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Audition parlementaireRoger Chudeau· 16 avril 2026 82 minContradictoireFond programmatiqueNumériqueÉducation & rechercheCulture, médias & sportÉconomie & entreprises

MISSION D'INFORMATION IA : AUDITION D’ACADÉMICIENS

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 62 %Attaque 10 %Défensif 28 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Quelles sont les opportunités pédagogiques de l'IA générative et ses risques pour l'esprit critique des élèves ?

  • 40:00OuverteRéponse directe

    L'école doit-elle être conservatrice ou progressiste face à l'IA ?

  • 1:00:00OuverteRéponse directe

    Dans quelle mesure l'IA modifie-t-elle l'acquisition et la diffusion des savoirs ?

  • 1:20:00OuverteRéponse directe

    Quelles conditions pour que l'IA améliore les apprentissages sans être une entrave ?

  • 1:40:00OuverteRéponse directe

    L'initiative finlandaise 'Elements of AI' est-elle un modèle à suivre ?

  • 2:00:00OuverteRéponse directe

    Comment concilier respect des droits d'auteur et présence de la culture française dans les IA ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Chiffre
    « l'IA est énormément déficitaire comme vous le savez. Beaucoup de gens pensent que Open AI va faire faillite et cetera et cetera. »
  • 4:00Chiffre
    « 40 % de la musique sur 10h et est faite par l'intelligence artificielle »
  • 5:00Fait
    « il y a un roman qui a été retiré par Achette au Royaume-Uni parce que l'intelligence artificielle avait produit 78 % du roman »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Parfait. Très très bien. Merci beaucoup.

Euh mes chers collègues, nous poursuivons euh les travaux de notre mission d'information intitulée création, diffusion et acquisition des connaissances. comment l'intelligence artificielle transforme notre éducation et notre culture. Nous recevons aujourd'hui trois académiciens membres de l'Académie française, de l'Académie des Sciences et de l'Académie des sciences morales et politiques afin de discuter avec eux des effets de l'évolution technologique de l'intelligence artificielle générative d'abord sur notre éducation mais aussi sur notre langue, sur nos imaginaires, sur nos capacités cognitives.

Nous sommes dans la seconde phase de nos travaux centrés désormais sur les conséquences de l'IA en matière éducative. Que cela ne vous intéresse pas évidemment messieur d'aborder d'autres thèmes si vous le souhaitez. Nous vous remercions tous les trois d'avoir accepté notre invitation.

Monsieur Antoine Compagnon, écrivain critique littéraire qui siège à l'accadémieque française. Bonjour maître. Monsieur Patrick Flandrin, membre et ancien président de l'Académie des sciences, actuellement délégué à la formation scientifique de l'académie.

Vous êtes chercheur de formation. Bonjour maître. Et Daniel Andler, membre de l'Académie des Sciences Morales et politiques.

Vous êtes mathématicien et avait publier en 2023 un livre consacré à l'intelligence artificielle et intitulé Lia, intelligence humaine, la double énigme. Bonjour maître et merci encore à tous les trois d'avoir pris sur votre temps pour cette audition. Nous avons souhaité vous faire dialoguer pour tenter de recueillir un point de vue aussi varié et vaste que possible sur les conséquences de l'intelligence artificielle dans les domaines qui nous intéressent.

Vous vous êtes tous exprimés à plusieurs reprises sur les enjeux de cette nouvelle technologie qui suscite de nombreuses craintes mais aussi de nombreux espoirs. Certains dénonçant par exemple l'obsolescence de l'homme pour pour reprendre l'expression d'un philosophe de la technique Gunter Andas. Lia bouleverse notre société et apparaît d'ors et déjà adopté massivement par les élèves et les étudiants qui l'utilisent pour gagner en vitesse d'exécution, parfois hélas aussi pour fuir l'effort.

Pensez-vous que ces outils présentent des opportunités pédagogiques ou qu'il risquent au contraire de miner l'exprit critique des élèves qui seraient donc moins appelés à penser par eux-mêmes ? faudrait-il attendre de disposer de davantage de recul sur les effets réels de ce système pour les déployer à l'école et à l'université notamment au vu des études déjà conduites sur le numérique à l'école qui n'ont pas fait vraiment la démonstration de leur efficacité de son efficacité. L'école doit-elle être résolument conservatrice dans l'intérêt de la société ou à l'inverse euh comment dirais-je euh résolument euh progressiste ?

Sans plus attendre messieurs, je vous je vous cède la parole pour un prop proliminaire de 5 minutes chacun, 5 10 minutes he chacun, de manière à ce que laisser à madame Calvez, rapporteur de la mission, euh le le temps de vous poser les questions qu'elle a préparé à votre attention. Donc messieurs, je vous en prie, pour prendre la parole, vous appuyerez sur le bouton qui est situé sous le micro. Je vous remercie.

Allez-y. Oui, comme vous voulez. C'est ceci.

Et bien bonjour et merci de nous recevoir. Euh je vais suivre l'ordre de vos questions et puis bah vous m'arrêterez quand le temps sera passé. Euh d'abord quelques généralités sur l'intelligence artificielle.

Personnellement, je n'ai aucun pessimisme nostalgique ni optimiste aveugle. Euh j'ai conscience que j'appartiens, on appartient tous les trois à une génération qui a eu le meilleur des deux mondes. Euh le meilleur du monde ancien, du monde papier et le meilleur du monde numérique parce que nous sommes une génération qui s'est adaptée facilement au monde numérique par le type de formation que nous avions.

Euh je suis entré dans le monde numérique au milieu des années 1980. Je vous dirai en 1985 quand je suis parti enseigner à Colombia aux États-Unis que j'ai acheté le premier ordinateur portable et chaque étape de dans le monde numérique s'est passé je dirais confortablement. Je dois bien avouer que j'utilise l'intelligence artificielle tous les jours, que ça fait partie de ma vie.

Euh je me souviens d' 4 ans d'avoir fait une conférence, j'étais reçu à l'Académie des Sciences au membre de l'Académie des Sciences du Japon [grognement] et euh j'ai fait une conférence sur qui était intitulée littérature et innovation. Et à la fin de la conférence, je leur ai dit voici ce que l'intelligence artificielle aurait dit sur ce sujet. Et dans le dîner qui a suivi, un économiste qui avait assisté à ma conférence m'a dit "Pendant que vous parliez, j'ai consulté chat GPT pour voir ce que disait l'intelligence artificielle sur le sujet que vous traitiez." La leçon, c'est que chaque fois qu'on prend la parole, il faut commencer par consulter l'intelligence artificielle précisément pour dire autre chose puisque ce que prévoit l'intelligence artificielle, c'est ce qui est attendu.

Autrement dit, il faut toujours balayer l'intelligence artificielle avant de se prononcer. Euh il y a quelques mois à l'Académie française, nous voulions faire un un rapport sur euh l'état de la lecture dont je reparlerai et j'ai demandé que devrait dire l'Académie française sur la lecture. Ça a scandalisé certains de mes collègues qui n'ont pas compris je crois d'abord comment se présenter la télé collègue confrère pardon et sœur ce qui n'ont pas compris que l'intelligence artificielle permettait précisément de savoir ce qui était attendu et de faire autre chose.

J'ai passé l'automne dernier à Colombia à enseigner et sans m'en rendre compte, j'ai beaucoup utilisé ce qui s'appelle AI overview qui est la première réponse sur Google. Si bien que quand je suis rentré à Paris en décembre, je peux bien dire que ça m'a manqué. Ça m'a manqué.

Je suis rentré de Genève hier soir et à Genève, j'étais ravi de retrouver AI overview. Il y avait un article la semaine dernière dans le New York Times qui était euh assez positif sur AI overview, le degré de validité des réponses et évidemment la France est le seul pays au monde où nous ne disposons pas de AI overview. J'ai consulté hier soir non pas Gini mais Chat GPT qui me rappelle que c'est pas interdit mais que c'est par prudence que Google ne donne pas la réponse de overview en France pour des prudences relatives au droits voisins de la presse.

À la limite, on peut se demander si l'absence de A overview ne pénalise pas la France, hein. Donc c'est une question qui est grave. Est-ce qu'on a affaire à une rupture technologique, certainement anthropologique, je n'en sais rien, ne mineront pas l'effet du monde numérique en lui-même ?

Est-ce une étape de plus ? Il est certain que ce à quoi on assiste en ce moment dans la guerre en Ukraine, en Iran nous montre que il est bien possible que l'on ait affaire à une rupture une rupture anthropologique. Pour moi, l'homme moderne ou la femme moderne, c'était quelqu'un qui était défini par la lecture au moins depuis l'imprimerie et depuis la démocratisation de la lecture et j'y reviendrai, mais on peut penser que la lecture est une activité vulnérable aujourd'hui et c'est une réflexion sérieuse que nous devons avoir sur la lecture. vous demandez si est-ce que si l'IA générative est conciliable avec une éducation humaniste.

Bon, à chaque étape du progrès technique, on a douté de la survie de la littérature et de l'éducation humaniste. Quand j'ai écrit un livre sur les chiffonniers il y a un certain nombre d'années, j'ai remarqué que tous les écrivains se sont prononcés contre la plume de fer lorsqu'elle a été inventée autour de 1830. La plume de fer allait tuer la littérature.

Alors, on ne réfléchirait plus comme on le faisait avec une plume d'oig devait tailler. Donc c'était la mort de la littérature. Bon, ni la plume de fer, ni la machine à écrire, ni le traitement de texte n'ont tué la littérature.

