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interviewLe Média (sur YouTube)· 28 janvier 2023 9 min

MACRON ET "SES" ÉDITOCRATES : COMMENT ILS MANIPULENT L'OPINION

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bon vous êtes sans doute déjà au courant de l'affaire on y a consacré un super plateau jeudi dernier et c'est Eve Roger dans l'émission C'est médiatique qu'il a fait connaître après les premiers repérages de politico deux jours avant la journée d'action c'était mardi la communication l'Élysée organise une petite rencontre dont elle a secret c'est-à-dire un déjeuner avec le président et 10 éditorialistes de la presse parisienne convoqués à peine 24 heures avant une rencontre en toute discrétion alors on y trouve Guillaume tabard du Figaro Dominique ce de France Inter et des échos fraisos du monde ou encore Nathalie saint-cric de France Télévisions c'est indigné de ce journaliste de gouvernement en réaction à ce tweet il y a elgoz l'un des invités à l'Élysée et chef du service politique de France Inter à répliqué avant de Twitter possible d'aller à la source que savez-vous de l'usage qui a été fait de cet échange sur l'antenne vous pensez que je suis une machine à avaler les éléments de langage avez-vous écouté les journaux mercredi matin un échange avec le président de la République ne fait pas de vous un perroquet et d'un très bon idée allons à la source c'est un peu aujourd'hui le service factchecking du média là on est sérieux mais il y a une condition de taille à ce déjeuner les journalistes ne doivent pas dire qu'ils ont vu Emmanuel Macron et donc ne peuvent pas le citer moi à ce moment là je faisais ma petite revue de presse et je voyais un peu partout la formule Macron ne croit pas à la victoire de l'irresponsabilité Emmanuel Macron ne croit pas visiblement à une victoire comme on dit à l'Élysée à une victoire de l'irresponsabilité je mets des guillemets Emmanuel Macron dit souvent ces temps-ci qu'il ne croit pas à la victoire de l'irresponsabilité il y avait aussi tous ces articles plutôt écrits sur le mode du récit avec peu d'éléments analytiques et encore moins critique et décrivant la psychologie du président ils attribuaient des propos à Macron sans qu'on puisse comprendre qui les a recueillis et dans quel cont Pauline book d'arrêt sur image exprime parfaitement le sentiment du lecteur cette prose se lit comme une tribune qu'aurait écrite le président lui-même s'il parlait de lui à la troisième personne car de qui tient-on tout ça dans un offre classique on cite une source en donnant quelques éléments sur la position qu'il occupe hormicro un ministre se montre sceptique un membre du cabinet nous glisse que mais dans notre affaire comme dit Daniel shenerman dans sa chronique on a un super off où on dissimule même que ses propos ont été recueillis par des journalistes les journalistes deviennent l'entourage du président pour BFM que les Français ne se déjugeront pas sept mois après l'élection présidentielle le monde parle d'interlocuteur on a des visiteurs sur France Inter les échos choisissent la formule en interne il y a égoses privilégie la métonymie l'Élysée comprenez bien que toutes ces formules ont en réalité pour référence Macron parlant à des journalistes Schneider man explique depuis quand deux surcroît même les marqueurs de style indirect censés établir un minimum de distance selon lui à surtile croient-il sont eux-mêmes éliminés dans la transmission du message la réduction des journalistes au rôle de perroquet du pouvoir et complète c'est pas tant dans l'article de Guillaume Tabar du Figaro on a tout simplement l'impression que Macron débite des phrases dans le vide puisque aucun interlocuteur n'est identifié Dominique ce également présent au déjeuner a trouvé la solution plonger dans la tête de Macron grâce à ses talents de télépathe il peut accéder à la pensée résonante de Jupiter à distance et même en évaluer la pertinence bref il ne reculera pas et son raisonnement global est-il fondé selon vous écoutez globalement oui rendons justice à ceux il est le seul parmi tous ces éditorialistes à avoir émis une critique sur le fond dans son compte-rendu mais évidemment sans dévoiler le dispositif mais bon c'est pas parce qu'eventuellement vous entourer un élément de langage de [Musique] que c'était la France insoumise qui incitait les jeunes à aller dans la rue et non pas les jeunes qui vous demandaient de l'aide on est façon tout moyen de comprendre le contexte d'énonciation ces journalistes participent alors à un dispositif de communication et deviennent des portes-parles déguisées au téléphone avec les grandes gueules des RMC Guillaume tabard explique lors de Macron à expliquer sa vision des choses appelez ça des éléments de langage si vous voulez il m'a donné Saillon des choses dans l'article que j'ai fait dans la foulée je ne peux pas on peut pas vraiment dire que je ne suis fait le porte-parole servile de ce que Emmanuel Macron voulait alors j'ai lu l'article attentivement et voici le seul élément où ta barre prend un peu une distance critique attention éloigner les enfants c'est violent à la rentrée le chef de l'État avait dit trop baptisement ou trop maladroitement que cette réforme servait à financer des priorités nouvelles comme la refondation de l'école et de l'hôpital ou la transition écologique le problème c'est que recueillir des offres sans dire qu'ils étaient présents finis par rendre leur texte grotesque voir contradictoires l'édito de Cécile Cornudet est emblématique ne cherchez pas les retraites dans l'agenda d'Emmanuel Macron elle n'y figure pas le président ne sait pas exprimé sur le sujet de puis ses vœux du 31 décembre et n'a pas prévu de rompre ce silence il ne s'exprime pas mais la parisienne va consacrer des éditos entiers à rapporter sa parole habituellement un offre peut servir à protéger une source mais quel est l'intérêt ici de ne pas exposer le président au public tout en répandant sur ce public la lecture que le président fait des événements le monde qui a envoyé l'éditorialiste Françoise fresos à cette rencontre confidentielle expliquait justement en décembre dernier dans un long article les dérives du Off qui permettent aux responsables politiques d'instrumentaliser les journalistes en faisant circuler des éléments de langage ou de lancer des attaques sans avoir à les assumer publiquement alors une question qui agite le commentariat politique en ce moment c'est de savoir si Macron va s'afficher comme porteur principal de cette réforme c'est à dire est-ce qu'il va prendre le risque de faire augmenter le niveau de colère parce que les gens le détestent donc voilà comment on pourrait énoncer l'intérêt de cette opération pour Macron essayez d'influencer l'opinion avec ses arguments sans avoir à montrer sa tête c'est ça que lui offre la complaisante discrétion de ces petites télégraphies tout flatté de faire partie de ses happy fiou à qui parle le président et là le message à faire passer à l'opinion c'est rester chez vous très naïvement Cécile Cornudet donne l'énoncé du problème dans son dernier paragraphe Emmanuel Macron ne reculera pas un signut-il le distiller à la veille d'une mobilisation n'est bien sûr pas anodin à quoi bon gâcher des jours de grève dans un combat inutile peuvent se dire certains Français en 2010 Nicolas Sarkozy avait joué du même ressort et cela avait marché alors comment ne pas voir dans ces éditorialistes de simples courroies de transmission chargée de déverser sur l'opinion publique la parole présidentielle mais pour qui les écoutent régulièrement la question n'est pas tant de savoir s'il y a instrumentalisation car déjeuner secret ou pas ce qu'on dit le lendemain tous ces gens c'est déjà ce qu'il à longueur d'année la doxa libérale Emmanuel Macron considère qu'après des mois des années de covid il y a une lassitude il y a une inquiétude mais il y a au fond une compréhension chez les Français que cette réforme des retraites elle est nécessaire sont d'une espèce bien particulière il dise déjà ce que les puissants vont chercher à leur faire répéter la semaine prochaine