Ukraine, Russie... Faut-il réarmer la France ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Pourquoi le Premier ministre organise-t-il un débat à l'Assemblée sur la défense avec un vote ?
- 4:00RelanceRéponse directe
Ce vote est-il symbolique ou peut-il débloquer des fonds ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Le discours du chef d'état-major des armées a-t-il été bien reçu ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Le service national volontaire est-il une bonne idée ?
- 15:00FerméeRéponse directe
Faut-il une loi spéciale pour le budget ?
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Bonsoir. Bonsoir et bienvenue au club du Figaro politique avec ce soir et bien une émission un peu particulière qui sera consacré à un thème qui sera celui [musique] de la défense. On se posera la question de savoir pourquoi le premier ministre et bien veut organiser [musique] un débat à l'Assemblée nationale sur la défense avec un vote d'ailleurs.
Pourquoi ? Et bien le premier ministre lui veut restaurer un service national volontaire sur la base du volontariat. Et puis quelque chose qui a fait [musique] couler beaucoup d'ancre et bien ce sont les propos du chef d'état-major des armées.
On va savoir s'il a eu raison de s'exprimer [musique] ainsi. Voilà, vous êtes au club le Figaro politique et nous allons commencer avec les meilleurs experts de la terre. [musique] avec Vincent Trémolet de Viller, directeur délégué de la rédaction du Figaro, avec Célestine Gentilhomme du service politique avec Paul Suji de la rédaction du Figaro, tous azimutes, toute compétence confondu et puis Philippe Méchet politologue que vous connaissez tous de longue date.
Alors pour ouvrir le débat et bien je vous propose d'écouter ceci. La question évidemment de nos sécurités extérieures qui ont occupé beaucoup les débats ces derniers temps, ces derniers jours sur lequel vous le savez l'augmentation de ces moyens est absolument considérable puisque nous proposons le gouvernement propose plus de 6,7 milliards d'euros pour l'année prochaine. C'est-à-dire que s'il y a un budget, ces 6,7 milliards d'euros seront bien au rendez-vous.
Mais s'il n'y a pas de budget, la défense, les armées, notre sécurité collective, les industries de défense seraient en quelque sorte les premières victimes aussi d'un échec de nos discussions. Et donc cette question de la sécurité intérieure comme extérieure est celle qui me préoccupe le plus au moment où nous parlons dans le cadre de ces discussions budgétaires. Et c'est ainsi d'ailleurs que nous allons démarrer avec les questions de sécurité extérieure, les questions militaires, les questions de défense où je saisirai l'Assemblée nationale et le Sénat d'un vote dans les tout prochains jours sûrement la semaine prochaine qui va permettre de clarifier aussi ce que le gouvernement propose en matière militaire.
Voilà. Alors évidemment la politique intérieure est est étroitement dépendante de la politique étrangère et du contexte international et c'était tout à l'heure à la télévision. Le premier ministre a pris la parole euh parce que si jamais on n pas de budget, ben il y a pas d'augmentation euh des dépenses militaires comme prévu qui était de l'ordre de 6 à 7 milliards.
Euh Célestine, c'est assez étrange qu'il fasse ça. On a rarement vu un premier ministre débouler sur le pélon le pond de Matignon pour nous parler ainsi. Oui.
Alors, il faut savoir que le le vote qui va avoir lieu certainement cette semaine puisque le PLFSS lui revient la semaine prochaine, donc il a pas beaucoup de temps pour mettre en place ce vote est un vote quand même purement symbolique et politique puisque c'est l'article sur la défense. Exactement. Ce sera l'article 50-1 si je me trompe pas.
Et donc le gouvernement va arriver devant l'Assemblée et le Sénat avec une vision. On va présenter sa vision. Euh et donc les députés et les sénateurs, ils vont voter euh sur cette vision, ce qui va faire euh arriver une une forme de majorité peut-être thématique.
Euh mais il y a quand même beaucoup de communication là-dedans parce que ça va pas du tout réser parce que ça débloque pas l'argent. Non, ça va pas du tout ça va pas du tout débloquer l'argent et et infinié ça va pas euh résoudre le problème de qu'est-ce qui se passe si c'est des lois spéciales puisque si c'est des lois spéciales comme vous le disiez il y a 13 % de hausse du budget des armées qui seront bah gelé puisqu'on reprendra le budget de 2025. Donc il y a quand même pas mal de de communication là-dessus.
Euh d'autant plus que je trouve que ça reprend un petit peu la stratégie de Sébastien Lecnu depuis le début qui est celle de la responsabilisation des opinions euh des oppositions, pardon. Et donc là encore, il va mettre les oppositions devant le fait accompli. Est-ce que vous voulez plus euh d'armement engager plus d'argent pour nos armées ?
Oui ou non ? Une fené, je pense qu'on ils vont dire oui. Comment est-ce qu'il a raison de faire ça ?
Il tente, il fait un peu ce qu'il peut. il avait il nous avait expliqué que euh le Premier ministre était le plus faible de la 5e République et qu'il allait donner euh maintenant le pouvoir à l'Assemblée nationale et que ça allait être vertueux et qu'on allait voir ce qu'on allait voir. Et on a vu que l'intégralité des députés ont voté contre le projet euh le volet 1 du du projet de budget.
Donc il se retrouve euh dans une difficulté telle qu'il est obligé de trouver un nouveau motif d'inquiétude pour essayer de responsabiliser, comme le disait Célestine Chantillum euh les députés. Jusqu'ici et c'est ce qu'a dit Améline Monchalin ce weekend, ça consiste à expliquer il y aura une crise financière s'il y a pas de budget. Mais bon, les Français ont compris qu'il n'y avait pas de chon en France, qu'il y avait la possibilité soit des ordonnances, soit de la loi spéciale et donc qu'il y aurait un budget.
Donc là, le nouveau motif de crainte, c'est si jamais nous passons par une loi spéciale, les militaires n'auront pas leur augmentation budgétaire qui est nécessaire à la sécurisation du territoire national. C'est un tout petit peu osé aussi parce que mettons que nous ayons une loi spéciale comme cela se dessine, il est tout à fait possible de faire un projet de loi spécifique pour augmenter le budget de l'armée et il sera évidemment voté par l'intégralité ou par une très grande majorité de députés. Donc c'est un choix politique de jouer sur l'intérêt national et sur ce qu'il y a de de plus digne dans la politique, c'est-à-dire la défense du territoire, pour essayer euh d'obtenir ce qu'il n'a pas obtenu euh pour le moment.
Moi, je j'y vois quand même le signe d'un essoufflement très important de ce pouvoir exécutif, que ce soit celui du président de la République ou le Premier ministre. Philippe Mchet, je pense que sincèrement, je pense que là, il joue l'opinion, il joue même plus les politiques. C'est dire, il prend un témoin l'opinion.
Il voit bien qu'avec les politiques et disait très justement ça a pas marché. Bah, on va voir avec l'opinion parce que de ce point de vue et c'est très juste hein, la défense du territoire, les questions de politique extérieure, c'est pas un des sujets les plus dissensuels, c'est un sujet on arrive à trouver des grandes majorités et cetera. Et donc il a décidé de mettre le paquet sur le pignon une fois qu'il fera voter ce que disait Célestine.
S'il fait voter ça en premier, évidemment ça lui donnera un petit peu de souffle pour le reste, ce qui n'est pas très facile. Mais clairement, il a compris que c'est pas sur les politiques qui devaient compter. Les Français non plus.
