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InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 1 juin 2021 21 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsSécuritéSantéEurope & international

L'invité de Bourdin Direct : Christian Estrosi - 01/06

Au micro : Jean-Jacques BourdinSource d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:49OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'aujourd'hui, il y a chez les Républicains des hommes et des femmes qui sont plus proches de Marine Le Pen que d'Emmanuel Macron ?

  • 3:00OuverteRéponse partielle

    Lorsque vous pensez à ceux qui ont franchi le pas vers Marine Le Pen, vous pensez à qui ?

  • 4:21OuverteRéponse directe

    Est-ce que les Républicains offrent la présidence de la République à Marine Le Pen ?

  • 5:56OuverteRéponse directe

    En 1998, vous n'étiez pas partisan d'une alliance avec l'extrême droite ?

  • 6:22OuverteRéponse directe

    Marine Le Pen n'est pas l'ennemi de la République, dit Guillaume Pelletier. Vous partagez ?

  • 8:36OuverteRéponse partielle

    Les faiblesses d'En Marche, les ambiguïtés de LR, ça vous ouvre la porte à quoi ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Invité politiqueFait
    « Ils sont plus proches de nous que d'Emmanuel Macron »
  • 2:37Invité politiqueChiffre
    « financée pour 250 millions d'euros par le gouvernement actuel »
  • 9:43Invité politiqueChiffre
    « 43% pour Mariani au premier tour »
  • 9:45PrésentateurChiffre
    « 10 points de plus que Renaud Muselier »
  • 9:51PrésentateurChiffre
    « 70% d'abstention »
  • 12:30PrésentateurChiffre
    « Un milliard de cent millions d'euros pour les polices municipales dans ma région »
  • 12:42PrésentateurChiffre
    « Le budget de la région est de 2 milliards d'euros par an »
  • 20:02PrésentateurChiffre
    « Nous sommes à plus de 51% de vaccination à partir des plus de 18 ans »
  • 20:07PrésentateurChiffre
    « La moyenne nationale est autour de 48-49 »
  • 20:13PrésentateurChiffre
    « Nous avons deux tiers de deuxième vaccination »

Temps de parole

  • Présentateur83 %
  • Invité politique17 %

0,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC. RMC Bourdin Direct, Jean-Jacques Bourdin.

0:07
Invité politique

Christian Estrosi, bonjour. Bonjour. Merci d'être avec nous. Maire de Nice, présidente de la métropole Nice-Côte d'Azur, président fondateur de la France audacieuse. Guillaume Pelletier, que vous connaissez bien, numéro 2 des Républicains, vice-président des Républicains, assume avoir les mêmes convictions que Robert Ménard. Il a dit ce qu'un bon nombre d'élus républicains pensent. « Ils sont plus proches de nous que d'Emmanuel Macron », explique Robert Ménard qui était à votre place. Et hier matin, est-ce la réalité aujourd'hui ? Est-ce qu'aujourd'hui, il y a chez les Républicains des hommes et des femmes qui sont plus proches de Marine Le Pen que d'Emmanuel Macron ?

0:49
Présentateur

Vous me posez la question au sujet d'un parti dont je ne suis plus membre. Oui, vous l'avez quitté. Mais mon regard, en tout cas... Mais vous le connaissez bien. ...m'amène à regretter que la clarification qui est faite aujourd'hui et que je salue de la part à la fois de Damien Abad, de Christian Jacob, de M. Larcher, interviennent un peu trop tard. Ils le font, j'en m'en réjouis. Mais lorsqu'il y a quatre semaines, je demandais une clarification face à cette espèce de ni Macron, ni Le Pen affirmée par certains où on sentait que les digues étaient en train de lâcher, ils ont refusé à ce moment-là d'apporter cette clarification. Ils l'amènent aujourd'hui. Mais les digues ont lâché.

Vous venez de le rappeler. Donc, un certain nombre ont déjà franchi le pas en direction du parti de Mme Le Pen.

1:42
Invité politique

Oui, je vais y revenir. Mais vous étiez un malfaisant il y a quelques semaines.

