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Podcast / conversationPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 10 septembre 2026 27 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTransportsSolidarités & familleEurope & international

Essence : carburant du mécontentement ?

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 20 %Défensif 70 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:01OuverteRéponse partielle

    Est-ce qu'il faut craindre une nouvelle colère type gilet jaune ?

  • 2:54OuverteRéponse partielle

    Paradoxalement, la présidentielle empêche-t-elle la renaissance d'un mouvement Gilets jaunes ?

  • 4:53OuverteRéponse partielle

    Cette hausse des prix à la pompe va-t-elle compliquer l'équation budgétaire de Sébastien Lecornu ?

  • 6:45OuverteRéponse partielle

    Quelles sont les pressions politiques sur Sébastien Lecornu concernant les aides face à la hausse des prix du carburant ?

  • 8:51OuverteRéponse partielle

    Les aides ciblées actuelles suffisent-elles à aider les Français qui ont besoin de leur voiture pour travailler ?

  • 12:10OuverteRéponse partielle

    Cette question de l'aide aux Français face à la hausse des prix du carburant peut-elle être une ligne rouge pour éviter une censure du PS ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:33InvitéChiffre
    « On emprunte aujourd'hui à 4-3 pour la dette »
  • 7:42InvitéFait
    « on ne refera pas les mêmes conneries qu'avant »
  • 8:25InvitéFait
    « Si vous plafonnez, vous allez voir un exportateur qui importe chez nous et vous lui dites, écoutez-vous, votre essence est à 2, moi, je voudrais l'acheter à 81 »
  • 14:10InvitéFait
    « Le choc psychologique d'un plein à 2,40, à 2,50 en moyenne, vous imaginez ce que c'est ? »
  • 17:15InvitéFait
    « Le plafonnement, encore une fois, c'est égal à la pénurie »
  • 25:10InvitéFait
    « à chaque fois qu'il y a une secousse dans la région productrice de pétrole en particulier, eh bien, nous, le carburant monte »

Temps de parole

  • Invité31 %
  • Invité 229 %
  • Invité 320 %
  • Présentateur16 %
  • ?2 %

≈ 13,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat.

0:16
Locuteur

Les

0:16
Présentateur

prix à la pompe qui atteignent des records et suscitent l'inquiétude. Et vous le voyez, c'est à la une ce matin de plusieurs de vos journaux régionaux. Cette hausse des prix du carburant et le gouvernement qui refuse de mettre en place des aides généralisées car le contexte budgétaire ne le permet pas. Prend-il le risque d'un retour des gilets jaunes ? On va en parler avec vous. Bonjour les personnes des sports. Bonjour Auriane.

0:43
Locuteur

Merci

0:43
Présentateur

d'être là. Vous représentez la presse régionale, grand reporter à Sud-Ouest et nos deux éditorialistes politiques. Bonjour Elisabeth Martichoux.

0:50
Locuteur

Bonjour Auriane.

0:50
Présentateur

Ravie de vous retrouver pour cette saison qui va être chargée d'Anse. Et Mickaël

0:55
Locuteur

également.

0:55
Présentateur

Ravie de vous retrouver.

0:56
Locuteur

Vous nous accompagnerez

0:57
Présentateur

également tous les jeudis. Merci beaucoup Mickaël d'être là. Hausse des prix du carburant, on le voit évidemment, ça inquiète les Français. La presse régionale s'en fait l'écho encore ce matin. Est-ce qu'il faut craindre, Elisabeth, une nouvelle colère type gilet jaune

1:10
Locuteur

?

1:11
Invité

Alors, jamais les Français n'ont connu une conjonction, ou rarement en tout cas aussi défavorable, c'est

1:17
Locuteur

-à

1:17
Invité

-dire un prix de l'essence qui monte jusqu'à peut-être 2,40, disait Michel-Ivoire Leclerc récemment. Bon, les experts sont prudents parce que le prix du baril,

1:31
Locuteur

qui

1:32
Invité

était monté jusqu'à 120 dollars au printemps dernier, est déjà redescendu à 70, quelques semaines plus tard. Donc, il n'y a pas une fatalité à ce que ça monte jusqu'à 180 dollars. Mais, s

1:43
Locuteur

'il

1:43
Invité

n

1:43
Locuteur

'y a

1:43
Invité

pas de cessez-le-feu, effectivement,

1:45
Locuteur

il

1:46
Invité

risque d'y avoir un niveau très haut. Donc, prix du carburant extrêmement haut, difficilement supportable pour la plupart des Français, et inflation.

