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interviewLa France insoumise (sur YouTube)· 5 septembre 2025 91 minAutoproduit

La grande braderie de l’industrie ampleur du désastre et réponses stratégiques | #Amfis2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour à toutes et tous. Donc ça y est, nous sommes au complet ou presque puisque une intervenante a dû annuler donc sa participation pour raison de santé. Donc nous serons que trois à intervenir aujourd'hui.

Donc vous êtes bien à la conférence intitulée la grande braderie de l'industrie. Je suis Sandrine Noosb député de la de LFI de la 9e circonscription de l'ISER et je suis donc très honoré donc d'animer cette conférence. Euh sont avec nous Gaetan Leco qui est donc technicien logistique Arcelor chez Arcelor Mital et secrétaire général de la CGT Arcelor Mital France Adunker qui est donc le premier syndicat de l'entreprise.

Euh je vais développer un petit peu. Vous êtes élu au comité social et économique depuis 7 ans. Vous avez participé avec votre collègue Renal de Cajeber à la réalisation du rapport nationalisé Arcelor Mital, une nécessité sociale, industrielle et écologique écrit par les économistes atterrés Tristan Auvreté et Thomas Daler qui apporte un chiffrage du montant de la nationalisation d'arcelorale que vous réclamez et vous en parlerez donc j'imagine dans votre intervention.

Je voulais juste venir sur une de vos citations, une de vos déclarations lors d'une mobilisation à Arcelor Mital en mai dernier où vous disiez "On n'est pas entré dans une bataille mais dans une guerre face à un financier qui est un buldozer, monsieur Mital." Et cette citation introduit avec justesse cette conférence parce que c'est bien de cela dont il s'agit de logique financière de multinationale qui vise toujours plus de rentabilité au détriment des investissements dans l'appareil de production, des emplois, des hommes et des femmes qui créent la richesse de leur savoir-faire, de la vitalité de nos territoires et de notre souveraineté nationale. Donc voilà pour monsieur le coq à côté Benjamin Lucas Lundi, député des Yvelines depuis juin 2022, ancien coordinateur du mouvement du mouvement Génération S et ancien conseiller régional des Hautes Scènes des Haut de France pardon.

Chaque fois je dis haute scène alors que Haute-Fance pardon. Tu sièges dans C'est pas pareil, tu sièges dans le groupes écologistes, social et social assemblée nationale et tu es rapporteur de la commission d'enquête parlementaire lancé en mars dernier sur les défaillances des pouvoirs publics face à la multiplication des plans de licenciement. Donc je vous remercie à tous les deux d'être présents à cette conférence.

Je voudrais dire quelques mots de contexte sur le contexte avant de vous laisser la parole de laisser la parole à à monsieur Lecoque. Alors, contrairement à ce que prétend la Macronie, il n'y a pas de réindustrialisation de la France. Ça fait plusieurs dizaines d'années que les politiques néolibérales organisent le démantellement de l'appareil de production au nom de la rentabilité financière et de la libre concurrence.

Depuis le milieu des années 70, il y a plus de 2 millions d'emplois qui ont qui ont été détruits en France et la situation s'est aggravée depuis depuis 2017. On peut dire aujourd'hui que 38 % des produits que nous consommons en France ne sont pas sont manufacturés en France. Donc 38 %.

Et les plans sociaux depuis septembre 2024 se sont accélérés, multipliés à une vitesse grand V. Sonier Duval, général électrique, ma France, Michelin, Valeo, Vancorex, Auchamp, Arcelor Mital, les gens passe et toutes ces entreprises ont pourtant bénéficié d'aide de l'État qui mobilise un pognon de dingue pour les entreprises et c'est ça s'est accéléré ces dernières années. Il y a donc Anne Lor de Lat qui est de la directrice de recherche au CNRS qui a écrit un ouvrage qui est paru en avril 2023, les États l'état droit dans le mur et qui chiffrait donc à peu près qui estimait cette somme donc versée aux entreprises à plus de 200 milliards d'euros par an. et elle nous apprend que ce sont les niches fiscales et sociales qui ont augmenté le plus ces dernières années, c'est-à-dire les exonérations de cotisation sociale, les exemptions, euh les les les réductions de d'impôts.

Et dans un dernier rapport euh qui a fait parler de lui, c'est un rapport sénatorial qui a été publié en juillet dernier euh dont le sénateur communiste Fabien Guayet est rapporteur donc une commission d'enquête du du Sénat sur justement sur ces le aides publiques aux entreprises. Ce chiffre est estimé n'est pas estimé enfin il a été précisé à 211 milliards d'euros. Et ce qu'il nous apprend ce rapport, c'est qu'il existe plus de 2200 dispositifs d'aide aux entreprises sans pilotage, sans suivi, sans même aucun rapport sur une éventuelle efficacité de ces de ces aides publiques.

Selon l'observatoire français des conjonctures économiques, 143000 emplois seront détruits en 2025. et le cabanet le cabinet Altares parle même de 300000 emplois. Mais pour le gouvernement, ainsi va la vie économique.

C'est la loi du marché et ces plans de licenciement seraient donc un phénomène inéluctable sur lequel il n'aurait ni prise ni responsabilité. Donc quand bien même la Macronie ne veut pas reconnaître les faits, toutes ces annonces de plan de licenciement celle l'échec de la politique de l'offre. locaux.

L'urgence écologique et sociale à laquelle nous faisons face nous enjoint à changer de politique. D'ailleurs, je vais rappeler en en passant avant de passer la parole à à Gaetan Leco je vais rappeler qu'aux dernières élections législatives, la majorité des électeurs et les électrices ont voté à voter pour un changement de politique, pour une alternative à la Macronie. Mais Macron s'est assis sur ses résultats et continue d'imposer cette politique de l'offre qui nous qui est mortifère et qui nous mène droit dans le mur.

Donc il y a vraiment urgence stratégiquement à planifier une réindustrialisation et écologique et sociale. Et c'est l'objet donc de cette conférence. Et je vous laisse je laisse la parole à Gaetan Gaetan Lecoq qui va donc nous faire euh qui va apporter donc un un témoignage comme j'ai dit tout à l'heure sur les luttes pour le maintien de l'outil industriel et la participation des salariés à la transition écologique nos salariés de en général mais aussi de harcelor mital. [Applaudissements] Bonjour à tous.

Merci encore pour l'invitation pour pour être là aujourd'hui pour pouvoir témoigner de ce qui se passe aujourd'hui chez nous chez Arcelor Mital. Bon, chez nous c'est un peu plus médiatique parce que c'est gros, c'est un gros site, c'est plusieurs sites, c'est une quarantaine de sites à peu près le groupe parcel mital en France, une quarantaine de sites industriel, ça représente à peu près d'emploi direct 16500 emplois direct. indirect, il faut multiplier à peu près par trois sans compter les conséquences que si ces emplois dispara viendra disparaître, euh ça aurait des conséquences sur les commerçants euh sur euh les services publics, tout ça.

Donc je vais vous raconter un peu ce qui s'est passé chez nous. Euh bah ce qui se passe chez nous. On va faire un petit peu, on va remonter un petit peu dans le temps.

Il y a 7 ans, j'ai été élu pour la première fois en CSE à au CSE de Dquerc et j'ai été parachute. Bah pas parachuté mais j'ai été il y a eu des magouilles avec les autres syndicats, ils se sont tous alliés contre nous. Donc on a obtenu malgré qu'on est ultra majoritaire chez nous, on fait 44 % des voix sur l'ensemble des trois collèges ouvriers, techniciens et cadre.

Ils ont essayé de nous ligoter pour nous empêcher d'être présent CS ce central. Donc on a réussi à gratter une place au premier collège et à cette époque-là, j'étais cor au premier collège et j'étais j'étais mis en CSE central. Donc je me souviens, j'étais avec Reinal, premier CSE central, je suis arrivé là-bas, c'était à Saint-Nis.

On m'a projeté, on m'a présenté un projet de décarbonation, mais c'était une nouvelle usine dans l'usine quoi. C'était magnifique. On devait faire de l'éthanol avec du carbone.

On devait bref franchement des nouvelles installations. Mais quand on voyait le projet euh Ouais, quand quand je suis sorti de là, je me souviens, j'ai dit au délégué syndical central, j'ai dit furé j'ai notre notre patron. J'ai [ __ ] j'ai si tous les patrons seraient comme lui, il m'a dit "Fais attention entre ce qu'on dit et ce qu'on fait, c'était la première." Voilà.

Et au fil du temps, petit à petit, au fil de l'eau, tous les projets se sont tricotés et puis on est arrivé en fin d'année 2023 où le responsable qui était à la tête du respons bah qui était responsable pour réaliser les projets de décarbonation d'une valeur quand même d' 1,8 milliard d'euros, a annoncé sa démission. Donc là tout de suite, ça nous a mis la puce à l'oreille. 1,8 milliard d'euros quand on est directeur d'un projet comme ça, responsable d'un projet comme ça, c'est comme si qu'on est ministre quoi.

On c'est qu'une fois dans sa vie, on aura pas une deuxième occasion. Donc là, on a commencé à s'y inquiéter. Après euh les orientations stratégiques pour l'année 2024 qui devait être présenté en CS central en 2023, ils ont fait que être poussé trimestre par trimestre.

Et là, on s'est dit ça commence à sentir mauvais. Parce que ce qu'il faut savoir, c'est qu'avec la COV 21, on est obligé de décarboner notre site à hauteur d'un tiers à horizon 2030. Donc si on le réalise pas, en 2030, on n'existe plus.

Donc voilà. Donc arrivé juin 2024, on nous annonce que le plus gros fourneau d'Europe théoriquement qui devait être rénové parce qu'il y est en fin de vie qui devait être rénové à Horizon 2050. Donc on nous dit non c'est trop cher, on va le rénover Horizon 2040 et en juin on nous annonce comme ça fin juin on nous dit non non non on va poser des rustines on sait pas où on va on va pas investir dans une usine de calèche c'est pas moi qui l'a dit c'est le directeur industriel qui a démissionné un mois plus tard bref donc on nous a dit on va poser des rustines pour qu'il tiennent dans le meilleur des cas horison 2029 à peu près tout colle décarboner d'un tiers pour 2030 on veut qu'il ti maximum jusque 2029 voilà tout Donc là, on a commencé à créer une mobilisation.

Donc on a on s'est dit il faut pas qu'on reste tout seul parce que il y a pas que les emplois, il y a aussi les sous-traitants qui sont dans le même bateau. Donc on a commencé à créer des collectifs dans la foulée dès juillet 2024 avec les gros sous-traitants du site parce que c'est les sous-traitants du site quand même chez nous. Nous rien que pour le site de DC qu'on est 3200 emplois directs 3200 emplois direct à peu près 5000 sous-traitants sans compter tout l'économie local qui tourne autour de nous parce que si nous on tombe c'est ça va être un effet domino parce qu'il y a énormément d'entreprises qui dépendent de nous exemple tout simple vous prenez la cimenterie de l'Imbre il y a personne qui connaît ici l'im c'est au fin fond de l'odomarois si c'est au fin fond de l'odomarois c'est dans la campagne au milieu des vaches c'est une cimenterie et ils vivent grâce au à nos déchets des haut fourneaux.

C'est donc si demain il y a plus de haut fourneau àquerc, il y a plus de ciment à limbe. À côté de chez nous, il y a une petite usine qui s'appelle bah c'est pas une petite usine, c'est une usine NG DK6 qui récupère nos gaz des haut fourneau et qui les recycle pour fabriquer de l'électricité. Donc demain, s'il y a plus des de gaz de fourneau, il y a plus d'assist.

Voilà. Ce qu'il faut savoir aussi, c'est que le chauffage urbain de de l'agglomération de d'querc, il fonctionne grâce à Arceloral d'Unker. Donc demain, s'il y a plus d'arceller mital d'un kerkque, il y a plus de chauffage urbain.

Comment on va faire ? Sans compter les transports routiers, c'est des centaines de camions qui font que sortir et rentrer chez nous tous les jours. Je donne un exemple tout simple.

Aller au midi sur le Derkquer à Grande Sainte au champ Grande Sainte, c'est à côté de Dquercque, c'est juste à côté de l'usine. Allez faire un sondage à la sortie du crocodile, pizza paille, Buffalo grille tous les midis. Interrogez les salariés.

