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InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 8 juillet 2020 29 minComplaisantActualité / polémiqueJusticeSantéÉconomie & entreprisesTravail & emploi

L'invité de Bourdin Direct : Jean Castex - 08/07

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 5 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:22OuverteRéponse partielle

    Il paraît que vous êtes un croque-mémé, c'est vrai ?

  • 0:54FerméeRéponse directe

    Qui l'a choisi ? Emmanuel Macron ou vous ?

  • 1:34OuverteRéponse directe

    Pourquoi il est attaqué ?

  • 1:46RelanceRéponse directe

    Quel est le sujet, en fait ?

  • 4:03OuverteRéponse partielle

    Pensez-vous que certaines femmes regrettent de ne pas être sifflées dans la rue ?

  • 4:56RelanceRéponse directe

    Que vous avez voulu, nomination.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:04Jean CastexFait
    « Le Premier ministre propose, le Président de la République dispose. »
  • 1:17Jean CastexFait
    « Je l'ai reçu et j'ai fait cette proposition parce que c'est un homme qui m'est apparu formidable. »
  • 2:35Jean CastexFait
    « C'est la faute de l'État, qui, depuis des années, n'a pas donné à l'autorité judiciaire les moyens de son fonctionnement. »
  • 3:23Jean CastexChiffre
    « Oui, monsieur. Le précédent gouvernement a fait voter une loi de programmation, on les a déjà augmentées. »
  • 3:28Jean CastexPromesse
    « Eh bien, nous allons accroître cet effort. »
  • 5:50Jean CastexFait
    « D'abord, parce que, vous le savez, il y a déjà eu, sur ces mêmes faits, des actes d'instruction, qui ont été clairement des actes de rejet. »
  • 6:03Jean CastexFait
    « Et d'autre part, parce que M. Darmanin bénéficie complètement de la présomption d'innocence. »
  • 13:23Jean CastexChiffre
    « 7 milliards et demi d'euros. »
  • 13:40Jean CastexFait
    « Je suis devant vous et devant les Français, un homme de dialogue. »
  • 15:15Jean CastexChiffre
    « On est à 180 euros à peu près aujourd'hui. »
  • 15:33Jean CastexChiffre
    « 7 milliards et demi. »
  • 16:51Jean CastexPromesse
    « Dès cette semaine, j'ai invité l'ensemble des partenaires sociaux à venir me voir. »
  • 18:31Jean CastexFait
    « Le déficit des régimes de retraite, aggravé par la crise. »
  • 20:31Jean CastexPromesse
    « Exonération de charges pour le premier emploi d'un jeune. »
  • 23:13Jean CastexPromesse
    « Allongement provisoire de la durée d'indemnisation de chômage. »
  • 23:43Jean CastexFait
    « La réforme sur l'assurance chômage, que j'approuve, elle a été faite au moment où la France avait l'un des plus faibles taux de chômage en Europe. »
  • 23:49Jean CastexFait
    « Oui, vous comprenez bien qu'on ne peut pas. »
  • 24:19Jean CastexPromesse
    « 146 des 149 mesures de la Convention citoyenne sur le climat seront reprises. »

Temps de parole

  • Présentateur100 %

0,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Présentateur

Vous écoutez RMC, RMC Bourdin Direct, Jean-Jacques Bourdin. Notre invité ce matin, Jean Castex, nouveau Premier ministre, bonjour. Bonjour. Merci, Monsieur le Premier ministre, d'être avec nous. Jean Castex, pardon d'être familier, je vais commencer, je suis un peu familier avec vous. Il paraît que vous êtes un croque-mémé, c'est vrai ? Un croque-mémé ? Non, c'est un surnom qu'on vous donne. Qu'est-ce que c'est qu'un croque-mémé ? Vous avez la réputation d'être un câlineur d'anciens à Prades. Il paraît que lorsque vous êtes en campagne électorale, vous prenez tout le monde dans vos bras. C'est vrai ou pas ? Je suis un maire. Vous êtes un maire ? Un maire, ça aime. Oui.