Dans le mon dernier livre 1966, année mérifique, je parle de l'avènement du livre de poche. Lorsque le livre de poche est apparu, 95 % des intellectuels ont été hostiles au livre de poche qui détruirait la culture, la sacralisation de la de la littérature et de la culture. Il me semble que la à la fois la plume de fer et le livre de poche ont été des instruments fondamentaux de la démocratisation de l'école et de la démocratisation de la lecture.

Il y aurait pas eu d'école en 1830 l'école de Guiso sans la plume de fer. Plume de la plume de la plume d'I était trop coûteuse. Donc tout ça ce sont des Bon alors je il est vrai que je me suis prononcé contre le livre audio mais c'est pour d'autres raisons.

Je suis hostile au livre audio parce que c'est le livre du multitasking mais je suis pas style au livre numérique. Bon, j'ai parlé de la lecture, ça me paraît une question fondamentale. Vous parlez de des apprentissages.

Bon, il y a un certain nombre de statistiques qui sont disponibles qui mett qui montrent une baisse de la vitesse de lecture des jeunes, hein. On apprend à lire en gros jusqu'à l'âge de 20 ans, hein. On arrive à une vitesse lecture de croisière pas avant l'âge de 20 ans qui en anglais et en gros de elle est entre 280 et 300 mots pour le lecteur expert.

Et on on peut observer une baisse des élèves de la fin du de high school aux États-Unis. une baisse qui est de l'ordre de dans les depuis 1960 jusqu'à ces années de 240 à 190 mot par minute. Ça veut dire que les jeunes lisent beaucoup plus lentement génération après génération euh ce qui peut avoir des effets graves.

Alors en français, on lit un peu moins de mots par minute qu'en anglais parce qu'il y a plus de mots en français comme on le sait par la traduction. Mais pour moi, c'est une question qui est assez grave celle-là, celle de la perte de compétence de lecture des jeunes. Lorsque j'étais à Colombia à l'automne, beaucoup de collègues qui enseignent avec des étudiants de première année, donc de 18 ans, ont constaté une une grande difficulté à leur faire lire des livres entiers dans ces cours qui s'appellent Great Books Courses qui sont au début du collège obligatoire pour tout le monde.

Alors, il y a une question qui est ancienne. Que faisons-nous du temps que la machine nous fait gagner hein, qui a été posé à toutes les étapes du progrès. Est-ce que ce temps que la machine nous fait gagner, nous nous l'utilisons bien ou nous l'utilisons mal ?

Est-ce que nous l'utilisons pour du farnien de la bulle ou est-ce que on l'utilise pour de l'osum Studio Zoom ? Hein ? à Rome ont distingué le négociosumsium et l'osios osium.

L'osiosum ossium, c'est le loisir qui est du temps perdu. Euh le négociosomosium, c'est le loisir qui a du temps retrouvé pour faire euh autre chose. Et donc toute la question est de savoir comment faire pour que le comment le monsieur Oui oui monsieur le compagnon, je vais vous m'y avez autorisé, je vais vous interrompre pour laisser un petit peu de temps à Clandrin et Handler et pour aussi euh permettre à madame la rapporteur de vous poser des questions.

D'accord. Et ben vous m'arrêtez là et je je pourrais parler encore longtemps. Un professeur ça peut toujours parler au moins 1 heure.

On lui donne la parole et par désolé, je suis le gardien des horloges. Je suis pas c'est pas une fonction que j'adore mais il faut tout de même que chacun puisse s'exprimer. Merci beaucoup en tout cas monsieur Flandrin.

Je vous en prie. Bien. Merci beaucoup pour cette invitation.

Euh bon, je vais effectivement plutôt donner des aperçus liminaires plutôt que de répondre aux questions explicites qui ont été posées parce que peut-être ça sera l'objet de la de la suite de la discussion. Euh moi je vais juste donner quelques éléments. Euh mon parcours professionnel donc euh je suis euh j'étais je suis CNRS émérite et je travaillais et je travaille toujours dans le domaine de ce qu'on appelle le traitement du signal des images et de et des systèmes complexes.

Et effectivement de l'intérieur, on a vu du côté plus recherche mais maintenant ça impacte sur la façon de faire de la recherche un glissement progressif de la façon dont on appréhendait le monde, dont on traitait les données et cetera avec un réfléchissement progressif qui est passé d'une vue un peu on va dire qui mettait l'accent sur une forme de modélisation du monde à quelque chose qui est passé beaucoup plus sur tout ce qu'on appelle le machine learning et cetera, sur une forme d'apprentissage en travaillant sur les données Et ça c'est un c'est une grande rupture parce que c'est une façon de finalement euh faire ce qui peut être des apprentissage et ensuite prendre des décisions par rapport à à l'état de ce qui est sans se poser la question forcément d'en rendre compte de modèles descriptifs, explicatifs et cetera, mais c'est beaucoup plus pragmatique. On prend les données. Alors ça ça a des avantages et des inconvénients parce que les données, elles peuvent être de qualité, elles peuvent être de pas bonne qualité et elles peuvent aussi être créées. par exemple, c'est un point sur lequel je reviendrai peut-être, mais on est avec l'IA générative dans une situation où on est en train de créer des on part de quantité gigantesque de données avec lesquelles on élabore par des modèles de langage et cetera, des choses qui peuvent être des productions de données et ces productions de données sont elles-mêmes gigantesques.

Et il y a de plus en plus de données qui sont des données artificielles générées par des intelligences artificielles qui circulent sur internet et cetera avec beaucoup de questions à la clé. Des questions qui sont est-ce qu'on peut les différencier des données réelles, on va dire. Donc ça c'est tout le domaine des fausses informations qui peut y avoir et cetera.

Et puis ce qu'il faut voir c'est qu'il y a une il y a un principe qui est un principe d'autophagie d'une certaine façon qui fait que ces données elles sont réingérées par les algorithmes mêmes comme augmentation du corpus des données pour créer elles-même de nouvelles données. Et donc là des gens travaillent là-dessus sur ces sur ces questions pour savoir quel est le devenir de ce genre de de recyclage de données. Est-ce que ça tend vers finalement la reproduction du même étant le même à faire quelque chose qui est totalement semblable et qui crée et qui tue un peu le côté de l'innovation.

Est-ce que ça crée quelque chose qui de temps en temps, parce qu'on le favorise va du côté du n'importe quoi avec des hallucinations et cetera. Donc là, il y a tout un il y a tout un champ qui est particulièrement intéressant. Si on veut juste quelques mots puis après j'arrête.

Si on veut parler de rupture, moi je pense qu'il y a une grande différence. Il y a beaucoup de similarité avec ce qui a pu se passer. dans des situations antérieures où effectivement il y a d'abord un réflexe qui est un réflexe de de crainte ou de réserve ou de voilà euh qui peut être aussi euh corporatiste.

Enfin, moi je suis lyonnais donc je me souviens de la révolte des canus, j'y étais pas mais quand même il y avait aussi un côté des Ludites et de tuer des machines et cetera. Mais ce qui se passe quand même, je pense, c'est qu'il y a un phénomène vraiment de changement d'échelle. C'est-à-dire que que ça soit en temps avec des évolutions qui sont extraordinairement rapides parce que à l'échelle de quelques mois voire de quelques semaines, il se passent des choses qu'on imaginait pas précédemment.

Et ça c'est quelque chose qui est quand même assez nouveau parce que ça pose une un problème nouveau qui est un problème de l'assimilation et de l'acceptation. comment est-ce qu'on peut réagir par rapport à ça ? Et puis il y a un deuxième problème, il y a une deuxième échelle en espace parce que maintenant on vit quand même dans un monde extrêmement globalisé où il y a de manière quasi instantanée une diffusion de beaucoup d'outils.

Alors après, il peut y avoir des tas de considérations qui font que il y a des histoires de souveraineté, qui font qu'il y a des barrières et ceci cela, mais il y a une capacité, disons à avoir un développement à très très grande échelle et très rapide. Et il me semble que ce cette chose là est importante parce que une des forces de des machines et de l'intelligence artificiel, c'est d'être beaucoup plus rapide que nous, de de pouvoir ingérer beaucoup plus de données que nous et de le faire donc très rapidement. Alors avec quand même, il faut le dire, des dépenses énergétiques considérables, ça c'est un problème.

Voilà. Et et par rapport à ça, il faut il faut on peut se poser la question de comment est-ce qu'effectivement le le l'intelligence humaine réagit pour assimiler euh cette cette ce changement d'échelle dans la façon dont les systèmes se développent. Voilà, c'est juste que je veux dire en introduction mais après je j'ai des réponses aux questions qui sont posées si elles sont plus précises.

Très bien. Merci beaucoup monsieur monsieurler s'il vous plaît. Oui, merci.

Merci de de me recevoir. D'abord, une précision qui est pas complètement indifférente. J'étais mathématicien mais c'est pas en tant que mathématicien que j'étudie l'intelligence artificielle.

C'est en tant que philosophe et particulier philosophe des sciences. Et c'est important en fait parce que si on veut essayer de prendre la mesure de ce qui va se passer avec ce cette nouvelle configuration, les intelligences artificielles et cetera dans notre monde humain avec notre intelligence humaine, il est assez important de réfléchir au rapport entre ces ces deux de production en quelque sorte. Voilà.

Donc c'est plutôt ça le cœur de mon ouvrage où il y a une partie technique parce qu'il faut montrer qu'on sait de quoi on parle. Il faut proposer au lecteur une grille d'analyse synthétique alors qu'on est complètement bombardé. Il y a tous les jours 150 articles qui nous arrivent.

Euh mais ensuite il faut réfléchir un peu à ce que à ce que où ça va et ça signifie. Alors, je je vais juste développer au cours de ce ce propoliminaire juste deux points qui sont un peu les deux premières questions. Le premier, on demande est-ce queil faut est-ce que vous êtes un enthousiaste ?

