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Discours / meetingLa France insoumise (sur YouTube)· 30 janvier 2020 138 minAutoproduitActualité / polémiqueRetraitesSolidarités & familleTravail & emploiÉconomie & entreprises

Meeting Retraites avec Jean-Luc Mélenchon et Adrien Quatennens - #MeetingLille

Source d'origine 4 locuteurs

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 25 %Attaque 61 %Défensif 14 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:55Invité politiqueFait
    « On va continuer, parce qu'on ne peut pas abandonner. On ne peut pas abandonner pour nous toutes et tous et pour nos enfants. Ils sont en train de tout briser. »
  • 2:16Invité politiquePromesse
    « Alors, toutes et tous, 57 jours, venez avec nous. On y va. On peut y aller. On va gagner. »
  • 3:26InvitéFait
    « Donc déjà, moi, quand on me parle de point, je me méfie. Mais du coup, quand on m'a parlé de retraite, on m'a dit qu'on allait passer de six mois à toute la carrière. »
  • 3:36InvitéFait
    « On se méfie encore. On nous dit qu'on va nous revaloriser en contrepartie. Bon, on a du mal à y croire. »
  • 3:48InvitéFait
    « Donc, premier point. Ensuite, on considère que je fais partie des jeunes. Donc, quand on me parle de l'âge d'équilibre, j'ai l'impression que plus je vais courir après, plus il va s'éloigner. »
  • 3:58InvitéFait
    « Donc, c'est pas facile. Et troisième point. Décidément, je cumule. Je suis une femme. Donc, les carrières, c'est vrai que pour les femmes, c'est un peu compliqué entre les enfants, les temps partiels qu'on décide de prendre, les congés parentaux, tout ce genre de choses font qu'on a du mal à comprendre comment les femmes vont y regagner avec ce nouveau système qui va prendre en compte toute la carrière. »
  • 17:50Invité politiqueChiffre
    « Il est historique, d'abord de par son ampleur et sa durée. 57 jours, cela en fait le mouvement social le plus long de toute l'histoire de la Vème République. »
  • 18:52Invité politiqueFait
    « Et oui, M. Macron, la manifestation, la grève, la contestation, c'est aussi la démocratie. »
  • 24:16Invité politiqueChiffre
    « 2500 blessés dans les manifestations depuis un an. 315 blessures à la tête dont 25 éborgnés. 5 mains arrachées. »
  • 25:01Invité politiqueChiffre
    « 3 000 peines prononcées. 1 000 peines de prison ferme, dont 440 avec mandat de dépôt. »
  • 34:02Invité politiqueChiffre
    « 312 milliards d'euros. »
  • 35:50Invité politiqueFait
    « Nous, nous avons traversé la crise sans qu'un seul d'entre vous ait vu s'il était retraité. Tout d'un coup, un jour, arrivait l'enveloppe vide, il n'y a plus rien. »
  • 36:22Locuteur non identifiéFait
    « Le système par répartition est le seul qui vous donne la garantie du maintien de vos revenus une fois que vous êtes à la retraite. »
  • 37:13Locuteur non identifiéFait
    « Ils mentent ! Le système privé marche, écoutez bien les gens, toujours plus mal que le service public. »
  • 40:15Locuteur non identifiéFait
    « En 1993, on est passé de 37 annuités et demi à 40. »
  • 49:01Invité politiqueFait
    « Jean-Luc a bien fait de revenir sur l'ensemble des coups de canif qui ont déjà été portés à notre système de retraite. »
  • 1:07:01Locuteur non identifiéChiffre
    « combien ça vous coûte combien il y a de gens qui sont avec un contrat de travailleurs détachés dont 30 000 français »
  • 1:07:48Locuteur non identifiéChiffre
    « 3 milliards d'argent qui ne rentre pas dans la caisse de la sécurité sociale française »
  • 1:12:28Invité politiquePromesse
    « 14% du PIB ce sera un plafond »
  • 1:13:10Invité politiqueFait
    « il ment et un enfant de quelques années moins de 10 ans le comprendrait »
  • 1:13:23Invité politiqueFait
    « dans le système actuel vous avez un âge auquel vous pouvez partir à la retraite avec un niveau de pension à taux plein dans leur système au même âge il faut travailler plus longtemps pour obtenir le même niveau de pension »
  • 1:15:15Invité politiqueFait
    « il y a plutôt intérêt à ce que dans votre génération on meure pas trop tard »
  • 1:18:17Locuteur non identifiéFait
    « un gars ou une fille qui vivait dans une horde de chasseurs-cueilleurs ils bossaient trois heures quatre heures maximum par jour »
  • 1:21:13Locuteur non identifiéFait
    « la 5ème semaine de congés payés »
  • 1:30:12Locuteur non identifiéFait
    « pour la première fois l'espérance de vie stagne »
  • 1:31:24Locuteur non identifiéChiffre
    « égouttier mortalité deux fois plus importante avant 65 ans que le reste de la population »
  • 1:33:29Invité politiqueFait
    « avant pour le privé c'était les 10 meilleures années première rétrogradation désormais c'est les 25 meilleures années »
  • 1:34:30Invité politiqueChiffre
    « 80% des temps partiels sont des femmes 60% des contrats courts à durée déterminée sont occupés par des femmes »
  • 1:34:30Invité politiqueChiffre
    « 80% des temps partiels sont des femmes »
  • 1:34:34Invité politiqueChiffre
    « 60% des contrats courts à durée déterminée sont occupés par des femmes »
  • 1:39:34Invité politiqueChiffre
    « 8000 euros par jour d'économiser depuis la prise de la Bastille »
  • 1:48:51Invité politiqueChiffre
    « les femmes gagnent 22% de moins que les hommes en moyenne »
  • 2:01:03Locuteur non identifiéFait
    « si nous dirigeons ce pays, je n'accepte pas qu'il y ait des fonctionnaires qui soient capables de tirer dans la figure d'un autre français. »
  • 2:02:07Locuteur non identifiéFait
    « on nous amène un texte il y a 29 trous dedans »
  • 2:02:43Locuteur non identifiéFait
    « 29 ordonnances tout le monde ne sait pas ce qu'est une ordonnance »
  • 2:03:31Locuteur non identifiéFait
    « il y a 1000 pages oui t'as 4 jours pour les lire »
  • 2:03:53Locuteur non identifiéFait
    « d'un âge pivot comme il vous l'a bien expliqué qui bouge pas »
  • 2:04:55Locuteur non identifiéFait
    « le conseil d'état bon c'est une il donne un avis on va pas dire non plus qu'une fois que le conseil d'état a décidé il faut faire exactement »
  • 2:06:53Locuteur non identifiéFait
    « vous avez le droit de déposer des amendements mais nous on les jette à la poubelle »
  • 2:14:52Invité politiqueFait
    « François Fillon a été dans cette affaire un éclaireur devant un parterre patronal pendant la campagne de la primaire de droite »
  • 2:15:27Invité politiqueFait
    « la retraite par point dit-il j'y suis favorable mais il ne faut pas qu'on raconte d'histoire aux français ça ne va pas régler le problème des retraites »

Temps de parole

  • Locuteur non identifié58 %
  • Invité politique37 %

0,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

1:08
Présentateur

Il y a énormément de personnes qui n'ont pas pu rentrer. La salle est pleine à craquer pour ce grand meeting de Jean-Luc Mélenchon et d'Adrien Quatlin. Alors, nous remercions bien sûr, évidemment, tous les groupes d'action, tous les volontaires qui ont...

1:22
Invité politique

On va continuer, parce qu'on ne peut pas abandonner. On ne peut pas abandonner pour nous toutes et tous et pour nos enfants. Ils sont en train de tout briser. Eh bien, nous, on sera le mur. Le mur pour les arrêter. Il y a deux jours, j'étais à Bruxelles. 20 000 personnes dans la rue, ils se battent, eux, pour garder leur sécurité sociale. Un superbe mouvement. Nous, c'est les retraites, mais derrière, ça va couler. La sécurité sociale, qu'est-ce qu'ils vont encore nous pondre ? Qu'est-ce qu'ils vont faire ? Alors, toutes et tous, 57 jours, venez avec nous. On y va. On peut y aller. On va gagner. Comme je disais à Bruxelles, ils ont voulu l'Europe.

À nous, travailleurs salariés européens, de s'unir pour gagner contre eux. Et je vais terminer par remercier les parlementaires de l'AFI et toutes les équipes qui régulièrement viennent nous soutenir dans nos actions, dans nos assemblées générales. Merci à vous toutes et tous.

2:53
Présentateur

Merci, François. Merci, François. Donc, je vais maintenant demander à Emeline de monter sur scène. Alors, Emeline, c'est une collègue à moi. On travaille ensemble puisqu'on est toutes les deux professeurs au lycée Valentine Labbé de la Madeleine. Emeline, c'est à toi.

3:14
Invité

Merci, Céleste. Effectivement, je suis enseignante depuis 2010. Alors, c'est une date facile à retenir puisque c'est à cette date-là qu'on a gelé le point d'avis. Donc déjà, moi, quand on me parle de point, je me méfie. Mais du coup, quand on m'a parlé de retraite, on m'a dit qu'on allait passer de six mois à toute la carrière. On se méfie encore. On nous dit qu'on va nous revaloriser en contrepartie. Bon, on a du mal à y croire. Et effectivement, le Conseil d'État nous a donné raison il n'y a pas longtemps. Donc, premier point. Ensuite, on considère que je fais partie des jeunes.

Donc, quand on me parle de l'âge d'équilibre, j'ai l'impression que plus je vais courir après, plus il va s'éloigner. Donc, c'est pas facile. Et troisième point. Décidément, je cumule. Je suis une femme. Donc, les carrières, c'est vrai que pour les femmes, c'est un peu compliqué entre les enfants, les temps partiels qu'on décide de prendre, les congés parentaux, tout ce genre de choses font qu'on a du mal à comprendre comment les femmes vont y regagner avec ce nouveau système qui va prendre en compte toute la carrière. Donc, pour toutes ces raisons-là, on se mobilise. On se mobilise dans l'enseignement pour les retraites, un peu comme tout le monde. Mais on se mobilise aussi pour les élèves.

Pour les élèves, parce qu'en plus de la réforme des retraites, on a le droit à la réforme du baccalauréat, qui est une réforme très inégalitaire, qui est une réforme très mal organisée, qui a été faite vraiment dans la précipitation. Et donc, c'est vrai que pour nos élèves, c'est très difficile. En ce moment, on le voit, nos élèves vont passer les épreuves cette semaine. C'est très compliqué pour eux de passer un examen, qui est un examen national du baccalauréat, même si ça se fait dans différentes conditions, selon les endroits. C'est très compliqué de passer ces épreuves-là sereinement. Donc, la mobilisation est très forte chez les enseignants.

C'est vrai qu'en 10 ans, c'est la première fois que je vois une mobilisation aussi importante. Et on va continuer, on se mobilise de différentes manières, on fait des actions, en plus des jours de grève, parce qu'on a à cœur aussi les élèves qu'on a en ce moment. Donc, on ne veut pas les pénaliser non plus. On essaye justement de leur donner des conditions sereines. Et voilà, donc on essaye, mais de toute façon, on reste mobilisés. Et voilà, les 99,9%, bon, j'en fais pas partie. Et je pense qu'on est plus que 0,1% à s'inquiéter du sort de nos jeunes et des enfants.

5:54
Présentateur

Merci, Emeline. Alors, évidemment, on l'a entendu avec Emeline et François, la bataille, elle se joue dans la rue, mais elle ne se joue pas que dans la rue, puisqu'à partir du 17 février, elle se jouera aussi à l'Assemblée. Et on a avec nous ce soir deux députés qui, évidemment, ne lâcheront rien. Et donc, j'appelle Adrien Quatennens et Jean-Luc Mélenchon.

6:22
Invité

Bonsoir. Il y a du monde, hein ?

6:39
Invité politique

Mais je ne comprends pas. Je ne comprends pas pourquoi il y a tant de monde. On nous a dit que tout était réglé, que l'âge pivot avait été retiré. Pourquoi vous êtes là ? Qu'est-ce que vous faites ici, les amis ? Vous n'avez pas compris ? Vous n'êtes pas rassurés ? Eh bien, vous avez raison. Merci d'abord à celles et ceux qui vous ont précédés et qui, par leur intervention, leur démonstration, montrent le panel très large de celles et ceux qui, depuis maintenant un bon nombre de semaines, plus de 56 jours, sont mobilisés pour cette bataille d'intérêt général.

Merci, bien sûr, à celles et ceux qui, depuis plusieurs jours, pas beaucoup plus d'ailleurs, ont concouru à la réussite de cette réunion. Merci aussi à celles et ceux qui sont au bout et j'espère vraiment que vous nous entendez. On va faire de notre mieux. Vous nous entendez, ça va ?

7:27
Locuteur

Oui !

7:28
Invité politique

Bon, on va faire au mieux premier.

7:30
Locuteur non identifié

Eh, moi, je ne hurle pas toute la soirée, hein ? Eh, moi, ce n'est pas mon habitude non plus. Ma personne est sacrée, je ne vais pas user ma voix comme ça, hein ? Bon, merci. Je vois que tout le monde comprend la blague. Ça me rassure.

7:53
Invité politique

Vas-y, excuse-moi, hein ? Nous avions décidé, avant d'être en quelque sorte, et sans doute pour plusieurs semaines, enfermés à l'Assemblée nationale, de nous balader un peu et de retrouver celles et ceux qui n'étaient pas non plus convaincus par ce retrait provisoire de l'âge qui vaut, qui devraient tout régler. Ce soir, nous répondons en quelque sorte à une injonction faite par Emmanuel Macron pas plus tard qu'aujourd'hui. Cet après-midi, le président de la République, s'agissant... Ouf ! Ça va ? Cet après-midi, le président de la République... C'est le côté rock'n'roll. On avait dit qu'il faut que ça soit un peu grunge ce soir, donc on a dit, mettez un peu de l'arsen dans la machine.

Je disais, on répond ce soir à une commande faite par le président de la République cet après-midi. Il nous a dit, s'agissant de sa réforme des retraites, qu'il fallait bien expliquer pour que l'on comprenne bien. Il nous a dit aussi qu'il fallait aider à lutter contre les fausses informations, et comme là-dessus, il nous donne beaucoup de travail, et bien précisément, ce soir, c'est pour cela que nous sommes réunis. Nous sommes réunis dans une forme qui innove un peu. Ce soir, avec Jean-Luc, on poursuit une nouvelle forme de meeting, en quelque sorte un duo. Ce sera donc une sorte de numéro spécial de C'est pas sorcier consacré aux retraites.

Et je vous laisse imaginer lequel de nous est Fred et Jamy. On laisse vos imaginations travailler. En tout cas, c'est pour ça que nous sommes là ce soir. Trêve de plaisanterie. Je vais te laisser la parole dans un instant. Trêve de plaisanterie. Et même si Jean-Luc n'aimera peut-être pas cette petite séquence de politesse, c'est un immense honneur pour moi que de partager la tribune avec lui ce soir, et d'être à ses côtés. Parce que peut-être, il y en a dans cette salle, pour qui ce soir, c'est le premier meeting. Et moi, je me souviens de mon premier meeting. C'était en mars 2012, ici à Lille. C'était la première fois que je voyais un discours de Jean-Luc Mélenchon.

Et comme beaucoup, je le sais, c'est ce soir-là, après l'avoir entendu, après l'avoir pendant plus d'une heure, je crois, fait tantôt appel à la raison et au cœur, décidé de passer de ce qui était un intérêt pour la politique à l'engagement réel. Et Jean-Luc Mélenchon en est le responsable. Souvent, il est assez pudique là-dessus, mais il faut le rappeler. À partir de ce moment de mars 2012, j'ai décidé de mener la bataille à ses côtés. Et en quelque sorte, mes journées de travail sur mon plateau de conseiller clientèle ont été chaque soir doublées d'une deuxième journée.

Que beaucoup d'entre vous vivent ici, la journée du militant politique, qui vient se rajouter à toutes les autres, jusqu'à ce jour de juin 2017, où, à ses côtés, avec les 15 autres parlementaires du groupe de la France Insoumise, nous sommes, grâce à vous toutes et tous, arrivés à l'Assemblée nationale. Je me souviens très particulièrement de ce moment où nous sommes arrivés à l'Assemblée et spécialement des paroles qu'a eues Jean-Luc à notre égard à ce moment-là. Quand je suis arrivé, au moment où nous allions rentrer dans le Parlement, il m'a attrapé par les épaules et m'a dit ceci. « Tu sais, pour moi, le plus important, ce n'est pas d'y être moi-même, c'est de vous y voir, vous.

Et ce que vous devez savoir, ce que tout le monde doit savoir, c'est que nous y voir, nous, tous ces visages que vous avez vus apparaître de la France Insoumise, même s'il ne le dit jamais, c'est aussi le fruit du travail de Jean-Luc Mélenchon. » J'en termine parce que ça va vraiment le mettre mal à l'aise. Mais Jean-Luc a pris depuis coutume de dire souvent aux journalistes qui pensent que peut-être dans quelques temps, ils pourront se passer de nous et que rien ne lui survivra, de dire « Eh bien, avec tous ceux que vous avez maintenant, les parlementaires et tous les autres, il y en a beaucoup dans cette salle, vous en prenez pour quelques décennies.