1:53
Locuteur

La

1:53
Invité

combinaison des deux, vous voyez, est un cocktail. Gilets jaunes ou pas, ce qu'imagine le gouvernement, tout cas ce qu'il prévoit pour l'instant, c'est que finalement l'élection présidentielle agisse comme une forme d'amortisseur parvent. C'est-à-dire que la colère des Français, elle pourrait être différée par l'attente des Français d'un nouveau président. Vous voyez bien que pour l'instant, c'est d'ailleurs l'offre de rupture qui domine dans les intentions de vote. Donc, ça pourrait retenir, juguler cette colère. Et par ailleurs, les Gilets jaunes, c'était lié à l'action d'un homme, un Premier ministre, qui pouvait focaliser une forme de rage sociale. Là, ça n'est pas le cas.

Les Français ont quand même plus ou moins compris que la menace venait de l'extérieur. Donc, pour ces deux raisons, très globalement, pour l'instant, on ne voit pas d'indice. Mais par définition, il n'y a pas de carton de visite pour

2:52
Locuteur

une colère sociale. Est-ce que du coup, pour poursuivre ce

2:54
Présentateur

que dit Elisabeth, paradoxalement, la présidentielle empêche. C'est un peu un paratonnerre pour la renaissance d'un mouvement Gilets jaunes. Est-ce que les Français se disent qu'on ne va pas manifester maintenant contre un président et un gouvernement en fin de course

3:08
Locuteur

?

3:08
Invité

Pour l'instant, on est dans un flou absolument total, puisqu'on n'a pas les arbitrages du gouvernement pour le budget. Et en fait, la séquence budgétaire qui va s'ouvrir, c'est extrêmement dangereuse. On est presque dans la séquence d'il y a un an, quand François Bayrou avait annoncé à la surprise générale un vote de confiance. Il n'y avait pas eu de portage politique pendant l'été. Là, cet été, on voit qu'il y

3:26
Locuteur

a

3:26
Invité

eu des ballons sondes, des ballons d'essai pour quelques mesures sur l'épargne scénariale, sur les retraités les plus aisés, pour aller chercher de l'argent. La situation est grave. On emprunte aujourd'hui à 4-3 pour la dette. Donc, c'est des taux qui sont faramineux. Donc, la charge de la dette explose. Maintenant, la colère sociale dont parlait Elisabeth Martichoux à l'instant,

3:41
Locuteur

elle

3:42
Invité

n'apparaît pas parce que les gens ont bien compris qu'on est dépendant de la guerre américaine en Iran, de l'action d'un homme dans un pays qui est l'Iran, qui, pour l'instant, cette guerre est un échec, puisqu'elle a créé une crise économique mondiale et elle a laissé la population iranienne aux mains des mollas, qui sont plus réactionnaires que jamais. Donc, c'est un double échec. Maintenant, on en paye tous les pots cassés. Et juste un mot sur les gilets jaunes, ce que vous disiez. On commence enfin à avoir quelques retours sur les études, sur les cahiers de doléances. –

4:08
Locuteur

C'était l'île de Sud-Ouest hier. –

4:09
Invité

Exactement. On a fait un dossier dans Sud-Ouest de Main. Vous avez d'excellentes lectures, Auriane, c'était hier. Simplement pour vous dire que ce qui apparaît dans les cahiers de doléances sur les carburants, c'est assimilé à une taxe sur le travail. Et en fait, dans les territoires périphériques en campagne, vous prenez votre voiture pour aller travailler. Et là, ce qu'on voit aujourd'hui avec ce prix de l'essence et du gasoil qui augmente, c'est aussi que ça impacte les gens qui vont travailler tous les jours. Et donc là, vous avez un problème pour le gouvernement, puisqu'il ne veut pas rentrer dans des aides un peu plus massives, mais vous pénalisez en même temps l'activité économique.

Donc vous êtes dans un contre-feu. En tout cas, vous êtes pris dans un étau qui est difficilement réparable. Et maintenant, on attend les arbitrages budgétaires dont on ne sait absolument rien. Et pourtant, qui vont être essentiels dans la perception de ce règlement de la crise.

4:53
Locuteur

–

4:53
Présentateur

Ça veut dire que cette hausse des prix à la pompe, ça va compliquer une équation budgétaire déjà pas simple pour Sébastien Lecornu

5:02
Locuteur

? – Oui,

5:03
Invité

ça va compliquer la fin de mandat, si je puis dire, pour Sébastien Lecornu. Ça va compliquer son discours politique. Et ça va également placer dans un dilemme les différentes formations qui ont des représentants maintenant et des candidats pour l'élection présidentielle. Quelle attitude va-t-il falloir adopter ?

5:26
Locuteur

Est

5:26
Invité

-ce qu

5:26
Locuteur

'il

5:26
Invité

va falloir jouer le jeu parlementaire et aller à la censure parce qu'on est dans le jeu politique d'aujourd'hui ? Mais quitte à justement se donner, au fond, déjà se mettre des boulets pour le programme d'après la présidentielle, pour la personne qui arrivera dans le bureau de l'Elysée. Ce qui est clair, c'est qu'on voit bien qu'au fond, peut-être, les états-majors politiques devraient, au fond, déjà tous se mettre d'accord, quelle que soit leur couleur politique, c'est un programme commun qui va s'imposer. Les décisions difficiles, quelle que soit la couleur que vous avez, quelle que soit l'étiquette de la personne qui va être élue à l'Elysée.