Est-ce que vous êtes de ces gens qui réagissent négativement ou est-ce que vous êtes un de ces montagnes pas trop ni et cetera ? Est-ce que vous êtes entre les deux ? Alors, je pense que la question est mal posée pour la raison suivante.

Nous, la l'intelligence artificielle n'est pas comme je ne sais pas moi la technologie, la les transports aériens ou le transport de l'électricité ou d'autres technologies qui sont essentiellement stables, même si elles font des progrès. Euh, l'IA, et non seulement Lia fait des progrès dont Patrick vient de parler, mais en fait l'IA fait des progrès sans savoir très bien ce qu'elle est et ce qu'elle fait. et ce qui lui donne son efficacité.

Personne à ce jour ne comprend vraiment ne comprend vraiment comment marchent les large language models, chat GPT et cetera. [grognement] Donc on voit bien que ça marche d'une certaine façon. On ne sait pas très bien pourquoi et on ne sait pas comment ça va en quelque sorte se stabiliser sur le plan technique, atteindre un certain niveau d'intelligibilité et un certain niveau de fiabilité.

Mes deux éminents confrères n'ont pas parlé de cette question. Antoine a parlé de la nécessité de s'écarter de la de la pensée moyenne et de la banalité. [rires] Il a tout à fait raison.

C'est c'est notre métier à nous chercheurs de faire du nouveau. Euh et Patrick a mentionné le fait qu'il y a des progrès extraordinaires, mais ces progrès ne sont pas nécessairement en terme de fiabilité. Euh en réalité euh les les les plus y sont euh comment dire plus ce sont des virtuoses, plus ils font de fausses notes et contrairement à ce qu'on pourrait espérer, donc il faut il faut faire attention.

Donc bref, je pense qu'il faut évidemment accueillir et utiliser ces technologies mais on se comment dire être un peu comme le patineur à glace sur un alors que la glace n'est pas nécessairement solide. Elle peut se dérober sous ses pieds à tout moment elle peut changer de nature et ça je crois que c'est important. Donc je pense qu'il est important de comment dire de d'accentuer, d'encourager les recherche sur les fondements de l'IA et sur leur progrès en cadre interdisciplinaire et et et de préparer le public qui est complètement inondé par ces technologies et qui les utilise de le préparer au fait que les choses vont changer, donc que la technologie va se stabiliser.

Ils ont affaire à une technologie qui n'est pas du tout stabilisée ni complètement comprise et encore moins maîtrisée. Donc ça c'est un un premier point. Un deuxème point et la question effectivement qui a déjà été un peu abordée de savoir si c'est une révolution, si ça se compare aux grandes révolutions précédentes, l'électricité, la machine à vapeur et cetera.

Alors euh j'y étais pas au moment où le la machine à vapeur a surgi et je suis pas un historien des sciences et des techniques. C'est un très beau métier mais c'est pas le mien. Donc je sais pas exactement comment ça a été reçu.

J'ai adoré l'exemple d'Antoine sur la plume de ferreer que j'ignorais complètement et qui est absolument très très intéressant. Mais [grognement][raclement de gorge] je pense qu'il y a quelque chose d'effectivement nouveau qui est la première chose, c'est que contrairement aux grandes innovations précédentes, l'IA, et je dirais en dans une seconde que c'est pas seulement l'IA, concerne tout le monde. Tout le monde est au courant et tout le monde s'en sert.

Alors que mon dieu, quand quelqu ingénieur à quelques papins ou autre a créé le moteur à la machine à vapeur, bon bah il y avait peut-être 1000 personnes dans le monde qui comprenaiit comment ça marchait, pourquoi ça pourrait marcher, à quoi ça pourrait servir. Le reste de l'humanité n'était pas directement concerné. C'est tout à fait différent maintenant.

Et la deuxième chose et euh il en a également été question je crois bement passage dans le propos d'Antoine Compagnon. La deuxième chose c'est que la vraie révolution c'est le numérique. Et ça c'est une modification anthropologique extraordinaire.

L'IA n'est que la pointe avancée de la révolution numérique. Les questions de temps de lecture, les questions de de déqualification et tout ça sont d plus au numérique, aux réseaux sociaux, à ce que j'appelle la numérisphère. cette cet ensemble solidaire de technologie qui nous emprisonne, qui nous qui constitue une sorte d'atmosphère supplémentaire, de couche supplémentaire.

C'est ça la véritable révolution. Donc voilà, je m'en tiens là et je serai Merci beaucoup monsieur Andler. Bien madame la rapporteur, vous avez la parole désormais.

Je vous en prie. Merci monsieur le président. Merci messieurs euh pour ces introductions.

Vous avez pu pointer les peut-être déclins dans la capacité de la vitesse de la lecture. On peut aussi avoir eu la le constat d'un déclin de l'engagement cognitif des étudiants qui utilisaient Chat GPT. issue d'une étude du MIT de juin 2025 et forcément cela soulève des questions sur les relations entre l'IA et les apprentissages et je voulais savoir dans quelle mesure l'IA modifie l'acquisition et la diffusion des savoirs.

Est-ce que il peut y avoir un espoir avec la personnalisation des apprentissages que permet LIA ? une personnalisation selon les compétences des étudiants et peut-être aussi selon son rythme d'apprentissage. Est-ce que vous y voyez voilà un motif d'espoir ?

Quel est les quelles sont les conditions à réunir pour que l'utilisation de l'IA générative puisse améliorer nos performances, nos apprentissages ? Quelles sont les opportunités du déploiement de l'IA générative ? Alors, vous l'avez rappelé monsieur Handler, c'est pas uniquement à l'école que et dans les universités que ça se pose puisqu'on a vraiment un accès démocratisé immédiat à à l'IA et c'est ce qui en fait vraiment tout le défi.

Mais si on se concentre sur la capacité des étudiants et des élèves à pouvoir saisir les opportunités de Lia pour avoir envie d'apprendre et de mieux apprendre, et quelles sont les conditions à réunir pour que LIA ne soit pas une entrave mais plutôt une aide à l'apprentissage ? Alors, je je vous j'attends les réponses de tout le monde. On va reprendre selon l'ordre, s'il vous plaît, monsieur Compagnon, puis monsieur Flandrin, puis monsieur Bon, je pense que beaucoup de professions vont disparaître avant celle de professeur.

La profession la profession l'enseignement n'est pas l'activité la plus vulnérable face à l'intelligence artificielle. Euh l'enseignement, l'éducation, c'est l'une des rares activités humaines qui n'a pas connu, quasi pas connu de gain de productivité depuis l'antiquité, hein, parce que euh on ça prend autant de temps aujourd'hui pour apprendre à lire un enfant que chez les Grecs au Moyen-âge pour apprendre à lire ou à compter, hein. le l'homme, l'être humain né de manière tout à fait prématurée et comme je disais pour la lecture, on n'attend pas son rythme de croisière de lecture avant l'âge de 20 ans.

Puis on commence, ça commence à diminuer à 65 ans la vitesse de la lecture. Mais entre 20 et 60 65 ans, on a une bonne capacité de lecture. Donc depuis toujours, on rêve de gain de productivité dans l'éducation parce que ça ferait des économies jusqu'à présent.

On en a je dis quasi pas trouvé. [raclement de gorge] Est-ce que l'intelligence artificielle sera cette pierre philosophale, ce miracle qui soudain rendra l'éducation moins chère puisque c'est ça le problème. Plus performante, ça veut dire moins cher, hein.

Personnellement, je n'y crois pas beaucoup. Le rôle du de l'enseignant, du professeur peut-être modifié. dans vos questions que vous posiez euh vous insistez sur le par cœur.

Personnellement, je n'ai jamais pensé que l'enseignement visait le par le par cœur, que la finalité de l'éducation n'a jamais été d'accumuler les connaissances, c'est de former le jugement, de former le discernement et de face à l'intelligence artificielle précisément ce dont on a le plus besoin, c'est de discernement pour discernement pour poser les bonnes questions et évaluer les réponses qui sont données par la l'intelligence artificielle, c'est l'art du prompt. H comment euh euh comment cette nouvelle euh rhtorique à découvrir dans le dans la dans le dialogue, la discussion, la conversation, je sais pas comment on veut appeler ça, mais personnellement je ne je pense que l'intelligence artificielle c'est un outil comme un autre. C'est une super bibliothèque.

C'est une super bibliothèque. Nous avions des classifications dans les bibliothèques dans le passé. C'est l'ordinateur existait avant l'ordinateur.

Une classification de bibliothèque, c'est déjà une ébauche d'ordinateur. IBM ce n'était pas une entreprise d'électronique au départ hein. Il faisait des fiches classification des fiches.

L'électronique n'est qu'une amélioration d'une technique de classification. Euh donc c'est une bibliothèque universelle, mais euh la quand on est dans une bibliothèque ben il y a il y a les gens qui ont l'intuition, le flair. Donc il y a des gens euh qui ont euh de bons réflexes qui sont de bons chiens dans une bibliothèque.

Il y a des gens qui sont de bons chiens avec internet qui ont du nez et puis il y a des gens qui ont de du nez dans l'intelligence artificielle. Alors est-ce qu'on peut former ce nez ? ça est-ce que le nez, le flair qu'on a dans une bibliothèque dans le monde numérique ou dans l'intelligence artificielle, est-ce que c'est iné ou est-ce que c'est acquis le FLIR ?

