Le Président laisse la place au candidat : retour sur son programme
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 26 %Attaque 43 %Défensif 31 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 73 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:18OuverteÉludée
Si le candidat Macron est élu, quelle légitimité pour un président sans campagne électorale ?
- 3:16RelanceÉludée
Problème de légitimité ou pas ?
- 5:14OuverteÉludée
Chloé Morin, problème de légitimité ou pas ?
- 9:04OuverteRéponse directe
Frédéric Daby, vous vouliez intervenir avant de retourner au standard ?
- 11:18OuverteRéponse directe
Thomas, vous nous appelez de Castres. Vous êtes professeur des écoles, vous avez un commentaire sur le discours de Macron ?
- 13:33OuverteRéponse directe
Chloé Morin, Macron cherche des électeurs à droite ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:51PrésentateurFait
« Certaines parleront aux électeurs de droite, retraite, RSA, assurance chômage et impôts. »
- 0:55PrésentateurFait
« D'autres aux électeurs de gauche, comme l'augmentation du salaire des professeurs. »
- 2:52AuditeurFait
« J'ai vu sur son programme qu'il ne parlait pas trop des retraités. »
- 3:25InvitéFait
« Ça fait maintenant une dizaine d'années que la question de la légitimité du président élu se pose. »
- 12:17AuditeurChiffre
« Depuis 1998, la perte de pouvoir d'achat est de 15 à 25% chez les enseignants. »
- 12:25AuditeurChiffre
« Par rapport à l'Allemagne, un enseignant du premier degré gagne 60% de moins. »
- 20:11AuditeurFait
« On a eu le rapport du GIEC il y a 15 jours, trois semaines. »
- 33:18AuditeurFait
« avec notamment deux ministres de la justice mis en examen avec un ministre de l'intérieur mis en examen »
- 33:50InvitéFait
« il s'est inscrit hier en rupture avec la jurisprudence Balladur qui disait qu'un tout ministre même c'était avant Balladur c'était même Périgau-Voy tout ministre qui était mis en examen devait quitter le gouvernement »
- 34:46InvitéFait
« aucun parti politique aujourd'hui n'est exempt d'affaires donc personne n'est exemplaire »
- 35:13InvitéFait
« depuis quelques années les mises en examen pour tous les partis sont beaucoup moins pour des cas d'enrichissement personnel »
- 35:35InvitéFait
« une moralisation de la vie politique »
- 36:00InvitéFait
« le Pellenopgate où c'était vraiment voilà un travail complètement dissimulé où les costumes de François Fillon »
Temps de parole
- Invité23 %
- Invité 223 %
- Invité 317 %
- Présentateur16 %
- Auditeur5 %
- Auditeur 24 %
- Auditeur 34 %
- Auditeur 43 %
- Auditeur 53 %
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France Inter, 18-20, Frédéric Barrère. Au téléphone sonne ce soir, questions autour du programme du candidat Macron, les réactions des autres candidats. Nous sommes à 23 jours du premier tour de l'élection présidentielle et la campagne se déroule dans l'ombre de la guerre en Ukraine. On a le sentiment qu'on a du mal à entrer dans cette campagne, marquée également par la sortie du Covid. On attendait un coup de booster, un stimulant hier au doc de Paris à Aubervilliers. Emmanuel Macron a fait une entrée prudente, selon certains commentateurs, dans l'atmosphère électorale. Une entrée reposante ou anesthésiante, c'est selon, nous a dit ce matin Thomas Legrand.
Le président candidat à sa succession a détaillé ses réformes. Certaines parleront aux électeurs de droite, retraite, RSA, assurance chômage et impôts. D'autres aux électeurs de gauche, comme l'augmentation du salaire des professeurs. Et déjà, beaucoup de critiques. A droite, les Républicains estiment que le candidat Macron a pillé le programme de Valérie Pécresse. Marine Le Pen juge qu'Emmanuel Macron a présenté son projet comme un technicien qui s'est débarrassé d'une corvée. Et à gauche, on dénonce un programme de maltraitance sociale. Une campagne qui donne l'impression de patiner. Il n'y aura pas de débat avant le premier tour. Emmanuel Macron ne veut pas.
Et puis, il y a un nuage qui commence à grossir au-dessus de cette élection avec le risque d'une abstention historique parce qu'il y a peu d'enjeux, nous disent les sondages. Et pourtant, le pouvoir d'achat reste la priorité des Français et va peser sur le vote. Programme, campagne, pour vous répondre, nos invités ce soir, Chloé Morin, analyste politique, experte associée à la Fondation Jean Jaurès. Bonsoir, Chloé Morin. Bonsoir. Frédéric Daby, directeur général d'opinion de l'Institut de sondage IFOP. Bonsoir, Frédéric Daby. Bonsoir. Et en ligne avec nous, Thomas Legrand, éditorialiste politique que vous entendez tous les matins sur France Inter. Bonsoir, Thomas. Bonsoir, Frédéric.