Vous dépendez directement ou indirectement d'harcur mital. Les tris/4 vont vous répondre oui. Demain si ça ferme, ils viennent quoi ?

Les serveises, les cuistaux dans ces entreprises, ils deviennent quoi ? On a estimé que si Arcelor Mital d'ker tombe, rien que le site de Dkerk, je parle pas des autres sites, si Arcoral Dkerc tombe, c'est entre 10 et 20000 emploi qui vont disparaître. Ça sera un tsunami industriel, social et économique.

Donc on s'est rendu compte de ça, quand on s'est rendu compte que ça allait tourner au vinaigre, dès le mois de septembre, on a lancé une mobilisation. Ça doit être le 14 ou 16 septembre. On a lancé une mobilisation et il y a Cédric Brun, un élu au conseil régional LFI qui est tout de suite venu à nos côtés apporter son soutien.

Il a dit "Les gars, je vais pas vous laisser tomber, je vais être là avec vous." Et à ce moment-là, Cédric a commencé et je le remercie énormément, il est pas là aujourd'hui mais je le remercie, a commencé à activer son réseau auprès du conseil régional, des eurodéputés, des députés de l'Assemblée nationale. Donc là, on a commencé à à rencontrer les politiques que ça soit de droite comme de gauche parce que bah vu la situation dans laquelle on est, faut pas avoir de clivage à part le RN.

Je me souviens la première fois qu'on a rencontré David Bertrand, il me rayonnait, ça s'est très mal passé. très très mal passé. Je peux vous dire que moi je travaille dans l'acier.

Euh il a il l'a ressenti parce que je vous dis je me laisse pas faire. Bon bref, maintenant il mange dans la main parce que il s'est rendu compte qu'il était dans la merde parce que s'il veut être président, il va il y a une sacrée épine dans le pied mais bon. Et donc on a commencé à rencontre Bertrand, les députés Anthony Smith euh euh Mar Marina Mesure Marina mesure euh et puis plusieurs on a commencé conseil régional après les zodéputés on était à l'Assemblée nationale je remercie énormément Benjamin comme Aurélie trouvé parce que Aurélie trouvé dès qu'elle a pris le dossier en main franch Franchement, c'est quelqu'un de super professionnel et ça je vais pas je vais pas mentir quand elle bosse elle bosse ses dossiers parce que on a rencontré des politiques c'est des touristes.

Mais bon après voilà c'est ce que je pense. Donc on a commencé à rencontrer divers politiques, à mettre la pression et puis qu'est-ce qui s'est passé ? Bah qu'est-ce qui s'est passé ?

Bah au fil de l'eau, rien avancé dans les projets de décarbonation. Tout a été mis au placard, tout a été mis en standby et puis euh on a voulu déclencher un droit d'alerte économique pour mettre la pression parce que quand on déclenche un droit d'alerte économique là, ils sont obligés de donner les comptes, donner les orientations stratégiques de l'entreprise, tout ça. Donc là, on voulait les coincer.

Donc j'ai voulu écrit un courrier aux autres organisations syndicales. Ils ont ils ont freiné des quatre pieds, ils m'ont mis des bâtons dans les roues comme ils pouvaient au maximum. C'est normal, c'est le bras armé de la direction.

Pour pour la CFECGC, le problème c'est pas Arcelarmital, c'est la CGT. Pour FO, il y a pas de problème, tout va bien. Et pour la CFDT, bah c'est fantôé absent, ils répondent pas.

Voilà. Donc euh on a mis la pression comme des dingues. Au bout de 4 mois, j'ai réussi à les faire craquer mais il était trop tard parce que je les ai fait craquer et quand quand ils ont craqué qu'ils ont voté notre droit d'alerte économique, la direction hop dans la foulée pour bloquer le fameux cabinet d'expertise a déclenché le PSE premier PSE avec l'annonce à peu près de 650 suppression d'emploi sur l'ensemble des sites harcèmital France.

Donc à peu près une grosse la moitié c'est sur le site de Derk, c'est des malins. C'est la majorité c'est des fonctions support. Pourquoi des fonctions support ?

Parce que des fonctions support ils font par tradition chez nous, ils font pas grève. C'està dire qu'ils sont devant la machine à café, ils font pas grève. Ils font ils se plaignent mais ils bougent pas leur cul.

Voilà donc c'est des malins. Ils s'attaquent à ceux qui qui bah qui vont pas bouger. Donc donc leur pause vont être délocalisé en Inde et au Brésil.

Non en Inde surtout. et a une petite partie en Pologne. Pourquoi ?

Bah comme ça, vu que c'est la matière grise, comme ça ils vont former les parce qu' en contrepartie, ils savent qu'ils vont perdre leur emploi, mais ils doivent former ceux qui vont les remplacer. Non mais ça c'estdotique. Donc ça c'est un année d'otique.

Ils sont obligés de former ceux qui vont piquer leur boulot. Donc ils sont en train de piller notre savoir-faire pour le délocaliser en Inde. Parce que là ce qu'il faut savoir c'est qu'Arcell Mital ne veut plus investir sur le vieux continent, il veut simplement investir en Inde et au Brésil.

Parce que en gros on est rentable mais gagne plus de fric en produisant son assie en d'Inde et au Brésil. Voilà pourquoi parce que là-bas ils sont pas emmerder avec la décarbonation, avec les taxes carbone voilà avec les normes sociales parce que nous on travaille avec des sécurité là-bas il travaille avec des tongues. Alors c'est moi qui l'a dit c'est le collectif mondial qui l'a dit.

Donc voilà donc il respecte aucune norme. Donc donc voilà donc bah ils ont annoncé le PSE. Donc nous, on a continué la mobilisation, on a réussi des des beaux événements, on a réussi à rassembler de faire un meeting, c'est au mois de janvier dernier, plus de 300 personnes dans la salle de l'avenir.

C'est une salle emblématique du Dakerco construite par les docker. On a réussi à faire un premier mai exceptionnel, c'està dire qu'on a multiplié par à peu près 67 la fréquentation par rapport aux années précédentes. On a on a réussi à on a réussi à créer un on a un rapport de force mais pour le moment on n'est pas encore assez puissant.

Voilà, il faut pas faut pas se se voler la face, c'est la vérité. parce que la direction a profité de l'arrêt du HF4, c'està dire le plus gros fourneau d'Europe qui qui produit à peu près 3/4 de la production du site de Dquerc pour annoncer le PSE aussi. Donc c'està dire que si les salariés faisaient grève, la réponse des salariés, ça sert à rien, il y a rien qui tourne.

Voilà, donc ça été tout a été bien calculé. Donc ce qu'il faut savoir c'est que depuis ces ces annonces là, il y a le directeur industriel du site de Dquer qui a démissionné, le directeur harcelor mital France Mathyel a démissionné la responsable du dialogue social Arcelor Mital France a démissionné. Dernièrement, la responsable du dialogue social harcèl mital Mardique, c'est une petite usine qui petite usine, c'est quand même 600 salariés à côté de chez nous à démissionner tous les RH le bah les RH maison parce que chez nous c'est il y a beaucoup de RH maison.

C'est en fin de compte on commençait chez nous, on après on montait les échelons et puis on devenait RH, on pouvait commencer technicien et après finir RH. Quasiment la totalité des RH maison démissionné. Pourquoi ?

Parce qu'ils veulent pas faire le sale boulot parce qu'ils savent que ils savent ce qui va se passer. C'està dire que si on fait rien en 2029 on nexiste plus. 2029 on nexiste plus.

C'est 16500 salariés directs. 60 à 80000 emplois au total direct et indirect qui sont menacés. Notre industrie est en train de disparaître parce que si demain il y a plus de diriger en France, il y a plus d'industrie.

Donnez-moi une entreprise, n'importe laquelle. Une entreprise qui ne consomme pas d'acier tous les jours. Aucune entreprise ne consomme pas d'acier tous les jours.

Aucune. Toutes les entreprises consomment de l'acier. Demain, on va devenir dépendant des Indiens et des Brésiliens.

Imaginons qu'on rentre dans un conflit commercial avec les Indiens ou bien les Brésiliens. Aujourd'hui, c'est à peu près entre 7 et 800 € la tonne. Demain, si eux ils fixent la tonne à 1500 € parce que si on a plus d'industrie de sidurgie en France qu'on peut plus produire d'acier, on est totalement dépendant.

On fait comment ? On fait comment ? C'est l'ensemble de la population qui va être touchée.

On nous parle de souveraineté nationale mais c'est pas de la souveraineté nationale. On est en train de détruire notre industrie française. C'est la vérité.

On est en train de la la détruire parce que moi je le dis si don nous on tombe parce que ce qu'il faut savoir c'est que la sidurgie française c'est un bastion de lutte. S'ils arrivent à nous faire tomber et les autres entreprises c'est du pipit. Ils vont les écraser.

C'est c'est la vérité. Ils vont les écraser. On est un exemple.

Si nous on arrive à tenir, on va sauver peut-être une partie de notre industrie, mais si nous on tombe, on sera un exemple et puis ça va décourager l'ensemble des autres camarades dans la lutte parce que s'ils arrivent à nous faire tomber, c'est la fin de l'industrie française et ça va être un désastre économique. Mais c'est ça qu'il faut se rendre compte. Est-ce qu'on peut vivre sans industrie en France ?

Un pays sans industrie, c'est un pays qui est mort. On peut on peut avoir de l'industrie, on peut avoir du tourisme, il faut avoir une variété. Mais mais je veux dire, on peut pas aller en vacances si on a pas de travail.

C'est la vérité. Si demain on a pas de travail, comment on va faire ? On peut pas aller en vacances.

C'est comme les bus gratuits du Dunker, ils sont C'est bien, c'est gratuit. Arcur Mital, il donne 3 millions d'euros par an d'un kerkque pour financer les bus gratuits. Demain, s'il y a plus d'harcural, comment ils vont faire pour financer leur bus ?

C'est vraiment l'ensemble de la population qui va être concernée. C'est on a fait tous les marchés de France pour sensibiliser des hautes France. On a fait tous les marchés du nord de la France à peu près.

On a été de satomèer, de Calé, d'Inkerque. On a été partout. On a été partout samedi, dimanche, feris au retraités mais je dis "Vous êtes aussi concerné." Il me regarde, il me disent "Pourquoi nous on a travaillé toutes nos vies ?" Bah non, on est en retraite, on est tranquille.

Bah ouais si je dis "Vous êtes concerné." Ben me disent "Pourquoi monsieur ?" Bah je dis si demain il y a plus d'industrie qu' y a plus d'emploi c'est un c'est un bassin sinistré et je dis la valeur de votre maison bah elle va dégringoler la valeur de votre maison elle va dégringoler vos services publics vos bus gratuits et je dis vous allez les payer demain vous croyez sérieusement déjà qu'on galère par des médecins que si demain il y a plus d'emploi que c'est tout des bah c'est c'est tout c'est c'est c'est un bassin qui est qui est contaminé par pas contaminé mais qui est dévasté qui est dévasté par des problèmes socials sociaux mais vous croyez sérieusement que les médecins ils vont venir s'installer sur le territoire et vous allez faire comment pour vous soigner et je dis qu'on soit même les enfants pour les crèches et je dis comment on va faire pour financer les crèches et je tout le monde est concerné que ça soit du bébé comme du l'ancien qui a les pades tout le monde est concerné si demain on a plus d'industrie, ça va être un désastre économique social pour la population donc voilà c'était et puis bah nous on continue notre mouvement et puis on se bat et puis je remercie encore LFI pour bah pour ce qui nous ce qui nous aide et C'est pour finir, pour conclure, je l'ai déjà dit, je à toi Benjamin et à d'autres députés LFI, je vous demande une chose, une chose, laissez tomber vos clans.

Moi je suis LFI, moi je suis PS, moi je suis écolo. Nani nana, faites-moi un projet de loi transpartisan et puis sauvons nos industries, notre synergie, on la nationalise, on fait un pôle public de l'acier et puis voilà. Oh ben, tu as tout dit et tu as fini par le plus important.

