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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 1 juin 2026 10 min

Vincent Jeanbrun, ministre du Logement, est l'invité de la matinale de franceinfo

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Vincent Jambrin. Bonjour. On commence avec la victoire du PSG samedi soir qui remporte pour la remporte pour la deuxième fois la Ligue des Champions.

Le PSG qui gagne, c'est bon pour le moral, c'est bon pour la France. Mais ça fait énormément de de bien au moral et puis c'est une vraie fierté, je crois au-delà des fans du PSG pour tout pour tous les Français qui étaient fiers de cette victoire. Les deux étoiles, un back to back comme ça, c'est quand même assez extraordinaire.

Donc oui, ça a été un vrai plaisir même si on l'a vu, il y a eu des moments qui ont un peu gâché la fête. Il y a justement eu donc cette victoire mais aussi ces violences urbaine he des interpellations, des blessés, des images de chaos malgré 22000 policiers gendarmes mobilisés dans tout le pays. Est-ce qu'il faut s'habituer à ces scènes ?

Est-ce que il y a une forme de fatalisme ? Il faut certainement pas s'habituer à ces scèes. Et d'ailleurs, on voit que ce sont des violences qui sont très déconnectées du monde sportif.

C'est euh vrai à la fête de la musique, c'est vrai au fête d'Halloween. Maintenant, on voit qu'il y a une partie de la société, heureusement encore une minorité mais extrêmement violente et extrêmement présente, qui vient euh gâcher les moments de l' Yes. Parce que il cherche des moments de rassemblement pour avoir plein de spectateurs.

Euh, il cherchent des moments où il y a les projecteurs braqués sur eux et surtout il cherchent les affrontements avec les forces de l'ordre. Cette minorité ultraviolente, d'ailleurs le mot minorité bien utilisé parce que souvent ce sont des des très très jeunes, des mineurs, est un problème de société. Et je moi je je vraiment je veux féliciter les policiers qui avec beaucoup de sang frroid et au péril de leur vie et de leur intégrité physique, vous l'avez dit, il y a eu des blessés, ont réussi à à contenir euh ces ces émeutes.

Qu'est-ce que ça aurait été si il y avait pas eu cette mobilisation policière ? Est-ce qu'il y a une est-ce qu'il y a une spécificité une spécificité parisienne ? Parce que on on a vu ce qui s'est passé à Paris.

En revanche, rien à Lance après la victoire du Hercellence en Coupe de France. prisien à Bordeaux après la victoire des Girondins de en rugby cette fois-ci pour le titre européen. Est-ce que c'est spécifique à l'île-de-France ?

Je je faire très attention à pas stigmatiser les habitants de nos quartiers parce que vous avez 5 à 6 millions de Français qui cherchent à vivre honnêtement dans ces quartiers populaires. Mais on le sait aussi bien souvent ce sont dans ces quartiers que sont installés notamment les narcotrafiquants qui gangrainent nos quartiers et qui installent une culture du gang, une culture de l'hyperviolence. Et c'est évidemment un terau plus favorable pour queil y ait une partie de cette jeunesse de France qui s'habitue à cette violence, qui est s'habitu à être les ennemis des forces de l'ordre et qui vont avec enthousiasme affronter les forces de l'ordre et casser dans Paris.

Bien sûr qu'on a un sujet dans le quartier populaire et moi je l' souvent dit il faut qu'on aille puissance publ alors moi je regardez quand on entend Emmanuel Macron pas puissance publique quand on entend Emmanuel Macron dire qu'il sera intraitable qu'il veut plus voir ça que c'est fini on en a le bol terminé ce sont ces mots mais on fait comment ? On a l'impression que ces paroles du président de la République, ben c'est quand même la forme une forme de preuve d'impuissance publique dans notre système démocratie démocratique. Toute modification intense, elle passe par la loi.

Alors vous l'avez vu, l'Assemblée nationale est très divisée. Il y a pas de majorité très claire aujourd'hui. Or quand on a des lois efficaces, on a des résultats.

Je pense à la loi narcotrafic qui a été portée par Gérald Armanin par exemple. C'est elle est récente mais elle permet d'obtenir des résultats. Actuellement Laurent Nunes, ministre de l'intérieur porte un projet de loi dit repost dans lequel par exemple on va être beaucoup plus réactif et beaucoup plus dur par rapport au mortiers d'artificier parce qu'on l'a vu beaucoup de nos policiers sont attaqués directement par des mortiers comme à l'occasion des émeutes de 2023.