Et bien sûr, nos invités permanents, c'est vous, les auditeurs. Vous connaissez le numéro 01 45 24 7000. On vous attend, on attend vos appels. Le téléphone sonne. 01 45 24 7000. Première question et on va en Seine-et-Marne où nous attend Martine. Bonsoir, Martine. Bonsoir à toutes, bonsoir à tous. Vous avez une question, allez-y, je vous en prie. Oui, j'ai une question à vous poser. Voilà, si le candidat Macron est élu, moi je m'interroge sur la légitimité d'un tel président sans campagne électorale. Ou, tout le moins qu'on a vu de sa part, c'était vraiment un simulacre.
En plus, je pense qu'il y aura quand même beaucoup de difficultés par rapport à une abstention massive, comme vous le disiez. Donc, j'aurais bien voulu que vous répondiez à ces questions. Et en plus, moi j'ai vu sur son programme qu'il ne parlait pas trop des retraités. J'aurais voulu savoir s'il y avait encore un mauvais coup qui nous attendait, comme lors de sa première élection. Merci de me répondre. Eh bien Martine, on va vous répondre. Effectivement, la légitimité a été abordée, c'est un terrain un peu glissant, par Gérard Larcher, cette semaine, le président du Sénat.
Tout ça parce qu'il n'y a pas de débat, dit-il, qui Macron cherche à enjamber la présidentielle, selon ses propres termes. Qui veut répondre ?
Frédéric Dabille. Je dirais quelque chose, pardon, Clément. Ça fait maintenant une dizaine d'années que la question de la légitimité du président élu se pose. Rappelez-vous, Frédéric, qu'il y a dix ans, François Hollande a-t-il vraiment été élu ? Il manquait une semaine, deux semaines à Nicolas Sarkozy pour pouvoir l'emporter. C'était la doxa autour de l'ancien président. En 2017, déjà, on avait dit qu'Emmanuel Macron avait été élu avec un faible score au premier tour, ce qui n'était pas vrai par rapport à des scores de Jacques Chirac, par exemple, et qu'il était automatiquement élu du fait de la faiblesse de Marine Le Pen.
Et on est dans une période où, c'est vrai, l'abstention structure le paysage politique. On est dans un cycle abstentionniste où, à toutes les élections à deux tours depuis 2017, l'abstention a été majoritaire. Et j'entends dire, oui, tel ou tel maire d'une grande ville n'a pas été vraiment élu parce que l'abstention a été très forte du fait du Covid en 2020. Idem pour un président, une présidente de région, où tous les sortants, comme vous le savez, ont été reconduits en juin dernier. Mais, à titre personnel, je trouve dangereux de, je dirais, d'associer, de faire rentrer la légitimité dans cette campagne électorale. Les candidats peuvent faire campagne, tout le monde peut faire campagne.
Ce qui est vrai, c'est que cette campagne est complètement percutée. Elle a été phagocytée par le Covid, on s'en souvient. Là, elle est percutée depuis maintenant un mois par un événement hors normes, un événement international, une guerre au cœur de l'Europe, qui empêche la campagne de se développer vraiment, qui font que le seul émetteur que les Français écoutent vraiment, c'est le président de la République. Un chiffre dans le baromètre, il faut fiducial pour match, 52% des Français ont parlé dans leur conversation de la campagne. Au mois de mars, ils étaient plus de trois quarts en 2017, 85% en 2007. C'est l'effet drapeau dont vous parlez, Frédéric Dhabi.
Oui, l'effet continuité, l'effet drapeau, et l'effet continuité pour le sortant.
Chloé Morin, problème de légitimité ou pas ?
Alors, sur le plan institutionnel, je ne suis pas sûre qu'il soit utile, de la part d'un responsable politique, de questionner la légitimité d'un président élu. Après, en tant qu'observateur...
Voilà, réponse à Gérard Larcher.
Oui. Après, en tant qu'observateur, on ne peut que constater que, si vous voulez, nos institutions construisent de l'unanimité, une forme d'unanimité, je parle de la majorité à l'Assemblée nationale, à partir d'un paysage politique extrêmement fragmenté. On sait que les oppositions ont une place marginale dans l'Assemblée, alors même qu'elles peuvent être largement majoritaires au premier tour. Et donc, nécessairement, derrière ce pouvoir très très fort qui est donné à celui qui emporte la présidentielle, il y a la question du consentement de tous ceux qui n'ont pas voté pour lui au premier tour, qui se posent.
Et le sentiment que l'on a, c'est que cette question du consentement aux réformes se pose de manière de plus en plus aiguë à mesure que se creuse le fossé de la défiance entre le peuple, entre guillemets, et la classe politique. Donc, la question se pose vraiment de savoir dans quelle mesure Emmanuel Macron, ayant mis hier sur la table un certain nombre de réformes, sera à même de les mener à bien sans susciter des colères comme il y a pu y avoir sur les retraites ou même les Gilets jaunes. Cette question-là de la gouvernabilité, en quelque sorte, se pose de plus en plus.