Effectivement, moi je peux avant d'abord de avant de de vous remercier de dire quelques mots de la commission d'enquête dont dont tu as parlé, d'abord tout de suite pour pas qu'il y ait de faux suspense, dire évidemment euh à Gaetan et je parle au nom de mon groupe évidemment que et on travaille avec Aurélie Trouvé, tu l'as dit, avec Sandrine dans la commission d'enquête dont j'étais rapporteur, il y avait aussi Louis Boyard, il y avait aussi Adrien Clou qui est venu, Elisa Martin, des camarades des camarades des autres groupes du Nouveau Front populaire évidemment. Évidemment que rien n'est plus important et aucune querelle politicienne de bas étage ne sera jamais plus importante que le fait de sauver l'acide d'hérurgie et que donner suite aux revendications qui sont qui sont les vôtres. Et donc, je veux commencer d'abord euh par euh remercier la France insoumise pour son invitation et pour son accueil.

C'est toujours un plaisir de venir aux amphies qui sont un événement politique majeur, qui sont un événement de formation, d'intelligence collective. C'est précieux et c'est important et c'est en plus impressionnant de de voir cette organisation, celles et ceux qui viennent de de toute la France. Moi, je crois beaucoup dans la force des mouvements collectifs et dans la force de l'échange que nous avons et de et de ces rencontres d'été qui sont en réalité des des moments très politiques et essentiels dans notre vie notre vie démocratique.

Un remerciement particulier à toi Sandrine pour cette invitation, pour le thème dont nous parlons et pour l'honneur qui nous est fait d'intervenir au côté de Gaetan Leco qui est avec ses camarades de la CGT Arcelor Mital un modèle, un exemple de ce qui se fait de mieux en terme de résistance à la brutalité du monde capitaliste. Je le dis tranquillement, sans flagorner inutile. On se connaît un peu, on s'est vu plusieurs fois.

J'ai eu euh la chance de pouvoir t'auditionner avec tes camarades à l'Assemblée nationale dans le cadre de la commission d'enquête, mais aussi de venir vous voir à Dinkerc, d'aller voir la CGT à Fausmer aussi chez Arcelor Mital qui alerte elle aussi hein sur la façon dont le sous-investissement va conduire à un drame social et et industriel. Euh honnêtement euh moi je suis admiratif du combat qui est le vôtre, de la façon dont vous le menez, du cynisme auquel vous faites face, de la brutalité, de la violence à laquelle vous faites face et que quand moi j'auditionne le ministre de l'industrie et que je me rends compte qu'il connaît moins bien son sujet euh que euh les salariés, les élus du territoire, ça m'inquiète sur la façon dont nous sommes gouvernés et je parlerai tout à l'heure sans doute de la de la censure et du fait qu'il faut faire tomber ce gouvernement. Il y avait un argument après ce que vous avez entendu de d'Aurélien Lecoq de Gaetan Leco pardon il fallait que je fasse une fois l'erreur mais salue Aurélien qui doit pas être loin.

Mais s'il y a un argument qui doit convaincre tous nos collègues qui sont attachés à notre industrie, qui sont attachés à l'emploi, qui sont attachés à notre territoire et tu l'as dit si Arcelor ferme mais c'est vrai dans plein d'autres exemples ailleurs dans le pays et on s'est battu Avec Sandrine sur Vancorex, Arkema en Iser, quand des industries comme celle-ci ferment, c'est toute une tout un territoire qui est jeté dans la misère, dans le désespoir et dans la colère. C'est ça la réalité. Donc c'est pas simplement un abandon pour les salariés, pour leur famille.

C'est à chaque fois tout un tissu économique, social, démocratique qui s'effonde. Mais s'il y a un argument que je veux donner aux collègues qui pourraient hésiter encore à censurer ce gouvernement, quels que soient d'ailleurs les petits reculs qui pourront faire sur leur projets de budget dégueulasse, c'est que si on veut sauver l'industrie dans ce pays, il faut changer de pouvoir politique et faut mettre dehors ceux qui aujourd'hui nous gouvernent. Et donc moi, ça me permet de le dire puisque j'ai lu un appel il y a quelques jours.

Moi, je souscris à la proposition qui a été faite qu'une motion de censure interviennent dès le premier jour de la session parlementaire et qu'on fasse tout pour épargner au pays, pour épargner aux salariés d'harceloral, pour épargner aux chômeurs, pour épargner aux précaires, pour épargner aux jeunes, pour épargner aux personnes qui sont victimes de contrôle discriminatoire et de violence policière. J'espère que je vais pas avoir un courrier de mon préfet pour leur épargner ce mauvais gouvernement. Alors, il faut censurer dès le 15 septembre.

En tout cas, moi vous me trouverez dans ce rendez-vous pour participer à cette motion de censure, pour la défendre et pour la voter évidemment. Euh ceci étant dit, j'en profite pour une petite parenthèse puisque je suis sur le un aspect très politique et puis après je vais venir évidemment sur le cœur du sujet, l'industrie, l'emploi et ce qu'on peut faire surtout et ce qu'on doit faire quand nous nous serons au pouvoir pour améliorer les choses. Mais quand même parce que tout ça, il y a des responsabilités structurelles, la conjoncture, des choses à changer dans l'ordre économique et quand on arrivera au pouvoir, tu l'as dit, il y a des choses à faire sur les nationalisations temporaires ou définitives.

Il y a des choses à faire et je j'évoquerai des propositions qu'on a faites dans cette commission d'enquête pour redonner du pouvoir aux salariés, pour mettre une vraie démocratie dans le monde économique, pour arrêter d'être dans un système où les patrons font leur loi y compris au puissant. Mais il y a aussi des responsabilités individuelles. Et je veux pas faire une obsession sur Emmanuel Macron, je veux pas gâcher le la fête si je puis dire, parce que c'est quand même un événement festif.

Mais moi, dans ma commission d'enquête, j'ai passé 6 mois à auditionner, à enquêter avec des collègues de toute sensibilité. Tu parlais de Transpartisans, surtout les collègues du NFP qui étaient présents et qui étaient euh avenant pour aller interroger des gens. J'ai reçu le MEDEV, j'ai reçu les syndicats, tout le monde, des chefs d'entreprise, des ministres, des anciens ministres.

Il est apparu, je vous ferai pas, ça a duré 6 mois, il y a un rapport de 400 pages, donc je vais pas vous le lire ici. Mais je peux vous dire ce qui est le plus choquant et qui à mon avis résume tout de la démission volontaire des élites politiques françaises à l'égard de l'industrie et de l'emploi. Quand j'ai auditionné la direction française d'Arscelor Mital, tu as dû regarder je pense cette audition, je leur ai demandé quand est-ce qu'ils avaient eu, parce que ma commission d'enquête portait sur les la façon dont la puissance publique, l'État peut ou pas empêcher des plans de licenciement.

Parce qu'on nous dit toujours, vous savez, il y a une vieille rangaine. Ah, on peut face au chômage, on a tout essayé, on peut pas tout faire mais vous voyez c'est bon. Voilà, on essaie toujours de nous dire qu'en fait on peut rien faire, c'est les conseils d'administration qui décident.

C'est pas vrai. Avant même de changer de gouvernement, si cela voulait, ils pourraient faire des choses, ils auraient des outils. Je parlerai des aides publiques aux entreprises, par ailleurs qu'on pourrait conditionner, j'en parlerai juste après.

Mais donc, je demandais à chaque fois quand je recevais un un patron, ça m'intéressait, de savoir quand est-ce qu'il avait vu le ministre de l'industrie, le président de la République, le premier ministre et puis les prédécesseurs. Je demande toujours en parallèle au syndicat et au patronat parce que c'est intéressant de voir le de poids de mesure. Il a fallu plusieurs semaines avant d'avoir un échange avec le ministre de l'industrie pour les organisations syndicales d'Arcelor Mital.

Il ne s'est jamais déplacé pour Vancorex et Arkema en Iser avant que les choses soient terminées et malheureusement mal terminées. Par contre, quand vous êtes un grand patron, vous avez le 06 du ministre de l'industrie, vous l'avez au petit-déjeuner quand vous voulez. En l'occurrence, là, c'est encore plus grave.

Monsieur Mital, le monsieur Mital, le Mital Monde qui dicte sa loi un certain nombre de chefs d'état et de gouvernement européen a été reçu par Emmanuel Macron à l'Élysé quelques semaines à peine avant l'annonce du plan de licenciement massif dont a parlé Gaetan il y a un instant. Une fois que j'ai appris ça, j'ai donc demandé au dirigeants d'Arscelor Mital France qui était présent à ce rendez-vous est-ce que dans ce rendez-vous ont été évoqué les suppressions d'emploi ? Il me dit "Ells étaient pas annoncé." Je dis "D'accord, vous allez pas me faire croire qu'un groupe comme le vôtre 3 4 5 semaines avant d'annoncer 636 suppression d'emploi net avec les répercussions que tu as évoqué, sachant le tolet que ça allait faire a pas un peu préparé les choses et allant voir le président de la République lui en a pas parlé." Non, on lui en a pas parlé. "Ah bon ?

Bon, mais le président de la République vous a pas posé la question. Vous avez parlé de quoi ?" Bah de la décoration de l'Élysée, de du goût des chouquettes ou de la densité du café.

Vous avez passé 1 heure 1 heure 1h30 avec le président de la République. Vous avez bien parlé de quelque chose ? Oui, nous avons parlé des difficultés de la conjoncture européenne.

Ben donc si vous avez dit que vous avez des difficultés, le président de la République normalement vous savez c'est le fameux Mozart de la finance, c'était quand même un ministre de l'économie. Enfin, c'est quelqu'un qui a une pensée complexe par rapport à nous qui comprenons pas tout. Chez le président de la République forcément, moi c'est la première question que je pose comme député, c'est le cas de tous les collègues.

Quand on voit un chef d'entreprise, la première chose qu'on lui demande, c'est euh et alors du point de vue de l'emploi, vous allez embaucher, vous allez licencier, ça reste stable, comment vous voyez les choses ? à moyen terme quoi. On demande ça pour se renseigner, pour savoir.

Elle dit "Non, le président de la République nous a pas posé la question." Je dis ça un peu en rigolant, mais c'est extrêmement grave. Vous avez le président du multinational qui quelques semaines après annonce des centaines de licenciements qui est reçu par le président de la République, la plus haute autorité républicaine dans notre pays.

Et le président de la République ne lui demande même pas s'il compte ou pas supprimer des emplois et ce qu'il compte faire d'un outil industriel qui est un outil indispensable à notre souveraineté. Et tu l'as dit, l'acier il y en a partout. Sans acier demain, on peut plus rien faire.

Un un fleuron du génie français, un fleuron territorial dans des territoires qui, tu l'as dit là aussi est très bien dit, je n'y reviens pas, qui s'effondre le jour où il y a plus ces industries, cette sidérurgie qui est là. Donc il y a deux hypothèses. Soit Emmanuel Macron est un gros nul, un amateur, il comprend rien.

C'est très grave quand même quand on est président de la République depuis 8 ans maintenant. Il faut pas écarter cette hypothèse. Soit le président de la République qui n'est pas un idiot, il a quand même réussi à berner les Français deux fois, soit le président de la République a volontairement choisi de ne pas poser la question et donc il est complice et donc il a de fait validé en ne posant pas la question, en ne cherchant même pas à influencer la décision d'Arceleur Mital, ni lui ni ensuite son ministre de l'industrie que j'ai interrogé sur la question en ne cherchant pas à convoquer les dirigeants d'Arcor Mital à essayer de trouver des solutions.

Je dis même pas à la rigueur, même si lui écarte la nationalisation mais à minima, il aurait pu les menacer de le faire, poser un rapport de force, défendre les salariés. Ce sont des citoyens qui élisent le président de la République, pas les actionnaires d'harceleur mital dont beaucoup ne sont même pas sur le territoire national. Et bien en faisant ça, en ne posant pas la question, le président de la République est complice.

Moi, j'appelle ça une haute trahison sociale et industrielle. Et je vais vous dire, ce jour-là, j'étais vraiment très fier d'avoir signé la motion de destitution que vous aviez présenté et déposée et je regrette qu'elle n'est pas abouti. Alors, je je viens sur le rapidement sur l'objet et le fond de cette commission d'enquête, mais ça me paraissait important de commencer par Harcelor Mital d'abord parce que tu es là et parce que c'est le cas qui malheureusement résume tous les autres.