Personnellement, je pense qu'on peut former le FLIR, le discernement, je pense qu'on peut aider à le faire et mais franchement, je ne crois pas que l'intelligence artificielle supprime la fonction de l'enseignant, du professeur et au contraire alors il y a des questions qui qui m'ont troublé, c'est vous dites ça ça ça dérange le rôle de d'expert du professeur Euh personnellement, je j'aime bien, j'ai toujours aimé être bousculé par les étudiants. Et quand vous dites à un moment que bon l'idée que euh oui que que les étudiants peuvent utiliser l'IA pendant les cours, Oui. Quand je fais quand je fais toujours cours à Colombia, que je me promène dans la salle, je vois qu'il consulte ordinateur.

Bah pour vérifier un nom, pour vérifier une date. Mais il m'arrive de leur dire, est-ce que vous pouvez vérifier ? Parce que moi je parle, est-ce que pouvez-vous vérifier que je suis pas en train de dire une bêtise ?

Je dis ça. Bah un professeur peut dire des bêtises et peut demander aux étudiants de vérifier ce qu'il est en train de dire parce qu'il n'en est pas sûr et qu'il voudrait que ça soit vérifié. Je ne vois pas que cela supprime l'autorité du professeur.

Je pense queon peut se débrouiller avec Lia comme bon. J'aime plutôt que le professeur expert soit pousculé dans sa pratique de l'enseignement. On pourrait aussi parler ensuite des questions de contrôle qui est aussi question importante.

Voilà, monsieur Flandrin. Oui. Euh juste peut-être un un point vous avez mentionné là cette étude du MIT.

Euh effectivement, je pense c'est quelque chose qu'il faut qu'il faut regarder. Enfin, il faut continuer à faire ce genre d'approche. Moi, j'en fais pas un suivi extrêmement serré, mais il y avait en 2025, il y a une étude du Land 7 qui était quand même un peu un peu refroidissante, on va dire, qui était une étude qui avait été faite avec un groupe d'experts qui étaient des experts d'imagerie médicale.

Donc, je sais plus ce que c'était comme autre chose. Voilà. Mais le d'une certaine façon, il y a toute une phase première qui avait été faite où on évaluait les performances de diagnostique en tant qu'expert seul.

Ensuite, ils ont été accompagnés par UNIA pendant un certain temps, pas très long, quelques mois. Et ensuite, on les a remis en face de situation d'expertise en les privant de l'IA. Et s'ils étaient partis de je dis des chiffres au hasard mais s'ils étaient partis de 85 % de bonnes décision au départ qu'ils étaient montés à 92 avec les IA, ils étaient redescendus à 81 sans l'IA.

Donc ça ça interroge quand même sur le fait qu'il y a un moment où il faut faire la part entre l'accompagnement et la délégation à la machine où d'une certaine façon c'est c'est mentionné dans certains aspects aussi de vos questions ou des approches et il y a il y a forcément euh un moment où euh quelque part en sachant qu'on dispose de l'outil bah on peut s'ass s'appuyer sur lui et si on le remet pas davantage en question au fur et à mesure pour comprendre pourquoi ceci et cela bon il y a il y a un petit danger qu'effectivement on fasse on aille vers une une perte pas forcément de connaissance mais de raisonnement ou de la façon de de de gérer ces ces apprentissage. Donc donc ça c'est un point. Donc je crois que d'une manière générale, de toute façon, le LIA effectivement est un outil qui est qui est Alors, je vais faire une petite remarque, c'est que des fois euh Lia est devenu une sorte comment dire de mot magique.

Euh et bon, beaucoup de gens maintenant disent qu'ils font de l'IA. Il y a 10 ans, ils auraient dit qu'il faisaient du machine learning, c'était la même chose. Et il y a 20 ans, ils auraient dit qu'il faisait de de l'analyse de contenu.

Ça aurait été la même chose aussi. Donc il faut faire dans la numérisphère dont parle Daniel, il faut faire la part, je pense entre ce qui est de l'ordre, on va dire, du moteur de recherche quand même qui était une grande une grande avancée et puis ce qui est de l'IA parce que l'IA rajoute une couche par rapport au moteur de recherche. S'il s'agit juste de savoir en quelle année s'est passé la bataille de Marignan, est-ce que c'est la peine de demander à une IIA ?

On a un moteur de recherche, ça coûte six fois moins cher ou 10 fois moins cher, je sais plus les chiffres. Enfin bon, et d'une manière assez générale, il y a un réflexe maintenant d'utiliser euh des outils DIIA et en particulier DI générative euh pour des recherches de faits. Et moi je trouve c'est un peu un petit peu dangereux parce que sans doute ça remonte au fait mais d'abord il faut s'assurer que ça remonte au vrais fait parce que ça il y a tous les problèmes que j'évoquais tout à l'heure que que ça se nourrit de de données dont certaines si un jour il y a suffisamment de gens qui dans suffisamment de de mauvais mauvais document par exemple si tout le monde se met à utiliser gripédia au lieu de Wikipédia et ben peut-être qu'un jour quelqu'un arrivera à faire croire que Marignan était en 1516 et pas en 1515 et puis après on dira que c'était en 1516 parce que ça rajoute une couche qui est une couche ensuite d'une certaine façon d'interprétation et d'avis aussi qui est puisqu'on est dans ce mode de dialogue avec avec lesia.

Donc donc en ce sens-là je pense que c'est un peu bon voilà petit warning on va dire. Par contre pour revenir sur les histoires de de parker et cetera, je suis tout à fait d'accord. Le truc qui est qui est extraordinaire, c'est qu'en effet, on a on a accès à infiniment plus de de possibilités de de connaissance que ce que ce qu'on peut faire euh humainement.

À voir à voir ce que l'on en fait. L'exemple des bibliothèques est intéressant parce que euh c'est aussi l'exemple de d'où est la part de la sérendipité dans les IA. Parce que de notre temps, si je peux me permettre Antoine, on allait dans les bibliothèques pour chercher l'article dont on connaissait la référence, le numéro, la page et cetera et puis on en profitait pour fêter les bouquins qui étaient à côté et on voyait ce qu'il y avait dans le même numéro et on trouvait des choses qu'on avait pas qu'on avait pas anticipé trou.

Donc ces outilsl sont formidables pour trouver ce qu'on cherche, faisant en sorte que ils soient aussi formidable pour trouver ce qu'on cherche pas, nous aider à trouver ce qu'on ne cherche pas. Et ça c'est une part qui effectivement passe par un accompagnement dans l'apprendre à apprendre d'une certaine façon des des enseignants et c'est clair que que les enseignants ont un rôle particulier. Dernier point, c'est que il faut aussi former les formateurs.

Donc il faut euh faire en sorte que les enseignants soient Alors là bon tout le monde bon Antoine a évoquer le fait qu'effectivement il a fait une transition formidable depuis les années 80 mais tout le monde ne l'a pas forcément faite et je pense qu'il y a un petit gap générationnel qui existe encore pour beaucoup d'enseignants qui sont un peu dépassés par le développement de ces outils, qui ne les maîtrisant pas n'en comprendent pas forcément les enjeux et ne sont pas à même de bien transmettre comment bien les utiliser alors qu'en face d'eux, ils ont un public de de jeunes qui sont nés là-dedans et qui naviguent mais sans faire sans vraiment comprendre ce qu'ils font nécessairement, mais qui par contre ont une aisance une aisance de clavier, de pouces et de tout ce qu'on veut sur les sur ces outils numériques. Et entre les deux, bah il y a il y a un besoin effectivement de je pense de formation des formateurs aussi. Merci monsieur monsieur, je vous en prie.

Alors, peut-être le plus important pour avancer, c'est de se rendre compte que ça dépend, ça dépend du niveau. Moi, si j'avais eu Antoine Compagnon comme professeur, je j'aurais pas imaginé qu'il pouvait être facilement remplacé. Antoine Compagnon n'est pas remplaçable. les grands professeurs du supérieur avec des étudiants sélectionnés ne sont pas remplaçables et sont parfaitement effectivement prêts à accepter les corrections, les critiques et cetera.

Mais si vous prenez euh, mettons dans un lycée technique euh un professeur qui est en train d'essayer d'expliquer le théorème de Talès, il comprend pas lui-même le théorème de Talès, il le sait, il est terrorisé. C'est déjà le cas maintenant. C'est encore plus le cas quand les quand les élèves peuvent lui sortir une explication parfaite par Chat GPT, Claude et cetera du théorème de Talès.

Il est effectivement un peu dépossédé. Donc il y a quand même un véritable danger là. Donc deux leçons.

Un, distinguons le li dans la maternelle, l'IA en collège, l'IA au lycée, l' supérieur et distinguons les disciplines, distinguons les cadres éducatifs généraux. Ça veut pas dire qu'il y a pas aussi des des invariants, des choses qu'on peut dire à propos de tous ces niveaux-là, mais c'est important de distinguer. La deuxième chose, c'est que je suis évidemment je partage complètement l'idée que les professeurs ne sont pas menacés.

Et ça, l'idée du remplacement des professeurs par des systèmes d'IA, y compris très très bien fichu et cetera, j'y reviendrai dans une seconde et est totalement euh mal tout simplement fausse, mal pensée. Qu'est-ce que fait le professeur ? Le professeur, il est l'adulte devant des gens qui ne sont pas adultes.

Il donne l'exemple, il dit "Moi adulte, je consacre ma vie à enseigner l'histoire, la philosophie, la littérature française ou les mathématiques." Ça veut dire que c'est important pour qu'un adulte, il consacre sa vie entière, qu'il essaie de vous communiquer ce qu'il sait, communiquer son attitude vis-à-vis de la chose elle-même. Et ça, je crois que c'est absolument irremplaçable. un professeur, c'est une présence et c'est l'exemple que donne un adul qui se consacre à cette chose-là, qui se consacre au savoir.

