Duel entre Olivier Faure et Nicolas Mayer-Rossignol avant l'élection du premier secrétaire du PS
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] Et pour commencer, le challenger Nicolas Mayar Rossignol, maire de Rouan, est en train d'arriver sur ce plateau. Bonsoir, merci d'être avec nous. Bon, vous espériez le ralliment du 3e homme Boris Valot, c'est raté, il va voter pour pour Olivier Fort, c'est perdu d'avance pour vous.
Demain, vous vous rentrez à Rouan sans accéder à la tête du Parti socialiste. Non, d'abord, je suis très heureux d'être à Rouan, mais non, c'est pas du tout perdu d'avance. Et comme il l'a dit, vous parlez de Boris Vallot, c'est une décision personnelle et il y a plein de soutiens de Boris Vallot premier tour qui ont déjà exprimé leur soutien à ma candidature pour le second tour pour une raison très simple, c'est que ce parti doit changer.
Il doit changer. Il doit s'affirmer par le travail, par les idées. Qu'est-ce qu'on a vu là ?
De moins en moins de militants, on va dire, on a jamais vu aussi peu, des débats. Bah des débats quand il y en a parce queon voit même le premier secrétaire les esquive. C'est vous auriez aimé qu'il y ait un débat.
Et pourquoi il y en a pas eu ? Bah, il faudra demander à celui qui les a refusé. Moi, j'ai toujours dit quand le Parti socialiste était fort, quand il gagnait des élections, il y avait des sensibilités différentes.
Emmanuéie, Stroscan, Au Royal, il y avait il y avait des affair sur les débats, il dit "Mais moi j'ai débattu dans les fédérations, il y a pas besoin de faire un débat sur un plateau de télévision." Moi, je crois au contraire qu'on a besoin d'un Parti socialiste qui s'affirme par ses idées, par ses propositions et que la confrontation des idées qui serait respectueuse sur la forme, c'est pas une question de évidemment, on partage évidemment des valeurs, elle est essentielle pour montrer que un parti c'est pas juste un appareil, faut pas confondre les deux. Moi, je veux un parti qui vive, une famille politique et une famille, on peut s'engueuler des fois sur le fond, mais on vit ensemble et on bosse ensemble surtout.
Qu'est-ce que vous dites à à celui qui va vous succéder dans un instant, Olivier Fort ? Est-ce que si vous gagnez, vous l'associerez et si vous perdez, est-ce que vous travaillerez avec lui ? Bah d'abord, moi je l'ai proposé, je crois que je suis le seul d'ailleurs à l'avoir dit très clairement.
Je veux une direction qui fasse toute sa place à toutes les sensibilités parce que ce qu'on a vu, écoutez, on est si peu nombreux, on va pas commencer à se taper entre nous, c'est idiot. On a besoin d'être ensemble et moi j'ai envie que justement on ait un parti qui s'affirme. Donc tout le monde a sa place dans la direction et on a besoin de cette complémentarité.
Moi l'objectif c'est de faire émerger une équipe, une dream team. Il faut un premier secrétaire de mission. Faut aussi qu'il soit clair sur les ambitions personnelles.
Moi, j'ai pas d'ambition personnell. C'estd qu'il soit clair. C'est que Olivier présidentielle Ah, il veut être candidat avec son présidentiel.
Oh, là encore, il faut lui demander. Mais on je lui demande régulièrement et il ferme pas la porte mais il dit pas qu'il va être candidat avec son présidentiel. Tour de France.
Tour de France. Vous avez vu que c'était un Tour de France un peu particulier mais je Non mais je veux pas faire de procès d'intention. Ce que je veux dire, non.
Soyons clair. Amb caché. Non non parce que chacun a le droit d'avoir des ambitions personnelles.
Moi j'ai jamais été pour cette forme de façon jésuite de dire qu'on fait de la politique qui a pas d'ambition des personnes. Bien sûr qu'il y a des ambitions des personnes. Simplement je dis que l'état du Parti socialiste aujourd'hui est si grave qu'on a besoin d'un premier secrétaire qui soit complètement à cette tâche là.
C'est quoi votre principale différence avec Olivier Fortn ? La clarté l'affirmation. C'est ça la première grande différence.