Bon, on a travaillé pendant 6 mois avec donc je disais des collègues du Nouveau Front Populaire en lien étroit très fort avec les organisations syndical. On avait fait avec la CGT une proposition initiale sur l'interdiction des licenciements boursiers qui avait été adopté en commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale mais jamais inscrite à l'ordre du jour de la séance plinière. Mais c'est pas grave comme on censura le gouvernement et qu'on gouvernera.

Je compte sur le ou la ministre de de l'industrie qui arrivera de chez nous pour l'inscrire à l'ordre du jour et je la défendrai avec plaisir. Et donc on a fait cette commission d'enquête. Pourquoi ? parce que nous sommes dans une vague massive de plan de licenciement.

Il suffit de d'ouvrir n'importe quel journal de la presse locale. Alors, les grands médias en parlent très peu. Vous avez pas la une des 20h tous les soirs, mais en réalité, vous avez des vagues massives de plan de licenciement qui s'opèrent partout.

La particularité de cette vague-là et là aussi tout ça je l'invente pas, on a auditionné pendant 6 mois des experts, des sociologues, des économistes et comme le président de la commission est macroniste et moi évidemment tout sauf macroniste, les auditions étaient pluralistes. Donc on a entendu vraiment tous les points de vues. Je vous dirais d'ailleurs même même les arguments les plus qui qui me poussent à la plus grande radicalité vis-à-vis des grandes entreprises, il me viennent de la Cour des comptes.

C'est dire si on est vraiment allé aller très à gauche. Il est il est ressorti de de l'analyse qu'on fait que tous les secteurs sont concernés à la différence de précédentes vagues de licenciement. Il y a pas un secteur qui est épargné aujourd'hui par les licenciements boursiers qui est épargné par les vagues de licenciement.

Premier élément de d'analyse. Deuxième, on pouvait le prévoir ce gouvernement. Vous savez qui aurait pu prédire la crise écologique ? vous connaissez le refrain.

La réalité c'est que depuis le Covid, on sait qu'on va arriver à ça. On a eu un peu de répis parce qu'il y a eu des mesures de compensation, parce que le Covid a a décaler un peu les choses, mais ça fait des mois et des mois qu'on sait ce qui va se passer, que les pouvoirs publics sont renseignés, disposent de notes d'information, que les analystes économiques de Bercy alertent et signalent que ça va se passer, que les organisations syndicales, je parlerai tout à l'heure de démocratie économique, il y a pas plus grands experts de l'industrie française que les organisations syndicales. Dans chaque cas que j'ai eu à connaître, dans chaque situation que nous avons étudié en détail où il y a des plans de licenciement massif, à chaque fois 6 mois, 1 an, 2 ans avant, vous avez des organisations syndicales qui disent "Attention, ça va se passer comme ça." qui disent quand il y a des entreprises qui ont des difficultés, si vous continuez dans cette orientation stratégique, je pense par exemple à Auchamp, il y a une alerte 2 ans avant où les organisations syndicales chez Auchamp disent "Si vous continuez comme ça, si vous gardez la même orientation, vous allez nous expliquer qu'il faut un plan de licenciement." personne ne les a écouté, ni les directions d'entreprise évidemment, ni les pouvoirs publics et et les gouvernements successifs.

Donc donc on savait ce qui allait arriver, c'est pas une catastrophe des licenciements, c'est un choix politique qui résulte d'orientation, d'orientation économique, d'orientation stratégique, d'orientation politique. C'est une volonté politique de laisser, vous savez idéologique. On nous accuse nous toujours d'être idéologue.

Moi, j'ai aucun problème. J'adore le voilà, c'est bien d'avoir des idées quand même. C'est mieux que d'être un cynique opportuniste, crevard de première comme certains macronistes.

Mais eux, ils font l'idéologie de la vraie puisqu'il vous explique que on peut rien faire. Non, c'est la loi du marché. La main invisible va, vous savez, vous connaissez le la formule, la main invisible va réguler d'elle-même et on voit les résultats d'ailleurs, ça marche vraiment bien.

Donc ça c'est le constat qu'on fait de de départ. L'autre constat qu'on fait sur le fond maintenant de ces plans de licenciement, c'est l'absence de justification dans une grande majorité des cas. Je veux pas rentrer dans les détails trop techniques, mais aujourd'hui, on invoque à tout bout de champ le licenciement pour motif économique.

C'est quoi ? C'est-à-dire dire en gros ah bah ça va pas bien économiquement donc je licensie. C'est vrai que on peut comprendre que un secteur se casse la figure, une entreprise bah là j'ai plus de quoi payer mes salariés, comment je fais ?

En réalité, il y a souvent beaucoup d'alternatives. Je pense par exemple que on pourrait euh faire via un nouveau partage du temps de travail bien des choses qui bouleversent notre modèle économique. Je pense que on pourrait euh toujours d'abord dire qu'avant de faire un plan de licenciement, on doit vérifier qu'on verse pas de dividende à ces actionnaires et que les premiers à faire un sacrifice sont ceux qui se mettent de l'argent dans les poches du simple fait qu'ils dorment et qu'ils ont investi de l'argent dont ils avaient d'ailleurs hérité parce que ce sont quand même souvent souvent les mêmes.

Bref, imaginons même dans leur logique que difficultés économique on licencie. Sauf qu'aujourd'hui vous pouvez raconter tout et n'importe quoi avec le licenciement économique. Et donc dans les préconisations que nous faisons avec les les collègues et les camarades dans le cadre de cette commission d'enquête, c'est de mieux encadrer le motif économique du licenciement et de pouvoir le contrôler et de pouvoir le contrôler parce qu'en fait aujourd'hui on ne contrôle pas les grandes entreprises et le motif économique du licenciement, il peut être contrôlé à la fin par un juge quand tout est déjà fini, quand des gens sont déjà sur le carreau, quand des familles sont déjà dans la souffrance et des territoires sont déjà sinistrés.

Nous, on veut alors on va me dire "Vous voulez rétablir le l'autorisation administrative de licenciement ?" Et ben pourquoi pas ? Et ben pourquoi pas ?

Pourquoi pas dire "Bah oui, l'administration, l'autorité publique, elle regarde au début au tout début de la procédure, au tout début de la discussion si le licenciement pour motif économique est justifié ou pas. S'il y a vraiment une difficulté économique et ça règlera bien des problèmes." Je vais plus vite, pardon, parce que je suis déjà beaucoup trop beaucoup trop long.

Euh tout ça résulte, je parlais de choix politique, d'un affaiblissement qui dure en réalité depuis Sarkozy, qui s'est amplifié largement avec la loi commerie, qui a été encore amplifié avec les ordonnances pénico. Un affaiblissement systématique du droit du travail, des protections des salariés, euh élargissement du licenciement pour motif économique, euh barême prudomo, vous savez qui font qu'aujourd'hui une grande entreprise, elle peut calculer ce que va lui coûter un licenciement. Donc c'est vachement bien.

Faites un plan comptable et puis vous jetez les gens. Euh et donc il y a même plus de risque euh à licencier. Il y a risque pour tout le monde sauf pour les chefs d'entreprise.

Tout ça là aussi procède d'une volonté politique, vous savez, de d'alléger le code du travail. C'est les mêmes qui veulent en permanence alourdir le code pénal veulent alléger sans cesse le code du travail. Alors moi, j'aime pas les régimes globalement, ni pour moi, je suis gourmand, euh ni pour le droit parce que le droit, c'est ce qui protège et vivent les normes et vivent les normes sociales et vivent les protections des droits du travail.

Donc nous, on alourdira le code du travail. Il sera énorme le code du travail, il sera gigantesque, il sera volumineux. faudra des mois et des mois pour le lire mais comme ça il protégera tout le monde.

Et enfin, je vais très vite sur le le déséquilibre là aussi qui a été organisé entre salariés et employeurs. Euh, il y a pas de combat armes égales dans un combat contre contre les employeurs en cas de licenciement. Et enfin le gros sujet c'est évidemment tu en a parlé celui des aides publiques aux entreprises.

Alors là aussi pour comme c'est un débat que tout le monde connaît parce qu'il a été très médiatisé notamment par la l'excellente commission d'enquête qui a eu au Sénat, je veux pas vous aborber de chiffre. Je veux juste prendre un parallèle qui va parler à tout le monde. Là, on va avoir un débat à l'Assemblée nationale dans les semaines qui viennent, vous savez, sur la fraude aux aides sociales.

Le le maronnier des libéraux depuis 30 ou 40 ans qui veulent nous faire croire qu'il y a une fraude sociale qui serait gigantesque. En réalité, d'ailleurs quand on regarde le détail, Adrien Clou a très bien démontré l'autre jour sur Franfo, en réalité, c'est la fraude patronale aux euh cotisations sociales et et aux différentes prestations sociales qui est organisé. Donc, si on va sur ce qu'ils appellent la fraude sociale, c'est rien du tout.

Bref, et rien encore moins par rapport à la fraude fiscale. Mais on va nous faire ce débat là. Pourquoi ?

Pour affaiblir les protections des salariés, pour affaiblir les protections des chômeurs, pour affaiblir les protections des allocataires de minimat sociaux, pour faire des économies sur le dos des plus précaires. Bon, ça, on est habitué, on connaî. Quand j'ai auditionné la Cour des comptes, j'ai j'ai demandé à la Cour des comptes de me faire un parallèle en disant voilà les aides sociales, les aides aux entreprises.

Prenons ces deux postes de dépense pour la puissance publique. Est-ce que l'État a le même regard la même rigueur à l'égard de ces deux dépenses publiques là ? La Cour des compes dit "Mais pas du tout, monsieur le rapporteur, pas du tout.

Les aides sociales, elles sont conditionnées. Il faut voir la paperace qu'il faut remplir pour être aujourd'hui à locataire d'un certain nombre de minimats sociaux. Nous d'ailleurs, on est pour l'automaticité des droits.

Euh et euh s'il y a du autant de non recours au droit, vous avez pas beaucoup de non recours au droit aux aides public aux grandes entreprises. Par contre, aux aides sociales, beaucoup de non recours. C'est un tel enfer pour avoir ce à quoi on a droit que beaucoup de gens renoncent ou n'arrivent pas à faire les démarches.

Donc elles sont conditionnées, elles sont plafonnées. Je rappelle qu'un allocataire du RSA qui touche un billet de 50 € de sa mémée à Noël, on va lui décompter de son RSA parce qu'on va estimer que c'est un don et que finalement ça contribue à son mode de vie. Donc elles sont plafonnées, bien plafonnées, ultra plafonnées, trop plafonnées, puis elles sont surcontrôlées les aides sociales.

On va jusque dans les salles de bain des gens vérifier s'il y a deux brosses à dents parce que si vous êtes déclaré célibataire et que vous vivez avec quelqu'un, quelqu'un a passé la nuit chez vous, hop, vous êtes en couple et on vous traque et on vous criminalise. Et des fois pour 5, 10, 15 € de trop perçu, des fois pour des erreurs, quand bien même ce serait pas les erreurs. Franchement, quand on va tricher un peu pour 15 ou 20 € c'est qu'on en a besoin.

C'est qu'on en a besoin pourre et pour manger à la fin du mois et pour nourrir ses gosses. Mais on va traquer les gens, les criminaliser pour ça. Et là, vous avez des grandes entreprises.

Donc c'est tout l'inverse. Pas conditionné, open bar, pas contrôler hein, on sait pas ce qui se passe, pas plafonné. Vous n'êtes même pas capable quand vous avez le ministre de l'économie en face de vous, il n'est même pas capable, lui alors que Ber quandême il y a du monde qui travaille, de vous sortir un tableau avec combien chaque grande entreprise touche d'aide publique directe ou indirecte.

Et donc ça fait le plus gros poste de dépense de l'État. Moi, je suis pas idéologiquement contre les aides publiques aux entreprises. Je suis pour un état qui investit, un état stratège, un état qui aide des entreprises à faire la transition écologique.