Donc on arrive en changeant les lois à être plus efficace et à donc il faut une réponse pénale plus forte pour les casseurs. Je suis absolument convaincu qu'il faut une réponse pénale beaucoup beaucoup plus forte. Il faut de l'exemplarité.

Il faut deux choses. Euh, immédiaté de la peine, certitude de la peine et donc euh c'est le meilleur moyen de faire la pédagogie et plus largement lutter contre les narcotrafiquants et replanter le drapeau de la République dans les quartiers. Et moi, j'assume le mot, il faut refaire du prosélitme républicain dans nos quartiers.

Faire en sorte qu' un enfant qui grandit sur le territoire français, que ce soit dans la ruralité ou au cœur des quartiers populaires se sentent appartenir au destin national. François Xavier Bami, l'urodéputé, lui il dit il faut expulser les casseurs des logements sociaux s'ils en ont un. Est-ce que vous êtes d'accord ?

Écoutez, c'était ma proposition il y a 2 ans quand j'avais écrit un un rapport suite aux émeutes justement de 2023 sur l'avenir des quartiers populaires. Pour moi, toute personne qui euh bénéficie de la solidité solidarité nationale doit être exemplaire dans son comportement euh parce qu'il y a trop de personnes qui attendent justement ces logements. Moi, moi j'ai été mère pendant 10 ans.

Quand vous avez une maman qui élève seule son gamin et qui souvent dort dans sa voiture, on se dit qu'elle est quand même prioritaire par rapport à des casseurs ou des criminels. Et donc effectivement pas de solidarité nationale pour donc pas d'allocation sociale enf on retire les allocations sociales. Là on parlait des logements sociaux.

Je suis de ce point de vue là sur les allocations familiales. Il faut juste être prudent. Parfois dans une famille vous avez un enfant qui casse qui pose des problèmes, mais d'autres enfants qui sont là et qui ont besoin de ces allocations familiales.

Il faut être juste par rapport à ça. François Xavier Bami, il fait lui le lien entre ces incidents et l'immigration. Euh, idem pour les extrêmes droites européennes.

L'allemande Alisedel, le Néerlandais Gertz Wilder euh prennent eux-mêmes la remigration. Est-ce que ces propos vous choquent ? Est-ce que pour vous c'est de l'ingérence ?

Ah, c'est pas une question. Enfin, pour moi la la question, elle est très claire, c'est est-ce que les personnes qui se comportent mal sont sanctionnées ? Vous avez ceux qui sont nés sur notre sol qui sont français et on a un problème de capacité à intégrer, de capacité à faire société commune et comme je vous le disait tout à l'heure à faire en sorte que nos jeunes se sentent français envie d'être français et d'en respecter les règles et les lois.

Puis vous avez aussi des personnes qui n'ont pas le droit d'être sur le le territoire national qui sont entrés illégalement et cela évidemment ça paraît normal de pouvoir leur demander de repartir chez eux. Mais vous vous ne faites vous ne faites pas le lien entre immigration et violence urbaine. Ce sont deux choses différentes quand même.

C'estàd que quand vous avez une immigration illégale, bah par définition, ils participent à la délinquence puisque ils sont en situation hors de d'être hors la loi. Pour autant, moi ce que j'ai constaté, c'est que aujourd'hui euh la plupart des des jeunes qui sont venus cassés ou ceux qui ont participé aux éme de 2023, ils sont nés en France, ils ont été à l'école de France, ils ont participé aux associations sportives, au club de foot et cetera et et c'est là on voit un échec d'intégration d'abord et avant tout. Euh juste une un dernier mot, vous avez vous-même été victime de violence hein lors des dernières émeutes en juillet 2023.

Euh c'est vrai que vous çavez céit une grande émotion puisque votre maison avait été attaquée à la voiture Bell alors que votre famille était à l'intérieur. Euh vous y vivez toujours. Euh vous avez décidé d'y rester.

Pourquoi ? Oui, c'est une décision qu'on avait pris à l'époque. Euh parce que ma femme considérait à juste titre que c'était pas ce qui nous avaient attaqué de décider où on allait habiter ou vivre. et elle a toujours eu cette phrase qu'elle a toujours on a l'esprit on sera pas des victimes.