La clarté sur les alliances en particulier sur les valeurs. C'est vous le trouvez pas clair sur les alliances. Les Français ne nous trouvent pas clair.
Les Français nous le disent tous les jours. Lui dit il y aura plus de d'alliance avec la France insoumise. Clair sur la ligne d'abord et il faut poser les questions clairement aussi.
Si demain il y a une dissolution h on sait d'ailleurs est-ce qu'on est prêt parce que franchement est-ce que le parti socialiste est prêt sur le fond aujourd'hui s'il y avait une dissolution ça pourrait arriver dans un mois on ne l'est pas. Donc clarté et affirmation. Moi, je suis maire, donc je sors dans la rue à Rouan ou ailleurs, les gens m'interpellent.
Et quelle est la ligne du Parti socialiste sur les retraite, sur la sécurité ? On parle de sécurité, sur l'immigration, sur l'écologie, sur le pouvoir d'achat, sur l'économie, sur la production, sur l'industrie ? Voilà.
C'est intéressant que vous parliez des retraites. Vous votre position sur les retraite c'est quoi ? Le un projet porté par un patron du Parti socialiste, Nicolas Mayignol, c'est est-ce que c'est le retour à 60 ans ?
Est-ce que c'est le retour à 62 ans ? C'est c'est quoi la réforme des retraite ? Moi je pense que il faut dire deux choses.
D'abord, la réforme d'Emmanuel Macron, elle est injuste. Pourquoi ? Parce qu'elle a supprimé des critère de pénibilité.
Donc vous revenez dessus. Ah oui, bien sûr. Bien sûour 62 ans.
Non, je vais être très précis. Un, il y a un conclave en ce moment. Donc une en fait, je reprends à peu près ce que dit Marie Lise Léon, Laurent Berger à l'époque, c'est-à-dire d'essayer de trouver un compromis sur l'âge légal de départ à la retraite et effectivement plus on peut le faire revenir vers 62 ans mais on se porte.
Mais ça peut si 63 ça vous irait. Mais ce que j'essaie de dire, c'est qu'il y a 6 à 10 ans de différence, d'espérance, de vie, d'espérance de vie entre un cadre et un ouvrier. C'est là qu'on doit travailler.
Tout le monde comprend bien franchement. Moi à Rouan, les ouvriers à Rouan comme ailleurs, ils vous le disent tous les jours. Tout le monde comprend bien que selon votre parcours de vie et aussi selon que vous êtes un homme ou une femme, parce qu'il y a aussi cette inégalité là.
Si vous allez travailler comme cantonnier, si vous avez transporté des charges lourdes, si vous avez été exposé aux hydrocarbures, c'est pas la même chose que si vous avez travaillé dans des bureaux. Tout le monde comprend bien ça et donc il faut moduler la durée de cotisation pour pouvoir partir de façon différente y compris moins de 60 ans pour certains métiers extrêmement pénible. En tout cas dire on revient à tous euh tout le monde revient à 62 ans, c'est pas raisonnable.
Je pense que dire que pour tout le monde ce que disait la NUPES revenir à 60 ans pour tous c'est mentir. Et 62 aussi. 62 ça peut être une barrière générale, mais il faut moduler pour que certains qui ont une carrière et qui ont bien gagné leur vie, qui ont une carrière moins pénible puisse partir plus tard et c'est pas grave et qu'à l'inverse qu'on ajoute des critères de pénibilité.
Je vous donne un exemple, vous travaillez aux urgences au CHU, vous croyez pas que c'est pas pénible ? C'est extrêmement dur, y compris mentalement. Est-ce que c'est pris en compte aujourd'hui d'ailleurs son souvent des femmes, est-ce que c'est pris en compte ?
Pas du tout. Bien voilà ce genre de pénibilité là qui devrait être pris en compte. J'ai encore deux questions à vous poser, Nicolas Mayignol.
La première, est-ce que Olivier Fort, puisque vous le pas que vous l'accusez, mais en tout cas vous expliquez qu'il faut qu'il y ait de la clarté sur les puissons, est-ce que ça ferait un bon candidat à l'élection présidentielle ? Ce sera au français d'en juger. Ce que je sais en tout cas, c'est qu'aujourd'hui nous sommes dans un congrès pour élire le premier secrétaire du Parti socialiste qui est dans un état qui est pas bon.
