Drame de Calais, Éric Zemmour et TVA sur le caviar - C à Vous - 25/11/2021
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Chapitres
Questions et réponses
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- 0:16OuverteRéponse partielle
Avant de parler des responsabilités, des enquêtes et de la coopération avec les Britanniques, un témoignage ce soir.
- 1:15OuverteRéponse directe
Pourquoi vous vous dépêchez autant pour aller ?
- 1:24OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui vous interdit ?
- 1:45OuverteRéponse directe
Le lendemain d'un tel drame, on se sent comment ?
- 1:57OuverteRéponse partielle
Parfois, on a des enfants très jeunes. Il y en a qui ont 13 ans, 14 ans, ils sont sans famille.
- 2:17OuverteRéponse partielle
Gérald Darmanin était sur place hier soir. Et rapidement, il a annoncé l'interpellation de 5 passeurs.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:19PrésentateurFait
« Gérald Darmanin était sur place hier soir. Et rapidement, il a annoncé l'interpellation de 5 passeurs. »
- 2:22PrésentateurChiffre
« 1500 auraient été arrêtés depuis le début de l'année. »
- 4:54InvitéFait
« Eric Zemmour n'est pas toujours le bienvenu quand il traverse la frontière. »
- 6:43PrésentateurFait
« Si un taux de taxation pouvait se justifier à l'époque où on importait le caviar, ce n'est plus le cas aujourd'hui puisqu'il est produit dans notre pays. »
- 7:06PrésentateurPromesse
« Je vous propose qu'on ajuste la taxation du caviar au taux normal de TVA 5% au lieu de 20%. »
Temps de parole
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Bonsoir Ahmed, bonsoir à toutes et à tous. Bonsoir Mathieu.
Mathieu, au lendemain de la mort de 27 migrants au large de Calais, nous sommes sur place ce soir.
Avant de parler des responsabilités, des enquêtes et de la coopération avec les Britanniques, un témoignage ce soir, celui d'Hamed, il a 30 ans, il vient du Soudan, et il a répondu aux questions d'Iban Raïs et Anaïs Recouli.
Donc, deux amis, deux amis, m'aideraient par un tracé. J'ai mis le tracé et je suis venu ici au Seine pour essayer de passer par la mer. Les gens m'aideraient par la mer, mais ça n'a pas peur de moi. Vous n'êtes pas peur ? Je n'ai pas peur. Je n'ai pas peur. Je vais essayer et essayer et essayer, jusqu'à je suis arrivé ou je m'aiderai dans la mer. Quand je m'aiderai, je m'aiderai avec mon sourire. Je vais aller dans mon rêve. Que trouverais-vous en Angleterre, vous pensez ? Je trouverai ma liberté pour dire ce que je veux. Maintenant, je dois le bain et le couvert.
Alors sur place, on est encore sous le coup de l'émotion. Calais, où les associations étaient bien sûr mobilisées ce matin sous la pluie pour apporter de l'aide aux réfugiés. Pourquoi vous vous dépêchez autant pour aller ?
On nous interdit de donner à manger.
Qu'est-ce qui vous interdit ?
Les autorités nous interdisent. Donc là, on se dépêche pour ne pas se faire verbaliser.
C'est au fait, c'est pour toi, il est OK ? Des sandwiches avec un peu de mayonnaise. Alors un jour, c'est mayonnaise, un jour, c'est confiture en fonction des dons qu'on nous fait. Le lendemain d'un tel drame, on se sent comment ?
On est désabusé. De toute façon, c'est dramatique et il n'y a pas de solution. Alors je ne sais pas ce qu'on peut faire. Nous, on va continuer comme d'habitude et puis garder le moral. On va essayer.
Parfois, on a des enfants très jeunes. Il y en a qui ont 13 ans, 14 ans, ils sont sans famille.
Chez eux, demain, ils seront peut-être morts. Ici, ils restent en vie. Sauf si, malheureusement, ils font partie des naufragés. Alors voilà, c'est leur raisonnement, c'est tout.
