujet des capteurs de CO2, c'est un sujet qui est sur la table depuis 2020. Mais dès le début, j'ai dit qu'il fallait s'équiper. Et dès le début, c'est un message aux collectivités locales.

18:02
Présentateur

— Sauf que les collectivités locales disent qu'on a déjà plein de choses à prendre en charge, comme les centres de vaccination depuis le début de la crise.

18:08
Invité politique

— Nous sommes en coopération complète avec les collectivités locales sur ces sujets depuis le début. Souvenez-vous des débats sur le savon, le gel hydroalcoolique. On n'a pas dit que c'était à l'État à aider les collectivités. — Sauf que le savon et le gel hydroalcoolique, ils sont arrivés assez vite. Là, ça ne marche pas. — Non, il y avait des problèmes au début. Et ça s'est enclenché. Parce que souvent, d'ailleurs, l'État, effectivement, était en appui. N'opposons pas les collectivités locales à l'État.

18:28
Présentateur

— Vous dites aux maires de villages et de villes qui nous écoutent, appelez-nous et on vous finance.

18:33
Invité politique

— Il n'y a rien de nouveau dans ça. Ça fait un an et demi que... — Alors ils n'ont pas trouvé le numéro de téléphone du ministère. — Mais si, mais d'ailleurs, il y a un équipement. Il y a beaucoup d'endroits où vous l'avez. Il y a des endroits... — Ce que les organisations syndicales nous disent, c'est qu'il y a des endroits où on leur dit que c'est pas très utile de le faire. Nous allons faire un travail de conviction pour effectivement arriver à la généralisation. Bon, ce sujet-là n'est pas le seul sujet de... — Non, c'est pas le seul. — La crise sanitaire, c'est un thermomètre. Il faut ramener aussi les choses à leur juste dimension.

Mais en tout cas, la généralisation est l'objectif visé. Je crois que dans le... Pas dans le monde syndical, mais dans le monde politique, certains ont cherché des polémiques. Vous voyez, M. Jadot m'en a cherché une... Je sais plus si c'était sur votre antenne avant Noël. Il avait l'air de pas savoir que c'était une responsabilité des communes. Et depuis... Alors je lui ai dit, mais que font les communes EELV ? Alors depuis, je vois que, par exemple, Grenoble s'est dépêchée pour en acheter. Donc vous voyez, il y a des vertus à ce débat. Et donc, allons-y. C'est bien que Poitiers fasse pareil, parce que je crois que c'est pas encore le cas aujourd'hui. Eh bien, on va avancer...

— Un petit à peu passage... — Mais en tout cas, notre but, c'est la généralisation de ces capteurs. Et l'État est en soutien des collectivités pour cela.

19:42
Présentateur

— Le Fil Info 8h52, Thomas Bénèche. Et on vous retrouve dans un instant. Jean-Michel Blanquer.

19:46
Invité

— Silence pour l'instant de la préfecture de police de Paris. Fin de l'obligation de porter le masque dans la capitale. Une mesure disproportionnée, selon le tribunal administratif. Il suspend l'arrêté en vigueur. Une décision similaire a déjà été prise dans les Yvelines. Plus de 8000 personnes appelées en renfort dans l'éducation pour gérer la crise sanitaire. Parmi elles, 3000 vacataires, des professeurs mobilisés jusqu'à la fin de l'année dans le premier degré. Annonce faite ce matin par le ministre de l'Éducation, invité du 830 France Info.

Après cette rencontre hier soir avec les syndicats d'enseignants, l'éducation en grève et dans la rue hier partout dans notre pays pour protester, entre autres, contre les protocoles sanitaires à répétition. « Je ne suis pas parfait, je fais des erreurs », déclare ce matin Jean-Michel Blanquer. Nouveau revers pour Novak Djokovic. L'Australie annule à nouveau le visa du numéro 1 mondial de tennis. Décision du ministre de l'Immigration. Pour l'instant, Djokovic ne peut pas participer à l'Open d'Australie qui doit débuter lundi. Le joueur peut encore faire appel. La 21e journée de Ligue 1 de football. Le coup d'envoi, c'est ce soir avec une première rencontre Nice-Nantes.

Le coup d'envoi donné à 21h.

21:02
Présentateur

France Info. Le 8.30 France Info. Salia Brakia, Marc Fauvel. Quelques mots sur les examens, Jean-Michel Blanquer. D'abord sur les évaluations, ce n'est pas des examens. Chez les CP qui devaient commencer la semaine prochaine. Repousser, mais à quand ?

21:16
Invité politique

C'est un objet de discussion des prochains jours. Ça devait commencer lundi prochain. En fait, c'est le nouveau Jean-Michel Blanquer.

21:22
Présentateur

Tout se discute.