Il y a de moins en moins de militants, il y en a jamais aussi. C'est c'est quoi le le candidat idéal pour vous ? C'est quoi ?
C'est Raphaël Gluxman plutôt. Moi je Non, j'en sais rien à ce stade. Ce que ce que je sais, attendez, on va être si vous voulez être patron du Parti socialiste.
Non, excusez-moi mais aujourd'hui la gauche, elle est nulle part à l'élection présidentielle. Moi, je fais pas de langue de bois. La gauche, elle gagne pas l'élection présidentielle. aujourd'hui, elle épaise moins de 30 % en prenant tous les partis ensemble et elle n'atteint même pas le second tour.
Donc la vraie question, c'est est-ce qu'on continue dans cette stratégie qui jusqu'à présent a été plutôt dominée par la France insoumise mais qui au final est perdante ou bien est-ce qu'on fait émerger à gauche une gauche qui est clairement à gauche. Moi, j'ai aucune leçon de gauche à recevoir et je demande à être jugé sur les actes des politiques que je mène. Moi, je mène l'union de la gauche tous les jours à rond avec des écologistes, avec des communistes, même les filles dans mon conseil de la métropole ranaise avec place publique émerger un pôle de gauche clairement à gauche mais clairement républicain sans compromission sur la laïcité sur l'universalisme.
Ce sont des sujets absolument majeurs proe européennes et qui n'a pas de tabou sur des questions qui sont au cœur des préoccupations des Français. La sécurité par exemple. Une dernière question.
Est-ce que vous considérez comme Olivier Fort Bruno Rotaliot, le ministre de l'intérieur attise ce qu'il appelle un racisme d'atmosphère ? Je pense euh et en cela je partage euh une partie de je j'aurais peut-être pas utilisé cette expression, mais je pense que euh quand on est ministre et en particulier ministre régalien, on doit faire attention au mots qu'on emploie et j'observe depuis maintenant plusieurs mois, plusieurs années et pas seulement de la part de monsieur Rotaillot, mais effectivement mais racisme d'atmosphère, c'est la la bonne expression, c'est cette tendance à vous savez, c'est ce qu'on appelle la fenêtre d'Overton à mettre dans le débat comme si c'était des mots acceptables, le sentiment de submersion, les barbares Barbare, ça veut dire étranger quand même he alors que je signale quand même que les auteurs des troubles là et des dégradations sont des jeunes français. Mettre décivilisation, attaquer le voile en sous-entendant en gros hein que tous les Arabes seraient musulmans et que tous les musulmans seraient islamistes.
C'est c'est ça l'espèce de de doxa qu'on entend derrière. Je ne dis pas que c'est dit explicitement, je dis que c'est insidieux et que quand on est ministre, on doit faire très attention au mots que l'on emploie et on observe clairement une dérive là-dessus. qui qui d'ailleurs profite à qui ?
Profite à l'extrême droite et ça c'est très grave. Merci euh Nicolas Mayer Rossinol d'être venu ce soir dans tout le monde veut savoir. Vous pouvez donc euh laisser votre place euh à celui qui euh et bien est le le favori de cette élection.
Vous pouvez donc allez-y, on va avoir cette cette chorégraphie entre vous deux. Ça va ? Ah voilà, il y a une une accolade, il y a pas de poignée de main mais bon en même temps non c'est c'est une accolade.
Pousser là parce que en fait on est devant vous mais la réalité c'est que on a effectivement aucune raison de ne pas se saluver, de ne pas s'apprécier et avoir aussi à gérer nos différences parce que on est dans un parti démocratique et que c'est pas mal la démocratie. Oui mais alors donc bonsoir Olivier Fort, merci d'être d'être avec nous. Pour revenir tout de suite sur ce que vient de dire Nicolas Mayerosinol sur la question du débat.
Euh pourquoi vous avez pas voulu euh débattre avec lui ? Euh une grande formation politique qui a donné qui a donné deux présidents à la 5e République qui veut pas faire de de débat sur un plateau de télévision. Mais d'abord, je l'ai déjà fait à plusieurs reprises et j'ai toujours pensé oui, pas cette fois-ci.