Gérald Darmanin était sur place hier soir. Et rapidement, il a annoncé l'interpellation de 5 passeurs. 1500 auraient été arrêtés depuis le début de l'année. Ce qui ne convainc pas les associatifs qu'Iban Raïs et Audrey Payas ont rencontré. Il faut que ça se réveille, que les autorités se réveillent. Il y a une urgence ici, humanitaire, tant sur les conditions de vie ici, qui sont tellement déplorables que les personnes fuient Calais. C'est-à-dire qu'elles doivent partir le plus vite possible. C'est-à-dire qu'il vaut mieux risquer sa vie en mer que de rester plus longtemps à Calais. On aura beau mettre tous les moyens policiers, les moyens de surveillance qu'on veut, en fait, M.
Darmanin ne fait que des annonces dans ce sens-là, ça ne marche pas. Forcément, ça pousse les gens dans les bras des passeurs. Parce que plus il y a de police, plus les gens, les personnes exilées, sont obligées d'avoir recours au service des gens dont c'est le métier d'éviter la police, plus il y a de policiers, plus il y a de passeurs, en fait. C'est comme ça que ça marche, c'est mathématique. Le ministre de l'Intérieur appelait aussi hier soir à une meilleure coopération internationale et quand on écoute les dirigeants aujourd'hui, on sent que la collaboration est fragile.
Nous allons d'une part maintenir évidemment cette présence maximale, demander une mobilisation supplémentaire des Britanniques, car je rappelle qu'à cet égard, nous tenons en quelque sorte la frontière pour les Britanniques et que toutes ces femmes et ces hommes ne veulent pas l'asile en France. Il nous faut développer de manière beaucoup plus forte et responsabiliser nos partenaires.
Parce qu'on serait tenté de se renvoyer la balle, les responsabilités d'un côté et de l'autre de la Manche. Regardez, c'est deux unes à Londres ce matin. Le sujet, c'est finalement la passivité française côté anglais, d'autres migrants qui s'apprêtent à traverser et des gardes-côtes qui se contentent de regarder. Nous sommes là devant des titres de presse britannique plutôt pro-Boris Johnson, il faut le préciser. Sur le terrain, aussi la gestion française de la question montrée du doigt. Petit extrait d'un reportage de Channel 4 News. Aujourd'hui, presque taquin le journaliste anglais vis-à-vis des policiers français.
Aujourd'hui, le gouvernement britannique propose à la France des patrouilles de police communes sur la côte française. Dimanche, à Calais, une réunion rassemblera belges, allemands, néerlandais, britanniques et français.
Eric Zemmour n'est pas toujours le bienvenu quand il traverse la frontière.
Visite à Genève hier. Visite sous haute tension du presque pas encore candidat, quoique je ne sais plus comment il faut dire, descendu du train dans l'un, figurez-vous, pour faire le reste du trajet en voiture. Un comité d'accueil hostile était annoncé en gare de Genève. Dans la journée, il a rencontré des élus suisses. Eric Zemmour donnait une conférence dans un hôtel hautement sécurisé pendant que des manifestants disaient leur hostilité à l'extérieur.
Concrètement, on est là parce qu'on a lancé un appel pour conscientiser la population à la dangerosité des idées de M. Zemmour, qui malheureusement se répandent un peu partout dans le monde.
Des centaines de manifestants en ville, on devrait les entendre, au cri de « Tout le monde déteste Eric Zemmour » ou « Genève Antifa ». Il y a une semaine, c'est le maire de Londres qui disait son hostilité à sa venue.
« Un président présidentiel hopeful est venu à Londres demain. Cette personne est à l'autre droite. Elle a été prosecutée twice pour un crime de hate, including inciting raciale hatred. Vous pouvez le faire vraiment clair qu'ils ne sont pas welcomeés à Londres ? » « Je suis assez clair. Une des choses que j'ai dit est la force de notre ville, de notre diversité. Et j'ai passé les derniers cinq ans en train de faire les gens ensemble, dare I say, building bridges, not walls. N'importe qui veut divider nos communautés ou inciter hatred contre les gens parce que de la couleur de leur peau ou le Dieu qu'ils worshipent est welcome dans notre ville.