Euh si on regarde bien les enquêtes, je crois qu'il a il prend les Français à témoin. Vous comprenez rien moi non plus. Donc on va commencer [rires] par par la politique extérieure.
Là on est à peu près d'accord. Et donc son choix, ça va être clairement, je pense dans les euh dans les dans les semaines à venir euh pas beaucoup hein, il reste combien ? 4 semaines à peu près dans les 4 semaines à venir à jouer totalement le l'opinion et il va aller sur d'autres terrains à mon avis de l'opinion.
Je serais pas étonné d'ailleurs qu'il fasse des déplacements, des choses comme ça pour l'apprendre à très moins. Cette méthode là, il va l'appliquer à d'autres thèmes hein. Paul, il est pas ça va être une méthode de gouvernement d'après ce que j'ai compris.
Moi, j'ai le sentiment qu'on est quand même dans une séquence extrêmement formelle dans la mesure où les choses se déroulent à peu près comme on pouvait globalement les imaginer dès l'instant où il avait renoncé au 493, ce qui aurait été célé l'avenir du budget. C'estàd que si c'était pas les ordonnances, ça serait la loi spéciale. Si c'était pas la loi spéciale, c'était les ordonnances. mais que en définitive en confiant une responsabilité à l'Assemblée nationale dont il savait pertinemment qu'elle était pas en mesure de de se saisir, euh il savait très bien que de toute manière et je pense que c'était aussi dans l'intérêt du du gouvernement et que c'était calculé ainsi.
On a vu que le temps parlementaire à la fin aussi était euh raboté de manière à ce que les débats ne puissent en définitive pas aboutir. Le vote de la nuit de vendredi à ce samedi qui a conduit donc au rejet de la partie pr partie du budget était pas une surprise non plus. Et donc dans la mesure où il y a cette situation qui est installée, où l'Assemblée nationale continue à ne pas vouloir se saisir de la responsabilité qui lui est proposée et ben il faut continuer à donner le sentiment de manière formelle queun certain nombre de sujets seront si ce n'est discuté au moins proposé au aux députés.
Et s'agissant particulièrement de la défense, vous avez raison ce matin euh Sébastien Lecornu parlait de toute une gamme de sujets sur lequel il y aurait effectivement un débat puis un vote mais c'est du sens singulièrement de la défense. Sébastien le Cornu qui est l'ancien ministre euh des armées euh et particulièrement en position de force et on l'a bien compris s'il doit y avoir au moins une politique qui doit survivre au au cas où actuel ça doit être le renforcement des crédits militaires. Donc c'est plus c'est c'est c'est une chantillum qui est + 6,7 + 7 milliards. le budget de la défense.
Donc il y a de toute façon voilà cet accompagnement de l'augmentation de l'effort militaire français qui doit être une priorité. On a vu que Sébastien Lecnu il y a quelques jours a encore placé son ancien directeur de cabinet à la tête de la direction générale de l'armement qu'il a gardé totalement la main mise sur ces sujets-là. Il est de toute évidence pas question de partager vraiment la responsabilité de la politique de défense avec l'Assemblée nationale.
Ouais. Et euh est-ce que c'est pas finalement c'est l'échec de de de sa de sa de sa politique ? Non.
Oui. Bah je je pense qu'il c'est la la faute originelle, c'est quand même l'abandon du 493 à mes yeux en tout cas puisqu'il s'est piégé lui-même. Les socialistes se sont aussi un peu piégés eux-mêmes puisque ils se retrouvent dans une situation où soit ils votent ce budget qui comprend un certain nombre de leurs exigences, soit ils s'abstiennent mais en s'abstenant, ça ne fonctionne pas non plus parce qu'il faudrait l'abstention des écologistes plus les communistes.
Euh soit il rejettent mais donc tout ça part à la poubelle. Donc je pense que c'est ça le la faute originelle et ça confirme totalement le le fait qu'il veuille euh faire cet article 50-1. Ça ça confirme ça ça confirme cette même idée euh et et notamment il y aura la question de l'énergie euh qui sera abordée défense énergie agriculture et ça permet en fait non pas d'occuper les députés mais comme ils ont rejeté la première partie sur les recettes, ils peuvent pas pour l'instant étudier celles sur les dépenses où il y aura donc l'agriculture, la défense et l'énergie.
Donc ça va les occuper. Euh ils vont avoir un semblant de débat mais à la fin ça ne va euh comme je disais de tout à l'heure ça ne va rien changer euh au sort du budget. Donc oui, c'est c'est forcément euh un peu l'incarnation de cette stratégie que lui-même reconnaît comme euh il le disait.
Euh je pensais que l'abandon du 493 aurait euh en tout cas conduit à un changement d'état d'esprit, à une forme de culture du compromis qui finalement n'existe pas. Donc oui, il y a un échec. Ouais.
Si alors il y a un échec mais ça dépend puisqu'on parle on est dans une émission sur la défense, ça dépend du but de guerre. Qu'est-ce quelle était la mission que devait accomplir le moine sonda Sébastien le Cornu ? C'était apaiser le climat qui était un climat qui appelait à la dissolution de l'Assemblée nationale voire à la démission du président.
Il y est parvenu puisque pour le moment ces deux sujets sont écartés du débat public. en tout cas non plus la même intensité qu'il y a un mois et demi. Ensuite, il devait gagner du temps le plus le plus possible et reporter le désordre et le chaos sur les députés. et il est en train d'y parvenir aussi puisque je crois que les de mois que l'on a vécu ont dû créer en France un sentiment d'antiparlementarisme comme on n pas vu depuis longtemps et de telle sorte qu'on a oublié que le patient zéro du désordre et du chaos, c'est quand même le président de la République qui a dissou l'Assemblée nationale.
Euh maintenant la faute en revient aux députés et ces et ces deux ces ces débats qui vont avoir lieu sur l'énergie, sur l'agriculture aura pour but de montrer s'ils sont responsables ou s'ils sont irresponsables. Donc si c'était ça l'objectif fixé euh par le président de la République à son premier ministre, pour le moment, il est en train d'accomplir sa mission. Alors est-ce que c'est pour le bien du pays ?
Ça chacun peut peut en discuter, avoir son point de vue. Lui a l'air de dire que la stabilité mérite quoi qu'il en coûte tous les compromis plutôt que l'instabilité. Il y a maintenant beaucoup de gens et notamment des des patrons qui expliquent que l'instabilité est plus coûteuse qu'une instabilité créée par une dissolution et une nouvelle élection législative.
Mais euh pour le moment, le Premier ministre occupe le terrain et le le l'objectif hein, il est très simple, c'est de d'aller jusqu'à Noël. Ensuite, les municipales se profilent et à partir de là, à partir du moment où on est à un mois, 1 an de l'élection présidentielle, il y a plus de dissolution possible puisque sinon le président n'aura pas de majorité. Et donc Emmanuel Macron échappe à ce qu'il craint, c'est-à-dire une dissolution qui mènerait puisqu'il la perd à la pression, à la démission. l'émission cette mission là est accomplie.
Elle est écouteuse pour celui qui l'a mené et et politiquement elle abîme Sébastien Lecnu puisque il a baissé de façon spectaculaire dans le dernier baromètreop à son endroit de de dimanche. Mais c'est quand même ce qu'on lui a demandé. Ouais, c'est ça.
Ouais. Alors, tout à l'heure Vincent disait euh la politique de défense et la les affaires de défense font consensus. C'est si vrai que ça ?
