Voix de droite : "GPA... encadrer oui, interdire non" - 25/05
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:31OuverteRéponse directe
Vous en pensez quoi Louis ?
- 1:05RelanceRéponse directe
Alors, Maud Bréjohn dit que la victime, c'est la femme dont on instrumentalise le corps.
- 1:38RelanceRéponse directe
Mais vous ne croyez donc à aucune limite morale ?
- 2:54OuverteRéponse directe
Donc pour vous, ce débat, finalement, il dépasse la GPA ?
- 3:13RelanceRéponse directe
Des centaines de couples français vont faire une GPA à l'étranger, la loi française ça ne l'empêche pas, qu'est-ce que ça dit de notre interdiction ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:33Locuteur 1Fait
« Moralement, la GPA ne me plaît pas. »
- 0:43Locuteur 1Promesse
« Je suis pour la légalisation de la GPA. »
- 0:51Locuteur 1Fait
« Interdire la GPA exactement, c'est protéger qui ? Une mère porteuse volontaire, des parents qui désirent un enfant. »
- 0:57Locuteur 1Fait
« Il n'y a pas de victime. »
- 1:00Locuteur 1Fait
« Et le crime sans victime, ça n'existe pas. »
- 1:14Locuteur 1Fait
« Ce sont les femmes elles-mêmes qui se portent volontaire. »
- 1:22Locuteur 1Fait
« Vous leur dites, mesdames, vous ne savez pas ce qui est bon pour vous, mais moi, vous inquiétez pas, je le sais mieux. »
- 1:41Locuteur 1Fait
« Si, bien sûr, j'y crois profondément. »
- 1:52Locuteur 1Fait
« Le grand mal de notre époque, c'est l'État moralisateur. »
- 2:23Locuteur 1Fait
« Mais l'État doit bien encadrer le risque marchand, l'argent, tout ce qu'il y a derrière. »
- 2:33Locuteur 1Fait
« L'État a un rôle légitime. Vérifier le consentement, l'information, la santé, empêcher la contrainte, empêcher la fraude. »
- 2:45Locuteur 1Fait
« C'est ça l'État utile. »
- 3:06Locuteur 1Fait
« Chaque fois que l'État interdit une pratique entre adultes consentant au nom du bien, il ne nous rend pas meilleurs, il nous rend mineurs. »
- 3:28Locuteur 1Fait
« On se donne bonne conscience à Paris pendant que les couples qui, eux, ont les moyens vont ailleurs, vont à l'étranger pratiquer la GPA. »
- 3:44Locuteur 1Fait
« John Stuart Mill l'a écrit, il y a 160 ans, sur lui-même, sur son corps et sur son esprit. L'individu est souverain. »
Temps de parole
- Locuteur 173 %
- Locuteur 227 %
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Vous écoutez RMC, Apolline Matin, Voix de gauche, Voix de droite. Bonjour Louis Sarkozy. Bonjour Mathieu. Notre Voix de droite le lundi, c'est Louis Sarkozy. Louis, le débat sur la GPA, la gestation pour autrui a été relancée ce week-end. Pour l'ancien Premier ministre Gabriel Attal, il faut un débat sur la légalisation de la GPA. La porte-parole du gouvernement est contre, Maud Bréjohn refuse, je la cite, qu'on mette à disposition le ventre des femmes. Vous en pensez quoi Louis ?
Moralement, la GPA ne me plaît pas. Moralement, je suis contre l'idée de la location d'un ventre ou de transaction d'enfants. Mais la loi, ce n'est pas de la morale. Ça ne peut pas l'être. C'est pour ça que je suis pour la légalisation de la GPA. Car une loi sert à protéger les gens et pas à les corriger. Interdire la GPA exactement, c'est protéger qui ? Une mère porteuse volontaire, des parents qui désirent un enfant. Tout le monde est adulte, tout le monde est informé, tout le monde est consentant. Il n'y a pas de victime. Et le crime sans victime, ça n'existe pas. Sans victime, il n'y a rien à punir.