Mais je suis pour qu'on le conditionne, qu'on le conditionne d'abord au maintien de l'emploi et aux embauches, qu'on le conditionne ensuite à la bonne réception qui est faite des revendications des organisations syndicales. Quand il y a une négociation salariale dans une entreprise et que l'entreprise touche les aides publics, ce sera assez légitime que la puissance publique dise "Bah, attendez, vous voulez toucher 50 millions, bah d'abord vous augmentez vos salariés." Et là, on discute et d'être un outil au service de l'intérêt général et l'intérêt général économique, donc de l'intérêt des salariés.

Voilà pourquoi nous nous proposons de faire tout l'inverse, comme ça je j'aurais peut-être l'occasion, j'ai trop long, je suis désolé, sur les aides publiques, sur la démocratie économique et ça ce sera mon point le plus important parce que je crois qu'on partage beaucoup de propositions sur renforcer les droits des salariés, leur donner un vrai pouvoir dans les conseils d'administration, pas simplement de venir écouter des choses, mais un pouvoir, un droit de véto, un droit de vétociement pour euh créer un rapport de force dans la négociation. On veut redonner des moyens à la puissance publique, par exemple dans le cas d'Arceloral pour nationaliser parce que la sidérurgie française, elle appartient aux salariés, aux ouvriers de la sidérurgie française et aux citoyens de ce pays. Elle appartient pas à des actionnaires qui ne savent même pas situé d'un Kerk sur une carte.

Et donc, il faut qu'à la puissance publique que les décideurs politiques garantent l'intérêt général, disent "Bah c'est à nous, on vous le reprend." Voilà, c'est comme ça. Et si vous voulez pas qu'on vous le reprenne, bah faites ce qu'il faut.

Nous voulons là aussi mieux contrôler les plans de licenciement, mieux les empêcher. On veut qu'il y a une puissance publique qui puisse faire les choses. Et moi, j'ai auditionné des élus locaux qui disent "Mais nous, on avait des propositions pour reprendre en société coopérative." Par exemple, chez Vancorex, il y avait l'argent, il il y avait l'argent, il y avait les pouvoirs publics locaux, il y avait une quasi unanimité politique locale.

Il y avait des organisations syndicales et même des entrepreneurs qui étaient prêts à le faire comme ça a été fait chez Durale Alex. Ce qui a manqué ces 15 jours. Ce qui a manqué c'est que le ministre de l'industrie fasse un courrier au juges, un courrier pour dire laissez-leur 15 jours.

Il a même pas voulu faire un courrier le ministre en disant moi j'interviens pas sur la justice. LOL pardon mais les mêmes qui ont darmanain garde des sauts qui vient soutenir Rashidati qui insulte les juges nous disent je vais pas faire un courrier au juges pour me porter garant au nom des salariés de Vancorex et d'Arkema. Mais quelle honte !

Mais quelle honte ! Et donc pour moi, le cœur de tout ça, le cœur du sujet, c'est euh je sais qu'on est ici euh dans chez ceux qui ont inventé la 6e République et la constituante. Il y a un sujet qui doit pour moi être au cœur de la réflexion que nous aurons sur la 6e République, c'est la démocratie économique.

Il y a pas de démocratie aboutie, il y a même pas de République au sens où on l'entend nous à gauche comme la République sociale, sans démocratie économique, c'est-à-dire sans pouvoir des salariés, des usagers, des élus locaux d'un territoire sur les entreprises de leur territoire. Une entreprise n'appartient pas à ses patrons et à ses actionnaires, même une entreprise totalement privée. Une entreprise, elle bénéficie d'un pays qui investit pour l'école, qui investit pour la santé, qui investit pour des infrastructures.

Elle bénéficie de d'un environnement de citoyens, de consommateurs, bref de gens qui forment une nation et donc un peu et même beaucoup, elle appartient à cette collectivité et à la nation. Et donc il faut que ça se traduise concrètement dans le fait de donner du pouvoir aux salariés, de donner du pouvoir aux acteurs locaux, de donner du pouvoir aussi aux citoyens quand ils sont consommateurs. Bref, j'élargi un peu le débat.

Mais donc la démocratie économique, elle doit être au cœur de nos réflexions. Par exemple, aussi pour favoriser les reprises en société coopérative. J'en ai parlé parce que on le voit hein, quand les patrons sont les salariés, bah ça se passe bien, ça marche bien et regardez ce qui se passe chez Durale Alexalex.

Ça ça a survécu et ça marche bien. Et je termine par ça, Gaet en l'a dit, ils ont les solutions, ils ont les recettes. Bah si on nationalise Arcelor Mital par exemple, euh je suis sûr que Gaetan Leco il saura exactement comment faire parce qu'il connaît bien mieux son outil de production que euh plein de gens qui sont venus nous parler en commission d'enquête avec des tableaux comptables et avec l'objectif de mieux rémunérer leurs actionnaires.

Il saura comment faire pour que ça se passe bien, que les gens soient heureux d'aller travailler et que l'entreprise fonctionne correctement. Merci Gaetan, merci Benjamin. Donc je vis je vais rebondir sur certaines certains propos.

Donc euh qu' a dit par exemple Gaetan, tu parlais de proposition de loi transpartisane. Alors, je voudrais euh rappeler que dans le cas de Vancorex que je reviendrai dessus puisque je sais pas si tout le monde est au courant de de qui était Vancorex et quelle était l'histoire de Vancorex, mais dans le cas de Vancorex, donc cette entreprise chimique euh qui est donc située à Pontclé dans le sud de Grenoble, une entreprise qui a été fondée en 1916. Donc imaginez l'histoire longue de la chimie de Vancorex et la chimie comme l'acier c'est partout.

On a la chimie partout dans notre quotidien il y a de la chimie. Et la cette plateforme chimique donc dans le pon de clé fait partie des 18 plateformes chimiques en France. Euh il y a il y avait donc Vancorc, c'est la l'entreprise la plus importante en nombre des en nombre de de de d'effectifs et c'est cette plate c'est c'est grâce à Vancorex qui avait donc une la sécurité qui était sécurité de de de personnes, sécurité aussi qui était gérée sur la plateforme parce que dans sur les plateformes chimiques en général euh ce sont toujours les grandes entreprises enfin ce sont les euh la sécurité euh le fonctionnement de [Musique] la sécurité et autres sont en fait mutualisé et c'est souvent les grandes entreprises, les entreprises les plus importantes qui qui vont gérer qui vont prendre ça en en en charge.

Et c'était donc ce plateforme, c'est des V Corex qui qui est qui avaient en charge la sécurité. Il faut savoir aussi que la plateforme chimique de cette de clé, c'est une plateforme classée CVSO seuil haut. Donc la sécurité n'est pas une petite affaire.

Donc quand la direction a avait décidé de avait annoncé la liquidation de Vancorex, les salaristes se sont mis en grève. Donc ça c'était en octobre l'année dernier et les salaristes se sont mis en grève très rapidement avec le soutien évidemment des syndicats notamment la CGT et ils ont alerté aussi sur ces comptes sur cette sur la les les conséquences notamment sociales mais aussi environnementales que ça entraînerait le le la fermeture devant Corex. Donc avec mes collègues députés du Nouvre populaire de l'Iser, nous avons nous avons soutenu évidemment cette lutte.

Nous avons essayé de peser aussi auprès du gouvernement. On a on a on a été reçu par le premier ministre Bairou à Matignon. Bon, ça a été une mascarade.

Il nous a fait croire que ils allaient nous écouter, mais au final de la la solution de la nationalisation temporaire qui aurait justement donné au salariés et au syndicat de de chercher de trouver un repreneur industriel solide et fiable et et sérieux et plus sérieux que le repreneur chinois qui était d'ailleurs le premier le concurrent principal de Vancorex. Donc on a on nous a écouté par euh je dire par courtoisie plutôt par comédie. Ensuite euh là quand on a parlé de nationalisation temporaire, ça a été écarté catégoriquement et c'est là qu'on voit le dogmatisme le dogmatisme de de de du gouvernement et de ces gens et de la Macronie et et de tous ces gens de droite.

Je dis tous ces gens de droite parce que premièrement ils ont carrément écarté le gouvernement a écarté cette solution de nationalisation temporaire alors qu'on le qu'on c'est arrivé par le passé qu'on a eu nationalisé les les chantiers naval ça était à l'époque de de Bruno Lemire donc on a pu le faire on n pas voulu ils n'ont pas voulu le faire pour pour Vancorex jugeant trop coûteux pour pour l'état premièrement deuxièmement donc on a avant que pour le le gouvernement n'accepte pas. Donc on s'est dit on va on va se tourner vers les parlementaires. Il y a une proposition de loi qui avait été déposée par les écologistes les l'écologiste et social le groupe écologiste et social à l'Assemblée nationale qui qui visait la nationalisation temporaire de Vancorex qu'on a cosigné évidemment nous la France insoumise mais la droite la droite ne l'a pas sigigné et je et je et je le dis d'autant plus que on a rencontré les députés de droite qui sont venus qui se sont tous émus et députés de droite de de l'Iser LR Macronist Ils se sont tous émus de la situation de Vancorex. un sénateur de droite et s'est même dit tiens euh c'est quand même enfin moi ça me ça me choque qu'on parle beaucoup de souveraineté et que Vancorx fait rien mais ils n'ont pas signé cette proposition noire donc c'est vraiment le pour eux c'est juste c'est c'est juste par dogmatisme par fanatisme néolibéral qui se sont dit bah non puisque c'est proposé par la gauche on ne va pas y aller alors que là il y avait des objets parce qu'il il y avait des sujets de stratégique en c'était était une question de de souveraineté nationale. parce que Vancorex en en dehors de de produire des de fabriquer des produits pour le le revêtement du sol ou pour les peintures industrielles, elle fournissait aussi des secteurs stratégiques comme le nucléaire, le la défense, l'aérospatiale. qui avait quand on quand on entend le gouvernement parler de réindustrialisation, parler de souveraineté nationale, tout était tout est tous les tous les ingrédients étaient là pour se dire que forcément le gouvernement allait allait allait venir en aide à cette entreprise et aller au moins nationaliser temporairement.

Donc il en a pas été question et le gouvernement a même minimisé la situation en faisant passer en en disant donc par en déclarant par le la voix de d'une direction. Attendez, je vais retrouver ces euh la direction, comment est-ce qu'elle s'appelait cette direction ? Enfin bref, ce sont les services du du cabinet de du du Premier ministre et qui nous ont dit que de toute façon les le nucléaire le secteur nucléaire français est est garanti.

On n pas besoin on on aura pas besoin de de garder Vancorex puisque on a trouvé un fournisseur par ailleurs, donc en Allemagne. Et ça rejoint ce que disait tout à l'heure Gaetan parce que d'accord c'est un c'est un c'est un partenaire enf on fait partie de l'Union européenne mais la la géopolitique la situation géopolitique est est de est d'une telle instabilité qu'on n pas on n' pas le droit de de céder notre souveraineté nationale surtout sur des sujets sur des sur des matières des des domaines aussi cruciaux que la chimie et que l'acier avec harcèor m donc ils nous ont en fait je je pardonnez-moi mais vraiment balader pour au final ne pas soutenir ne pas soutenir Vancorex. Donc en avril 2025 Vancorex a été vendu donc racheté par le son concurrent principal One Wan W un concurrent chinois.

Et le pire c'est que les brevets, donc 80 ans d'histoire de la chimie, les brevets ont été ont été cédés pour un euros symbolique. Donc tout le savoir-faire, tout le savoir-faire, tout notre savoir-faire de de plusieurs centaines d'années ont été complètement détruits, les brevets cédés et on parle encore de souveraineté nationale et de réindustrialisation. Donc c'est vraiment du baratin.

Il n'y a aucune volonté de de garder nos industries chez nous. aucune volonté de de finalement de nous garantir une soureté nationale. Parce que de toute façon quand on les entend, ils nous disent "Oui, non, quand on parle de soineté nationale, il vont nous dire oui, c'est au niveau de l'Europe." Mais nous l'Europe, on ne sait on ne quand on regarde actuellement l'histoire, enfin l'histoire géopolitique, on ne sait pas de quoi de quoi sera fait l'Europe demain.

