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interviewBFMTV· 7 janvier 2025 16 min

L'interview intégrale de Laurent Nunez, préfet de police de Paris

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Bonsoir Laurent Nouniès. Merci beaucoup d'être avec nous ce soir. Vous êtes le préfet de police de Paris. Vous y étiez évidemment ce matin à cette cérémonie. Vous, qu'est-ce que vous voyez sur cette image ?

0:11
Laurent Nuñez

Je vois une très belle cérémonie d'hommage. Enfin une année de plus, puisque chaque année on organise la même commémoration. Mais cette année, c'était effectivement, comme vous l'avez souligné les uns et les autres, la concorde nationale. La présence du président de la République aussi, qui est très importante. Il incarne la nation. Et puis ça a été quand même un acteur majeur du dispositif, du renforcement du dispositif de lutte antiterroriste depuis 2017. C'est une impulsion forte qu'il a voulu donner dès son élection. Vous vous souvenez qu'à cette époque, moi je suis nommé directeur général de la sécurité intérieure. Il nomme à nouveau des GSE.

Il crée une task force de lutte antiterroriste. Il déploie tout un plan de lutte antiterroriste pour qu'on n'ait plus à revivre tout cela. Je pense qu'on y reviendra.

0:55
Présentateur

On va revenir évidemment sur la manière dont on lutte contre le terrorisme.

0:57
Laurent Nuñez

Cette présence aujourd'hui, à mes yeux, en tant que responsable, en tant que préfet de police, en tant que responsable d'un service de police, en tant qu'ancien coordonnateur national du renseignement et de la lutte contre le terrorisme, en tant qu'ancien des GSI, elle incarne à la fois la nation et tout ce qu'il a fait pour faire en sorte que nous soyons beaucoup plus forts en matière de lutte contre le terrorisme.

1:15
Présentateur

On va parler de la menace terroriste, encore une fois, à ce qu'elle pèse, à quel point elle pèse encore aujourd'hui en 2025. Mais je reviens sur cette cérémonie. On vous a vu ce matin, notamment, longuement réconforter la sœur d'une des victimes de ce jour-là, de ce 7 janvier, la sœur d'Amen Bérabé, policier qui est tombé après l'attaque de Charlie. Quels mots on choisit dans ces moments-là ? Sans rentrer dans l'intimité, évidemment, mais quels mots on choisit dans ces moments-là ?

1:41
Laurent Nuñez

Ce sont des mots de réconfort. Vous savez, les responsables des services antiterroristes, comme je l'ai été, ou des services de police, on rencontre les familles des victimes. On les voit très souvent. Et puis, on a évidemment des mots de réconfort. Mais c'est aussi des thérapies un peu pour nous, parce que les attentats, c'est toujours des échecs. C'est important aussi de rencontrer des membres des familles des victimes qui savent nous rappeler qu'il ne faut pas oublier que quand il y a un attentat, évidemment, c'est toujours un échec pour les services de renseignement.

Mais de base, il ne faut jamais oublier que ce sont quand même des barbares qui viennent nous attaquer, qui viennent tuer des gens. Il ne faut jamais l'oublier. Voilà. Et donc, le contact avec les familles des victimes, c'est aussi pour nous une forme de réconfort aussi. Aussi, parce que c'est des solidarités, des liens forts qui se créent avec les familles des victimes. Ce matin, effectivement, j'ai salué la sœur de M. Mérabé, que je connaissais évidemment très bien. Mais il y avait d'autres familles de victimes qui étaient là et que j'ai saluées également.

2:35
Présentateur

On va parler des victimes avec Rebecca Blanc-Lelouch qui nous rejoint à l'instant. Bonsoir Rebecca. Vous étiez, vous, aujourd'hui, alors loin de Paris, loin de Paris, mais aux côtés des proches d'une victime de l'attentat de Charlie, c'est le dessinateur Cabu.

