Hijab dans le football : "On ne devrait pas accepter cette emprise"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
et notre invité politique ce matin c'est François-Xavier Bellamy bonjour bonjour merci beaucoup d'être avec nous des plutôt européen vice-président exécutif des républicains on a évidemment beaucoup de sujets abordés avec vous on commence parce qu'il s'est passé hier à Nanterre ou un jeune homme de 17 ans a été tué lors d'un contrôle routier le policier a tiré après un refus d'obtempérer une vidéo circulant sur les réseaux sociaux montre que le policier tire quand la voiture redémarre qu'est-ce que vous avez ressenti en voyant cette vidéo évidemment c'est toujours terrible qu'une vie soit perdue et bien sûr bien sûr il faudra que la justice fasse toute la lumière sur les circonstances de cet événement mais moi je suis révolté de voir à quel point certains y compris dans la classe politique saisissent cette occasion pour condamner immédiatement les policiers au point qu'on a même le sentiment qu'il voudrait nous faire croire que les policiers de la République rêvent de rentrer chez eux le soir en ayant tué un jeune si ce jeune est mort qui rappelons-le roulait sans permis qui certainement par son comportement routier avait dû attirer l'attention de ces agents de police si ce jeune est mort c'est d'abord parce qu'il a cherché à se soustraire à un contrôle et que les conséquences de ce comportement aurait pu être potentiellement dramatique pour d'autres personnes à proximité pour d'autres potentiels victimes d'une comportement c'est justifie d'être tué d'une balle à bout portant mais encore une fois il faut que l'enquête fasse son travail bien sûr mais je crois que aucun policier n'utilise son arme de gaieté de cœur et qu'on voit dans les émeutes injustifiable qui ont émaillé cette nuit à Nanterre parce que rien jamais de justifie qu'on s'entraîne notamment à des policiers mais pas seulement à des policiers à des biens publics à des biens privés qu'on s'entraîne à des personnes qui pourraient être devenir les prochaines victimes de ce qui est en train de se passer rien ne justifie cette accès de violence mais tout cela est alimenté par un certain discours et je le redis un certain discours politique on a entendu ces derniers mois ces dernières années dans tant de manifestations le slogan que tout le monde déteste la police on a entendu des responsables politiques d'extrême gauche nous dire que la police tue que la police assassine comme si les policiers pouvaient être rangés au rang des criminels et moi je voudrais dire une dernière chose de la gauche venant vous les connaissez de députés de la France insoumise qui se sont exprimés encore hier venant de Jean-Luc Mélenchon lui-même on devrait tous être d'accord pour dire que ça n'est évidemment pas normal qu'une intervention de police se termine de cette manière là et je pense que les policiers sont les premiers à le reconnaître encore une fois c'est vraiment dans des cas d'extrême nécessité qu'un policier peut être conduit à employer la force d'une manière aussi radicale et cela évidemment constituer un drame et je pense bien sûr à tous ceux qui aujourd'hui sur le terrain policier gendarme sont en première ligne face à cette violence qui monte je pense évidemment aussi à tous ceux qui ont été touchés par la mort de ce jeune homme mais à la fin j'ai quand même une question à poser comment se fait-il qu'on en arrive à vivre dans un pays où des jeunes sont capables même pas encore majeurs et peut-être y a-t-il là une part du problème sont capables de se soustraire à l'ordre d'un policier qui leur demande de s'arrêter même quand ce policier se croit dans une situation suffisamment tendue pour sortir son arme de service la première chose qu'on devrait être tous dire et la première chose qu'on devrait tous dire et je pense d'ailleurs en particulier aux parents la première chose que tout le monde devrait dire aux enfants de ce pays c'est que si un policier un gendarme vous demande de vous arrêter il est investi de la force publique il a une mission de service public son autorité c'est l'autorité de l'État et vous devez l'écouter ça nous est arrivé à tous de connaître des contrôles routiers il est absolument anormal que des jeunes de 17 ans soient à ce point victime parce que c'est d'une certaine manière aussi le résultat d'un mouvement de très grande ampleur victime d'une telle faillite éducative d'une éducative et notamment encore une fois de la part des familles qu'ils soient capables qu'ils soient capables de chercher à défier des policiers en uniforme qui leur intime l'ordre de s'arrêter et si ce jeune s'était arrêté et si il avait obtempéré et bien nous n'en serions pas