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interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo· 19 mai 2024 16 min

Violences dans le cinéma, réforme de l'audiovisuel public, campagne pour les européennes... Le "8h30 franceinfo" d'Erwan Balanant

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Présentateur

France Info Bonjour Erwan Balanant. Bonjour. On se souvient, il y a trois semaines, des larmes de l'actrice Judith Godrech à l'Assemblée nationale lors de l'adoption, à l'unanimité, de cette commission d'enquête que vous présidez, commission d'enquête sur les violences sexistes et sexuelles dans le cinéma. Et ça y est, ça va commencer. C'est l'heure des premières auditions dès la semaine prochaine, en plein festival de Cannes. D'ailleurs, la ministre Rachida Dati a parlé du sujet depuis Cannes hier soir et on va y revenir. D'abord, quel constat est-ce que vous faites, vous, maintenant que cette commission est lancée ?

Est-ce qu'il y a un système d'abus, de violences qui détruit dans le monde du cinéma français ?

0:37
Erwan Balanant

C'est ce que devra dire la commission. C'est le travail d'investigation qu'on va faire. C'est tout le but d'une commission d'enquête. C'est d'évaluer et de regarder les mécanismes qui font perdurer ces violences parce qu'elles perdurent. Moi, je rappelle qu'on entend beaucoup parler de Judith Gaudrech et c'est magnifique le travail de sensibilisation qu'elle fait. Mais ce n'est pas nouveau. Ça fait des années et des années que dans le cinéma, dans le cinéma français en particulier, il n'y a pas eu de prise de conscience. Mais on a constaté que c'était le cinéma, que c'était aussi le spectacle vivant dans son intégralité, l'audiovisuel, la mode et la publicité.

Donc, cette commission d'enquête, on va travailler sur des auditions pour faire l'état des lieux de ce système. Et puis, évidemment, c'est ce qui est important dans une commission d'enquête, faire des propositions pour améliorer les situations de gens qui vivent de leur art, de leur métier et qui doivent vivre de cet art et de ce métier sans la menace de violences sexistes ou sexuelles.

1:35
Locuteur non identifié

Avant de parler des objectifs de cette commission, une question qu'on peut se poser, puisqu'on sait que ces violences touchent beaucoup de femmes dans ces milieux. Pourquoi un homme, vous, à la tête de cette commission et pas une femme ?

1:46
Erwan Balanant

Déjà, on a une femme qui est rapporteure et on a travaillé ensemble avec Francesca Pasquini, que j'allais citer, qui fait un travail remarquable. Et on fait ensemble un travail, j'espère qu'il sera un travail remarquable. On ne va pas en présumer, mais voilà, bon, il s'avère que moi, depuis que je suis élu en 2017, je travaille sur ces questions sexistes et sexuelles.

2:06
Locuteur non identifié

Et vous êtes réalisateur de métier ? Oui, photographe.

2:10
Erwan Balanant

Voilà, je connais aussi le milieu.

2:11
Locuteur non identifié

Vous connaissez le milieu. Vous avez constaté, justement, dans ce milieu, ce qu'on dénonce aujourd'hui, ces violences sur les tournages que peuvent subir des dominants.

2:18
Erwan Balanant

Moi, je n'ai pas fait de tournage de cinéma. Je n'ai jamais fait de cinéma. De clips, vous avez fait ? Moi, je n'ai jamais constaté en direct, mais on le sait. Ce n'est pas la peine de... Enfin, on sait qu'il y a des violences sexistes, sexuelles. Bon, il s'avère que je suis aussi président du groupe de travail Spectacle Vivant. Donc, en cohérence, on a trouvé que c'était pas mal que je m'occupe de cette commission d'enquête. J'ai beaucoup travaillé sur les phénomènes de harcèlement. Je suis auteur de la loi sur le harcèlement scolaire. Je suis aussi co-auteur de l'outrage sexiste et sexuel.

2:45
Locuteur non identifié

Le harcèlement de rue.

2:46
Erwan Balanant

Voilà, le harcèlement de rue. Donc, bon, il y avait une cohérence. Mais on fait une belle équipe avec Francesca Pasquini. Vous voyez, c'est une équipe transpartisane. Elle est du groupe El Écologiste. Elle est impliquée sur le travail avec beaucoup de sérieux. Et on va mener cette commission.

