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InterviewRTL (sur YouTube)· 7 juin 2026 50 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalJusticeDéfenseSolidarités & famille

Le Grand Jury de Jean-Noël Barrot I intégrale

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 51 %Attaque 30 %Défensif 19 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:36OuverteRéponse directe

    Fiasco, naufrage, honte après la mort de Liana et plusieurs plaintes ignorées : où sont les responsabilités ?

  • 1:31OuverteRéponse directe

    Comment qualifiez-vous ce qui s'est passé dans l'affaire de Liana ?

  • 1:42RelanceRéponse directe

    Vous parlez de fiasco, de naufrage, de honte ?

  • 3:04RelanceRéponse partielle

    Des appels à la démission de Gérald Darmanin, le garde des Sceaux, lancé par exemple ce matin par Mathilde Panot de la France Insoumise : pouvez-vous vous lancer dans une chasse aux responsabilités ?

  • 3:41RelanceRéponse directe

    Très clairement, des gens vont devoir démissionner ?

  • 3:57RelanceRéponse directe

    Des gens vont devoir partir, vont devoir quitter leur fonction ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:07Invité politiqueFait
    « Il y a là, comme l'a dit le garde des Sceaux, une défaillance majeure et un échec immense des pouvoirs publics dont il faudra tirer toutes les leçons. »
  • 2:25Invité politiqueFait
    « Or, la grandeur d'une nation se mesure à la manière dont elle protège les plus vulnérables, à commencer par les enfants. »
  • 4:36InvitéChiffre
    « 400 millions d'euros dans le budget de la justice viennent d'être gelés pour cette année. »
  • 5:12Invité politiqueFait
    « Mais nous ne devons en aucun cas désarmer l'État dans sa dimension régalienne. »
  • 11:31Invité politiqueFait
    « la France est l'un des rares pays du monde et sans doute le seul pays occidental à parler avec les deux parties au conflit. »
  • 11:44Invité politiqueFait
    « nous les pressons de conclure cet accord parce que la situation est insoutenable. »
  • 11:52Invité politiqueFait
    « le prix des hydrocarbures et leur flambée liée au blocage du détroit d'Hormuz ont des conséquences majeures sur l'économie mondiale. »
  • 13:54Invité politiqueFait
    « nous avons décidé d'inscrire le corps des gardiens de la Révolution sur la liste des organisations terroristes. »
  • 15:56Invité politiqueFait
    « C'est ce que nous avons fait il y a dix ans, avec un accord sur le nucléaire iranien. »
  • 17:23Invité politiquePromesse
    « Un hommage lui sera rendu par le ministère des Affaires étrangères qui ouvrira, à la fin du mois de juin, un espace et une plateforme pour les artistes iraniens en exil. »
  • 18:54Invité politiqueFait
    « nous avons pris des sanctions très lourdes à l'encontre du régime iranien. »
  • 19:17Invité politiqueFait
    « L'inscription des gardiens de la Révolution sur la liste des organisations terroristes. »
  • 31:50Invité politiqueFait
    « Je crois qu'il est déjà déstabilisé et que le doute est très largement installé à Moscou »
  • 31:57Invité politiqueFait
    « 4 ans après le début de cette guerre d'agression, guerre coloniale et impérialiste, la Russie est en échec et notamment en échec militaire »
  • 32:12Invité politiqueChiffre
    « La Russie perd désormais 35 000 hommes par mois sur le front »
  • 32:36Invité politiqueFait
    « L'économie russe est en train de s'enliser dans une forme de récession que tous les voyants sont au rouge »
  • 32:43Invité politiqueFait
    « Les taux d'intérêt, l'inflation, en quelque sorte Vladimir Poutine par son choix colonial et impérialiste est en train de discréditer son pays »
  • 33:56Invité politiqueFait
    « Ça veut dire que ce processus va commencer et c'est un processus qui est très exigeant »
  • 34:10Invité politiqueFait
    « Ce qui est le plus exigeant pour les pays candidats, c'est de mettre à jour si l'on peut dire ce qu'ils ont de plus intime : leur constitution, leur état de droit »
  • 35:07Invité politiqueFait
    « Je ne peux pas en conclure que le Rassemblement National est le premier soutien de l'Ukraine, bien au contraire »
  • 42:25Invité politiqueChiffre
    « Quand on entre dans la vie active en France, on y part avec un sac à dos de 50 000 euros de dette publique »
  • 48:33Invité politiqueFait
    « Le pacte sur l'immigration et l'asile, c'est la reprise du contrôle par l'Europe de ses frontières avec des filtrages à l'entrée »
  • 48:55Invité politiqueFait
    « Sans l'impulsion décisive de la France en 2022 quand la France pendant 6 mois présider l'Union Européenne, nous n'aurions ni le pacte sur l'immigration et l'asile ni le règlement retour »

Temps de parole

  • Jean-Noël Barrot69 %
  • Présentateur18 %
  • Invité5 %
  • ?4 %
  • Invité 23 %

≈ 15 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:10
Présentateur

Présenté par Olivier Bost.

0:13
Locuteur

Bonjour

0:14
Présentateur

à tous, bienvenue dans ce grand jury. Nous sommes en direct sur RTL et en direct sur Public Sénat. Bonjour Jean-Noël Barraud. Bonjour Olivier Bost. Vous êtes ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, également vice-président du Modem. Fiasco, naufrage, honte, après la mort de la jeune Liana et plusieurs plaintes ignorées, où sont les responsabilités ? Les politiques peuvent-ils totalement se dédouaner de ces errements de la justice ? Dans le monde, trois conflits et aucune perspective de paix, en Iran, au Liban, en Ukraine. Que peuvent faire la France et l'Europe ? Et face à l'agressivité américaine et à la concurrence des loyales chinoises, quelles sont nos armes ?

Bienvenue dans ce grand jury, Jean-Noël Barraud. Merci. À mes côtés pour vous interroger, Claire Conruite du Fidiaro et Steve Jourdain de Public Sénat. Dans ce grand jury, Jean-Noël Barraud, nous aurons une séquence dédiée à 2027, à l'élection présidentielle. Comment ferez-vous le tri ou votre choix dans la profusion de candidats dans le bloc central ? Et puis vous répondrez également à nos questions express.

1:23
Invité

L'actualité de la semaine.

1:25
Locuteur

Une

1:26
Présentateur

marche blanche s'élancera cet après-midi dans le village de Florence. Comment qualifiez-vous ce qui s'est passé dans l'affaire de Liana ? 11 ans, retrouvée morte cette semaine. Le suspect était visé par plusieurs plaintes sans jamais avoir été entendu. Vous parlez de, Jean-Noël Barraud, de quoi ? De fiasco, de naufrage, de honte ?