1:46
Présentateur

J'étais un malfaisant. Un malfaisant. Parce que trop gaulliste, trop RPR, trop UMP, trop républicain versus Nicolas Sarkozy et commettant le crime de lèse-majesté de signer des contrats de 5 milliards d'euros de relance pour ma région avec le Premier ministre. C'était mal de parler avec le Premier ministre. C'était mal de parler avec le Président de la République qui pourtant, là où M. Hollande nous a méprisés pendant près de cinq ans, apportaient des réponses à l'ensemble des dossiers pour lesquels nous avions besoin en matière de compétitivité, de transition écologique, de sécurité.

Enfin, quand j'ai un commissariat et un hôtel de police que je réalise ou je mutualise, police nationale, police municipale, financée pour 250 millions d'euros par le gouvernement actuel, et je remercie le Président et le Premier ministre et le ministre de l'Intérieur, je me fais accuser de malfaisant parce que je leur parle. Mais ce sont mes concitoyens qui m'en voudraient. Si leur maire ne parlait pas avec le Président de la République ou le Premier ministre, j'ai parlé à tous les Présidents de la République dans l'intérêt de ma collectivité d'abord.

3:00
Invité politique

Christian Sorsi, c'est votre première interview radio-télé, d'ailleurs, depuis ces événements-là. Lorsque vous pensez à ceux qui ont franchi le pas vers Marine Le Pen, vous pensez à qui ? Vous pensez à Nadine Morano ? Vous pensez à Guillaume Pelletier ? Vous pensez à Éric Ciotti ?

3:15
Présentateur

Vous savez, chaque fois que vous m'invitez, je me refuse à citer des noms. Oui, vous pensez à ceux-là. Mais je pense à tous ceux que vous avez reçus sur ce plateau et qui vous l'ont confirmé. C'est-à-dire ? Lorsque le Président de la Commission Nationale d'Investiture Éric Ciotti des Républicains dit « Je voterai contre Muselier et Estrosi en région Sud-Provence-Alpes-Côte d'Azur », ça veut dire qu'il va voter pour le Front National ?

3:44
Invité politique

Pour le Rassemblement National, oui. Oui, c'est pareil. Pareil. C'est pareil. Il va voter pour le Rassemblement National. Mais ça veut dire quoi ? C'est-à-dire que ceux-là... Vous lui avez bien posé la question.

3:55
Présentateur

Je lui ai posé la question. Et c'est bien ce qu'il vous a répondu. Oui, oui. Eh bien voilà. Nous y sommes. Les digues ont cédé. C'est fait. Les digues ont cédé. Ça y est. Bien évidemment. C'est pour ça qu'aujourd'hui, M. Jacob, M. Abad, M. Larcher se battent comme de beaux diables pour essayer de revenir à la doctrine qui avait été fixée par Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy et que certains, aujourd'hui, ont choisi d'enfreindre définitivement.

4:21
Invité politique

Est-ce que les Républicains offrent la présidence de la République à Marine Le Pen ? Pourraient offrir la présidence de la République à Marine Le Pen avec ses départs possibles vers le Rassemblement National ?

4:33
Présentateur

Bon, permettez-moi, avec sérieux, de m'adresser à l'immense majorité des électeurs qui restent très attachés aux Républicains et auxquels, moi-même, je reste très attaché, pour lesquels j'ai du respect parce que je suis des leurs moralement. Oui. Et de la plupart des responsables parlementaires des Républicains qui restent attachés à ces lignes rouges infranchissables, fixées par Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy. Et de leur dire que, naturellement, ce n'est pas parce que quelques-uns, aujourd'hui, se laissent aller à ces errements que c'est l'ensemble de cette formation qui s'inscrit dans l'histoire de notre pays et qui, sans doute, aura encore un rôle à jouer, je l'espère en tout cas.

Et si elle n'est pas en mesure de le jouer, forcément, il y aura une recomposition autour d'une grande formation de droite, du centre. Je vais y venir. Parce que nous voyons bien aussi qu'en marche, rien n'est tout clair, rien n'est parfait et que, pour le prochain président de la République, il faudra bien qu'il y ait une majorité qui lui permette au concret, déjà, de faire des réformes constitutionnelles dont nous voyons bien que le Parlement ne suffit plus à le faire puisque le Conseil constitutionnel en matière de sécurité vient à casser régulièrement des mesures parce qu'elles ne sont pas inscrites dans la Constitution.

5:56
Invité politique

Christian Estrosi, en 1998, vous n'étiez pas partisan d'une alliance avec l'extrême droite ? Jamais.

6:02
Présentateur

Lors des régionales ? Jamais. Jamais ? Jamais, jamais. Et c'est même le président socialiste.

6:07
Invité politique

Pour éviter que la gauche ne prenne la présidence du Conseil régional ?

6:11
Présentateur

C'est même le président socialiste élu à cette occasion, M. Michel Vosel, qui répondait hier à une interview dans Nice Matin en disant « Je sais que Christian Estrosi n'a joué aucun rôle dans ce sens-là. »

6:22
Invité politique

Marine Le Pen n'est pas l'ennemi de la République, dit Guillaume Pelletier. Vous partagez ? Est-ce qu'elle est l'ennemi de la République ?

6:29
Présentateur

Il faut toujours être prudent sur les mots. Oui. Je n'ose pas imaginer que quelqu'un qui participe à l'esprit de la démocratie ou en tout cas qui concourt puisse être l'ennemi de la République. Mais enfin, moi j'attends de Mme Le Pen qui n'a toujours pas renié sa filiation sur un certain nombre de positions que j'ai à l'esprit et qui m'ont horrifié en ces périodes-là de la part de son père sur la Shoah, sur les fonds crématoires, sur des sujets de révisionnisme où aujourd'hui il serait simple comme Jacques Chirac a pu le faire à l'égard de Pétain lorsqu'il a reconnu la responsabilité de l'État français. Elles disent « Voilà, il y a des responsabilités historiques dans mon mouvement.

Et aujourd'hui je les dénonce. Et je remets en cause tout cela. Bon, aujourd'hui, je veux dire... Il y a des extrémistes

7:32
Invité politique

autour d'elle, il y a des extrémistes autour d'elle...

7:35
Présentateur

Mais c'est un mouvement extrémiste. Et ceux qui le rejoignent sont bercés par cet extrémisme.

Voilà pourquoi lorsque, encore une fois je le redis parce que c'est ma filiation gaulliste, chiracienne, sarkoziste, je ne me reconnais que dans cette détermination à ne pas franchir cette ligne droite infranchissable, quand il y a un deuxième tour aux élections présidentielles et que vous avez Emmanuel Macron qui est candidat face à Marine Le Pen et que j'appelle comme l'ont fait Édouard Philippe, Darmanin et bien d'autres dans ma formation politique de l'époque à dire « On vote clairement pour Emmanuel Macron » parce que c'est avec lui qu'on barrera la route à Marine Le Pen et que d'autres disent « On ne donne pas de consigne de vote » et bien pour moi ça n'est pas acceptable parce que nous savons que c'est aussi un gros danger que nous faisons porter ne serait-ce que pour l'attractivité, la compétitivité, la croissance, l'emploi dans notre pays qui sera mis au banc des pays de l'Europe.

Les faiblesses

8:38
Invité politique

d'En Marche, les ambiguïtés de LR, Christian Estrosi, ça vous ouvre la porte à quoi ? À la formation d'un rassemblement derrière le président de la République pour la présidentielle prochaine. Est-ce que vous allez faire à travers votre mouvement La France Audacieuse créer peut-être un nouveau parti ?

8:57
Présentateur

Je n'ai pas dénoncé le fait que pour une élection locale qui se déroule dans trois semaines et qui est de la plus haute importance d'énoncer qu'un grand nombre de formations politiques pour enjamber cette échéance et ne penser qu'à la présidentielle et aux législatives. Nous prenons nos tâches, nous, les élus locaux, pour vous dire aujourd'hui ce que sera ma pensée pour demain. Aujourd'hui, il n'y a qu'un objectif, c'est conserver cette région que j'ai gagnée il y a six ans avec Renaud Muselier qui a un bilan formidable et que nous soyons capables de rassembler le plus largement possible pour poursuivre ce que nous avons réalisé au moment où nous nous parlons. Je crois que les Français...

