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interviewFrançois Ruffin· 1 octobre 2025 21 min

En France, le travail est plus taxé que le capital

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Moi ce que je trouve formidable, à peine incroyable, c'est que on a aujourd'hui pas de gouvernement, pas de budget, pas de réforme et pourtant on a des gens mobilisés. Mais au-delà de ça, il y a un grand mécontentement. Il se résume une phrase : "C'est plus à nous de payer." C'est partout où on va, c'est ce qu'on entend.

C'est plus à nous de payer et ça va de euh la mère de Léo qui est un enfant qui souffre d'autisme et à qui on risque de d'avoir un orthophoniste qui n'est plus remboursé à aux pompiers volontaires qui viennent nous dire bah euh après 55 ans, on avait le droit à une indebilité, elle est en train d'être àutée à euh euh en fait de plus manière plus générale des gens qui disent mais nous on a déjà donné 2 années, on a eu des salaires qui ont été gelés, c'est plus à doute de payer et donc c'est à leur tour et à leur tour c'est la France qui leur tour c'est les ultra riches. c'est évidemment des gens qui ont vu leur patrimoine être multiplié par 14 en 30 ans pendant que le SMIC lui n'a pas doublé et qui en plus ne paye pas leur juste part d'impôts. Mais on voit quand même que ça certes il y a eu deux journées de mobilisation qui étaient pas tout à fait les mêmes.

Il y en a une qui était d'origine citoyenne, on va dire ça comme ça, une autre qui était d'origine syndicale. Mais on n pas l'impression que si vous voulez tout ça s'agrège. On sent que les gens sont pas contents, sont pas contents de la stabilité politique. non plus d'ailleurs heinit à laquelle d'une certaine façon vous participez parce que vous êtes tous comptable de ça.

Non mais le facteur de l'instabilité politique c'est celui qui a décidé d'une dissolution coup de d l'année dernière et qui nous a envoyé dans une impace politique. Mais on on sent pas si vous voulez que la rue va va se réveiller va comme quand il y a eu les gilets jaunes par exemple. D'une part il faut voir je veux dire là il y a pas de gouvernement il y a pas de décisions qui sont prises.

On sait pas à quoi ressembler le budget. On voit que dans le vide, il y a malgré tout des gens qui sortent dehors. Mais c'est pas se mobiliser dans le vide précisément.

Ben je pense que c'est un avertissement. Enfin voilà, c'est dire c'est plus à nous de payer et donc votre budget ben maintenant c'est en haut euh c'est eux qui doivent payer, qui doivent payer leur juste part d'impôt dans le pays. On parlera des plus riches dans un instant avec Amélie, elle le disait Amélie, mais j'ai trois sujets très concrets à vous soumettre ce soir qui concernent directement celles et ceux qui nous regardent sur BFM TV.

D'abord la retraite des femmes. Le premier ministre Sébastien Lecnu a écrit au syndicat pour leur dire que dans son budget, il prévoyait d'améliorer la retraite des femmes. Visiblement, on pourrait changer la méthode de calcul des pensions pour les femmes pour augmenter leur retraite.

Est-ce que ça vous prenez ? Vous savez le c'est le le délit d'Emmanuel Macron sur son 2e mandat, c'est d'avoir passé la retraite à 64 ans sans contre 8 Français/ 10, contre tous les syndicats unis et contre la majorité des députés à l'Assemblée. Aujourd'hui, la retraite, ça doit être décuté à l'Assemblée.

Et donc ça veut dire la question aujourd'hui non pas de changer une virgule à tel et tel endroit, mais de se demander si on roche, si on suspend la retraite, elle doit être laissée entre les mains de l'assemblée. Ce qu'on je demande très simplement, c'est une demande basique, c'est qu'à un moment sur ce texte qui est majeur dans l'esprit des Français, les députés puissent voter. Or, on nous interdit depuis maintenant 2 ans de voter sur ce texte.

Mais s'il prend pas le 4 parce que il a plus ou moins fait la promesse que peut-être il n'utiliserait pas le 493. C'est c'est quand même un signe déjà, c'est-à-dire ne pas passer en force. Ne pas passer en force.