1:47
Jean-Noël Barrot

D'abord, comme beaucoup de Français, je ressens ce matin profonde tristesse en pensant à cette famille endeuillée qui traverse une épreuve inhumaine, inimaginable.

1:58
Locuteur

Une

1:58
Jean-Noël Barrot

profonde colère aussi,

2:00
Locuteur

parce

2:00
Jean-Noël Barrot

que ce drame aurait pu, aurait dû être évité. Il y a là, comme l'a dit le garde des Sceaux, une défaillance majeure et un échec immense des pouvoirs publics dont il faudra tirer toutes les leçons. Mais je ressens aussi

2:13
Locuteur

une

2:15
Jean-Noël Barrot

forme de honte.

2:17
Locuteur

Parce

2:17
Jean-Noël Barrot

que collectivement, clairement, nous ne parvenons pas à donner toute l'importance qu'elle mérite à la parole des plus vulnérables dans notre société, celle des femmes et en particulier celle des enfants. Or, la grandeur d'une nation se mesure à la manière dont elle protège les plus vulnérables, à commencer par les enfants.

2:33
Présentateur

On peut être politique et avoir honte,

2:35
Locuteur

parce

2:36
Présentateur

que vous êtes aux responsabilités.

2:37
Locuteur

Vous

2:37
Jean-Noël Barrot

savez, je suis un responsable politique, mais je suis aussi un militant et je suis un père de famille

2:43
Locuteur

et

2:44
Jean-Noël Barrot

je suis un citoyen, comme les autres. Et ce drame nous enseigne, comme d'autres l'ont fait avant lui, qu'il est urgent que nous puissions accorder toute cette importance, toute cette attention à ce que nous disent les plus vulnérables en toutes circonstances et singulièrement s'agissant des violences sexuelles et sexistes, des violences sexuelles à l'encontre des enfants. Est-ce que vous pouvez comprendre

3:04
Présentateur

des appels à la démission de Gérald Darmanin, le garde des Sceaux, lancé par exemple ce matin par Mathilde Panot de la France ? Je ne peux pas

3:10
Locuteur

me

3:12
Jean-Noël Barrot

lancer dans une chasse aux responsabilités, puisque le garde des Sceaux, vous le savez, il avait déjà initié depuis des semaines un travail pour mieux protéger les enfants qui doit être mis à son crédit.

3:24
Locuteur

Et

3:24
Jean-Noël Barrot

par ailleurs, une enquête a été lancée qui permettra d'établir très concrètement les responsabilités dans la chaîne, dans l'engrenage qui a conduit à ce que cet homme, pédocriminel, récidiviste, puisse ainsi

3:39
Locuteur

commettre

3:40
Invité

un crime. Très clairement, Jean-Nuel Barraud, des gens vont devoir démissionner. Quand on voit ces quatre plaintes pour viol, ces deux signalements, cette inaction générale, cette défaillance au niveau de l'État, enfin dans l'ensemble de la chaîne étatique, des gens vont devoir partir, vont devoir quitter leur fonction ? Il y a une

3:57
Jean-Noël Barrot

enquête qui a été diligentée, elle conduira sans doute à ce que des sanctions soient prises,

4:02
Locuteur

mais

4:03
Jean-Noël Barrot

une nouvelle fois, je crois que cet engrenage doit être précisément décortiqué, mais au-delà, c'est la parole des enfants face aux prédateurs, face aux violences sexuelles qui doit être mieux entendue, et ça doit nous interpeller

4:17
Locuteur

tous.

4:18
Invité

Ce serait quand même étonnant que tout le monde reste à son poste, c

4:20
Locuteur

'est

4:20
Invité

ça que j'ai envie de vous faire dire, ou vous faire... J

4:22
Jean-Noël Barrot

'ai parlé d'une défaillance

4:23
Locuteur

majeure,

4:26
Jean-Noël Barrot

d'un échec immense des pouvoirs publics. Il me semble que l'enquête établira les responsabilités, et que sur cette base-là, les sanctions seront prises.

4:33
Invité

Jean-Nuel Barraud, 400 millions d'euros dans le budget de la justice viennent d'être gelés pour cette année, pour faire face aux déficits. Est-ce que, vu le contexte, il ne

4:42
Locuteur

faut

4:42
Invité

pas revoir ce gel ?

4:44
Locuteur

Sans

4:44
Jean-Noël Barrot

doute, il faut-il, en tout cas, réfléchir aux choix budgétaires qui sont les nôtres, et qui nous ont conduits, après des épisodes où nous avons dû protéger les Français, pendant la Covid, après le démarrage de la guerre en Ukraine, où la flambée des prix de l'énergie ont eu un impact très dur sur le pouvoir d'achat, et notamment sur celui des plus modestes, à faire des économies. Mais nous ne devons en aucun cas désarmer l'État dans sa dimension régalienne. Et c'est vrai pour le ministère de la Justice, c'est vrai pour le ministère de l'Intérieur, celui des armées, et c'est vrai aussi pour mon ministère, le ministère des Affaires étrangères, parce que dans un monde qui

5:20
Locuteur

se

5:20
Jean-Noël Barrot

durcit, nous devons nous donner les moyens de protéger les Français. Donc

5:25
Locuteur

vous

5:25
Présentateur

dites non à ce gel ?

5:26
Locuteur

Enfin,

5:26
Présentateur

vous pensez qu'il n

5:27
Locuteur

'est

5:27
Présentateur

pas opportun ?

5:27
Jean-Noël Barrot

Je ne suis pas le mieux placé pour vous dire exactement ce qu'il convient de faire pour le ministère de la Justice. Ce que je dis simplement, c'est que nous devons, et nous aurons à faire l'année prochaine, puisque l'élection présidentielle est aussi le moment où ces débats doivent avoir lieu, des choix budgétaires importants, sur la manière dont nous trouvons l'équilibre entre la préservation de notre modèle social, mais aussi le renforcement, le réarmement régalien de notre pays.

5:54
Locuteur

Alors

5:55
Présentateur

il y a aussi un débat, c'est sur la responsabilité des magistrats. Édouard Philippe a dit qu'il s'interrogeait très sérieusement sur le bien fondé, dans un domaine aussi sensible que la magistrature, d'un pouvoir syndical assez important et qui donne le sentiment d'être intouchable.