» Et oui, ce soir, devant vous et devant lui, je m'y engage.

11:57
Locuteur non identifié

Vous avez compris comment ça fonctionne ? Quand il arrête de parler, c'est moi qui commence. Et vous avez tous, vous ne savez pas gagner du temps parce qu'on s'est demandé si on allait faire des transitions. Et je dis « Non, non, je crois que les gens comprennent parfaitement qu'on parle du... » Ouais, ça va, j'ai compris, je vais parler plus fort. Mais je parle à eux, là, pour l'instant. Donc, mes amis, j'ai entendu ce que vient de dire Adrien. Et je voudrais dire que Adrien, Hugo, les autres, les 17, sont évidemment, et moi inclus, le résultat d'un immense travail collectif porté par des hommes et des femmes de ma génération et des suivantes.

C'est donc toujours un effort collectif qui permet d'entretenir la braise de la résistance. Mais au fond, à la fin, ça repose sur la capacité que chacune ou chacun d'entre nous a de vouloir résister. Mesdames et messieurs, si les cheminots, les traminots, les ouvriers du métro n'avaient pas décidé à un moment où ils savaient qu'ils leur en cuirait parce que c'était les fêtes de Noël qui s'avançaient, s'ils n'avaient pas décidé d'entrer dans la peine de la grève, parce que les premiers qui payent le coût de la grève, ce sont les grévistes. Il ne faut jamais l'oublier.

Seul le grand bourgeois, ou le financier, ou le banquier, croient que le salarié, la travailleuse, l'ouvrier, fait grève par plaisir, ou pour se détendre, qu'il va en manifestation pour respirer l'air pur. Nous, nous savons que chaque fois, c'est beaucoup d'engagement dans la lutte. Et c'est à cet instant de la vie de notre peuple que nous sommes. Merci à vous tous d'avoir aussi rassemblé vos forces et conservez-les en état. Je vous donne, avec l'autorité de la position singulière qui est la mienne depuis toujours devant vous, aussi longtemps que vous avez voulu, une fois et puis l'autre, m'accordez votre confiance et au programme que je portais dans l'élection présidentielle.

Je vous donne la consigne de ne pas attendre la consigne pour aller au-devant de ceux qui luttent, les aider, casser vos tirelires. Et si vous ne cassez pas vos tirelires, sachez au moins que le seul geste fraternel, le geste amical, le geste de respect pour celle ou celui qui a décidé d'endurer toutes ces privations, ils les font pour nous tous, pour la France, pour l'idée qu'on sait de la République sociale.

Et ce n'est pas pour rien, je le dis à tous les bien-pensants et qui se le tiennent disent pour une bonne fois que notre peuple renoue avec les symboles de la grande révolution de 1789, parce que sa dynamique n'est pas dépuisée et parce que les privilèges restent à abolir dans ce pays, ainsi que les monarques qui les ont toujours garantis. Bien sûr, les formes politiques ont changé.

Mais voyez comment ces idées nous envahissent tous et nous occupent l'esprit et nous donnent pour finir la légitimité, toujours, de leur dire non à leur monde injuste, à leur méthode brutale, à leur indifférence pour la dignité de ceux qui travaillent et ne vivent que de leur travail ou de leur espérance à travailler au service des autres. Vous autres du Nord, vous nous avez donné deux très bons députés. Qu'à Ténas, qui me fait de l'ombre jusqu'à Marseille, parce que c'est un garçon qu'ils ont essayé de montrer du doigt en disant qu'il était conseillé sur une plateforme. Et lui vient me voir et il me dit « Et qu'est-ce que je réponds ?

» Et je lui dis « Voilà mon avis, dis-lui que nous on est fiers parce que l'une de nos figures de proue est un salarié de haut niveau BTS et ça prouve que tout le monde peut être député, que tout le monde peut se mêler de la loi, que ce n'est pas seulement réservé à une classe sociale et à ses enfants et aux enfants des grandes écoles. Celui-ci est maintenant membre de la commission spéciale sur les retraites. Mais l'autre Hugo Bernalicis, il est président d'une commission particulièrement périlleuse à conduire. C'est celle qui va interroger les magistrats pour savoir quelle est l'indépendance de la justice dans les jours que nous vivons. Parce que nous, nous avons à dire sur ce sujet.

Non pas du point de vue de l'expérience personnelle singulière et cruelle que nous avons vécue nous-mêmes, mais du point de vue de ces 3 000 personnes qui ont été envoyées en jugement, jugées entre 5 heures du matin et 6 heures, de ces 1 000 qui ont été condamnées à de la prison ferme, tout ça parce que Mme Belloubet a été demandée en personne, dans un tribunal, l'extrême fermeté contre les Gilets jaunes. La justice n'a pas à être ferme, elle a à être juste. Et c'est la seule chose qu'on lui demande. À présent, voilà que la même Belloubet rétablit le délit de blasphème et que le président de la République revient sur une décision de la Cour de cassation. Mais où vivons-nous ?

La monarchie donc s'étend jusque dans les tribunaux. Voilà. J'avais que ça à vous dire. Et maintenant, c'est lui qui va vous parler du mouvement social dans lequel on est. Et moi, j'ai hâte de l'entendre en parler pour voir comment il s'y prend.

17:27
Invité

Merci, Jean-Luc.

17:35
Invité politique

Celles et ceux qui ont parlé avant nous en ont fait la démonstration. Nous vivons depuis, je le disais, plus de 50 jours, 56, 57, un mouvement social qu'il convient de qualifier d'historique. Et le qualifier d'historique n'est pas une exagération. Il est historique, d'abord de par son ampleur et sa durée. 57 jours, cela en fait le mouvement social le plus long de toute l'histoire de la Vème République. Donc, c'est historique. Alors, puisque nous avons commencé par des remerciements, et puisque vos applaudissements ont résonné jusque loin en dehors de cette salle, depuis cette salle ce soir, nous adressons des remerciements à toutes celles et ceux qui, depuis 57 jours, font la grève.

Merci les dockers. Merci les égoutiers. Merci la fonction publique.

18:23
Invité

Les hospitaliers. Les agents du service public. Le privé.

18:28
Invité politique

Merci à toutes et tous qui vous battez pour l'intérêt général. Parce que non, la grève, ce n'est pas autre chose que la démocratie. Il se figure, depuis l'Elysée ou Matignon, que la démocratie, en quelque sorte, ce serait juste vote tous les 5 ans et ensuite reste à la maison et tais-toi. Eh bien non, ça ne marche pas comme ça. Et oui, M. Macron, la manifestation, la grève, la contestation, c'est aussi la démocratie. On en oublierait presque, avec le traitement de la grève, notamment dans les médias, que la grève est un droit. On culpabiliserait de faire la grève. Et Jean-Luc l'a dit, personne ne se lève le matin soulevé d'enthousiasme à l'idée de faire la grève.

Celles et ceux qui la font savent que c'est dur. Et ils le savent d'autant plus à l'heure où tombent les fiches de paix. Et c'est un premier moyen de les réprimer, de les dissuader, de les humilier. Car quelques-uns dans la salle savent bien ce que là veut dire quand on a une petite paie, que de rentrer chez soi avec le bulletin de salaire après 57 jours de grève. Ce sont des fiches de paix réduites à néant. Et ils auraient pu faire autrement. Par le passé, on a déjà fait autrement. Et on a déjà fait en sorte que le poids de la grève soit échelonné, étalé sur la fiche de paix. Mais là, des consignes ont été passées pour les humilier, pour leur faire manger la terre jusqu'au bout.

Et vous savez bien ce que cela veut dire. C'est le pari d'Emmanuel Macron. Ce pari du pourrissement du mouvement, de l'essoufflement. Et nous comprenons que certains secteurs, je pense particulièrement au secteur des transports, ça a été dit juste avant moi par François, qui ont été considérés dans le début de ce mouvement comme le fer de lance et nous ont dit réunion publique après réunion publique, bon, le fer de lance, il a compris qu'il l'était, mais il commence à avoir besoin de renforts. Eh bien, ça vient. Loin de s'essouffler, le mouvement s'est enraciné, s'est étendu à des secteurs professionnels que nous n'avions pas l'habitude de voir dans la lutte.

Et je veux saluer aussi l'esthétique, la créativité qui s'exprime autour de ce mouvement à l'heure où il a besoin justement de renouveler sa forme. Vous les avez vus comme moi, ces magnifiques chorégraphies improvisées dans la rue, ces flash-mob, notamment à la Gare de l'Est, qui a d'ailleurs fait ensuite que Benjamin Griveaux a voulu raser la Gare de l'Est. Il n'a pas dû supporter. Tous ces éléments...

20:53
Locuteur

Non, c'est parce que j'habite à côté.

20:54
Invité politique

Ah ben voilà, tout s'explique. Non seulement il y a des manifestants, mais en plus, il y a Mélenchon qui n'est pas loin. Alors là, effectivement, il fallait vite faire un central park et raser la Gare. Ces formes nouvelles, ils ont voulu les rendre invisibles, comme ces retraites aux flambeaux, comme ils l'avaient fait avec les gilets jaunes. Car celles et ceux qui prennent les flambeaux veulent se rendre visibles, même dans la nuit et dans l'obscurité. Et ceux qui ont mis les gilets jaunes n'ont pas voulu faire autre chose que de monter sur la table et de dire « Nous n'en redescendrons pas tant que vous n'aurez pas apporté une réponse politique ».

Mais Emmanuel Macron a fait ce pari du pourrissement. Il fait le pari que le temps joue en sa faveur parce qu'il sait combien c'est dur que de faire la grève. Mais le problème, c'est que le temps ne joue pas toujours en sa faveur. Car certes, à mesure que les gens font grève, le temps passe. Mais pendant que le temps passe, des réunions comme celles que nous faisons ce soir se tiennent, les arguments se diffusent, les chercheurs cherchent et trouvent. Et ensuite, tout le monde est plus éclairé et contagieux sur ce que contient véritablement ce projet de réforme des retraites.

Tant et si bien qu'aujourd'hui, après plus de 56 jours de grève, 57, et bien 61% des Français a raison, sont opposés à ce projet de réforme et veulent que Macron le retire. Voilà ce qui se passe. Emmanuel Macron a perdu cette bataille de l'opinion. Pourtant, ils s'en sont donné beaucoup de mal pour parler sans cesse des conséquences de la grève. S'ils avaient passé autant de temps à parler des conséquences de la grève que des conséquences de l'application de la réforme à point, je crois qu'il y a encore bien plus que 61% des Français qui y seraient opposés.

Emmanuel Macron a donc fait ce pari du pourrissement, mais je vous le dis, avec 61% d'opinion pour le retrait de la réforme, avec tout ce que nous avons appris depuis qui fait qu'aujourd'hui, et vous allez le voir juste après avec les explications, ça n'est plus flou, au contraire, c'est très clair. Eh bien, cette bataille de l'opinion est perdue et il le sait. Tous les artifices de communication, tous les éléments de langage ont été épuisés, ils sont nus. Alors Emmanuel Macron sait qu'il n'est plus capable de convaincre. Et convaincre, il y a renoncé. Plutôt que de convaincre, il cherche à vaincre. Et il le fait par plusieurs moyens.

D'abord, évidemment, par les consignes données pour faire en sorte, effectivement, que les grévistes aient des fiches de paix à zéro. Mais quand ça ne suffit pas, il y a effectivement une nouvelle fois l'usage de la répression telle qu'elle s'est abattue sur les gilets jaunes. Et ces violences policières qu'il convient bien d'appeler sans guillemets des violences policières comme l'a fait le journal Le Monde. Et c'est le bilan, c'est le bilan de M. Castaner car les principaux responsables, les seuls qu'il faille mettre en cause sont les responsables politiques. M. Castaner depuis la place Beauvau, M.

le préfet Lallemand qui bien souvent, plutôt que de maintenir l'ordre, donne l'impression de concourir au désordre. 4 morts pour le bilan de M. Castaner. Zineb Redouane à Marseille, Steve Mayak à Nico à Nantes, Ibrahim Ba à Villiers-Lebel et Cédric Chouvia à Paris. 2500 blessés dans les manifestations depuis un an. 315 blessures à la tête dont 25 éborgnés. 5 mains arrachées. Et quand la violence physique ne suffit pas, c'est la répression judiciaire qui se charge d'humilier les gens.

Récemment à Lille, après des manifestations, on a vu des syndicalistes en tenue de travail qui n'avaient rien à y faire passer une nuit dans les geôles parce qu'à une heure tardive de la soirée, on ne pouvait pas déranger les autorités pour exiger qu'ils en sortent. Alors, et on l'apprendra le lendemain, qu'ils n'avaient rien à y faire. C'est aussi cette violence qui se charge d'humilier ces braves gens qui n'ont rien à faire dans les geôles des prisons de ce pays. 10 000 gardes à vue dans le cadre du mouvement des Gilets jaunes. 3 000 peines prononcées. 1 000 peines de prison ferme, dont 440 avec mandat de dépôt.

Et désormais, une répression syndicale féroce qui atteint le cœur des syndicalistes au point que l'autre matin, vous l'avez suivi comme moi, ce syndicaliste de la RATP au dépôt de bus de Vitry, François, s'est ouvert les veines au petit matin qui était convoqué par sa direction. Voilà la violence à laquelle ils procèdent. Et ils n'y sont pas obligés. Et nous osons le dire. Dans police républicaine, il y a républicaine. Et de ce point de vue, nous avons un sérieux problème. Et nous devons mettre en cause la doctrine de maintien de l'ordre qui est employée dans ce pays. Et dire une chose que nous avons tant et tant de fois réaffirmée.

De quel ordre parle-t-on quand ils nous parlent de maintien de l'ordre ? Parce que leur affaire, c'est le désordre. C'est le désordre social. Et nous rappelons ce soir depuis cette salle que dans ce pays, la France, il n'y a pas d'ordre public possible sans la justice sociale. Et que la réponse doit être politique. Vous les avez vus. Vous les avez vus comme moi. Et peut-être il y en a dans cette salle. Moi, je l'ai vu au moment du démarrage du mouvement des Gilets jaunes. Des gens se lancer dans la bataille avec chevillée au corps la conviction qu'il faut que les manifestations soient pacifiques.

car comme nous, nous en sommes toujours convaincus, la condition d'un rapport de force favorable, c'est le nombre. Et la condition pour obtenir le nombre, c'est que les gens ne craignent pas pour eux, pour leurs proches et pour leur sécurité quand ils vont manifester. Et vous savez comme moi que quand c'est le désordre, certains y renoncent. Et c'est aussi leur objectif. Mais après des mois de manifestations, après avoir utilisé toutes les formes traditionnelles, certains ont fini par se convaincre que les formes traditionnelles ne fonctionnaient plus et qu'il fallait en passer par la violence. Et nous autres, après, nous ramons pour convaincre qu'il faut toujours rester pacifiques.

Par conséquent, quand il n'y a pas de réponse politique autre que le mépris et la répression, eh bien oui, certains se convainquent d'autre chose que du fait d'être pacifiques. Alors nous avons besoin d'en appeler à la désescalade. Il faut pacifier les relations entre la police et sa population. Et nous préférons de ce point de vue en appeler aux gardiens de la paix plutôt que aux forces de l'ordre. Et ça change tout du point de vue de la doctrine politique. Car, nous le savons, la police, ses fonctionnaires que nous ne prenons pas pour cible ne font pas exception au délitement en cours de l'État républicain.

Il suffit d'être dans un commissariat pour s'en convaincre, se convaincre de l'État des locaux, se convaincre de leurs conditions de travail. Un syndicat de policiers a pris depuis quelque temps la France insoumise en grippe, au point de venir manifester jusque devant notre siège politique à Paris. Et ce syndicat de policiers dit de la France insoumise qu'elle serait anti-flic. Nous le sommes tellement que nous appelons à en recruter 15 000 de plus. Nous le sommes tellement que nous avons été les premiers par la voix du gobernalysis et d'Alexis Corbière à demander que les commissariats soient remis en État, qu'on leur paye les millions d'heures supplémentaires qui n'avaient pas été payées.

Bref, nous disons une chose à Emmanuel Macron. Sa réforme, les Français n'en veulent pas. Et ça n'est pas à coup de matraque qu'il la fera passer, que le message soit entendu. Cela fait maintenant plusieurs mois qu'il nous parle de la retraite comme d'un problème de maths, une équation anxiogène à résoudre. On entend sur les plateaux télé, ils nous parlent ce langage de fichier Excel ou de calculatrice sans jamais nous parler de l'avis des gens. Mais pour nous, la retraite, c'est autre chose qu'un calcul de maths.

29:03
Locuteur non identifié

À toi. J'ai compris. Mais si tu t'arrêtes tout d'un coup comme ça... Non, mais je voulais noter... Tu n'as pas de transition. Oui, oui. Je notais, pour ne pas l'oublier, dans ce que tu as dit à propos de la police et que je partage totalement avec toi, que nous ne sommes pas... Castaner a dit une fois... Bon, il n'a pas beaucoup d'idées, Castaner. On fait comme si, hein. Il a dit, « Ah, ben, s'il y en a qui ont des idées, ils n'ont qu'à me les proposer. » « Eh ben, c'est fait, monsieur. » Bon, je veux dire, ceux qui savent lire peuvent les lire. Si tu ne sais pas lire, évidemment, c'est embêtant. Mais quelqu'un pourrait lui dire. Par exemple, on a une idée.