9:43
Invité politique

43% pour Mariani au premier tour.

9:45
Présentateur

Oui, surtout... 10 points de plus que Renaud Muselier. 70% d'abstention. 70% d'abstention. Pourquoi ? Parce que les gens n'attendent qu'une chose de notre part, les protéger. Je suis maire d'une grande ville de France. La seule chose qu'ils attendent de notre part, c'est que nous soyons en responsabilité jusqu'au dernier jour. Voilà pourquoi vous savez ma campagne électorale. Ça ne va pas être d'aller distribuer des tracts, de faire de la politique politicienne. Ils attendent de leur maire dans la cinquième ville de France comme pour chacun de ceux qui sont sur ma liste et sur celle de Renaud Muselier.

d'être aux commandes, d'être dans l'action, de vacciner, vacciner, vacciner, d'aller sur le plan de relance économique, de défendre l'emploi. Ce sont ces sujets qui les intéressent. La tambouille politicienne,

10:34
Invité politique

ils n'en peuvent plus. Mais je ne sais pas s'ils ne peuvent... Oui, mais beaucoup d'électeurs de droite... Et c'est pour ça

10:39
Présentateur

que vous ne m'y ferez pas

10:39
Invité politique

participer aujourd'hui. Oui, mais beaucoup Christian Estrosi d'électeurs de droite se reconnaissent en Thierry Mariani, ancien du RPR, ministre de Nicolas Sarkozy, ancien maire de Valréas dans le Vaucluse. Alors, voilà un homme de votre région. Eh bien, je dis deux choses.

10:57
Présentateur

Deux choses à ceux qui pourraient et qui ne sont pas si nombreux que cela, à mon avis. Nous le verrons bien en passant la ligne d'arrivée. Ce qui compte en politique, c'est d'être sérieux. C'est de ne pas raconter n'importe quoi, puisque aujourd'hui, ce monsieur s'identifie au Rassemblement National. Mais au fond, c'est la même doctrine, c'est la même méthode de communication. Par exemple, c'est de dire il ne se passe rien pour les transports ferroviaires. Ah bon, mais monsieur, vous avez été ministre des Transports. Et comment avez-vous servi votre région ? Aucune avancée. Aujourd'hui, avec Renaud Muselier, nous avons signé un contrat de plan pour les cinq ans qui viennent.

On va livrer un pôle multimodal ferroviaire à l'aéroport international de Nice, un passage souterrain à la gare Saint-Charles à la Marseille, une des certes des grandes lignes à la ville de Cannes. Deuxième exemple, je crois que c'est chez vous, monsieur Mariani, disait, à une question que vous lui posiez, mais la sécurité n'est pas de la compétence de la région. Il disait, c'est vrai, ce n'est pas de la compétence, mais quand même, je vais faire. Vous savez comment ? On est dans les maires qui financent leur police municipale. Chaque fois qu'un maire mettra un euro pour sa police municipale, moi, je mettrai un euro de la région.

Manque de chance pour lui, il se trouve que je suis président de la Commission nationale des polices municipales de France et que je connais exactement l'engagement des maires dans ma région pour les polices municipales. Vous savez de combien il est par an ? Un milliard de cent millions d'euros. C'est-à-dire que devant vous, monsieur Bourdin, monsieur Mariani, dit, je mettrai un milliard de cent millions d'euros pour les polices municipales dans ma région. C'est-à-dire que quand on sait que le budget de la région est de 2 milliards d'euros par an, où va-t-il financer ?

Les lycées, la formation professionnelle, les transports, le développement économique, la croissance, la transition écologique, c'est-à-dire toutes les autres compétences, sans compter les charges de fonctionnement de la région. Vous voyez bien que tout cela n'est pas sérieux et que les électeurs de droite dans ces trois semaines de campagne vont le mesurer.

13:07
Invité politique

Bien, Christian Estrosi, un mot quand même sur la présidentielle. Vous soutiendrez Emmanuel Macron ?

