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Conférence de pressefranceinfo (sur YouTube)· 8 septembre 2025 9 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Vote de confiance aujourd'hui : un discours et un vote sans surprises ?

Source d'origine 2 locuteurs

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Chapitres

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Ce lundi va sceller le sort du Premier ministre François Bayrou.

  • 2:25OuverteRéponse partielle

    est-ce qu'il pourrait, dans cette déclaration, être véhément envers les oppositions ?

  • 4:34OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous avez soulevé, ça va nous intéresser, particulièrement les LR ?

  • 7:36OuverteRéponse partielle

    D'abord sur le nombre de votes pour ou contre et abstentionnistes aussi.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:05PrésentateurFait
    « Il ne devrait pas obtenir le vote de confiance. »
  • 1:12InvitéFait
    « Il devrait évoquer, je cite, un moment de responsabilité devant les députés. »
  • 2:04InvitéFait
    « « ça devrait plutôt ressembler à une déclaration d'adieu de la part du Premier ministre ». »
  • 2:42InvitéFait
    « Il a déjà commencé à critiquer, à se mettre au-dessus des partis d'opposition dont il dit qu'ils sont en guerre civile, qu'ils se haïssent les uns les autres. »
  • 5:58InvitéFait
    « Les LR, c'est justement la réunion de groupe qui sera la plus scrutée. »
  • 6:31InvitéChiffre
    « il y aurait une grosse vingtaine soit de contre, soit d'abstention. »
  • 7:51InvitéFait
    « C'est presque moitié-moitié, mais c'est dû au patron du groupe LR, le chef des députés Laurent Wauquiez, qui donne la liberté de vote. »

Temps de parole

  • Présentateur22 %
  • Invité19 %
  • Invité 218 %
  • Invité 318 %
  • Invité 412 %
  • Invité 510 %

1,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:00
Présentateur

Ce lundi va sceller le sort du Premier ministre François Bayrou. Il ne devrait pas obtenir le vote de confiance. C'est alors une période de flottement qui pourrait s'ouvrir pour la France. Emmanuel Macron va-t-il nommer un nouveau gouvernement dans la foulée ? Le bloc central va-t-il imploser face à la division des LR ? Seront-ils encore en capacité de soutenir le prochain Premier ministre ? On va s'interroger avec nos invités, nos experts que je vous présente. Valérie Lecâble est avec nous. Bonjour et bienvenue. Éditorialiste politique au quotidien, le journal.info. On est aussi avec nos deux éditorialistes politiques ici sur France Info, Yael Gauze et Gilles Bernstein. Bonjour messieurs.

0:34
Invité

Bonjour Lucie.

0:35
Présentateur

Dans un instant, on va prendre vos analyses bien évidemment, mais avant on va aller à Matignon, retrouver Majid Kiyad. Majid, est-ce qu'on a une idée de la tonalité de la déclaration politique des générales de François Bayrou cet après-midi à l'Assemblée nationale ?

0:51
Invité

Oui, on commence à avoir des éléments grâce à l'entourage de François Bayrou. Il devrait évoquer, je cite, un moment de responsabilité devant les députés. Il va aussi se servir de cette déclaration de politique générale pour s'adresser directement aux citoyens, comme il l'a fait par l'intermédiaire de toutes ces interventions médiatiques ces derniers jours. Le Premier ministre, qui devrait encore une fois aborder la problématique du budget, le constat qu'il a fait depuis maintenant plusieurs semaines, plusieurs mois même pour le Premier ministre, a noté que dans son entourage, on nous dit aussi qu'il y a toujours ce risque d'improvisation de la part de François Bayrou.

Oui, il a écrit son discours ces derniers jours, il est en train de le peaufiner ces dernières heures, ces dernières heures, ces prochaines heures, jusqu'à son départ du côté de l'Assemblée nationale à 15h, François Bayrou. Mais souvenez-vous, en janvier dernier, lors de sa déclaration de politique générale, il avait improvisé et donc impossible pour son entourage à ce stade de nous dire la durée de ce discours sur la forme, à noter que le Premier ministre François Bayrou, en tout cas un proche d'un ministre, me disait « ça devrait plutôt ressembler à une déclaration d'adieu de la part du Premier ministre ».