Non, pas cette fois-ci. Oui, moi là, je parle de cette élection, mais je l'ai fait dans les autres congrès. Pourquoi je ne veux pas le faire ? parce que je ne veux pas rendre les positions des uns et des autres irréconsiables.
Je connais les vertus de la télévision, j'en connais aussi les défauts et je sais que dans ces cas-là le ton monte, qu'on cherche à faire le gros bras et puis à la fin on peut plus se parler et on arrive plus à travailler ensemble. Moi ce que je veux, c'est rassembler les socialistes. Ce que j'ai fait depuis 2 ans figurez-vous, on avait dit le conga de Marseille c'est horrible, c'est affreux, il s'entretue.
Mais la réalité c'est que depuis 2 ans le débat non pas du tout mais le débat on l'a eu tous les soirs. Cette semaine encore, j'étais avec Nicolas Mer Rossignol en débat à Amien. C'est vous dire à quel point je ne crains pas le débat et je l'ai eu pendant ça fait 2 mois qu'on est sur les routes et tous les soirs on se retrouve les uns et les autres pour débattre et je l'ai fait parce que c'est un débat interne mais vous n'avez pas eu de débat rotaillo voquier non plus parce que nous n'avons pas forcément intérêt à exposer aux yeux du monde des désaccords qui sont des désaccords parfois assez incompréhensibles du point de vue de l'extérieur donc voilà mais bien sûr que le débat est parfaitement légitime et reconnaissez que ce parti socialiste est un parti de débat en 4 ans.
C'est le 3è congrès que nous organisons. Voilà. Olivier Fort, vous êtes premier secrétaire du Parti socialiste depuis 2018.
Je vais redonner les quelques chiffres du premier tour, ce qu'on appelle les les votes sur les textes d'orientation. 23000 votants, à peine 40000 militants. Quel échec ? votre échec d'avoir un parti réduit à seulement à peine 40000 militants là où il y a 20 ans, ils étaient plus de plus de 200000, seulement 23000 votants.
Quand on sait que les républicains, il y avait quasiment 100000 personnes qui ont voté pour départager Laurent Voquet et Bruno Rotaillot, vous prenez votre part dans cet échec ? Mais d'abord, je vais commencer par vous dire que les règles sont différentes. Si on si on avait accepté l'idée que tout le monde peut voter en adhérant la veille, nous aurions certainement eu des milliers de militants sur des règles aussi pour les républicains de date butoire pour tout la drogue c'était 15 jours avant et vous pouviez si vous pouv c'était quelques jours avant j'en ai parlé avec eux ils m'ont dit quelles étaient leurs règles.
Chez nous c'est 6 mois de cotisation enfin c'est 6 mois pour arriver à être votant et c'est des cotisations et c'est pas des cotisations mineures. Et donc c'est la raison pour laquelle effectivement il y a moins de personnes. Mais la réalité quelle est-elle ?
C'est que nous avons perdu des militants à quel moment à votre avis quand je suis arrivé moi non on a perdu les militants. On en a perdu 100000 pendant le quinquena 2012-27 et donc vous en êtes encore à faire le jouer le coup de l'inventaire de François Hollande à 2025. vous m'interrogez, je vous réponds et je vois bien que certains auraient envie de pouvoir m'attribuer en fait y compris les échecs des autres.
La réalité c'est que nous avons au contraire reconstruit un parti, renouveler les générations, renouveler les équipes, fait en sorte de faire émerger de nouveaux talents aussi, ce qui est une des grandes fiertés de de ce mandat. Mais donc la situation du PS aujourd'hui, c'est à cause de François Hollande. Mais pas du tout, c'est pas ce que je vous dis.
Ce que je vous dis c'est que si vous voulez comparer comparer avec la République en marche combien il y a eu de votants à leur congrès pour élire Gabriel Atal ? Très peu. Très peu.
Autour de 10000. Bon voilà. Et ben écoutez je suis fier d'être dans un parti qui même si est dans l'opposition fait mieux.