Et ça, de ce point de vue-là, tout le monde s'y prépare et même l'attitude adoptée pendant le débat budgétaire va ensuite avoir un impact pour la suite. Quant aux Gilets jaunes, c'est très paradoxal. Effectivement, c'était une politique de l'ancien Premier ministre, Édouard Philippe, qui l'avait déclenché. Mais pendant cette fronde, pas un graffiti contre lui. C'était Emmanuel Macron qui était visé. Et aujourd'hui, c'est Édouard Philippe qui est candidat. Peut-être aussi, ça va-t-il à un moment donné, réveiller la mémoire des Français. Et ça, on verra dans les semaines à venir.

6:33
Présentateur

Donc, danger pour Édouard Philippe. Vous parlez des pressions politiques sur Sébastien Lecornu, qui ne tiennent pas que des oppositions, notamment sur ces questions d'aide pour les Français face à la hausse des prix du carburant. Écoute, il

6:47
Locuteur

y

6:47
Présentateur

a Elbron Pivet, la présidente de l'Assemblée nationale.

6:49
Locuteur

C

6:49
Présentateur

'était il y a quelques minutes.

6:52
Locuteur

L

6:52
Invité

'aide ciblée, je pense que c'est la bonne solution. Parce qu'autrement, on arrose le sable. Il faut vraiment aider les gens qui en ont le plus besoin. Moi, je souhaiterais qu'on continue l'aide ciblée aux gros rouleurs. Elle va s'arrêter dans quelques semaines. Donc, une aide ciblée, mais qui doit continuer au-delà du 30 septembre.

7:10
Locuteur

Voilà,

7:10
Présentateur

on l'entend. Elle appelle à des aides ciblées, mais à des aides qu'il faut prolonger. Mais

7:15
Invité

le gouvernement n'aura pas le choix. Il ne peut pas tout d'un coup laisser les Français, alors même que lui continue d'engranger les 30 milliards annuels que lui rapportent les taxes sur les carburants. Le gouvernement, c'est son mantra. D'ailleurs,

7:31
Locuteur

vous

7:31
Invité

vous rappelez, Sébastien Lecornu l'avait formulé drôlement, on va dire, il y a quelques semaines, au printemps dernier, quand il avait fait une conférence de presse sur la hausse des prix de l'essence. Il avait dit qu'on ne refera pas les mêmes conneries qu'avant. Et il évoquait évidemment les aides généralisées qui ont causé tellement de mal à notre équilibre budgétaire. Donc, aide ciblée, c'est le mantra de Sébastien Lecornu. Je me demande dans quelle mesure, c'est une supputation, dans quelle mesure les oppositions ne vont pas exercer une forme de chantage auprès de Sébastien Lecornu au moment de l'élaboration du budget sur censure ou pas, ça va dépendre.

Nous, on demande le plafonnement, le blocage, autant de solutions qui n'en sont pas, parce que dans les deux cas, blocage et plafonnement, parce qu'on importe, ça créera de la pénurie. Si vous plafonnez, vous allez voir un exportateur qui importe chez nous et vous lui dites, écoutez-vous, votre essence est à 2, moi, je voudrais l'acheter à 81. Il va vous dire, moi, je ne vous le vends pas. Donc, la pénurie, elle est égale à plafonnement, blocage. Mais est-ce que les parties qui prônent ces solutions vont l'exiger ou la baisse de TVA ? On verra, ça va être un sujet, je

8:51
Présentateur

pense. Et on va revenir, effectivement, Elisabeth, vous avez raison sur les différentes solutions de pression des oppositions, mais aides ciblées, qui sont pour le moment en cours jusqu'au 30 septembre, qui pourraient être prolongées, mais pas d'aides généralisées. Jefferson, vous nous parliez il y a quelques minutes de ces Français qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler et qui ne sont pas tous aidés par ces aides ciblées. Est-ce que, du coup, ça risque de créer de la frustration et de la colère chez ces Français-là ?

9:19
Invité

En tout cas, la colère et la frustration, elles viennent aussi de l'incompréhension. Et Mickaël le disait tout à

9:23
Locuteur

l

9:23
Invité

'heure, Elisabeth aussi. C'était la crise des Gilets jaunes qu'on a connue il y a 8 ans. Ce n

9:27
Locuteur

'est

9:27
Invité

pas les mêmes ressorts. Chacun a bien compris que, là aussi, on a le récit de l'impuissance française, impuissance française en politique étrangère, impuissance française dans nos propres ressources, puisque cette crise révèle, une fois encore, notre dépendance aux énergies fossiles. Alors, certes, le plan d'électrification est lancé. Il y a quand même des améliorations. Les ventes de voitures électriques bondissent. On a cette démarche qui est entreprise. Maintenant, tout ça vient aussi se percuter avec la crise énergétique et la crise climatique. On l'a vu cet été. Même les centrales nucléaires ont dû être à l'arrêt parce que les eaux étaient trop chaudes.