Mais vous ce que vous demandez c'est d'abroger carrément la la loi. C'est c'est l'objectif. L'objectif, c'est d'abroger la loi.

C'est une demande qui est aujourd'hui très majoritaire dans le pays. C'est le la demande de tous les syndicats unis et c'est la demande de des partis de gauche à l'Assemblée. Vous pourriez pas vous pourriez pas engager le dialogue avec le Premier ministre en disant bon OK euh euh on abroge on abbroge pas la la retraite à 62 ans parce que faut quand même voir que ça coûte assez cher hein.

C'est un tiers les retraites les retraites à 64 ans les retraites c'est un/ers des dépenses publiques. Mais en contrepartie et bien vous taxez les riches. Vous pourriez pas faire un marché comme ça ?

Écoutez, on verra bien ce que monsieur le Cornu mettra sur la table là. Pour l'instant, il y a zéro pas quand on lit l'entretien aux Parisien sur la taxe Zucman, c'est sur le retour d'un impôt de solidarité sur la fortune, c'est non. Sur l'abrogation ou même la suspension de la retraite à 64 ans, c'est donc on a nous a fait un très beau packaging.

Il est très bon là-dessus, monsieur le Cornu, pour dire qu'il y aurait de la justice fiscale, pour dire que ça serait la rupture, pour dire qu'il y aurait de la concertation. N'empêche que la copie de départ pour l'instant, il y a aucune case qui est cochée. Si un miracle advient, si en grappant les marches qui le mènent à la tribune de l'assemblée, un ange, l'ange Gabriel, l'ange Gabriel Zucman se pose sur son épaule et vient dire "Bah euh on va faire payer petit les petits, on va faire payer les gros les gros et qu'il revoit complètement sa copie, je vous assure, monsieur Tréard, que indépendamment de nos appartences politiques, vous me verrez me lever dans l'assemblée et l'applaudir." Mais François Ruffin, vous pourriez voter contre un budget ou même censurer un gouvernement qui proposerait par exemple d'augmenter la retraite des femmes ?

Si c'est le point de détail à l'intérieur d'un tableau général où je vous le dis, c'est les la prestension compensatoire du handicap qui est taillée ou c'est vous voyez très concrètement dans un lycée de de mon coin, il y a maintenant 2000 € de budget culture pour 1200 élèves, 1,60 € par élève. Ça veut dire qu'il y avait une troupe de théâtre qui venait régulièrement pour que les jeunes dans un coin rural apprennent à parler en public euh s'expriment. Ben maintenant c'est fini.

Voilà à quoi le je veux dire tous les gens sentent bien que à la fois dans leur quotidien sur leur salaire et sur les services publics on est à l'os. Donc s'il y a il y a c'est pas en en modifiant 3 virgues que on va y arriver. Il faut un changement une vraie rupture.

Il faut un changement d'orientation. Vous savez, c'est un changement d'orientation qui est euh avec la politique générale de l'offre qui a été menée par Emmanuel Macron qui est non seulement injuste, mais qui se révèle inefficace. Quand on a la part de l'industrie qui glisse sous les 10 % du PIB, non seulement ça n'est pas juste, mais ça ne marche pas.

Je vais rester dans le concret. Vous parliez des salaires à l'instant, autre piste du gouvernement. Rapprocher le salaire net du salaire brut, ça parle à tous ceux qui nous regardent ce soir.

Comment en abaissant la CSG que tous les salariés payent, c'est une idée qui est défendue d'ailleurs par les socialistes. Est-ce que ça vous prenez ou pas ? dire la réalité parce que ça correspond à une réalité.

En France quand on gagne 100 € en travaillant, il nous en reste 54. Quand on gagne actionnaire 100 € en dividende, il nous en reste 70. Donc il y a une injustice entre le travail et le capital.

Si le projet de monsieur le cornus c'est de dire on taxe moins le travail à travers la CSG et on va aller taxer davantage le capital, évidemment je serai pour. Mais sil baisse ça et qu'il nous dit pas comment il va venir euh payer la sécurité sociale qui est quand même un espèce de trésor national qui permet que quand on est malade on soit soigné, qui permet que quand on vieillit ça se fasse dans la dignité, s'il nous explique pas où est-ce qu'il va aller chercher de l'argent pour le budget, la sécurité sociale, c'est pas possible. C'est qu'un loup pour vous.

Bah il faut qu'il nous disent il y a il va y avoir moins de recettes, bah où est-ce qu'on va aller les chercher ? il va pas y avoir de miracle l'intérieur de tout ça. Donc je suis favorable moi une baisse des taxes sur le travail de manière générale mais ça doit se faire en se demandant comment on va aller chercher de l'argent ailleurs.

Où aller les chercher ? Encore une fois proposition concrète mise sur la table avant d'en venir au choix d'Els Amélie et et Yve pour faire des économies. Proposition mise sur la table par la droite plus précisément par le député Philippe Juvain.

Je sais pas si vous avez vu ça. Supprimer des postes de fonctionnaires par milliers. Comment ?

En les payant. En clair. Voici ce qu'il dit.

Ma proposition consistera à rémunérer à 70 % de leur salaire brut pendant 10 ans les agents publics de l'État qui démessionneraient définitivement de la fonction publique. C'est-à-dire qu'on les paye pour partir pour quitter de la fonction publique. Monsieur Juvin raconte un grand n'importe quoi.

Pourquoi ? Parce que la part des dépenses publiques, état et collectivité a baissé ces dernières années et parce que en vérité le souci aujourd'hui c'est de garder les fonctionnaires. C'est de garder les fonctionnaires dans l'éducation nationale alors qu'il y en a un tiers qui disent qu'ils veulent partir et qu'on fait des pubs à la télé. pour recruter, c'est garder des infirmières à l'hôpital alors que elles faisaient leur carrière à l'intérieur. 10 15 ans maintenant c'est 5 ans en moyenne parce que elles sont à bout de souffle.

Donc le grand souci aujourd'hui pour maintenir l'hôpital pilier de l'État social, pour maintenir l'école pilié de la République, c'est de garder nos fonctionnaires et non pas de les chasser. Et et je veux vous dire une proposition qui aujourd'hui est consensuelle pour que le travail soit mieux rémunéré dans notre pays et sur laquelle on doit avancer. C'est la trappe à pas salaire qui fait qu'on sait que au niveau du SMIC, pour qu'un salarié soit augmenté de 100 € il faut qu'un employeur paye plus de 400 €.

Et là il y a un consensus, il y a un consensus des économistes, c'est Bosio et Vosner. Il y a un consensus à l'Assemblée nationale, c'est Ged et Ferat. Il y a un consensus syndical, c'est CFDT et CGT.

Et je pense que la priorité aujourd'hui, c'est dans de sortir de ces trappes à bas salaire en se demandant comment on fait pour ne pas concentrer les allègements sur autour du SMIC et qui fait que les gens sont coissés à l'intérieur et que aujourd'hui on a 20 % du pays qui vit au SMIC. Et pourquoi ne pas supprimer le SMIC qui est une trappe à salaire ? Non, c'est pas le SMI.

Le SMIC heureusement qu'il est là, vous savez monsieur Tréard parce que dans les années qu'on vient de vivre où l'inflation a grimpé, ce qui a permis aux gens de pas tomber complètement dans la pauvreté, c'est que le SMIC était indexé sur l'inflation. Moi, je vous réponds à l'inverse. Ce que je souhaite, c'est que tous les salaires soient indexés sur l'inflation, au moins jusqu'à 2000 € et que quand on a une inflation qui grimme de 3 %, et ben on est tous les salaires qui grimpent de 3 %.

Parce que ce qui s'est produit ces dernières années, ça a été que euh d'une part le SMIC a rattrapé les bas salaires parce que eux n'augmentaient pas et on a eu en vérité des salariés qui ont perdu en pouvoir d'achat pendant 3 années consécutives en particulier dans les classes populaires. François Ruffin, vous avez accepté de rester avec nous pour les choix de mes camarades. Amélie qui vous parlera dans un instant des plus riches et de la manière dont on pourrait les taxer ou pas.

Elsa qui reviendra sur les dernières tensions en cours entre la France et la Russie évidemment. Mais d'abord Yve Tréard, votre choix ce soir. Quoi qu'en disent les sondages que vous nous dites c'est qu'il ne faut jamais enterrer politiquement Jean-Luc Mélenchon et François Ruffin.

On sait quelque chose sans doute. Euh non non mais je voulais revenir sur le sondage qui est qui a fait beaucoup de bruit hier et avant-hier qui donnait le Rassemblement national très loin devant les autres formations politiques et les autres candidats à la présidentielle de 2027. Et il y a une autre remarque qu'il faut faire, c'est que Raphaël Luxman, qui représente d'une certaine façon la social-démocratie et bien est placé devant euh devant monsieur Mélenchon dans ce sondage.

Alors, on est dans la marge d'erreur. Euh Gluxman 14 16 %, Mélenchon, c'est euh 12 13 %. Alors, ça a agacé évidemment Jean-Luc Mélenchon qui a parlé de Iflope, vous pouvez le voir sur au lieu de l'hop parce que c'était un sondage de l'IFOP.

Et puis Manuel Bonparc a parlé de OIF justement et puis il y a Marine Tourelier qui est la candidate verte qui est pas contente du tout parce que il y a aucun candidat écologiste qui a été testé dans ce sondage et c'est vrai qu'elle a raison elle qui va sortir aujourd'hui qui sort aujourd'hui demain si tout va bien fait de la pub pour les boucins de Marine bah pourquoi pas elle sort un livre aujourd'hui et il faut en parler alors je voulais vous dire que Jean-Luc Mélenchon il faut toujours faire attention parce qu'il est régulièrement sous côté en 2017 et bien on le donnait autour de 11 12 % très longtemps avant la présidentielle. Combien il a fait ? Mais il a fait plus de 7 millions de voix.

Il a fait 19,5 % des suffrages. En 2022, rebelotte, il était à 15 16 % de 3 mois encore avant la présidentielle et il a fait 21,9 %. Donc comme on l'appelle à Li, le vieux il est toujours là.

Il est toujours là. Ce qui est sûr, c'est que face à Mélenchon, Raphael Guxman dont vous parliez l'emporte toujours mais pas forcément Olivier Fort. Alors non, Olivier Fort lui il est dans les choux, il est très loin derrière mais Mélenchon et bien il est là parce que la force de Mélenchon c'est que absolument rien ne l'arrêtera.

Il ira à la présidentielle pour la 4e fois ça c'est sûr avec un programme précis, radical, défendant les quartiers et les banlieux, flattant les jeunes diplômés. Tout le reste dit-il hein, dit-il laissez tomber, on perd notre temps. Et c'est là d'ailleurs où avec François Ruffin, il est en en décalage parce que lui il est pour les quartiers et pour les minorités alors que François Ruffin dit "Mais faut pas oublier les campagnes et le social." Alors les autres et bien les autres il ils essayent de se de s'organiser.

Ils ont essayé de faire un un front communémocrate avec on l'a vu ce weekend le weekend dernier autour de Catherine de madame Delga. Olivier Fortit où il est et certains se demandent s'il faudrait pas organiser une primaire. Vous en êtes d'ailleurs François Ruffin.

Vous voulez organiser une primaire monsieur Mélenchon et bien on préférerait que ça soit évidemment monsieur Luxpan. Pourquoi ? parce que c'est l'adversaire idéal idéologiquement, il est européiste, libéral, tout ce que d'après Jean-Luc Merchon, les Français détestent.

Euh comment vous réagissez à ce que vient de dire euh Iftra François Rif ? D'abord, moi je suis pas là pour la course de petit chevaux, vous avez 1 an et demi avant l'élection, en 2007, c'est Dominic Roxan qui est élu. En 2012, c'est Nicolas SarkoZi.

En 2017, c'est Alain Jupé. Donc bon, et ceci dit, concernant Jean-Luc Mélenchon, vous avez oublié 2002 Lionel Jospin. Voilà.

Et donc il y a il y a le souci, il y a un gros souci de 2è tour, c'est que aujourd'hui il est donné battu et largement battu par les candidats du Rassemblement national et je suis d'accord sur le fait qu'on a un espèce de partage du gâteau entre Raphaël Gluxman et Jean-Luc Mélenchon qui sont des irréconciliables qui sont en fait les meilleurs alliés en la matière mais il va falloir faire déjouer ce match. Mais vous vous êtes pour une primaire aussi de tous les autres. Je pense qu'il faut une primaire que je dis de débordement, pas seulement de départage mais aussi de débordement.

S'il y a 2 millions de personnes qui viennent voter et on voit la primaire populaire mal organisée a fait il y a 500000 personnes qui se sont déplacées. Bon ben s'il y a 2 millions de personnes, on a une base de données avec 2 millions de personnes et ben on peut mener une campagne avec une légitimité sortie de cette primaire. François Ruffin, j'ai un autre sondage à vous soumettre ce soir, c'est le nôtre ici à BFM TV, sondage él qui concerne la condamnation de Nicolas Sarkozy qui attend toujours de savoir ce sera le 13 euh quand il sera incarcéré.

Une décision impartiale et politisée, 58 % des personnes interrogées disent impartiales et 41 % politisé. Qu'est-ce que vous répondez à cette questionlà ? Moi je je crois que le gros souci avec ce qui s'est passé, c'est pas pour monsieur Sarkozy une question de probité, d'honnêteté.

Vous savez, finalement tous les partis ont eu la main prise dans la la confiture et là on n'est pas dans un pot de vin avec un promoteur immobilier. C'était déterminé par le tribunal. C'est un crime contre la nation.

Le grand sujet c'est que monsieur Sarkozi envoie avalise autorise ces deux lieutenants, monsieur Hfeu et Guéant à aller rencontrer monsieur Senoufi qui est un terroriste condamné à perpétuité pour avoir répandu du sang français. Et je dis là c'est très grave. où il s'est un crime contre la nation.

Il a trahi la patrie en faisant ça. Sauf que le tribunal le tribunal ne dit pas que Nicolas Sarkozy savait que ces deux collaborateurs partaient en Libye. Il dit qu'il avalise et qu'ilutorise.

Non non, c'est il y a avalise et autorise. Donc vous savez euh monsieur Tréa, je suis presque blessé euh que la droite que je respecte que la droite dans un cas qui est celui-là. On parle de 58 français qui ont été jusqu'au Bataclan qui ont été abattus dans un vol décis.

On a un terroriste, monsieur Senusi, beauf-rère de monsieur Kaddafi, euh responsable des services secrets libiens, qui est condamné sur le sol français, condamné à perpétuité pour cet attentat du décès 10 et on a derrière monsieur Sarkozi, ministre de l'intérieur, monsieur Hortfeu, monsieur Guéan qui vont discrètement rencontrer monsieur Snoussi. sans que ça soit missionné par le président de la République à l'époque Jacques Chirac ou que ça soit par le qued d'orsé. Oui, c'est une trahison de la nation.

Je suis motive après il faut qu'on avance. Non non, c'est pas le cas de Nicolas Sarkozi encore une fois. Elle dit très bien, le jugement dit très bien que Nicolas Sarkozy a euh non non a été n'a pas été suffisamment euh bienveillant.

Enfin, faut pas prendre les ét négligeant dans cette histoire. Faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages. D'accord.

Euh on a euh là monsieur c'estes deux lieutenants, l'un qui va devenir secrétaire général de l'Élysée qui est son directeur de cabinet. On a son porteflingue monsieur Hfeu qui tous deux pour quelle raison vont rencontrer monsieur Senusi terroriste terroriste condamné à la péptité sur le sol français. Vous savez, le moment le plus terrible du procès, c'est quand les familles des victimes sont venues à l'audience et qu'elles ont dit euh "Regardez-moi droit dans les yeux, monsieur Hortfeu, monsieur Guan, monsieur Sarkozy, parce que c'est le sang de mon frère, c'est le sang de ma sœur, c'est le sang de mes parents qui a coulé à ce moment-là.

Et euh si ça avait été les vôtres qui avaient été dans cet avion là, est-ce que vous seriez aller négocier en cachette avec monsieur Senouci ?" Non non, je vous dis c'est une grave trahison, même pas seulement de la nation, mais de victimes. Des victimes.

Vous imaginez qu'on aille discuter en cachette avec les les assassins du Bataclan ? C'est ça qui s'est produit et ça s'est produit par des dirigeants de la politique française. François Ruffin, on revient au débat autour du budget ce soir avec vous Amélie Rosic. débat autour des riches, des ultra riches.

Ce que vous nous dites ce soir, c'est que la France a besoin des riches. Et oui, oui, cher François Rufin, peut-être plus que jamais. Écoutez-moi bien, je suis sûr qu'on nous serons d'accord à la fin.

La France a besoin que ces riches volent à son secours et participe. En 2013, 89 % des Français estimaient que les riches sont utiles à la société. C'était un sondage à l'époque pour le journal Leschos. 12 ans plus tard, je seraiis assez curieuse.

C'est vrai, de vous poser la même question. ce que nous n'avons pas fait, je vous le dis tout de go, mais je suis à peu près convaincu de votre réponse. Oui, la détestation des riches, pour ne pas dire la haine, a augmenté ces 10 dernières années.

C'est vrai, proportionnellement à leur richesse. Le dernier rapport de l'observatoire des inégalités nous montre que les riches sont de plus en plus riches. Le 1 % le plus riche en France captait 7,7 % de tous les revenus avant impôt.

Ça c'était au début des années 80. Aujourd'hui, c'est presque le double, 12,7 %. En patrimoine, les 10 % les plus fortunés possèdent 55 % du patrimoine total des Français.

C'était 41 % il y a 15 ans. En résumé, Amélie, il n'y a jamais eu autant de riches et ils n'ont jamais posé possédé autant de richesse. Oui.

Et dans le même temps, et c'est bien là le problème, le nombre de pauvres a lui augmenté. L'extrême richesse et l'extrême pauvreté ont donc fortement augmenté simultanément. Alors forcément la théorie du ruissellement de manière assez logique qui profiterait à toute la société a un peu de plomb dans l'aile.

Les riches ne sont-ils riches que parce qu'ils exploiteraient d'autres qui eux s'apauvrissent ou au contraire la fonction économique des riches est-elle primordiale ? Après tout sans riche patron pour investir dans une entreprise pour prendre des risques, pour développer une activité, il n'y a pas d'emploi et sans emploi pas de salaire, pas d'argent, pas de consommation. Vous pouvez interroger ce que j'ai fait, tous les économistes que vous voudrez.

Vous ne trouverez jamais de réponse unique à cette question. A-t-on besoin des riches ou plutôt des ultra riches ? Alors, je vous pose la question à vous François Ruffin.

La France a-t-elle besoin de ses riches ? En tout cas, vous dire que moi, je n'éprouve aucune détestation, aucune haine à l'endroit des riches. Je souhaite simplement et des ultra riches parce que ceon parle là, c'est le 001 %.

Je souhaite simplement que les milliardaires de notre pays appartiennent pleinement à la nation et que au minimum du coup, ils payent des impôts à allal de leur secrétaire ou que les infirmières. Voilà. Et je je suis pleinement conscient qu'aujourd'hui il y a un besoin de canaliser le capital, tout ce qui est en capital dans la nation pour la nation.

Et donc on se demande comment on fait pour que ça soit investi dans notre pays et que ça se part pas aux États-Unis par exemple. Mais par exemple, si vous prenez celui dont vous que vous connaissez bien qui s'appelle Bernard Arnaud, Bernard Arnaud, il fait travailler des des des artisans, il fait travailler des entreprises en France et justement il aurait pu, comme on l'a soupçonné à un moment, partir pour la Belgique et il est resté en France. Vous savez simplement je demande moi à monsieur Arnaud c'est pas parce qu'il m'a fait espionner que j'ai de la renqueur à son égard mais je lui demande simplement de payer sa juste part d'impôt de passer par des sociétés écran pour faire que l'année dernière il touche 3 milliards d'euros de dividende c'est pas rien 3 milliards d'euros et que là-dessus il paye 0 € d'impôt c'est pas la presse d'extrême gauche qui le dit c'est le journal challenge qu'il a aujourd'hui pleinement racheté donc voilà simplement participer à la vie de la nation c'est payer pour son école payer pour son hôpital et appartenir à la communauté nationale.

On poursuit ses choix avec vous Elsa Vidal.