Euh là encore pour puisque on a pas pu organiser de débat mais j'imagine que vous avez entendu ce qu'a dit Nicolas Maer Rossignol. Il dit moi dans les différences que j'ai avec Olivier Fort c'est il faut de la clarté sur les ambitions des uns et des autres. Et au fond, il dit Olivier Fort et en fait il fait tout ça parce qu'il a envie d'être candidat à l'élection présidentielle.
Non mais bon écoutez moi je veux bien retourner à ces débats qui sont qui n'ont aucun sens pour les gens qui nous regardent. La réalité c'est qu'aujourd'hui les socialistes, les communistes, les écologistes, les ex-ins insoumis, euh Raphaël Luxman, aucun d'entre nous n'est en mesure de prétendre à quoi que ce soit. Enfin, on est très très loin du compte.
On est dans une situation où l'extat est à 40 % dans les sondages. Bon et vous pensez que c'est le moment pour tout le monde de s'égayer. J'en vois d'ailleurs beaucoup qui soutiennent Nicolas M Rossignol en pensant eux-mêmes que s'ils prenaient le parti demain, il pourrai être candidat.
Je pense à France Holand, je pense à Carole Delga, je pense à Karim Boamren qui ont tous fait état de leurs ambitions présidentielles. C'est pas mon cas. Ce n'est pas mon cas.
Je n'ai jamais dit ça. Je vous ai dit je vous ai dit la chose suivante. Je vous ai dit moi je souhaite un candidat commun à tout cet espace qui va de Rufin à Gluxman et le moment venu, on choisira le meilleur ou la meilleure.
Et à ce stade, je ne sais pas qui sera le meilleur ou la meilleure mais pour l'instant ce que je vois c'est que personne n'est en mesure de contrecarrer les ambitions de l'extrême droite, ce qui me navre et c'est la raison pour laquelle je me bats de toutes mes forces pour que nous arrivions d'abord à une plateforme commune et ensuite à un candidat commun. Et donc en vous disant que je veux un candidat commun, c'est bien l'expression de quelque chose de clair. C'est vous dire que je suis loin de chercher à imposer une candidature.
Je cherche à dire qu'il faudra faire le choix parmi celles et ceux qui nombreux de toute la gauche peuvent être en mesure de nous faire gagner. Autre reproche qui vous est fait, une forme d'ambiguïté vis-à-vis de la France Insomie. Je voudrais vous faire écouter ce que disait Manuel Bompard, le coordinateur de LFI ce matin chez nos confrères de TF1.
Les deux disent qu'ils veulent plus travailler avec la France insoumise. Donc il y en a un qui le dit plus fort que l'autre. Ah bon ?
Vous avez l'impression ? Moi je sais pas, je lis ce que les gens disent, les deux disent. Bon donc c'est c'est un c'est un parti rabouri et divisé et qui prendra en tout état de cause une décision de rabouissement et de division.
Décision de rabouissement et de division. Je laisse ces mots-là pour Manuel Bonpard. Moi, je souhaite au contraire faire émerger une offre politique qui ne se limitera d'ailleurs pas au seul Parti socialiste.
Je vous l'ai dit parce que je souhaite que toute la gauche qui refuse l'alignement sur Jean-Luc Mélenchon et bien puisse se retrouver et puisse faire émerger une offre qui soit de la nature à aborder le second tour et à gagner le second tour. Jean-Luc Mélenchon est un candidat qui est parfaitement capable d'atteindre effectivement des scores importants sur un premier tour, mais chacun le sait bien. Il est celui aussi qui est au second tour est le plus mauvais candidat pour la gauche parce que il est celui qui coalise la droite avec l'extrême droite.
Et moi ce que je veux ce n'est pas simplement témoigner, ce n'est pas simplement faire un tour de piste avec l'idée que ce serait déjà pas si mal. Ce que je veux, ça n'est pas résister, c'est gagner pour demain, gouverner et faire en sorte que nous puissions changer effectivement la vie des Français. Est-ce que vous pouvez dire avec beaucoup de de certitude, il n'y aura plus jamais d'alliance avec la France insoumise ?
Mais je vous ai dit de R, qu'est-ce qui est pas clair ? plus jamais. C'est que si demain il y avait une dissolution si demain il y avait de nouveau un péril victoire du rassemblement national est-ce que vous excluez tout à fait la possibilité d'une nouvelle alliance avec la France ?