Oui, c'est vrai, c'est vrai. À part à part Non, voilà, c'est vrai. À part, j'ai bien dit [rires] à part la France insoumis.
Non, mais c'est relativement frais. C'est ce sont des sujets plutôt consensuels généralement où il y a une vision assez commune, assez partagée. C'est d'ailleurs pour ça qu'il commence par la défense, hein.
C'est pas tout à fait un hasard dans le monde qui est le nôtre. Effectivement, les gens sont tous inquiets et cetera. Sachant que en plus, c'est un sujet, je dirais que je placerai.
C'est c'est purement politique et en même temps à côté de la politique parce que dans le débat actuel budgétaire, on a complètement perdu les Français depuis 2 mois. Euh plus personne n'y comprend rien. Je suis tout à fait d'accord avec Vincent l'antiparlementarisme n'a jamais été autant nourri depuis 2 mois.
Il a réussi une chose quand même, j'ajouterai, il a réussi à montrer les fractures à gauche. Ça c'est quand même le changement, le corps nuus c'est qu' là il a vraiment fait couper le lien qui pouvait exister. il a creusé la plie entre entre le Parti socialiste et la France et il a enfoncé le clou.
Là-dessus, je sais pas ce que ça donnera mais en tout cas pour l'instant ça a plutôt fonctionné mais c'est un sujet sur lequel on voit mal par exemple les socialistes en matière de défense aller voter contre. On voit mal la droite d'aller voter contre. Donc on a la majorité, il a la majorité et je pense qu'au Rassemblement national, une bonne partie, ça m'étonnerait qu'il s'oppose à ce qu'on augmente les moyens militaire de de de 7 milliards dans la conjoncture actuelle.
Donc il peut il peut revenir avec je sais pas 450 voix en faveur parce qu'ils existeront ça donne ça vous donne un peu de souffle hein. Oui, c'est ça. Même si ça sert à rien ça exactement. même si ça sert à rien parce que je partage les analyses qui ont été faites. [rires] En attendant, ça permet de gagner un peu de temps et et comme le disait, il ne faut pas perdre de vue que effectivement une dissolution ne peut pas venir avant le printemps parce que il y a les municipales qui suivent à partir du 1er janvier, il peut mais avec les municipales ça rend les choses très compliquées.
Personne ne veut d'une dissolution. Donc ce qui veut dire que ça ça repousse repousse repousse au fond. Et c'est un peu ma crainte en tant que politologue, en tant que citoyen que on passe un an et demi à chercher à gagner du temps et en fait mais en même temps on perd beaucoup de moyens hein parce que voilà, on est immobile et puis bah le reste du monde lui avance.
C'est ça. Alors ma question n'était pas anodine. Pourquoi ?
Parce que vous allez écouter maintenant le chef d'étatmajor des armées. Les armées, c'est un extrait de la nation. Les femmes et les hommes qui sont aujourd'hui employés partout dans le monde ont entre 18 et 27 ans sur le terrain.
Ils sont jeunes, ils viennent de vos communes, ils ont les mêmes aspirations. Ils tiendront dans leur mission s'ils sentent que le pays tient avec eux. Si notre pays flanche parce qu'il n'est pas prêt à accepter de perdre ses enfants parce qu'il faut il faut dire les choses de souffrir économiquement parce que les priorités iront à de la production de défense par exemple.
Si on n'est pas prêt à ça, alors on est en risque. Qu'est-ce qu'il est ? Alors Paul, vous qui êtes jeune, moi je peux plus être appelé. [rires] Non non mais qu'est-ce que vous en pensez ?
Qu'est-ce que vous avez comment vous avez reçu ce discours ? Al, d'abord, moi j'ai j'ai plutôt partagé le sentiment que partageait ici généralement, c'est que il y a effectivement une incompréhension face à l'effort qui est demandé et probablement aussi une impréparation. Enfin, c'est une pensée que j'ai depuis longtemps et qui que je trouvais ici exprimé de manière assez assez claire, euh assez calme en réalité, pas du tout Vatanger comme j'ai pu le le lire parfois et et euh et j'étais assez surpris au début des polémiques qui ont entouré cette prise de parole.
Euh je crois qu'il y a un cadre qui est assez inhabituel qu'on découvre ou qu'on redécouvre, qui est peut-être un peu américain dans le style, c'estàdire d'avoir des officiers d'état-major euh en grande uniforme qui s'adressent s'adressent au maire de France mais dans un entretien filmé comme celui-ci en réalité on s'adresse au pays et c'est c'est un cadre dans lequel on est plus habitué parce que pendant longtemps en France le président de la République avait quasiment le monopole de la parole militaire et et donc ça nous paraissait plus légitime que ça soit le politique en costume cravate qu'il fasse et là on on voit des officiers d'état majeur donc on est surpris Euh, on sait aussi qu'il y a une arrière-pensée politique, c'est que Emmanuel Macron sait qu'il est devenu très inaudible sur le champ militaire, sur le champ de la guerre. Probablement parce que le mot est égalodé quand on fait la la guerre à un petit virus et qu'on est prêt à faire la guerre à n'importe qui. Et donc, en définitive, président de la République sait que sa parole est beaucoup moins audible.
Donc, il envoie le chef d'étatmajor. Il a fait que Thierry Burcard qui avait aussi donné conférence de presse qui avait été déjà très largement commentée, critiqué avant le le 14 juillet cet été. Donc je comprends ce cet étonnement face à la nature de l'exercice.
Maintenant quand on écoute posément ce que nous dit le le général Mandon, il dit qu'effectivement il faut une cohésion nationale à l'intérieur de ces frontières pour être capable ensuite de déployer un effort militaire ou même un effort économique parce que la guerre c'est aussi la guerre économique et pour être capable de soutenir cet effort de de long terme. Je crois que n'importe qui peut en s'arrêant sur ses paroles au moins dire qu'il a raison sur le fond. Donc discuter euh de euh l'opportunité ou de ou pas de passer ce message.
Est-ce que c'est le bon interlocuteur ? Est-ce que c'est le bon cadre ? Est-ce que les mots sont justes ?
J'ai l'impression que c'est pas passé à côté de l'essentiel du message et je crois qu'on a réagi comme si en fait on avait le sentiment que c'était Emmanuel Macron qui avait dit cette phrase et on lui a fait les reproches qu'on aurait fait au président de la République s'il avait tenu ce discours. Je crois quand même que quand un chef d'état-major des armées parle de voir des enfants mourir, il sait davantage ce qu'il dit parce qu'il mesure le sens de ses mots que lorsque c'est un homme politique qu'il a lui pas connu le le terrain militaire. Alors, il y en a un qui était furieusement hostile à ce discours qui s'appelle Philippe Devilier qui vendredi dernier à la télévision sur Ité mais a dit "Mais on fait déjà la guerre, regardez les victimes, nos nos enfants, ils sont déjà victimes de tous les délinquants qui traînent sur la voie publique." Euh donc, il trouvait que c'était extrêmement maladroit.
Bah, c'est la question, ça a quand même créé une polémique. C'est la question pascalienne de la distinction et de la confusion des ordres. Il peut y avoir une menace aux frontières françaises et des victimes de la délinquence.