Donc, voilà, il va falloir aussi un regard assez global. Le problème, c'est qu'on rentre dans une séquence budgétaire extrêmement incertaine, qui vient se télescoper avec le début de la primaire du Parti socialiste et qu'elle était la seule bouée de sauvetage du gouvernement Lecornu. C'était le Parti socialiste.

Est-ce qu'on peut imaginer les socialistes faire une primaire pour essayer de s'entredévorer entre eux pour espérer que quelqu'un émerge et en même temps négocier avec le Premier ministre un accord, programme commun, comme le disait Mickaël, plutôt pour les candidats à la présidentielle, mais en tout cas négocier quoi que ce soit avec le Premier ministre, dont on sait que ces jours sont peut-être comptés, parce que de toute façon ça s'arrêtera à minime au plus tard avec la fin de

10:35
Locuteur

l

10:35
Invité

'élection présidentielle, mais on ne sait pas du tout ce qui va se passer en décembre. Et on n'imagine pas, aujourd'hui, un parti faire un cadeau sur le dos des Français, parce qu'en fait ça va être ça. Si vous ne

10:44
Locuteur

voulez

10:44
Invité

pas d'impôts, des aides,

10:46
Locuteur

ça

10:46
Invité

va être compliqué. Si vous n'activez pas ce levier-là, vous n'avez pas de possibilité. Donc là, pour l'instant, le Premier ministre fait plutôt le dos rond, je ne

10:54
Locuteur

vois

10:54
Invité

pas d'autre expression, en attendant de dévoiler ses cartes. Mais quoi qu'il dévoile, de toute façon, il ne fera pas l'unanimité. Et là, on va rentrer dans une période extrêmement singulière.

11:04
Présentateur

Jusqu'à quand il peut faire le dos rond pour reprendre l'expression de Jefferson ?

11:08
Invité

Effectivement, en plein débat budgétaire,

11:09
Locuteur

il

11:09
Invité

va devoir, à ce moment-là, dévoiler ses cartes et même un vent, d'ailleurs, pour pouvoir dire dans quelle direction il compte emmener les Français, en tout cas ce budget de la France qui va être extrêmement compliqué à monter, sachant qu'il y aura très certainement une rectification du budget après l'élection présidentielle, parce qu'évidemment, la personnalité qui sera élue aura à cœur de vouloir aussi mettre son empreinte, mettre son estampille, vouloir cristalliser, clarifier aussi par rapport à sa campagne qui aura été, de ce point de vue-là, réussie, par définition. Donc tout cela, au fond, donne le sentiment d'être un peu dans un moment, je dirais, un peu irréel.

Voilà, toutes les contraintes ont été effectivement parfaitement décrites, ça a l'air d'être l'équation impossible. On a parlé du Parti Socialiste qui ne

12:07
Locuteur

va

12:07
Invité

certainement pas être amené à aider le gouvernement, mais du côté de LR, on a vu…

12:10
Présentateur

– Mais est-ce que cette question de comment on aide les Français face à l'hausse des prix du carburant, ça peut être un peu, comment dire, la ligne rouge, en tout cas le motif de non-censure du PS ? L'année dernière, c'était la question de la suspension de la réforme des retraites, est-ce que là, ça peut se jouer là-dessus ou pas ?

12:26
Invité

– Oui, ça peut être effectivement cet enjeu-là, parce qu

12:28
Locuteur

'ils

12:28
Invité

vont avoir à cœur de dire, voilà, nous, on est dans la défense des classes populaires, d'autant plus que du côté des sociodémocrates, il y a un intérêt urgent à montrer qu'on sait parler aussi aux classes populaires, parce que c'est aussi lié à la personnalité et au positionnement politique de Raphaël Glucksmann, entre autres. Donc de ce point de vue-là, oui, ça peut faire l'objet d'un levier politique.

12:53
Locuteur

–

12:53
Invité

Elisabeth ? – Oui, de toute façon, le pouvoir d'achat, je pense, va redevenir, c

12:59
Locuteur

'est

12:59
Invité

un souvenir de 2022, un sujet de premier plan dans la présidentielle. Sébastien Lecornu,

13:07
Locuteur

il est dans la

13:07
Invité

seringue,

13:07
Présentateur

comme on dit. – Qui profiterait à qui, Elisabeth ? En 2022, Marine Le Pen avait fait du pouvoir d'achat son thème de campagne. –

13:13
Locuteur

Vous

13:13
Présentateur

vous rappelez,

13:13
Invité

alors ensuite, il y

13:14
Locuteur

a

13:14
Invité

eu le début de la guerre en Ukraine et on est arrivé au duel Macron-Le Pen. Profiter à qui ? À tous ceux qui vendent des solutions impossibles et qui sont douces à entendre aux Français.