2:50
Invité

Absolument. On a rencontré Fabrice Minuel. Il est journaliste. C'est un très, très grand ami de Jean Cabu. Et pour lui, c'est le même rituel. Depuis 10 ans, chaque 7 janvier, il vient se recueillir sur la tombe de Cabu. D'ailleurs, vous saviez que Cabu, c'est lui qui est à l'origine du duduche, du personnage du duduche, mais aussi du personnage du beauf. Vous le saviez ?

3:11
Présentateur

Évidemment. Le beauf de Cabu, c'est quand même mythique.

3:14
Invité

Le beauf de Cabu, absolument. Et pour respecter le rituel de Fabrice, on est arrivé à 9h30 précise avec Dorine Jarnias devant chez lui. Il nous emmène en voiture direction le cimetière de Châlons. On est là, on pense à la vie qui continue. On s'inscline. Certains amènent des fleurs. Moi, je vais déposer un stylo. Pourquoi un stylo ? L'éternité est longue. Il a besoin d'écrire. Ce qui nous a aussi marqué dans l'histoire de Fabrice Minuel, c'est qu'il devait être aux côtés de Cabu le 7 janvier 2015. Il faisait partie des invités, qui étaient invités chez Charlie ce jour-là. Et c'est un rendez-vous professionnel qui l'a empêché d'être présent, qui lui a peut-être sauvé la vie.

Donc, nous arrivons au cimetière. Il fait beau, il fait un peu frais. On se dirige vers la tombe. Fabrice nous raconte les commémorations du 7 janvier sur le chemin dans le cimetière. Et puis, on arrive devant la tombe de Cabu. Et puis, moi, tous les ans, hop, comme ça, il y aura quoi écrire. Est-ce que vous attendez quelque chose en particulier de cette journée ? Comme tous les ans, j'attends que les gens disent que l'esprit Charlie est toujours là. C'est-à-dire que l'esprit de lutte est intact. Des fois, j'ai un peu de doute là-dessus, mais je veux entendre le contraire. Je veux que les terroristes sachent qu'ils ne pourront rien, qu'ils ne pourront jamais tuer.

Ils pourront tuer les personnes. Ils ne pourront pas tuer la liberté d'expression. Vers 11h, les autres amis et admirateurs de Cabu commencent à arriver. Est-ce que vous savez pourquoi 11h, Maxime ? Non. Puisque c'est à 11h30, c'est une heure symbolique, c'est à 11h30 que le drame s'est produit en 2015. Et nous sommes tombés sur Alain, Chalonnet et admirateur de Cabu. Mais pour lui, il manquait du monde à l'appel. Je m'attendais à ce qu'il y a un peu plus de monde, au moins pour les 10 ans. Mais on est là, nous, c'est le principal. Je m'attendais à un petit peu plus de monde, un petit peu plus d'officiels déjà. Mais les officiels, j'ai... Non, mais au moins de la mairie, de Chalon.

Peu de monde en effet, mais la plupart des personnes qui étaient présentes se connaissent, se soutiennent. Certains amènent des stylos, des marqueurs, des bouquets de fleurs ou encore des dessins. C'est super, vraiment super. Ah oui, il faut que tu le fasses plastifier, oui. Oui, je le ferai plastifier et je le mettrai sur la tombe. Je suis bête. C'est vous, Lolita, qui avait fait des dessins ? Oui, tout à fait, oui. Vous pouvez me le décrire ? En fait, je parle souvent des étoiles quand les gens sont décédés. Je parle de Cabu en disant, ça fait 10 ans que tu t'es déguisé en étoile.

Et je l'ai fait représenter vraiment, pour le coup, en costume d'étoile où il dit, je t'en foutrai-moi de l'étoile. C'est ce qu'il aurait répondu ? Je pense qu'il n'aurait pas aimé que je l'affuble d'un costume d'étoile, je pense.

6:27
Présentateur

Je t'en foutrai, moi, des étoiles.

6:30
Invité

Voilà, on a vraiment senti avec Dorine aujourd'hui l'importance de cette journée, de la place qu'occupe Cabu à Chalon. D'ailleurs, quelques heures plus tard, une exposition sur la liberté d'expression a été inaugurée à la Dudu Chotec, mais elle a été interdite aux journalistes pour question de sécurité. On a quand même voulu y aller pour voir. Impossible de rentrer, puisqu'une vingtaine de policiers et gendarmes étaient disposés autour du bâtiment.