Interdire la strangulation quand on arrête quelqu'un. On a fait une proposition de loi là-dessus. On a interdit l'usage des LBD, des balles en caoutchouc. Interdire l'usage des grenades de désencerclements. On a fait trois propositions de loi. Pas il y a cinq minutes. Il y a plus d'un an. C'est Aubono, Corbière et Bernalicis qui ont proposé ça. Hein ? Pourquoi il me dit que oui ? Eh ben oui. Oui. Oui. La proposition a été faite. Et la police à laquelle nous sommes attachés, nous sommes parfaitement conscients du fait qu'une police est nécessaire. Mais pas pour le maintien de l'ordre.

Parce que le maintien de l'ordre, c'est justement cet ordre qui est insupportable et qu'on ne veut pas maintenir. Mais nous, on lutte avec nos instruments. Il l'a dit. Nous sommes pour des gardiens de la paix. La paix civile. Et les gens, quand il y a un rond-point qui est bloqué, le premier objectif, ce n'est pas d'aller tabasser ceux qui sont dessus et de leur foutre des amendes. C'est de faire en sorte que la circulation soit assez bien organisée autour pour que les gens qui sont sur le rond-point pour y faire des cabanes ne viennent pas en périr. 11 personnes sont mortes sur les ronds-points des Gilets jaunes. On ne les compte jamais, ceux-là.

Parce qu'il y a un conducteur qui a pété un plomb, parce qu'il s'est passé telle ou telle chose. Donc, il faut bien qu'on comprenne et je veux qu'on entende ce que nous disons par notre refus de ce concept du maintien de l'ordre. Je mets de côté ce qu'a dit très brillamment notre ami Adrien. C'est-à-dire que c'est eux qui créent le désordre. Parce que ce que nous avons observé, c'est que vendredi dernier, il n'y a pas eu le moindre problème. Parce que vendredi dernier, à Paris, il n'y a pas eu de nasse. Il n'y a pas eu de pluie de grenades de désencerclement sur les manifestants, ni de pluie de grenades lacrymogènes. Alors, ça a été très calme.

Et à Marseille, où je manifestais, c'était pareil. Mais on ne voyait pas un seul policier dans le coin. Parce que ça fait partie des techniques de gardien de la paix de faire en sorte que les choses se passent tranquillement. C'est une technique. Tout est technique. Policier, c'est un métier avec un contenu technique. Et si on n'a pas envie de le faire, on peut en faire un autre de métier. Mais si on le fait, alors on en assume toute la dignité. La dignité, c'est le respect des autres. Celui qui bat une personne à terre, un homme ou une femme, se déshonore. Et celui qui l'a dit, c'est un syndicaliste policier. Alors, quel ordre sont-ils en train de maintenir ?

Je m'adresse à leur conscience autant qu'à votre compréhension. Nous sommes dans la grande bataille que l'humanité est en train de mener en comprenant tout doucement, progressivement, pas assez vite que ce qui est en jeu, c'est l'ordre capitaliste et les relations capitalistes dans la vie humaine. Le capital, depuis maintenant la trentaine d'années qui vient de passer, saisit toutes les occasions de tout marchandiser. tel est le capitalisme de notre époque. Ça, beaucoup d'entre vous ici dans cette salle l'ont compris. Eh bien, c'est ça le cœur de l'affaire des retraites. Regardez quel énorme gâteau se présente à leurs yeux.

Ceux qui travaillent transfèrent par leur cotisation, cotisation, pas charge. Les travailleurs économisent une partie de leur salaire pour venir à la rescousse de ceux qui ne travaillent pas. Puis à leur tour, quand ils ne travaillent pas, les autres viennent à leur rescousse. C'est une circulation entre ceux qui travaillent et ceux qui ont travaillé. Il n'y a pas de privilège là-dedans. Ils n'ont pas le droit de prendre cette terre qui est toujours le leur pour dire que c'est un système généreux. Mais pas grâce à toi, bonhomme. Si le système est généreux, c'est grâce à eux, là. Parce qu'ils cotisent tous les mois. Et eux, ils ont décidé qu'ils veulent continuer à le faire.

Alors, c'est une somme gigantesque qui passe de ceux qui travaillent à ceux qui ne travaillent pas. 312 milliards d'euros. Ça les fait rêver depuis toujours comme toutes les autres prestations. Comment transformer 312 milliards d'euros socialisés en 312 milliards d'euros privatisés ? Pour ça, il faut passer du système de répartition, celui que je viens de vous décrire, au système par capitalisation. En faisant croire aux gens que l'argent circule dans le temps. Alors, tu cotises et puis on va faire un trou, on va mettre les sous dedans et puis tu reviendras dans 30 ou 40 ans, on rouvrira, oh, il y a les sous, les voilà. Non, c'est pas comme ça que ça se passe.

Quel que soit le régime, quel que soit le régime, c'est l'argent qu'il y a maintenant, qui est distribué, mais maintenant. Et par conséquent, les régimes par capitalisation sont eux aussi sensibles à la démographie. Si tout d'un coup, vous êtes très nombreux au moment d'encaisser les sous, eh bien forcément, la valeur des actions sur lesquelles est basée votre capitalisation baisse. D'accord ? Même si on n'est pas boursier, on arrive à comprendre ça. Par conséquent, oubliez pour toujours que la capitalisation vous apporte je ne sais quelle garantie dans quelque domaine que ce soit. si on vous fait des retraites par capitalisation, vous allez payer cher.

D'abord au sens propre, parce que ça va vous coûter beaucoup plus cher qu'une cotisation pour le système actuel. Parce que dans votre contribution, il y aura la rémunération de l'actionnaire, il y aura la rémunération du banquier, et puis il y aura le fait que vous avez intérêt à avoir quelques pattes de lapin et quelques fers à cheval pour qu'il n'arrive aucune catastrophe au système capitaliste, financier et mondialisé. Parce que sinon, du jour au lendemain, quick, vous n'avez plus rien. C'est exactement ce qui est arrivé à des milliers de personnes aux Etats-Unis en 2008. Nous, nous avons traversé la crise sans qu'un seul d'entre vous ait vu s'il était retraité.

Tout d'un coup, un jour, arrivait l'enveloppe vide, il n'y a plus rien. parce que le travail a continué et on a continué à répartir entre ceux qui travaillaient réellement au moment où ils travaillaient et ceux qui étaient à la retraite. Le système par répartition est le seul qui vous donne la garantie du maintien de vos revenus une fois que vous êtes à la retraite. Alors, ces 300 milliards, pour arriver à les faire basculer dans la sphère privée, il faut qu'ils passent par des étapes où le système public habituel ne marche pas. Et alors, ils viennent en disant « Eh bien, vous voyez, c'est la ruine ! » Comme ils l'ont fait pour tout !

La SNCF, les trains arrivent en retard, c'est la faute des cheminots, pas du manque d'investissement. Le ceci ne marche pas, l'école ne va pas, c'est la faute des enseignants, à moins que ce soit celle des parents ou de tout ce que vous voulez, sauf du fait qu'il manque des enseignants, qu'il n'y a pas assez de salles et que nos gamins, quand ils veulent apprendre, ne peuvent pas le faire. C'est leur technique décrédibilisée. ruinée, ridiculisée le système public pour essayer de vous faire croire qu'un système privé marcherait mieux. Ils mentent ! Le système privé marche, écoutez bien les gens, toujours plus mal que le service public. public, pour deux raisons.

D'abord, il coûte plus cher parce que vous devez aussi rémunérer l'actionnaire, ce que vous ne faites pas quand vous avez affaire au service public. Et deuxièmement, parce que la logique d'exploitation et d'accumulation fait que par nature, le service privé va élever le coût jusqu'à ce qu'il garantisse et la prestation et le revenu de l'actionnaire. Et celui-ci est dans un appétit insatiable, puisqu'on a pu me donner 10 euros, que ne m'en donnerait-on 11 et pourquoi pas 12 et 15 seraient encore mieux et ainsi de suite. Parce que voyez-vous, les actionnaires sont cupides et les salariés, eux, sont intéressés et les actionnaires sont dans le même monde.

C'est-à-dire que vous voudriez que votre situation s'améliore, eux, la leur est très bonne, mais ils pensent qu'ils peuvent avoir encore plus, encore plus, toujours plus. Voilà pourquoi la question des retraites vient comme une grande question centrale pour le capital, pour l'intérêt qu'il a. Et voilà pourquoi depuis 30 ans, nous les avons sur le dos. Sur ce sujet-là. Pourquoi depuis 30 ans ? Parce que ça fait 30, 40 ans, notamment après la chute du mur de Berlin, que le capital financiarisé mondial s'est dit j'ai les mains libres et maintenant je prends tout.

Les services publics ont commencé à se dégrader dans toute l'Europe où ils étaient les plus développés et tous les systèmes sociaux de répartition du salaire. si bien que depuis 30 ans nous allons, nous en sommes, pour ceux qui s'en souviennent, les plus jeunes l'apprennent à cet instant, nous en sommes depuis 1993 à la sixième réforme des retraites. C'est la sixième et c'est décisive parce que pour transformer la retraite par répartition en retraite par capitalisation, il faut passer par une étape qui s'appelle la retraite à points où vous découpez votre cotisation en valeur de points.

et ensuite il suffira de faire transiter dans une réserve quelconque ou de faire passer par le système bancaire et on vous dira dites donc les gens ne vous énervez pas c'est pour votre bien parce que ce sous-là on va les faire travailler comme si les sous-travaillés. Il n'y a que les gens qui travaillent. Je voudrais quand même le rappeler à chaque fois que je peux c'est peut-être du marxisme de base mais ça permet au moins de savoir dans quel monde on vit. Il n'y a que le travail qui produit de la richesse.

Le capital c'est rien si vous mettez une pile de dollars d'un côté et une pile de tôle de l'autre il n'y a pas de bagnole qui surgisse au milieu et s'il n'y a pas quelqu'un pour les faire les deux ne servent à rien. Et le capital et la pile de tôle. Seul le travail transforme. Alors ils vous diront ça on va faire travailler vos sous. Alors je vous ai dit ça fait 30 ans que ça dure. 1993 il y en a qui étaient là la durée de cotisation est passée à 40 annuités pour le secteur privé. D'accord ? Avant vous savez ce que c'est on vivait dans un régime communiste dans la misère et l'abandon. Mais depuis ça va beaucoup mieux et en 1993 on est passé de 37 annuités et demi à 40.

Vous vous en rappelez là ceux de ma génération. On a vécu dans un monde où il suffisait de 37 annuités et demi pour que la retraite arrive à taux plein le moment venu. Comment on faisait ? Je me demande comment on faisait figurez-vous parce que si je les écoute c'est absolument impossible c'est un système trop généreux. Ce qui est sûr c'est que pendant ce temps-là la productivité du travail elle a augmenté.

Vous laissez pas berner et raconter des histoires ballots que vous êtes parce que comme la productivité du travail a augmenté mais que vos salaires n'ont pas augmenté autant que la productivité du travail a donné de revenus aux actionnaires alors c'est vous les dindons de la farce parce que la plus grosse partie est partie non pas dans vos salaires avec lesquels on aurait pu faire des cotisations sociales mais dans leurs poches à eux qui sont des poches percées qui foutent le camp au fumé tous les 10 ans parce que tous les 10 ans il y a une crise financière qui réduit à néant le travail accumulé par les autres.

voilà si vous voulez maudire quelqu'un ce soir chez vous baladur en souvenir de la période où il a passé à 40 annuités et que les pensions sont passées aux 25 meilleures années au lieu des 10 meilleures 1993 95 réforme Juppé ah oui ça c'était bien ça alors on a fait le Juppéton vous vous en rappelez toutes les semaines on comptait la longueur des cortèges bon là au moins ils ont été intelligents ils ont arrêté ils ont dit bon c'est bon stop stop stop stop c'est bon allez on arrête tout alors après pour un moment 2003 réforme Fillon augmentation de la durée de cotisation à 40 annuités et demi pour tout le monde public et privé parce que comme il faut toujours t'as regardé dans l'assiette de ton frère oh il en a plus voilà ils passent leur temps à ça à exciter les gens les uns contre les autres à raconter n'importe quoi oh régime spécial à 52 ans ah ah ah moi je bosse à 52 ans peut-être mais t'es pas égouttier parce que si t'es égouttier à 35 ans tu sais qu'il vivra 17 ans de moins que les autres alors fermez vos grandes bouches essayez de vous rappeler que tous ces régimes spéciaux correspondent à des servitudes à des difficultés du travail que ça n'a pas été donné comme ça par une faveur parce que ces gens là sont incapables de faveur qu'il faut tout leur arracher de force continuellement et 6 il y a des régimes spéciaux c'est parce que ça correspond à des vies professionnelles spéciales à une usure du corps à une usure de l'esprit à une usure des nerfs qui est plus grande et que la société reconnaît que dis-je la société les salariés qui entre eux décident d'accepter de faire ces cotisations les uns pour les autres parce qu'ils ont compris à quel point c'est rude à quel point c'est difficile 2010 réforme Börth décalage de l'âge légal de la retraite à 62 ans vous avez oublié moi aussi j'avais envie en trouvant le papier je me dis ah oui j'avais oublié celui-là 2014 ça je ne peux pas oublier ça c'était Hollande ah ben oui augmentation progressive de la durée de cotisation à 43 annuités on avait bien protesté et puis il y avait eu une discussion avec certains syndicats qui avaient dit oui mais en échange on a la reconnaissance de la pénibilité vous vous en rappelez ?

vous vous en rappelez ? ben il y a intérêt que vous en rappeliez parce que la pénibilité c'est la première chose que le gouvernement Macron a aboli quand il est arrivé au pouvoir au cours de l'été de l'année 2017 et voilà les mêmes qui ont aboli les critères de pénibilité qui viennent la figure enfarinée vous expliquez oui mais nous on a compris on va mettre en discussion la pénibilité mais pourquoi croirait-on des gens qui ont supprimé les critères de pénibilité qu'ils vont les rétablir ?

on ne peut pas les croire et vous allez voir qu'à la conférence de financement il ne sortira rien du tout de cette question de pénibilité parce que la première mesure anti-pénibilité c'est de maintenir les régimes spéciaux bon 2020 voilà la réforme Macron t'inquiète j'approche du bout alors non ne lève pas les mains je n'ai pas dit les mains en l'air bon là je viens de vous lire ces histoires-là et ça non plus ça ne tombe pas du ciel c'est un tout une lutte contre le capitalisme financier de notre époque qui espère de cette manière ramasser vos cotisations pour les transformer en capital à placer une lutte pour changer les rapports de force entre le capital et le travail dans les entreprises une lutte qui a été décidée froidement et continuellement remis sur la table par un organisme élu par personne qui s'appelle la Commission Européenne la Commission Européenne à intervalles réguliers recommandé à la France de revenir sur son système de retraite personne n'a été sans vanter et heureusement que nous on suit 2013 ça c'était pour Hollande équilibré durablement le système de retraite en 2020 au plus tard par exemple en adaptant les règles d'indexation en augmentant l'âge légal de départ à la retraite et la durée de cotisation pour bénéficier d'une retraite à taux plein et en évitant une augmentation des cotisations patronales ça alors on est d'accord parce que les cotisations patronales ils sont bien braves à notre bon maître de nous les donner immédiatement suivi des faits 2014 réforme des retraites qui augmente la durée de cotisation jusqu'à 43 à nuitée à partir de la génération née en 1972 vous m'avez entendu recommandation 2013 mise en oeuvre 2014 recommandation 2018 ça c'est pour le monsieur uniformiser progressivement les règles des différents régimes de retraite ça va les 42 régimes tout ça afin d'en améliorer l'équité alors vous ne faites pas piéger avec ça le nombre de fois où j'envoie qui disent ouais l'équité c'est important non non l'équité on ne sait pas qui c'est l'équité ça dépend de qui c'est qui la fixe tandis que l'égalité ça tout le monde comprend 1 égale 1 et maintenant si on doit distribuer on va faire une distribution équitable 1,5 pour moi 1,5 pour toi ça fait toujours 2 bon ça l'équité non l'égalité oui donc quand ils nous demandent de faire quelque chose d'équitable on a compris il y en aura pour les uns et pas pour les autres et la soutenabilité 2019 la réforme de Macron donc il y a là dedans aucun hasard aucune intuition du monsieur qui aurait trouvé ça comme il a dit pour qu'un euro cotisé donne à égal 1 euro de droit vous avez tous compris maintenant que tout ça c'est des histoires mais en voilà la source le capital financier donnant ses ordres la commission européenne qui est persuadée qu'il n'y a rien au dessus que le capital financier est pour terminer le monsieur Emmanuel Macron ancien banquier immense ami du fonds de pension BlackRock la loi que vous avez c'est une loi BlackRock c'est une loi faite pour BlackRock qui est une des puissances du monde puisqu'à elle toute seule elle contrôle elle anime elle organise un capital égal à une année de la production de la Chine à 3 fois 23 fois le budget national de l'état français vous entendez ?