13:26
Locuteur

La

13:27
Invité

réalité, c'est qu'on est dans une situation impossible.

13:30
Locuteur

On

13:30
Invité

n'a aucun argent.

13:32
Locuteur

Et

13:32
Invité

donc, dès qu'on donne… Et je pense que Sébastien Lecornu, il dit être ciblé, être ciblé, être ciblé,

13:39
Locuteur

c

13:39
Invité

'est son mantra, c'est sa doctrine, etc. jusqu'à ce que ça ne le soit plus. Parce que si, effectivement, le litre d'essence arrive en moyenne au niveau qu'a décrit Michel-Édouard Leclerc, je ne sais pas sur quelle base il l'a fait, mais si jamais ça devait arriver, ça n'est pas obligatoire, ça n'est pas une prédiction, mais si ça arrive, Sébastien Lecornu, il devra aider les Français davantage. –

14:01
Locuteur

Donc si ça attendait 3 euros

14:02
Invité

? – Mais même avant. Le choc psychologique d'un plein à 2,40, à 2,50 en moyenne, vous imaginez ce que c'est ? C'est considérable. Il y

14:11
Locuteur

a

14:11
Invité

un sondage aujourd'hui qui dit que le seuil psychologique, il est autour de 1,85, voilà, en moyenne. On est

14:16
Locuteur

déjà au-delà,

14:17
Invité

puisqu'on est

14:19
Locuteur

en

14:20
Invité

dessous de 2 pour l'essence et à 2,12 pour le diesel. Donc si on arrive à 2,40, 2,50, aujourd'hui, on se dit, bon, les gilets jaunes, non, pour les raisons qu'on a écrites,

14:30
Locuteur

et

14:30
Invité

puis dans le fond, ce n

14:31
Locuteur

'est

14:31
Invité

pas quand les gens souffrent que la crise arrive, c'est quand les gilets jaunes ont émergé, finalement, on ne

14:39
Locuteur

l

14:39
Invité

'avait pas vu venir, mais parce que c'était relativement calme, donc on se dit, ça ne va pas arriver. Mais ça peut survenir parce qu'on ne sait pas ce qui se passe dans une France qui souffre à ce point-là, en termes de pouvoir d'achat. Et oui, bien sûr, ce sera un thème majeur.

14:55
Locuteur

Oui,

14:56
Invité

d'ailleurs, on dit faire le plein, mais en fait, en réalité, c'est faire l'appoint. Il y a beaucoup,

15:01
Locuteur

beaucoup

15:01
Invité

de Français, maintenant, qui arrivent à la station service et qui disent, je ne fais pas le plein, je mets 20,

15:07
Locuteur

30 euros. En espérant que ça rebaisse.

15:08
Invité

En espérant que ça rebaisse, parce que c'est impossible, tout simplement, par rapport à leur budget. Donc, de ce point de vue-là, on est effectivement déjà sur des nouveaux comportements. Et puis, par rapport à cette échéance, je crois qu'il faut entendre ce qui a été dit dans une réunion séminaire autour du président américain où certains ont évoqué le fait que, très certainement, la guerre pourrait durer jusqu'à la fin de son mandat.

15:34
Présentateur

On va écrire et on va écouter Donald Trump dans quelques secondes. Mais pour finir sur la pression politique que subit Sébastien Lecornu, on va regarder les propositions, notamment du Rassemblement national, de la France insoumise, du blocage des prix du côté de la France insoumise, des baisses de taxes du côté du Rassemblement national. Est-ce qu'il peut tenir face à cette pression ? Pour le moment, le gouvernement dit qu

15:57
Locuteur

'il

15:57
Présentateur

n

15:57
Locuteur

'y

15:57
Présentateur

aura pas de plafonnement des prix, qu

15:58
Locuteur

'il

15:58
Présentateur

n

15:58
Locuteur

'y

15:58
Présentateur

aura pas de blocage, qu

15:59
Locuteur

'il

15:59
Présentateur

n

15:59
Locuteur

'y aura

15:59
Présentateur

pas de baisse de taxes.