6:09
Locuteur

Est

6:09
Présentateur

-ce qu'il faut revoir la façon dont les magistrats sont défendus syndicalement

6:15
Locuteur

? La

6:17
Jean-Noël Barrot

liberté syndicale est imprescriptible, mais de toute évidence, il y a dans cet engrenage que j'évoquais tout à l'heure, des responsabilités qui devront être établies et qui ne se limitent pas, à mon sens, à des responsabilités individuelles et personnelles, mais aussi à des responsabilités collectives, ou plus précisément à la manière dont les responsabilités sont réparties. Donc

6:38
Locuteur

il faut interroger le

6:40
Présentateur

système

6:40
Jean-Noël Barrot

? Bien sûr qu'il faut interroger et réinterroger le système judiciaire pour qu'il soit en capacité, disposant des moyens nécessaires, mais en capacité de traiter des plaintes lorsqu'elles sont déposées et d

6:55
Locuteur

'éviter

6:55
Jean-Noël Barrot

ce type de drame.

6:55
Présentateur

Donc l'idée de revoir le pouvoir du syndicat de la magistrature ne vous choque pas

6:58
Locuteur

? Je

6:59
Jean-Noël Barrot

vous l'ai dit, la liberté syndicale est imprescriptible. Ceci étant dit, je pense que dans l'organisation de la justice, il y a nécessairement des améliorations à apporter pour que les responsabilités soient mieux établies et que les comptes puissent être rendus.

7:13
Locuteur

Vous

7:13
Invité

parliez de l'élection présidentielle, et sans doute ce sujet va devenir l'un des thèmes de la campagne, étant donné la gravité des faits. L'un des candidats, la présidentielle Bruno Retailleau, propose la création d'une cour disciplinaire de la magistrature pour sanctionner les procureurs et les juges fautifs. Qu'est-ce que vous pensez de cette mesure, de cette proposition ?

7:33
Jean-Noël Barrot

Je vais suivre attentivement les travaux qui ont été lancés par le garde des Sceaux, pour que l'enquête permette de faire toute la lumière sur ce qui s'est passé exactement, et que les conséquences puissent être tirées, que les sanctions puissent être prises. Et nous verrons si en quelque sorte, ces mécanismes qui sont à la main du gouvernement sont suffisants pour redresser les torts.

7:56
Présentateur

Jean-Noël Barraud, la cause, vous l'avez évoqué tout à l'heure, mais la cause des violences contre les femmes avait été érigée comme priorité, sans que le nombre de féminicides baisse. La cause des violences sur les enfants a été érigée en priorité, et l'affaire de l'IANA s'est produite. Ça pose quand même la question de l'efficacité des politiques.

8:16
Jean-Noël Barrot

Bien sûr, mais beaucoup de choses ont été faites pour protéger les femmes, et je le disais tout à l'heure, pour amorcer un travail en profondeur pour protéger les enfants. Mais ce sont des défis considérables.

8:26
Locuteur

Vous

8:26
Jean-Noël Barrot

savez, il faut admettre une forme de difficulté à embrasser des sujets qui ont des dimensions multiples. Bien sûr, la dimension répressive, qui est importante... Est-ce qu

8:38
Locuteur

'il

8:38
Jean-Noël Barrot

y

8:38
Locuteur

a

8:38
Jean-Noël Barrot

des politiques qui décident,

8:39
Locuteur

et

8:39
Jean-Noël Barrot

un État qui ne suit

8:40
Présentateur

pas aujourd'hui ?

8:40
Jean-Noël Barrot

Justement, j'essaye simplement d'apporter une réponse qui ne soit pas simpliste à des problèmes qui sont compliqués, qui sont ancrés dans des réalités multiples, qui supposent que des dispositifs répressifs soient mis en place, mais qui supposent aussi une forme d'éducation de la société, d'une intégration dans la République, d'une forme de restauration du civisme plus généralement. Parce qu'on aurait tort de penser que seuls les magistrats dans cette affaire, dans le Gers ou à Toulouse, ont été inattentifs à la parole des enfants. C'est un problème qui touche en notre société

9:14
Locuteur

tout

9:15
Jean-Noël Barrot

entière. Et on aurait tort de se focaliser exclusivement, comme certains le font, sur la dimension répressive, ou exclusivement, comme d'autres le font, sur la dimension éducative. La

9:24
Locuteur

gauche

9:24
Invité

demande une loi intégrale, globale, sur les violences sexistes et sexuelles. Est

9:28
Locuteur

-ce

9:28
Invité

que vous y êtes favorable ?

9:30
Locuteur

Toutes

9:30
Invité

les propositions méritent d

9:31
Locuteur

'être

9:32
Jean-Noël Barrot

examinées. Aurons-nous, avec l'Assemblée nationale, telle qu'elle est composée politiquement, l'espace pour qu'un texte puisse être abordé,

9:42
Locuteur

examiné ? Sur le fond, le

9:44
Invité

fond,

9:46
Locuteur

c

9:46
Invité

'est de dire, voilà, il faut que ça devienne une politique publique. Et plus seulement des propositions de loi, voilà, très, très... Mais ça l'est déjà. Que chacun, bien sûr que si,

9:55
Locuteur

et que chacun... En

9:56
Invité

Espagne, ils ont une loi intégrale, avec des cours spéciales, etc. Nous,

10:00
Locuteur

ce

10:00
Invité

n

10:00
Locuteur

'est

10:00
Invité

pas encore le cas en France. Est

10:01
Locuteur

-ce

10:01
Invité

qu'on a besoin de légiférer, et que cette politique contre les violences sexistes et sexuelles se décline dans tous les ministères ?

10:09
Jean-Noël Barrot

Et la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, comme Olivier Boste le rappelait, est une priorité de ce quinquennat, a fait l'objet d'un certain nombre de textes, de mesures également, sur

10:21
Locuteur

le plan administratif.

10:22
Jean-Noël Barrot

Ensuite, est-ce que d'autres propositions sont les bienvenues pour lutter contre ce fléau ? Et

10:28
Locuteur

contre ces drames ?

10:30
Jean-Noël Barrot

Sans doute que la réponse est oui. Vous me demandez si une loi intégrale peut être adoptée aujourd'hui au

10:33
Locuteur

Parlement

10:34
Jean-Noël Barrot

? Je ne suis pas certain. Et quant au contenu de cette loi, je l'examinerai lorsqu'elle sera déposée.

10:40
Locuteur

Et je vous donnerai mon avis à ce moment-là. Elle a déjà été déposée.

10:41
Invité

Elle a déjà été déposée par une députée socialiste.

10:44
Locuteur

Et

10:45
Invité

pas encore inscrite à l'ordre du jour. Eh bien, il faut regarder,

10:47
Jean-Noël Barrot

mesure par mesure, celles qui peuvent trouver un consensus aujourd'hui, dans le Parlement tel qu'il existe, celles qui devront être débattues l'année prochaine, dans le courant de l'année présidentielle. Je crois que nous ne devons écarter aucune mesure, aucune idée, pour protéger les plus vulnérables dans notre société. Je le disais, c'est la grandeur d'une nation que de protéger les plus vulnérables.

11:07
Locuteur

Le

11:07
Invité

Grand Jury, l'actualité de la semaine.

11:11
Présentateur

Jean-Noël Barraud, ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, est notre invité. Demain, cela fera 100 jours que les États-Unis et Israël ont lancé une guerre contre l'Iran. Chaque semaine, ou presque, il est question d'un accord imminent entre Washington et Téhéran. Est-ce que d'abord, vous êtes tenu au courant de ces négociations ? Et qu'est-ce que vous pouvez nous en dire ?

11:28
Jean-Noël Barrot

Oui, parce que la France est l'un des rares pays du monde et sans doute le seul pays occidental à parler avec les deux parties au conflit, ou en tout cas toutes les parties au conflit. Et dans les échanges que nous avons avec eux, nous les pressons de conclure cet accord parce que la situation est insoutenable, qu'elle a beaucoup trop duré et qu'elle ne fait que des perdants.

Des perdants aux États-Unis, des perdants en Iran, en Israël, mais aussi partout ailleurs dans le monde, puisque le prix des hydrocarbures et leur flambée liée au blocage du détroit d'Hormuz ont des conséquences majeures sur l'économie mondiale et donc sur le pouvoir d'achat qui est le nôtre, sur la vie de nos entreprises, bref, sur la vie économique et sociale de la nation.

12:07
Présentateur

Mais alors comment vous pouvez expliquer que Washington nous reproche encore, à nous la France et d'une manière plus générale aux pays de l'OTAN, notre manque d'implication aux côtés des Américains dans ce conflit ?

12:18
Jean-Noël Barrot

Tout au contraire, les États-Unis accueillent avec beaucoup d'intérêt l'initiative qui a été prise par le Président de la République et le Premier ministre britannique de rallier une cinquantaine de pays pour préparer une mission internationale visant, dès que les conditions le permettront, à créer les conditions d'une restauration très rapide du trafic maritime dans ce détroit pour que le plus rapidement possible les approvisionnements puissent se poursuivre et surtout que les prix commencent à baisser. Mais très

12:45
Invité

concrètement, qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui ? Jean-Noël Barron, on a l'impression qu'on est un peu spectateur des négociations entre les États-Unis et l'Iran. Qu'est-ce qu'on fait au quotidien pour

12:53
Locuteur

ne pas venir à cet accord

12:54
Invité

? Olivier Boss l'a dit,

12:56
Jean-Noël Barrot

c'est une guerre que nous n'avons pas approuvée, à laquelle nous n'avons pas participé, à laquelle nous ne sommes pas

13:01
Locuteur

partis.

13:01
Jean-Noël Barrot

Qui nous

13:01
Locuteur

impacte

13:02
Jean-Noël Barrot

directement.

13:02
Locuteur

Qui

13:02
Jean-Noël Barrot

nous impacte directement. C'est pourquoi nous avons veillé à conserver une ligne de contact avec chacune des parties au conflit, que nous les pressons de conclure cet accord et que sans attendre la conclusion de cet accord, nous avons pris cette initiative inédite

13:16
Locuteur

de

13:16
Jean-Noël Barrot

rassembler des dizaines de pays pour qu'ils soient prêts, en très peu de temps, à déployer des capacités militaires pour faciliter la restauration

13:25
Locuteur

des trafils. Je vous donne un

13:25
Invité

exemple. L'Union Européenne avait ouvert la voie à des sanctions contre des personnes ou des entités en Europe qui bloquent le détroit d'Hormuz. Où en est-on à ce niveau-là

13:32
Locuteur

? Des

13:34
Jean-Noël Barrot

sanctions contre l'Iran, en particulier. Nous en avons pris à de très nombreuses reprises.

13:38
Locuteur

Et

13:38
Jean-Noël Barrot

sans

13:39
Locuteur

attendre

13:39
Jean-Noël Barrot

le début de la guerre,

13:42
Locuteur

Je

13:42
Jean-Noël Barrot

vous rappelle que nous avons récemment, suite au massacre, on oublie l'horreur qu'a subie le peuple iranien au début de cette année, nous avons décidé d'inscrire le corps des gardiens de la Révolution sur la liste des organisations terroristes. Nous avons pris des sanctions à l'encontre des responsables des gardiens de la Révolution et notamment ceux qui décident de ce blocage. Donc aucune difficulté particulière à

14:09
Locuteur

ce que des sanctions... Vous n'avez pas plus d'informations à nous donner à

14:10
Invité

ce niveau-là ? Vous ne savez pas si on avance dans ce nouveau train de sanctions contre des responsables

14:14
Locuteur

iraniens ? Ce que

14:15
Jean-Noël Barrot

je peux vous dire, c'est que nous avons fait un gros travail au ministère des Affaires étrangères français pour identifier ceux qui, en Iran, étaient responsables de la répression barbare contre le peuple d'Iran, le grand peuple d'Iran, mais aussi ceux qui, par leur décision, contribuaient à la situation telle que nous la connaissons aujourd'hui. En général, nous avons été suivis par nos partenaires européens et je m'en félicite.

14:43
Présentateur

Dans les analyses qu'on peut lire, on lit beaucoup que l'Iran pourrait ressortir finalement renforcée de ce conflit avec les États-Unis, avec le contrôle du détroit d'Ormuz, avec le dégel de ses fonds bloqués à l'étranger, avec aussi la reprise de l'exportation de pétrole et la poursuite de son programme nucléaire. Est-ce que ça peut être ça, l'issue de ce conflit ?

15:02
Jean-Noël Barrot

En tout cas, la poursuite de la guerre ne fait que des perdants, y compris l'Iran. Et s'agissant de l'accord qui doit être trouvé, il doit permettre de mettre fin aux hostilités, de réouvrir ce détroit d'Ormuz pour que, enfin, la situation sur les marchés des

15:17
Locuteur

hydrocarbures puisse se détendre. Mais

15:18
Jean-Noël Barrot

le plus dur reste à faire. Et ce sont des sujets que nous connaissons bien, puisque ça fait des années, voire des décennies, que la France y travaille. L'encadrement strict du programme nucléaire de l'Iran, qui menace la sécurité de la région et la nôtre. Qu'est

15:33
Locuteur

-ce

15:33
Jean-Noël Barrot

que c

15:33
Locuteur

'est, l'encadrement strict

15:34
Jean-Noël Barrot

? L'encadrement de ses capacités de missiles, ce qu'on appelle les capacités balistiques. Et puis, le soutien de l'Iran à des groupes terroristes qui déstabilisent la région depuis bien trop longtemps, à commencer par le Hezbollah, on peut également citer le Hamas ou les Houthis.

15:50
Invité

Mais comment la France peut-elle empêcher l'Iran d'acquérir à l'avenir la bombe atomique ?

15:54
Jean-Noël Barrot

C'est ce que nous avons fait il y a dix ans, avec un accord sur le nucléaire iranien, qui imposait à l'Iran des seuils extrêmement stricts sur l'enrichissement, les capacités d'enrichissement, les capacités de militarisation, pardonnez-moi pour le jargon, un accord qui a produit ses effets, puisque notre renseignement national, de même que les rapports de l'Agence internationale pour l'énergie atomique, ont démontré qu'à l'époque, il y a dix ans, on avait observé un vrai recul substantiel et

16:24
Locuteur

vérifié du programme nucléaire.

16:26
Présentateur

Aujourd'hui, on ne contrôle plus rien.

16:28
Jean-Noël Barrot

On aurait tort de le penser. Car tout processus de négociation conduisant à une levée des sanctions des Nations Unies à l'encontre de l'Iran, puisque vous savez, nous avons décidé, nous-mêmes, à la fin du mois de septembre dernier, de réappliquer toutes les sanctions qui avaient été levées il y a dix ans, puisque l'Iran, justement, ne se conformait pas à ces seuils que j'évoquais à l'instant. Donc aujourd'hui, l'Iran est soumise à un régime de sanctions sans doute le plus strict du monde.

Si, dans le cadre d'une négociation sur son programme nucléaire, sur ses missiles, ou encore sur son soutien à ses groupes terroristes, des levées de sanctions devaient être envisagées, alors la France devrait être nécessairement associée à ce processus, puisqu'elle devra donner son feu vert à de telles levées de sanctions.

17:11
Locuteur

Une

17:12
Présentateur

toute petite parenthèse, l'artiste franco-iranienne Marjan Satrapi, l'autrice de Persepolis, est morte cette semaine à l'âge de 56 ans. Est-ce que d'abord, un hommage est prévu ?

17:22
Locuteur

Absolument.

17:23
Jean-Noël Barrot

Un hommage lui sera rendu par le ministère des Affaires étrangères qui ouvrira, à la fin du mois de juin, un espace et une plateforme pour les artistes iraniens en exil. Et je veux dire à cette occasion combien nous reconnaissons dans Marjan Satrapi ? Une immense artiste qui aura donné la parole au peuple iranien qui a traversé tant d'épreuves et au travers elle, rendre hommage à ces artistes courageux, cinéastes, écrivains, qui sont les témoins de cette immense culture à laquelle nous voulons, je dirais, donner toutes les lettres de noblesse qui lui reviennent.

18:08
Présentateur

Avec cet acte-là, vous ne répondez pas aussi à l'une de ses critiques ? Elle avait soutenu Emmanuel Macron en 2017 avant de se montrer assez critique en estimant que vous donniez plus de visas aux enfants des oligarques iraniens qu'aux artistes, aux dissidents, etc.

18:24
Jean-Noël Barrot

Non, la France est une terre d'accueil pour les scientifiques, les artistes, parfois les dissidents politiques qui cherchent ou qui sont persécutés dans leur pays d'origine, qu'ils viennent d'Iran,

18:37
Locuteur

qu

18:37
Jean-Noël Barrot

'ils viennent d'Afghanistan ou d'ailleurs. Elle était

18:39
Locuteur

déçue. C'est un honneur

18:41
Jean-Noël Barrot

pour notre pays que de le faire.

18:43
Locuteur

Elle était déçue

18:43
Invité

par l'inaction de la France lors des répressions sanglantes en Iran. Qu'est-ce que vous pouvez lui répondre de manière posthume à ça ? Vous voyez ce que je veux dire ? Il y

18:51
Jean-Noël Barrot

a plusieurs choses. D'abord, comme je le disais l'année dernière, nous avons pris des sanctions très lourdes à l'encontre du régime iranien. Je n'ai pas hésité une seule seconde à le faire. Et puis, après les violences d'État qui se sont abattues aveuglément sur les manifestants, souvenons-nous des massacres du mois de janvier où les Iraniens ont été abattus à bout portant, où les corps se sont entassés dans les hôpitaux par milliers et peut-être par dizaines de milliers. Nous avons pris à nouveau des sanctions extrêmement lourdes. L'inscription des gardiens de la Révolution sur la liste des organisations terroristes.

Ceci étant dit, il y a une forme de vérité dans ce reproche qui était formulé par Marjan Satrapi qui n'est pas adressé uniquement à la France mais à la communauté internationale. Pourquoi la communauté internationale ne parvient pas à mettre fin à des massacres comme celui auquel on a assisté en Iran ? Il

19:39
Locuteur

y

19:39
Jean-Noël Barrot

a une raison

19:40
Locuteur

à cela, et

19:41
Jean-Noël Barrot

je vais vous dire ce que nous faisons. Il y

19:42
Locuteur

a

19:42
Jean-Noël Barrot

une raison à cela, c'est l'usage abusif du droit de veto par certains membres du Conseil de sécurité des Nations Unies. Suivez mon regard, et en particulier la Russie. Et c'est pourquoi la France porte, et je porte avec

19:53
Locuteur

beaucoup

19:55
Jean-Noël Barrot

de conviction, une initiative qui vise à restreindre l'usage du droit de veto aux Nations Unies dans les cas d'atrocités de masse, crimes de génocide, crimes contre l'humanité, crimes de guerre les plus graves.

20:06
Présentateur

Un accord de cessez-le-feu a été trouvé cette semaine entre Israël et le Liban. Un accord salué par la France, mais aussitôt rejeté par le Hezbollah. Est-ce qu'un accord de cessez-le-feu qui est conditionné à l'arrêt complet des tirs du Hezbollah a une chance d'être appliqué ?

20:24
Jean-Noël Barrot

Il le faut. C'est d'ailleurs l'une des conditions pour que les hostilités s'arrêtent véritablement entre les États-Unis et l'Iran. Je veux saluer une nouvelle fois cet accord historique entre deux gouvernements, il faut le dire, de pays voisins qui ne s'étaient pas adressés la parole depuis des décennies.

20:39
Locuteur

Cet accord,

20:40
Présentateur

qu'est-ce qu'il dit ? Il n'y

20:41
Locuteur

aura

20:41
Présentateur

pas d'existence. Qu'est-ce

20:41
Jean-Noël Barrot

qu'il dit cet accord

20:42
Locuteur

?

20:43
Jean-Noël Barrot

Pardonnez-moi, mais pour un gouvernement israélien, de trouver un tel accord avec le gouvernement libanais, c'est tout simplement historique. Et donc notre responsabilité, celle de la France, mais celle de tous les pays qui s'intéressent à la stabilité et à la paix au prochain Moyen-Orient, c'est de presser toutes les parties, et vous parlez du Hezbollah,

21:01
Locuteur

je

21:02
Jean-Noël Barrot

veux donc penser à l'Iran, de respecter les termes de cet accord. Qui dit quoi ? Qui dit cessez le feu, qui dit retrait du Hezbollah du sud du Liban, zone à partir de laquelle le Hezbollah pilonne les villages du nord d'Israël depuis le 2 mars dernier, et puis ensuite retrait de l'armée israélienne permettant aux forces d'armée libanaises de reprendre du terrain. Cet accord permet d'envisager le redressement du Liban, la restauration de son intégrité territoriale et de sa souveraineté, et puis la restauration de l'autorité de l'État sur l'ensemble de son territoire, avec le monopole de la force.

21:39
Présentateur

Donc vous gardez espoir que ce cessez-le-feu soit appliqué à un moment ou à un autre, mais est-ce que l'armée libanaise aurait les moyens de faire respecter un cessez-le-feu et de contrôler le Hezbollah ?

21:51
Jean-Noël Barrot

Elle a besoin de soutien, c'est pourquoi vous

21:53
Locuteur

vous

21:54
Jean-Noël Barrot

en souvenez peut-être, la France s'apprêtait à accueillir le 5 mars dernier, 5 jours après le début de la guerre, une conférence internationale de soutien aux forces d'armée libanaises. Nous n'avons pas pu la tenir car la guerre a éclaté. Nous avons néanmoins apporté, en plus du soutien humanitaire que nous avons été les premiers à annoncer pour le Liban, un soutien militaire avec l'envoi d'une quarantaine de véhicules blindés et plusieurs délégations, notamment la mienne, qui se sont rendues aux côtés des autorités libanaises pour recueillir ce que sont leurs attentes.

Et nous préparons très activement d'ailleurs, puisque vous savez que 700 militaires français, dont deux ont consenti à un sacrifice ultime, sont présents dans le cadre du mandat des Nations Unies donné au Casque Bleu, mandat qui va se terminer à la fin de l'année et qui doit être l'occasion de réinventer la façon dont la communauté internationale va soutenir l'État libanais et ses forces.

22:48
Locuteur

Jean

22:49
Invité

-Noël Barraud, la France reconnaît la branche politique du Hezbollah comme légitime et c'est cette même branche qui refuse de reconnaître cet accord de cesser le feu conclut cette semaine. Est-ce qu'il n

22:59
Locuteur

'est

22:59
Invité

pas temps pour la France de cesser de reconnaître le Hezbollah comme légitime ?

23:03
Jean-Noël Barrot

La branche militaire du Hezbollah est considérée comme une organisation terroriste,

23:07
Locuteur

c

23:07
Jean-Noël Barrot

'est pas uniquement

23:07
Locuteur

par la France, mais

23:08
Jean-Noël Barrot

l'Union Européenne. Mais la branche politique, elle a des députés et elle a des membres du gouvernement. Donc ce sont des interlocuteurs et pour les autorités libanaises et donc par extension pour les partenaires du Liban. Maintenant je condamne les déclarations qui ont été faites par le Hezbollah rejetant cet accord historique entre le gouvernement libanais et le gouvernement israélien. Il faut ouvrir les yeux pour l'avenir du Liban, pour sa prospérité, sa souveraineté. Il n'y a pas d'autre chemin que celui d'un dialogue exigeant et franc avec ses voisins. Et c'est vrai pour Israël, c'est vrai pour la Syrie, c'est vrai pour l'environnement du Liban.

23:42
Présentateur

Est-ce que vous trouvez qu'Israël va trop loin sur le territoire libanais

23:45
Locuteur

?

23:46
Jean-Noël Barrot

Nous reconnaissons le droit d'Israël à la légitime défense à condition que cela se fasse dans le respect du droit international. Mais désormais, rien ne justifie la poursuite des opérations militaires, de l'occupation prolongée d'Israël au sud du Liban. Et en réalité, c'est une erreur stratégique pour Israël. Parce que c'est contraire à la fois aux engagements qui ont été pris lors des discussions préalables à cet accord qui vient d'être trouvé. C'est contraire au droit international et c'est surtout contraire aux intérêts de sécurité d'Israël.

Parce que chaque village qui est évacué, chaque village qui est bombardé et détruit, chaque civil qui est tué, ça affaiblit le Liban et ça renforce le Hezbollah. Et donc souhaitons que cet accord qui a été trouvé produise ses pleins effets. Je veux souligner que Israël ou les forces armées israéliennes se sont retirées d'un premier village cette semaine. Je souhaite que cette première action soit suivie de nombreux autres pour que dans le dialogue et la coopération entre les autorités libanaises et les autorités israéliennes, il

24:52
Locuteur

y a

24:52
Jean-Noël Barrot

un chemin qui puisse être trouvé pour la sécurité des deux peuples.

24:55
Présentateur

Autre question sur Israël, les colonies en Cisjordanie. Quelle est la position de la France sur ce sujet ?

25:01
Locuteur

Je

25:02
Jean-Noël Barrot

suis extrêmement préoccupé

25:04
Locuteur

par

25:05
Jean-Noël Barrot

l'intensification de la colonisation illégale en Cisjordanie et l'explosion des violences des colons israéliens à l'encontre des Palestiniens. On n'a jamais vu ça depuis des années et peut-être des décennies. C'est pourquoi j'ai poussé pour que des sanctions soient prises à l'encontre non seulement des responsables de ces violences mais également à l'encontre des entités,

25:27
Locuteur

des

25:27
Jean-Noël Barrot

entreprises, des organisations qui, depuis Israël, donnent les moyens à ces colons extrémistes et violents de chasser les Palestiniens de leurs terres, de brûler leurs récoltes, de détruire leurs bâtiments publics. Nous avons pour la troisième fois, le 28 mai dernier, pris des sanctions européennes à l'encontre de ces colons. manière également d'appeler le gouvernement israélien à ses responsabilités vis-à-vis de ces violences qui, à mon sens, fragilisent également en

25:59
Locuteur

quelque sorte l'autorité

26:01
Présentateur

de l'État. Vous pourriez aller plus loin

26:02
Locuteur

?

26:02
Jean-Noël Barrot

On pourra aller plus loin et dans les prochains jours, de nouvelles sanctions pourraient être prises. Claire Convite.

26:08
Invité

Le parquet national antiterroriste de Paris a ouvert une enquête pour torture, je cite, des crimes de guerre après l'arrestation par Israël des membres des flottilles vers Gaza. Ça fait suite à votre signalement, celui du ministère des Affaires étrangères, en tout cas. Après ce qui s'est passé, qu'est-ce que vous dites à ceux qui envisagent tout de même de partir à bord de flottilles ?

26:29
Locuteur

Je

26:29
Jean-Noël Barrot

leur dis de ne pas le faire car nous avons recommandé formellement à tout ressortissant français de ne pas se rendre dans cette zone qui reste une zone de guerre puisqu'en y allant, ils engagent leur propre sécurité. S'agissant plus particulièrement des ressortissants français ayant participé à la dernière flottille, lorsque j'ai pris connaissance des images de maltraitance et d'humiliation dont ils ont été victimes, j'ai immédiatement convoqué l'ambassadeur israélien pour recueillir des éclaircissements. Sur la base des explications qui nous ont été données, j'ai décidé de sanctionner le ministre de la Sécurité intérieure, M. Itamar Benvir, en lui interdisant l'accès au territoire français.

Puis sur la base du rapport qui m'a été fait par notre consul général en Turquie qui a accueilli et prêté assistance aux ressortissants français après leur arrestation par l'armée israélienne, j'ai décidé de saisir la procureure de Paris tant les faits me paraissaient graves puisqu'on me parlait de privation de nourriture, de violence sexuelle,

27:29
Locuteur

d

27:29
Jean-Noël Barrot

'exposition répétée au froid, d'humiliation et je constate que j'ai eu raison de le faire puisque je dirais la qualification que le parquet a retenue est d'une extrême gravité.

27:40
Locuteur

Jean

27:41
Présentateur

-Noël Barraud, ministre de l'Europe et des Affaires étrangères est notre invité en seconde partie dans un instant dans ce grand jury.

27:47
Locuteur

Nous

27:47
Présentateur

parlerons de la guerre en Ukraine et nous parlerons également de l'élection présidentielle de 2027. A tout de suite.

28:03
Locuteur

Suite

28:04
Présentateur

du Grand Jury présenté par Olivier Bost

28:07
Locuteur

Jean

28:08
Présentateur

-Noël Barraud, ministre de l'Europe et des Affaires étrangères est notre invité. Claire Conruite du Figaro et Steve Jourdain de Public Sénat sont à mes côtés pour vous interroger.

28:19
Locuteur

Le

28:19
Invité

Grand Jury l'actualité de la semaine

28:22
Locuteur

Jean

28:23
Présentateur

-Noël Barraud, voici les déclarations de l'ambassadeur israélien en France cette semaine. Cela fait 35 ans que je suis ambassadeur et je ne me souviens pas d'une telle crise dans les relations entre la France et Israël. Vous avez annoncé cette semaine une nouvelle initiative pour relancer la solution à deux États entre Israël et la Palestine. Comment est-ce possible avec des relations aussi dégradées

28:46
Locuteur

? D

28:47
Jean-Noël Barrot

'abord, la France a des relations historiques d'amitié

28:52
Locuteur

avec

28:53
Jean-Noël Barrot

le peuple israélien mais nous avons avec le gouvernement israélien actuel des divergences profondes et des désaccords radicaux. Ceci étant dit, nous croyons que seule la solution à deux États peut ramener la paix et la stabilité aux Proches et au Moyen-Orient et pour ces deux peuples. Et c'est la raison pour laquelle j'accueillerai vendredi prochain des centaines de militants, de citoyens israéliens et palestiniens qui au quotidien travaillent à donner corps

29:22
Locuteur

à

29:23
Jean-Noël Barrot

cette perspective. Ce sera l'occasion pour eux de démontrer que la paix ne se trouve pas dans le rejet de l'autre et dans les discours de haine mais dans la reconnaissance mutuelle et le respect et ça sera l'occasion pour eux de remettre leurs propositions et leurs recommandations aux 15 ministres qui seront présents venus du monde entier et continuant

29:42
Locuteur

comme

29:42
Jean-Noël Barrot

la France

29:43
Locuteur

à plaider

29:44
Jean-Noël Barrot

pour la solution à deux États. Il y

29:46
Locuteur

aura

29:46
Jean-Noël Barrot

des ministres israéliens

29:47
Locuteur

? Je

29:48
Jean-Noël Barrot

ne crois pas que les ministres israéliens seront présents car ce n'est pas l'orientation qui est la leur.

29:53
Invité

Vous les avez invités ?

29:54
Locuteur

Vous

29:55
Invité

avez invité des ministres israéliens à votre conférence

29:57
Locuteur

?

29:57
Invité

Israël comme la Palestine sont invités à participer à cette conférence en effet. Vous savez combien il y

30:02
Locuteur

a

30:02
Invité

de colonies aujourd'hui en Cisjordanie Jean-Noël Barraud ?

30:04
Jean-Noël Barrot

Ce que je sais c'est que le projet qui est envisagé par le gouvernement actuel le projet E1 avec 3400 logements permettant d'accueillir 15 000 personnes représente une menace considérable sur la solution à deux États car il séparerait la Cisjordanie en deux qui séparait la Cisjordanie d'Israël d'une manière qui est tout à fait contraire aux droits internationaux et c'est la raison pour laquelle nous avons appelé de manière très formelle aux entreprises françaises et européennes à s'abstenir de participer d'une manière ou d'une autre à ce projet car

30:36
Locuteur

elles s'exposeraient alors

30:37
Invité

à des sanctions internationales. Très rapidement autre déclaration de l'ambassadeur d'Israël en France pour l'élection présidentielle de 2027 en France il dit tout sauf la France insoumise est-ce que c'est une ingérence ? Est-ce que vous allez convoquer l'ambassadeur d'Israël en France ? Exprimer un avis

30:50
Jean-Noël Barrot

ce n'est pas une ingérence une ingérence c'est tenter de manipuler le débat public ou les processus électoraux donc vous n'allez pas le convoquer ? Ce propos lui appartiennent

31:00
Locuteur

donc

31:01
Jean-Noël Barrot

ce ne

31:01
Locuteur

sont

31:01
Jean-Noël Barrot

pas tout à fait des propos diplomatiques ce sont des propos politiques ce ne

31:06
Locuteur

sont

31:06
Jean-Noël Barrot

pas tout à fait ce qu'on appellerait des propos élégants mais ils lui appartiennent et à mon avis ce sont des propos qui ne lui disons qui ne correspondent pas à la mission qui est la sienne dans notre pays c'est-à-dire d'être un diplomate

31:22
Locuteur

On

31:23
Présentateur

va reparler de 2027 et de l'élection présidentielle dans un instant mais auparavant parlons de l'Ukraine Volodymyr Zelensky a adressé une lettre ouverte à Vladimir Poutine pour lui proposer de se voir en tête à tête et mettre fin à la guerre invitation refusée par le dirigeant russe Cette lettre est très sévère avec la Russie sur son incapacité notamment à gagner la guerre est-ce qu'elle était finalement destinée cette lettre à Vladimir Poutine ou faite plutôt pour le déstabiliser