Et ça, évidemment, aucun système d'intelligence artificielle ne va pouvoir remplir cette fonction. Je pense que évidemment le professeur doit pas être remplacé. En revanche, effectivement, il peut être aidé par des auxiliaires.

Et de ce point de vue là, le le point sur lequel je suis vraiment optimiste, c'est celui des tuteurs personnalisés. Pourquoi ? Parce que il est vraiment très largement prouvé par des études très convergentes que le tuteur personnalisé transforme complètement le devenir scolaire des mauvais élèves ou des élèves moyens.

Deuxièmement, que on n' tout simplement pas les moyens de mettre un tuteur humain au service de chaque élève en difficulté. Donc les systèmes personnalisés euh sont, semble-t-il efficaces. C'est certainement quelque chose à poursuivre évidemment en améliorant l'interface avec l'enseignement vivant si je par le professeur et cetera et cetera.

Tout ça sont des questions techniques mais je pense qu'on peut être optimiste sur cette question. Voilà. Alors peut-être la dernière chose que je voudrais glisser ici et puis vous m'inviterez éventuellement à développer mon idée.

Je défends depuis quelques années tout seul dans mon coin, j'en ai parlé une fois à l'UNESCO et j'en parle de temps en temps quand on m'en donne l'occasion. ce que j'appelle le bilinguisme numérique. Le bilinguisme numérique, c'est l'idée qu'il faut que les professeurs et les élèves soient capable de se passer des outils numériques et de développer tout un savoir-faire sans outil numérique.

C'est comme ça qu'ils apprennent ce que l'effort. C'est ça qui comme ça qu'ils apprennent le plaisir de découvrir tout seul quelque chose plutôt que de lire comme autrefois dans les on lisait les traductions de latin trop difficile pour nous. On les lisait dans le budet bilingue évidemment, mais on napprenait pas le latin.

Donc il faut se passer des outils numériques et d'autre part, il faut évidemment savoir utiliser les outils numériques au mieux. B ça donne un avantage compétitif considérable, ça facilite énormément et cetera et cetera. Donc ça c'est les deux idées sont très claires.

Je pense il y a pas besoin de faire des dessins. L'idée du bilinguisme c'est qu'il faut pas mélanger les deux. Il faut pas de l'eau un peu chaude et de l'eau un peu froide et le tout ça va être une une eau tiède.

Prenez les écoles bilingue. Une école bilingue, c'est une école dans laquelle il y a des cours en français et il y a des cours en allemand. Mais il y a pas des cours en allemand français parce que à ce moment-là on apprend ni l'allemand ni le français ni d'ailleurs la discipline qu'on est censé apprendre.

Donc il faut il faut vraiment développer cette idée des deux voies parallèles. Alors selon les disciplines évidemment, selon les moyens disponibles et cetera, il y a toutes sortes d'aménagement mais bon heureusement il y a beaucoup beaucoup de professeurs et de leaders de l'éducation intelligents qui vont nous faire qui vont nous mettre ça au point. Merci beaucoup madame la rapporteur.

Merci [raclement de gorge] beaucoup. Vous avez évoqué deux points sur lequels je souhaitais revenir. Le contrôle de l'acquisition des compétences et la valeur des diplômes.

Euh ce ce cette question de contrôler et de d'attester qu'on a appris et de d'autre part la question de la formation et celle à grande échelle. notamment, je voulais avoir votre avis sur l'initiative qu'avait eu l'InFinlande de pouvoir par Elements of AI euh éduquer en tout cas sensibiliser une grande partie de sa population. Au départ, ça devait être 1 % et maintenant ils sont au-delà de 5 %.

Sur les enjeux de l'IA, sur les logiques de l'IA, est-ce que c'est quelque chose qui devrait être également reconduit ? D'abord, d'abord du contrôle. Alors ben euh bon, c'est il est vrai que c'est devenu plus difficile de contrôler enfin contrôle le contrôle des connaissances.

Comment contrôler les connaissances avec Lia ? Euh euh enfin, je suis revenu de Genève hier soir et j'ai découvert qu'à l'université de Genève, il y avait beaucoup de problèmes de dans les examens de on sait plus quoi faire comme examen. Quand j'étais à l'automne à Colombia, on avait on a renoncé au devoir à la maison qui sont fait d'une semaine sur l'autre parce que les devoirs à la maison sont faits à l'aide de l'IA.

Donc on est revenu à ce qui s'appelait des devoirs sur table écrits à la main. Mais [grognement] les étudiants ne savent plus écrire à la main et ils ont appris à écrire sur des claviers à l'école maternelle. Physiquement écrire un devoir à la main pendant 2 he c'est plus possible.

C'est comme je disais tout à l'heure, la lecture, lire un gros livre est devenu physiologiquement difficile. Écrire un examen à la main pendant 2 heures est devenu physiquement impossible. Euh donc euh le le l'examen sur papier à la main est devenu est devenu très difficile.

Alors maintenant, j'ai euh lorsque j'étais à Genève, j'ai compris que les techniques les plus les plus récentes de de de de contrôle, c'est c'est les mini oreillettes qui font 3 mm qu'on enfonce dans les oreilles, qu'on récupère avec un aimant. Et avec ces mini oreillettes, on peut interroger l'intelligence artificielle qui est dans dans la salle à côté et que maintenant dans les examens à Genève, les professeurs se promènent avec des baguettes qui détectent les radiofréquences. Donc euh on en est là, il faut détecter les radiofréquences.

C'est c'est comme ça qu'ils ont découvert qu'une jeune fille avait ce cette mini oreillette de 3 mm dans le fond de son oreille parce qu'elle contenait elle continuait à sonner alors que elle n'avait plus rien. Et bon, elle a finalement avoué qu'elle avait ça. Donc voilà où on en est à ces barrettes de détection euh contre contre Li donc en effet il est devenu très très difficile de de faire passer des examens.

Personnellement, moi j'ai j'ai toujours recours à la confiance et j'ai continué l'automne dernier à Colombia a donné devoir affaire à la maison en faisant confiance aux étudiants. N'oublions pas qu'il y a aussi des logiciels de euh de qui qui a qui détecte sur les devoirs. Alors, ces logiciels ne sont pas très fiables.

Pour ce qui concerne l'intelligence artificielle, j'ai fait passer hier soir un article que je suis en train d'écrire au logiciel qui s'appelle compilation et trois paragraphes étaient susceptibles d'avoir été écrit par l'intelligence artificielle. Or, je n'ai pas utilisé l'intelligence artificielle pour cet article. Donc ces logiciels ne sont pas fiables.

On se demande comment il le serait d'ailleurs puisque l'intelligence artificielle est propriétairée, donc les les elle n'est pas en principe accessible. Donc donc il y a très peu de contrôle possible. Alors l'autre question que vous vous posez c'est celle de la diffusion de l'intelligence artificielle.

Alors, je vous évoqué dans l'une de vos questions un une plateforme Pix que j'ignorais, que j'ai donc consulté et j'ai trouvé que ce qui était dit sur cette plateforme à propos de l'intelligence artificielle était très basique. En revanche, j'ai regardé ce qui était plus complet sur les compétences numériques et sur les compétences numériques, ça m'a paru beaucoup plus développé. Je me suis même heuré à des exercices que je ne savais pas faire.

Euh par exemple multiplier d'un seul coup deux colonnes d'un tableau Excel. Je crois que j'avais jamais fait ça mais bon, on se débrouille donc on apprend des choses. Là ça m'a paru assez bien fait.

En revanche pour l'intelligence artificielle, c'est encore très rudimentaire ce qui est dit et il me semble que là en effet ça pourrait être développé. Donc c'est ce logiciel Pix ou cette plateforme pardon Pix. Très bien monsieur Flandrin.

Oui. Bah moi je peux qu'abonder à ce qui a été dit effectivement pour pour l'évaluation des acquisitions de coc. Bon si si on regarde par exemple ce qui se passe quand quelqu'un soutient une thèse, il y a il y a un manuscrit, il y a un il y a une présentation orale aussi.

Donc l'oral joue un rôle quand même important pour voir dans quelle mesure euh ce que l'on a pu mettre dans un document et cetera, quelque chose qu'on a intégré, qu'on a assimilé et qu'on est capable de de de rendre de nouveau à à un public en fonction des questions. Donc répondre [grognement] à des questions dans un examen oral, c'est aussi un des éléments qui sont des éléments de d'appréciation la façon dont des connaissances ont été assimilées. parce que le but du jeu c'est pas tant de d'en avoir plein et cetera, mais c'est de les avoir intégrés, d'avoir compris ce qu'on a ce qu'on a intégré.

Enfin, il me semble. Bon, j'en parle. Voilà.

Moi, mon expérience du côté de l'enseignement est vraiment moi j'étais pas enseignant chercheur, j'étais chercheur et elle était beaucoup plus du côté, on va dire effectivement par exemple de ce qui était ce qui se passait dans dans les encadrements de thèse et et ou de master 2, mais de DEA autrefois. Euh donc il me semble que l'oral est important. Alors après moi je suis très très réservé par rapport à tout ce qui est comment dire euh contrôle via des logiciels de détection des choses comme ça parce que euh autant il peut être facile et c'est bien euh c'est bien documenté de détecter ce qui peut ressembler à du plagia ou de l'emprunt.

Voilà. Donc croiser des documents, alors là, c'est très bien parce qu'on a des outils qui en effet permettent de brasser une quantité absolument considérable de documents qu'un qu'un humain ne pourrait pas faire et qui permettent de trouver que bah voilà, il y a ce paragraphe entier qui a été pompé et cetera. Ça ça marche très bien.