L'un n'est pas n'est pas malheureusement incompatible avec l'autre. J'entendais ce matin la maman du petit Elias qui qui donc est mort en sortant qui a été assassiné à la sortie d'un d'un entraînement de football à Paris et qui a employé les termes je vous l'ai dit en substance mais qui renvoyait évidemment à ce qu'elle avait entendu dans la bouche du général Mandon. nos enfants n'iront pas mourir au champ d'honneur mais mouront peut-être comme est mort mon fils.
Donc c'était une une volonté de faire prendre conscience sur les effets qui sont réels et qui sont gravissimes de la délinquence dans notre pays. Il n'empêche que je rejoins ce que dit Paul Sulvi. C'est-à-dire que si on lit l'intégralité du texte du général Mandon, il est difficile de ne pas être d'accord avec ce qu'il expose puisqu'il fait un grand panorama géopolitique en expliquant que les États-Unis vont s'extraire de l'Europe parce qu'ils vont se concentrer sur leur rivialité avec la Chine et que donc les voisins de l'Europe vont essayer de profiter d'une fragilité temporaire.
Ça me paraît indiscutable. Alors après, on peut dire est-ce qu'il a eu raison euh de le faire dans ce cadre-là ? Est-ce que il avait conscience que il n'y aurait qu'un extrait qui serait euh euh prélevé ?
Est-ce que c'est le rôle d'un chef d'étatmajor ou est-ce que c'est le rôle du ministre de négocier parce qu'en arrière-plan, il y a quand même toujours cette question budgétaire de l'augmentation des crédits. Bon voilà, ça c'est des c'est c'est des débats, on peut avoir un point de vue ou un autre, mais je crois pas qu'il faille opposer le le les menaces intérieures et les menaces extérieures. Et je je veux même dire que quand il parle de force d'âme dans son discours, il renvoie quoi ?
Il renvoie les tranches des fêtes de Mark Block. Ouais. Et quand vous relisez les tranches des de BL, Mark Block explique qu'il faut des éléments militaires pour gagner une guerre, mais il faut aussi une société qui soit prêt à faire un certain nombre de sacrifices.
Voilà. et et là où on peut mais ça n'est pas du tout la faute du gérandon et là on revient à la politique, on peut voir une distorsion énorme entre ce qu'il dit et ce qui se passe à l'Assemblée, c'est qu'au moment où il demande un effort que moi je trouve légitime, nos députés considèrent que demander aux gens de travailler un trimestre de plus dans leur existence n'est pas acceptable. Donc là, on est quand même avec deux discours qui sont absolument contradictoires et et qui et et qui expliquent aussi peut-être l'étonnement euh voir le la critique euh qui a inspiré le discours du chef d'étatmajor des armées.
Alors justement et Philippe, il y a il y a quelque chose aussi parce que bon évidemment les la société ça fait 80 ans que la France n'a pas connu la guerre. Bien sûr, ça s'est jamais produit seulement depuis Louis. Bien sûr.
Ça ça fait 4 an Moi, je me souviens de mes parents, de mes grands-parents qui me parlaient de leur période de jeunesse où il n'était question que de la guerre. Il y a eu la guerre d'Algérie 60 quand même bon onappelait pas ça guerre d'Algérie mais non c'est très juste ce que vous dites. D'abord on a oublié la guerre et surtout on est dans l'illusion que du fait du nucléaire on est protégé.
Et là, on découvre avec l'Ukraine et cetera que non, la France manque cruellement de force conventionnell. D'où d'ailleurs la demande des milliards, c'est pas pour dépenser dans la défense, c'est [rires] parce que euh dans l'état de défense, on manque de moyens conventionnel si euh en cas de en cas d'attaque, en cas de guerres plus conventionnell euh que on se connaît. On a toujours pensé en France, enfin les jeunes pensent et d'ailleurs j'ai encore vu des entretiens de jeunes qui disaient "Oui, mais de toute façon, on a le nucléaire donc ils osont pas y aller." Or, c'est une fausse approche.
J'ajouterai que al moi je j'ai trouvé remarquable le général y compris dans la forme enfin dans le style c'estàd une matière un pédagogue quelqu'un qui sait expliquer ce qui ce qui est le propre de l'armée pour avoir animé le conseil économique de la défense pendant longtemps je peux vous dire que les militaires lorsqu'ils sont entre eux entre généraux ils s'en gueulent comme c'est pas permis mais une fois que la décision est prise il y a une voix [rires] au moin ils savent il savent respecter et je pense que cette parole un peu forte, cette parole aussi un peu d'autorité dans une société où on est en demande d'autorité, on est en demande de sécurité, ça on le disait sur l'intérieur mais mais on ne mesure pas à quel point il y a un besoin d'autorité et besoin de sécurité dans cette société. Évidemment, certains s' m'entendent dire ça vont dire au fascistes [rires] mais c'est pas c'est pas le cas. Il suffit de lire les enquêtes d'opinion.
Moi, je lis les enquêtes d'opinion, hein. Bien ce que ce que Vincent disait sur insécurité, délinquence et cetera, c'est en tête, c'est dans le top 5. Donc, il est évident que je le général pour moi joue son rôle et et Philippe Devilier, pardonnez-moi de le dire, mais enfin c'est aussi vis-à-vis de son frère qui dit ça va quand même pas, [rires] il a quand même effectivement les signes, comment ça a été reçu dans la dans le personnel politique ?
Des fractures classiques ou comment ça c'est ça ? Il il y a eu des remarques surtout des des insoumis qui ont accusé Oui. Même une prise de parole de Jean-Luc Mélenchon.
Exactement. assez solennelle par rapport très très militaire, j'ai envie de dire. He oui, mais c'est il a été accusé d'être d'être un vat en guerre comme Raphaë Lman d'ailleurs a été accusé d'être un vat en guerre puisqu'il a il a il a repris quelques heures plus tard les propos les propos du général.
Donc bon, ça c'est assez classique dans cet extrême gauche plus pacifiste en à première vue. Euh mais ça monte quand même ce ce fossé euh qui existe entre nous euh pays euh de l'Ouest européen et et ceux qui sont le plus proche euh de cette Exactement. La Pologne parle déjà d'avant-guerre.
Euh la Russie, en fait, quand on écoute aujourd'hui les homologues de monsieur le général, euh tout le monde dit la même chose. Euh c'est-à-dire qu'on estime que la Russie pourrait attaquer euh un pays de l'OTAN d'ici 3 à 4 ans, donc 2029, voire à la fin du mandat de Donald Trump. Euh la Russie aujourd'hui, c'est presque 2 millions de de soldats d'ici 2030 les esprits.
Donc je sais pas si on se rend compte que cette menace existe et chez nous, il y a une forme effectivement de de désaculturation euh à la guerre où on a du mal à saisir que la menace n'est pas forcément que terrestre puisque comme les pays, toute laie, l'Estonie, pour eux, il y a une menace physique qui existentielle. Euh chez nous, c'est une menace euh pas forcément de d'invasion, mais une menace hybride, euh une menace de cybersécurité et ça, on a du mal à le réaliser. Euh et je rejoins totalement euh ce que ce qui était dit tout à l'heure, c'est que euh au-delà de cette désaculturation, on a un chef de l'État qui a parlé de guerre pour parler de la crise sanitaire, qui a fait une campagne de 2022 complètement percutée par la guerre en Ukraine et qui n'a pas fait campagne.
Et donc dans l'état d'esprit des Français, on a l'impression qu'on est en guerre permanente ou du moins dans ce climat de tension permanente depuis depuis 3 ans. Et donc on est un peu en train de forcément je comprends moi moi j'ai j'ai j'ai beaucoup aimé aussi ces propos, mais c'est vrai qu'on a eu l'impression qu'on criait au loup parce qu'à force de dire nous sommes en guerre, la guerre est à nos portes ben les personnes soit elles se elles n'y croient plus soit une forme de lassitude généralisée, une crise de la confiance aussi de la parole politique et désormais un peu militaire. Ouais, bien sûr.
Oui, sur les propos de général Mandon, ce qui était intéressant, c'est de voir aussi le parcours de la polémique. On les a pas commenté le lendemain, on les a côté le surlendemain de du jour où ils ont été tenus. En fait, il serait peut-être passé comme une lettre à la poste s'ils avaient pas été découpés, pastillés, commencé le faire sur les réseaux sociaux et c'est les comptes de Florent Filippo.
Enfin, vous voyez un peu cette galaxie, l'habitude d'entendre, voilà, de manière effectivement très en opposition à tout le discours qui peut être tenu notamment sur la la question russe et qui a monté cette polémique et c'est pas inintéressant parce que la gauche s'en est emparé dans un second temps et on voit aussi qu' il existe, je sais pas si Florent Philippe, on peut dire qu'il vient tout à fait de la droite, mais il est entouré par des gens qui sont dans cette famille politique là. euh qui nous ont habitué parfois à une forme de mensuétude euh un peu étonnante à l'égard de l'asseillant russe depuis le début de la guerre en Ukraine. Ce qui m'étonne parfois, c'est que c'est des milieux dans lesquels il y a encore une vingtaine, il y a encore une trentaine d'années, pardon, on entendait à l'inverse que la Russie communiste était une menace de tous les instants pour l'Europe et c'était d'ailleurs une raison aussi pour accepter de manière très conciliante la la présence des armements américains, des missiles perching sur dans nos pays et qu'on on a le sentiment qu'il y a eu un un bouleversement complet au sein de cette galaxie idéologique parce que Vladimir Poutine aurait un temps présenté un visage qui paraissait plus conciliant avec euh un un conservatisme européen par exemple et et voilà, je suis étonné de la la transition qui a pu s'opérer au au sein de ces au sein de ces cercles d'idées et d'autant qu'effectivement le débat qu'on a là en réalité ne concerne pas que la guerre, il concerne au fond toute la vision qu'on a des de la géopolitique et des alliances et ça a été déjà été dit le fait que les États-Unis et avant même Trump, Trump est pas le seul responsable de ce mouvement-là et décidé de se retirer progressivement de l'alliance économique et stratégique. qu'ils avaient avec l'Europe nous interrogent nous face à à l'avenir de nos alliances et et ce débat encore une fois qui est caricaturé quand on reprend des propos tronqués et cetera, mais ce débat est quand même fondamental et on est en train de l'avir et il sera probablement euh vital pour les 20 ou 30 prochaines années.
Donc je crois que voilà, il y a quelque chose derrière cette polémique qui interroge très largement la vision qu'on a de de long terme sur la façon dont la France se pense et pas seulement en terme de de défense et de et de choses militaires. Mais le le problème c'est que le général Mandon a parlé a fait écho à ce que décrit Juliano d'ampoli dans l'heure des prédateurs, c'est-à-dire un basculement du monde dans un moment historique qui n'est plus celui d'une paix relative parce qu'on a parlé de fin de l'histoire mais il y avait toujours des guerres mais en tout cas ordonné structuré avec un ordre international tel qu'il pouvait exister de des années depuis la fu du mur jusqu'à l'invasion de l'Ukraine. il s'est mis il s'est fait l'écho de de cette vision là qui est une vision juste qui est une vision partagée et parallèlement on a une vision politique à l'Assemblée nationale qui est même pas celle de la fin de l'histoire qui est celle de la sortie de l'histoire où on ne prend plus en compte rien du tout de l'évolution du monde de la compétition économique de la nécessité démographique.
Dans les termes du général, il y a le mot enfant. Euh la crise démographique française n'est n'existe pas dans le débat euh politique français. Elle devrait être centrale pour la question des retraites, pour la question du dynamisme économique, pour la question militaire, pour pour tout.
Bon euh et donc je crois que ce décalage entre les deux discours euh a participé de la confusion euh et en plus avec le parcours qu'a décrit Paul de de réduction à une pastille, le propos euh a fait choquer l'un avec l'autre. Euh il faudrait que l'on puisse être capable euh d'écouter ce discours sans le racoler euh aux manœuvres budgétaires qui, c'est vrai, sont beaucoup plus minuscules par rapport aux enjeux majuscules décrits par le chef d'état-major des armées. C'est peut-être aussi une façon de de euh d'appréhender le fait que cette assemblée nationale est déconnectée de tout quasiment.
Je pense que très sincèrement, il y a aussi ça, c'est pour ça que il commence par la défense parce qu'il là les gens sont plus d'ailleurs de son opinion. Ouis. il peut trouver un consensus et puis bah on est dans une géopolitique tout à fait nouvelle parce qu'on parle du conflit en Ukraine mais Paul le le le soulignait.
C'est il y a plus de parapluie américain. Nos principaux alliés militaires en Europe, c'était les Britanniques dans l'Union européenne. Les Anglais sont sortis avec le Brexit et moyen en quoi, c'était les deux armées qui se parlaient.
Aujourd'hui, on parle avec les Italiens, les Suédois qui ont pas une belle armée, même les Allemands, mais c'est pas pareil. C'est pas même niveau que les britanniques avec qui on pouvait faire une force européenne aujourd'hui. La force européenne, elle est elle est très très faible, même si bon ça continue avec les anglais he n'a pas coupé.
Mais on est dans un monde tout à fait nouveau où ça bascule absolument de partout où on voit effectivement une une Russie qu'on se demande où elle s'arrêtera ou si elle a envie de s'arrêter d'ailleurs euh des États-Unis qui sont abonnés absent complètement imprévisible, changeant d'opinion tous les 3 jours. Donc on est on est complètement perdu. là, il nous retrouve, hein.
Le corps nu prend en disant euh prenez les choses au sérieux, hein. Exactement. Alors, il y a euh toujours dans le même euh état d'esprit, bien, il y a un débat qui va qui pourrait revenir euh assez vif.
Je crois que c'est jeudi à Vars euh dans les dans les dans les Alpes où le président de la République pourrait remettre euh et bien au goût du jour un service militaire, un service national volontaire. Et euh le débat est déjà un petit peu dans le personnel politique. On va écouter un pour et un contre.
Je suis pour un service national volontaire. Volonire mais pas obligatoire. Je suis pour aussi et j'irai plus loin.
Le président de la République semble proposer un service militaire volontaire. Je suis pour. Mais moi, je dis qu'il faut aller plus loin et proposer un service universel et obligatoire, mais qui ne sera pas nécessairement militaire, qui peut être aussi civique.
On peut vouloir s'engager dans la transition écologique, dans la solidarité sociale, mais donner de son temps à la collectivité. On est dans une société aujourd'hui qui crève de son individualisme. Il faut qu'on puisse sortir de soi, de son environnement, de son quartier.
Il faut qu'on puisse se mettre au service de la collectivité, de la nation. C'est ça faire République. Alors, [rires] c'est assez compliqué parce que bon, on va voir ce que général Gluxman.
Voilà, le général Gluxman. On va voir ce que nous dit le président de la République. Euh donc ça serait un service si on nos informations sont bonnes, qui serait militaire effectivement, qui serait volontaire et non pas obligatoire, qui durerait 10 mois, qui dont la solde serait de 950 € si j'ai bien compris.
Et il s'agirait évidemment d'assurer la sécurité du territoire, mais il n'y aurait pas de d'hommes ou de femmes envoyé en opération extérieure. Ça c'est une des choses qui est à mon avis balisée. Euh quoi de neuf, j'ai envie de dire [rires] ?
Je sais pas combien il y a eu de propositions de Alors, il y a eu le service universel mais qui n'était pas militaire euh qui est parti, qui est revenu, qui a été tenté puis qui a été abandonné. Mais est-ce que c'est une bonne idée ? Je pense qu'il faudrait demander à des experts militaires parce que très souvent quand la France va mal, Ouais.
Euh on se tourne vers l'armée en se disant euh elle va le régler le problème. Alors s'il y a de la délinquence, on dit il faut les envoyer dans l'armée comme ça ils vont apprendre. Si les certaines personnes issues de l'immigration sont mal intégrées, on dit il faut les envoyer dans l'armée.
Euh s'il y a des narcotrafiquants dans une citanise Christian Estroside, il faut envoyer l'armée. Donc dès qu'il y a un problème, on se tourne vers l'armée. Mais c'est pas l'objet de l'armée de de faire ça.
Donc là, est-ce que c'est pour créer de la cohésion ou est-ce qu'il y a une nécessité militaire ? C'est ça la question. Et s'il y a une nécessité militaire parce que ça peut être utile aux forces armées, ça se réfléchit.
Moi, j'y vois quand même un arrière-plan politique. Vous savez, Dominique de Villepin disait il y a qu'un seul ministère où quand on on appuie sur un bouton, l'avion d'école, ça marche. C'est le ministère de la défense.
Tous les autres, on demande quelque chose, on a le contraire, ils veulent pas, ils rechignent. Et là, un président de la République euh qui est très affaibli sur le plan intérieur, qui n'est plus très écouté sur le plan extérieur, trouve peut-être dans ce projet euh un élément qui pourrait lui permettre d'être un peu suivi. Mais je je j'avoue mon ignorance et je vais me plonger dans le sujet pour essayer de comprendre s'il y a véritablement une utilité militaire.
Si c'est simplement une utilité sociétale, c'est faire porter le mal-être de notre société à nos soldats qui ont quand même beaucoup d'autres choses à faire avant de s'occuper de Alors, des généraux se sont exprimés il y a 30 ans quand le Jacques Chirac a supprimé le service militaire, les généraux étaient soulagés parce que ils en avaient assez de s'occuper de gamins qui voulaient tout sauf devenir militaire. Euh, ils avaient autre chose à faire. Et alors maintenant, il y a des généraux qui s'expriment en disant voilà, nous on recrute 25000 personnes par an, filles et garçon d'ailleurs parce que ça c'est aussi un des changements.
Et euh ce service volontaire pourrait nous permettre d'être une filière de recrutement aussi bien pour les militaires d'active que pour abonder la réserve. Euh parce que l'objet enfin le but pardon, l'objectif c'est d'avoir 50000 d'ici à 203500 volontaires par an. Paul je partage comme Vincent l'impression queon n'a pas levé l'ambigué stratégique au fond qui hante le débat sur le rétablissement du service militaire. débat qui me semble-t-il a commencé quasiment dès le lendemain de sa suspension et qui est de savoir si c'est d'abord quelque chose que l'on fait pour le pays et pour augmenter la cohésion nationale.
L'idée que au sein d'une classe d'âge, tous les individus, tous milieux sociaux confondus vont se peut-être aussi demain tout sexe confondu vont se rencontrer, se connaître, sortir un petit peu de leur milieu et peut-être prendre un peu plus conscience qu'ils forment ensemble une même communauté nationale. Ce qui est une très belle idée en soi. Et au moment où le service militaire a été supprimé, les autorités politiques et militaires ont estimé que en réérité l'armée n'était plus capable d'assumer cette fonction là, que c'était lui demander trop de temps et trop d'argent et que ça la détourné de sa mission principale qui était d'abord de défendre le pays.
Donc il y a cette idée-là et il y a cette idée que vous venez d'évoquer avec les chiffres de 50000 d'ici une dizaine d'années, 50000 personnes qui seraient immédiatement mobilisable et qui donc constitueraient effectivement un réservoir plus important de personnes capables de défendre leur pays le jour où il le faudra. Et je crois que la confusion de ces deux registres est palpable. Euh le président de la République semble, de ce que l'on sait pour le moment, de ce qui va être annoncé, d'abord se situer sur le plan de la tactique militaire de dire "Nous avons besoin de ces hommes et en même temps on apprend aussi que finalement ça va remplacer le service national universel qui lui était euh complètement dans l'optereoptique qui était vraiment de dire on va essayer de sensibiliser davantage les citoyens les jeunes citoyens volontaires d'abord au sens du service à l'engagement public ce qui est évidemment une très bonne chose mais puis aussi un certain nombre de de valeurs de cohésion nationale. très compliqué de faire les deux à la fois.
Moi, j'ai le sentiment, je me trompe peut-être, mais que pour l'instant, on est surtout en train de créer une formation initiale militaire de réserve plus, c'est-à-dire avec un temps, un salaire dédié et qui permettront dans une mesure beaucoup plus renforcée à ceux qui étaient déjà candidats pour faire ces je crois que ces 15 jours de formation sur de deux créneaux différents avant ensuite de de de faire des missions de de réserve. Bon bah, on est en train de de d'augmenter un petit peu ce processus. J'espère qu'on proposera aussi aux personnes qui seront volontaires des choses un peu plus intéressantes que ce que font tous les réservistes malheureusement.
C'està-dire essentiellement des missions sentinelles où on patrouille dans les dans les rues des grandes métropoles avec Inface. C'est un peu le cas. Ouais.
Oui. Philippe, moi je pense sincèrement que compris l'intervention de de Gluxman pour le coup il a l'opinion avec lui. Ah oui vous pensez que l'opinion est favorable.
Ouai. Ah, il y a eu un sondage au mois de mars, j'ai regardé, il y a eu un sondage au mois de mars dernier, je crois que c'est 79 % de la population était favorable. Mais oui, bien sûr.
Par pourquoi ? avec une petite correction parce que c'est vrai Yve qui a 30 ans quand on a supprimé le service militaire bon avec un contexte quand même complètement différent hein y compris géopolitique euh les militaires disaient oui on en a marre un peu de s'en occuper et en même temps après moi je le voyais dans les animations, il disait on a perdu quand même du lien avec la société ou et quand on est militaire on n'est pas seulement un type avec un fusil pour défendre le pays on s'intéresse à sa société les militaires ont un très grand intérê intérêt pour la société pour ce qui se passe pour ses mouvements et ils ont un peu perdu ça. Je suis tout à fait d'accord hein, c'est pas des nounous, ils sont quand même pas là pour aller faire les nounous des des des jeunes qui qui ont des problèmes, mais sont des gens qui inculquent des valeurs qui sont, on revient à ce qu'on disait tout à l'heure, des valeurs que les gens recherchent aujourd'hui, c'est-à-dire des valeurs morales, de sécurité, de euh de de devoirs, bref, des mots qui ont qui sont un peu passés et c'est un peu sur eux qu'on compte parce que il faut reconnaître que ces mots militaires à la base sont des mots qui sont des mots en résonance avec l'opinion aujourd'hui.
Donc je pense que que c'est ça. Alors Gluxman moi j'ai été frappé parce que je trouve effectivement ce qu'il dit il rencontre l'opinion et même Crel je l'ai trouvé beaucoup plus modéré que d'habitude. és celé la mais quand même il est il était plus modéré que d'habitude où il pousse des cris donc pas complètement parce que Jean-Luc Mélenchon s'était exprimé à titre personnel il y a quelques temps pour dire qu'il était favorable à la conscription ce qui avait étonné les gens un peu.
Ouais. Tu es étonné à ça par ça je dire euh Célestine comment vous voyez le le retour de cette chose que vous n'avez pas connu vous ? Non que je connaîtrai sûrement pas.
Je me méfie toujours des des gadgets d'Emmanuel Max que ça peut être un gadget. Bah après le le SNU le service national universel, je me pose quand même un certain nombre de questions. Même là objectivement on sait pas grand-chose des contours de de ce service.
Ça pourrait concerner entre 10000 et 50000 jeunes. Donc la fourchette est quand même assez large. On n sait pas grand-chose.
Il y a un question enfin une question de financement surtout. Ça coûtera entre 3 et 5 milliards je crois. Ouais.
Bon c'est quand même de l'argent. Il y a une question de caserne. Aujourd'hui, les militaires ont plus forcément les les casernes adéquates pour accueillir des jeunes.
Ils n'ont plus non plus les personnes pour encadrer ces jeunes puisque c'est quand même de l'encadrement. C'est pas on n'est pas une journée comme ça. C'est ça pourrait durer une dizaine de mois.
Euh et il y a une question où je j'ai du mal à croire dans ce mythe un peu républicain de formation civique euh patriotique euh mais il faut être pragmatique, c'est-à-dire quel est l'intérêt opérationnel aujourd'hui euh pour ça ? Est-ce que d'apprendre à des jeunes à manier un famas euh faire des opérations sentinelles, ça correspond aujourd'hui à la manière de faire la guerre ? Et je parlais tout à l'heure de Guyer hybride.
Est-ce que euh l'intérêt c'est pas d'aller former encore plus des ingénieurs, d'aller investir une réserve de cybersécurité de de d'investir l'intelligence artificielle euh plutôt que que grossir euh les rangs ? il forment à ça. Mais c'est pour ça que je pense que service militaire volontaire devrait aussi prendre en compte ça si ce n'est avoir un aspect presque dominant sur cette nouvelle manière de faire la guerre plutôt que d'avoir les rues de Paris.
Exactement. Oui, et c'est vrai qu'il faut quand même attendre un peu un la précision du discours et le et le et l'avancée du projet parce que depuis qu'Emmanuel Macron président de la République, c'est depuis 2017 quand l'Élysée ne sait plus trop quoi faire et ne sait plus trop comment sortir de l'impasse, c'est soit euh la question du service, soit un projet de référendum. Alors, ils peuvent peut-être faire un référendum sur la restauration du service militaire, coupl les deux.
Euh, il serait peut-être gagné mais mais il faut quand même se méfier parce qu'à chaque fois on y vient et puis quand on arrive dans le dur, on s'aperçoit que l'effet d'annonce une fois l'effet d'annonce passé euh on est justement passé à autre chose. Alors la chose militaire, bien on en reparlera évidemment euh dans les jours, les mois, les semaines à venir. On va passer maintenant à un exercice qui ponctue notre notre émission, c'est-à-dire les coups de griffe et les coups de cœur.
Alors, on commence par le salé et généralement on finit par le sucré. [rires] Euh Paul, vous commencez euh un petit coup de griffe. Bah, à l'heure où on se parle, il y a un détenu qui n'a rien à faire dehors de en dehors de sa prison.
Euh il a été condamné là, il a été condamné et euh pour être un narcotraafiquant très Vous on est dans le salé, très salé sur parce qu'il était effectivement un un grand baron de la drogue. Euh il s'appelle Wid Ben Faiza. Il s'était évadé euh avec l'aide d'un commando armé en 2014 de sa prison.
Il a été rattrapé 2 semaines après par euh par les forces de police. Et donc un juge d'application des peines a décidé contre la vie du gardien de la prison de Vin Levieil. Donc ce petit bijou de Gérald Armanin, prison de trau de sécurité justement pour les les grands narcotrafiquants, obtenu au force auprès de auprès du parlement et donc enfin construit.
Un juge d'application des peines a décidé au mépris de la vie de ce directeur de prison, au mépris même de la vie du procureur de la République, d'accorder une permission de sortie aux détenus dont je vous parle pour aller passer un entretien d'embauche à Lyon, ville dans laquelle il n'a jamais résidé. On sait pas non plus qui est-ce qui est prêt à quelle est l'entreprise ou voilà quelle entreprise est prête à embaucher un un un baron de la drogue qui ne serait libéré de prison que dans que dans 4 ans. Je savais pas qu'on recrutait si longtemps à l'avance mais ça peut ça peut m'intéresser.
C'est un baron hein. Voilà donc il suffisait pas de traverser la rue, il fallait traverser la France en TGV et donc bien sûr c'est une manière pour la magistrature d'offrir un un piedné symbolique très fort à l'endroit de de Gérald Armanin. Je crois que c'est aussi quelque part un but contre leur camp parce que je crois que l'opinion a été très choqué. bien sûr, cette et ça pose maintenant une question fondamentale, c'est ce qu'on a véritablement besoin en France d'un juge d'application des peines et on est un rare pays à l'avoir en Europe.
C'est possible que demain les parlementaires soient plus disposés pour revoir un petit peu la façon dont on accorde ou non des sorties de prison. Alors le sucret et un petit coup de cœur bah pour Fabien Rousell, vous avez montré que la la la question de la de la sécurité et de la défense peut diviser la la gauche. On l'a entendu dans le montage que vous aviez présenté.
Un autre sujet qui divise beaucoup c'est justement la lutte contre le narcotrafic. Etab Rous lui qui est une voix qui disonne du communiste le communiste Fabien Rousell dit qu'il faudrait à contrari de tout ce que prône ses amis au sein du nouveau Front populaire recruter 60000 policiers et douignés de plus pour justement mener la lutte contre le narcotraficit même que chez les communistes français jamais je le cite nous ne dirons tout le monde déteste la police ça le mérite au moins de poser d'ouvrir un un débat qui sinon serait difficile à à tenir à gauche. Ce qui est dommage, c'est que les les communistes s'étaient abstenus pour la plupart d'entre eux lors du vote sur la loi narcotraique de Gérald Armanin, mais peut-être que maintenant ils ont davantage conscience de l'importance de mener cette guerre là.
Exactement. Cela dit, les communistes sont des gens d'ordre contrairement aux trotskistes. Euh Vincent, alors moi j'ai un petit coup de griffe, je dois de pouvoir le relever à Raphaël Antoven qui en lisant Libération a vu l'évocation du mot boycotte. accompagné après la parenthèse du mot girl cot puisqu'il fallait donc féminiser le mot boycotte comme on fait comme on dit plus hommage mais faitage.
Donc c'est c'est le point d'amoutissement du c et du toutes et tous qui arrive à la quand même à la bêtise absolue. Ce qui fait que Alice de Velet a fait un article pour raconter ça dans le Figaro et nous dire que donc Boycotte ne vient pas de l'étymologie de Boy mais de Charles Boycott qui était un homme qui a donné son nom à cette à cette pratique mais je trouve qu'on on voit dans cette histoire toute l'absurdité le conformisme et la bêtise au fond qui peut qui peut accompagner le le politiquement correct et dans dans en l'occurrence le sémantiquement correct. Voilà.
Et le coup de cœur je le partage avec vous. C'est le le la matinée que nous avons passé hier avec Boilem Sans sal ce plaisir des retrouvailles avec l'écrivain et de l'interview qu'on a pu réaliser ensemble et qui nous a montré ce qu'était un homme qui n'est pas très grand euh qui n'est plus tout jeune mais qui arrive avec son grand sourire et son regard malicieux et on se dit bah voilà c'est lui qui s'est dressé seul face à un régime tyrannique et qui a finalement réussi par l'emporter. Donc je crois que toute la France peut peut avoir un coup de cœur pour cet écrivain qui porte haut les le talent littéraire mais aussi le magnifique combat de la liberté, le courage et la liberté.
Combattant de la liberté. Euh alors Célestine, mon coup de cœur, j'ai été dur avec Sébastien Lecnu pendant l'émission, mais je lui donne quand même mon coup de cœur euh pour son annonce en clôture du Salon des mères où il il prévoit de supprimer des centaines de normes qu'il juge surréaliste qui touchent les communes et les maires par décret. Donc d'ici mars prochain, une croyez-vous ?
Bah par décret, ça va plus vite théoriquement. Donc je veux croire notamment par exemple l'obligation de de vider l'eau des piscines municipales tous les ans. Donc tout un tas de de normes un peu hubuesques.
J'ose le croire. On verra si j'ai raison. Et mon coup de griffe, c'est à Yel Brun Pet qui qui était à la marche en hommage au frère d'Am Kessassi qui est un militant écologiste marseillais dont dont le frère M a été tué vraisemblablement par des petites mains du narcotrafic.
Ça pourrait être un un un crime de d'avertissement. Euh et on voit en fait effectivement bah il y a le Bron Pivé qui est qui est presque la tête posée sur l'épaule de la mère de d'Ami Kessassis qui est d'une part assez dérangeant je trouve euh et d'autre part curieux euh pour euh pour un un camp politique. Les Macronistes qui ont longtemps accusé les uns et les autres de faire de la récupération politique sur des faits divers.
Bon alors je sais pas si avoir la tête posée sur l'épaule c'est de la récupération politique mais pour moi c'est un peu déplacé déjà. Tout à fait. Alors Philippe bah moi mon coup de griffe il est plus global, il touche pas une personne, il touche le plan de paix américain sur l'Ukraine qui est pour moi de tellement brouillon euh déjà qu'on a du mal à comprendre de la politique américaine qu'elle change tout le temps.
Mais alors là je pense qu'on a battu tous les records. Euh c'est-à-dire que euh il voient les les Russes, ils s'accordent avec eux sur ce plan de paix sans sans voir l'Ukraine qui va totalement contre ce qui est dit à l'Europe. Mais ensuite ils reviennent en disant aux Européens, on va s'arranger et et tout va se voir.
Il y a encore quelques quelques corrections à faire alors qu'on nous annonçait qu'il fallait que ce soit prêt pour le 27 novembre. De mémoire, Trump a dit le 27, c'est fini. Bon, il avait dit une journée, maintenant c'est le 27 novembre.
C'est m'a peur poussé. Mais donc là, c'est vraiment pour moi un coup de griffe où je je ne comprends plus rien de la politique américaine s'il y a quelque chose à comprendre, car je ne suis pas sûr qu'il y ait un fil conducteur de aujourd'hui de la politique étrangère américaine. Et alors mon coup de cœur, vous savez, c'est comme ces oncles qu'on invite à des dîners, ils vous cassent les pieds, vous engueulz tout le temps avec.
Puis finalement vous l'aimez bien, vous vous le réinvitez au dîner suivant. Et ben pour moi c'est Yannick Jadeau avec qui j'ai eu des [rires] br et cetera et j'ai j'ai eu un coup de cœur pour Yannick Jado qui par ailleurs quelqu'un que j'aime beaucoup euh humainement et pour avoir remis en place Marine Tourelier et sa politique, ses valeurs, avoir rappelé que franchement être l'annexe de la France insoumise c'était pas le rôle de des écologistes et d'avoir effectivement poussé un petit peu le le cursus en disant qu'il était absolument pas d'accord avec cette ligne. Et il faut quand même pas oublier qu'annck Jado, c'est celui qui a ramené des scores avec Bendit bien sûr aussi au aux écologistes et qu'aujourd'hui est totalement marginalisé par ce parti dont on sait plus non plus très bien où il est situé.
Euh un coup France insoumise, un coup moins France insoumise bref qui n'a plus aucune ligne aucune ligne con tit qu'il en ait déjà eu une. Oui oui alors avant il y avait s'ils avaient truc antinucléire mais ça marche plus alors bah voilà [rires] et vous êtes bien placé pour le savoir. Absolument.
Alors il nous reste 2 minutes. Je vais vous poser une question à chacun comme ça vous allez nous informer de votre vision. Euh Paul euh est-ce qu'on va vers une loi spéciale ou pas pour le budget ?
Euh je pense que ça arrangerait tout le monde euh au sein du gouvernance que les ordonnances seraient beaucoup plus difficiles à faire admettre. Euh les ordonnances, ça serait vraiment joué aux apprentis sorciers avec la Constitution. Donc là, ce serait évidemment un un défi démocratique terrible.
Je pense que tout doit être fait pour les éviter. La loi spéciale évidemment des inconvénients. On repart avec euh en fait ce qui avait déjà été décidé l'an dernier et on aura quelques mois ensuite pour essayer de rattraper le le coût.
Mais enfin c'est la moins pire des options étant entendu qu'on peut pas plus enfin qu'on peut plus en théorie passer par le 493. Ah je vois pour les lois spéciales aussi. Je vois pas je vois pas d'autres pistes d'atterrissage.
Sachant que les ordonnances c'est un peu la censure à coup sûr. Au-delà du fait que ce soit complètement le flou constitutionnel sur cet outil qu'on a jamais utilisé. Enfin, s'il passe par ordonnance, je vois pas comment les socialistes ne censurent pas derrière.
Bien sûr Vincent. Bah, la loi spéciale, c'est mieux pour l'économie française parce qu'il y a pas toutes les folies qui sont en train d'ajer. Et puis c'est je pense que le cornus en accommodera puisque dans sa stratégie pour gagner du temps, ça consistera à renégocier le budget comme l'a fait François Baurou. ce qu'on a eu l'année dernière au mois de janvier février et on peut peut-être avoir la chance de voir un le corn du 3, c'est-à-dire que devant l'échec du budget, il en mettrait sa démission et le président lui demanderait de gérer les affaires courantes et peut-être de mener jusqu'au mois de mars encore une dernière tentative de d'ingénierie démocratique pour arriver au municipal.
Ouais Philippe, totalement d'accord avec mes trois camarades. [rires] Rien ajouté, ils ont tout dit effectivement, mais c'est ce qu'il y a de plus c'est ce qui a de plus confortable, j'ai envie de dire. Bien sûr.
Merci à tous les quatre. Merci de nous avoir informé, merci devoir débattu sur les sujets de la défense et puis bien, on se retrouve lundi prochain, toujours à la même heure sur le Figaro TV et c'est une joie de vous retrouver tous les lundis dans cette émission. Merci à vous et bonne soirée.
Emmanuel Macron