Thomas Legrand, c'est vrai qu'en plus, il n'y aura pas de débat. Alors, cette question-là, on termine le tour de table sur la légitimité sans débat, à cause du fait qu'il n'y aura pas de débat, en premier tour.
Il y a la question du débat, mais c'est vrai que l'élection vaut mandat, c'est institutionnel, c'est la loi, c'est juridique. Est-ce qu'elle vaut légitimité ? Oui, aussi, selon la Constitution, mais la légitimité, c'est quelque chose aussi qui se ressent. Et on ne peut pas avoir simplement une réponse juridique, il faut avoir une réponse politique. Il y a un problème de légitimité stable pendant ce quinquennat et il risque d'y en avoir un autre, même si Emmanuel Macron est élu et très bien élu, c'est une hypothèse. Le problème, c'est que son programme qu'on a découvert hier n'est pas le résultat de délibération d'un grand mouvement politique qui aurait travaillé pendant cinq ans.
C'est le résultat du choix, peut-être des bons choix, ce n'est pas la question, mais du choix d'un seul homme, d'un seul homme qui aura tranché. Et le fait qu'il n'y ait pas de campagne à cause de la situation internationale, ça, on ne peut en vouloir à personne, mais qu'il n'y ait pas de débat, c'est vrai que c'est un problème. Alors il dit, Emmanuel Macron dit, mais il n'y a jamais de débat présidentiel avec le président sortant avant le premier tour, c'est vrai. Et on est dans une situation institutionnelle où le président de la République en France n'est pas issu du Parlement, mais issu du vote du peuple, et donc il n'a jamais à répondre au Parlement.
Donc pendant cinq ans, on ne l'a jamais vu débattre avec aucun de ses opposants. Et on l'a très peu vu dans une situation d'interview avec une confrontation possible. Et là, il n'y en aura pas non plus, visiblement. Il y aura des moments de confrontation, comme on a pu écouter dans le 19h, avec des citoyens croisés, mais ce n'est pas tout à fait la même chose. Le niveau de l'argumentation n'est pas le même. Et moi, je trouve que ça pose quand même un problème de légitimité, même si juridiquement, évidemment, la légitimité, elle est incontestable. Politiquement, elle l'est.
Dans le 19h, il y a un pot qui interpellait Emmanuel Macron sur le climat, qui posait des questions sur le climat et le choc climatique. Frédéric Daby, vous vouliez intervenir avant de retourner au standard ?
Rapidement, par rapport à la question des débats, l'argument d'Emmanuel Macron est historiquement vrai. Aucun de ses prédécesseurs ne s'est plié à un débat avant le premier tour. Mais il y a le précédent, 2017, où il y a eu trois débats avant le premier tour. Alors, bien sûr, il n'y avait pas de sortant. Il n'y avait pas de candidat. Il n'y avait pas de président, par exemple. Oui, il n'y avait pas de président sortant du fait de la non-candidature de François Hollande. Mais ces trois débats, on l'a vu dans notre enquête quotidienne, a créé des vraies dynamiques.
Et ils ont contribué à forger les comportements électoraux poussés de Jean-Luc Mélenchon, effondrement de Benoît Hamon, érosion de François Fillon, par exemple. Et quand on a interrogé les Français le jour du vote, ça a été un des principaux déterminants du vote. Et c'est vrai que les Français se sont habitués à ces débats. Ils veulent débattre. Ils veulent cette dispute nationale, cette bataille de cette confrontation en termes de crédibilité. Et clairement, il y a une frustration que pourrait peut-être payer à la marge le président sortant.
Alors, Chloé Morin, juste avant, une remarque de David sur l'appli France Inter qui nous dit, David, si Macron est élu sans campagne, sans débat, c'est encore plus légitime. C'est un plébiscite. Voilà, c'est ce que nous dit David. Chloé Morin.
Oui, juste peut-être pour revenir sur la dernière partie de la question à laquelle on n'a pas répondu, sur le sort qui serait réservé aux retraités par Emmanuel Macron. J'ai l'impression qu'il a retenu la leçon de la hausse de la CSG qui a été un point de rupture entre lui et une partie de l'opinion de plus de 65 ans. Donc, j'ai le sentiment qu'il ménage beaucoup cette partie de l'électorat.
Quant à savoir ce qu'il lui réserve, la seule indication majeure que l'on a à ce stade, elle concerne plutôt les personnes très âgées, puisque là où il y avait une ambition très claire et très affirmée sur la dépendance et la loi grand âge il y a encore quelques mois, on a le sentiment que cette ambition s'est amoindrie et qu'on n'est pas sur une grande loi d'adaptation de la société au vieillissement, mais sur quelques mesures qui sont plutôt d'ordre technique.
En retourne au standard, on nous appelle Thomas. Thomas, vous nous appelez de Castres. Bonsoir Thomas. Bonsoir, bonsoir François-Père. Alors vous êtes professeur des écoles, hein ?