là aujourd'hui et il est certain qu'il ne serait pas mort parce que je leur ai dit aucun policier n'utilise son arme de service de gaieté de cœur les tensions qui ont eu lieu hier à Nanterre et dans les villes alentours elles ne s'explique pas parce qu'il y a chez certains jeunes un sentiment que il y a une forme d'impunité dans la police mais le sentiment d'impunité pardonnez-moi je le vois dans le fait que ce jeune conducteur sans permis à 17 ans se croit autorisé à redémarrer son véhicule alors que deux agents de police en moto l'ont suivi pour lui demander de s'arrêter le sentiment d'impunité il est là et ce sentiment d'impunité il tue et encore une fois je ne préjuge pas des conclusions de l'enquête mais à la fin qu'aurions-nous dit si les policiers avaient laissé ce jeune homme repartir et que dans un comportement routier manifestement dangereux il avait tué sur sa route des innocents la justice doit faire son travail et je le redis les policiers les gendarmes se savent à investi d'une mission d'autorité publique qui évidemment leur confère une responsabilité immense et je crois qu'évidemment cette responsabilité doit être exercée de manière proportionnelle que la justice fasse son travail c'est la moindre des choses elle le fait d'ailleurs mais ça n'est pas en semant la violence dans des quartiers entiers que l'on obtiendra justice et dans une société démocratique on devrait aussi pouvoir le rappeler Emmanuel Macron était en visite à Marseille il est toujours en visite à Marseille aujourd'hui mais hier il était en visite chez colle il veut repenser le temps scolaire il dit que c'est une hypocrisie française il faut des vacances plus courtes notamment l'été et des semaines plus légères c'est ce qui souhaite faire vous approuvez le chef de l'État là-dessus je ne savais pas que le chef de l'État a été ministre de tout mais manifestement il est capable de rentrer dans le détail de l'organisation de toutes les administrations du pays la chose essentielle c'est que précisément on attend le chef de l'État pour ne pas s'occuper des détails et ce qui n'est pas en détail ça n'est pas la question de la répartition du temps scolaire et du temps des vacances ce qui n'est pas en détail c'est ce qui se passe dans le temps scolaire et le fait que précisément avec le temps dont elle dispose l'école ne transmet plus aux enfants de ce pays l'essentiel dont ils ont besoin pour pouvoir construire leur vie l'école ne sait plus apprendre aux enfants de notre pays à lire à écrire à compter c'est cela qui devrait supposer l'investissement massif du président de la République pas la question de savoir s'il faut une semaine de vacances de plus ou moins pendant plus de 10 ans et qui espèrent le redevenir c'est un métier magnifique mais quand vous êtes prof depuis votre salle de classe quand vous constatez l'effondrement de l'éducation nationale il y a quelque chose de surréaliste à entendre toujours ces mêmes débats complètement superficiel parfois c'est une semaine de vacances en plus ou moins parfois c'est le poids du cartable parfois c'est l'uniforme à l'école j'ai envie de dire tout ça et ridicule le sujet majeur c'est comment est-ce que nous allons reconstruire un système qui est aujourd'hui en train de s'effondrer sur lui-même malgré le dévouement des professeurs malgré le mouvement des prof qui et ça aussi c'est un sujet d'alerte maximale dont le président de la République devrait s'occuper les professeurs qui aujourd'hui sont en train petit à petit de déserter l'éducation nationale parce qu'ils ont le sentiment que leur métier est vidé de son sens par une structure à bout de souffle quand on leur propose une sorte de pacte qui n'a aucun sens pour pouvoir les augmenter en les faisant travailler plus comme si au fond ça n'est pas leur travail qui devait être reconnu quand on voit aujourd'hui et ça c'est un sujet je crois il faut le retenir aujourd'hui parce que nous en parlerons beaucoup dans les années qui viendront qui devraient tous nous inquiéter quand on voit aujourd'hui la pénurie de professeurs dans les concours de recrutement je sais bien que le gouvernement l'inifiant pendant que le président parle du nombre de vacances le gouvernement l’énifiant nous explique que tout va bien mais non tout ne va pas bien sur 8000 postes ouverts pour le concours de recrutement des professeurs de premier degré des instituteurs institutrices il manque aujourd'hui 1250 recruter nous avons aujourd'hui une pénurie d'évocations gigantesque qui touche maintenant toutes les disciplines qui touchent tous les niveaux de l'enseignement et bien dans quelques années nous n'aurons tout simplement plus de professeurs à mettre devant des élèves c'est ça qui devrait inquiéter