J'ai écouté tout à l'heure ce que disait en fait Nicolas Rossignol et j'ai écouté surtout ce que tous ces gens-là ont pu dire parce que quand j'ai proposé le Nouveau Front populaire avec François Ruffin, c'est comme ça que c'est né en fait le Front Populaire et bien qu'est-ce qui s'est passé ? Est-ce qu'il y en a un seul d'entre eux qui a dit "Non, non, je ne veux pas rentrer dans le nouveau Front populaire." Ils sont tous venus de François Hollande à Carole Delgar.
Donc, ça pourrait arriver de nouveau. Et et je continue en vous disant que quand le 7 juillet le Nouveau Front populaire est en tête et que tout le monde pense que la tradition républicaine soit respectée par le président de la République, qu'est-ce qui se passe ? Est-ce que vous croyez que ces gens-là boutent quelque part ?
Non, Nicolas Mernal, il est derrière moi, juste derrière moi et il est bien entendu prêt à venir gouverner avec les uns et les autres. Alors ce que je vous dis c'est que moi j'ai une grande fierté. Je finis je finis je finis d'un mot en vous disant que si je suis face à l'extrême noir comme c'était le cas au mois de juillet, il y avait une possibilité pour les créat de gagner.
Et grâce au Fronts populairire puis grâce au fronts républicains, nous avons conjuré cette perspective là. Je n'en ai aucun remord. Au contraire, j'en suis fier et donc je le dis, je me battrai toujours face à l'extrême droite et je ferai toujours tout ce que je peux pour éviter à la France ce cauchemar.
Un mot encore avec vous Olivier Fort. Vous avez reproché à Bruno Rotaillot, le ministre de l'intérieur, d'être responsable, je cite, d'un racisme d'atmosphère. Est-ce que vous considérez qu'il y a un racisme systémique en France ?
Je dirais pas qu'il est systémique, je dirais qu'il est très important et que malheureusement il y a des gens qui flattent ses sentiments. Et il suffit de reprendre toutes les déclarations de Rota depuis des années pour voir que il a à chaque fois cherché à allier immigration et insécurité, qu'il a cherché à dire, il compris parfois qu'il y avait même des régressions ethniques partillot. Je dis pas qu'il est raciste, je n'en sais rien.
En tout cas, ce qui est sûr, c'est qu'il est clientéliste et que donc aujourd'hui, il cherche une chose, c'est effectivement à flatter un électorat dont il pense qu'il pourrait le récupérer demain, celui de l'extrême droite. Il accuse, il accuse la gauche et la France insoumise de la même chose de de clientélisme vis-à-vis d'un certain électorat. Ben, prouvez-moi que je suis clientéliste, je suis c'était pas vous.
Je je j'indiquais la réponse que faisait. qu'il me prouve en quoi je serai clientéliste. Moi, je n'ai jamais cherché à flatter quiconque.
Quand je dois dire la vérité à quelqu'un sur son comportement, je le dis. Je ne suis pas à chercher à lier tel ou tel comportement à telle ou telle ethnie ou religion. Ça n'est pas mon cas.
Donc, je ne vois pas en quoi je pourrais être accusé de clientélisme et ni même je ne défends jamais quiconque alors même qu'il est coupable. Donc ça me paraît évident. Euh en fait, j'ai encore une autre dernière question euh pour un parti progressiste comme le Parti socialiste.
Euh est-ce que c'est dommage que les deux candidats euh à la tête du parti euh et il y avait d'ailleurs Boris Valot juste avant soient tous des hommes ? Oui, c'est dommage. Hm.
C'est dommage. Mais reconnaissez aussi que nous avons aussi eu une femme comme première secrétaire, une très belle, très grande première secrétaire, Martine Auri. Nous avons eu deux candidates à l'élection présidentielle.
C'est pas le cas de tout le monde. H bon donc la prochaine fois la prochaine fois vous laisserez votre place à une femme mais c'est bien possible. Merci beaucoup Olivier Fort d'être venu nous voir ce soir dans tout le monde veut savoir.
Olivier Faure