13:12
Présentateur

Je vous ai dit que je n'en géromberai pas. Vous n'en parlerez pas. Mais qu'avec un certain nombre de grands élus locaux, nous considérons qu'il y a un vaste espace pour la droite et pour le centre. Et de manière girondine, aujourd'hui, la France des territoires, celle qui est oubliée de grandes lois de décentralisation qui n'ont pas été au rendez-vous ces dernières années.

13:35
Invité politique

C'est cette France des territoires qui va se réunir, qui se réunit, qui est déjà réunit.

13:40
Présentateur

Donc, je dis deux choses. Un, je souhaite la réussite de mon pays. Je vois que certains paris pour l'échec, pour qu'on soit dans une crise sociale, une crise économique, après la crise sanitaire. Je veux qu'on gagne la vaccination. Je veux qu'on ne rentre pas dans une quatrième vague à l'automne prochain. Je veux que nous ayons une relance économique grâce au plan de relance mis en place par le gouvernement. Eh bien, si nous avons ces résultats à la clé et que la France a gagné, que les Françaises et les Français peuvent s'en sortir, je n'irai pas reprocher au président sortant d'avoir réussi tout cela. Et donc, il y a un moment où il y a un devoir aussi de reconnaissance et de loyauté.

Mais, je ne me prononcerai qu'à partir d'une plateforme législative qui m'assurera notamment, en matière de sécurité, en matière de santé publique, en matière de transition écologique, qu'il y aura une vraie décentralisation en faveur des territoires. Donc,

14:35
Invité politique

plateforme législative l'année prochaine, enfin, la saison prochaine, juste avant la présidentielle et là, vous prononcerez. C'est ce que j'ai compris, c'est ce que je résume.

14:46
Présentateur

Mais qu'on nous donne le pouvoir. Nous avons démontré pendant toute cette année que sans les collectivités locales, l'État était nu et qu'il comprenne une fois pour toutes qu'il sera grand gagnant en matière de sécurité. Si enfin, on nous donne le pouvoir avec... Et est-ce que vous accepteriez

15:02
Invité politique

d'être ministre ou premier ministre d'Emmanuel Macron ? Jamais. Jamais ? Jamais. Jamais. Mais jamais, mais ça... Attention, parce qu'ici, jamais. Vous resterez maire de Nice. Jamais.

15:12
Présentateur

Mais je me suis engagé auprès des... Vous savez, j'ai été trois fois ministre. Oui. J'étais président de la région. Oui. Je l'ai quitté au lendemain d'un 14 juillet 2016 où la barbarie islamiste a tué 86 personnes sur la promenade des Anglais à Nice parce que ma ville avait besoin de moi. Aujourd'hui, elle est redressée. Aujourd'hui, elle ne cesse de gagner des parts de croissance, d'affirmer des solidarités, de rentrer dans un verdissement et une mobilité et une sécurité qui est reconnue par tous. Donc, j'ai décidé de consacrer toute mon énergie à cela.

Je ne me laisserai pas entraîner dans des responsabilités nationales même si je prendrai ma part à défendre les territoires de France avec les présidents de régions qui me sont proches, avec les maires de petits villages comme de grandes villes qui me sont proches et veiller à ce qu'enfin le président de demain, le gouvernement de demain partage les responsabilités y compris celles qu'on appelle régaliennes en matière de sécurité avec les territoires qui sont les mieux à même d'y répondre.

16:24
Invité politique

J'en reviens à Guillaume Pelletier, un mot pour parler de sécurité qui propose une justice exceptionnelle pour le terrorisme, le veut rétablir une cour de sûreté de la République pour condamner sans appel possible les individus radicalisés. Qu'en pensez-vous ?

16:36
Présentateur

Pourquoi pas remettre la section spéciale ? Bon, allez,

16:43
Invité politique

un peu de sérieux. Oui, ce n'est pas sérieux. La sécurité qui est l'immense faillite du quinquennat d'Emmanuel Macron, c'est ce que dit Xavier Bertrand.