En revanche, nous on sait comment on devrait on devrait savoir comment nous se nous nous protéger en France et protéger nos industries. Et et je terminerai par par deux choses. D'abord, effectivement, le les la destruction des emplois, ce n'est pas juste une entreprise qui ferme, c'est aussi tout un territoire qui est qui est sinistré parce que il y a le boulanger, le la coiffeuse ou le coiffeur, il y a toute, il y a les écoles qui vont fermer.

S'il n'y a pas d'entreprise, s'il n'y a pas de vie dans une dans dans sur nos territoires, et ben ça va ça ça aller çav à à à être sinistré et et les gens et du coup nos nos territoires nos nos campagnes, elles vont se vider et ou alors elles vont se vider où ça où elles deviendront des dortoirs. Donc c'estàd que des cités dortoirs, il n'y aura plus de vie dans ces dans nos territoires. Et je voudrais revenir aussi sur ce que disait euh Benjamin parce que c'est vrai que quand on regarde les les centaines de milliards d'euros qui sont dépensées, qui sont euh de versé donnés au au aux entreprises sans même vérifier l'efficacité de de ce qu'ils ont ce qu'ils font de cet argent et l'efficacité de ces aides publiques.

Et à côté de ça, on on vient nous parler de de fraude social qui est un maronnier des des de la droite mais aussi du Rassemblement national. Parce que l'extrême droite aussi eux à aucun moment ils parlent d'évasion fiscale. À aucun moment ça le ça les dérange ces ces aides publiques, c'est c'est ce pognon de dingue qui est versé aux entreprises.

Non, ils vont faire toujours ils vont toujours faire une fixation sur les les aides sociales alors que ça représente peinut dans le budget par rapport dans le le PIB par rapport au au à l'argent qui est à l'aide publique, à l'argent public qui est versé aux entreprises. Donc il faut changer de politique évidemment. Oui, la censure évidemment, il faudra la la voter et j'espère et j'espère que nous serons nombreux et qu'elle passera euh parce que ce gouvernement premièrement, il est illégitime et je et je le répète parce qu'il faut le répéter parce que plus on avance dans le temps, plus on nous impose un gouvernement qu'on se pose même plus la question ce gouvernement est-ce qu'on l' on l'a voulu ?

Mais on ne l'a pas voulu. La majorité des Français ne voulaient pas de ce gouvernement. On ne voulait plus de Macron. ne voulait plus de sa politique et il l'impose comme un un une un j'allais dire un roi mais mais complètement en tout cas antidémocratique.

On n'est plus dans une démocratie quand un gouvernement impose quand un président impose euh une une politique et un gouvernement qui n'a pas le consentement du peuple. Il n'a pas le consentement du peuple. Donc évidemment donc il impose et ça va être et on le voit la violence dans laquelle il l'impose.

Il y a eu des 493 qui se sont qui se sont multipliés et puis avec le le le plan de Bairou ça va être encore plus sanglant. Euh je voudrais terminer sur voilà donc c'est ces fermetures de d'entreprise. Benjamin l'a dit, je terminerai là-dessus. c'est que c'est vraiment la preuve donc de l'échec de la politique de l'offre.

Donc la main invisible du marché, ça n'existe pas. les fermetures d'entreprise ne sont ne sont pas une fatalité, tu l'as dit, mais c'est vrai, elles sont organisées et c'est pour ça qu'il faut revenir à un état stratège qui met en place une véritable politique industrielle basée sur la planification écologique à partir de nos besoins et qu'il faut rompre aussi avec le libre échange le tout marché et prendre des mesures protectionnistes au niveau national qu'il faut protéger les secteurs stratégiques et relancer l'économie aux moyens d'aide politique mais conditionnés à les à des engagements en matière d'emploi et de transition écologique comme tu l'as dit hein et il faut tu l'as dit également renforcer le pouvoir des salariés dans la gestion des entreprises. Vous sa ce que nous nous mettrons en place le jour nous serons au pouvoir mais en attendant il faut changer les règles et c'est pourquoi nous avons avec Mathilde Panot et mon groupe La France insoumise déposer une proposition de loi pour interdire les licenciements de les licenciements pour au motifs économiques.

Donc ce sont des licenciements abusifs parce que comme tu le disais, on on licencie à tous les licenciements sont pour des motifs économiques. Pour autant, ces entreprises, elles ne sont pas elles elles toujours elles continuent de de distribuer des dividendes aux actionnaires ou en tout cas certaines certaines de leurs filiales. Donc il faut mettre fin au licenciement économique abusif dans les dans les dans les grandes entreprises. mettre fin au versement de crédit d'impôt recherche, du crédit d'impôt compétitivité emploi à des exonérations de cotisation sociale pour 5 ans en cas de licenciement économique abusif.

C'est ce que nous proposons cette dans cette proposition loi parce qu'il faut il faut changer les règles maintenant parce que ce qu'on a ce qu'on a vécu depuis ce qu'on vit depuis depuis septembre 2000 2024, ça va encore ça va encore se produire si on les laisse faire. Parce que quand on entend quand quand on entend le gouvernement, c'est moi je me souviens et je terminerai là-dessus, je me souviens d'une d'une audition en commission des affaires économiques. Il y avait donc Antoine Antoine Armand qui était l'effèire ministre de l'économie de l'industrie qui nous avait laissé laissé entendre que les les les fermetures de d'entreprise c'est une sorte de sélection naturelle.

Il y a des entreprises qui ferment et puis il y a d'autres qui qui réouvent. Voilà, c'est comme ça. C'est la loi du marché, c'est la vie économique, c'est ainsi.

Alors que non, c'est complètement organisé et qu'on peut faire autrement. Et donc oui, nous ferons autrement et nous savons comment faire pour euh pour protéger nos industries, pour protéger nos emplois et pour garantir aussi une la une vitalité sur nos territoires. Donc s'il y a des questions.

Bonjour et merci pour ces interventions. Euh j'ai beaucoup apprécié votre première intervention parce que ça a fait écho à beaucoup de choses qu'on voit partout malheureusement dans plein d'autres types d'entreprises. Moi, je fais partie d'une industrie beaucoup plus petite que la vôtre.

Mais ça fonctionne exactement pareil, l'Inde, la Pologne. Euh la différence qu'il y a, c'est que nous on n' pas de plans sociaux. On nous parle plutôt d'érosion naturelle.

Donc ça fait pas partie des chiffres que vous avez cité en introduction. Pourtant, la réalité c'est la même. Euh, ça fait aussi le lien avec une autre conférence qui a en ce moment sur les morts au travail en France, sur les fraudes dont vous avez parlé, les fraudes sociales.

On nous a dit il y a quelques mois que il y avait beaucoup trop d'arrêt de travail, d'arrêts maladie et que les gens fraudent. Bah en fait, c'est aussi que les gens qui restent au travail, ils sont dans des conditions, ils en peuvent plus. Il y a des burnout, ça fait des maladies professionnelles.

Donc toute la qualité de vie au travail pour les gens qui restent sur les quelques emplois qui restent n'est pas bonne. Ça veut dire aussi que le manque d'investissement rapproche de plus en plus le risque d'accident industriel sur notre territoire. Si on compare à la Pologne, la Pologne, ils ont eu plein d'investissements dans les 20 dernières années.

On leur a construit des sites tout neufs. C'est sûr que nous notre outil, il est pas de la même qualité. Donc c'est pas forcément pour des motifs économiques pour moi que les sociétés partent.

C'est aussi enfin motif économique au sens où ça coûte moins cher ailleurs. C'est aussi parce que là-bas ils ont construit neuf alors qu'ils ont désinvesti chez nous depuis des années. Euh et par j'avais plusieurs questions.

La première c'est il me semble que quand on fait des réunions de CSE, les compes-rendus sont envoyés à l'inspection du travail. Vous avez dit que souvent plusieurs années auparavant les élus démontraient que la stratégie allait pas dans le bon sens. À quel moment ces instances peuvent intervenir pour poser des questions s'il y a des gros désaccords et si manifestement ça va pas dans le bon sens ?

Ça c'est le premier point. Euh ensuite, vous parlez beaucoup de nationalisé ou de subvention des entreprises, mais il me semble que c'est il y a un certain nombre d'entreprises nationalisées pour lesquelles ça fonctionne pas forcément beaucoup mieux. Ou alors, il y a eu des instructions de l'Union européenne de défaire des monopoles.

Donc, est-ce que c'est vraiment une solution ? Est-ce que la solution c'est pas plutôt de redonner comme vous l'avez aussi évoqué mais plus de place aux salariés dans les décisions d'entreprise euh avec des parts euh un nombre de parts minimum par exemple des sociétés de la société qui devrait appartenir au salariés pour garantir leur poids dans les décisions. Euh je sais que dans certains pays, il y a aussi un au moins 50 % de la valeur de l'entreprise qui doit être détenue sur le territoire national. ce qui garantit quand même un minimum d'intérêt et de gestion en local plutôt que par des gens qui sont très loin qu'on voit jamais et qui prennent des décisions sur des tableaux Excel sans qu'on ait aucune prise dessus.

Voilà, ça fait beaucoup de choses mais je vous remercie. On va essayer d'alterner un homme une femme si ça vous parle. Oui.

Christian du du Menelir, je suis l'ancien coordinateur faux du groupe ATOS. Et mon premier mandat, moi je l'ai eu en 82. Voilà.

Et je voudrais revenir au préalable sur les chiffres d'évolution de l'industrie en France puisque il y a un rapport de de Jean Jean Castex ou demandé par Jean Castex quand il était premier ministre à France Stratégie qui sur l'évolution de l'industrie depuis 1974. Le rapport indique que 2 millions et demi d'emploi ont été ont disparu. Pardon. de c de 1974 à 2014 et que la moitié des usines ont fermé.

Euh depuis, ben comme vous l'avez indiqué, la désastorisation a s'est poursuivie. Euh à l'époque, en 2020, il était question de d'une part du de l'industrie dans le PIB de 13 % et j'ai entendu récemment Éric Cocrel indiquer qu'on était passé en dessous de 10 %. Donc ce qui montre bien que la euh la disparition l'industrie s'est poursuivie tout au long de ces années.

Euh donc Atos produit euh dans son sein le l'ancien groupe Bull qui fabrique des super calculateurs euh qui sont dans tous les data centers enfin pas dans tous mais une grande partie de ces machines et sont donc utilisées dans les data centers. Ce donc des éléments essentiels euh du calcul scientifique qui est de plus en plus nécessaire est une une question de souveraineté nationale pour notre industrie. À titre d'exemple, les crash tests des des voitures euh se font pratiquement plus sont tous faits par simulation maintenant donc ou pour la plupart en tous les cas.

Donc c'est une question centrale. Euh et donc cette question de de se bagarrer comme l'a souligné Gaetan pour Arcital est donc absolument indispensable. Alors non seulement pour son industrie mais aussi pour l'industrie informatique électronique et puis pour tout tout à d'autres filières.

Moi, il me semble que avec 211 milliards d'aide publiques aux entreprises qui vont engraisser royalement des actionnaires qui n'en ont pas besoin, une grande partie de cet argent pourrait permettre à l'État de reprendre le contrôle des filières indispensables euh à aux productions vitales pour la population et donc permettre aussi de les planifier euh de les planifier et pas soumettre l'avenir de toutes ces de toutes ces filières. industriel au bon vouloir des des actionnaires qui n'ont eux qu'un qu'un but c'est de se mettre des sous plein les poches. Donc voilà, je pense que donc j'en profite quand même pour apporter mon soutien aux camarades de la CGT parce que j'ai vécu ça moi à partir des années 90, j'ai passé une grande partie de mes mandats sénicaux à être confronté à des plans de licenciement.

Euh donc c'est extrêmement euh extrêmement brutal et stressant et puis très inquiétant pour les pour les familles qui sont concernées. Je pense que euh on donc la la confédération par exemple a appelé à à lancer un préavis de grève à partir du 1er septembre. Bah je pense que l'ensemble des confédérations euh bah pourrait se embrayer là-dessus.