6:54
Présentateur

C'est toujours des cibles potentielles, éventuellement ? C'est quelque chose qui reste à surveiller, évidemment, quand on fait une exposition comme ça, notamment consacrée à Cabu, une des victimes de l'attentat de Charlie ?

7:05
Laurent Nuñez

Oui, très régulièrement, il y a des caricaturistes qui organisent des expositions, qui exposent leurs œuvres. Et oui, ça reste à des cibles. Et traditionnellement, nous mettons en place des dispositifs policiers pour assurer la sécurisation de ces événements, de ces expositions. Mais en même temps, il faut y voir aussi le fait que celles se déroulent et que la liberté d'expression, comme c'était dit par certaines des personnes qui viennent honorer la mémoire de Cabu, la liberté d'expression, elle est toujours là et nous sommes toujours debout. Et ces expositions, elles continuent et il y a toujours des caricaturistes en France.

Et on a pu organiser une magnifique cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques, il a pu choquer les gens. Mais c'est ça aussi la France, c'est la liberté d'expression. Et les terroristes n'ont pas gagné, ils ne gagneront jamais.

7:46
Invité

Guillaume ? On a beaucoup parlé, évidemment, de janvier. Après, il y a eu novembre 2015 aussi, avec une menace qui, cette fois-ci, était venue de l'extérieur, de Syrie. Aujourd'hui, on dit que cette menace qu'on appelle exogène, elle n'existerait plus. Est-ce que c'est le cas ? Est-ce que la menace terroriste, aujourd'hui, qui peut peser sur la France, elle vient essentiellement de l'intérieur ou de l'extérieur ?

8:04
Laurent Nuñez

Alors, d'abord, janvier 7, 8, 9, janvier 2015, c'est aussi un peu une menace projetée. Donc, avec des acteurs qui avaient été sur... Ils sont en laissant à l'extérieur. Effectivement, vous avez raison, pour le Bataclan, pour les terrasses et le stade de France, les terrasses de café, on est effectivement sur des équipes qui, elles, sont projetées directement de Syrie et d'Irak par l'État islamique pour commettre des attentats qui passent par la Belgique et qui, donc, c'est ce qu'on appelle les attaques exogènes.

Elles nous semblent beaucoup moins probables, d'abord parce que l'État islamique s'est très affaibli et très affaibli en Syrie, notamment dans l'Abadiya, ils subissent des bombardements. Pour autant, l'évolution du contexte syrien nous conduit à rester toujours attentifs. Et puis, il n'y a pas que la Syrie, il y a aussi en Afghanistan une wilaya de l'État islamique qui s'appelle la wilaya Khorasan, qui peut avoir des contacts avec un certain nombre d'individus sur le territoire national. Et la velléité de projeter des équipes, elle existe toujours. Elle nous semble moins probable, mais on reste toujours très attentif.

Et puis, elle est moins probable aussi parce qu'on a renforcé les coopérations internationales avec les autres services de renseignement. On a des capacités de détection sur le territoire national qui n'ont plus rien à voir avec ce qu'elles étaient il y a 10 ans. Donc voilà, elle nous semble moins probable, mais on reste évidemment très prudent.

9:17
Présentateur

Laurent Nunez, vous êtes porte-parole, pas du tout, préfet de police de Paris. Vous avez coordonné la lutte antiterroriste en France, vous avez dirigé les renseignements intérieurs. La question a été posée ce matin sur RTL au ministre de l'Intérieur Bruno Rotaillaud. Où en est-on justement de la menace terroriste en général ? Écoutez ce que disait le ministre ce matin.