16:00
Invité

Écoutez, pour l'instant, il a raison de tenir sa ligne puisqu'on n'a pas encore ses arbitrages. Donc, pour l'instant, c'est plutôt de bonne guerre. Mais qu

16:05
Locuteur

'est

16:05
Invité

-ce qu'on voit là ? On voit encore une fois l'un des nombreux effets délétères de la dissolution. Il n'y a pas de majorité à l'Assemblée nationale. Il n'y a pas de voie de passage. Et quand on est dans une crise, on a besoin de quoi ? De trouver des compromis, de trouver justement ces voies de passage-là. On ne les a pas. Donc, on revient encore une fois à cette dissolution parce que ça fait deux ans qu'il ne se passe rien, que tout est bloqué. Alors, il

16:26
Locuteur

y

16:26
Invité

a eu la loi sur la fin de vie, mais ça ne vient pas masquer toute l'inactivité et l'impuissance de ce Parlement. Et en temps de crise, on a quand même besoin d'avoir des ressorts. Les institutions sont faites ainsi. Donc, soit les institutions ne sont plus adaptées à ces temps de crise très particuliers où il n'y a pas de majorité politique ou alors il va falloir retrouver une majorité politique. Mais là, on voit bien qu

16:44
Locuteur

'il

16:44
Invité

y

16:44
Locuteur

a

16:44
Invité

un problème de maturité. Vu que vous n'avez pas cette culture de la coalition, vous n'avez pas la culture non plus de la cohabitation, finalement, ça ne marche pas. Et là, on va commencer à se poser la question d'un second quinquennat d'Emmanuel Macron complètement inutile puisqu'on ne sait pas comment ça va atterrir jusqu'à la fin. Mais vous le voyez bien, la dette a explosé, le chômage reprend, la crise des carburants est là, l'inflation commence à réapparaître, le bilan commence à être extrêmement lourd et il reste à peine 8 mois pour essayer d'inverser la tendance et d'offrir une sortie par le haut. Pour l'instant, cette sortie n'apparaît pas.

Le plafonnement, encore une fois, c'est égal à la pénurie. On ne

17:19
Locuteur

va

17:19
Invité

pas demander aux distributeurs de vendre à perte.

17:22
Locuteur

Donc,

17:23
Invité

c'est une solution qui paraît magique pour le consommateur. Mais ça va être assez délétère et surtout, ça va avoir des conséquences très dommageables pour la distribution de l'essence. Est-ce que les oppositions espèrent que ce soit dans le fond un blocage ou un plafonnement des prix pour les consommateurs que le gouvernement compenserait une forme de subvention aux distributeurs pour qu'ils continuent à vendre leur essence ? Si c'est ça, encore une fois, il faut nous expliquer comment on le finance. On le finance par plus de déficit, par plus de dettes. Et celui qui gagnera présidentielle, il arrivera avec un budget qui ne lui permettra pas, en réalité,

18:12
Locuteur

de

18:12
Invité

mettre en place la moindre promesse électorale.

18:15
Locuteur

Donc,

18:15
Invité

encore une fois, on est dans une équation

18:17
Locuteur

impossible.

18:19
Invité

Et vous avez raison, les Français, quand même, peut-être le sentent un peu jusqu'à ce qu'ils ne le supportent plus. Mais

18:24
Locuteur

ils

18:25
Invité

partent moins en week-end. Les caddies sont moins pleins. Pour l'instant, ils font des arbitrages. Il faudrait que l'augmentation cesse. Les personnes, vraiment, le disent, ça m'interpelle, la sortie par le haut. À sa manière, Emmanuel Macron l'a trouvé, puisque lui, il réunit le monde spatial et les astronautes. Donc, il se place ailleurs. Il est vraiment déjà sur une autre planète, si je puis dire. Parce qu'en fait, pour lui, son propos est vraiment de prendre la hauteur. Alors que les Français sont dans une logique, on l'entend, et on en parle depuis tout à l'heure, très terre-à-terre.

Je me demande comment, d'ailleurs, ils ont perçu, et ils perçoivent ces jours-ci, le fait qu'on ait cette distorsion d'intérêts. Je pense qu

19:05
Locuteur

'ils ne perçoivent pas.

19:05
Invité

Je pense que pour les Français, ça passe complètement inaperçu.

19:09
Locuteur

Ça ne va pas accentuer la tête, on va dire. Et Emmanuel

19:10
Invité

Macron,

19:11
Locuteur

c

19:11
Invité

'est déjà du passé.

19:12
Présentateur

Ça ne

19:12
Locuteur

va

19:12
Présentateur

pas accentuer le procès en déconnexion ?

19:15
Invité

De toute

19:15
Présentateur

façon,

19:16
Locuteur

c'est fini. Les Français qui n'arrivent pas à remplir leur caddie, à faire leur plan, et Emmanuel

19:19
Présentateur

Macron qui

19:19
Locuteur

n'a

19:20
Invité

jamais fait un lien avec les Français, ce n

19:21
Locuteur

'est

19:21
Invité

pas maintenant qu'il le fera.

19:23
Locuteur

Même si c'est important. Si vous en parliez, il y a eu

19:26
Invité

beaucoup d'annonces de contrats pour les entreprises françaises, pour Ariane, qui est très présente en Nouvelle-Aquitaine, puisqu'elle a 3400 salariés.