Absolument, et directeur d'école, oui. En vous écoutant. J'avais d'abord un petit commentaire général sur ce qui a été fait hier. J'ai trouvé un discours qui était très cohérent, comme il le fait toujours, alors ni gauche ni gauche, comme ça au moins on est tranquille sur le discours. Et d'ailleurs je suis un peu étonné, donc vos intervenants vont sans doute avoir un avis là-dessus et je serai intéressé de savoir pourquoi, parce que je trouve qu'il y a quand même pas mal de gens à droite et je trouve ça un peu risqué d'aller chercher à droite, là où il y a un no man's land entre Mélenchon et le centre.
Et je suis assez étonné qu'il aille draguer à droite, parce que là c'est vraiment très clair sur tout ce qu'il a présenté. Donc voilà, j'aimerais bien avoir l'avis de vos intervenants. Maintenant, plus spécifiquement sur les enseignants, je voudrais juste citer trois chiffres, et je ne prendrai vraiment pas longtemps, mais pour que le débat ne soit pas sur les profs se plaignent, on n'est jamais content, et puis qu'après on en discute, et enfin vous en discutiez à partir de ces données-là, qui sont des données du Sénat. Donc pas discutable, ce n'est pas franchement des bolcheviks. Le premier chiffre, c'est que depuis 1998, la perte de pouvoir d'achat est de 15 à 25% chez les enseignants.
C'est le troisième pire salaire moyen de l'OCDE. Par rapport à l'Allemagne, un enseignant du premier degré gagne 60% de moins, et comme on travaille plus d'heures que les Allemands, alors ça va choquer du monde, mais c'est le cas, dans le premier degré, on gagne en gros 70 à 80% de moins en tarifs horaires. Moi j'ai commencé, c'était une reconversion il y a 4 ans, puisque j'ai 45 ans, mais je suis un nouvel instit, j'ai eu droit à la prime pour l'emploi. Quand j'ai commencé, c'est-à-dire que j'étais un travailleur pauvre. Je suis Bac plus 5, j'étais travailleur pauvre.
Et dernier chiffre, par rapport aux autres fonctionnaires de catégorie A, puisque nous sommes des cadres, les enseignants, nous gagnons en moyenne 30% de moins que quelqu'un des impôts par exemple. Donc est-ce qu'un enseignant a une tâche qui est 30% moins valable qu'un fonctionnaire des impôts ? Je me pose la question. Donc aujourd'hui, M. Macron nous dit qu'on va réfléchir à plus de tâches pour éventuellement augmenter les salaires. On ne doit pas parler d'abord un peu de rattrapage de ces chiffres honteux dont la France devrait avoir honte plutôt que de parler de tâches supplémentaires.
Voilà, je suis évidemment très en colère et j'ai essayé d'être très factuel pour qu'on puisse partir sur quelque chose qui soit autre chose que de la colère pure et qu'on puisse parler de faits qui me paraissent moins honteux en fait.
Merci Thomas, professeur et directeur d'école. Alors, d'abord, la première partie de la question, Chloé Morin, Macron cherche des électeurs à droite. Ou va...
Oui, manifestement, il pense que ses principales réserves de voix à ce stade sont du côté des électeurs pour aller vite de Valérie Pécresse. Sans doute, mais ça c'est une lecture personnelle de sa stratégie, sans doute estime-t-il qu'il a fait le plein des voix venant de la gauche par vote utile parce que ces gens-là, soit sous l'effet de la peur de la situation avec l'Ukraine, soit sous l'effet d'une certaine déconvenue par rapport à déception vis-à-vis de l'offre existante de gauche, soit par peur d'Éric Zemmour et de Marine Le Pen, ces gens-là, ils estiment sans doute qu'ils sont fermement arrimés à lui.
J'en suis peut-être un peu moins sûre que lui, mais visiblement, il a l'air de penser que l'électorat de gauche est solidement arrimé à lui et que donc les marges de progression qu'il peut avoir, ou en tout cas la menace, vient de Valéry Pécresse et il semble penser qu'il peut aller chercher ses électeurs, d'où le fait qu'il y a effectivement un certain nombre de marqueurs dans son programme qui clairement s'adressent à ces électeurs-là.
Thomas Le Grand,
vous vouliez intervenir ? Oui, sur le « ni gauche, ni gauche », c'est une jolie formule qui est empruntée à François Mitterrand qui disait que quand on n'est ni de droite ni de gauche, on n'est ni gauche ni gauche généralement. En fait, il y a quelque chose que beaucoup d'électeurs de gauche ont du mal à admettre, mais si la gauche actuellement est à 20-23%, c'est que les électeurs de gauche ne sont pas tous morts et décédés ces cinq dernières années. Il y en a beaucoup qui sont chez Emmanuel Macron et ils y sont pas simplement par peur de Poutine ou de la guerre, ils y sont parce qu'ils y retrouvent une sorte de centre-gauche.