Mais avec l'AG générative, c'est pas comme ça que ça se passe parce que l'age générative, elle elle engrange les régularités qui sont dans le corpus d'apprentissage et elle ressort quelque chose qui est de même nature mais qui n'est pas une copie conforme. Donc trouver quelque chose, mettre le doigt sur quelque chose qui serait l'usage, on mettra pas le doigt sur quelque chose qui ressemble exactement. En plus, il faut bien voir que quand on pose à une IIA générative deux fois la même question avec le même promte, on aura des réponses qui seront pas exactement les mêmes puisqueil y a une part probabiliste dans la conception des des réponses qui qui est naturell.

Donc c'est moi je pense que c'est très illusoire et puis surtout ça entretient une mauvaise un mauvais rapport je pense à ce que devrait être le comment dire la production humaine versus une production artificielle. On reprenait là les l'exemple qui était sorti il y a un an et demi ou quelque chose comme ça de et qui est ressorti dans un article du monde il y a pas longtemps de de l'usage du t- cadratin comme étant un élément de suspicion de d'utilisation du nia ce qui nous amène à des absurdités parce que si on peut plus utiliser ça et qu'on va se priver de cet usage là pour ne pas être pris pour une qui a décidé que c'était un marqueur parce que c'était utilisé dans des I, on est dans un cercle qui est un cercle enfin ça me semble totalement absurde. Donc la détection, moi je suis je suis extrêmement réservé par rapport à ça et effectivement c'est plus la notion de confiance, je je suis d'accord et le le fait que s'engager dans quelque chose qui soit des des interdictions, des outils de contrôle, c'est du chat et de la souris.

Je connaissais pas l'exemple des des mini oreillettes mais on voit à quel point chaque fois il y a des réponses, il y a des voilà, il y a il y a des déviation par rapport à à ce qui avait été imaginé et [grognement] je crois pas qu'il fallait s'y engager. Au-delà des mines oreillettes, il y a les lunettes connectées même. Oui.

Voilà. Il y aura toujours des innovations comme ça. C'est le le chat et la souris typique.

C'est comme en cybersécurité. En cybersécurité, il y a en permanence le le jeu qui se passe entre c'est la dialectique de l'OBU et de la cuirasse. Bien connu bien sûr monsieur Andler, je vous en prie.

Oui. Bon, c'est pas c'est pas une raison pour renoncer hein. On va pas de police tout simplement parce que les gangsters finiront toujours par être plus forts.

Non, je voulais un peu reprendre cette question du contrôle des connaissances. Peut-être que l'IA, je suis en général assez critique de Lia, mais Lia a cette vertu qu'elle nous oblige à repenser. Elle chamboule les choses pas forcément de la bonne façon, mais le simple fait que l'IA existe et se développe comme ça, elle se développe nous oblige à repenser à certain nombre de choses à niveau assez fondamental.

Et en l'occurrence, je pense que l'idée même de contrôle des connaissances qui d'ailleurs enfin Antoine doit s'en souvenir, on a discuté [rires] autrefois, est-ce que c'est bien le contrôle des connaissances, c'est quoi les connaissances, est-ce bien nécessaires et cetera ? Bah c'est le moment peut-être de se reposer la question du contrôle des connaissances. Pourquoi faut-il les contrôler ?

Pourquoi faut-il toutes les contrôler ? la solution d'un oral, d'une confrontation même d'une d'un oral sous forme d'une discussion avec le le maître, le professeur, le l'enseignant sur un point particulier, les autres sujets ne seront pas abordés, ils ne seront pas contrôlés. C'est pas forcément si grave que ça.

Et peut-être que nous devons le les systèmes actuels de contrôle des connaissances et de sélection des élites sont ne sont pas idéaux en réalité et peut-être que nous devrions commencer. Lia nous force à repenser ces choses-là. Voilà.

Donc je pense que de ce côté-là, il y a peut-être des progrès à faire mais à condition de se placer un certain niveau de remise en cause plutôt simplement de se demander bon ben quel examen je vais faire pour je reproche pas mais je n'enseigne plus étant émérite mais je l'ai fait pendant près de 50 ans donc je connais un peu le métier je comprends parfaitement bien l'embarras dans lequel ma mon épouse est encore en exercice et elle a le même problème qu'ils ont tous donc je leur reproche pas du tout de bricoler et du mieux qu'ils peuvent. Mais je pense qu'une une réflexion plus fondamentale serait peut-être opportune. Merci beaucoup madame la rapporteur.

Merci beaucoup. Je voulais parler maintenant de l'IA et de la langue française et plus généralement aussi on va dire de la culture française européenne. Donc les les modèles d'IA sont entraînés à partir de données.

On a longtemps déploré le fait que c'était plutôt des données issues du monde anglo-saxon. Ça avait forcément des effets sur le type de résultat suite au prompt. On peut avoir un certain paradoxe.

D'un côté, on peut déplorer que Césia est parfois utiliser des données culturelles, c'est-à-dire des œuvres en français sans autorisation, sans rémunération de leurs ayant droit mais en même temps craindre de ne pas être sur ces modèles d'IA génératif. C'està dire que nos références françaises et européennes n'y seraient pas. Euh que pensez-vous de cette euh enjeu ?

C'est-à-dire qu'on est-ce que aujourd'hui euh les modèles d'IA sont encore euh trop entraîné sur des données anglo-saxones et est-ce que vous constatez qu'elles sont toujours euh biaisées ou est-ce que il y a eu une amélioration de la variété de la diversité des données ? Qu'est-ce qui pourrait venir rendre compatible le respect des droits d'auteur et de la propriété intellectuelle, mais aussi la diffusion et le fait que nos références culturelles puissent être présents dans les IA au risque peut-être autrement de disparaître si les I sont ses recours pour accéder aux connaissances. J'ai pas tellement de choses à dire sur le sujet.

Bon, il est clair que les fonctionne pour l'essentiel en anglais, mais j'étais un petit peu troublé par la question que vous posiez en comparant l'IA à une sorte à l'intertextualité. Euh pour moi, c'est beaucoup plus une analogie avec euh avec ce que j'évoquéis tout à l'heure, la bibliothèque, c'est-à-dire les arts de la mémoire, hein, les arts de la mémoire depuis l'antiquité, les théâtres de mémoire à la Renaissance, la classification universelle des bibliothèques, c'est tout ça qui est le monde de l'IA, l'idée que avec la combinatoire des connaissances acquis disent on peut produire de nouvelles connaissances. Ça a toujours été le rêve.

Le rêve c'est de c'est c'est c'est produire du nouveau avec la combinatoire de l'ancien et l'intelligence artificielle fonctionne avec la probabilité contextuelle. Mais peut-elle innover ? C'est c'est c'est c'était le rêve depuis depuis toujours.

C'est la langue universelle comme un inverse de la langue originelle. Le mythe de la langue originelle et le mythe de la langue universelle. Et c'est un peu ça.

Donc c'est quelque chose de très ancien. Est-ce [raclement de gorge] que c'est à porortter de main avec l'intelligence artificielle ? C'est voilà, c'est beaucoup c'est cette question là qui me paraît importante et on le voit.

Bon et et là on n' pas pour le moment de réponse évidemment et je crois que c'est alors ça me paraît une question disons plus fondamentale que celle de la langue française elle-même dans le c'est c'est la question véritablement de la capacité d'innovation de l'intelligence artificielle et ce vieux mythe de la langue universelle auquelle on revient. Oui. Alors sur cette question, si on est très basique avec l'état actuel de de l'intelligence artificielle par ces grand modèle de langage et cetera, c'est pas fait pour produire vraiment du nouveau puisque c'est fait pour faire en sorte queon accumule beaucoup de beaucoup de de données, qu'on trouve dans ces données des formes de régularité et qu'ensuite par rapport à une demande qui est faite, on reproduise ces régularités.

Donc c'est très très bien pour faire bon, on peut tout à fait écrire un texte à la manière de on peut faire on peut on peut faire une peinture euh qui ressemble au style de et cetera. Donc je crois que une des difficultés c'est effectivement de d'avoir dans des systèmes une capacité de disruption un petit peu qui fait sortir quelque chose. Alors il y a les boutons de réglage, il y a les hallucinations qui sont quelque part des formes de d'échappatoire qu'on offre au système pour pour créer quelque chose qui qui s'écarte de la route.

Et dans le principe même fondamental, c'est il y a des question a des études très intéressantes qui ont été faites récemment justement sur le [grognement] le bon degré d'apprentissage qu'il faut faire pour avoir suffisamment capté d'information pour reproduire ses formes de régularité en créant du nouveau qui n'est pas du plagia. mais pas trop non plus parce qu'à ce moment à ce moment-là, on se met vraiment à aller vraiment à retrouver des éléments des bases d'apprentissage. Donc là, il y a il y a des études de même de physique statistique là qui qui sont conduites euh qui sont conduites dans dans direction.

Donc ça c'est un point important. Il y a juste une remarque que je voudrais faire, c'est que et c'est très c'est des questions très complexes les questions d'appropriation des contenus, les droits d'auteur et cetera. Euh il y a un principe de base qui est un principe qu'il faut qu'il y ait de la transparence dans les systèmes, que on sache ce qui est fait, sur quoi les systèmes s'entraînent, quelles données ont été utilisées.

Après le fait que on veuille se garder que des données soient utilisées. Bon si on fait une petite analogie je veux dire avec la création par exemple picturale ou autre, je veux dire tous les peintres qui ont qui ont fait les choses totalement nouvelles, ils sont pas privés d'aller visiter les musées, de regarder les bouquins et de comprendre ce qu'il en est. Donc euh on peut pas non plus euh ça serait dommage de faire sortir de des systèmes d'apprentissage euh quelque chose pour des raisons qui sont des raisons de propriété.

Un petit peu comme si effectivement voilà les œuvres exposées dans un musée. Euh bon il y a il y a une propriété intellectuelle mais en même temps elles sont offertes au regarde tout le monde quand même. Est-ce qu'il faut interdire l'entrée dans les musées pour les peintres futurs ?

C'est un peu dommage. Donc donc il y a un côté qui est qui est un côté délicat enfin du côté par contre si c'est de l'appropriation et du pillage pur et simple évidemment il faut qu'il y ait des gardes fou. Ça c'est clair.

Mais ça ça pose des questions qui sont des questions de droit qui me dépassent largement et qui sont mais qui qui sont assez compliquées. Mais je crois que sur le fond euh la notion de créer du nouveau qui a un sens d'originalité parce que du nouveau, on peut faire du nouveau qui est ressemblable mais du nouveau qui a un sens d'originalité c'est une question qui est fondamentale et qui est et qui est je pense pas complètement comprise pour l'instant de ce qu'on peut faire ou ne pas faire avec les systèmes d'intelligence artificielle. teles qu'ils sont.

Alors maintenant, il y a effectivement les nouvelles approches que d'autres des chercheurs historiques, même comme les modèles du monde que veulent développer Yan Lequin et autres qui sont d'autres approches que le la course en avant du gigantisme de des LLLM où on a l'impression que plus on a de données plus on a des systèmes puissants, plus on pourra faire des choses. Mais est-ce que est-ce que la solution est dans cette fuite d'en avant ou est-ce que c'est peut-être de regarder ? Je termine juste par là, je m'excuse euh parce que c'est aussi un point important, c'est que c'est une forme, l'apprentissage qui est fait. et quand même un apprentissage qui est avec pas la totalité de nos sens de notre appréation du monde et en plus c'est intermédié par des écrans.

Donc quelque chose, on voit bien le le grand fossé qui existe entre un apprentissage humain de de comprendre ce que c'est que l'effet de la de la pesanteur pour pour un petit enfant et ce que ça peut être pour une machine avec beaucoup beaucoup d'exemples et beaucoup beaucoup de ressources calcul énergétiques et autres. Voilà. [raclement de gorge] Je reviens un peu cette idée que l'intelligence artificielle est loin d'être stabilisée, loin d'être comprise.

Je pense que dans 10 ans, on verra on verra ces questions de manière différente. D'abord, la vérité économique de l'IA va va tomber. L'IA est énormément déficitaire comme vous le savez.

Beaucoup de gens pensent que Open AI va faire faillite et cetera et cetera. euh que les les le capital risque ne va jamais s'y retrouver et dans 10 ans, ils auront compris et donc ils auront compris que l'IA euh l'atultra performante qui existe aujourd'hui coûte très cher. À ce moment-là, on se dira bah il vaut peut-être mieux euh utiliser un traducteur humain, un chançonnier humain, un peintre humain pour faire un certain nombre de choses qui faites par la machine seront peut-être meilleur ou plus étonnantes et cetera, mais qui coûteront très cher.

Donc il y a déjà le une certaine un certain principe de réalité économique qui à mon avis va changer un petit peu les choses. La deuxième chose c'est que pour l'instant nous sommes beaucoup d'entre nous sommes épatés par les productions disons artistiques ou créatives des intelligences de l'intelligence artificielle. Oui, mais on est au tout début.

Peut-être qu'on va s'en guérir. Vous savez, moi je me souviens que on était très étonné dans les années 60 des des stylo bicolore. Ah, c'était tellement beau le bicolore, le plastique bicolore.

C'est absolument merveilleux. Tout le monde s'est mis acheter des choses bicolores, des DS bicolor, des bikic bicolores et cetera. Et puis on s'en est on s'en est guéri hein de ce de cet amour du du plastique bicolor.

De la même manière, nous ne savons pas si dans les années qui viennent le sens en quelque sorte les goûts de du public ne vont pas s'affiner au point qu'ils vont cesser de penser que les chansons faites par l'intelligence artificielle sont tout aussi bonnes et tout aussi agréables. Nous n'en savons nous n'en savons rien. Alors, il y a évidemment une une menace que je crois peut être prise au sérieux qui est la suivante, c'est que finirait par se comment dire le fait par l'homme va être un label de qualité qui va coûter cher éventuellement qui va être un petit peu l'appanage de l'élite.

L'élite va préférer les romans écrits par des êtres humains, les tableaux peints par des êtres humains et cetera et cetera. Et puis mon dieu, le grand public lui sera heureux, sera satisfait de production d'intelligence artificielle qu'on aura suffisamment industrialisé pour les rendre bon marché. Donc il y a là la possibilité d'un espèce de digital divide d'un nouveau genre où le fait par l'homme ce serait un peu l'équivalent de fait par l'artisan bio et cetera et ce serait un peu euh le privilège ou la marque d'une certaine élite avec le reste du monde qui se contente de production artificielle.

Merci monsieur madame la la merci monsieur le président. Nous si nous suivons votre raisonnement à devoir enfin distinguer ce qui est industrialisé et ce qui est plutôt créé par l'homme, on en arrive déjà à en constater dans beaucoup de de de secteurs que c'est déjà le cas. Et donc ça propose enfin ça ça suscite beaucoup de problématiques d'accès, de démocratisation de l'accès.

Il y a la démocratisation de l'accès à l'information qui est très importante. On a constaté ces dernières années que l'information via les réseaux sociaux constituait plutôt des bulles où chacun pensait trouver ce qu'il fallait. Qu'est-ce que l'intelligence artificielle et le recours au modèle d'IA dont on sait que de plus en plus les gens utilisent des agents conversationnels pour s'informer ?

C'està-dire qu'on n plus sur les médias traditionnels, on n plus sur les réseaux sociaux, on est déjà dans son propre agent conversationnel. Qu'est-ce que ça suscite pour vous comme réflexion euh sur le fait que nous puissions être dans des mondes complètement parallèle avec la diffusion de fausses informations générées industrialisé par le recours Alia et que nous ayons à affronter ce ce ce défi avec peut-être un esprit critique qui est un peu moins aiguisé de plus en plus. Quel quelles sont les réflexions sur l'IA et l'information au sens de l'ensemble du monde ?

J'aimerais revenir sur sur ce que disait Daniel à propos de de l'érature, de l' culture. C'est l'idée qui aurait le fait par l'homme, le man est-ce véritablement nouveau ? dire il y a bon il y a toujours eu cette cette vieille inquiétude, il y a pas besoin d'IA pour avoir du roman de gare, du roman à l'au de rose, de ce qu'on appelait la littérature industrielle.

Il y a toujours eu de la littérature industrielle, il y a toujours eu de l'art industriel. Alors maintenant, on nous dit 40 % de la musique sur 10h et est faite par l'intelligence artificielle et il faut 1 heure pour mettre une chanson en ligne. Donc c'est c'est en effet devenu très facile mais c'est pas ce sont pas des phénomènes nouveaux.

On a bon il y a un débat aujourd'hui sur ce le fait de savoir quel est le pourcentage acceptable d'intelligence artificielle dans un roman. C'est ça. On en est là.

Quel est le pourcentage ? Euh la semaine dernière, vous l'avez peut-être vu, il y a un roman qui a été retiré par Achette au Royaume-Uni parce que l'intelligence artificielle avait produit 78 % du roman, hein. Donc c'est là où on en est.

Euh la semaine dernière, il y a un journaliste du New York Times, un pistes avec que le New York Times a chassé parce qu'il a fait un compte-rendu d'un livre en il a interrogé l'intelligence artificielle et comme il y avait un seul autre compte-rendu du livre qui a été publié dans le Guardian, bah sans le savoir, il a récupéré un article du Guardian. Donc là, c'est ce que tu décrivais tout à l'heure, c'est le euh collapse modèle collapse. Donc il est il le le l'intelligence artificielle s'auto-engendre.

Il y a une circularité de l'intelligence artificielle. Donc on rencontre ça euh tout ça aujourd'hui, je dis ça c'est deux deux faits de la semaine dernière qui date des derniers jours de mars. Le roman retiré, le journaliste chassé.

Donc ça, ce qui veut dire que on a utilisé un certain nombre de mots qui sont importants. Il y a le mot fiabilité, hein, c'est il y a le mot transparence qui a été utilisé. Bon, c'est euh et il y a le mot authenticité.

Je crois c'est ça les s'il y a quelque chose à apprendre à l'école à mon sens c'est ça que que c'est ça dont il faut parler au aux enfants et aux jeunes, c'est c'est que chaque utilisation de l'intelligence artificielle doit respecter fiabilité. Fiabilité, ça veut dire aller contrôler parce qu'on n'est jamais sûr de ce qu'on trouve dans l'intelligence artificielle euh euh qui a qui hallucine qui hallucine moins parce qu'il y a tout de même des progrès. Elle hallucine moins que chaque génération hallucine moins que la précédente mais elle hallucine moins.

Mais il y a le risque de du collapse qui est qui grandit dire de l'auto-engrement de l'intelligence artificielle. Donc au fond, c'est ça, c'est cette on a envie de dire déontologie de l'intelligence artificielle qui peut être l'objet de de l'école de de l'enseignement avec ces valeurs qui finalement se on arrive à la notion de responsabilité quoi, responsable de ce qu'on fait avec l'intelligence artificielle à l'école. Mais ce qui est intéressant, c'est que c'est pas du tout un débat théorique aujourd'hui.

C'est un des euh toutes les semaines, il y a de nouveaux événements comme ceux que je citais qui montrent que euh qu'il y a des cas tous les jours qui se produisent et qui et qui d'une certaine manière se sont passionnants, hein. Et c'est bien au-delà du problème des fausses références ou des fausses citations ce qu'on rencontre aujourd'hui. Oui.