19:32
Locuteur

Je

19:32
Invité

peux vous dire que ça, ça compte. Quand vous annoncez 10 lancements de plus pour Ariane 6, c'est de l'économie qui arrive directement dans les territoires. Ça, c'est lancé, c'est le contrat Amazon. Vous avez trois ans de carnet de commandes qui sont lancés chez Ariane Group et chez Ariane Espace pour ces contrats spatiaux. Donc ça, c'est quand même très important. Ça, c'est de l'économie réelle pour le coup, puisque c'est des programmes qui sont déjà lancés et qui se continuent. Je ferme la parenthèse. Maintenant, ça n'empêche, ça ne nous fera pas effacer ce sujet des carburants qui est majeur et qui va vraiment empoisonner toute cette rentrée politique.

20:02
Présentateur

Parce qu'effectivement, la crise risque de durer. Les prix à la pompe risquent de continuer à augmenter parce que ça se tend dans le détroit d'Hormuz. Et on va écouter ce que disait, il y a quelques heures, le président américain, Donald Trump.

20:17
Locuteur 1

Cette guerre s'arrêtera immédiatement après notre élection. Merci beaucoup.

20:22
Présentateur

C'est-à-dire les midterms. On est donc le 3 novembre, les élections de demi-mandat aux États-Unis. Alors, on avait dit un temps que ce serait un coup prêt pour Donald Trump qui voudrait absolument terminer cette guerre avant les midterms pour ne

20:35
Locuteur

pas

20:35
Présentateur

que ça n

20:36
Locuteur

'ait

20:36
Présentateur

de conséquence sur cette élection. Finalement, changement de discours, Michael, Elisabeth. On n

20:43
Locuteur

'en

20:43
Présentateur

est plus là. C'est-à-dire que les perspectives sont plus à long terme et que la crise, du coup, sur les carburants risque de durer. Oui,

20:51
Invité

parce que Donald Trump n'arrive pas à finir cette guerre parce qu'il ne la gagne pas, parce que militairement, contrairement à tout ce qu'on avait prédit, l'Iran reste une nuisance, continue de frapper les pays alliés aux États-Unis dans la région et que le régime tient.

21:08
Locuteur

Et

21:09
Invité

surtout,

21:10
Locuteur

il

21:11
Invité

n'a pas débloqué Donald Trump. Le détroit dorme. Cette nuit, dans le même discours, puisqu'il est allé à une convention républicaine, il a annoncé que le détroit était rebaptisé le détroit Trump.

21:23
Locuteur

Il

21:23
Invité

ne cesse, pardon, de vendre des balivernes aux Américains, comme son chèque de 5 000 dollars, d'ailleurs, si jamais il gagnait les deux chambres. Bref, Donald Trump ne gagne pas cette guerre et on est en train de se dire, en effet, les experts commencent à dire que ça va durer dans le temps et qu'il faudra attendre une autre administration pour qu'on mette fin à ce conflit. Mais Trump, lui, est enlisé. Et une fois, il frappe. Une fois, il ne frappe pas. Et dans l'intervalle, il dit toujours qu'il a gagné alors qu'il n'a pas gagné. Oui, rappelez-vous, avant qu'il revienne à la Maison-Blanche, il avait promis de mettre un terme à la guerre en Ukraine en une semaine. Bon, on est toujours au

22:06
Locuteur

même point.

22:07
Invité

On est toujours au même point. La guerre en Iran devait être claire. Là encore, c'est un échec total. Et sur la question de est-ce que ça va durer, sans doute, mais il y

22:14
Locuteur

a

22:14
Invité

un vrai problème d'armement aux Etats-Unis. On sait qu'il y a un problème sur l'approvisionnement en missiles. C'est d'ailleurs pas non plus un hasard si les Ukrainiens ont autant de mal à avoir des missiles patriotes. C'est parce que les stocks américains ont quand même été mis à rude épreuve dans les frappes contre l'Iran. L'Iran se prépare depuis des années à un conflit avec les Américains. On sait qu'ils ont enterré quantité d'installations. Ils ont aussi des installations mobiles pour pouvoir frapper. Et la meilleure preuve, c'est que l'Iran continue de frapper.

22:39
Locuteur

C

22:40
Invité

'est que ça devrait quand même interpeller tout le monde qu'après tout ce qu'ils ont essuyé comme frappe, y compris contre des hauts responsables, des dignitaires du régime iranien, l'appareil militaire continue de fonctionner puisqu'il y a encore des frappes régulièrement en riposte aux frappes américaines. Donc il y a un problème de lecture. Mais ça, on ne découvre pas aujourd'hui ni la psychologie ni l'attitude de Donald Trump qui dit tout et son contraire dans la même journée. Donc il peut dire que ça va durer,

23:06
Locuteur

il

23:06
Invité

peut dire que ça va s'arrêter. Au fond, ça ne change rien. La question est posée. Le Détroit n'est pas libéré. Les pétroliers continuent d'être frappés. Et la crise est toujours là.