Il y a un grand marais de centre-gauche qui existe, qui a élu François Hollande, qui n'était pas un grand révolutionnaire, François Hollande, qui a fait une loi travail aussi. Et donc, il y a cet aspect de gauche, chez Emmanuel Macron. Et par exemple, dans ce qu'il propose pour l'école, on voit très bien ce qui peut plaire à la droite, l'autonomie des établissements et puis aussi le caractère assez peu social de sa façon de vouloir rémunérer les professeurs au mérite. Ce n'est pas tellement dans la tradition, enfin, ce n'est pas la question du mérite, mais comment calculer le mérite, ce n'est pas tellement dans la tradition de l'école française.
En revanche, dans le projet de l'éducation, il y a la possibilité de l'expérimentation pédagogique avec ce qu'on appelle du pédagogisme, avec peut-être des programmes sans notes. Quand on regarde le détail de ceux qui ont préparé ça, quand on parle avec eux, alors ça n'était pas très clair hier, mais en tout cas, dans le projet d'Emmanuel Macron, il y a des tas de choses qui déplacent fortement à la droite sur la façon d'éduquer et la possibilité d'éduquer différemment et d'en finir avec cette verticalité.
alors c'est un petit peu en rupture avec Jean-Michel Blanquer et ce qui aurait été intéressant s'il y avait des débats, c'est qu'on lui rappelle tout ce qu'a fait Jean-Michel Blanquer, tout d'ailleurs ce qui a mal fait Jean-Michel Blanquer concernant le lycée et le bac où il y a une désorganisation et un stress des élèves comme des professeurs tout à fait justifiés.
Et les maths qui reviennent dans le tronc commun.
Et les maths d'ailleurs se reculent donc il y a eu de ce point de vue-là me semble-t-il hier une façon de désavouer Jean-Michel Blanquer et il va falloir voir ce qu'Emmanuel Macron dit, veut, entend par expérimentation mais là je crois que la gauche en tout cas pour le fond pas sur le côté social mais sur les questions de fond et d'éducation peut s'y retrouver. Frédéric Dhabi où il y a beaucoup de choses qui ont été dites que je ne vais pas répéter
sur le salaire des enseignes.
Oui, je suis moi spécialiste du salaire des enseignants mais c'est vrai que hier il a été son propre procureur. Quand on voit les choses qui avaient été engagées par Jean-Michel Blanquer au début du quinquennat il y a eu une vraie rupture dans le rapport des français au ministre de l'éducation c'est l'affaire de Créteil où il ne fait rien on a le sentiment qu'il ne fait rien après qu'un collégien ne menace une enseignante.
C'est vrai que il y a dans l'opinion publique une vraie déception sur la manière dont les enseignants sont traités et par homothésie la manière dont les personnels soignants sont traités en termes de salaire mais eux ont eu le Ségur qui n'est peut-être pas assez mais qui a été vu comme un geste.
En tout cas par rapport à la tonalité générale de l'intervention d'hier de cette conférence de presse Emmanuel Macron a cherché oui il a donné peut-être plus de signaux à son électorat de droite il a un électorat de droite captif comme le dit Valérie Pécresse elle-même qui vote de manière dans un réflexe légitimiste et il a cherché à plus que jamais l'enraciner l'arimer reconstituer ce que j'ai appelé tout au long du quinquennat la sainte alliance LR LROM sur les réformes et quand il propose la retraite à 65 ans soutenu massivement par les retraités qui ne seront pas concernés par définition le fait d'assortir le RSA à des activités professionnelles de travail c'est une manière de plus que jamais asphyxier bélamiser si je puis dire l'espace de Valérie Pécresse sachant que c'est vrai et Chloé Morin comme Thomas Legrand l'ont bien dit la gauche il y a une partie de la gauche qui reste et qui est plus que jamais arrimée à Emmanuel Macron le quoi qu'il en coûte le sentiment qu'il est de centre gauche les études sur les trajectoires électorales montrent bien qu'il prend encore 40% des François Hollande un tiers même des Ségolène Royal 2007 et le fait qu'il n'y a pas d'offres désirables aujourd'hui à gauche
on retourne au standard après je vous poserai une question quand même sur la droite on reviendra sur la droite mais on va au standard on nous attend Magali parce que vous avez une question sur l'environnement bonsoir Magali vous appelez de Lyon
bonsoir de Lyon tout à fait je me remercie à France Inter tout d'abord effectivement et puis moi je suis particulièrement en colère en fait enfin en colère et puis plutôt attentive et en question sur l'absence totale ou quasiment totale relative à l'environnement et à la préservation de notre survie sur terre en fait le vivant les humains on est on a eu le rapport du GIEC il y a 15 jours trois semaines on sait pertinemment qu'on est sur une biodiversité qui est menacée sur l'extinction d'espèces multiples et variées sur les enjeux derrière climatiques et de migration de centaines de milliers et de millions de personnes sur terre qui vont venir dans nos pays en Europe et ailleurs j'entendais ce matin que je crois que c'était 100 000 ou 200 000 je ne sais plus nos limites d'accueil enfin bon je dis peut-être des bêtises mais enfin pour autant par rapport à ce que qu'accueille à Pologne de l'Ukraine aujourd'hui c'est ridicule et ce que l'Allemagne a accueilli il y a quelque temps également Magali
on va vous répondre sur l'environnement parce qu'on a pas mal de questions aussi par mail ou sur l'appli par exemple Julien comme vous Magali qui nous dit qu'après ce 15 guénards sans la moindre mesure environnementale Macron ne propose encore une fois aucune mesure efficace Frédéric Davy l'environnement grand absent on l'a entendu aussi dans le journal de 19h
alors grand absent oui très peu présent on voit qu'alors que de plus en plus les français juxtaposaient fin du monde et fin du mois étaient sortis de cette bataille d'Ernani le contexte l'explosion du prix des carburants la question du pouvoir d'achat où le mot inflation revient dans le discours des français le mot relégation c'est-à-dire je ne peux plus me déplacer en zone rurale compte tenu du prix de l'énergie a éclipsé les questions environnementales mais quand on regarde entre 2017 et 2022 la part de la question du climat comme facteur déterminant du vote on est quand même passé de 37% à 53% et il y a des segments notamment les jeunes qui ont une vraie éco-anxiété pour lesquels ça reste un élément central ça peut se terminer par une abstention massive des primo-votants ce qui n'est pas la règle à une élection présidentielle ou peut-être le vote vers un candidat désirable qui pourrait être par exemple Yannick Jadot mais c'est vrai que sur la question climatique c'est un des rares enjeux sur lesquels les français associent le bilan Macron à une véritable inaction
mais les jeunes disent voilà on nous parle du choc climatique depuis 20 ans depuis notre maison brûle on regarde d'ailleurs de Jacques Chirac en 99 et rien ne se passe l'environnement Chloé Morin
j'ai envie de dire si on regarde d'ailleurs l'ensemble du programme d'Emmanuel Macron énoncé hier il reflète globalement un rapport de force politique et il faut se souvenir que suite à la victoire des écologistes aux européennes Emmanuel Macron avait mis l'accent sur l'écologie donc il répond à un rapport de force qui émane de l'opinion et quelque part aujourd'hui à mon avis s'il ne met pas l'environnement au sommet de ses préoccupations c'est aussi que finalement dans les urnes l'écologie a l'air bien peu importante puisque Yannick Jadot est entre 5 et 7%
d'abord le pouvoir d'achat
c'est à dire que je pense qu'il y a aussi cet ordonnancement des priorités qui reflète ce que les électeurs semblent dire dans les intentions de vote
Thomas Legrand vous vouliez intervenir sur cette question du climat du choc climatique oui
la seule réponse alors elle peut paraître importante la seule réponse d'Emmanuel Macron à cette question c'est la décarbonation de l'économie et le fait de relancer les recherches et les programmes nucléaires avec le PR et les ENR et ça ça va mettre assez longtemps ça va mettre 15 à 20 ans et donc pour pouvoir décarboner l'économie lancer massivement des éoliennes et des énergies renouvelables il l'a annoncé on n'a pas l'ampleur et c'est assez c'est assez étonnant parce que en fait il n'y a que ça il n'y a que ça et on a l'impression que ce président qui est un jeune président on pouvait se dire qu'il allait prendre conscience que ça allait être quand même un des enjeux de l'avenir et en plus une possibilité pour la France de se de se réindustrialiser de façon vertueuse et écologiste et bien il ne l'a pas mis en avant et je peux vous dire que dans la Macronie dans l'aile gauche de la Macronie c'est une déception j'ai eu quelques petits témoignages hier soir et ce matin c'est une déception ils ne comprennent pas que le président n'ait pas réagi plus vertement plus écologiquement disons et je pense que Chloé Morin a tout à fait raison il répond à un à un rapport de force pas favorable le finalement le score assez faible dans les sondages de Yannick Jadot lui indique de ne pas aller dans cette direction
avant de retourner le standard je vous parlais on parlait tous d'un nuage de plus en plus menaçant qui s'approchait du 10 avril l'abstention Alain vous nous appelez de Pau où d'ailleurs Emmanuel Macron était en déplacement aujourd'hui vous avez une question en ce sens Alain ? Oui bonjour à tous bonjour Alain bonsoir
alors donc je suis de Pau j'ai 58 ans et je voulais vous parler vous expliquer peut-être pourquoi je m'abstiens depuis depuis une dizaine d'années je fais partie d'un groupe de personnes d'amis qui s'abstiennent aussi nous sommes de plus en plus nombreux nous sommes dans une espèce d'association pour l'abstention alors j'aimerais vous expliquer pourquoi on s'abstient
mais pourquoi vous n'allez pas voter blanc ?
alors on ne va pas voter blanc parce que le vote blanc n'est pas reconnu ça veut dire que le dimanche soir à 20h au moment des résultats si je vote blanc je n'apparais nulle part alors pourquoi vous abstenez ?
allez-y je suis dans les pourcentages des abstentions alors on s'abstient parce que nous ne croyons plus en ces personnes personnages politiques qui sont là depuis X années ils nous mentent en continu on les met tous dans le même panier et on se dit que le seul moyen pour que peut-être les choses s'arrangent un petit peu puisqu'on considère quand même et on voit que tout ne va pas pour le mieux et que tout empire et bien c'est que on se dit que le jour où il y aura peut-être 90% d'abstention peut-être que ces gens-là qui quand même nous maîtrisent peut-être qu'ils se poseront des questions
on a bien compris Alain on va vous répondre on va vous répondre on va d'abord aller à histoire où Pascal une version différente une idée différente Pascal bonsoir Pascal
oui bonsoir alors vous c'est l'inverse d'Alain aux émissions déjà alors moi c'est l'inverse effectivement parce que pour savoir l'abstention même sur internet s'ils ne le disent pas vraiment on peut savoir la participation le nombre de gens qui se sont déplacés votés donc il suffit de prendre ce nombre de gens de ce pourcentage de gens qui se sont déplacés votés et d'enlever le pourcentage de ceux qui ont voté on peut avoir une idée de l'abstention par contre si tout le monde va voter si on se remobilise si on veut faire marcher la démocratie parce qu'on voit quand même qu'il y a beaucoup de pays qui l'ont pas et c'est quand même pas rigolo je pense que ça s'entretient s'il y a par exemple 10 candidats à plus de 5% et que monsieur Macron est quand même élu et bien il sera on pourra lui dire mais monsieur vous avez eu 50% des voix contre vous vous avez été élu alors qu'au premier tour il y avait 50% qui se sont répartis sur d'autres candidats et là ça va peser parce que ces 50% il sera obligé de tenir compte de la diversification
on a bien compris Pascal on a bien compris pourquoi selon vous il faut aller voter alors Thomas Legrand qui est en ligne avec nous vous vouliez intervenir sur l'abstention le vote ou pas Thomas moi je voulais dire à Alain
je voulais répondre à cette idée que tous les candidats se foutraient de nous tous les politiques se foutraient de nous je ne sais pas si vous avez été voir votre maire votre député il s'occupe tous les jours de la chose publique est-ce que vraiment on peut dire que tout le monde se fout de nous et puis surtout à l'élection présidentielle en France c'est un cas unique me semble-t-il dans les grands pays démocratiques vous avez deux candidats trotskistes deux candidats d'extrême droite des candidats du centre des candidats de gauche vous avez un panel vous avez le choix et si vous n'êtes pas content des institutions il y a des candidats qui proposent de changer les institutions les écologistes proposent de changer les institutions la France insoumise propose une grande constituante où chacun pourrait avoir la parole Emmanuel Macron dit qu'il veut un débat permanent pour le prochain pour le prochain mandat avec des conventions citoyennes par exemple sur certains sujets il y a de quoi il y a de quoi renverser la table en votant pour des candidats donc je pense que c'est vraiment une fausse réponse parce que quand vous dites je m'abstiens ou même je vote blanc personne va comprendre ce que vous dites on comprendra que vous n'êtes pas content mais pas dans quel sens donc en fait vous ne direz rien et donc la politique vous pouvez ne pas vous en occuper mais elle s'occupera de vous donc il faut mieux s'en occuper la politique s'occupera de vous
Chloé Morin
je partage tout à fait ce que vient de dire Thomas Legrand j'ajouterais que malheureusement cette opinion sur les politiques le sentiment qu'ils ne s'occupent pas de nous qu'ils ne nous comprennent pas qu'ils sont tous à mettre dans le même sac est une opinion qui est de plus en plus répandue et qui finit par être un véritable problème démocratique dans le sens où ça pose la question de la légitimité des choix collectifs que l'on fait et c'est d'ailleurs pour ça c'est la séquence autopromo mais c'est exactement pour ça que j'ai écrit mon livre sur les politiques c'est à dire que pour dire que tous les politiques ne sont pas pourris que heureusement un grand nombre d'entre eux font bien leur travail en tout cas du mieux qu'ils le peuvent et que nous avons besoin dans une démocratie de représentants et quelque part c'est assez simpliste de le dire mais s'abstenir c'est toujours laisser les autres choisir pour soi et donc je ne suis pas sûre je pense qu'il y a de très bonnes raisons d'être mécontents du système et je ne dis pas que les politiques font tout très bien mais je pense que pour changer le système il faut y participer
avec tous ces candidats dont vous parlez Chloé Morin dont parlez Thomas Legrand le vote blanc c'est quand même un geste démocratique on trouve qu'il n'y a aucun candidat qui peut renverser la table comme il nous convient non Frédéric Dhabi ?
Alors déjà sur le vote blanc c'est vrai qu'il ne compte pas dans les suffrages exprimés mais il est quand même il a été il y a une quinzaine d'années je crois dizaine d'années enlevé du poids des votes nuls donc quand il y a un vote blanc important par exemple au second tour de l'élection présidentielle c'est commenté et c'est une information portée à la connaissance des français c'est vrai aussi quand on interroge les jeunes c'est une demande très forte la reconnaissance du vote blanc alors j'entends ce qu'a dit Alain qui est sur un discours ils nous mentent ils sont tous pourris c'est un discours qu'effectivement on trouve comme motivation de l'abstention mais il est moins fort qu'un autre discours que je trouve beaucoup plus important qui reflète la crise du résultat des politiques qui est un discours non pas tous pourris mais tous impuissants tous impuissants à résoudre les crises tous impuissants à améliorer les choses du côté du climat du côté des inégalités femmes-hommes en termes de salaire et c'est un discours très fortement porté chez les jeunes moment d'autopromo aussi dans mon livre la fracture sur la jeunesse française elle vote de moins en moins alors que je le répète ce n'est pas une fatalité l'abstention des jeunes elle a voté plus que la moyenne en 81 en 95 en 2007 il y a cette logique de vanité du vote qui questionne même notre contrat de confiance entre les politiques et nous déléguer sa voix c'est en retour attendre un changement une transformation du pays et c'est ça qui est je dirais au coeur de l'affadissement pardon de notre pacte démocratique
sur ce risque d'abstention aujourd'hui et d'abstention aujourd'hui 70% des français se disent certains d'aller voter donc voilà il y a un doute sur 30% ce serait au dessus du 21 avril 2002 qui était de 28% 28 et demi pour cent retour au standard Jean-Luc nous appelle de Strasbourg bonsoir Jean-Luc oui bonsoir merci de prendre ma question rapidement il nous reste peu de temps Jean-Luc je vous en prie allez-y
oui donc la question qui me préoccupe moi et qui peut-être est en lien avec le tous pourris évoqué tout à l'heure c'est la question de la morale de l'éthique de la confiance qu'on peut faire à nos dirigeants et donc j'ai gardé en mémoire un article qui a été réalisé par vos confrères de franceinfo.fr qui ont fait le total des affaires du quinquennat Macron et ils arrivaient à 18 affaires donc avec des mises en examen avec notamment deux ministres de la justice mis en examen avec un ministre de l'intérieur mis en examen et je m'étonne que ce point là ne soit pas relevé davantage parce qu'il me semble qu'on bat des records et que moi personnellement je devrais prendre monsieur Macron comme DRH j'hésiterai par rapport à la manière dont il a recruté les personnes du gouvernement
Jean-Luc une question hier a été posée à Emmanuel Macron justement sur ce point là concernant Eric Dupond Dupond-Moretti qui veut répondre
il s'est inscrit hier en rupture avec la jurisprudence Balladur qui disait qu'un tout ministre même c'était avant Balladur c'était même Périgau-Voy tout ministre qui était mis en examen devait quitter le gouvernement il a donné un argument du fait qu'il avait démis en examen automatique il est sur une logique de présomption d'innocence mais c'est vrai que ce que je trouve très intéressant dans ce qu'a dit Jean-Luc ça me fait penser au fait que les opposants à Emmanuel Macron se saisissent peu de ces faits rappelez-vous en 2012 c'était quoi la tonalité de la campagne présidentielle de François Hollande c'était la jeunesse l'éducation et c'était la république exemplaire le fameux moi président puisqu'il y avait également eu des affaires sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy c'est intéressant de voir que les différentes oppositions éparpillées c'est la fin de la bipolarisation on le sait n'a pas préempté ce thème Chloé Morin vous vouliez intervenir sans doute pour deux raisons un parce qu'aucun parti politique aujourd'hui n'est exempt d'affaires donc personne n'est exemplaire et aussi parce que se saisir de ce sujet j'ai l'impression que les responsables politiques se rendent compte que ça finalement que l'opinion publique les met ensuite tous dans le même panier donc que c'est un jeu perdant et que c'est scié la branche sur laquelle on est assis Thomas De Grand oui il y a quand même un changement il faut quand même reconnaître que depuis quelques années les mises en examen pour tous les partis sont beaucoup moins pour des cas d'enrichissement personnel c'est souvent des délits qui paraissent plus mineurs sauf quand c'est des histoires sexuelles ou de harcèlement ça c'est différent mais il y a quand même depuis maintenant une vingtaine d'années une moralisation de la vie politique alors je sais bien que je vais choquer du monde en disant ça mais je pense que les hommes politiques et les femmes politiques sont beaucoup plus regardés beaucoup plus surveillés plus facilement mis en examen de tous bords d'ailleurs Frédéric Dhabi et Chloé Meurin qui sont l'écart d'enrichissement personnel ou alors de fraude par exemple le le le le Pellenopgate où c'était vraiment voilà un travail complètement dissimulé où les costumes de François Fillon toutes ces choses là sont de plus en plus rares et les grosses affaires de financement de financement des partis sont aussi plus rares parce que on regarde un peu plus
et et vous avez bien fait de le rappeler Thomas Thomas Le Grand merci Thomas Le Grand Chloé Meurin merci beaucoup analyste politique experte associée à la fondation Jean Jaurès et Frédéric Dhabi merci à vous également merci directeur général opinion de l'institut de sondage IFOP un grand merci pour votre participation au téléphone sonne