la société privée BlackRock dispose d'un capital égal à 23 fois celui du budget de l'état de la nation française voilà qui sont les maîtres du monde qui sont venus mettre les doigts dans nos assiettes pour y prendre ce qui s'y trouve voilà oui bah quoi qu'est-ce qu'il y a il me met un mot pour me demander si j'ai repéré au quatrième rang un copain qu'on a ensemble alors vas-y ouais ça fait un peu long là oui j'ai rallongé à toi alors

49:01
Invité politique

si on avait

49:04
Locuteur non identifié

dit 5 ou 6 heures pour le meeting

49:05
Invité

j'ai mis joué là

49:09
Invité politique

bon les amis Jean-Luc a bien fait de revenir sur l'ensemble des coups de canif qui ont déjà été portés à notre système de retraite parce que finalement quand on écoute la Macronie on oublierait presque véritablement ce qu'ils sont en train de faire nous ça fait 2 ans et demi qu'à l'Assemblée on est habitués on sait qu'ils sont très forts pour bien emballer des choses inacceptables ça a commencé dès le début du quinquennat vous vous en rappelez quand ils se sont chargés de casser le code du travail ça s'appelait pas casser le code du travail ça s'appelait libérer les énergies comme c'était joli et bien cette fois ils ont trouvé les éléments de langage aussi et d'ailleurs vous êtes à peu près tous contaminés dans la salle j'en suis sûr on va vérifier la réforme est juste simple et pour tous vous avez compris là ?

la réforme est juste et voilà c'est ce que je disais ils sont contaminés

50:04
Invité

l'emballage

50:08
Invité politique

cette fois pour Emmanuel Macron c'était l'universalité alors moi je veux juste dire une première chose c'est que l'universalité dans la bouche d'Emmanuel Macron il fallait quand même oser et surtout il fallait oser faire en sorte que le nouveau monsieur retraite soit notre collègue parlementaire du nord monsieur Laurent Pietraszewski qui à cette heure est le nouveau monsieur retraite chargé de faire en sorte que disparaisse la multitude insupportable de régimes spéciaux pour que l'on établisse une règle commune pour tous mais il se trouve que ce même monsieur Laurent Pietraszewski avait été au moment de la loi travail le rapporteur des ordonnances travail et le code du travail mes amis n'était-ce pas une règle commune juste simple et pour tous ce sont ceux les mêmes au non-près qui se sont chargés d'écraser une règle commune s'agissant du droit du travail qui s'appliquait à tous le code du travail pour créer autant de régimes spéciaux sur le droit du travail qu'il y a d'entreprises par la négociation le pari du dialogue social entreprise par entreprise qui aujourd'hui voudrait qu'on leur fasse confiance pour établir une règle commune et mettre fin aux régimes spéciaux ils nous prennent véritablement pour des buses alors ils ont essayé de rendre le plus insupportable possible la situation actuelle mais le système actuel nous nous ne le défendons pas au sens du statu quo parce que à la France Insoumise nous sommes convaincus d'une chose c'est que avec tout ce qui a été fait et que Jean-Luc a résumé depuis plus de 30 ans le résultat aujourd'hui c'est que dans le système actuel les gens partent déjà trop tard et trop pauvres de notre point de vue mais notre système actuel est toujours iconoclaste du point de vue de ce qui se fait partout dans le monde la France a inventé un objet tout à fait neuf au moment où il l'a été toujours observé avec beaucoup d'intérêt ça s'appelle la sécurité sociale chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins et effectivement par le contrat social certains dans des entreprises où il y avait de la pénibilité où on faisait ce compromis qui consistait à dire je gagnerai peut-être moins j'aurai des conditions de travail différentes mais la contrepartie sera que je pourrai partir plus tôt à la retraite les fameux régimes spéciaux alors disons une chose très franchement ils ont voulu nous effrayer avec le nombre de régimes spéciaux et depuis on les voit sur les plateaux venir nous dire 42 régimes c'est insupportable personne n'y comprend rien il y en a trop d'abord moi je vais vous dire une chose il pourrait y en avoir 150 que s'ils arrivaient à les justifier socialement et nous expliquer pourquoi ils ont été faits que le chiffre en soi n'est pas un problème et puis vous n'êtes pas sans savoir que beaucoup de ces régimes notamment je pense à celui de la SNCF ont déjà été littéralement écrasés et quasiment réduits à néant mais 42 régimes mes amis à part dans la bouche d'Edouard Philippe et d'Emmanuel Macron nous avons vérifié ça n'existe pas il n'y a pas 42 régimes de retraite ils vous l'ont dit pour gonfler le chiffre pour dire oui quand même 42 ça fait beaucoup c'est insupportable mais il n'y en a pas 42 d'abord les différents régimes dans les différents régimes les régimes spéciaux dont on parle beaucoup ne pèsent que 3% de la population active leur épouvantail ce pari de la jalousie entre les français c'est 3% de la population active car c'est le pari qu'ils font le pari d'Emmanuel Macron est un pari absurde quand on sait qui est le peuple français c'est le pari que la jalousie des français entre eux serait supérieure à l'aspiration générale de tous à des bons niveaux de pension ce pari là en France est un pari perdu mais surtout il n'y a pas 42 régimes le conseil d'orientation des retraites qui fait quand même office de référence pour pouvoir débattre du sujet lui ne reconnaît que 18 régimes différents le ministère de la santé qui est aussi qualifié pour le sujet n'en reconnaît que 23 alors moi j'ai une hypothèse c'est que monsieur Jean-Paul Delevoye avait dû ajouter autant de lignes s'agissant du nombre de régimes qu'il en avait oublié dans sa déclaration à la haute autorité de la transparence et de la vie publique parce que figurez-vous que pour en trouver 42 il a procédé à des tripatouillages assez intéressants par exemple Agirc-Arco tout le monde sait aujourd'hui que c'est un régime qui est fusionné bah lui non il a dit non pour en faire un peu plus on va compter Agirc et Arco et comme ça il y en a 42 mes amis je crois que l'élément de langage de l'universalité ne tient pas quand vous retirez cet écran de fumée ces histoires à dormir debout sur une universalité qui n'en est pas dans cette réforme des retraites il ne reste qu'une seule chose qu'une seule chose le fait de faire en sorte que les françaises et les français travaillent plus longtemps et de ce point de vue ça ne respecte pas non plus leur argument d'autorité quand ils n'en ont plus d'argument quand ils sont acculés sous les arguments de l'opposition ils font appel au joker oui mais nous avons été élus Emmanuel Macron a été élu alors on pourrait passer longtemps à disserter sur les conditions particulières de son élection mais ils nous disent nous avons été élus nous avions un programme nous l'appliquons vous êtes l'opposition fermez-la en gros alors nous on a regardé et si dans vos archives vous l'avez gardé vous aussi ou alors très loin au fond de la poubelle le programme d'Emmanuel Macron mérite d'être sorti s'agissant des retraites à 7 heures car dans le programme d'Emmanuel Macron à la page 13 en bleu sur blanc comme c'est précis c'était écrit nous ne toucherons ni à l'âge de départ ni au niveau des pensions double mensonge monsieur Macron car votre réforme des retraites va précisément faire les deux oh bien sûr tout le monde a compris qu'on aurait toujours le droit de partir à 62 ans mais tout le monde a compris aussi qu'il ne vaudrait mieux pas partir à cet âge là sauf à avoir une retraite pourrie et dégrévée par le niveau de la décote voilà simplement ce qu'il s'apprête à faire si vous n'avez pas été convaincu par l'objectif d'universalité et je pense qu'à cette heure plus personne ne l'est il y a un autre argument Jean-Luc je pense qu'on a peut-être des éléments pour rassurer Emmanuel Macron qui lui s'inquiète en nous disant au secours nous avons un problème pour financer les retraites il y a un déficit elle était belle la transition non ?

57:00
Locuteur non identifié

on va faire un concours de concision maintenant apaisse-toi maximilien l'empire appartient aux laconiques bon c'est une citation de ça juste sur le déficit on a eu beaucoup de mal d'abord à y croire parce que quand même on a un peu d'instruction et on connait tout ça on a regardé le rapport du corps et il dit que en 2025 il y aura un déficit entre 5 et 17 milliards vous trouvez pas ça étrange comme prévision 5 ou 17 1 ou 3 un peu plus d'ailleurs ça fait beaucoup de toute façon ils me fascinent moi ces gars ils font des prévisions sur ce qui va se passer en 2025 ils savent même pas ce qu'ils vont faire dans 6 mois et ils prétendent savoir ce qui va se passer en 2025 combien on va être et ainsi de suite faut pas ça sérieux mais en attendant là c'est super pas sérieux vous êtes mis à combien pour trouver un écart pardon là je me suis trompé de 8 à 17 milliards c'est à dire de 1 au double et qu'est-ce que ça représente cette somme évidemment vous autres déjà rien qu'un milliard vous voyez pas ce que ça peut être alors 8 ou 17 c'est comme ça et bien c'est rien du tout pardon de vous dire ça mais dans la sécurité sociale et dans le régime des retraites 8 ou 17 milliards c'est rien du tout 0,3 ou 0,7 du total de la richesse produit dans le pays franchement il n'y a pas de quoi se relever avec un cauchemar c'est rien ben oui moi je le dis quand même parce que il en va tout autrement du déficit de l'état attend que je ne me trompe pas du total non c'est pas du PIB c'est 3,5 ou 5,5 du total des retraites 312 milliards en effet ça tombe bien le déficit de l'état c'est pas 3 0,3 ou 0,7 c'est pas 3,5 ou 5,5 c'est 23% du budget et alors on dit il y a un gros problème oui il y a un problème bien sûr ben pas un gros problème le gros problème il devient vite petit si on va chercher les sous là où ils sont donc il y a un gros problème tant qu'on ne va pas les chercher voilà mais là c'est pareil la somme est ne vaut pas la peine de ficher une pagaille pareille dans le pays et de faire peur à autant de monde et d'annoncer l'appauvrissement parce que c'est ça dont on parle à la fin des fins la vieillesse pendant des générations ça a été considéré comme une malédiction parce qu'on ne pouvait plus travailler donc il fallait que les autres s'occupent de vous et les gens vivaient mal ça puis c'est pas pour dire qu'on s'en occupait bien parce que c'est pas vrai ça dépendait des familles ça dépendait des groupes humains et pour la première fois aux alentours des années 80 comme ça les personnes retraitées sont sorties massivement de la misère je dis pas qu'ils restaient pas de la misère ils restaient de la misère notamment dans les professions qui n'avaient pas voulu au départ entrer dans le système de la sécurité sociale les paysans les artisans qui avaient leur propre régime il y a de la misère et des toutes petites retraites on le sait mais globalement en masse non ils en sortaient alors évidemment vous avez eu tout de suite des gens pour essayer d'exciter tout le monde en disant ah vous avez vu les retraités vont gagner plus que ceux qui sont au boulot c'est pas vrai mais bon ça les occupait de dire du mal comme souvent et comme ça ça permet de diviser les gens de créer de la jalousie et des choses de cette nature alors s'il y a vraiment un problème supposons qu'on admette qu'il y a un problème on pourrait je vais pas vous faire les grandes démonstrations par le changement de régime mais de toute façon n'oubliez pas le fondamental si on augmente d'un pour cent vos payes un pour cent ça donne deux milliards et demi de cotisations supplémentaires donc on va pas se rendre malade du fait qu'il faudrait augmenter les salaires pour tenir leur truc de trois ou quatre points et ça ferait jamais que quoi changer la répartition de la richesse entre le capital et le travail je vous dis pas que c'est pareil pour une petite entreprise et une grande mais dans les grandes il y a de quoi faire et même l'écharpe payée pour les petites c'était une des choses qu'il y avait dans le programme l'avenir en commun mais je mets ça de côté parce que pour dire alors voilà avec sa révolution citoyenne et tout ça et les partages je mets ça de côté juste regarder les sous qui sont déjà disponibles voilà sous le gouvernement de Lionel Jospin on a constitué une cagnotte et à chaque fois qu'il y avait de la privatisation il y en avait une partie qui allait dans le fond pour faire des réserves pour faire face au creux démographique de 2020 justement le moment où on est là il y en a pour 36 milliards qui ont été mis de côté d'accord ensuite il y a les réserves de tous les systèmes complémentaires parce que dans tous les systèmes les gens ont fait des provisions il y en a dedans il y en a pour plus de 127 milliards au total donc vous voyez il est où le problème où est le problème et si vous en avez un vous répartissez autrement entre capital et travail les revenus du travail et le problème est réglé j'ajoute que il y en a qui pourraient mettre la main à la poche utilement le patronat a bénéficié de niches sociales parce qu'il y a les niches fiscales ça c'est quand ils ont pris les sous et puis avant il y a les niches sociales c'est au moment où il s'agit de sortir les sous pour qu'il les ait les niches sociales ça représente 10 milliards par an chaque année 10 milliards de niches sociales pour les cotisations patronales 10 milliards on vous a dit qu'il y en manquait 8 ça tombe bien non ?

17 très bien je vais vous les trouver moi les 7 autres si vous insistez ça sera dans vos poches pas à vous les autres et puis je termine qu'est-ce que c'est que cette histoire ils disent combien il y a un déficit il faut payer alors ? vous autres là vous vous dites ah bah oui moi quand j'ai un déficit il faut faire des économies tout ça mais on parle pas de la même chose on parle pas de vos budgets c'est pas vous qui décidez combien vous êtes payés d'accord ?

c'est pas vous qui décidez du prix des choses eux si c'est eux qui décident combien ils sont payés combien ils vont prendre combien ils vous laissent et ainsi de suite alors s'ils ont si peur que ça du déficit ils pourraient renoncer à une de leurs idées absurde vous savez ils sont venus en vous disant les grosses payent au delà de deux fois le plafond de la sécu les grosses payent et ben c'est fini au delà de deux fois terminé ils n'auront plus de droit à la retraite tiens alors ils pensent que vous autres vous allez vous dire haha bien fait pour eux et bien si vous pensez ça c'est que vous n'êtes pas malin parce que jusqu'à présent c'était jusqu'à cinq fois le plafond de la sécu ils cotisaient 28% mesdames messieurs alors les grosses payent ça fait les grosses cotisations et les grosses cotisations ça fait les gros tas donc vous n'avez pas intérêt à aller voir se sauver parce qu'ils vont aller payer ailleurs parce que comme ils veulent maintenir leur niveau de revenu une fois qu'ils sont à la retraite qu'est-ce qu'ils vont faire ils vont aller prendre des fonds de pension mais en attendant les cotisations qu'ils vous payaient avec les autres jusqu'à deux fois le plafond ils ne les paieront plus au-delà de deux fois le plafond d'accord total 3 milliards de moins pour les patrons à payer parce que c'est 3 milliards de cotisations patronales de moins à payer sur ces hauts salaires et comme ils ne paieront pas eux au régime général de la sécurité sociale le vôtre 4 milliards total 7 milliards qui vont échapper au régime des retraites tel qu'il est financé aujourd'hui en raison de la réforme les mêmes qui pleurent parce qu'il va y avoir un trou en creuse 1 sur 10 ans de 70 milliards voilà ce que viennent de faire ces gens évidemment ils ne viennent pas vous le raconter c'est pour ça d'ailleurs qu'on fait des réunions sortez-vous du crâne qui a un déficit et que c'est un problème ce qui est un problème c'est le déficit qu'ils sont en train de créer eux dans le régime des retraites et leur vision des retraites est simple c'est par là que je termine on commence par dire tout le monde aura un petit quelque chose 1000 euros pourquoi 1000 ?

c'est pas le SWIC 1000 euros pour une carrière complète vas-y explique ce que c'est qu'une carrière complète quand tu payes en points euh, beu, je, madame Pénico

1:05:37
Invité

euh, bon d'accord

1:05:40
Locuteur non identifié

un autre, un autre, une autre quelqu'un qui sait de quoi il parle voilà ce qu'ils vous ont promis mais moi je sais très bien pourquoi ils font ça d'abord il avait déjà décidé c'était déjà dans la loi depuis la 5e-1-1 et personne ne l'a fait c'est pour vous habituer à l'idée qu'il y a une retraite pour tout le monde pas très haute, hein faut pas non plus exagérer oh, c'est assez généreux comme ça mais qui s'améliorera si vous faites des économies et que vous les placez tout le système est fait pour que vous finissiez par placer dans les assurances privées euh, votre argent c'est ça qu'ils veulent faire et je m'aperçois que j'ai oublié un argument qu'il faut que je vous donne si vraiment vous cherchez des sous en plus d'abroger ça demandez-vous combien coûte au pays le travail détaché vous en avez entendu parler de ça c'est des pauvres gars qui arrivent du fin fond du monde qui viennent travailler pour 3 francs 6 sous qui sont traités comme des animaux qu'on met dans des dans des des trucs là en bois des mobiles là des mobiles hommes on les met là et puis on les fait travailler et on les paye avec un lance-pierre mais la cotisation sociale c'est dans le pays d'origine waouh ça tombe bien il y a des pays d'origine où du coup pour être compétitif ils ont supprimé les cotisations sociales comme ça il n'y a plus de problème du tout personne ne paye rien nulle part combien ça vous coûte combien il y a de gens qui sont avec un contrat de travailleurs détachés dont 30 000 français qui ont un contrat de travailleurs détachés parce qu'ils sont embauchés par une boîte dont le siège est au Luxembourg ou en Bulgarie ou je ne sais pas quoi et ils sont comme vous et moi sauf qu'ils n'ont pas de cotisation sociale combien ça vous coûte il y en a pour un million et demi de contrats de travail détachés par an un million dans le transport 500 000 dans le reste des professions qui créent un dumping social terrible qui fait que même les petits patrons qui ne veulent pas prendre des gars qui ne connaissent pas les prennent tellement ça coûte moins cher que le gars qui connaissent et qui habite dans le village d'à côté et bien même si j'arrondis car que je prends que un million de personnes ça représente 3 milliards d'argent qui ne rentre pas dans la caisse de la sécurité sociale française c'est la raison pour laquelle nous avons que signé une loi pour interdire le travail détaché en France nous ne sommes pas une nation escravagiste alors on peut suivre un truc intelligent pour que t'amener à la règle d'or vas-y c'est la règle d'or maintenant