Les mémés comme les autres. Bon, bon. Allons droit dans l'ambu. Vous avez compris, dans l'ambu. Marquez un essai. Oui, marquez un essai parce que vous êtes passionné d'Horilby. Dans votre gouvernement, l'avocat Éric Dupond-Moretti est garde des Sceaux. Qui l'a choisi ? Emmanuel Macron ou vous ? Le Premier ministre propose, le Président de la République dispose. C'est vous qui l'avez proposé. C'est un choix commun. C'est vous qui l'avez proposé. C'est le Président de la République qui a eu l'idée. Je l'ai reçu et j'ai fait cette proposition parce que c'est un homme qui m'est apparu formidable. Formidable. Oui. Vous voulez le défendre. Je sens que vous voulez le défendre. C'est vrai ?

Pourquoi il est attaqué ? Dans tous les cas, on peut en dire un petit mot. Allez-y. Quel est le sujet, en fait ? Oui. Quel est le sujet ? Quand on choisit un ministre, on se dit « Ah, on va faire un coup médiatique, M. Dupond-Moretti ». En réalité, vous voyez, l'objectif de ce gouvernement à la matière, c'est que le service public de la justice marche mieux. Je suis allé, une de mes premières sorties, dans un commissariat en Saint-Saint-Denis. Et figurez-vous que j'ai entendu la même chose que ce que je vis depuis 12 ans comme maire de Prade. À Prade, dans les Pénées-Orientales, on est dans une zone de gendarmerie. C'est-à-dire, qu'est-ce qui se passe ?

Il y a beaucoup de faits pour lesquels les gens sont interpellés. Les services de police et de gendarmerie font leur travail. Et la réponse judiciaire, comme on dit, ne suit pas, s'installe concrètement dans la vie des gens. Un sentiment d'impunité. Et les victimes ne peuvent plus le supporter. Alors, ça, on dit, c'est la faute de la justice. Non, c'est la faute de l'État. C'est la faute de l'État, qui, depuis des années, n'a pas donné à l'autorité judiciaire les moyens de son fonctionnement. On dit, vous êtes un homme qui défend le réel. Attendez, je termine, Jean. Allez. Il faut donner les moyens de fonctionner en proximité, au plus près des gens, à la justice.

Et je n'ai pas, nous n'avons pas nommé un garde des Sceaux, haut en couleur, solide, costaud, pour s'en prendre au magistrat. C'est classique qu'un grand avocat soit garde des Sceaux. On l'a nommé pour défendre la justice, pour porter les couleurs de la justice au sein de l'appareil d'État et lui redonner ses moyens. Donc, vous lui donnerez les moyens de défendre la justice ? Oui, oui. Vous augmenterez le budget de la justice ? Oui, monsieur. Le précédent gouvernement a fait voter une loi de programmation, on les a déjà augmentées. Eh bien, nous allons accroître cet effort. C'est-à-dire, l'État, l'État, puisque vous commencez par la justice, l'État régalien, comme on dit.

Il y a la police, il y a les forces de sécurité, mais il y a la justice, c'est en tout. On doit une plus grande reconnaissance à la justice. La justice ne marche pas parce que l'État l'a mal considéré. Et mettre un homme, comme Dupond-Moretti, à la tête de cela, ça veut dire que la justice va compter. Bien. Nouveau gouvernement et déjà première manifestation, vous avez vu ça. Des cibles, Éric Dupond-Moretti, Gérald Darmanin. Pensez-vous que certaines femmes regrettent de ne pas être sifflées dans la rue ? Alors, écoutez, je veux dire, on ne se connaît pas, les Françaises et Françaises ne me connaissent pas. Mais je peux vous dire, M.

Bourdin, que pour des raisons politiques et aussi personnelles, tout ce qui touche aux violences, on m'en dit, intraconjugales, aux questions de viols, me sont particulièrement, particulièrement chères. Je peux vous le dire. Et je peux aussi vous dire, je peux aussi vous dire, que si dans mon âme et conscience, ayant regardé le sujet, j'avais eu le moindre doute, la moindre interrogation, en particulier, vous y faites allusion sur la nomination du ministre de l'Intérieur. Oui. Que vous avez voulu, nomination. Que j'ai voulu, que j'ai voulu, que j'ai voulu, c'est pareil. On a l'impression que tout ça, mais attendez, on va nettoyer ça, comment on dit ? Nettoyons, nettoyons.