9:35
Invité

L'an dernier, on a déjoué, nos services ont déjoué 9 attentats. C'est plus que depuis 2017. Ça veut dire que nos services et la France est réarmée considérablement. Mais ça veut dire que la menace, elle est toujours là. Elle est toujours là. Et il faut non seulement y faire face, mais aussi voir le terreau de cette menace, qui est l'islamisme. Je veux m'attaquer à ce que je considère comme un véritable danger pour les institutions, pour la cohésion nationale. Ce que vous appelez l'islam politique. L'islam politique, cette matrice-là, est portée aujourd'hui en France par les frères musulmans.

10:11
Présentateur

Il y a un paradoxe, Laurent Nunez, parce que l'an dernier, le terrorisme islamiste, et c'est notre spécialiste Guillaume Fard qui disait ça cet après-midi, n'a pas fait de victime en France depuis bien longtemps. Il n'y a pas eu de victime d'attentats terroristes islamistes l'an dernier en France. Et pourtant, le ministre dit ce matin, la menace n'a jamais été aussi forte.

10:28
Laurent Nuñez

– Oui, le ministre d'État, ministre de l'Intérieur, a parfaitement raison. La menace n'a jamais été aussi forte. Parce que, je vous disais, il y a quelques minutes, la menace exogène est moins probable, mais on reste attentif. Mais la menace endogène, celle qui est inspirée par la propagande d'Al-Qaïda, de Daesh, elle est toujours très présente. Effectivement, il n'y a pas eu d'attentats en 2024, mais il y en a eu neuf qui ont été déjoués, le ministre l'a rappelé. C'est beaucoup plus d'attentats déjoués que ce qu'on a eu en 2017. On n'en avait pas eu autant de déjoués, beaucoup plus qu'en 2018.

10:55
Présentateur

– Donc c'est parce qu'on est plus efficace, parce qu'on a justement changé les choses depuis 10 ans ?

10:58
Laurent Nuñez

– Évidemment, parce qu'on est plus efficace. Mais en même temps, cette menace, elle est toujours là. Et aujourd'hui, avec la thématique du blasphème, par exemple, il n'y a pas que la propagande d'Al-Qaïda et de l'État islamique qui peuvent inciter des individus à passer à l'action. On l'a vu avec la série d'attentats de 2020, donc l'attentat de la rue à Père, l'attentat contre Samuel Paty, l'attentat à la basilique de Nice, où les auteurs invoquaient la thématique du blasphème, c'est-à-dire qu'ils considéraient que la France était un pays de mécréants, qui caricaturait, etc.

Donc on voit bien que les facteurs qui font que certains individus endogènes, présents sur le territoire, peuvent passer à l'action ont augmenté. Et depuis le 7 octobre 2023 et ce qui se passe dans le conflit entre Israël et Israélo-Palestinien, avec l'attaque terroriste du Hamas du 7 octobre, on voit bien qu'il y a encore une nouvelle cause qui peut faire passer à l'action des individus endogènes. Donc le ministre a parfaitement raison. Et il aborde d'ailleurs dans cette interview ce matin un troisième pan de la lutte qu'il veut mener. Vous savez, depuis 2015, on a mené une action contre la radicalisation terroriste violente, le terrorisme.

À partir de 2019, on s'est intéressé au séparatisme. On a considéré que le fait que des individus placent la loi de Dieu au-dessus des lois de la République, ça pouvait poser un problème, d'autant que dans l'attaque et l'attentat contre Samuel Paty, on a vu que les deux pouvaient se croiser. C'est-à-dire qu'on avait une mouvance séparatiste qui désigne un enseignant et un terroriste qui vient l'assassiner. Et aujourd'hui, il y a un troisième combat que veut mener le ministre de l'Intérieur, qui est ce qu'il appelle l'entrisme. Donc terrorisme, séparatisme, entrisme.

C'est-à-dire une forme de séparatisme qui ne dit pas son nom, qui s'exprime plutôt par une infiltration au sein de la société française, pour à terme, mais sous une apparence de normalité, pour à terme introduire et faire appliquer la loi de Dieu. Et c'est précisément ce que veulent les frères musulmans, ce que dénonce le ministre de l'Intérieur.