Euh et puis je pense aussi puisqueil y a un mouvement citoyen qui se lance le le 10 septembre et bien c'est que l'ensemble des confédérations rejoignent ce mouvement celle de faud de la CGT et les autres bien évidemment et donc que qu'on ait un mouvement puissant qui mette non seulement la question des services publics, la question de l'hôpital, la question des retraites, la question de l'assurance chômage, mais aussi la question de l'industrie et de la reprise du contrôle par l'État d'une grande partie ou des principales filières industrielles du pays de façon à à redonner du boulot aux 5 millions de chômeurs aujourd'hui qui sont confrontés au travail précaire aux période de travail précaire aux période de comment dire de de de de chômage un vrai travail en CDI qui leur permett de vivre correctement jusqu'au bout Oui. Bonjour Xavier du d'Aldos. Je travaille dans les multinationales depuis 45 ans où j'ai eu l'occasion de participer aux délocalisations puisque les multinationales ont des entreprises partout et comme disait la dame à côté en fait on fait de l'érosion plutôt que de c'est pas forcément un processus rapide c'est un processus lent.

C'est-à-dire que à partir de 1987, je travaille dans multinationale américaine. Ils ont sorti WFR, c'està dire World Wide Focus Relocation. C'est c'était une méthode organisée par Howard pour dire que pour être plus efficace, il faut vendre le moins cher possible.

Pour rendre le moins cher possible, il faut fabriquer plus de quantité et il faut fabriquer là où c'est le plus économique à fabriquer. Mais le marché est global et mondial et il faut avoir un seul produit. Et à part de là, la mondialisation s'est mis en place et chaque entreprise où j'étais donc américaine, française, allemande et japonaise ont utilisé le même principe.

Chacun allit délocaliser ailleurs, surtout en Europe, dans les pays de l'Est, la Pologne, la République tchèque, la Rouie et puis pour pour la l'Amérique du l'Amérique, c'était plutôt le Mexique. Aujourd'hui, je travaille dans une multinationale allemande. On a que des entreprises au Mexique et des entreprises en Inde et en Chine et et dans les pays de l'Est.

On avait il y a 20 ans tout plein d'entreprises en Europe de l'Ouest, zéro. Fini, c'est terminé. Et ce qui veut dire en clair, il faut le le mal à commencer enfin pour nous en 1987 par cette méthode, bah il faut lancer une méthode similaire pour contrer cette méthode.

Et donc c'est ce qu'on appelle le mondialisme qui s'est mis en place. Et chaque actionnaire quand on tra une entreprise, l'objectif c'est simplement à tous les employés qui travaillent dans ce secteur, on leur dit vous devez faire 10 % de bénéfices net, vous devez faire une croissance de 2 %. Vous avez des usines partout.

Vous vous démerdez, les clients ils veulent acheter moins cher. Donc c'était l'anci quand il achète quelque chose, il dit non non vous fabriquez ça où ? Non vous fabriquez ça en France, c'est pas la peine.

J'ai un électrique à Buc qui fabrique des machines médicales. Il dit si vous fabriquez en France, j'achète pas chez vous. C'est c'est comme ça.

Donc tout ça, il faut plus l'autoriser cette notion là. C'est pour ça que c'est c'est tellement ancré dans les gens, il faut pas croire, c'est tout un système de gens qui travaillent et qu'on fait cette éion euh progressif. On fait d'abord une usine à côté avec les mêmes machines et puis au fur et à mesure c'est cette production qui part, puis c'est celle-là qui part puis c'est celle-là et à la fin il y a plus rien.

Voilà. Oui. Oui.

Bonjour tout le monde. Oui. Je voudrais savoir si il y a pas une meilleure garantie par rapport au délocalisation si c'était les sal les salariés feraient des coopératives quand il y a des problèmes dans des entreprises parce que si jamais on venait au pouvoir l'expérience historique prouve que ils feront tout pour délocaliser pour saboter les entreprises encore plus que maintenant et je pense qu'il faudrait aussi une meilleure adéquation entre le les besoins de la population et besoins national pour la production et pas que ça soit produire pour produire par rapport à la mondialisation, des choses comme ça.

Et vu la productivité quand même dans nos pays, je pense je crois que on peut travailler mi-journée, une demi-journée et le reste du temps travailler par exemple pour les associations, pour enfin un système comme ça comme Friot, ça permettrait parce qu'il y aurait de donner du travail pour tous parce que sinon vu le machinisme, il n'y a pas de travail pour tous. Vous voulez Est-ce que vous voulez déjà répondre ? On continue de prendre des questions continu et posez bien des questions et plutôt assez courtes pour que tout le monde puisse s'exprimer s'il vous plaît.

Merci beaucoup. Euh Ah, je m'excuse déjà d'avant si Ouais, merci. Je m'excuse déjà d'avant si ma question elle est un peu naif parce que je j'essaie de me former sur tout ce qui est syndicat et parce que j'ai des formations plus sur l'écologie et d'autres trucs à la base.

Euh et en fait j'ai je suis coanimateur d' G1 en Angleterre et les camarades anglais ils me disent toujours ouais mais c'est quoi votre tradition anarchyndicale en France ? Ils comprennent pas qu'en fait les la France insoumise ne travaille pas de manière plus étroite avec les syndicats et je pense que la question de la non coordination sur la manife du 10 septembre en est témoins. Du coup, ma question ça serait comment on peut faire pour que la France insoumise elle travaille plus en en lien avec les syndicats et par exemple comment est-ce que la France insoumise peut former ses ces membres qui essayent de de rentrer dans les syndicats pour se former mais aussi juste pour apprendre sur les syndicats euh parce que je sais pas l'ILB par exemple c'est c'est bien mais il y a j'ai pas l'impression que ou alors j'ai pas trouvé ou voilà donc je m'excuse encore si je sais pas et que ça existe, mais une formation pour à la France assomie spécialisé là-dessus quoi.

Voilà, ça serait ma question. Merci. Alors, bonjour à tous.

Merci pour les interventions diverse. Euh moi, je travaille dans l'industrie plastique et euh ce que je voudrais dire, c'est que j'ai rejoint une entreprise il y a un an et demi maintenant, peut-être deux. Euh on avait des productions stratégiques et historiquement et ils ont petit à petit démantelé toutes nos productions.

C'est-à-dire par exemple qu'on avait un secteur qu'on appelait la LEPE où on avait des chaudronniers plastiques qui fabriquaient notamment des immenses cuves qui servaient au refroidissement des centrales nucléaires et aujourd'hui ils ont démantelé cette production. Donc en France aujourd'hui, on n plus capable de fabriquer, on était la seule usine en France à faire ça. Et en France aujourd'hui, on n'est plus capable de fabriquer ces grosses cuves pour refroidir les centrales nucléaires.

Voilà. Donc donc ça c'est en fait le le fait de la financiarisation de l'économie et je pense qu'on l'a pas dit qu'on le dit pas assez. Euh donc ensuite la deuxième étape, on avait aussi euh ce qu'on appelait l'oldiplast nous.

Donc c'était des roulantes d'infirmières qu'on voit beaucoup dans les hôpitaux. Donc un autre fond de pension est arrivé a racheté notre usine. Donc bon, c'est ce qu'on appelle des LMBO en fait.

On achète avec de la dette et on se rembourse sur l'entreprise petit à petit en détruisant tout sur son passage. Donc donc aujourd'hui en France pareil, ils ont ils ont vendu ce qu'on appelait le l'outil de production pour faire les hold, donc les roulantes d'infirmière. Donc aujourd'hui, on sait plus faire ça non plus.

La production est partie en Afrique et euh là, on en est arrivé à un tel point où l'outil de production même est menacé. Donc, ils sont en train de tout de tout détruire sur leur passage littéralement. Et euh là, la veille du 1er mai, ils nous ont annoncé être qu'on est racheté par un groupe américain.

Donc euh je me demande comment ça va se terminer. Je suis très inquiet de la situation et je voulais savoir comment ils vendent ça à l'intérieur. Si on a des clés pour savoir comment ils nous vendent ça à l'intérieur dans dans dans leur stratégie de de nous dire mais vous inquiétez pas.

Enfin bref, voilà. Et pour terminer, je vais je m'excuse un peu d'être un peu long. Euh euh ce que je veux dire, c'est que on a l'impression d'être impuissant en fait face à face à face à eux.

On a l'impression que c'est des monstres énormes mais en fait on se rend compte si on gratte un peu qu'ils ont extrêmement peur dès qu'il y a une voix qui s'élève. Voilà. Merci à tous.

Compléter. Euh, attendez que je reprends mes notes. Je vais commencer par madame là-bas.

Euh et tu il y a euh il y a une dizaine d'années, ils ont commencé chez nous à démanteler le service informatique. Après le service à chauve mais sans faire de PSE, sans licenciement, tout ce qui est fonction transverse, ils ont commencé petit à petit à localiser en Pologne en Inde. Mais là, ils sont arrivés qu'on va dire en bout de souffle de ce qu'il pouvaient faire sans PSE.

Et ce qui vous arrive chez vous, la suite c'est la suite logique, ça sera à PSE. euh dans quelques années malheureusement. Voilà.

Après pour rebondir sur l'inspection du travail parce que nous on travaille régulièrement avec elle, ils sont complètement débordés. Ils sont je sais plus 1600 1800 en France pour l'ensemble du pays. Ils sont complètement débordés.

Donc les PV comme les règlements intérieurs des CSE, ils les reçoivent mais ils sont classés mais ils sont pas. Voilà, ils sont complètement débordés. parce que ça fait des années des années qu'on qu'on tire bah qu'on tire dans les emplois, qu'on leur supprime des postes et des postes et des postes et ça pour conséquence qui bah ils ils sont dépassés et qu'il y a de plus en plus d'accidents mortels et ça nous on le voit chez nous rien qu'en 2015, rien que sur le site de Dquer quand on en a eu trois trois accidents mortels du travail, c'est énorme.

Pour anecdote, petite parenthèse, ça fait des années voir des décennies qu'on se bat pour avec les famille qu'ils ont perdu un enfant, un mari ou un fils pour faire reconnaître la faute de l'employeur. Et ça fait des années, des années, voir des décennies que les dossiers sont dans le tiroir du magistrat ou du procureur et rien n'avance. Voilà.

Donc on se bat un peu le pot de fer contre le pot de terre. Voilà. Euh ensuite nationaliser, bah le problème c'est que nous c'est une entreprise, c'est pas une entreprise à million, c'est une entreprise à milliards.

Donc une COP, ça va être un peu compliqué. C'est c'est ça va être un peu compliqué. Euh pourquoi nationaliser ? nationaliser parce que nous on pense bah c'est pas qu'on pense c'est qu'on est sûr de ce qu'on dit parce que c'est suite au rapport qu'on a qu'on a fait avec les deux économistes c'est que l'eau comme l'électricité comme le gaz ça do l'acier devrait être un bien commun voilà donc nous on pense ça devrait être un bien commun donc c'est pour ça que nous à la CGT on réclame pas nous on on voit beaucoup plus loin que ça parce que c'est l'ensemble de laorgie européenne qui est menacé Tisen Group qui est allemand Tata Style euh on On a euh Asco Métal qui est en difficulté là dernière nouvelle nos camarades de Valdune qu'ils étaient théoriquement sauvés il y a un an par un groupe britannique bah les premiers 80 millions d'investissements ils vont pas les faire donc eux aussi une nouvelle fois ils vont ils vont être en difficulté donc c'est l'ensemble de l'Assci européen qui représente 300000 emplois direct qui est menacé donc c'est pour ça que la CGT réclame un pôle européen de l'acier public.

Voilà. Donc ça c'est une revendication de la CGT parce qu'on se bat pas simplement pour euh nos camarades travailleurs euh français mais aussi pour nos camarades européens parce qu'on est tous dans le même bateau. Voilà.

Euh ensuite bah je souhaite que l'appel de nos camarades de FO soit suivi le 1er septembre mais j'y crois pas du tout sur notre site parce que chez nous ils ont plus tendance à remplacer les grévistes. Donc donc mais bon c'est mais je parle de mon site après mais c'est un CGT métau. Ils sont très à droite hein même très à droite.

Bon bref euh et puis euh puis après le le camarade là qui posait la question syndicat et politique, c'est peut-être un problème franco-français, c'est peut-être mais ça c'est vrai par vécu. Mélanger syndicat et politique dans un syndicat, ça fait pas bon ménage. Voilà, parce que à la CGT, on a du PC, on a du LFI, on a on a du PS, on a du LO.