1:08:14
Invité

merci Jean-Luc bon

1:08:16
Invité politique

il y a un autre régime spécial dont ils ne nous parlent jamais d'ailleurs parce que bon comme ils veulent attaquer les régimes spéciaux ils pourraient être au moins exhaustifs mais non il y en a certains qui protègent celui de leurs amis il y a un régime spécial des très riches dont on ne parle jamais celui des retraits de chapeau les retraits de chapeau il y en a pour 42 milliards d'encours bancaires donc là aussi s'agissant du déficit on aurait quelques éléments mais surtout il y a une chose c'est que jamais on interroge le fait de savoir d'où vient le déficit dont a parlé Jean-Luc ils l'ont eux-mêmes construit par le gel des salaires des fonctionnaires par les exonérations sociales et fiscales ils sont les champions ils creusent un trou dans la caisse ils creusent un trou dans la caisse ils attendent que ça se tasse puis ils reviennent vers vous en disant hé il y a un trou dans la caisse on va se serrer la ceinture on va faire des économies tout ça vous l'avez compris je crois que l'argument du déficit comme celui de l'universalité est définitivement sapé d'ailleurs très franchement les amis depuis quelques semaines l'universalité elle a pris un sacré coup dans l'aile à chaque fois qu'ils craignent qu'une profession rentre dans la grève rassurez-vous ça ne s'appliquera pas à vous les pauvres policiers ils vont pas avoir le droit à cette réforme juste simple et pour tous rassurez-vous ça s'applique pas à vous telle profession rassurez-vous moi je comprends pas si la réforme est si magnifique si enthousiasmante qu'ils le disent pourquoi faudrait-il être rassuré au fait que ça ne s'applique pas à nous si c'est si magnifique qu'ils le disent monsieur Macron les gens vont courir pour dire vite appliquez-moi votre réforme formidable je suis pressé qu'elle s'applique à moi puisque c'est si magnifique alors s'ils ne font pas l'universalité et s'il n'y a pas de problème de déficit que font-ils Emmanuel Macron procède à une rupture considérable qui suffit à résumer l'ensemble de son projet le système actuel est accusé de toutes les tares on vous a dit à l'instant pourquoi il avait été tellement abîmé qu'on ne le trouvait plus parfait mais néanmoins là où ils sont toujours capables de vous trouver toutes sortes de modèles pour que vous regardiez vos pompes et acceptiez de travailler dans des conditions plus détestables ils ne comparent jamais le système français des retraites comparativement aux autres s'agissant de la vie des gens car le système de retraite français le modèle par répartition de sécurité sociale malgré toutes les difficultés qu'il a aujourd'hui et malgré la pauvreté et l'extension de la précarité est un système qui permet que la France comparativement à l'ensemble de ses voisins européens et comparativement à certains des modèles qu'ils prennent toujours en exemple vous les connaissez par coeur est un pays la France où le taux de pauvreté des seniors est sensiblement inférieur à ce qu'il est dans les autres pays et ça c'est la fierté du modèle de sécurité sociale et c'est sa réussite et nous pouvons en être fiers où se trouve donc la rupture à laquelle veut procéder Emmanuel Macron jusqu'à présent et malgré tout ce qui s'est passé dans le système actuel à mesure que la part des seniors dans la population de ce pays augmentait la part de la richesse nationale du produit intérieur brut consacré aux retraites augmentait aussi et figurez-vous qu'elle augmentait quasiment proportionnellement si vous regardez les deux courbes ça a le mérite d'être clair vous avez la part des seniors dans la population qui augmente et vous avez une courbe strictement parallèle qui est la part des richesses que l'on consacre aux retraites avec les évolutions progressives on en est aujourd'hui à peu près à 14% de la part de la richesse produite dans le pays qui est consacrée à nos retraites 14% comme tout le monde aura compris que dans cette réforme Emmanuel Macron devenait un ouvrier du gros oeuvre qui adore les plafonds et les modulations de plafonds il a choisi de faire des 14% actuels un plafond une règle arbitraire aussi ridicule et décorrélée de toute réalité rationnelle économique que la règle des 3% budgétaires européennes que vous connaissez bien il s'agit d'instaurer une règle d'or s'agissant de la part des richesses consacrées aux retraites le regretté Jean-Paul Delevoye a eu l'occasion de le dire à plusieurs reprises 14% du PIB ce sera un plafond et ça c'est historique ça n'a jamais été le cas oui mais la part des seniors dans la population française elle elle va continuer à augmenter donc si vous regardez les deux courbes que voyez-vous je l'ai dit jusqu'à présent la part des seniors augmente la part des richesses augmente la part des seniors va continuer à augmenter mais 14% ce sera un plafond donc il y a un décrochage des deux courbes et mes amis rien que cette information suffit à expliquer tout le reste de la réforme c'est que c'est l'annonce d'un décrochage qui va inévitablement provoquer la baisse du niveau des pensions et quand monsieur Edouard Philippe vient à la télévision vous dire rassurez-vous le niveau des pensions ne baissera pas il ment et un enfant de quelques années moins de 10 ans le comprendrait parce qu'en réalité si vous comparez les deux systèmes l'actuel et le système qu'ils veulent mettre en place à âge égal dans le système actuel vous avez un âge auquel vous pouvez partir à la retraite avec un niveau de pension à taux plein dans leur système au même âge il faut travailler plus longtemps pour obtenir le même niveau de pension donc monsieur Edouard Philippe si au même âge il faudra travailler plus longtemps pour atteindre le même niveau de pension c'est bien qu'au même âge le niveau des pensions a baissé vous êtes donc vous aussi un menteur et vous prenez les français pour des imbéciles dès lors le système par points est un outil au service de cette règle budgétaire mes amis j'ai trouvé cette métaphore avec d'autres qui est utile pour faire comprendre les choses imaginez que vous recevez chez vous des invités vous avez prévu un nombre d'invités 10 autour de la table vous avez cuisiné un gâteau qui correspond à l'idée que vous vous faites de comment bien servir les gens oui mais voilà la démographie est telle qu'il arrive plus de gens chez vous logiquement ce qu'on fait quand on est plutôt poli et éduqué c'est qu'on se dit s'il y a plus de monde on va cuisiner un plus gros gâteau ou en faire un deuxième et c'est ce qu'on a toujours fait s'agissant de la part des richesses consacrées aux retraites et bien Emmanuel Macron en quelque sorte vous dit non vous serez plus nombreux à table nous le savons mais je refuse que nous cuisinions un plus gros gâteau et dès lors apparaît l'utilité réelle du système à points le système à points sert simplement à calibrer la taille de la part qui sera toujours plus petite si dans votre génération on est plus nombreux pour le dire autrement et pardon pour le côté morbide de la chose dans le système par points d'Emmanuel Macron et pour respecter sa règle d'or vous avez plutôt intérêt à ce qu'au sein de votre génération on meure vite parce que si au sein de votre génération on meurt plus tôt et qu'on est moins nombreux et bien la part du gâteau sera plus grosse si vous voulez un bon niveau de pension à un âge décent il y a plutôt intérêt à ce que dans votre génération on meure pas trop tard voilà en quelque sorte ce qu'est le système par points c'est une logique que nous voulons inverser totalement pour nous c'est l'inverse ça n'est pas une règle comptable budgétaire dont la variable d'ajustement est la vie des gens par l'âge auquel ils pourront partir en politique c'est la vie des gens qui est l'objectif monsieur Macron et la comptabilité on la met au service de la vie des gens pas à l'inverse pas à l'inverse oui mais voilà oui mais voilà nous avons un problème un problème grave les amis il faut qu'on soit triste d'une chose on vit plus longtemps et comme on vit plus longtemps c'est un problème la transition est faite Jean-Luc mais oui on vit Jean-Luc on vit plus longtemps

1:16:09
Locuteur non identifié

et bien la preuve alors justement tu as bien conclu au fond notre affaire à nous c'est la représentation l'idée qu'on se fait de l'existence humaine de ce qu'on peut y faire c'est très important parce que le processus d'humanisation il s'interrompt jamais vous devenez un être humain vous n'êtes pas équipé vous êtes équipé d'un corps mais il va falloir vous construire toute votre vie comme être humain et normalement vous allez vous construire en vous améliorant à mesure que vous allez étendre vos relations vos connaissances votre sens de la poésie de la tendresse de l'amour que vous allez donner ou recevoir c'est un fait physique un gamin qui est privé d'amour se développe moins bien beaucoup moins bien qu'un qui n'en est pas privé et qui en reçoit beaucoup et à l'inverse les petits êtres humains qui naissent pas parmi une communauté humaine vous connaissez les légendes des enfants loups donc bref tout ça c'est pour vous rappeler que nous sommes le résultat d'une histoire commune non seulement à l'échelle de l'humanité mais de notre vie individuelle donc dans cette affaire est arrivée progressivement une servitude au travail certes le travail certes le travail n'est pas qu'une torture comme on le présente dans certains textes très vénérables c'est une malédiction ah bon non faut pas exagérer bien des gens aiment leur métier c'est pas le sujet je ne dis pas qu'il y a des tâches qui sont en effet tellement absurdes qu'on a qu'une hâte c'est de s'en débarrasser et de changer de métier je vous dis pas que c'est pas le cas mais en général non ça se passe pas tout à fait comme ça mais cette servitude elle a commencé entre ceux qui étaient nomades et qui sont devenus ensuite sédentaires et figurez-vous que un gars ou une fille qui vivait dans une horde de chasseurs-cueilleurs ils bossaient trois heures quatre heures maximum par jour non mais il faut quand même se rappeler que le passage à l'agriculture ça a d'abord été une servitude terrible pour ceux qui ont dû s'y livrer bon là je vais passer à l'étape suivante parce que ça ça se passe il y a moins 3500 ans alors si je vous raconte l'histoire depuis moins 3500 ans demain on y est encore mais c'est pour dire la servitude au travail on l'a accepté elle a été le résultat d'un certain nombre de développements mais il y a eu une amplitude terrible et dans le début du travail industriel les industriels les patrons avaient un mal de chien à obliger les gens à rester au même endroit parce que ceux qui avaient la culture rurale et agricole ils ne se voyaient pas à faire ça toute la journée le même geste tout le temps la même chose donc souvent on mettait des murs pas pour empêcher les gens d'entrer mais pour empêcher de sortir en cours de route et d'abandonner le poste de travail ça s'est produit comme ça des dizaines de fois et le mouvement ouvrier dont nous sommes les héritiers on dit comme ça le mouvement ouvrier par rapport à ce 19ème siècle où ce sont les ouvriers les ouvrières qui ont constitué les syndicats qui ont constitué les partis qui ont commencé à identifier le fait qu'on partageait pas honnêtement la richesse produite que tout ce qui produisait évidemment on ne leur redonnait pas etc ce mouvement ouvrier là a passé son temps à lutter pour la réduction du temps de travail c'est lié à notre histoire depuis toujours la bataille pour la journée du 8h c'est les premières batailles unifiées du mouvement ouvrier mondial c'est le 1er mai le 1er mai vient de cette bataille là la première consigne donnée tout le monde descend dans la rue et fait la grève le 1er mai pour obtenir la journée de 8h 8h de travail 8h de loisirs 8h de repos et il a fallu qu'il y en ait pour qu'on finisse par arriver à 8h mais ça a passé par 12h ça a passé par 10h et puis ensuite on a voulu que ce soit dans la semaine la limite parce que si on les écoutait eux même le bon dieu qui parait s'arrêter le 7ème jour mais avec eux non personne ne s'arrête jamais le travail du dimanche pour tout le monde vous les connaissez mais en tout cas il a donc fallu se battre là aussi chaque fois c'est venu de nous la semaine de 40h le Front Populaire la semaine de 39h 1981 la semaine de 35h le gouvernement de Lionel Jospin c'est toujours venu de nos victoires électorales et de nos luttes avant pour éduquer les esprits et les préparer à l'idée contre leurs propres sentiments d'asservissement à mon pot que je nomme et puis après il y avait l'année l'année c'est les vacances raccourcir l'année de travail et bien quoi les 15 premiers jours le Front Populaire les 4 semaines la Libération la 5ème semaine de congés payés Pierre Moroy voilà comment ça a été fait là aussi que des victoires par la lutte jamais une seule fois ils ont dit ah ben tiens allez le pays va mieux il y a tellement d'argent il y en a tellement tellement le pays a jamais été si riche allez hop on vous donne une semaine de repos ou une heure de moins dans la journée ou deux heures de moins dans la semaine jamais ils trouvent qu'on travaille jamais assez j'ai participé à la discussion parlementaire sur les 35 heures je ne suis pas prêt de l'oublier alors pour savoir combien on allait passer à 35 heures il fallait savoir combien déjà les gens travaillaient mais il faut voir comment ils se battaient alors vous aviez les pauvres gars là-bas du grand marché de Rangis pour entrer et sortir d'une chambre froide il faut mettre une tenue spéciale pour ça sinon vous êtes morts au bout de deux allers-retours puisque vous passez de la température ambiante à moi je ne sais pas combien alors on met la tenue ça prend une demi-heure qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ça ne peut pas faire plus vite ah ben non ce n'était pas du temps de travail on leur disait mais qu'est-ce que vous racontez ils font ça pour leur plaisir dans la journée ils disent tiens je vais mettre des bottes un chapeau un truc parce que ça m'amuse et puis je vais aller chercher de la viande et la ressortir parce que c'est excitant comme boulot ah vous riez mais eux ça ne les faisait pas rire il y avait le métro et le météore à Paris à l'époque il fallait descendre avec les bottes une échelle il y en avait pour 40 mètres et après il fallait marcher pendant un kilomètre et demi dans la bouillasse oh c'est pas du temps de travail ah bon ça leur plaît comme ça de descendre des échelles et de se balader sous terre pour aller avec une pelle une pioche faire un trou voilà comment ils sont ne comptez jamais vous m'entendez les plus jeunes ne comptez jamais sur leur générosité ne les croyez jamais capables de vous donner quelque chose vous devrez toujours leur prendre et si vous êtes ballon c'est eux qui vous prendront alors et après il y avait la vie et ben la première la première loi sur les retraites elle date de 1910 alors pourquoi en 1910 figurez-vous qu'ils se sont posé la question de faire des retraites parce que tout d'un coup une bête les avait piquées qui les avait rendues non ils avaient très bien compris qu'au delà d'un certain âge il n'y avait plus aucune valeur de faire descendre un pauvre gars au fond de la mine ou de faire descendre un gamin il a bien fallu les empêcher d'ailleurs de le faire je ne parle pas des gamins mais des vieux ça a été un problème le mien derrière grand-père il est parti on lui a dit hé Barnabé tu peux t'en aller il avait 75 ans ça tombe bien il est mort 6 mois après on on te donnera un petit quelque chose allez vous faire voir vous et votre petit quelque chose nos droits on ne demande pas l'aumône on ne demande qu'à lui la richesse que vous avez produit bon voilà pour la retraite 1910 ça marche pas très bien c'était la retraite à 65 ans en 1910 65 ans et maintenant il est question de faire un grand progrès la retraite à 67 ans et peut-être à 70 parce que l'âge pivot il se déplace ça veut dire qu'on accepterait de perdre complètement la bataille qu'on a menée depuis plus d'un siècle pour obtenir le droit de s'arrêter de travailler quand le corps est privé jamais

1:24:33
Invité

combien de temps ça va durer la lutte aussi longtemps qu'on peut on ne cagera pas on ne lâchera pas

1:24:43
Locuteur non identifié

alors évidemment c'est comme lui on casse les tirelires c'est pas nous qui faisons la grève et je veux pas ici donner l'impression que je donne des consignes parce que c'est pas moi qui en déciderai la grève appartient aux grévistes et c'est vous qui décidez les gens de ce que vous voulez faire mais il faut que l'autre y comprenne pourquoi on est si enragé et comme je vous ai dit au début comme l'humanisation c'est un processus regardez bien ce qui se passe c'est pas que les gens n'aiment pas leur boulot c'est pas que à la retraite les gens partent se mettent au lit puis toute la journée à regarder le plafond c'est pas vrai en contraire un retraité vous verrez il en fait plus qu'avant des fois ils en font plus qu'avant pourquoi ?