21:23
Invité politique

Non, mais attendez, ça n'est pas nouveau. Vous savez, il faut sortir un petit peu des clichés. Nous sommes en communication permanente avec les organisations syndicales. Ce qui est nouveau depuis hier, c'est d'institutionnaliser le fait de parler entre santé, éducation nationale et organisation syndicale. Ce sera toujours à trois comme ça ? Non, santé et éducation nationale, on ne va pas mobiliser le Premier ministre à chaque fois. Par contre, deux fois par mois, cela permettra à la santé, au ministère de la Santé, d'expliciter un certain nombre de choses et on gagnera une étape.

21:51
Présentateur

Ça veut dire que vous êtes réconcilié avec Olivier Véran après votre clash d'avant-hier ?

21:54
Invité politique

Non, il n'y a pas de clash, il y a de la discussion. Santé et éducation se parlent depuis le début de la crise. Et c'est même comme ça qu'on a réussi à maintenir les écoles ouvertes. Oui, ça a été aussi un peu tendu. Mais il est normal que nous ayons des points de vue différents à plusieurs reprises. Nous les avons toujours réglés avec beaucoup de grandialité.

22:06
Présentateur

Vous lui avez souhaité un bon rétablissement depuis qu'il est maladien.

22:09
Invité politique

Oui, d'ailleurs, je lui ai envoyé un message hier pour récapituler ce que nous avions dit et lui souhaiter un bon rétablissement. Et le remercier, puisqu'il a tenu la réunion malgré le fait qu'il est positif au Covid.

22:20
Présentateur

Les épreuves de spécialité du bac prévues au mois de mars ? À distance, je précise. Oui, j'espère. Les épreuves de spécialité du bac pour les élèves de terminale, c'est au mois de mars. Est-ce qu'elles pourraient être repoussées elles aussi ?

22:29
Invité politique

Oui, c'est possible. Nous allons justement en discuter. Vous savez, c'est important, ces enseignements de spécialité, puisque dans la réforme du baccalauréat, c'est vraiment les points forts des élèves qui s'expriment. Et c'est un point important de la note. Et donc, nous regardons ça avec beaucoup d'attention. C'est important qu'en temps ordinaire, ça se tienne au mois de mars. Nous ne sommes pas dans des temps ordinaires, donc nous allons voir si c'est pertinent de les reporter.

Pour ça, je vais écouter aussi le Conseil national de la vie lycéenne, que je vais réunir bientôt et sortir avec la solution la plus consensuelle, comme nous l'avions fait les deux années précédentes, à chaque fois que nous avons dû nous adapter en fonction de la crise.

23:04
Présentateur

Il est hors de question de les transformer en contrôle continu ?

23:07
Invité politique

Non, on n'est pas en situation de les transformer en contrôle continu. C'est plutôt un enjeu sur la date. Et là encore, il est normal de faire attention à tous les problèmes qui ont été posés sur le terrain par le virus et qui nous obligent à des adaptations. J'espère évidemment qu'on pourrait être le plus près possible de l'organisation normale du baccalauréat.

23:26
Présentateur

Jean-Michel Blanquer, les députés et sénateurs ont échoué à trouver un accord sur le pass vaccinal hier en commission mixte paritaire. Le texte va donc revenir à l'Assemblée nationale. Mais une question se pose. Est-ce que les mineurs non vaccinés pourront participer aux sorties scolaires sans faire de test, sans pass sanitaire ?

23:43
Invité politique

Les mineurs non vaccinés ont toujours été sanctuarisés dans notre système scolaire. S'il y a un endroit où ne s'applique pas le pass sanitaire devenu pass vaccinal, c'est dans les activités scolaires.

23:57
Présentateur

Ça veut dire qu'un mineur qui va au cinéma, au musée, avec l'école, n'a pas besoin de pass sanitaire ?

24:01
Invité politique

Les différences que nous avons faites jusqu'à présent, ça dépend de l'endroit où l'on va, si c'est uniquement des scolaires ensemble ou si on se mêle à d'autres publics.

24:09
Présentateur

Donc au cinéma par exemple, il doit se faire tester ?

24:11
Invité politique

Ça dépend, vous pouvez avoir réservé une salle de cinéma. Alors admettons qu'il y ait d'autres personnes dans la salle ou au musée avec d'autres visiteurs. J'en profite pour le dire, parce que là c'est des points de détail qui sont dans notre foire aux questions que chacun peut voir. J'en profite pour signifier que depuis le 1er janvier, puisque vous me parlez de sortie scolaire, le pass culture collectif que nous avons préparé avec Roselyne Bachelot est en vigueur. C'est une petite révolution, parce qu'il y a aussi des réformes qui s'élaborent malgré la crise.

Ça signifie qu'on finance les sorties scolaires à partir de la classe de 4e dans toute la France, à partir de maintenant c'est à hauteur de 500 et 700 euros par classe annuellement. Et donc les sorties scolaires souffrent un peu en ce moment du fait de la crise. Et je voudrais quand même donner un message d'espoir, c'est que assez rapidement, on va avoir au contraire une possibilité de faire des sorties scolaires culturelles, beaucoup plus en France.

24:51
Présentateur

Merci à vous Jean-Michel Blanqueret, bonne journée. Merci à vous.