La composition d'un gouvernement, enfin, je n'ai pas de grande expérience, c'est la première fois que je la fais, c'est un travail bilatéral permanent. Je veux même vous le dire. Moi, je croyais, raïvement, je sais ce que c'est qu'un président de la République, un Premier ministre sur la Ve République, depuis le général de Gaulle, que je serais presque beaucoup moins associé à cet exercice, pour vous dire la vérité. Ça n'a pas été le cas. Et donc, pour revenir à Gérald Darmanin, vraiment, j'assume totalement cette désignation. Il a le droit, comme tout le monde à la présomption de la Suisse, de laisser faire. Donc, la plainte pour viol n'est pas un obstacle, on est d'accord.

Pourquoi ce n'est pas un obstacle ? D'abord, parce que, vous le savez, il y a déjà eu, sur ces mêmes faits, des actes d'instruction, qui ont été clairement des actes de rejet. Et d'autre part, parce que M. Darmanin bénéficie complètement de la présomption d'innocence. Mais je vous le répète, c'est un sujet, parmi bien d'autres, avec lequel je ne transige pas, M. Bourdin. Bien, Jean Castex, votre gouvernement sera complété par des secrétaires d'État. Quand connaîtrons-nous les noms ? La semaine prochaine. La semaine prochaine. Est-ce que François Bayrou sera nommé au commissaire au plan ? Je ne le sais pas, M. Bourdin. En revanche, oui, non, non, écoutez-moi. Vrai ? Vrai. Vrai ? Vrai.

En revanche, on m'a présenté, quand je suis arrivé, comme gaulliste social. Je pense, au-delà des personnes, pardonnez-moi, qu'il faut rééclairer l'action publique d'une vision de long terme. Alors le mot plan avait un peu disparu du vocabulaire, parce que ça rappelle un peu, d'accord ? Il faut recréer des outils de prospective. Donc il y aura un commissaire au plan ? Oui, je le souhaite. Oui. Et qui sera François Bayrou ? Nous verrons bien. Ce serait un bon candidat, un bon choix ? Pourquoi pas ? C'est comme ça qu'on répond à Prades ? Oui. Quand on ne veut pas répondre ? Non, quand on ne sait pas, on dit, je ne sais pas. Bon. Votre ami, l'historien Camille Pascal, était à votre place hier.

Je ne sais pas si vous avez regardé, vous n'avez pas le temps. On m'a dit ça. Vous savez ce qu'il disait hier, je le cite, Sarkozy et Macron ont en commun une chose, la volonté d'effacer le mandat de François Hollande. Réellement ? Ça, il faut que vous leur posiez la question. Vous me faites commenter des propos d'un tiers sur des personnes... Non, je vous dis ça parce que beaucoup ont parlé de vos liens avec Nicolas Sarkozy, vous l'avez appelé. Avant votre nomination ? M. Bourdin. Oui. M. Bourdin, j'ai été un collaborateur du président Sarkozy, fier de l'être. Oui. Il m'a donné l'occasion de servir mon pays. D'ailleurs, dans la crise de 2008 et les conséquences qui ont suivi.

Et je ne me renierai pas. Aujourd'hui, on est dans un temps nouveau. Aujourd'hui, je suis Premier ministre, c'est-à-dire engagé dans l'action publique. Et je suis, pardonnez-moi de vous le dire, par rapport au sous-entendu de votre question. Non. Ce que je... Non, ce n'est pas votre style, c'est vrai. Non. J'aime bien les questions directes. Oui, vous savez toujours aussi. Vous allez dans l'embut. Oui, mais vous aussi. Vous aussi, absolument. Je suis d'abord, sachez-le, on ne se connaît pas, un homme libre. Oui. Un homme libre. Je sais ce que je dois à tel ou tel. A tel ou tel. Je sais les expériences qui m'ont permis d'accumuler.