Ce proche d'un ministre était très mécontent de la volonté de François Bayrou d'aller vers un vote de confiance et c'est vrai que quand on échange avec les personnalités politiques du camp de François Bayrou, beaucoup regrettent qu'il ait été jusqu'à ce vote de confiance aujourd'hui.

2:25
Présentateur

Si beaucoup, Majid, pour ces éléments et ces informations, Yael Gauze, François Bayrou, pro de l'improvisation, on l'a bien compris et Majid nous le rappelait, est-ce qu'il pourrait, dans cette déclaration, être véhément envers les oppositions ? Parce qu'on l'a entendu ces dernières heures, être pas vraiment content envers les oppositions.

2:42
Invité

C'est plus que probable parce qu'il a déjà commencé à critiquer, à se mettre au-dessus des partis d'opposition dont il dit qu'ils sont en guerre civile, qu'ils se haïssent les uns les autres, qu'ils n'ont rien en commun, sauf de vouloir abattre, ce sont ces termes, le gouvernement. Donc oui, il faut s'attendre à ça, une sorte de posture un peu gaulliste, en disant voilà, moi j'avais la vérité, je la détenais, vous ne m'avez pas écouté, vous me faites tomber, vous vous faites perdre du temps à la France, évidemment sans se remettre en cause lui-même. Ce ne sera pas l'endroit pour le faire.

Peut-être que plus tard, il reconsidérera les choses, mais là ça va être évidemment un plaidoyer pro d'homo, pour dire que ces oppositions irresponsables n'ont pas voulu s'attaquer au premier des fléaux, selon lui, en France, la dette, le surendettement.

3:22
Présentateur

Évidemment, il sera écouté attentivement, François Bayrou, même si on l'a bien compris, toutes les oppositions ont déjà défini leur vote, qui est le vote de la défiance. Gilles, finalement, l'enjeu, il est moins aujourd'hui que dans l'après 8 septembre, et la politique qui en découlera, et les formations politiques, notamment du nouveau gouvernement peut-être.

3:39
Invité

Oui, absolument, il n'y a plus vraiment d'enjeu pour le discours de cet après-midi. C'est vrai qu'il y a un petit côté cruel de regarder un homme tomber et de se demander comment, est-ce qu'il va être beau joueur ou pas. Je suis assez d'accord avec elle. Je pense qu'il ne va pas être tellement beau joueur et que son nir va transparaître. Est-ce qu'il va improviser ? Oui, parce que de toute façon, il ne peut pas s'empêcher d'improviser. Et là, comme il sait que c'est son discours, il va jeter toutes ses forces dans la bataille.

Mais ce qui est horrible, c'est qu'une assemblée va écouter, peut-être d'un air un petit peu poli, ce Premier ministre, mais en sachant que ce qu'il dit ou ce qu'il ne dit pas n'aura plus beaucoup d'importance. Parce qu'effectivement, ce qui compte, c'est ce qui se passera à partir de 18, 19, 20 heures, quand le vote sera clos et qu'il n'y aura plus de Premier ministre. Il remettra, n'en pas douter, la démission de son gouvernement au Président de la République. De toute façon, il n'a pas le choix.

Et à partir de ce moment-là, j'imagine qu'on en parle moins, à partir du moment où il arrive à l'Élysée pour remettre la démission de sous-governement, on est dans l'incertitude absolue d'à peu près tout.

4:34
Présentateur

Valérie Lecap sur la même question.

4:36
Invité

Écoutez, François Bayreau restera comme ce qu'on appelle un oxymor, c'est-à-dire un paradoxe. C'est quelqu'un qui a plaidé toute sa vie entière pour le compromis, pour les coalitions, qui envisageaient la proportionnelle et qui, une fois au pouvoir, s'est adressé au peuple et a tapé sur les partis politiques. Donc en fait, il a fait un petit peu l'inverse de ce qu'il avait prôné tout au long de sa carrière politique. Ça reste quelque chose de très compliqué à comprendre, à expliquer, etc. Et le pire de la situation aujourd'hui, c'est que peut-être qu'il ne va pas avoir tellement de voix pour son vote de confiance. C'est quelque chose qu'on va compter aussi.

Est-ce qu'il va faire le plein du bloc central ? Combien parmi les LR vont voter pour lui ou pas ? Donc c'est une sortie difficile et sur laquelle, surtout, il laisse une situation extrêmement compliquée à gérer pour Emmanuel Macron.