3:01
Présentateur

Erwan Balanant, avant même les premières auditions et les préconisations que vous rendrez, Rachida Dati, depuis qu'An hier, a fait une proposition qui sera débattue, d'ailleurs, je crois, lors de votre travail, lors de votre commission, c'est qu'un responsable enfant soit nommé sur chaque tournage de cinéma, dès lors qu'il y a des mineurs qui y travaillent. Et ce serait une condition pour toucher, là, des subventions publiques. Judith Godrech le réclamait. C'est une bonne chose. Ça va servir à quoi ?

3:27
Erwan Balanant

Oui, c'est une bonne chose. Ça va tout simplement... Imaginez, vous êtes mineur, vous êtes seul sur un plateau de cinéma. Ou seul dans une salle de casting. C'est pas possible. Vous êtes mineur. Et les mineurs, on doit les protéger. C'est pour ça qu'il y a de la minorité dans notre pays. Avant 18 ans, vous êtes mineur. Et donc, ça, ça va dans le bon sens. Moi, je suis persuadé qu'il faut encore aller plus loin, parce qu'aujourd'hui, vous pouvez être directeur de casting comme ça, sans aucune certification, sans aucune formation. Alors, formation un petit peu, le CNC a déjà fait un certain nombre de choses, et ça va dans le bon sens.

Mais moi, je pense que sur ces sujets-là, on a un outil, on aura un outil. C'est le droit du travail. Et regarder comment fonctionne notre droit du travail par rapport aux mineurs, voir si c'est suffisant, c'est un des sujets qu'il va falloir... Parce qu'il existe déjà, le droit du travail.

4:15
Présentateur

Il n'est pas respecté aujourd'hui à beaucoup d'égards ?

4:18
Erwan Balanant

Alors, est-ce qu'il est suffisant en matière de mineurs dans le monde du spectacle ? C'est une question qu'on devra se poser. Et c'est une question qu'on devra traiter, évidemment. Mais en tout cas, les annonces de rachis datatif vont dans le bon sens.

4:30
Présentateur

Un référent minorité, un responsable enfant sur les plateaux dès cet été. C'est ce qu'annonce la ministre de la Culture.

4:34
Locuteur non identifié

Tout à fait. Quelle autre réponse vous pensez pouvoir apporter au bout de ces six mois de travail dans cette commission, concrètement ?

4:39
Erwan Balanant

Alors, concrètement, je le dis, le droit du travail, on va avoir un certain nombre de sujets d'amélioration. Mais pour les mineurs, mais aussi pour les majeurs et pour les jeunes majeurs. Parce que c'est pour ça qu'on a voulu élargir. Vous avez des jeunes femmes et des jeunes hommes. Ils sont entre les deux. Quand vous avez 17, 18 ans, il n'y a pas grand-chose de changé. Et donc, je pense que le code du travail, premier point. Deuxième point, il faut qu'on regarde si la réponse pénale est suffisante sur ces délits. Moi, j'ai l'impression que de l'outrage sexiste au viol, on a quelque chose qui est suffisamment encadré.

Après, concrètement, et c'est du concret aussi, la prise de conscience est importante.

5:25
Locuteur non identifié

Elle est déjà là, la prise de conscience ?

5:26
Erwan Balanant

La prise de conscience, elle n'est pas là, elle n'est pas suffisante. Si la prise de conscience était suffisante, on n'aurait plus de violences dans notre pays sexistes et sexuelles. Si tout le monde était conscient de ces violences. Mais il y a encore des gens qui ne sont pas conscients.

5:37
Présentateur

Si on l'était tous, est-ce qu'on défendrait par exemple un Gérard Depardieu qui est accusé justement de débordement, comme a pu le faire Emmanuel Macron ? Alors, je ne crois pas qu'il ait défendu Gérard Depardieu.

5:47
Erwan Balanant

Gérard Depardieu, il a défendu, peut-être d'une façon mal comprise et maladroite, la présomption d'innocence. Mais la présomption d'innocence, ça n'empêche pas le débat. Et je crois que...

6:02
Locuteur non identifié

Il a salué un immense acteur.