Alors, Maud Bréjohn dit que la victime, c'est la femme dont on instrumentalise le corps.
Enfin, pardon, pour reprendre ces termes, personne ne met à disposition le ventre de personne, Mme Bréjohn. Ce sont les femmes elles-mêmes qui se portent volontaire. Quand vous prétendez les protéger contre leur propre choix, vous ne les défendez pas, vous les infantilisez. Vous leur dites, mesdames, vous ne savez pas ce qui est bon pour vous, mais moi, vous inquiétez pas, je le sais mieux. C'est vous qui essentialisez les femmes. C'est vous qui les réduisez à un ventre. J'ai une proposition, d'ailleurs, une idée comme une autre. Si on l'essayait pour reprendre un argument si souvent entendu dans un autre débat, les femmes décidaient pour elles-mêmes et pour leur corps.
Mais vous ne croyez donc à aucune limite morale ?
Si, bien sûr, j'y crois profondément. Mais la morale, ce n'est pas le rayon de l'État, Mathieu. La morale, c'est l'affaire de la famille, de l'église, de la mosquée, de la synagogue et, au bout du compte, de la conscience de chacun. Le grand mal de notre époque, c'est l'État moralisateur. Le point de vue d'un député sur la consommation de substances illicites, pardon, le point de vue moral d'un bureaucrate parisien sur ce qu'une femme doit faire ou non avec son corps, ça ne m'intéresse pas une seule seconde. Vous êtes dur avec la classe politique, Louis Sarkozy. Mais Mathieu, vous voulez confier la morale publique à des gens qui changent d'avis tous les trois ans au gré des sondages ?
Non, on cherche sa morale et on la trouve dans sa famille, dans sa culture, dans sa propre conscience, pas sur les bancs de l'Assemblée. Je ne leur demande pas d'avoir raison sur le bien et le mal, Dieu merci. Je leur demande de ne pas s'en mêler. Mais l'État doit bien encadrer le risque marchand, l'argent, tout ce qu'il y a derrière. Bien sûr, un encadrement, mais pas une interdiction. La nuance, permettez-moi de le dire, est immense. L'État a un rôle légitime. Vérifier le consentement, l'information, la santé, empêcher la contrainte, empêcher la fraude. C'est son métier. Faire respecter les contrats entre adultes, protéger les faibles d'une vraie coercition. C'est ça l'État utile.
Mais décréter qu'une pratique librement consentie est un délit parce qu'elle heurte la sensibilité d'une porte-parole, ça c'est l'État de trop.
Donc pour vous, ce débat, finalement, il dépasse la GPA ?
Oui, si vous voulez, parce que la GPA, c'est qu'un symptôme. La vraie question, c'est, mesdames et messieurs, à qui appartient votre vie ? À vous ou à un ministère ? Chaque fois que l'État interdit une pratique entre adultes consentant au nom du bien, il ne nous rend pas meilleurs, il nous rend mineurs.
En attendant, Louis, des centaines de couples français vont faire une GPA à l'étranger, au Canada, aux États-Unis par exemple. La loi française, ça, la loi ne l'empêche pas, en fait, elle l'exporte. Qu'est-ce que ça dit de notre interdiction ? Que c'est une interdiction de façade, une morale pour les caméras.
On se donne bonne conscience à Paris pendant que les couples qui, eux, ont les moyens vont ailleurs, vont à l'étranger pratiquer la GPA. Résultat, on n'a pas supprimé la GPA, on l'a réservé aux riches et délocalisé hors de tout contrôle français. C'est le pire des deux mondes. Une loi qui ne protège personne et qui ne s'applique qu'au pauvre. John Stuart Mill l'a écrit, il y a 160 ans, sur lui-même, sur son corps et sur son esprit. L'individu est souverain, même, même, cher Mathieu, si ça nous déplaît.
Merci Louis Sarkozy, la voix de droite sur RMC, vous réagissez au 32-16, vous n'hésitez pas. Demain, la voix de gauche, c'est Cécile Duflo, vous le savez.