le président de la République mais je vois bien à quel point c'est facile de faire diversion vous lancer le sujet des vacances dans le département et bien sûr mais les vacances c'est un sujet passionné tout le monde parle des vacances alors c'est parti non mais la vraie inégalité sociale c'est encore une fois pas le temps des vacances c'est ce qui se passe à l'école la vraie inégalité sociale c'est que le ministre de l'éducation nationale lui-même a tellement conscience de la crise de l'école qu'il met ses enfants dans l'enseignement privé le plus sélectif le plus élitiste le plus resserré sociologiquement du centre de la capitale c'est ça la vraie inégalité sociale c'est pas ce qui se passe pour les vacances c'est ce qui se passe à l'école aujourd'hui et c'est le fait qu'à l'école tous les enfants ne se pays n'ont pas les mêmes chances d'apprendre ce qui est pourtant essentiel la culture de notre pays les éléments fondamentaux de la lecture de l'écriture climatique des sciences de la rationalité et pendant ce temps-là et pendant ce temps la pardonnez-moi mais que fait ce gouvernement la première ministre explique que maintenant on va faire une certification verte on nous explique qu'on va augmenter le temps de d'apprentissage des valeurs civiques la clé absolue c'est de revenir à l'enseignement des savoirs fondamentaux c'est la seule augmente aussi la rémunération des professeurs pour essayer de les attirer encore une fois on leur disant qu'il va falloir qu'ils signent un pacte qui n'a ni que ni tête qui est une manière d'ailleurs de pallier cette absence de recrutement c'est difficulté ces tensions sur la mobilisation du du personnel enseignant qu'est-ce que vous diriez si votre patron vous disait écoute je vois bien que tu es sous payé je veux bientôt augmenter parce que c'est le cas les professeurs français sont sous-payés au regard des statistiques européennes je vois bien que tu es sous payé je veux bien augmenter mais à condition que tu travailles plus mais vous diriez je suis méprisé et à raison vous le diriez et si en plus on vous demandait de signer pour une usine à gaz absurde qui va encore plus vous rendre difficile le fait tout simplement de faire votre travail tout les formes d'infériorisation des femmes notamment dans le sport qui justement est un lieu où chacun devrait vivre cette aspiration à l'égalité dans la dans la compétition sportive mais le fait est que aujourd'hui nous voyons combien notre droit est retourné contre lui-même combien nos principes républicains sont retournés contre la culture de notre propre pays cette culture d'égalité cette culture qui refuse l'asservissement il faudrait au contraire la consacrer par la loi et en fait pourquoi en sommes-nous là si le Conseil d'État demande à l'affaire de changer son rayonnement ils l'ont déjà fait ils ont déposé des amendements au Sénat on déposerait une loi mais pardon c'est très important ces amendements pourquoi ne sont-ils pas passés ils ne sont pas passés dans la loi parce que la majorité macroniste s'étalit avec la gauche pour les refuser c'est exactement le même scénario que nous voyons au Parlement européen lorsque j'ai déposé un amendement pour interdire à la Commission européenne de continuer de financer des publicités qui disaient souvenez-vous la joie est dans le hijab ou bien la liberté est dans le hijab ou bien apporter de la joie accepter le hijab c'était les slogans financés par la Commission européenne lorsque j'ai déposé un amendement pour mettre fin à ce scandale et bien des députés macronistes se sont alliés avec les députés de la gauche pour empêcher que c'est amendement soit mis aux voix à force de persévérance nous avons fini par y parvenir et nous avons fini par réunir une majorité autour de cette amendement et aujourd'hui nous avons marqué ce point et gagner cette bataille mais pourtant Gérald Darmanin lui il se dit très opposé à la demande des femmes qui veulent porter le hijab on appelle ça le en même temps des ministres qui font des déclarations pour plaire à la majorité des électeurs français qui voient bien qui voit bien la folie de cette situation dans laquelle nos institutions comme le Conseil d'État se mettent à promouvoir une idéologie réactionnaire l'islamisme le plus obscurantiste qui veut enfermer les femmes derrière des voiles on voit bien évidemment tous les Français le voient à quel point il y a là une transgression très grave mais derrière les déclarations supposées du gouvernement la majorité macroniste elle un effet obstacle à tout ce qui permettrait de lutter contre cette dérive mais bien sûr nous continuons nous nous continuerons de mettre les élus devant le responsabilité sur quoi vous redéposerez un instant que nos collègues à l'Assemblée nationale s'ils conseillent l'état devait procéder à cette funeste décision inspirer d’ailleurs évidemment par les nominations récentes de ce gouvernement le président de la République savait ce qu'il faisait quand il ne met par exemple Thierry tuot un poste de responsabilité très important au sein du Conseil d'État Thierry tuot et c'est son droit le plus entier il a une ligne politique qui est connue de tout le monde il est multiculturaliste il considère que défendre les valeurs de la République c'est déjà une forme réactionnaire et dangereuse de de protection de notre identité de la même manière que quand le président de la République nomme monsieur papenga et ministre de l'éducation nationale il sait très bien ce qu'il fait aussi chacun doit assumer sa responsabilité oui le débat est claire il faut sortir durant même temps maintenant il y a ceux qui défendent effectivement le fait qu'on renonce à nos valeurs pour voiler les femmes en France y compris sur les terrains de sport et la majorité macroniste fait partie de cela et il y a quelques mois vous allez dire au macroniste de ce de se positionner mais encore une fois nous l'avons déjà fait et nous le referons nous le referons jusqu'à ce que nous ayons obtenu gain de cause parce que l'enjeu est trop important et l'enjeu je le dis là encore comme prof c'est la liberté des femmes c'est la liberté des jeunes filles de ce pays aujourd'hui j'entends celle qui explique avec leur vol sur la tête que il y a une discrimination en France parce qu'elle ne peuvent pas jouer voler la véritable discrimination je vais vous dire c'est celle que subissent tant de jeune fille dans notre pays dans bien des quartiers de notre pays qui voudraient pouvoir enlever le voile mais qui savent que ce n'est pas possible parce que la pression sociale est trop forte autre sujet la nomination de Geoffroy le jeune à la tête de la rédaction du Journal du Dimanche fait beaucoup parler et ça a déclenché une grève dans la rédaction hier une tribune a été signée par des centaines de personnalités le JDD ne peut devenir un journal au service des idées d'extrême droite c'est ce qui est dit qu'en dites-vous écoutez c'est très intéressant comme discussion moi je serai évidemment curieux que RSF qui coordonnait cette tribune et la soirée qui avait lieu hier en soutien en opposition à la nomination de Geoffroy Lejeune je serai très intéressé caresse nous fasse peut-être une liste des gens qui sont autorisés à diriger une rédaction dans ce pays parce que comme ça au moins ce serait plus rapide vous voyez en éviterait de de se retrouver dans des situations d'impact qu'on nous dise voilà qui qui peut-être a le droit de s'engager dans le journalisme et qui n'a pas le droit voyez je ferai le jeune on peut être ou pas d'accord avec ses idées mais le fait est qu'il n'est même pas encore nommé si il y a des choses à reprocher à la façon dont il dirige une rédaction quand il sera devenu le patron du JDD et bien évidemment il faut que ceux qui peut être critiquable soit critiqué mais il n'est même pas encore nommé qu'il n'a pas le droit supposément de prendre ses fonctions moi j'écoutais vous savez des idées notamment durant la campagne présidentielle pour vous déposer un problème qui dirige la rédaction du JDD encore une fois il a ses idées je ne le conteste pas mais il y a beaucoup de gens dans le monde médiatique qui ont des idées qui sont différentes par exemple des miennes je ne leur conteste pas le fait de faire leur travail y compris d'ailleurs pardonnez-moi de le dire y compris sur le service public que je finance par mes impôts comme tous les contribuables français j'entendais par exemple il y a quelques heures c'était hier Laura de l'air votre concert de France Inter dont j'ai écouté et je le dis sans acrimonie parce que j'ai écouté avec avec beaucoup d'enthousiasme ses émissions pendant des années et elle quitte aujourd'hui ses fonctions avec beaucoup d'élégance elle devenait livrer son témoignage au micro de France Inter et elle disait au moment de prendre congé de sa longue carrière journalistique dans le service public elle disait je suis fier d'être de gauche j'ai été de gauche toute ma vie je le suis encore aujourd'hui la question que je me pose c'est et c'est la question que pose fondamentalement le débat que nous avons est-ce que un journaliste une journaliste pourrait conclure sa carrière par exemple sur le service public en disant je suis fier d'être de droite et je l'ai été toute ma vie voilà mais je crois qu'il y a un vrai sujet de pluralisme de droite je ne sais pas exactement à quel moment on glisse de la caractérisation vers la thème mais le fait était encore une fois qu'il n'a même pas encore pu prendre ses fonctions Geoffre le jeune il est journaliste il a interviewé des personnalités de tous les bords politiques il a interviewé des gens qui ont répondu à ces questions qui venaient de la France insoumise qui venait de la gauche classique est-ce qu'il est si infréquentable que le Président de la République a répondu malgré tout à ces questions enfin écoutez il y a quelque chose de révoltant là-dedans et pardonnez-moi de le dire il y a quelque chose aussi d'assez inquiétant parce que derrière ce débat en fait ce que dit ce monde médiatique et intellectuel tous les lecteurs et les électeurs français c'est qu'il y a une partie de l'électorat en France une partie du lectorat qui n'aurait tout simplement pas droit de citer dans le paysage du débat intellectuel de la vie civique et évidemment dans le paysage médiatique jusqu'à maintenant c'est un journal indépendant c'était pas un journal d'opinion est-ce que ça ne vous poserait pas de problème que ça devienne un client quand on parle à vos confrères on a souvent le sentiment que c'est d'ailleurs parfaitement admis que le JDD c'était le journal dans lequel le gouvernement lançait ses prochaines pistes ces prochaines idées c'est prochaines bulles bon voilà ça fait partie du jeu il faut qu'il y ait des médias de tous les bords il faut qu'il y ait des médias de toutes les sensibilités justement de toutes les sensibilités et il y a absolument pas de raison je crois qu'il y ait une vision du monde qui soit a priori exclue de la possibilité d'intervenir dans le débat médiatique des rédactions à la nomination par un actionnaire d'un directeur d'une rédaction est-ce que c'est une piste à explorer pour vous mais un journal ça reste une activité économique pas comme les autres bien sûr et c'est la raison pour laquelle il y a un droit de la presse qui est d'ailleurs heureusement très protecteur du métier journaliste qui est un métier que je respecte infiniment et qui est absolument nécessaire à la vie démocratique c'est la raison pour laquelle la liberté de conscience d'un journaliste est absolument respectée et quand un actionnaire nouveau change de direction à la ligne d'un journal et bien les journalistes comme vous le savez ont droit de faire valoir ce qu'on appelle une clause de cession ils ont droit de quitter la rédaction si il ne se sente plus en phase avec l'orientation qu'elle prend voilà ça c'est la liberté journalistique mais à la fin malgré tout ce serait quand même étonnant que celui qui dirige une entreprise fut-elle une entreprise de presse n'est pas la possibilité d'orienter les décisions qu'il prend à la tête de cette de cette société et il nous reste peu de temps François-Xavier BMI Nicolas Sarkozy on passe un autre sujet Nicolas Sarkozy a déjeuné hier avec des parlementaires de l'aile droite de renaissance y compris des parlementaires venus de vous rend il y a Damien Badi avait conscience le grip il y avait romain Reda que pensez-vous de cette initiative Nicolas Sarkozy déjeune avec qui il veut hein pour le reste quel est le droit de renaissance je reviens à ce que je disais tout à l'heure ça m'intéresse de savoir ce que pense l'aile droite de renaissance du fait que c'est grâce à Renaissance l'aile droite de renaissance du fait que c'est grâce à Renaissance que précisément aujourd'hui le Conseil d'État s'apprête à décider que le hijab est légitime sur les terrains de sport ça m'intéresse beaucoup Sarkozy il dit aider Emmanuel Macron s'est aidé la France écoutez c'est très curieux comme formule est-ce que Nicolas Sarkozy aurait dit aider François Hollande c'est aider la France la ligne politique d'un président de la République et de sa majorité ne se confondent pas nécessairement avec l'intérêt national c'est d'ailleurs ce qui fait que nous sommes en démocratie si le président de la République était forcément la voix de de la promesse de l'espérance et du Salut du pays ça voudrait dire en fait que les partis politiques d'opposition sont nuisibles moi je crois au contraire que dans une démocratie il arrive que le président puisse se tromper il arrive que sa majorité et en l'occurrence justement c'est peut-être une manière de renoncer à la démocratie de considérer qu'effectivement il y a absolument pas d'alternative possible mais pardon de le dire en l'occurrence la politique d'Emmanuel Macron de son gouvernement et de sa majorité sont en réalité plus à gauche que la politique menée par François Hollande a bien des égards qu'est-ce que pense l'aile droite de la macronie du fait que aujourd'hui par exemple notre pays a plus aggraver son endettement et que sa fiscalité a plus explosé pendant la période macroniste que pendant la période socialiste qu'est-ce que l'aile droite supposer du macronisme à dire du fait qu'aujourd'hui au Parlement européen ce sont les députés macronistes qui bataillent par exemple pour interdire que l'Europe se renforce face au flux migratoires illégaux j'entends Nicolas Sarkozy qui dit paraît-il député macroniste oh là là la crise migratoire n'a pas encore commencé et bien moi je suis d'accord avec ça mais le fait est que ce sont les députés macronistes qui nous empêchent de nous protéger face aux crises migratoires futures qu'est-ce que l'aile droite de la macronie à dire du fait qu'aujourd'hui ce sont des députés Parlement européen qui organise la décroissance des économies européennes au nom d'un agenda d'écologie politique instrumentalisée par Pascal Campin qui voudrait interdire aux agriculteurs de continuer à cultiver rendre des terres à l'affiche nous empêcher de protéger et d'entretenir nos forêts empêcher les pêcheurs de pêcher qui voudraient interdire que l'industrie y compris l'industrie des carbonées puissent se déployer sur le terrain de notre pays et du continent européen c'est une politique de décroissance c'est une politique de lutte contre tout ce qui protège l'Europe face aux flux migratoire c'est une politique qui contribue à fragiliser les valeurs de notre pays c'est une politique de gauche alors après on peut en penser ce qu'on veut Nicolas Sarkozy a le droit d'être macroniste moi je ne sais pas rester dans notre famille politique où est-ce qu'il approche une belle ligne rouge hier très longtemps de toute façon qu'il a expliqué et c'est son droit le plus entier qu'ils se sentait aujourd'hui dans le camp du président de la République très bien s'il en est un soutien c'est la démocratie chacun fait ses choix je fais des choix différents et mon camp politique aussi vous parlez beaucoup de est-ce que vous serez peut-être de liste européenne on verra si dans un an on a encore le temps le plus important pour moi c'est d'abord de travailler à une stratégie collective avec erikiotti nous y travaillons nous avons envie de l'être moi j'ai envie que mon pays puisse retrouver une voix forte en Europe c'est la seule chose pour moi c'est pas un sujet personnel on est dans un moment tellement important tellement grave dans la vie de notre pays et aussi dans l'histoire de l'Europe que je me sentirai scandaleux si je ramenais cette question à ma petite personne le sujet de ma personne et de ma trajectoire personnelle le compte pas la seule chose qui compte c'est effectivement de famille politique et encore une fois le sujet pourquoi est-ce qu'on se concentre toujours sur des questions de de personnes et d'ailleurs ce sera pas seulement la question de la tête de liste ce sera la question de la liste dans son ensemble mais c'est sûr est-ce que vous avez un espace avec votre ligne entre eux Emmanuel Macron entre et sûrement avec reconquête qui risque de vous prendre des voix bon ça c'est au sondeur de dire s'il y a un espace moi je dis pas qu'on a un espace j'en sais rien je suis pas là pour additionner des clientèles électorales ce que je crois c'est qu'on a un devoir on a un devoir parce qu'il y a effectivement aujourd'hui un travail qui n'est pas fait ni par la macronie qui comme je le disais à l'instant aujourd'hui fragilise les intérêts français au Parlement européen sur tous les sujets on pourrait parler des questions d'énergie mais il y a encore quelques semaines un amendement que je déposais pour inclure le nucléaire dans les politiques européennes a été combattue vigoureusement par les députés de la majorité macroniste au Parlement européen on a réussi à le faire passer mais c'était sans eux et malheureusement malgré eux donc ce travail là pour soutenir la voix des Français dans les institutions européennes il n'est pas fait par la majorité présidentielle aujourd'hui il n'est pas fait par l'Assemblée nationale qui est en réalité complètement absent des négociations des débats quand nous avons réussi à faire obstacle hier avec ma collègue Anne Sander à ce texte porté par Pascal Camphin qui allait organiser la décroissance de l'économie européenne nous avons réussi à faire obstacle à ce texte mais c'est nous qui avons déposé un amendement de rejet c'est notre groupe qui a fait en sorte que ce texte puisse tomber et donc ce travail là il faut que nous puissions le faire avec plus de force encore il faut que demain nous revenions plus nombreux au Parlement européen quand tous les cas il y est au Parlement européen une droite française qui assume de défendre une ligne nucléaire et c'est ça qui m'intéresse c'est la seule chose qui compte merci François-Xavier Bellamy merci beaucoup d'avoir été notre invité ce matin on passe au club des territoires
François-Xavier Bellamy