16:52
Présentateur

Vous partagez ? Je pense que ça a d'abord été l'immense faillite du quinquennat de François Hollande que nous avons hérité d'une situation difficile, mais il y a une réalité. Il y a aujourd'hui une loi de sécurité globale. Oui. On discute aujourd'hui au Parlement une loi anti-terrorisme avec des éléments, enfin que je réclame depuis des années en matière d'intelligence artificielle, notamment avec l'étude des algorithmes qui peut permettre de pouvoir collecter des données importantes en matière de lutte anti-terrorisme. J'aurais préféré qu'il y ait un grand débat global justice avec M. Dupond-Moretti, sécurité globale avec M.

Darmanin, aujourd'hui anti-terrorisme et que tout cela soit dans un tout pour qu'il y ait plus de cohérence et de coordination. Je souhaiterais qu'on aille beaucoup plus loin, notamment avec la reconnaissance faciale et donner aux maires la capacité de connaître sur le territoire de leur commune les fichiers S, leur donner des pouvoirs de police administrative pour fermer des endroits qui sont occupés sans droit ni titre et où il faut des procédures qui durent des mois et des mois pour obtenir des tribunaux les décisions nécessaires.

Il faut dire aussi que le Conseil constitutionnel ne nous a pas beaucoup aidé lorsque sur la loi de sécurité globale alors que ce gouvernement pour la première fois donnait aux maires des responsabilités. Lutte contre les rodéos, lutte contre le trafic de drogue, les contrôles d'identité et mieux encore l'utilisation des drones que nous avions déjà expérimentés qui étaient prêts à être opérationnels en étant raccordés à nos circuits de vidéosurveillance et à donc pouvoir tracer de partout dans la ville les délinquants que nous poursuivions. Et paf, le Conseil constitutionnel dit que ce n'est pas constitutionnel donc on ne transmettra pas au maire cette responsabilité.

Eh bien, le Conseil constitutionnel était mal avisé. Il fragilise la sécurité des personnes. Ce n'est pas la responsabilité du gouvernement parce que lui avait eu le mérite avec les parlementaires que je remercie d'avoir voté ses dispositions de prendre les décisions nécessaires. Mais ça veut dire qu'il faudra une réforme constitutionnelle et pour ça il faut une majorité des deux tiers au Congrès.

Et donc il faudra qu'il y ait une plateforme législative claire pour apporter au Président quel qu'il soit la prochaine fois une majorité au Congrès pour aller vers une grande réforme constitutionnelle notamment pour éradiquer le terrorisme et l'insécurité qui pourrissent la vie de tous les Français au quotidien.

19:34
Invité politique

Christian Strosi un mot pour terminer sur le vaccin vaccination obligatoire est-ce qu'il faut rendre la vaccination obligatoire ?

19:41
Présentateur

Oui je le pense je le pense parce que nous ne sommes pas à l'abri d'une quatrième vague j'appelle tout le monde à la responsabilité voyez-vous sur la plateforme de la métropole de Nice mais aussi sur le département avec ce qu'ont fait les villes de Cannes d'Antibes de Grasse ou de Menton où nous avons été tous très coordonnés nous sommes à plus de 51% de vaccination à partir des plus de 18 ans la moyenne nationale est autour de 48-49 et nous avons deux tiers de deuxième vaccination on a même engagé des troisièmes vaccinations j'ai fait le pari j'ai fait le pari qu'avant la fin du mois de juin je serai à 60 et que nous serions à 70% avant la fin de l'été mais si on n'est pas à 75 ou 80 avant la fin de l'été sur l'ensemble de l'hexagone ça veut dire que nous n'aurons pas une immunité collective qui nous garantira pour l'avenir voilà pourquoi là où on sent qu'il y a des inquiétudes face à quelquefois une sorte de complotisme sur le vaccin il faut vraiment dire aux françaises et aux français d'aller se faire vacciner

20:50
Invité politique

et rendre la vaccination obligatoire s'il le faut

20:53
Présentateur

le passeport sera une bonne chose parce que quelque part si l'on veut voyager on sait qu'il faudra se faire vacciner je l'ai toujours soutenu c'est une bonne traçabilité en même temps et en même temps le rendre obligatoire parce que c'est la condition que chacun se protège pour protéger l'autre

21:11
Invité politique

merci Christian Estrosi d'être venu nous voir ce matin sur RMC et BFM TV