Mais aujourd'hui, je suis devant vous, Premier ministre du Président Macron, dans un gouvernement d'unité et de cohésion avec une seule préoccupation, une seule. L'action ? L'action, la crise qui arrive. Bon, eh bien, on va en parler de l'action. Le déconfinement en France, juste, vous avez conduit ce déconfinement en France. Il y a des inquiétudes toujours, dans notre pays, sur ce coronavirus. Jusqu'au 10 novembre, est-ce qu'on peut imaginer que, jusqu'au 10 novembre, le port du masque soit obligatoire dans les transports publics ? Alors, d'abord, vous avez bien voulu rappeler que j'ai proposé au gouvernement d'Édouard Philippe, à l'époque, les axes du déconfinement. Oui, tout à fait.

Il a toujours été dit, prévu et envisagé, qu'il convenait de se préparer à une deuxième vague de l'épidémie. Donc, un plan de reconfinement est prêt ? Alors, oui, monsieur. Sauf que, évidemment, on ne va pas faire un éventuel reconfinement, comme nous avions fait celui du mois de mars. Parce qu'on a d'abord appris. Bien sûr. Parce que les constatations que j'avais faites ont montré qu'un reconfinement ou un confinement absolu a des conséquences terribles, humaines, économiques. Donc, nous allons cibler. Mais, heureusement, monsieur Bourdin, que nous nous y préparons. C'est le rôle de l'État de se préparer, d'anticiper. Le coronavirus est toujours là. Je vais dimanche en Guyane.

En Guyane, vous l'avez vu, ça se passe mal. Oui. Bon, donc, il faut quand même, je dis, il y aurait le même problème dans les pionnières orientales, on y serait. Je vais en Guyane, dimanche. Donc, j'ai bien, dans le sens de la mission qui m'a été confiée, la volonté de préparer la France à une éventuelle deuxième vague, mais surtout en préservant, dans cette hypothèse, le plus possible, la vie, la vie économique, la vie sociale. Parce qu'on ne supporterait pas, économiquement et socialement, un reconfinement absolu et généraliste. Comme nous l'avons vécu. Comme nous l'avons vécu.

Une information judiciaire à propos de la crise sanitaire, une information judiciaire a été ouverte contre Édouard Philippe, Agnès Buzyn, Olivier Véran. Est-ce que les accusations sont injustes à vos yeux ? Alors, comment dire, une information judiciaire a été ouverte, je n'ai pas, et vous le savez, le droit de la commenter. Moi, ce que je peux vous dire, c'est que, par exemple, mon précesseur ou les autres, j'ai été à leur côté, quotidiennement, pour gérer le déconfinement. J'ai vu leur sens et responsabilité, leur implication, leur engagement. Et donc, oui, je vous réponds très clairement qu'ils perçoivent cela comme une injustice. Comme une injustice, au sens moral et humain du terme.

Je peux parfaitement le comprendre et je m'y associe. Jean Castex, je ne suis pas un exécutant. C'est ce que vous avez dit dimanche, non, c'était vendredi soir, sur TF1. Vous n'êtes pas non plus un collaborateur. Bon, là aussi... Vous êtes ? Non, mais, M. Bourdin. Les gens qui nous écoutent, d'abord, je ne sais pas si ces mots... Ces mots disent... Si, si, si. Ils disent quoi ? Ils disent que le président... S'ils disent tout de votre rôle, auprès d'Emmanuel Macron, justement. Un, sous la Ve République, le président de la République a un rôle prééminent. Que ce soit le général de Gaulle, François Mitterrand ou Nicolas Sarkozy. Bon, avec des styles différents.

Le Premier ministre met en œuvre les orientations décidées par celui qui est le dépositaire du suffrage universel. Mais voyez-vous, M. Bourdin, la mise en œuvre, l'exécution, les réalités, la façon dont tout cela va s'inscrire dans la vie quotidienne des gens. Mais ne le présentez pas comme quelque chose de péjoratif, de secondaire. C'est au contraire un défi... Mais pourquoi avez-vous dit cela, alors ? C'est au contraire un défi majeur. C'est bien là que la politique a pêché, pendant des années, dans la mise en œuvre concrète, sur le terrain, dans la vie quotidienne des gens. Vous voulez qu'on soit dans le concret ? On y va, le Ségur de la Santé. Ça fait 30 ans que j'y suis. Moi aussi.

À le Ségur de la Santé. Hier soir, vous êtes arrivé. Il y a des négociations, évidemment, autour de ce Ségur. Vous avez fait une proposition. 7 milliards et demi d'euros. On est d'accord. Est-ce que vous irez plus loin ? Alors, d'abord, quand on va se terminer cette négociation ? Je l'espère cette semaine. Je l'espère cette semaine. Vous l'espérez cette semaine, donc ce n'est pas sûr. Demain, ce n'est pas sûr, monsieur. Je suis devant vous et devant les Français, un homme de dialogue. Toute ma vie a été marquée par la nécessité d'incarner le dialogue. Pas simplement pour le plaisir de discuter. On est la France, on adore discuter.

Parce que je pense foncièrement que c'est un gage d'efficacité. Rien revient à l'efficacité. Le Ségur de la santé n'a pas été lancé par moi. Le Ségur de la santé est une impérieuse nécessité. Donc j'arrive, j'ai simplement demandé, écoutez-moi bien, pourquoi j'ai mis une enveloppe de plus sur la table ? Pas pour être démago et leur dire, voilà. Non, parce que j'ai voulu qu'aux questions salariales, à la juste reconnaissance des professionnels de santé qui ont été formidables dans les mois passés et qui continuent de l'être, on ajoute une dimension emploi. Je crois foncièrement que l'hôpital a besoin, bien sûr, de professionnels mieux reconnus, mais a besoin de bras. 15 000 emplois ?

Écoutez, la négociation est en cours. Laissons les faire. Ce n'est pas moi qui l'amène, quand même. C'est le ministre de la Santé. Il n'y a pas d'avis du côté gouvernement, Jean Castex. Oui, mais laissez-les travailler. Je ne vais pas m'immiscer dans une négociation. Ça, je comprends. Et je pense que le résultat sera à la hauteur des attentes. Les attentes, c'est 300 euros par mois pour le personnel soignant. Est-ce que vous pourriez aller jusque-là ? Est-ce que l'État fera cet effort ? L'État fait un effort. On est à 180 euros à peu près aujourd'hui. L'État fait un effort considérable. J'ai été, M. Bourdin, directeur des hôpitaux. Quand on avait un mandat de 500 millions, c'était le Pérou.

7 milliards et demi. 7 milliards et demi. Il n'y a pas plus fort... Quoi qu'il en coûte. Vous vous souvenez peut-être ? Oui. Mieux que moi encore, parce que vous êtes plus avisé que moi des choses publiques. Quoi qu'il en coûte. Qui disait cela ? C'était le président de la République. Quoi qu'il en coûte. Donc 7 milliards et demi. Pourquoi pas 9 milliards comme le demandent les syndicats ? Est-ce que vous allez faire encore un effort ? Est-ce que vous pouvez faire encore un effort ? Je vais vous dire, je pense que sur ces bases, la conclusion aboutira. Je viens de le faire, l'effort, d'accord ? On était parti, il faut le... Vous ne l'avez pas rappelé, M. Bourdin, on était parti de 6. De 6.

Et je viens de faire... On est passé à 6 meufs avec le président de la République. Et puis on passe à 7,5. Bon. Mais il y a un moment, je suis aussi le gardien des intérêts de l'État. Derrière, il y a les contribuables. Je suis sûr que les contribuables veulent qu'on fasse une... Vous savez que les Français se souviennent du quoi qu'il en coûte. Le quoi qu'il en coûte marque. Il a marqué les esprits, Jean Castex. Alors, la réforme des retraites, puisque nous parlons du temps de l'action. La réforme de retraite est une priorité, on est bien d'accord. Vous la relancez, cette réforme des retraites. Un petit mot sur la méthode. Allez-y. C'est capital.

Dès cette semaine, j'ai invité l'ensemble des partenaires sociaux à venir me voir. Oui. Nous devrions ensuite nous retrouver tous réunis pour arrêter une méthode et un calendrier. Quels sont les sujets sur la table ? Donc, j'espère que les questions de santé seront à la fin de la présente semaine derrière nous. Mais il y en a bien d'autres. Oui, bien sûr. Il y a les retraites, comme vous l'avez dit. Il y a le plan de relance. Je vais vous en parler. Nous voulons associer les forces vives de la nation à la préparation et à l'exécution du plan de relance. Il y a la dépendance annoncée par le président de la République qui n'était qu'une cause juste. Il y a l'assurance chômage.

Et il y a les retraites. Trois points, rapidement. D'abord, tout cela se fait dans le dialogue et dans la main tendue. Peut-être que d'aucuns ne la saisiront pas, c'est leur liberté. Mais ma responsabilité, c'est de rouvrir le dialogue. Premier élément. Deuxième élément, avoir une vision globale des sujets. Avoir une vision globale des sujets. Quand on négocie, quand on concerte, il faut que chacun fasse des efforts. Et c'est mieux d'avoir une approche large. Troisième sujet, essentiel, essentiel, la crise. La crise, je veux dire, tous ces sujets, y compris celui des retraites que vous évoquez. Le déficit des régimes de retraite, aggravé par la crise.

Donc, nous allons dire sur les retraites, c'est acté, nous allons séparer ce qui est le futur régime universel. Le plus juste, nécessaire, avec, disons-le, en toile de fond, les régimes spéciaux, le devenir des régimes spéciaux. Le fait d'assurer une plus grande égalité de français. C'est un travail de long terme, où il faut sans doute rouvrir les concertations. Et puis, nous avons un sujet de plus court terme. Qui est le financement. Du système actuel, qui se trouve, qui est impacté fortement par la crise. Et là, sur ce sujet, vous savez, il y avait déjà une conférence de financement. Mais là encore, elle est éclairée d'un jour nouveau, par les problèmes suscités par la crise.

Donc, on va en discuter. Donc, allongement de la durée de cotisation ? Monsieur, moi, je ne commence pas un dialogue et une concertation en donnant la solution avant de commencer. Mais il n'y en a pas beaucoup de solutions. Non, vous avez raison. Vous savez, je connais. Il n'y en a pas beaucoup. Oui, mais ça ne fait rien. Ça ne fait rien, monsieur. Vous savez, des fois, il faut donner un peu de temps au temps. Vous voyez, maintenant, j'ai des références partout, monsieur Baudin. Et des fois, perdre un mois, deux mois, c'est en gagner. Donc, je ne peux pas donner à l'avance ce résultat. Alors, quand allez-vous réunir les partenaires sociaux ? Alors, normalement, avant le 20 juillet.

Je les vois tous un par un. Tous un par un et tous ensemble avant le 20 juillet. Avant le 20 juillet, là, vous allez rouvrir les négociations, les discussions. Après ma déclaration de politique générale, il est d'abord normal. Non, mais il faut faire les choses dans l'ordre. C'est vrai. C'est d'abord la représentation nationale qui sera informée. Alors, la relance économique, la relance économique, important. Il y a un point. Entre 700 et 900 000 jeunes vont arriver. Vont arriver sur le marché du travail, là, à l'automne. Et il va bien falloir leur trouver du boulot, à tous ces jeunes. Il y a une solution. Exonération de charges pour le premier emploi d'un jeune. Ça vous plaît ?

Alors, c'est une solution. M. Bourdin, il y a, vous l'avez dit, 900 000 jeunes qui vont arriver dans un contexte de crise. Il va falloir... Oui, très difficile. Disons quand même avant que dans le même temps, vous avez des gens qui risquent de perdre leur emploi. D'accord ? Donc, il y a les jeunes. Je vais répondre à votre question. Il y a tout le monde. Mais les jeunes. Et puis ensuite, on parlera de ceux qui risquent de perdre leur emploi. Non, non, mais il y a un fil conducteur. Qu'est-ce qu'on va faire ? Oui. Pour les jeunes et pour les autres. Qu'est-ce que vous allez faire pour les jeunes ? Pour les jeunes et pour les autres. Oui. Pour les jeunes, la situation est particulière.

Puisque, comme vous dites, il faut favoriser leur entrée dans l'emploi. Et bien sûr. Et pour les autres, il faut favoriser soit leur maintien, soit plutôt leur reconversion. Ça, monsieur Bourdin, c'est peut-être ma préoccupation majeure. Je vous le dis. C'est pour ça que je vous en parle. Derrière, oui, vous avez raison. Derrière, il y a des gens. Bien sûr. Des gens partout. Vous parliez des mémés à Prades. Moi, je connais ces territoires qui sont impactés par des reconversions. Donc, qu'est-ce qu'on va faire ? Oui. Pour les jeunes et pour les autres. Pour les jeunes, effectivement, on va mettre en place des dispositifs.

qu'ils pourront massivement renforcer leur chance d'entrer dans un emploi. Donc, avec l'honération de charges pour le premier emploi d'un jeune. Nous allons l'annoncer prochainement. Vous dites oui. Je vous dis que je vais l'annoncer. Non, non, mais moi, je cherche l'information. Oui, oui, mais c'est mon rôle. C'est votre rôle. Et moi, je suis le maître des horloges. Oui, ça, c'est vrai. D'accord ? Eh bien, voilà. Moi, je pose des questions. Oui. Vous êtes maître des réponses. Exactement. Le maître des horloges est maître des réponses. Tout à fait. Mais, alors, je termine juste. Allez-y. En fait, qu'est-ce qu'il va falloir faire pour éclairer ? Aujourd'hui, moi, j'arrive depuis cinq jours.

On me pose des principes. Et puis, nous entrerons dans les modalités. L'urgence est de finir. On en a parlé, le Ségur de l'Assemblée. Alors, on va protéger les gens. Mais surtout, on va essayer d'investir dans la formation, dans la transition écologique, dans la relocalisation industrielle. C'est-à-dire que ça va être tout l'art de cette gestion de la crise qui est là et qui est devant nous, qui est, pardonnez-moi de le dire comme ça, d'essayer d'en profiter pour investir dans le pays, pour investir dans l'avenir et permettre aux gens de retrouver des emplois, pas forcément dans où ils étaient, tout en prenant soin de cette phase intermédiaire qui est plus humaine, qui est économique.

C'est-à-dire comment ? Et ça va être mon obsession, faire en sorte qu'il n'y ait personne au bord du chemin. Et ça, ce n'est pas facile. Alors, il peut y avoir une idée. Allongement provisoire de la durée d'indemnisation de chômage. Ça, c'est une idée. Alors, hop, on revient en arrière. Qu'est-ce que je vous ai dit tout à l'heure ? L'assurance chômage. Était au cœur des discussions. Comment voulez-vous ? Alors, comment allez-vous faire sur l'assurance chômage ? La réforme sur l'assurance chômage, que j'approuve, elle a été faite au moment où la France avait l'un des plus faibles taux de chômage en Europe. En tout cas, celui qui avait engrangé la plus forte baisse.

Alors, qu'allez-vous faire ? Malheureusement, d'abord, on va sûrement en décaler la mise en œuvre. Vous allez décaler la mise en œuvre ? Oui, vous comprenez bien qu'on ne peut pas. La politique, monsieur, dans le bon sens du terme, c'est le sens de l'adaptation. On ne renie pas nos principes, mais on n'est pas des gens obtus. On regarde ce qui se passe. Et le fil conducteur, je répète, c'est la vie des gens. La vie quotidienne des gens. Donc, on adapte nos outils aux réalités dans leur intérêt. Bien, Jean Castex, l'écologie sera au cœur de mes priorités. Vous l'avez dit, 146 des 149 mesures de la Convention citoyenne sur le climat seront reprises.

C'est ce qu'a dit le président de la République. Un projet de loi ? D'abord, là-dessus, une petite anecdote. On vient de sortir le gouvernement. Oui. Vous avez vu ? Et nous avons, pour incarner la priorité que vous venez de citer, désigné une femme. Oui. Barbara Pompili, oui. Dont le combat écologique est celui de toute sa vie. Et qui était, vous vous souvenez de votre question tout à l'heure, membre du gouvernement de M. Hollande. Oui. Bon. Alors, quand je réfléchis, je me dis, est-ce qu'il y a cinq ou six ans, M. Bourdin, spontanément, un homme comme moi, se serait retrouvé avec une dame comme ça ? Non. Ben, finalement. Ben oui, vous avez raison, non. Ben, finalement, quel progrès !

Quel progrès ! Vous êtes converti à l'écologie. Ben, est-ce que si on peut dire ça, je ne sais pas si je me suis converti. Est-ce que vous regardez l'écologie différemment aujourd'hui ? Je regarde le monde. La préservation de notre environnement. Bien sûr, voilà. Oui. Et quelle force, entre nous, d'avoir un gouvernement, où des gens différents, mais tendus vers le même objectif sous l'autorité du Président de la République, font tomber quelques-uns. Le Président de la République, il parle de dépassement, dépassement des clivages. Moi, j'ai travaillé dans le sport. Oui. Le dépassement, c'est aussi se dépasser, donner le meilleur besoin. Mais pas trop d'ours, ni de loup, quand même.

Alors, l'écologie. Oui. Si on la prend par le haut, c'est toujours pareil, on va revenir à mon fil conducteur, le terrain. Oui. Alors là, c'est des grands débats, utiles, nécessaires, et c'est, vous voyez, c'est toujours plus. Moi, je propose qu'on l'aborde sur le terrain. Oui. Vous pouvez illustrer mon propos une minute ? Une minute, juste parce qu'après, le temps presse. Oui, mais vous avez plus d'activité que moi. Oui, mais je peux vous garder plus longtemps. Eh bien, voilà, si vous voulez, chiche. Alors, allez-y, allez-y. Allez, sur le terrain, vous dites, voilà, territoire par territoire. Oui. On va bâtir un plan extrêmement concret, où l'État va mettre les moyens.

On va s'occuper de tout, des pistes cyclables, de l'isolation thermique des bâtiments, des énergies renouvelables, de l'artificialisation des sols, des circuits courts, tout, tout, tout, tout. Et là, vous verrez que toutes les préventions idéologiques, les convertis, les anciens, les nouveaux, les modernes, ils se mettront d'accord. Les projets de loi ? S'il faut, bien sûr, tout ce qui nécessitera. Référendum ? Référendum, ça, c'est une décision du président de la République sur certaines mesures. Vous n'êtes pas le droit ou pas ? Écoutez, on a dit, je me suis revendiqué gaulliste, vous voyez, j'ai pas honte de le dire.

La démocratie directe, l'appel aux citoyens, vous comprendrez que par principe, ça ne me choque pas. Mais version moderne, c'est-à-dire pas, on vérifie que la légitimité de ceux qui sont au pouvoir est ou pas mise en cause, non, on associe sur des causes déterminées, à condition qu'elles soient importantes, qu'elles soient décisives, la population. C'est ça. J'ai deux dernières questions. Oui. Une question locale, d'abord. Le TGV Montpellier-Perpignan, est-ce que vous, Premier ministre, il sera ouvert ? Enfin, prochainement, un jour ou l'autre. Ou ouvert, ouvert à ce bourdin pour faire les travaux, les déclarations. Oui, je sais. Vous le savez. Je sais.

Oui, attendez, vous le savez, vous dites ça, mais je dis au passage, le même projet, le même, conduit dans les années 1970, il fallait 5 ans, le même aujourd'hui, il en faut 10 ou 15. Tout est 10. Vous connaissez bien la haute administration, donc vous pouvez faire accéder à des choses. Parfaitement. Et oui, et oui. Et alors, si je vous réponds, s'agissant de ce TGV, que je mettrai toute mon énergie à le faire avancer, à une vitesse supérieure à celle qui est la sienne jusqu'à présent, je ne suis pas certain que vous douterez de mes propos. Bon. Dernière question. Vous êtes fier de votre accent ?

28:10
Locuteur

Dites-moi.

28:12
Présentateur

Vous savez, ce que je réponds le soir, mais j'ai un accent, moi. Je suis fier de mon accent. Je suis ce que je suis fait. J'ai toujours basé ma vie tout court et ma vie politique en particulier, qui là vient de prendre un nouvel essor, sur la sincérité. Il faut être ce qu'on est. Il faut être ce qu'on est. Et rester ce qu'on est. Et rester ce qu'on est. Voilà. Ce n'est pas plus compliqué que ça. Eh bien, merci d'être venu nous voir ce matin, Jean Castex, nouveau Premier ministre, sur RMC et BFM TV. Il est 8h58. Merci d'avoir regardé cette vidéo !