12:54
Présentateur

Une menace particulière, Laurent Nunes. Ceux qui sortent de prison, qui ont été condamnés justement pour leurs accointances ou pour leurs actes en lien avec l'islamisme. Ils seront 60 à sortir de prison en 2025, cette année. Donc, comment est-ce que vous les surveillez ?

13:11
Laurent Nuñez

Alors, ce sont les services de renseignement qui les surveillent. Alors, moi, la préfecture de police, nous avons un service de renseignement qui travaille à ce suivi. Depuis 2017-2018, le président de la République a tenu à ce que tous les... Il a demandé au service de renseignement à ce que tous les sortants de prison fassent l'objet d'une évaluation et d'un suivi. Tous sont suivis. Le ministre de l'Intérieur le rappelle d'ailleurs dans son interview ce matin dans le Parisien. Ils sont tous suivis. Ils font l'objet de mesures de...

13:37
Présentateur

Mais ça veut dire quoi ? Pour expliquer à ceux qui nous regardent ce soir ?

13:39
Laurent Nuñez

Pour expliquer à ceux qui nous regardent ce soir, ça veut dire que pour certains, ils font l'objet de techniques de renseignement. C'est-à-dire qu'on essaie de voir ce qu'ils feront. Pour d'autres, ça peut être essayer de déterminer leur environnement. En tout cas, personne n'est laissé libre dans la nature. Alors, ils sont libres évidemment parce qu'ils ont purgé leur peine. C'est ce qu'il faut aussi que vos téléspectateurs comprennent. On parle d'individus qui ont purgé leur peine. Donc, ils sont libérés. Pour autant, les services de renseignement continuent à avoir un œil sur eux, à être attentifs et utilisent les moyens qui sont mis à leur disposition par les lois de la République.

Je vous rappelle qu'avant les Jeux olympiques, c'est important de signaler ça, grâce à la loi de 2017 qui a été souhaitée par le président de la République dès son élection, qui nous a permis de disposer d'outils pour lutter contre le terrorisme, dont les visites domiciliaires, les perquisitions sous contrôle d'un jeu judiciaire ou l'obligation d'aller pointer en commissariat, en gendarmerie. Ces mesures, nous les avons appliquées avant les Jeux olympiques. Gérald Darmanin a demandé qu'on le fasse systématiquement. Et ça nous a permis de contrôler un certain nombre d'individus connus des services, dont des sortants de prison. Dont des sortants de prison.

14:38
Présentateur

J'ai encore une question, Laurent Nunes. On a donc commémoré aujourd'hui les 10 ans de l'attentat contre Charlie Hebdo et dans la foulée, on se souvient des attaques, notamment contre l'hypercachère. Des étoiles de David ont été taguées sur des immeubles à proximité de l'hypercachère à Paris. Il y en a également eu du côté de Rouen. Qu'est-ce que vous pouvez nous en dire ce soir de ce qui s'est passé, notamment en région parisienne, de l'enquête qui démarre ? À quel niveau vous situez cette menace-là, la menace antisémite ?

15:05
Laurent Nuñez

D'abord, il faut être prudent sur l'interprétation de ces actions. Est-ce qu'elles sont antisémites ? Vous êtes prudent ce soir. Moi, je suis toujours très prudent. Il y a eu des enquêtes judiciaires en cours. Il y a effectivement eu une bonne quinzaine d'appositions de ces tags dans trois communes du Val-de-Marne. Vincennes, Saint-Mandé, Fontenay-Sous-Bois. Il y a des investigations en cours. Ce que je peux vous dire, c'est que sur l'apposition de certains de ces tags, il y a déjà des personnes qui ont été interpellées. Et l'enquête se poursuit pour d'autres tags qui pourraient être sans lien. Je ne peux pas en dire plus parce qu'il y a une enquête judiciaire.

En tout cas, le ministre de l'Intérieur nous a demandé de mettre tous les moyens pour retrouver les auteurs. Et c'est ce que nous faisons, bien évidemment.

15:47
Présentateur

Merci beaucoup. Merci, Laurent Nunes, d'avoir été notre invité ce soir en direct sur BFM TV dans le 20h. Merci à vous. Merci également à Rebecca Blanc-Lelouch.