– Tournée européenne compliquée donc à la prochaine destination pourrait être Bruxelles. – Politique toujours avec un drôle de débat au Sénat. – Alors on parle beaucoup du pouvoir d'achat, du prix des produits de première nécessité, de fiscalité aussi. Eh bien je vous emmène au palais du Luxembourg où c'est justement l'heure de l'examen du projet de loi de finances pour 2022. C'était en début de semaine. Écoutez cet amendement défendu par un sénateur de l'Hérault du Parti Radical. – Pourquoi donc le caviar serait-il aujourd'hui le seul produit alimentaire de luxe avec une ETA à 20% ?
Si un taux de taxation pouvait se justifier à l'époque où on importait le caviar, ce n'est plus le cas aujourd'hui puisqu'il est produit dans notre pays. Ainsi l'argument de produits de luxe qui ne s'appliquent pas pour le foie gras ou les truffes que j'aime beaucoup, eh bien je ne vois pas pourquoi ils s'appliqueraient au caviar. Donc je vous propose qu'on ajuste la taxation du caviar au taux normal de TVA 5% au lieu de 20%. – La TVA sur le caviar, je n'avais pas vu venir ce débat. Alors évidemment ça ne semble pas être la priorité. – Non mais son raisonnement est juste. – Son raisonnement s'entend, imaginez. – Le caviar français. – La politique d'une baisse de la TVA sur le caviar.
Écoutez cette réponse ahurie d'un sénateur communiste. – On discute de taux réduit de TVA sur les protections féminines et Dieu sait que c'est justifié, sur les premiers mètres cubes d'eau et Dieu sait que c'est fondamental et justifié, les transports ferroviaires. Mais là franchement je trouve qu'il y a un peu d'indécence à discuter d'un taux réduit de TVA sur le transport, la livraison de caviar. L'entrée de gamme, ça n'existe plus ça, l'entrée de gamme 100 euros les 50 grammes ou deux SMIC le kilo au choix. Ça n'est pas du populisme, c'est notre société aujourd'hui. Et demain les restaurants du cœur vont entamer leur 37e campagne.
– Oui c'était l'indiceur, on ne regarde pas assez souvent le Sénat, les sénateurs pour être complets, sachez tout de même que l'amendement en question n'a pas été retenu. – On termine ce 5 sur 5 Mathieu avec une bataille de Polochon. – Oui c'est comme ça, pas n'importe quelle bataille, attention la bataille de Polochon comme sport professionnel. – Le seul sport que Pierre ait jamais fait. – Regardez, regardez Patrick. – Mais j'ai fait amateur. – Oh attention, je propose un match à tous les deux. Fini la chambre, roule d'encore, le combat se joue sur un ring. – Si je veux voir ça ?
– Le Pillow Fight Championship vient de voir le jour, c'est très sérieux, très américain, très spectaculaire, démonstration.
– Un comédien, il se rire le tout le temps. – Allez, allons-y, allons-y, allons-y, allons-y, allons-y, allons-y, qu'est-ce que tu fais ?
– Allez, c'est des grands coups, le Joker. – L'idée c'est de montrer des combats, mais de montrer moins de violence, quoique, écoutez, ce combattant, ce Pillow Fighter, il se trouve que c'est un soldat américain qui nous donne quelques conseils.
– Je suis Sergeant Vince Edmy, je suis un recruteur local de Marine Corps dans l'arrière de Dalry Beach. Je suis de Baltimore, Maryland. Quelque de mes profs de lutte, j'ai fait kickboxing, jujitsu, wrestling, et numéro un, je suis aussi un combattant pilote. La compétition de boxing, c'est 10 oz, c'est vrai ? Et ce Pillow, c'est 2,4 pounds. Donc après trois rounds, tu te rends assez ventre, et je dois donner le crédit à mon train de Marine Corps pour m'a aidé à obtenir cette stamine, et aussi jujitsu. Et guess what ? Certaines de ces techniques que j'ai utilisé pour dodge ce Pillow viennent de mes expériences de kickboxing.