PS, il y en a pas beaucoup mais bon, il y en a quelques-uns quand même. Euh mais c'est voilà, c'est compliqué parce que on a Sadico qui rassemble beaucoup donc c'est un peu compliqué. Et puis bah comme tu disais le camarade pour l'industrie plastique euh bah c'est leur stratégie hein démentel.

Nous mital façon son objectif c'était de piller nos brevets. Là il est en train de nous laisser crever. Il y avait 6 pu dans les outils.

De toute façon, c'est leur stratégie. Ils avaient 6 pu dans les outils comme ça après ils vont dire bah l'outil ne fonctionne plus. Bah on met la clé sous la porte et puis voilà tout simplement.

Ça marche. Euh bon, Gaetan a a répondu sur bien des sujets essentiel important. Je vais essayer de je je ne vais pas redire ce qu'il a dit, donc pas répondre sur les points sur lesquels il a répondu.

Apporter quelques petits éléments. Euh j'ai entendu des choses qui m'ont fait très plaisir sur le le besoin de changer de modèle euh sur la réduction du temps de travail. Donc je vais comme ça élargir un peu le sujet parce qu'au fond c'est la même c'est la même question.

À force, et c'est peut-être le le résumé un peu de de moi ce que j'ai vécu dans cette commission d'enquête et à force de d'auditionner des gens qui ont des idées horribles où ils voudraient toujours que les salariés français euh dans leur esprit entre guillemets coûtent le moins cher, soit le plus corvéable, soit et le moins de protection et cetera, à force d'être sur la résistance euh à tous les reculs qu'on veut nous imposer, on n'oublie peut-être parfois pas ici, mais le débat dans le débat public, il est très souvent oublié l'idée que quand même le but et l'objectif d'une société humaine et le but et l'objectif d'une République comme la nôtre, c'est le progrès, c'est de vivre mieux. C'est que la génération qui vient vive mieux que la précédente. Et donc, nous sommes nous dans cette responsabilité là aujourd'hui de porter pas simplement l'idée que on veut combattre tous ces reculs, on veut combattre cette organisation de l'économie injuste et brutale, mais qu'on veut aller vers du mieux.

Vers le mieux, c'est quoi ? Je suis pour les 32 heures. Le partage du temps de travail à l'échelle de la semaine, de la carrière, de la vie et donc la retraite à 60 ans.

C'est dans les batailles prioritaire que nous avons, il y a l'abrogation de la réforme borne et une nouvelle réforme des retraites euh qui nous permettent de profiter de ce ce temps de la vie qui est précieux pour pour l'engagement bénévole associatif pour tout simplement respirer et se reposer quand on a eu un un métier un métier pénible et pas d'ailleurs que quand on a eu un métier pénible. Il y a des gens qui ont des métiers qui disent "J'en ai pas souffert mais il fallait que j'arrête quoi." C'est bien, c'est j'ai fait mon temps.

Bon euh donc ça c'est un combat essentiel pour nous et ça me fait plaisir de l'entendre. Euh nous allons commémorer l'année prochaine en 2026 les 90 ans du premier Front populaire qui a arraché par la lutte et ça permettra de répondre à la question syndicat politique. Là aussi sans sans sans m'étendre trop là-dessus mais qu'est-ce qui a fonctionné ? 36 c'est quand même le dernier grand moment.

Enfin, c'est l'un des grands moments, en tout cas, c'est le moment dans l'histoire républicaine française où on a arraché le plus de conquêtes dont on bénéficie encore aujourd'hui et qui ont le plus marqué durablement notre vie politique. Et c'est ce qui d'ailleurs à l'époque nous a permis d'échapper au fascisme qui triomphe chez un certain nombre de nos voisins et qui ne l'emporte pas parce qu'il y a un front populaire en France qui se constitue comme un outil de résistance mais qui et ça rejoint la question sur l'organisation syndicale mais qui est aussi à moment donné un déboucher politique à un mouvement social parce que et je sais plus qui l'a dit tout à l'heure mais euh il suffit pas qu'on gagne. J'aimerais que on vous dise là voilà on fait tomber le gouvernement on gouverne il y a des législatives où il dissous on a une majorité absolue.

Ça règlera pas tout parce que là aussi ça a été dit par d'autres. Des fois on se sent bien faible et bien petit. Il y a en face de nous des forces très organisées, très puissantes euh et même avec la meilleure volonté du monde.

Déjà, il y en a beaucoup qui ont renié, qui ont trahi dans l'exercice du pouvoir. Donc euh la meilleure garantie qu'il y a pas de trahison dans l'exercice du pouvoir et la meilleure garantie qu'on va le plus loin possible, c'est quand il y a un mouvement social, des organisations syndicales, une société engagée puissante qui ne lâche rien et qui non seulement tire toujours sur ceux qui sont au pouvoir et aux responsabilités et puis qui surtout posent le rapport de force avec les forces de l'argent et du patronat. Et donc effectivement, les grandes conquêtes républicaines et sociales dans ce pays, elles viennent pas simplement de l'élection.

Et bien, je suis un démocrate, l'élection, elle est indispensable. Euh il faut qu'on gagne euh les prochaines élections et qu'on les provoque le plus vite possible, d'ailleurs parce que chaque jour qui passe avec ce ce pouvoir est un jour perdu pour la sudérurgie, pour les droits des travailleurs, pour la justice et la solidarité. Mais ça ne suffira pas parce qu'on voit bien les forces qu'on a en face de nous.

Et regardez, l'extrême droite s'y trompe pas. On a parlé de du 10 septembre. l'extrême droite.

Ah là, vous avez tous les députés Ren qui se succèdent sur les plateaux pour dire non nous on y va pas, qu'est-ce que c'est que ce truc et cetera. L'extrême droite retombe toujours sur ses patates. CPAD c'est quoi ?

C'est l'alliance historique entre le fascisme et le grand patronat. Des gens qui disaient dans les années 30 plutôt Hitler que le Front populaire. Des gens qui je rappelle que le MEDF a invité Mario Maréchal à cette université d'été il y a de ou 3 ans de cela.

C'est-à-dire que vous avez, comme ce qu'a fait Trump aux États-Unis, l'alliance entre ceux qui veulent le fascisme, le nationalisme, le racisme, l'islamophobie et l'autoritarisme euh et l'ultralibéralisme et tout ça converge. Et donc on est dans un moment de grande clarification aussi de ce point de vue-là. Euh et donc ça dit que la bataille contre l'extrême droite, elle est aussi euh dans le fait de tu disais, il y a parfois des gens très très à droite euh euh et effectivement ce qui se passe d'un point de vue industriel euh et l'absence de de réponse forte des pouvoirs publics à jeté dans les bras de l'extrême droite des millions de gens.

Mais à nous aussi de leur dire aujourd'hui l'assurance vie de François Baou et du Médev s'appelle Marine Le Pen et Jordan Bardella. Les meilleurs alliés de l'austérité aujourd'hui sont Jordan Bardela et Marine Le Pen parce que si ils avaient censuré François Bairou aujourd'hui il y aurait pas de budget de François Baou. Bon donc et effectivement qui l'a fait après.

Mais donc c'est pour ça que je le dis et je le redis parce que la question est posée de nos camarades socialistes. Pour ça je redis moi j'appelle et on appelle je pense tous à ce que tout le monde tous ceux qui pensent que il faut autre chose que de l'austérité dans ce pays euh doivent voter la censure à la rentrée ? Là il y a plus d'excuses possible.

Il y en a déjà pas beaucoup la fois dernière, mais là il y en a encore moins. Bref, tout ça pour dire pour répondre à à la question qui a été posée qu'on a besoin nous aussi de euh de de d'un mouvement social puissant. C'est pour ça je disais, j'ai commencé tout à l'heure en disant Gaetan Leco et ses camarades sont un modèle parce qu'au fond bah il voilà ils ont passer la commande de ce qu'il fallait qu'on fasse.

Il nous a dit Gaetan, vous votre responsabilité responsable politique c'est de vous mettre autour d'une table de faire une loi de nationalisation de la déposer, de la voter et de l'appliquer. Voilà, elle est là la commande, elle est simple. Et c'est ça qui est sain dans une démocratie.

C'est ça que Macron a abîmé quand il a piétiné le mouvement social et syndical au moment de la réforme des retraites. Les mêmes d'ailleurs Valérie Yeyé qui nous dit euh hier Valéri, je sais pas si vous souvenez, c'est la tête de liste macroniste aux européennes juste parce que même moi j'avais oublié euh qui dit "Ouais, le 10 septembre, ouais mais c'est c'est moi je préfère quand c'est des organisations syndicales, des parlementaires, on sait pas qui sont les interlocuteurs. Enfin, c'est eux qui ont pas écouté une seule fois les orgas syndicales au moment de la réforme des retraites.

C'est eux qui n'ont pas écouté les orgas syndicales chez Vancorex, chez Arcelor Mital et c'est eux qui ont fait je ne sais plus combien de 493 qui ont fait que le Parlement on n'a jamais pu voter un budget depuis 2022. Bon donc faut remettre de la démocratie partout. La démocratie, je le disais, c'est aussi la démocratie économique et la démocratie sociale.

Et donc je ne saurais que trop vous encourager à vous engager de façon syndicale et à ce que la gauche gagne ou pas et même et surtout quand elle a gagné le mouvement social, il est indispensable pour aller arracher des grandes conquêtes. Tout à fait. Donc c'est le du coup, il me donne le mot de la fin.

Il y a effectivement le 10 septembre, il y a des citoyens qui appelle à bloquer le pays. Alors, il y a des boucles des télégrammes qui existent. Moi, je vous encourage à à y participer parce que ben parce queon a un gouvernement en face de nous qui est prêt à tout.

Qui est prêt à tout. Et si euh si personne ne bouge, alors nous on bougera, nous on fera ce notre travail parlementaire à l'Assemblée nationale, on fera ce qu'on pourra faire et ce qui nous permettra ce qui nous permettront eux en face de qu'on qu'on fasse parce qu'on a bien vu ces dernières ces derniers temps avec la loi du plomb où ils ont pour une première fois dans l'histoire de la 5e République euh ils ont eux-mêmes déposé une motion de rejet sur leur propre texte. Donc, ils sont prêts à attendre les les règles de la 5e République, de la 5e cette constitution pour arriver à leur à leur fin.

Donc oui, nous on fera notre travail parlementaire mais je pense que oui, ce que ce que dit Benjamin, je suis tout à fait d'accord, il faut aussi un soutien populaire, il faut que le peuple aussi français, il faut que les français et les françaises eux aussi ils ils descendent dans la rue et qu'il et qu'il montrent leur mécontentement. Ils montrent leur mécontentement. Et il y a des il y a des élections une fois tous les tous les 5 ans.

Ça ce n'est pas parce que et je suis tout à fait d'accord avec Benin, ce n'est pas parce que le jour où on est au pouvoir qu'il faudra arrêter aussi de manifester. Non, il faudra toujours être là parce que vous êtes C'est le peuple qui est le qui qui est le garant. C'est le c'est et c'est lui c'est lui qui est souverain.

Donc toujours être là à rappeler à rappeler que c'est que c'est le peuple qui est souverain. Donc nous on est juste au service de des Français et des Françaises. Donc ne pas attendre tous les 5 ans.

Alors aujourd' en 2024 on a on a voté ou en 2022 on a voté puis après on attend et et on attend en 2027. Là, le 10 septembre, il y a une il y a il y a peut-être une possibilité d'avoir un mouvement populaire de masse, que les syndicats le le rejoignent aussi avant ou pendant, peu importe, peu importe. Mais il faut vraiment saisir, il faut saisir cette occasion parce que parce que ils sont prêts à tout et ils vont dire pour moi c'est l'analyse que j'en fait si là si ça passe ils iront encore plus loin.

Je vous remercie pour votre attention. Merci à Benjamin, merci à Gaetan et bon après-midi à vous.

La grande braderie de l’industrie ampleur du désastre et réponses stratégiques | #Amfis2025 — Benjamin Lucas · Pourquijevote