5:37
Présentateur

Est-ce que vous avez soulevé, ça va nous intéresser, particulièrement les LR ? On va aller à l'Assemblée nationale. Ils vont être surveillés de très près aujourd'hui, à partir de maintenant et jusqu'à ce fameux vote. Martin, Martin Baumeur qui est à l'Assemblée. Il y a des réunions de groupe qui sont prévues avant le vote. Martin, les LR, notamment, seront en réunion. Il y a un risque de vote en ordre dispersé pour les Républicains ?

5:58
Invité

Oui, complètement. Les LR, c'est justement la réunion de groupe qui sera la plus scrutée. Elle aura lieu à midi, donc dans trois quarts d'heure. Vous voyez, tous les groupes ne vont pas faire de réunion de groupe. Ceux qui sont notamment à l'aise avec leurs pensées, avec, en tout cas, leurs intentions de vote, ne vont pas se réunir. Les LR, c'est prévu à midi. Alors, évidemment, vous parliez d'un vote à risque dispersé. Un membre, en tout cas, du groupe parlementaire qui est très au fait de qui compte voter quoi me dit qu'il y aurait une grosse vingtaine soit de contre, soit d'abstention. Une grosse vingtaine, on peut donc estimer entre 20 et 25.

Pour un groupe qui compte à peu près une cinquantaine, 50 membres, ça fait beaucoup, ça fait une bonne moitié. Donc, oui, oui, on aura tout à l'heure, du côté des Républicains, un vote en ordre dispersé. Du coup, à midi, que vont-ils se dire ? Parce que, même chose, au sein du groupe parlementaire, on nous dit que comme les jeux sont faits, comme le résultat ne fait aucun doute, on ne va absolument pas parler d'aujourd'hui, de maintenant, dans cette réunion de groupe, les Républicains, tout à l'heure, à midi, on va parler de la suite, de l'après. Et c'est ça qui va poser question du côté des Républicains. C'est la suite. Que vont-ils faire s'il y a encore un gouvernement du Bloc central ?

Vont-ils y participer ? On sait que Laurent Wauquiez, par exemple, serait pour ne pas censurer un gouvernement avec un Premier ministre de gauche. Ce n'est pas l'avis de tout le monde. Donc, ça va échanger sur la presse, sur ça, sur les Républicains qui feront ou non partie d'un futur gouvernement. On essaiera évidemment d'avoir quelques informations sur ce qui s'est dit, parce que ce sera particulièrement intéressant à partir de midi, en réunion de groupe Les Républicains.

7:36
Présentateur

Merci beaucoup, Martin. Plusieurs choses dans ce que vous avez dit et dont on va débattre en plateau. D'abord sur le nombre de votes pour ou contre et abstentionnistes aussi. Là, c'est intéressant parce qu'il y a grosse division. C'est moitié-moitié, finalement, Yael.

7:50
Invité

C'est presque moitié-moitié, mais c'est dû au patron du groupe LR, le chef des députés Laurent Wauquiez, qui donne la liberté de vote. Il n'y a pas de consigne. Donc, forcément, ça va décomplexer beaucoup de ces députés LR qui sont tiraillés.

Et on l'a vu chez les adhérents au Port-Marley pour la rentrée LR ce week-end, entre l'idée que c'est un parti de gouvernement garant d'un minimum de stabilité pour la Ve République, c'est l'histoire d'un parti de gouvernement, d'un grand parti de gouvernement, de De Gaulle jusqu'à l'UMP et aujourd'hui LR, et puis l'attraction des adhérents pour en finir une bonne fois pour toutes avec le macronisme et rester collé aussi à la puissance du RN qui dit « on les dégage maintenant ».

Donc, vous avez chez les députés, là, aujourd'hui, un casus belli, comment dire, un arbitrage à faire entre ce besoin de stabilité-là pour le pays, Bruno Rotaillot incarnait la participation au gouvernement plutôt fructueuse, en images, en sérieux, et puis de l'autre côté, ce moment politique qu'il ne faut pas non plus rater en cas de dissolution, c'est-à-dire de se mettre vraiment dans l'idée que le macronisme est fini. Merci.

8:54
Locuteur

Merci. Merci. Merci. Merci.

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