Alors par [raclement de gorge] par rapport à ces questions effectivement on parlait de fausses informations, de bulles dans lesquelles on on se on se retrouve piégé parce que finalement c'est on ne discute qu'avec des gens qui sont de de même avis. On ne on ne regarde, on ne lit que le même journal qui lui-même conforte euh ce qui est une des signatures de de beaucoup de ces systèmes d'acchant conversationnel, c'est de jouer sur l'empathie, c'est-à-dire en général de relancer la conversation dans un sens qui est un sens allant dans le sens de ce qui est supposé être la demande de l'interlocuteur. Et donc ça c'est une boucle qui peut être qui peut être extrêmement extrêmement désagréable.

Alors, si c'est euh Moi, je vais faire juste une petite remarque. c'est de d'avoir de développer des systèmes de d'acculturation aliade, savoir ce que c'est et cetera, ça se situe dans un cadre qui est un cadre euh je vais dire général de culture scientifique parce que c'est quand même des outils technologiques, c'est quand même des outils qui sur lesquels il y a à la base des avancées scientifiques et technologiques assez considérables et qu'on regarde d'une manière très générale, beaucoup uniquement par les usages qui en sont fait. Donc évidemment, il s'agit pas qu'on sache exactement ce qu'il y a à l'intérieur de son smartphone.

Tout le monde se se sert d'un smartphone. Mais en même temps, il y a aussi un il y a aussi une espèce d'approche paradoxale par rapport à ces outils qui est de jouer à la fois une carte de on va dire de de technoméfiance et en même temps de les utiliser d'une manière extrêmement banalisée. Alors ça en France on est assez mal placé pour vraiment placer la culture scientifique. exactement à la bonne place dans la culture générale.

Alors, je pense que ça serait ça serait très important parce que le but de la culture scientifique, c'est pas de faire des scientifique uniquement, c'est aussi de d'avoir ça ça rejoint la question d'éducation qu'on a dit avant, c'est aussi de d'avoir une une façon de mettre en perspective les questions, d'avoir une démarche critique qui est une démarche qui peut ne pas prendre pour argent comptant tout ce qui est dit. Bon, on peut croiser des informations, on peut au moins se poser une deuxième fois la question. Je lis une nouvelle absolument extraordinaire dans mon journal de référence.

Bon, je peux peut-être regarder si un autre journal qui n'est pas mon journal de référence va dans le même sens ou pas. Je il y a il y a un minimum d'esprit critique à développer et ça c'est quelque chose je pense qui est une qui est qui est un souci qui peut être fait tous azimut et en particulier pour l'intelligence artificielle. Donc je crois qu'en ce sens-là effectivement développer une approche qui est une approche critique de qu'est-ce qu'on peut faire, il s'agit pas de connaître tous les détails, mais qu'est-ce que quels sont les grands principes ?

Parce qu'il y a une part de magie dans le ça peut paraître un petit peu magique quand même ces outils-là. Moi, je suis le premier à trouver que c'est totalement bluffant souvent et c'est très très magique. Je l'ai reposé.

Bon, en quelques secondes, on a quelque chose de de très très magique. Donc démystifier, ça je pense ça serait ça serait un point important. Puis un point que que je voulais souligner peut-être qui n'a pas été dit directement puis après j'arrête euh c'est que il y a une part très important.

Alors il y a l'art du prompt et l'art du prompte c'est un peu comme l'art de chercher et cetera c'est-à-dire que c'est faire en sorte qu'on réponde à la question mais il y a une grande différence entre un système qui répond à une question et un système qui pose une question. Et là où la différence est quand on parle quand on parle du prompe et de l'art du prompe, c'est quand même l'humain qui pose la question et la machine elle répond à la question. Et la question de d'avoir des avancées, il y a des avancées formidables par exemple sur des résultats très pointus en mathématiques, mais très souvent, c'est répondre à des questions et donc une machine peut gagner les olympiades de mathématiques, comment on peut gagner au jeu de go et cetera.

Mais est-ce que la machine a posé la question qu'il fallait résoudre ? en général non et elle le si elle le fait c'est dans un dialogue mais qui est un dialogue expert. Ça c'est un peu ce que en lien avec ce que disait Daniel tout à l'heure où effectivement des gens qui sont de très haut niveau qui ont cette culture sont capable de de dialoguer et de faire en sorte queil y ait des suggestions de la machine sur lesquelles il rebondissent et cetera et cetera et voilà il faudrait pas non plus que on arrive à un système complètement à deux vitesses où il y ait des utilisations expertes qui sont absolument formidables et puis des des utilisations qui sont banalisées où on prend toutes les productions à bas niveau. peut-être aussi pour des arguments bassement commerciaux, marketing et autres où on sert de la soupe au bon peuple avec des outils d'IA sur lesquels il y a pas de démarche réflexive.

Donc du côté de l'enseignement, je pense que un point important, c'est quand même de faire en sorte que on développe cette démarche réflexive dont un des piliers, c'est quand même la démarche scientifique. Il faut le dire qui devrait davantage faire partie de la culture générale. Merci monsieurler.

Merci. De petites remarques préliminaires très rapides parce que là on arrive à la fin. D'abord, on n pas répondu madame la rapporteuse.

On peut dire ça ? rapporteur pardon euh à votre interpellation sur la Finlande. Oui, moi je pense que comme ça très vite à la louche, je pense que 5 % c'est exactement ce qu'il faut, c'est la proportion à vide.

Si 5 % de la population est relativement formé au problème que vient de mentionner Patrick, je pense que c'est exactement la bonne proportion. 1 % c'est pas assez. Enfin, en gros, l'expérience historique et cetera, c'est que quand 5 % de la population est informée ou par exemple d'une cause militante ou d'une cause humanitaire et cetera, ça suffit pour provoquer un véritable changement dans la dans la société.

Euh la deuxème remarque, mince, je l'ai oublié. Bon, pardon, tant pis pour la deuxième remarque préliminaire. Alors, ce que je voulais dire juste très rapidement, c'est deux choses.

D'abord, il faut pas exagérer les effets de la propagande des fake news et de la de la naïveté des gens qui sont en fait, il y a toute une école des disciples notamment de de mon collègue Amidan Sperbert qui insiste beaucoup sur le rôle fondamental de la vigilance épistémique et cette vigilance est en fait opérative dans beaucoup plus de cas qu'on imagine est beaucoup plus efficace. Ça c'est une première chose. La deuxième chose c'est que on voit que quand on réussit à faire parler les gens ensemble dans des par exemple dans des conventions citoyennes, et bien au bout d'un certain temps les préjugés tombent et les gens arrivent à se parler et se tendre la main.

Donc ça c'est les travaux notamment d'Hélène Landemort qui est maintenant bien connu ici. [grognement] Et la troisième chose et juste je prendrai juste 2 minutes pour développer, c'est que il y a de manière générale dans la société de très fortes comment dire il y a une résistance organisée à organiser ou désorganisé distribuer pas complètement coordonné au dictat de Silicon Val et nous ne sommes pas les premiers à nous dire que quand même Silicon Valley exagère un peu à nous vendre ses ses son modèle économique, son attitude générale, cette espèce de façon très américaine et orienté business et cetera et sa promotion de la langue anglaise. Beaucoup de gens se rendent compte que c'est quelque chose qu'il faut non pas nécessairement combattre frontalement mais qu'il faut équilibrer.

Il y a énormément un peu partout dans le monde des groupes, des collectifs, des initiatives et cetera. Donc je pense que la société civile va de manière générale un peu partout défendre tantôt la langue française, tantôt un point de vue plus orienté bien public que euh bien des entreprises et cetera. Donc je suis pas trop pessimiste sur ce plan.

Je pense que tant qu'on n'est pas dans un système de dictature universelle, j'espère qu'on en est pour l'instant quand même protégé. Je crois que les forces de la société civile, les forces démocratiques vont euh quand même limiter éventuellement la prise de pouvoir euh ces prises de pouvoir qui nous qui nous importunent et qui nous inquiètent. Merci madame la rapporteur pour une dernière question peut-être ou pensez-vous que nous ayons fait le tour de ce que nous pouvions il y en aurait d'autres mais je crois que le temps est imparti et dépassé donc pour tout le monde je pense qu'on s'en retiendra là je sais qu'on a reçu certaines réponses de votre part mais bien sûr vous pouvez compléter et suite à notre échange aussi en nous vous envoyant des réponses au questionnaires.

Mais aussi moi je suis assez frayante de ce que toutes les anecdotes que vous avez dit ou même des choses très précise. Je pense à voilà les 78 % de l'achète qui retirent, je ne l'avais pas vu. Donc moi, je suis assez preneuse aussi de ce que vous vous repérez dans cette accélération d'adaptation de l'humanité à cette révolution qu'elle a tout au long de nos travaux qui se poursuivent jusqu'à jusqu'à fin juin.

Très bien. Merci beaucoup madame la rapporteur, messieurs, merci beaucoup. Ça a été passionnant, ça a été édifiant.

Nous n'en doutions pas de seul seconde, nous avons passé un moment très intéressant en ce qui concerne en tout cas euh notre mission d'information. Euh je voulais vous prier de m'excuser pour le côté un peu mal commode de la visioconférence mais il se trouve que j'ai une branchie de carabiné et que je ne voulais pas contaminer en d'un seul coup trois académies et l'Assemblée nationale. Donc nous l'avons échappé belle.

En tout cas merci beaucoup. Je vous souhaite une belle journée. Au revoir messieurs et merci encore.

Bien monsieur Delvec, on se retrouve à 14h. C'est ça exactement.