23:16
Présentateur

Et du coup, ça joue sur les variations du prix du pétrole et donc sur les prix à la fin

23:20
Locuteur

? Ah

23:20
Invité

oui, bien sûr. Maintenant, c'est la géopolitique à la maison. Et on le voit effectivement, évidemment, en France depuis déjà quelques années, mais là encore plus depuis le début de cette crise économico-politique. Si on veut des perspectives, eh bien, il faut se dire, ce qui est une réalité, à partir de novembre, là, 2026, l'après-train va commencer. Il va mettre un certain temps, évidemment, à se cristalliser, bien entendu. Mais la fin de son mandat va donc maintenant commencer à être vraiment à l'agenda, comme on dit.

Et donc, vraisemblablement, peut-être, en fonction des personnalités qui vont se manifester, émerger pour pouvoir prendre la suite, on va voir dans quelle mesure la situation peut être débloquée. Mais sur le plan, je dirais, macro-politique ou géopolitique, on est dans une ère de chaos. On voit bien qu'il y a énormément de modes de fonctionnement dans les relations internationales, dans les modes économiques, dans le mode, je dirais, de vivre, en particulier en Occident. Il y

24:21
Locuteur

a

24:21
Invité

de grands bouleversements qui se mettent en place, liés aux secousses dans ces régions-là. Et vraisemblablement, la campagne présidentielle française va être, je dirais, vrillée par cette situation géopolitique. Ce qu'on mesure, c'est notre dépendance. Notre catastrophique dépendance. Et d'ailleurs, c'est intéressant, parce qu'on dit que la voie de sortie, c'est l'électrification. C'est vrai, mais on passera d'une dépendance au pétrole américain, au gaz russe. On achète encore du gaz russe. C'est quand même extravagant. Plus de 4 ans après la guerre, à une dépendance à l'égard de la Chine.

Parce que l'électricité, le tout électrique, évidemment, ça nous mettra aussi entre les mains de la Chine, qui a les matières premières. Donc, c'est ça qu'on mesure aujourd'hui. À chaque fois qu'il y

25:13
Locuteur

a

25:13
Invité

une secousse, dans la région productrice de pétrole en particulier, eh bien, nous, le carburant monte. On l'a compris. Et donc, seul un cessez-le-feu,

25:24
Locuteur

seul

25:25
Invité

un cessez-le-feu permettra de revenir à des niveaux supportables.

25:28
Présentateur

Et on le voit, ça a des répercussions sur la France, sur les prix à la pompe. Est-ce que la France est condamnée à être spectatrice de tout ça ?

25:35
Locuteur

Mais

25:35
Invité

pas que la France, les Européens aussi. Quand vous voyez sur cette guerre en Iran, le discours européen est quand même assez édifiant. Tout le monde est encore tétanisé par Trump. Il n'y a pas vraiment d'opposition très claire à la politique internationale de Trump. Il y a évidemment des prises de parole. Mais est-ce que l'Europe fait bloc ? Est-ce que l'Europe apparaît comme un contrepoids ? C'est dans les crises qu'il faut justement apparaître. Elle a très bien su se regrouper sur la question ukrainienne. Y compris faire la contradiction aux Américains sur la question ukrainienne. Mais là, sur la question iranienne, ça fait beaucoup trop.

Pourtant, c'est maintenant que l'Europe doit s'affirmer, que les nations européennes doivent faire bloc et ramener la question de l'Union européenne sur le devant de la table. Et se poser en alternative, ce n

26:15
Locuteur

'est

26:15
Invité

pas du tout ce qu

26:16
Locuteur

'on

26:16
Invité

voit. Il y a encore une forme de tétanique à cet égard-là. Les Européens achètent encore de l'armement

26:21
Locuteur

aux

26:22
Invité

États-Unis. On est encore dans cette relation-là.

26:24
Locuteur

Juste les mid-term,

26:24
Présentateur

ça va changer ? Si Trump les perd, ça va changer les choses ?

26:27
Invité

On verra. Déjà, s'il y a un résultat électoral qui consacre une défaite de Donald Trump, ce sera quand même un désaveu extrêmement profond pour quelqu'un qui avait fait une campagne notamment sur le pouvoir d'achat des Américains. Merci

26:39
Présentateur

beaucoup. Merci à tous les trois. Merci Jefferson, Elisabeth et Kael. On se retrouve la semaine prochaine. Merci à tous de nous avoir suivis. Excellente journée sur Public Sénat.

26:49
Locuteur

Public

26:50
Présentateur

Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous a proposé Bonjour Chez Vous. Retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat.