Face à Canteloup - Robert Ménard - Pourquoi m'interroge-t-on sur les policiers ? - 26/03
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Chapitres
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:37OuverteRéponse directe
Robert Ménard, quelle leçon vous tirez des municipales ?
- 2:46OuverteRéponse directe
Bruno Retailleau, souhaitez-vous dire un mot ?
- 5:00OuverteRéponse directe
François Hollande, vous êtes très sévère avec son idée de s'allier aux insoumis.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:55Invité politiqueFait
« Désarmer les policiers. C'est un cadeau qu'on fait aux crapules. »
- 1:04Invité politiqueFait
« Chez moi, à Béziers, les policiers, ils sont obligés de cacher leur visage. »
- 1:49Invité politiqueChiffre
« Moi, j'ai été réélu au premier tour avec 65,60% des voix. »
- 5:31Invité politiqueFait
« Il est mort le 21 avril 2002, j'ose pas. »
- 5:36Invité politiqueFait
« Rappelez-vous que j'ai été président de la République. »
Temps de parole
- Robert Ménard85 %
- Présentateur15 %
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Comme tous les jours, l'info revisité par Nicolas Canteloup. Robert Ménard était mon invité et il est resté avec nous. Rebonjour Robert Ménard.
Rebonjour.
Il est encore avec nous dans le studio.
Non mais... Oui, il y a une... Non mais attends. Parce que tu devais me poser une question à Pauline. Non mais là, je t'explique. Concernant, tu me demandes si on va désarmer les policiers. Non mais on marche sur la... Non mais je t'explique. Non mais je n'ai pas besoin de... Non mais laisse-moi aller au bout de ma... Non mais c'est parce que... Non parce que je suis le seul. Non mais je n'ai pas besoin de contradicter. Non parce que je suis le seul homme politique à me couper la parole tout seul. Non mais je t'explique. On m'interroge sur les policiers. Non mais on est jaubins. Non mais ça ne va pas bien. Désarmer les policiers. C'est un cadeau qu'on fait aux crapules.
Oui parce que chez moi, Béziers... Non je t'explique. J'ai rencontré des policiers. Il se trouve qu'ils étaient de la police. Bon. Chez moi, à Béziers, les policiers, ils sont obligés de cacher leur visage. Non mais tu te rends compte. Au début, les policiers, j'ai même cru que c'était des femmes en burqa. Non. Mais oui. Du coup, j'ai embauché plus de policiers, tu vois, pour verbaliser les femmes en burqa. Mais comme ils se sont cachés aussi le visage, j'ai cru que ça faisait encore plus de femmes en burqa. Du coup, j'ai embauché d'autres policiers. Non mais tu vois, le cercle vicieux, on marche sous la tête. Mais c'est n'importe quoi. Moi, je le dis. Non mais ça ne va pas bien.
Bon, quelle leçon, vous tirez des municipales ? Non, je ne sais pas, je te le dis doucement.
Ça ne va pas bien. Robert Ménarque, quelle leçon vous tirez des municipales ?
Je vais te dire, je vais te dire un truc. Moi, quand je parle doucement, c'est que c'est important. D'accord. Quand je gueule, c'est qu'on s'en fout. D'accord. Non mais tu vois, moi j'ai été réélu au premier tour avec 65,60% des voix. C'est rarissime. Depuis, tu peux chercher dans les archives, Omar Bongo, Jésus-Christ, on n'a jamais fait. Moi, je te dis le chiffre. Moi, je m'en fous. Ce n'est pas pour me gargariser sur le plateau que j'ai fait 65,60%. Je m'en fous de dire partout que j'ai fait 65,60%. Ce n'est pas ça qu'important que j'ai fait plus de 65,60%. Je ne vais pas dire, crier partout sur les toits que j'ai fait 65%. Mais en fait, j'ai fait quand même 65%. Pour vous, c'est quoi ?
C'est la proximité qui a payé ? Mais voilà, la proximité, ça marche. Tu vois, quand tu croises un habitant, tu le tutoies, tu lui fais une tape dans le dos, ça bite. Mais ça te fait un électeur direct, tu vois.
Bon, allez, mon retour à Béziers, alors.
Ah non, non, mais là, ces actions sont passées. Je reprends une vie normale, tu vois, à Paris, sur les plateaux télé, je vais voir mes potes sur les radios. Voilà, non, Béziers, c'est juste pour les vacances.
Oh non, merci Robert Ménard. Bruno Retailleau, tiens, souhaitez-vous dire un mot ?
Écoutez, vous le savez, Éric Ciotti, il y a plus d'un an, nous a lâchés à quitter les Républicains. Hier, chez vous, j'apprends que David Disnard vous annonce qu'il quitte les Républicains également. Alors que c'est un poids lourd. Moi, je n'ai qu'une peur, madame Ménard, je n'ai qu'une peur. C'est qu'aujourd'hui, devant vous, monsieur Ménard, nous annonce qu'il quitte les Républicains.
Non, mais attendez, Robert Ménard, il n'a jamais été membre des Républicains.
Mais justement, justement, déjà qu'aux Républicains, tout le monde s'en va. Si en plus, ceux qui n'y sont pas commencent à partir, je crains. Je crains que nous soyons en face d'un gros problème d'effectifs. Le seul, le seul qui n'ait pas l'intention de quitter les Républicains, et je le regrette, je le regrette, je le regrette, oui, je le regrette. C'est Laurent Boquet.
Merci, monsieur Retailleau. Tout de suite, on retrouve Stéphane Berne pour les titres de l'actualité.
Oh oui, oh oui, oh oui, Paulineau, bonjour, cher Robert Ménard. Tout le monde est là, Arnaud Demange, Stéphane, Victor Pochette, tout le monde est là. Voilà, bonjour, ma reine. Allez, pour commencer la journée, une petite devinette. Savez-vous quelle est la différence entre le festival de Cannes et l'élection d'Éric Ciotti à Nice ? Non, je ne sais pas. Oui, je m'en doutais. Eh bien, oui, c'est tordu. Eh bien, à Cannes, ils ont une demi-mour, et à Nice, ils ont un demi-mère. Non ! Oh, je me ris dessus. Oh, je me ris dessus. Oh non, je n'ai même pas de rechange. Oh non ! Ça va sécher pendant les titres. Oh non ! Allez, c'est parti. C'est aujourd'hui. Oui, c'est aujourd'hui.
Soyons sérieux, c'est important. C'est aujourd'hui qu'ont lieu les obsèques de l'Union de Jospin. Après un hommage aux Invalides, l'ancien Premier ministre devrait être inhumé au cimetière des éléphants du PS. Des mignons, des jolies. Voilà, je ne fais pas rire, mais ce n'est pas grave. Après avoir parlé de nouveaux chocs pétroliers, le ministre de l'Économie, Roland Lescure, a rétropédalé. Ça manque bien que la situation est grave, parce que même lui est obligé de se mettre au vélo. Et puis sport. Après l'annulation des Grands Prix du Bahreïn et d'Arabie Saoudite, les instances de la Formule 1 envisagent le circuit italien d'Imola comme lieu de repli.
Vu qu'il n'y a plus qu'en Iran qu'on retrouve du pétrole là-bas pas cher, moi je voudrais organiser ça à Téhéran. Ah bah oui ! Mais oui, ce ne serait pas été le Grand Prix d'Imola, je souhaitais le Grand Prix d'Imola. Oh oui ! Oh, j'ai bien trouvé ! Merci ! Qu'avoir de boulot pour trouver ça ! Merci, Stéphane Berne.
M. le socialiste, l'ambiance est explosive, suite à la stratégie d'Olivier Fort pour les municipales. François Hollande, tiens, vous êtes très sévère avec son idée de salier aux insoumis.
Je pense, Mme Malherme, je veux dire, en face de Robert Bidin, respect, je pense que le premier secrétaire de la socialiste a fauté Olivier Fort, oui. Vous savez, Mme Malherme, en ce jour très particulier, je suis néanmoins, je dois vous le dire, affecté. Je suis dans l'émotion, dans le deuil.
Dans le deuil, j'imagine bien sûr affecté par la disparition de Lionel Jospin. Mais non, ça je m'en fous !
Il est mort le 21 avril 2002, j'ose pas. J'ai eu le temps d'encaisser. Je lui répète. Rappelez-vous que j'ai été président de la République. Chose que j'aime rappeler dans toutes mes interviews. Non, ce qui m'affecte, c'est que Tulle a basculé à droite. Et Tulle, c'est quand même pas rien. Et Tulle, allons, Tulle ! Tulle, c'est quand même la préfecture de la Corrèze, la capitale de la Hollandie, principauté de Hollande. Pour un week-end, n'avez-vous jamais hésité, Mme Malherme, entre Europe, Venise ou Tulle ?
Non, non, j'avoue, non, j'ai pas hésité, non.
Oui, bon, vous, en même temps, vous aimez aller aux morts. Oui, c'est bon. Vous ne connaissez rien, on vit le temps, non ? Ça veut être ça. En tout cas, la perte de Tulle restera à jamais. Je le dis sonnellement, une tâche indélébile dans la carrière d'Olivier Fort à tête du pièce.
Merci beaucoup, M. Hollande. Et pour finir, Alain Marchal nous a rejoint. Il est avec nous pour présenter le sommaire des Grandes Gueules. Alors, quel est le programme, Alain ?
Eh oui, bonjour, Apolline. Aujourd'hui, dans les Grandes Gueules, nous reviendrons sous les difficultés rencontrées par les pêcheurs français face à la hausse du carburant. Nous en parlerons avec Bernard, qui est fortement impacté, puisqu'hier, mercredi, il a dû renoncer à emmener ses petits neveux à la pêche aux canards, à la foire du trône. Et puis, l'Iran et les Etats-Unis. L'Iran et les Etats-Unis sont-ils réconciliables ? Peuvent-ils parvenir à un accord ? Nous en parlerons avec Christophe Ayela, grand spécialiste des conflits, puisqu'il a géré la succession d'Alain Delon.
Enfin, enfin, enfin, alors qu'un hommage national lui sera rendu aujourd'hui, nous interrogerons que faut-il retenir des 5 ans de Lionel Jospin Amatignon ? Eh bien, nous serons en ligne avec personne, vu que tous nos standardistes sont aux 35 heures et en RTT. Merci, monsieur Jospin. Voilà, comme chez MacTan, les millions d'experts dans le générique.
Merci d'avoir 50 pièges du moment en podcast.
Robert Ménard