il y a une grande différence c'est que toute ta vie même si t'aimes ce que tu fais c'est du temps contraint c'est pas toi qui choisis ni à quelle heure ça commence ni à quelle heure ça finit ni si tu vas faire des heures supplémentaires ou que tu vas pas en faire ou que tu vas faire comme ci ou que tu vas faire comme là ça s'appelle du temps contraint et bien on fait avec il y en a des contraintes dans la vie et puis arrive un âge où le corps est usé ou l'esprit ou les nerfs et on ne peut plus s'astreindre à cette contrainte parce qu'elle devient insupportable à porter mais on peut vivre et que font les retraités ils ont du temps on dit libre qu'est-ce que c'est le temps libre ?

ben c'est le contraire du temps contraint c'est du temps choisi et le temps que vous choisissez d'occuper comme vous voulez et c'est le moment souvent où beaucoup de gens tout d'un coup choisissent d'épanouir des talents qu'ils avaient en eux et qu'ils n'avaient pas le temps avant soit qu'ils vont se mettre à faire de la musique soit qu'ils vont se mettre à faire de la politique et c'est comme ça que vous retrouvez 43% des maires de ce pays sont des retraités mais tant mieux tant mieux parce qu'on ne peut pas à tous les âges donner une telle part de sa vie au service du bien commun parce qu'il y a la famille parce qu'il y a les gosses parce qu'il y a la carrière qu'il y a plein de choses donc cette façon d'organiser la réduction du temps de travail ben eux ils la combattent sur tous les plans tous les plans et maintenant ils sont sur la durée dans la vie 64 67 70 mais le monsieur il veut aussi changer la durée du travail dans la journée parce que dans la journée vous êtes obligés d'arrêter à une certaine heure et après c'est des heures supplémentaires et après c'est des heures de nuit plus les heures supplémentaires coûtent cher plus ils ont du mal à en prendre et nous on le fait exprès pour les obliger à aller chercher d'autres ouvriers d'autres salariés d'autres d'autres employés de toutes sortes c'est pour ça qu'on leur met les heures supplémentaires à plus cher c'est pour ça qu'on le fait et bien eux ils ont décidé que les heures supplémentaires seraient moins chères que jamais et ils ont passé la possibilité de les payer que 10% de plus je vous rappelle que nous on voulait 50% à la première on en était à 25% ils l'ont réduit à 10% vous comprenez si vous augmentez la valeur du travail de 10% seulement ben c'est rien du tout c'est pas un cliquet ça bloque pas donc c'est pas tout il en a inventé encore une autre on attend les ordonnances c'est dit dans le travail de nuit là c'est à quelle heure la nuit nous la nuit on pensait que c'était 21h on est sympa non lui il pense que quand même la nuit c'est à partir de 23h ou minuit mon gars ils vont changer donc la législation sur les heures de travail et la rétribution des heures de travail de nuit l'ordonnance devrait arriver voilà ça je le redis pour tous ceux qui peuvent croire qu'il y a quelque chose de bon à attendre de cette bande là non alors vous verrez après ils viendront aux congés payés mais c'est sûr ah on est tout le temps en vacances dans ce pays quand vous les écoutez les travailleurs français passent leur vie à se la couler douce et la journée c'est à peine si on arrive à les capturer pour les faire travailler dans l'année à la première occasion on les va partir en vacances et puis bon à la première occasion tout le monde vous vous rendez compte les goutiers là mon pote qui est là il doit partir à 52 ans à la retraite et le conducteur d'une rame de métro c'est pas un scandale une chose pareille vous avez vu comme il se la coule douce il est là il fait de la politique moi je leur dis à chacun d'entre eux qu'il se la coule douce ben allez faire son boulot ben allez le faire juste une semaine pour voir comment vous ressortez de là dedans ce travail pénible c'est normal qu'on ait voulu en raccourcir la durée bon tout à l'heure je vous l'ai expliqué maintenant je vous redis c'est toujours nous qui avons fait ça et le résultat ça donne qu'on vit plus longtemps vous prenez l'allongement de la durée de vie et la réduction du temps de travail et les deux marchent côte à côte et si on peut réduire le temps de travail et produire plus de richesses c'est parce que les ouvriers et les ouvrières sont plus productifs qu'avant et parce qu'ils ont des machines et que les machines sont là pour libérer la peine des êtres humains elles sont là pour libérer pas pour asservir et voilà pourquoi la courbe suit plus on réduit le temps de travail plus les gens vivent vieux plus on rallonge la durée du travail moins les gens vivent vieux et bien maintenant ça fait comme je vous l'ai dit tout à l'heure une dizaine d'années qu'on a commencé à augmenter le temps de travail en violant la loi de toutes les manières possibles en vous créant des comptés par une temps qui fait qu'en réalité vous ne vous reposez pas vous avez un compte ça vous fait une belle jambe et ainsi de suite et le résultat on l'a sous les yeux pour la première fois l'espérance de vie stagne je vais vous l'apprendre parce que vous ne le savez pas mais nous avons gagné pendant le XXe siècle 30 ans de vie 30 ans de vie pendant le XXe siècle mais c'est pendant le XXe siècle que se sont menées toutes ces batailles pour la réduction du temps de travail c'est pour ça qu'on a pu faire un bon pareil et maintenant je vous dis l'espérance de vie stagne aux Etats-Unis d'Amérique qui est toujours le pays qui résume à lui tout seul toutes les horreurs qu'on peut faire aux autres et bien le temps de l'espérance de vie recule et la stagnation de l'espérance de vie en France est en fait nouveau depuis un siècle ça ne s'était pas produit alors qu'est-ce qui se passe oui notre environnement tout plus que d'habitude mais il y a ce rapport avec le temps de travail alors on les connaît par métier on sait ce qui se passe on sait bien que certains ont une durée de vie qui est extrêmement plus raccourcie que ceux des autres on m'a fait une petite lige et je vous la lis à toute vitesse égouttier mortalité deux fois plus importante avant 65 ans que le reste de la population infirmière 7 ans d'espérance de vie en moins par rapport à la moyenne des femmes marin 5 ans d'espérance de vie en moins par rapport à la moyenne des hommes ouvrier bûcheron espérance de vie de 62 ans femme de ménage selon une étude norvégienne parce qu'on a tendance à considérer que femmes de ménage bon c'est tout juste ils ne font pas ça pour leur plaisir l'exposition des agents d'entretien aux produits chimiques nettoyants a les mêmes effets sur les voies respiratoires que fumer 20 cigarettes par jour restauration et service selon une étude celle-là les belges les serveurs ont 7 ans d'espérance de vie de moins que les ingénieurs et les cuisiniers 5 ans en moins donc vous voyez c'est ce qu'a dit tout à l'heure Adrien nous on n'a jamais dit tout va très bien c'est pas ça qu'on dit on dit il y a trop de gens qui partent trop tard et trop pauvres mais trop tard il faut donc raccourcir la durée du travail le dire ce n'est pas être contre le travail c'est être sur le choix du travail et la liberté d'utiliser son corps comme on l'entend voilà voilà de quoi il est question dans cette affaire de temps de travail il s'agit ni plus ni moins que du processus d'humanisation le but de la société n'est pas de faire tourner l'économie pour qu'on puisse produire des choses qui ne servent à rien pour des gens qui sont en état de les payer tandis que des choses qui sont indispensables ne sont pas accessibles aux autres le but de l'économie doit être de produire de quoi vivre dignement de son travail avec des objets qui servent à quelque chose sans saccager la planète réduire le temps de travail c'est une mesure écologique

1:32:53
Invité politique

une catégorie de la société un sexe les femmes qui sont paraît-il les grandes gagnantes de cette réforme des retraites pour autant vous les avez vues dans les flashmob dans les chorégraphies c'est toujours des femmes qu'on voit alors si même les grandes gagnantes de la réforme n'en veulent pas vraiment Emmanuel Macron est dans la panade elles vont l'être d'abord pour une raison c'est que jusqu'à présent on sait ce qu'est une carrière complète dans le calcul de la retraite puisqu'on se base sur des annuités et des trimestres Jean-Luc l'a dit avant pour le privé c'était les 10 meilleures années première rétrogradation désormais c'est les 25 meilleures années et pour les fonctionnaires c'est les 6 derniers mois parce qu'avec les évolutions d'échelons ils ont une carrière plutôt graduelle et donc à la fin de leur carrière les 6 derniers mois sont les plus favorables désormais avec le système à points c'est toujours très confus quand on leur demande ce qu'est une carrière complète parce que moi je sais vous dire ce qu'est une carrière complète quand on compte avec des annuités et des trimestres mais ils ont toutes les plus grandes difficultés à nous dire ce qu'est une carrière complète même si c'est ludique quand on compte ces petits points dans sa besace alors une chose est sûre c'est que si désormais on prend l'ensemble de la carrière pour comptabiliser la retraite plutôt que les 25 dernières années meilleures années ou les 6 derniers mois alors oui l'essentiel vont être perdants et particulièrement celles et ceux qui subissent les carrières hachées et il se trouve que les femmes sont celles et ceux pardon celles qui subissent le plus les carrières hachées et les contrats précaires 80% des temps partiels sont des femmes 60% des contrats courts à durée déterminée sont occupés par des femmes et il continue de nous dire qu'avec ce changement du calcul qui va prendre toute la durée de votre carrière en considération il n'y aurait que des gagnants mais là aussi je vais encore faire référence à mon enfant de l'école primaire mais essayez si vous avez un neveu ou une nièce qui a eu un bon bulletin scolaire à son dernier trimestre vous lui dites bon est-ce que tu préfères qu'on calcule ta moyenne sur ton dernier trimestre qui était plutôt favorable ou est-ce que tu préfères qu'on calcule sur l'ensemble de ta scolarité lui je vous assure qu'il va savoir vous répondre et il va savoir ce qui est plus favorable là aussi ils vous prennent pour des imbéciles sachant qu'en plus le travail et la situation de l'emploi en France est toujours gravissime il voudrait qu'on se réjouisse de la baisse du chômage et on s'en réjouira toujours lorsque le chômage baisse mais en l'occurrence les baisses du chômage qui nous sont présentées sont d'abord et avant tout des réalités statistiques qui ne modifient absolument pas la réalité sociale dans ce pays nous avons à mon avis pour bonne partie d'entre nous entendu les voeux présidentiels les voeux présidentiels du 31 décembre c'est formidable c'est un moment qui est un peu suspendu hors du temps on a l'impression que tout va très bien comme si même les huîtres bailles avec les voeux du président de la république c'est un peu comme si l'Elysée sous Macron était une autre planète pas dans notre système solaire le 31 décembre toutes celles et ceux qui subissent la précarité l'extension de la pauvreté ont appris dans la bouche du président que je cite la France n'avait jamais connu un tel élan tout le monde le sent cet élan formidable d'ailleurs madame Pénicaud la ministre du travail nous a dit oui nous n'avons jamais monsieur Caténin s'embauché autant que ces 20 dernières années j'ai vérifié et je lui donne le point madame Pénicaud a raison nous n'avons jamais autant embauché que ces 20 dernières années mais pour être tout à fait exact il faudrait plutôt qu'elle dise madame Pénicaud nous n'avons jamais signé autant de contrats de travail qu'aujourd'hui pourquoi ?

vous le savez parce que le travail et ils ont aggravé la situation est extrêmement précaire 87% des contrats qui sont signés 87% des embauches sont des contrats à durée déterminée alors que le droit commun la règle et normalement le CDI et le contrat court fait pour pallier à une activité supérieure temporaire ou des remplacements 87% des embauches sont des contrats courts sur ce 87% de contrats courts 83% sont des contrats de moins d'un mois et les amis accrochez vos ceintures sur ce stock d'emplois précaires un tiers un tiers sont des contrats de moins d'un jour voilà l'immense précarité du travail dans notre pays alors bon courage messieurs dames pour aller dans ce contexte faire une carrière complète dans leur foutu système par points nous n'en voulons pas mais avec Emmanuel Macron tout est toujours très simple vous l'avez vu pour trouver un emploi il s'agit juste de traverser la rue tout le monde le comprend alors nous on regarde quelle est la réalité de l'emploi saluons à cet instant les agents de Pôle emploi qui font un travail extrêmement dévoué mais vous le savez comme moi compte tenu de ce qu'est la situation de l'emploi dans ce pays Pôle emploi est malheureusement davantage devenu le lieu où on vérifie que votre recherche d'emploi est véritablement frénétique plus que l'endroit où on vous en propose un parce que la réalité est la suivante c'est que si vous prenez tous les contrats non pourvus et que vous mettez ça en corrélation avec la masse de chômage qu'il y a dans le pays vous tombez sur cette statistique qu'il y a en moyenne un emploi non pourvu pour 100 chômeurs disponibles c'est-à-dire capables de commencer le travail dès demain matin alors ça veut dire que même si l'on remplissait toutes les cases vides ces emplois non pourvus et bien nous aurions encore une masse considérable de chômeurs voilà pourquoi les femmes aussi qui subissent les premières ces carrières précaires vont subir de plein fouet cette réforme des retraites je termine sur cette partie quand il s'agit de faire des cadeaux aux plus riches ce gouvernement est toujours très très conséquent avec les résultats qu'on connaît vous avez vu le dernier rapport d'Oxfam en France 7 personnes possèdent autant 7 milliardaires que 30% de la population réunie et on a lu cette histoire à dormir debout incroyable s'agissant de la fortune de Bernard Arnault vous avez vu ça si vous étiez en mesure d'économiser depuis le jour de la prise de la Bastille 14 juillet 1789 et là vous allez voir que dans la fiction que vous étiez encore vivant aujourd'hui et que vous aviez économisé 8000 euros par jour depuis la prise de la Bastille ça fait beaucoup de fiction là 8000 euros par jour d'économiser depuis la prise de la Bastille toujours vivant aujourd'hui oui mais même si vous aviez fait tout ça à l'heure où nous nous parlons vous n'auriez accumulé qu'un petit pourcent de la fortune de monsieur Bernard Arnault ce qui montre bien que le principal problème que nous avons dans ce pays avec lequel on ne relance pas l'activité c'est qu'il y a un manque de répartition de la richesse mais pour faire des cadeaux aux plus riches ils sont toujours très conséquents par contre ici pour les femmes ils nous disent on fait un cadeau et vous allez voir que les cadeaux au peuple ils ne les font qu'à moitié ils nous disent jusqu'à présent quand une femme avait un enfant il fallait attendre qu'elle en ait trois en réalité pour avoir une majoration de sa pension lorsque vous aviez trois enfants effectivement vous aviez une majoration de 10% de votre pension de retraite et là arrive monsieur Macron qui fait un formidable cadeau aux femmes qui leur dit maintenant ce sera dès le premier enfant oui mais ce sera 5% seulement vous voyez ils n'arrivent pas à faire des cadeaux complètement c'est compliqué c'est trop compliqué 5% seulement et là où c'est superbe et là où toutes les femmes vont être heureuses de cette réforme des retraites c'est qu'il se trouve que les 5% de majoration de pension vont être affectées par défaut à la femme mais qu'à discrétion du couple c'est écrit comme ça dans le projet de loi et bien on pourra affecter cette majoration de pension soit à la femme soit à l'homme oui mais vous le savez comme nous dans un couple hétérosexuel en général les hommes gagnent plus que les femmes et donc si le couple veut mieux majorer sa pension et ses revenus de couple et bien il y a fort à penser que cette majoration cadeau à moitié que fait Emmanuel Macron aux femmes soit en quelque sorte un cadeau fait aux hommes les femmes oui vous avez toutes les raisons de continuer à faire des flashmob et des chorégraphies parce que vous ne serez pas les grandes gagnantes de cette réforme c'est une évidence

1:41:24
Locuteur non identifié

je t'expose parce que depuis le temps qu'on démolit tout ce qu'il y a autour de nous tu crois ? je fais ça rapidement ou là qu'est-ce que t'en penses ? attendez on arrive je peux faire ça très vite bon mais il faut que tu fasses le contre-projet sinon ils vont croire qu'on a les émissions à tout démolir

1:41:49
Invité politique

j'accélère j'accélère

1:41:50
Locuteur non identifié

non accélère pas

1:41:51
Invité politique

une dernière chose une dernière chose pour décrypter tous leurs enfumages comme ça pardon de ce marathon mais personne ne pourra ressortir de cette salle après les 5h30 de meeting sans prétendre que c'est encore flou vous avez intérêt toutes et tous à être très contagieux après qu'on n'ait pas fait tout ça pour rien et que vous ne vous soyez pas colquiner toutes ces heures de meeting pour ne rien en faire avec un meeting comme celui-là on doit gagner les amis on doit gagner la bataille je résume l'affaire la mascarade de l'âge pivot il faut que personne ne sorte de là sans avoir compris Edouard Philippe s'est figuré qu'en introduisant une petite cerise sur le gâteau indigeste qu'il avait cuisiné tout le monde n'allait plus parler que de la cerise et que quand provisoirement il la retirerait vous alliez bouffer le gâteau parce que je vous rappelle quand même que le mouvement social a démarré avant que la question de l'âge pivot ne soit introduite dans le débat et donc il se figure qu'avec un compromis sur un objet qui est arrivé après que ce qui avait justifié que les gens sortent dans la rue les gens allaient rentrer chez eux bah non ça ne marche pas mais sur l'âge pivot il faut être très clair souvenez-vous que au départ quand ils ont expliqué cette réforme des retraites ils avaient envisagé de la faire s'appliquer à partir de la génération née en 1963 vous vous en rappelez ?