6:03
Erwan Balanant

Il a salué un immense acteur.

6:05
Locuteur non identifié

Alors, ce qui sera jugé pour agression en octobre. Qui allez-vous auditionner pendant cette commission ? On a vu beaucoup de femmes au programme des représentantes de collectifs. Est-ce que vous allez aussi entendre des réalisateurs ?

6:17
Erwan Balanant

On ne s'interdit rien. On ne s'interdit rien. Mais je le répète, et je le répéterai autant que nécessaire, une commission d'enquête n'est pas un tribunal. Nous ne sommes pas des procureurs, nous sommes des parlementaires. Et notre rôle, c'est d'étudier le système, tous les aspects du système dans sa globalité et non pas pointer des responsabilités individuelles. Ça, c'est le rôle de la justice. Et quand, en plus, la justice est saisie, nous n'avons pas le droit d'investiguer sur les mêmes affaires. Donc, on ne s'interdit rien. Mais la question de se poser, est-ce que ça servira vraiment d'interroger des auteurs présumés,

6:58
Présentateur

c'est une question qu'on n'élude évidemment pas. Toujours à l'Assemblée nationale, Erwan Balanement, la réforme pour fusionner l'audiovisuel public, France Télévisions, France Média Monde, Lina et Radio France, dont fait partie France Info. Ça doit arriver en 2026, c'est ce qui est prévu pour l'instant. Le débat arrive dans l'hémicycle jeudi. Ça a été adopté en commission pour le moment. Mais le modem, votre parti, a voté contre. Pourquoi est-ce que vous avez voté contre ce projet de fusion ?

7:23
Erwan Balanant

Parce que, dans l'État, nous, on estime qu'une holding peut être un outil intéressant. À une administration centralisée. À une administration centralisée, disons une direction des objectifs communs. Mais la fusion, avec une date en plus fixée comme ça, assez proche, nous semble prématurée et surtout précipitée. Donc, nous ne sommes pas pour que la fusion soit mentionnée dans le texte. Ce n'était pas ce qui était initialement prévu. On était sur une holding. Donc, ça, c'est un premier point. Et on verra comment les débats évolueront. Mais le groupe modem, les commissaires culture du modem qui font un travail remarquable sur le sujet, pensent que la holding est largement suffisante en l'État.

8:10
Présentateur

Avec une ligne rouge vous concernant la fusion de France Média Monde.

8:13
Erwan Balanant

Oui, mais sur lequel, visiblement, on a obtenu gain de cause.

8:21
Locuteur non identifié

Erwan Balanon sur France Info, député modem du Finistère. Opération d'envergure en cours en Nouvelle-Calédonie après une semaine d'émeutes. Six morts. Le déploiement en ce moment de 600 gendarmes pour reprendre le contrôle d'une route stratégique, notamment autour de l'aéroport de Nouméa. Il fallait passer à l'offensive ?

8:38
Erwan Balanant

Non, il faut, oui. Mais ce qu'il faut, c'est retrouver tous les éléments permettant un dialogue apaisé et serein. Comment ? Et pour avoir un dialogue apaisé et serein, il faut déjà dire qu'on veut dialoguer. Je crois que c'est ce qu'on entend de toutes les parties prenantes. Et ça, c'est plutôt une bonne nouvelle. Mais il faut aussi rétablir l'ordre. Parce qu'on ne peut pas dialoguer quand un territoire est à feu et à sang. Donc, aujourd'hui, il y a des opérations de police. J'espère qu'elles se passeront bien. J'espère qu'elles se passeront sans drame. Parce que six morts, c'est déjà beaucoup trop. Et ensuite, il faut que le processus de négociation se remette en place, se remette en route.

Et il faut qu'on arrive à des accords le plus rapidement possible. Des accords qui sont évidemment des accords avec un horizon lointain pour tous les habitants de Nouvelle-Calédonie.

9:26
Présentateur

Un horizon lointain, est-ce que ça veut dire que, de toutes les façons, il faut temporiser ? Déjà, reporter le congrès qui est prévu fin juin pour enterriner cette réforme électorale ?

9:32
Erwan Balanant

Je crois que ça s'est acté. Il faut effectivement temporiser. Il faut se donner du temps à la négociation.

9:36
Présentateur

Et la question des élections de la fin de l'année aussi ?

9:38
Erwan Balanant

Oui, mais c'était le vrai sujet. Et c'est aussi pour ça qu'on faisait ce dégel du corps électoral. Je le rappelle, toutes les parties prenantes étaient d'accord pour ce dégel.

9:51
Locuteur non identifié

Mais pas sur le même agenda. Il faut bien le rappeler. C'est tout ce qui tourne autour, en effet.

9:55
Présentateur

Plein de détails, mais qui n'en sont pas, finalement. Et dernière question, justement, pour mener toutes ces discussions. Il y a l'idée d'un médiateur, peut-être d'une médiation. Le responsable de la CCAT, la cellule de co-organisation des actions de terrain, sur France Info, ce matin, nous dit que, par exemple, Edouard Philippe aurait le bon profil.

10:10
Erwan Balanant

Oui, Edouard Philippe, où il y a Elbron Pivet et M. Larcher. Pourquoi pas ? En tout cas, il faut mettre en place... Ça doit être décidé vite ? Ça doit être décidé, effectivement. Il faut, une fois que le calme est revenu, et même dès maintenant, en gré à gré, dialoguer, trouver des voies et moyens pour sortir de cette crise, qui est une crise terrible, qui a causé des morts et qui, surtout, paralyse une île. Une île qui doit avoir un avenir radieux et il faut tout faire pour.

10:37
Locuteur non identifié

Une crise dans un contexte à trois semaines des élections européennes. On entre dans la dernière ligne droite et votre candidate, la candidate de la majorité, Valérie Ayet, continue de patiner dans les sondages. Elle stagne, d'après notre sondage Ipsos pour Radio France, autour des 16%. Vous êtes inquiet ?

10:53
Erwan Balanant

C'est toujours difficile, les campagnes européennes, quand on est au pouvoir. Vous regardez l'histoire des campagnes européennes.

11:00
Locuteur non identifié

Elle était moins en 2019.

11:01
Erwan Balanant

Elle était moins. Et c'était une très rare exception. Mais regardez la campagne 2009. Je crois que le parti au pouvoir avait pris une belle déculottée, bien plus forte que celle que, sans doute, nous allons prendre. Parce qu'on est loin de la déculottée, 16%. C'est encore un bon chiffre. Et on va continuer. Et je suis sûr, sur le terrain, moi, je vois, cette nuit, il y a eu des collages chez moi. Des militants qui sont déterminés à porter la voix de l'Europe et à porter aussi la voix d'une équipe sortante qui a fait un travail remarquable pour l'Europe.

11:36
Locuteur non identifié

Il y a quelqu'un qui talonne Valéry Rillet. C'est Raphaël Glucksmann, tête de liste PS Place Publique. Vous faites partie des députés de la majorité qui ont dénoncé la loi immigration. Vous pensez que vous allez le payer auprès de l'électorat de gauche qui a voté Emmanuel Macron ?

11:51
Erwan Balanant

Je ne sais pas.

11:53
Locuteur non identifié

Et qui risque de se déporter vers Raphaël Glucksmann, justement ?

11:55
Erwan Balanant

Oui, mais enfin, Raphaël Glucksmann, il faut qu'il nous dise quelles solutions il a sur ces questions-là. Parce que moi, si j'ai critiqué le texte, je n'ai jamais dit qu'il ne fallait rien faire. Et aujourd'hui, Raphaël Glucksmann, par exemple, il n'a pas voté le pacte asile-immigration européen, qui est un pacte asile-immigration qui est équilibré. Qui n'était pas assez humaniste, selon lui. Ce n'est pas vrai. Ce n'est pas vrai. Ce n'est pas vrai.

C'est très bien de dire que ce n'est pas assez humaniste, mais enfin, quand il y a des solutions, il y a des réalités de terrain et on est, dans notre Europe, dans notre France, humaniste pour les gens qui ont vocation à venir dans notre pays et en Europe.

12:32
Présentateur

Jeudi prochain, débat entre le Premier ministre, Gabriel Attal, et la tête de liste du Rassemblement National, président du RN aussi, Jordan Bardella, sur France 2. Jordan Bardella, qui est donné loin devant dans les sondages des intentions de vote à cette heure-ci, devant votre liste. Est-ce que c'est une bonne idée que ce débat ait lieu entre ces deux personnalités, selon vous ? Oui, je pense.

12:53
Erwan Balanant

Je pense parce que je pense que Johan Bardella, c'est bien qu'il soit confronté à des oppositions qui lui redisent un petit peu certaines réalités. Par exemple, Jordan Bardella, son programme, moi je n'arrive toujours pas à comprendre quel est son programme. C'est le Frexit ou ce n'est pas le Frexit ? C'est la sortie de l'euro ou ce n'est pas la sortie de l'euro ? C'est cette Europe à la découpe où on fait ce qu'on veut, comme si on choisissait un peu les politiques qu'on souhaite mener au niveau européen ? Non, l'Europe c'est un tout et c'est un projet. Et on verra là, projet contre projet, qu'il n'y a vraiment pas grand-chose.

13:25
Présentateur

Mais le débat avec Jordan Bardella, est-ce que ce n'est pas acté que finalement ça se limite à un duel, cette campagne avec le Rassemblement National, qui mécaniquement ferait monter l'extrême droite ? C'est ce qu'on vous reproche bien sûr. Olivier Faure d'ailleurs, les socialistes saisissent l'ARCOM au nom de ce débat, c'est que ce n'est pas approprié. Oui, oui, très bien.

13:39
Erwan Balanant

Mais moi je pense qu'il faut qu'il y ait du débat et il faut qu'on puisse confronter les idées d'une Europe qui est une Europe qui construit, une Europe qui aide, une Europe qui soutient, ce besoin d'Europe que nous avons. Ce débat que avec le Rassemblement National. Et de l'autre côté, il y en aura d'autres, des débats. Ce n'est pas le seul, il y en a eu un certain nombre. Il y a eu des débats où d'ailleurs M. Bardella refusait de venir. Et d'ailleurs Marine Le Pen refuse aussi de débattre.

14:02
Locuteur non identifié

Justement, vous trouvez que c'est une bonne idée de débattre que le chef de l'État fasse ce débat avec Marine Le Pen ?

14:08
Erwan Balanant

Moi je pense que défendre l'Europe, c'est toujours une bonne idée. Et aujourd'hui, la seule liste vraiment pro-européenne qu'il a montrée par les actes et par les idées, c'est la liste Besoins d'Europe de Valérie Hayé. Donc tout ce qui pourra la défendre, je prends.

14:29
Locuteur non identifié

Si on regarde vers la présidentielle 2020, c'est vrai. Oui, mais ça va arriver vite. On sait très bien qu'on va beaucoup en parler après les européennes. Le centre que vous incarnez avec le Modem, aura-t-il sa place dans l'héritage d'Emmanuel Macron ?

14:41
Erwan Balanant

Bien sûr, évidemment.

14:44
Locuteur non identifié

On voit que ça penche quand même à droite.

14:47
Erwan Balanant

Non, je ne suis pas d'accord.

14:49
Locuteur non identifié

Les héritiers potentiels viennent de la droite.

14:51
Erwan Balanant

Il y a beaucoup de négociations qui parfois se font avec la droite. Les héritiers potentiels, attention, vous en verrez peut-être d'autres émerger. Et qui, par exemple ? Je ne donnerai pas de nom, mais il y aura peut-être des noms du mouvement démocrate qui émergeront.

15:03
Locuteur non identifié

François Bayrou, peut-être ?

15:04
Erwan Balanant

Peut-être, qui sait ? Peut-être, ou d'autres, on ne sait jamais. On ne sait pas, vous savez, c'est loin. Rappelez-vous, en 2016, personne n'avait vu Emmanuel Macron arriver. Et donc, d'ici les élections présidentielles, il y a beaucoup de temps. Et il y a un temps, pour nous, de trois ans, qui doit être un temps utile de travail au service des Français.

15:22
Présentateur

Erwan Balanant, merci beaucoup, député Modem du Finistère, d'avoir répondu à l'invitation de France Info. Président de cette commission qui débute son travail la semaine prochaine, on le rappelle, sur les violences sexistes et sexuelles dans le monde du cinéma. Président de cette commission qui débute à l'invitation de France Info.