C'est nous qui qui sommes debout qui avançons. Voilà, on on avance. L'attractivité de la France est au cœur du 9e sommet de Chus France qui s'ouvre aujourd'hui à Versailles.

Mais c'est vrai que dans de nombreux territoires, les entreprises disent d'avoir du mal à recruter faute de logement accessible. Est-ce que la crise du logement, c'est pas devenu l'un des principaux risques pour l'attractivité économique de la France ? crise du logement, elle touche tout le monde à tous les niveaux et elle mérite d'être effectivement prise à bras le corps et c'est ce qu'a fait le premier ministre en annonçant un grand plan de relance du logement avec un objectif très ambitieux 2 millions de logements d'ici 2030 et vous posez une vraie question000 par c'est 400000 par an et vous posez une vraie question c'est comment on coordonne encore mieux l'activité économique avec le logement pour ça on a des partenaires comme action logement ce qu'à une époque on appelait le 1 % patronal vous savez où on travaille avec eux pour justement améliorer encore cette capacité à accompagner par le logement, les investissements économiques comme ceux que le on arrive à obtenir brillamment avec Chus France.

Donc vous tiendrez ces objectifs hein de de millions de construction de logement d'ici 2030. C'est tout pour et ça passe notamment par un projet de loi relance logement qui sera présenté au Parlement dans les prochaines semaines avec une ambition très forte de simplifier autour de la question de la création d'accélérer les procédures, construire mieux, plus vite, plus et au fond faire ce qu'on a appelé les Jeux Olympiques du logement avec toute l'équipe de France du logement. Euh Gabriel Atal qui a fait son premier meeting de campagne, ça se passait samedi dernier.

Est-ce que vous l'avez regardé ? Vous vous l'avez trouvé comment ? J'ai regardé en replay pour le coup parce que c'est évidemment important.

On l'a senti volontaire, on l'a senti plein d'énergie, on l'a senti aussi dans cet esprit de de pas se tromper d'adversaire. Il a clairement dit que c'était les deux extrêmes qu'il combattaient et certainement pas les membres du socle commun. Et c'est très important parce que à mes yeux, quel que soit le candidat au final, que ce soit Édouard Philippe, Bruno Rotaillot, Gabriel Atal ou peut-être quelqu'un d'autre encore que qui ne s'est pas présenté, il faut qu'on soit rassemblé, il faut qu'on puisse proposer un projet d'espoir et un projet ambitieux aux Français de façon à éviter de passer le second tour d'élection présidentielle à regarder le débat Mélanchant Le Pen, ce qui serait évidemment dramatique pour notre pays.

Vous dites qu'il y aura sans doute encore d'autres candidats peut-être dans cet espace politique. Dominique de Villepin qui a fait quasi candidature euh hier. C'est un bon candidat. [grognement] C'est pas mon premier choix.

C'est pas votre premier choix. Je pense que je pense que ça son positionnement politique n'est pas le mien et il y a beaucoup de de zones d'ombre qu'il faudrait éclaircir dans son parc. Juste un mot très rapide sur votre collègue Annie Jeunevar qui est ministre de l'agriculture qui a été invité par Vincent Boloré.

Autour de la table, il y avait notamment le principal concier de Jordan Bardella, mais aussi la russe Xenia Fedorova qui est propagandiste notoire du régime de Vladimir Poutine. Est-ce que vous vous seriez resté à ce déjeuner ? Elle s'en a expliqué, elle n'était pas au courant de la présence de cette lobbyiste prorusse.

En l'occurrence, je connais Annie Junevar, je connais ses valeurs et aucun doute sur le fait que elle est venue parler de son secteur, elle est venue parler des agriculteurs qu'elle défend avec beaucoup d'énergie. Mais vous vous seriez resté à Ziner si vous aviez vu interlocuteurs parce que entre le fait de ne pas savoir avec qui on dé jeune et puis finalement d'être en face d'eux ça change un peu la pas le contexte précis mais moi j'ai jamais eu peur du débat. Euh la question c'est est-ce que par sa présence elle a elle cautionne ou pas ?

Est-ce que de là vous me posez la question à moi, est-ce qu'on cautionne ou pas ? connaissant un Anunevar, elle ne cautionne pas des idées qui sont qui ne sont pas celles qui défendent les intérêts de notre pays. Merci beaucoup Vincent Jambrin.