et puis la grève a démarré peut-être se sont-ils dit oula dans cette génération née en 1963 il y en a un paquet dans les syndicats qui tiennent les drapeaux rouges qui sont dans les cortèges et les banderoles donc il y a eu un premier vrai recul qui a consisté à dire enjambons cette génération et Edouard Philippe est arrivé devant vous a fait ses petits cadrages et il a dit eh bien non la réforme des retraites par points va s'appliquer à partir de celles et ceux qui sont nés en 1975 et là à cet instant tous ceux qui sont nés avant se sont dit ouf on y échappe on n'est pas concerné bah non pas vraiment les amis parce que dans le même discours un peu plus tard Edouard Philippe a dit ceci toutes celles et ceux qui partiront à la retraite en 2027 devront avoir atteint un âge d'équilibre de 64 ans et là vous prenez un petit post-it un petit crayon vous vous dites mais attendez en quelle année faut-il être né pour avoir atteint 64 ans en 2027 2027-64 bizarrement vous tombez sur 1963 donc en fait ce qu'il a fait c'est de vous dire je ne vous applique pas le système à points à vous qu'être nés avant 75 mais je vous applique la principale conséquence qu'aurait eu tout de même sur vous son application et les amis c'est uniquement sur ce point là rien d'autre pas le projet de loi dont on va avoir à discuter pas le système à points juste sur cet élément là qui précède l'application de la réforme par points que les syndicats dits réformistes ont crié au loup et qu'on a commencé à parler de l'âge pivot on en a tellement parlé que tout le monde a fini par penser que l'âge pivot c'était le fameux âge d'équilibre pour tout le projet de loi mais pas du tout et leur conférence de financement d'aujourd'hui n'a rien à voir avec le projet de loi il s'agit juste de leur dire trouvez-nous des mesures d'économie pour ceux à qui finalement on ne l'appliquera pas j'espère que tout le monde a compris que l'âge pivot n'a pas été retiré de ce projet de loi et que les amis je suis au regret de vous le dire mais l'âge pivot ne va pas rester bloqué à 64 ans si vous l'aviez cru il fallait lire le rapport de Levoy et ses 1000 pages c'est très clair plus vous allez avancer plus l'âge va se décaler l'âge va toujours pour se décaler 64 ans c'est la première marche de leur escalier et comme l'a dit Jean-Luc c'est au-delà de l'espérance de vie en bonne santé ça veut dire que le projet d'Emmanuel Macron consiste à vous faire vous lever d'enthousiasme pour une réforme qui consiste à dire vous allez travailler à minima au-delà de l'âge où statistiquement on a les premiers pépins de santé alors pour tous les autres rapportez-vous au rapport de Levoy il y a une colonne avec votre année de naissance et en face il y a l'âge d'équilibre qu'il faudra envisager moi j'ai regardé pour la mienne il y en a quelques-uns dans cette salle 1990 ouf 1990 âge d'équilibre 66 ans et demi et à cet instant je pense à tous mes collègues que j'ai laissés sur le plateau de conseiller clientèle lorsque j'ai été élu député je ne les vois pas il y en a quelques-uns dans la salle super c'est la surprise en plus et bien les amis je crois que vous serez d'accord avec moi je ne vous vois pas continuer à décrocher le téléphone du matin au soir jusqu'à 65 jusqu'à 66 jusqu'à 67 ans nous n'en voulons pas bon donc plus rien ne reste de leurs éléments de langage mais comme nous sommes des gens sérieux nous avons entendu la commande que nous a passé Edouard Philippe l'autre matin sur RTL il nous a dit je suis prêt à entendre toutes les solutions qui permettraient le retour à l'équilibre financier et bien nous lui avons adressé ce petit document qui s'appelle le contre-projet de la France Insoumise et qui permet le retour à l'équilibre financier mais le problème c'est que même si nous avons remis ce document dans les mains d'Edouard Philippe qui dit qu'il est prêt à entendre toutes les modalités parmi toutes les modalités il y a donc celle-là lui n'entend qu'une seule modalité vous faire bosser toujours plus longtemps sauf que comme la productivité augmentée et que les richesses ont été mal partagées vous savez qu'il y a d'autres solutions je résume ce contre-projet en un instant comme leur logique à eux c'est une règle comptable budgétaire arbitraire austéritaire dont vous toutes et tous nous toutes et tous sommes la variable d'ajustement pas la date à laquelle nous pourrons partir à la retraite à taux plein nous nous voulons renverser l'équilibre et dire répondre finalement aux deux seules questions que se posent les français s'agissant des retraites les deux seules questions que se posent les français s'agissant des retraites sont deux questions auxquelles Emmanuel Macron et son projet de loi ne peuvent pas répondre 1 à quel âge je pourrais partir la seule réponse que l'on a avec eux c'est toujours plus tard et au moins 64 ans et avec quel niveau de pension et bien ça ça dépendra tout un tas de paramètres et bien avec nous c'est clair les amis la retraite c'est toujours 60 ans pour nous et 40 annuités pour le taux plein avec la prise en compte des carrières précaires et du RSA et des trimestres passés au RSA pour une carrière complète personne ne devrait avoir une pension inférieure au SMIC et personne même pour une carrière incomplète ne devrait vivre dans ce pays sous le seuil de pauvreté car sous le seuil de pauvreté on ne vit pas on survit

1:48:20
Invité

et là

1:48:25
Invité politique

vient sans cesse la même question avant même de savoir si c'est désirable vient la question des fichiers Excel et des calculatrices comment vous financez ça tombe bien tout est écrit là-dedans comment on finance c'est simple pas en faisant bosser les gens plus longtemps mais en partageant les richesses d'abord en faisant l'égalité salariale réelle entre les femmes et les hommes pas des vœufs lieux mais l'égalité parce que les femmes gagnent 22% de moins que les hommes en moyenne et que si les cotisations des femmes étaient au même niveau et bien alors vous auriez largement de quoi financer pour le court terme la retraite à 60 ans et si ça ne vous suffit pas toutes les projections économiques montrent qu'à moyen en long terme on peut augmenter le salaire et les cotisations et les cotisations moins vite que le salaire les gens monsieur Macron ont compris que quand vous dites je vous baisse vos charges en fait vous les privez d'une partie de leur salaire ça a été rappelé par Jean-Luc les cotisations c'est une part de votre salaire et quand on vous fait un cadeau par une baisse de cotisation c'est un cadeau empoisonné car on vous met dans une poche ce qu'on vous retire de l'autre et ensuite c'est moins de soins à l'hôpital c'est des services publics qui se délitent et c'est en bout de course une retraite avec un moins bon niveau de pension on peut augmenter les salaires et les cotisations pour financer le fait que l'on parte à la retraite à un âge décent avec un niveau de pension digne et pour faire cela il n'y a pas besoin de faire la révolution j'ai dit tout à l'heure que pour faire leur affaire ils voulaient geler à 14% la part du PIB en vérité on a appris récemment que leur projet de loi va même faire fondre la part des richesses consacrées aux retraites elle va tomber à 12% pour financer les propositions que je viens de formuler que nous formulons avec Jean-Luc et les 15 autres parlementaires du groupe il ne faut pas faire la révolution il faut juste deux petits points de PIB d'ici à 2040 oui la révolution nous allons la faire mais d'ici à 2040 deux points de PIB et on finance cela c'est tout à fait possible si simplement on s'emploie à faire ce que le système par points permet de ne pas faire partager les richesses le système par points c'est la solution de celles et ceux qui refusent l'essentiel partager la richesse produite

1:50:37
Invité

oui nous voulons partager

1:50:39
Locuteur non identifié

un peu perdu dans nos papiers bon on a fait le tour des critiques j'espère que vous avez retenu ou compris certains arguments on est conscient du fait que tout ça est technique c'est beaucoup à la fois et puis comme on n'a pas enseignant c'est un métier on n'a pas forcément le talent de bien expliquer toujours alors on sait qu'il en reste toujours quelque chose et notre bataille à nous la révolution à laquelle on aspire on dit c'est une révolution citoyenne ça veut dire que son objectif est dans les moyens qu'elle utilise c'est la révolution pour contrôler pour décider par nous-mêmes pour que le grand nombre puisse imposer les mesures d'intérêt général au profit du bien commun ce sont nos deux grands mots d'ordre qui font de nous des collectivistes c'est à dire des gens qui croient d'abord au fait que c'est par le collectif qu'on règle les problèmes qu'à plusieurs on est plus intelligent que tout seul qu'à plusieurs on est plus fort et que nous allons entrer dans une époque où cette question qui peut paraître très philosophique va devenir très concrète il est clair que quand le changement climatique commence et il est commencé vous êtes mis au pied du mur de savoir ce que vous faites je peux vous donner l'exemple du coin dont je suis député les bouches du Rhône il pleut maintenant des quantités d'eau absolument incroyables que personne n'avait jamais vu jusque là et bon cette eau dégringole sur un sol qui est imperméabilisé elle dévale et elle emporte tout elle détruit les réseaux souterrains réseaux d'eau potable réseaux d'égout c'est à dire les réseaux fondamentaux de la vie en ville bon il faut les réparer et pourquoi c'est comme ça ben c'est comme ça parce que la mer méditerranée se réchauffe plus vite que les autres mers du monde parce que c'est un quasi lac l'entrée sur l'océan mondial c'est 13 km au détroit de Gibraltar il faut 100 ans pour que la flotte se renouvelle entièrement donc vous voyez à peu près l'écosystème comme ça chauffe davantage ça s'évapore davantage les nuages sont plus denses et ils tombent des trompes de flotte à intervalles réguliers et il va y en avoir de plus en plus donc quand vous êtes comme ça alors pour l'instant comment ça se passe et ben on répare et puis on nettoie enfin après on nettoie tout ce qu'on peut on répare ce qu'on peut et puis on voit arriver le jour où on va dire écoutez responsabilisez-vous ils ont été capables de le faire pour l'assurance maladie alors il faut vous responsabiliser moi j'avais dit je suis très responsable je suis d'accord pour avoir la grippe au mois d'août si ça peut vous arranger mais c'est pas là qu'il y a l'épidémie mauvaise blague mais comme ils ont des raisonnements comptables il faut faire des mauvaises blagues parce que l'humour noir est plus décapant qu'un argument moi on m'a déjà expliqué oui 60% des dépenses de santé dans une vie on les fait les 8 derniers mois ben on mourrait 8 mois plus tôt alors les gens me regardent ils disent mais qu'est-ce qu'ils viennent de dire ben oui le temps qu'ils comprennent si vous n'avez que des raisonnements comptables ben allez au bout de vos raisonnements comptables là c'est pareil ils vont nous dire il faut vous responsabiliser bon alors il faut vous responsabiliser un jour on va vous dire ben écoutez d'accord l'eau potable madame on va pas faire encore un trou de 40 mètres pour vous faire plaisir enfin je veux dire pour vous amener l'eau quoi ça va se passer comme ça pourquoi vous n'avez pas une citerne je connais plein de pays où il n'y a pas de réseau d'alimentation d'eau potable il y a la citerne alors on prend l'eau qui arrive du ciel et puis on croise les doigts en espérant qu'elle soit pure enfin moi je peux vous dire qu'elle ne l'est plus parce que l'eau qu'on aura traversé le nuage de diesel de Marseille il vaut mieux pas la boire telle qu'elle arrive et puis au passage elle est remplie de plastique parce que tous les plastiques qu'il y a dans l'eau de mer il y en aura bientôt plus que de poissons en 2050 ça c'est prévu le plastique il redescend partout sur la neige en Suisse au Groenland au point que dans certains pays on interdit aux femmes enceintes de manger des poissons parce que eux aussi ils sont remplis de plastique mais on vous dira il faut vous responsabiliser vous mettez un filtre bref vous aurez chacun votre station d'épuration et quoi ?

qu'est-ce qu'il y a ? vous n'avez plus l'électricité ?

ben responsabilisez-vous vous pouvez vous acheter un groupe électrogène quand même et puis comme ça vous ne casserez pas les pieds à ces pauvres agents qui sont là ils ne sont pas assez nombreux blablabla blablabla blablabla ou bien alors vous direz ben écoutez on va faire face et chaque fois qu'on va venir au secours on va réparer en changeant et on va mettre les installations aux nouvelles normes pour qu'elles correspondent à la catastrophe du changement climatique pour que l'humanité puisse continuer à avoir une société organisée d'entraide mutuelle alors même que les conditions naturelles dans un premier temps vont se retourner contre nous ça c'est votre génération qui va se taper ça qui va connaître ça plus que la mienne mais moi déjà la mienne elle est sidérée de ce qu'elle voit les gens qui sont dans ma génération nous sommes sidérés en regardant le monde autour de nous et parfois nous nous demandons si c'est bien celui dans lequel on était jusque là s'il ne s'est pas passé quelque chose d'une nuit qui nous a emmené ailleurs et pas là où on était moi j'ai connu la mer méditerranée où on voyait des bandes dauphins qui passaient sans arrêt qui escortaient tous les bateaux il y avait des bandes de temps rouge dans l'eau tant et tant qu'on pouvait penser que c'était inépuisable et combien d'autres choses que je pourrais vous raconter et qui ont disparu et qui ne réapparaîtront pas à moins qu'on prenne des mesures qui seront les mesures d'intérêt général et de bien commun nos deux drapeaux alors dans cette affaire nous retrouvons la dispute du monde dans lequel nous voulons vivre eux c'est le monde du chacun pour soi et je vais vous dire pour eux ça leur est indifférent ce qui arrive aux gens regardez la situation des Etats-Unis d'Amérique avant ils vous ont vendu le modèle allemand d'accord voilà la troisième puissance du monde il y a 13 millions de pauvres là-dedans et les gens qui arrivent à l'âge de la retraite sont pauvres d'une manière terrifiante de pauvreté de dénuement d'opposition à la richesse moyenne qui s'affiche partout autour d'eux ça se passe à côté de chez nous regardez les Etats-Unis d'Amérique ces millions de personnes qui disparaissent d'absolument toutes nos manclatures qui n'existent plus qui n'existent plus dans les listes électorales qui n'existent plus comme accédant à quelques réseaux du collectif que ce soit ces Etats-Unis d'Amérique où si nous en avions la chance si Bernie Sanders pouvait être vainqueur de l'élection interne parce que voilà un homme qui n'a pas peur et bien cet homme encore récemment il emmenait dans un car une série de gens qui avaient besoin d'aller acheter des médicaments pour se soigner de leur diabète parce que le prix de ce médicament est inaccessible pour une personne malade et le système il s'en fout que la personne malade meurt c'est pas son problème ce qui compte pour le système c'est celui qui est capable de payer celle qui est capable d'avancer les bichetons et les autres ils s'en fichent ne croyez pas qu'ils ont le problème du goût de la vie en société les riches ont commencé une sécession ils vivent entre eux dans des quartiers avec des barrières même en France j'ai ça à Marseille la première fois que j'ai vu ça je ne revenais pas il y avait une route qui ressemblait à toutes les routes et il y a une porte coulissante qui est là et combien d'autres choses de cette nature et nous par goût nous vivons ensemble nous ne sommes pas désolés d'être avec les autres nous sommes enthousiastes d'être avec les autres de partager d'échanger de vivre c'est ça vivre c'est échanger c'est partager et la bataille qu'on mène sur les retraites c'est ça qu'elle dit ceux qui sont usés par le travail ont le droit d'arrêter pour continuer à être des êtres humains au milieu des autres et y apporter leur part d'amour leur part de tendresse leur part d'intelligence leur savoir aux autres parce qu'ils en débordent et qu'ils sont prêts à le donner à tout instant ils n'ont pas l'intention de le garder pour eux parce que la richesse humaine la richesse de ce qu'on appelait le bon coeur ou la belle intelligence c'est la seule richesse que plus on la partage plus il y en a plus il y en a

1:58:53
Invité

partagez de l'amour partagez du savoir partagez de la poésie et vous serez plus riches que vous l'étiez avant

1:59:01
Locuteur non identifié

voilà de quoi il est question c'est pour ça qu'on est comme des enragés alors bon j'en ai vu un je ne sors pas de l'oeuf je vous l'ai dit c'est la sixième bataille que je fais sur le sujet j'y arrive avec toute mon expérience je suis content de voir la jeune génération qui monte en ligne elle apprend vite ça veut dire que s'ils croyaient qu'ils étaient débarrassés du sujet avec moi ils s'en tapent pour un siècle derrière d'accord et vous autres c'est plus dans ma génération que dans la sienne rappelez-vous que c'est ça qu'on doit faire c'est préparer comment on va faire cette transition parce qu'ils vont avoir un monde drôlement rude les amis les jeunes de notre temps et nos petits enfants on les regarde en se demandant pour ceux qui en ont comment ils vont faire comment ça va ils vont trouver la solution il y a toujours des solutions à tout il ne faut jamais désespérer il ne faut jamais dire c'est perdu je baisse les bras il y a des pauvres gens qu'on ne peuvent plus qui sont usés au point de baisser les bras et bon c'est celui-ci c'est celle-là dans la lutte c'est si dur c'est pourquoi je vous rappelle à ma consigne du début et délai alors nous on est à l'assemblée qu'est-ce qu'on peut faire regardez le nombre de violences que ce type a déjà accumulées il déclenche des lois d'agression de la vie des gens première violence c'est une violence humaine ça déclenche une réaction par la grève deuxième violence humaine c'est de la paix perdue c'est de la difficulté c'est à la maison des tensions c'est pas facile on le sait bien il y a des couples qui n'y résistent pas dans ce genre de situation de tension allez encore une violence après ça ça a été une violence contre la démocratie tirer sur des gens qui vont dans les manifs c'est agresser la démocratie on l'a dit tout à l'heure on a fait la démonstration que ça l'était la violence policière est une violence anti-républicaine la violence contre les manifestants est une violence anti-démocratique la violence est uniquement du côté du pouvoir pas du côté des gens alors que celui-ci ou celle-là deviennent violents c'est pas le sujet c'est un métier de l'empêcher qu'ils le deviennent ce qui est le vrai problème c'est ce dont le métier qui deviennent eux des violents et bien moi je vais vous dire le moment venu si nous dirigeons ce pays je n'accepte pas qu'il y ait des fonctionnaires qui soient capables de tirer dans la figure d'un autre français je ne suis pas d'accord avec ça et ceux-là n'ont rien à faire dans la police nationale ils n'ont rien à faire là-dedans et je laisserai partir et ils peuvent toujours venir faire le siège de mon parti on verra bien ce qui aura le dernier mot ça sera la démocratie ça sera le peuple ça sera nos forces pas eux alors la dernière violence c'est une violence parlementaire écoutez on a une dignité je vous demande de l'entendre je comprends bien que quand on est la minorité la plus grande chance c'est qu'on ne gagne pas dans le vote je le comprends mais les formes de la démocratie ne sont pas un encombrement ah il y a toujours les gens qui veulent que ça aille plus vite ben non discuter réfléchir ça prend du temps et il faut que ce temps ait lieu alors qu'est-ce qu'on décide on nous amène un texte il y a 29 trous dedans et on est semblant on nous demande de faire semblant de ne pas l'avoir vu mais nous ne sommes pas des pantins nous sommes là comme des législateurs j'admets d'être battus mais encore je veux savoir sur quoi et c'est normal qu'on vote avant et qu'on le sache alors pour eux non ce sont ces inimitables DRH comme vous savez il faut que tu ailles plus vite ils ne veulent pas parler bon ben très bien ben si on parlera quand même 29 trous dans le texte 29 ordonnances tout le monde ne sait pas ce qu'est une ordonnance mais quand ils ont inventé les ordonnances au début de la 5ème république nos prédécesseurs ont hurlé en disant mais qu'est-ce que c'est que ce truc on vote une ligne qui dit le gouvernement est habilité à décider que dans tel domaine il fixera la taille de la longueur des cheveux le prix du coiffeur par quelle rue il faut passer enfin je plaisante mais vous comprenez un pouvoir énorme avec deux lignes et puis alors évidemment ils arrivent un an après puis ils disent habilité peut-être bien mais en attendant ils l'ont fait on vote après c'est incroyable 29 ordonnances si bien que le texte est illisible si vous faites 29 trous en disant on verra ce qu'on va mettre à cet endroit là et ils ont tous alors ça c'est le conseil d'état qu'il a dit tout à l'heure il vous a raconté comment on commence avec un rapport de 1000 pages alors il dit il y a 1000 pages oui t'as 4 jours pour les lire et oh oh oh oh eh ben on les lira pas si on les a quand même lus mais c'est incroyable non et 1000 pages où on tourne il y en a quand même qui bossent du matin au soir ils partagent le texte et on découvre que c'est tout du pipeau parce qu'ils ont fait semblant d'un âge pivot comme il vous l'a bien expliqué qui bouge pas donc les 1000 pages servent à rien toutes les hypothèses qu'il y a là dedans sont toutes fausses certaines sont peut-être justes mais en attendant tout est faux le conseil d'état bon c'est une il donne un avis on va pas dire non plus qu'une fois que le conseil d'état a décidé il faut faire exactement mais il donne un avis de conformité vous êtes le gouvernement vous déposez un texte mais attention ça non c'est anti ça arrive d'être anti-constitutionnel ça là va bon non ça colle pas avec l'autre loi que vous avez décidé ça par exemple vous écrivez dans une loi bientôt on va discuter d'augmenter les enseignants bah peut-être bien mais ça se fait pas dans un pays ou bien vous les augmentez ou bien vous les augmentez pas mais vous dites pas que vous allez le faire et dans une loi donner un ordre pour la loi suivante ça peut vous paraître formel tout ça mais la procédure est aussi une garantie de la démocratie si on écrit les lois comme ça c'est pas de la démocratie voilà donc ils ont contre eux un rapport pipoté un rapport du conseil d'état qui leur dit mais qu'est-ce que vous êtes en train de faire quoi c'est un texte auquel on ne comprend rien parce qu'on voit plus la visibilité à cause des trous c'est un texte qui a de graves risques d'anticonstitutionnalité sur de nombreux points alors on peut dire nous on peut dire on s'en fout on la trouvera au conseil constitutionnel mais on peut pas faire vivre un grand pays et légiférer dans des conditions pareilles c'est invraisemblable alors voilà comment ça commence donc qu'est-ce qu'on va faire on a réfléchi entre nous qu'est-ce qu'on pourrait bien faire alors ceux qui étaient là avant nous il y a eu des moments où ils étaient sévères la privatisation de GDF 130 000 amendements faut pouvoir alors on sait on dit vous faites de l'obstruction alors pardon alors non pas l'obstruction s'il vous plaît on n'a pas dit qu'on va déposer 130 000 amendements on en doit en mettre à 12 000 bon

2:05:41
Invité

12 000

2:05:45
Locuteur non identifié

alors alors il dit vous faites de l'obstruction non mais c'est quand même le monde à l'envers nous faisons de l'obstruction parlementaire c'est eux qui envoient des textes avec des trous où on comprend rien où on a très bien compris ce qu'il va y avoir dans les trous et c'est pour ça qu'ils ne nous le disent pas et c'est nous qui faisons de l'obstruction non c'est eux qui font de l'obstruction à la vie parlementaire normale et nous ce qu'on va faire c'est du zèle on va faire la grève à notre manière par le zèle c'est à dire que nous allons déposer beaucoup d'amendements pour discuter de chaque point précisément en détail encore et encore et encore alors ils disent oui ben avec le règlement le nouveau règlement intérieur on va vous en jeter à la poubelle mais faites faites que tous les français vous voient la république en marche les plaies mobiles du président qui lève le bras en cadence quel que soit le sujet quelle que soit la matière y compris quand ils font une mine comme ça parce qu'ils savent eux-mêmes que ce qu'ils font est une honte et ben allez-y dites aux français si vous allez dans la rue vous êtes libre d'y aller mais vous êtes libre aussi de vous faire gazer matraquer bornier et amputer d'une main et si vous arrivez au parlement vous avez le droit de déposer des amendements mais nous on les jette à la poubelle faites-le et après venez nous faire des cours sur la dictature dans l'avion en nous disant ah mais quand même une dictature c'est un endroit où un homme et un clan décident la loi tout seul mais qu'est-ce que vous êtes en train de faire c'est vous qui dites qu'on est en dictature nous on a dit que vous êtes un régime autoritaire le libéralisme est partout maintenant un régime autoritaire ils ont compris qu'ils ne pouvaient pas vous convaincre que grâce à vos efforts personnels vous alliez tout d'un coup vous tirer d'un coup et donc dans tous les pays du monde ça se traduit de la même manière écoutez les gens vous ne trouvez pas bizarre qu'on crève les yeux en France mais aussi au Chili mais aussi au Liban mais aussi en Irak que chaque fois c'est les mêmes techniques de répression ça veut dire que sur la planète entière ils ont décidé de mettre en oeuvre les mêmes moyens pour faire peur aux gens et les gens ont peur voilà le contexte dans lequel on va travailler et sur lequel je vais conclure pour que vous sachiez quelle bataille on va mener on aura besoin de votre aide on va devoir se relayer c'est très dur pour nous vous savez bon déjà le groupe parlementaire les insoumis alors c'est moi le président j'aime mieux vous dire que ça occupe parce que c'est pas 17 gentils qui sont là c'est des caractères donc il faut arriver à non mais bon les chats font pas des chiens alors bon il faut faire avec ils sont combattants alors ce groupe mais nous ne sommes que 17 et dans les 17 bon chacun a aussi une vie faut pas non plus passer là dessus comme si ça n'existait pas et puis il y en a un qui habite très loin c'est Jean-Luc Rapnon qui est à La Réunion le gars pour venir il fait 11 heures d'avion d'accord donc au bout de 3 voyages il est comme moi quand je reviens de Marseille toutes les semaines avec le nez comme ça les yeux qui coulent et ainsi de suite parce que c'est la clim tout le temps c'est nous qui avons dû lui dire écoute non on te demande de ne plus faire le voyage toutes les semaines parce que tu vas te tuer voilà ce que tu vas faire et nous on n'est pas d'accord avec ça je vous donne ces petits détails pour vous sachez que la bataille politique c'est des êtres humains qui l'amènent nous nous sommes 17 la rotation du groupe c'est 2 jours et demi quand vous êtes à La République En Marche la rotation de votre tour de garde c'est un mois et demi c'est pas le même traitement d'accord alors les plus jeunes ils ont aussi des familles ils ont des petits à la maison dont il faut s'occuper c'est compliqué tout ça mais on va te dire bon autant de temps qu'il faut pour que ralentir le système et surtout faire que ceux qui vont regarder ils en apprennent tous les jours ça va être un peu saoulant mais vous savez sur le code du travail on avait dit ça intéressera personne mais c'est pas vrai il y avait des milliers de gens qui suivaient ceux qui pouvaient puis le racontaient aux autres et puis après venez voir en arrière ce qui s'est passé à la fin pour nous autres de la révolution citoyenne c'est très important parce que ça élève le niveau nous on n'est pas en train de créer un parti révolutionnaire ce qu'on essaye de créer c'est un peuple révolutionnaire parce que si on doit tout changer c'est le peuple lui-même qui va le faire c'est pas une avant-garde que nous serions nous mais croyez-moi c'est le fond du projet politique bon voilà ce que va être cette bataille et puis après on va pas pourquoi aussi on fait tout ça pour que les gens y pensent après parce qu'en 2022 il va y avoir des élections présidentielles c'est une élection clé d'accord bon s'il vous plaît j'espère que vous n'aurez pas oublié non mais parce que vous allez retrouver tout le monde y compris ceux qui sont très discrets en ce moment hein d'accord il y en a qui sont pour la retraite mais pas celle-là bon laquelle laquelle ah on n'a pas entendu pas celle-là mais une autre non ni celle-là ni une autre celle qu'on a marche très bien j'espère que vous en rappellerez parce que vous vous rappelez la dernière fois la loi El Khomri bon quand même vous vous en êtes rappelé au moment d'aller voter vous avez réglé vos comptes bah la prochaine fois vous ferez pareil et ce qu'il faudra qu'on fasse c'est que ce soit un choix positif parce que nous on n'est pas juste pour dire on ne veut pas d'eux hein on veut l'intérêt général et les biens communs pour l'instant c'est dans le programme pour nous l'avenir en commun sur lequel on s'est déjà battu et on a regroupé 7 millions de voix c'est pas rien puis les 7 millions qu'on votait ils savaient ce qu'ils faisaient parce que c'était pas à ma personne qu'ils en avaient parce que c'est pas ce qu'il y a de plus attachant dans l'affaire puis en plus comme j'ai dit à mon premier meeting j'ai dit moi je vous demande pas de m'épouser je vous demande juste d'être d'accord avec moi sur un programme bon et ça a marché parce que les gens sont d'accord avec ça avec un programme et depuis on a tellement bossé en 2 ans et demi vous verriez le nombre de sujets qu'on a approfondis les propositions les projets de loi qu'on a déposés on est 10 fois plus préparés qu'on l'était en 2017 dans le groupe la France Insoumise et alors celui de l'Assemblée Nationale puis celui de l'Europe il y a de quoi faire un ou deux gouvernements rien qu'avec cela sans compter ceux qui sont dehors parce qu'ils se sont endurcis aguerris et en plus ils sont restés les pieds dans la glaise quand vous avez une aide-soignante comme Caroline Fiat bon maintenant c'est devenu une superforte de toutes les questions de santé mais elle reste la femme qu'elle était il y a encore 2 ans c'est à dire une femme pauvre d'accord travaillant à l'aide aux personnes âgées une aide-soignante et de la même pour d'autres de nos camarades et lui comme je l'ai dit tout à l'heure il croyait se moquer de lui et bien moi j'ai dit mais t'es fou on est fiers parce que voilà la nouvelle classe salariale des classes moyennes c'est cet homme-là et puis il en vient il a ses collègues qui sont encore là au fond c'est que c'est pas sujet que ça non ça va c'est bon voilà voilà tout ce que je voulais vous dire c'est une étape dans une bataille chacun d'entre vous maintenant a un boulot à faire c'est convaincre les autres il faut qu'ils comprennent ce qui se passe je sais pas ce que vous avez retenu de tout ce qu'on vous a expliqué parce que vous en établiez déjà un morceau vous-même vous vous renseignez on sait bien que on vit à cette époque vous en avez appris d'autres des manières de dire des manières de faire ne croyez jamais qu'une lutte sert à rien ça n'existe pas tout finit par un moment ou un autre produire du résultat toujours il n'y a pas d'effort qui soit vain mais le principal c'est d'élever le niveau de faire comprendre que les gens se rendent possesseurs de la société dans laquelle ils vivent qu'ils comprennent qu'est-ce qu'un système de retraite moi vous savez je n'y connaissais rien du tout au début du mois mon éducation ma formation c'est la poésie du 16e siècle vous voyez le tableau bon qu'est-ce que ça peut bien avoir et bien on apprend le reste j'ai appris des syndicalistes qu'est-ce que c'était que des conventions collectives qu'est-ce que c'était que les qualifications dans tous les métiers j'étais même ministre de ce truc là donc on peut tous apprendre dans des domaines où on ne sait rien en arrivant il ne faut pas faire de complexe il ne faut pas avoir honte de demander une explication à un ou une qui sait quand on ne sait pas il faut le faire parce que c'est comme ça qu'on devient plus fort meilleur de plus haut niveau et du coup on peut être plus utile aux autres rien ne remplacera jamais la science le savoir la capacité des êtres humains à se rendre maîtres par leur cerveau de leur propre existence de leur propre culture de leur propre développement ça y est j'ai tout dit chef

2:14:08
Invité politique

je termine en ne rompons pas avec une habitude on finit toujours en général un meeting avec une citation qui nous éclaire

2:14:16
Locuteur non identifié

voyons

2:14:18
Invité politique

généralement on cite les grands auteurs Victor Hugo Jean Jaurès alors ce soir je vais faire une petite exception

2:14:24
Invité

Robespierre

2:14:25
Invité politique

non perdu patron je vais faire une exception sur la qualité du personnage que je vais citer mais ça ne sera pas une exception sur le caractère très éclairant de la citation vous allez voir puisqu'il paraît qu'aujourd'hui il fait l'actualité et qu'il est de retour à la télévision mais il a été celui qui nous a le plus éclairé au démarrage sur la bataille que nous sommes en train de mener je veux citer François Fillon ne l'eu et pas une fois n'est pas coutume François Fillon a été dans cette affaire un éclaireur devant un parterre patronal pendant la campagne de la primaire de droite il avait résumé et Jean-Luc tu m'excuseras mais il avait mis moins de 3h30 pour le faire ce que nous avons fait ce soir tous les deux la retraite par point alors une fois n'est pas coutume je vais citer François Fillon François Fillon s'agissant de la retraite par point disait la chose suivante la retraite par point dit-il j'y suis favorable mais il ne faut pas qu'on raconte d'histoire aux français ça ne va pas régler le problème des retraites non la retraite par point dit François Fillon permet une chose qu'aucun homme politique n'avoue c'est que ça va permettre chaque année de baisser la valeur du point et donc le niveau des pensions et bien monsieur Macron depuis l'île ce soir nous vous le disons la France cette république sociale n'a pas envie de danser avec vous le black rock'n'roll cette bataille tous ensemble nous allons la gagner et on ira les amis faisons nous en la promesse ce soir jusqu'au retrait

2:16:15
Invité

les malheureux

2:16:33
Locuteur non identifié

sont les puissances de la terre ils ont le droit de parler en maître au gouvernement qui les néglige c'est injuste c'est injuste

2:16:40
Locuteur

c'est injuste c'est injuste

2:16:43
Locuteur non identifié

c'est injuste c'est injuste

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