31:49
Locuteur

? Je

31:50
Jean-Noël Barrot

crois qu'il est déjà déstabilisé et que le doute est très largement installé à Moscou et il y a de quoi douter puisqu'on s'aperçoit que 4 ans après le début de cette guerre d'agression guerre coloniale et impérialiste la Russie est en échec et notamment en échec militaire puisque pendant les deux derniers mois l'Ukraine a repris du terrain sur la Russie que la Russie perd désormais 35 000 hommes par mois sur le front c'est

32:14
Locuteur

-à

32:14
Jean-Noël Barrot

-dire plus que ce qu'elle ne parvient à recruter et puis chacun s'en aperçoit l'Ukraine est en train de gagner la guerre des drones en étant capable de lancer des opérations dans toute la profondeur du territoire russe

32:25
Présentateur

Qu'est

32:25
Locuteur

-ce

32:25
Présentateur

que vous savez sur cette déstabilisation à Moscou de Vladimir Poutine ? Qu'est

32:29
Locuteur

-ce

32:29
Présentateur

que vous pouvez nous en dire ?

32:30
Jean-Noël Barrot

Ce que je peux vous en dire c'est qu'en plus de l'échec militaire il y a un échec économique évident l'économie russe est en train de s'enliser dans une forme de récession que tous les voyants sont au rouge les taux d'intérêt l'inflation en quelque sorte Vladimir Poutine par son choix colonial et impérialiste est en train de discréditer son pays de l'épuiser au risque de le faire sortir de l'histoire Qu

32:54
Locuteur

'en est

32:55
Invité

-il de l'état du dialogue entre la France et Vladimir Poutine on pose la question parce qu'en février Emmanuel Macron avait dit que la reprise du dialogue avec Moscou était en train de se préparer on en est où concrètement aujourd'hui

33:07
Locuteur

? On

33:08
Jean-Noël Barrot

n'a jamais exclu

33:10
Locuteur

par

33:11
Jean-Noël Barrot

principe le fait de dialoguer avec Vladimir Poutine comme vous l'avez dit des échanges ont eu à avoir lieu toujours de manière très coordonnée avec nos partenaires ukrainiens ce qui est un peu nouveau c'est que le président Zelensky a désormais exprimé son souhait que l'Europe qui est le premier soutien de l'Ukraine dans cette affaire puisse occuper une place jouer un rôle plus important c'est ce à quoi nous nous préparons et d'ailleurs c'est l'un des sujets qui sera abordé dans une réunion qui se tiendra aujourd'hui rassemblant le Royaume-Uni la France et l'Allemagne et l'Ukraine également

33:47
Présentateur

La Hongrie a mis fin à son blocage sur une adhésion de l'Ukraine à l'Union Européenne est-ce que ça veut dire que ce processus va s'accélérer

33:55
Locuteur

? Non

33:56
Jean-Noël Barrot

ça veut dire que ce processus va commencer et c'est un processus qui est très exigeant puisque vous le savez pour rejoindre l'Union Européenne il y

34:02
Locuteur

a

34:02
Jean-Noël Barrot

un certain nombre de haies à franchir il ne s'agit pas simplement d'un rattrapage économique et social ce qui est le plus exigeant pour les pays candidats c'est de mettre à jour si l'on peut dire ce qu'ils ont de plus intime leur constitution leur état de droit et c'est sur ce long chemin que désormais l'Ukraine va pouvoir avancer c'est un chantier exigeant ce qui est très important c'est que cette ouverture des discussions est un symbole du fait que nous nous Européens et l'Ukraine ne nous décourageons pas face aux intimidations répétées de Vladimir Poutine à quelle échéance ? il n

34:37
Locuteur

'y a

34:37
Jean-Noël Barrot

pas d'échéance parce qu'il faut avoir franchi toutes les haies donc tout dépend en quelque sorte de la capacité des pays candidats à le faire et des moyens qu'ils y consacrent

34:45
Présentateur

j'en arrive à une question un peu franco-française mais qui concerne l'Ukraine si le Rassemblement National accédait au pouvoir dans un an est-ce que vous craignez que la France cesse de soutenir l'Ukraine

34:55
Locuteur

? si

34:56
Jean-Noël Barrot

je me retourne sur l'historique du Rassemblement National sur les décisions qui ont été les siennes à la fois à Paris à l'Assemblée Nationale ou au Parlement Européen et bien je ne peux pas en conclure que le Rassemblement National est le premier soutien de l'Ukraine bien au contraire c'est d'ailleurs une des raisons pour lesquelles nous allons tout faire pour éviter que le Rassemblement National puisse accéder au pouvoir en 2027 car ce serait pour le projet européen auquel nous sommes si fondamentalement attachés un drame et même une catastrophe

35:27
Locuteur

le

35:30
Invité

grand jury 2027 c'est demain

35:33
Locuteur

nous

35:33
Présentateur

y voilà donc sur la présidentielle 2027 il y a donc Gabriel Attal Edouard Philippe Gérald Darmanin Bruno Rotaillot et j'en oublie certainement est-ce que vous croyez comme Gabriel Attal et Edouard Philippe que les candidatures dans le bloc central les nombreuses candidatures vont quelque part se décanter naturellement

35:52
Locuteur

je

35:52
Jean-Noël Barrot

le souhaite en tout cas je vois les candidatures fleurir c'est le printemps et elles sont légitimes s'agissant plus particulièrement de Gabriel Attal et Edouard Philippe ce sont des responsables politiques avec lesquels j'ai travaillé j'ai travaillé au sein du gouvernement de Gabriel Attal et donc ces candidatures sont légitimes maintenant je voudrais aussi voir fleurir les projets les visions les idées et après le printemps des candidatures doit venir le printemps des projets

36:19
Locuteur

on

36:20
Présentateur

va y venir mais qu'est-ce que vous pensez du délai que se sont donnés à la fois Gabriel Attal et Edouard Philippe ensemble en se disant on regarde jusqu'à janvier et après on verra comment on fusionne

36:32
Locuteur

je

36:32
Jean-Noël Barrot

crois que la condition nécessaire

36:34
Locuteur

pour

36:34
Jean-Noël Barrot

pouvoir rassembler et gagner c'est d'abord de passer par une phase d'affirmation des idées les candidats doivent le faire mais pas seulement les candidats d'ailleurs ma famille politique qui n'a aujourd'hui pas de candidats sur la ligne de départ a vocation à présenter une vision devant les français à dire ce que sont les questions qu'elles souhaitent voir abordées et tranchées justement

36:57
Présentateur

Gabriel Attal et Edouard Philippe commencent à avancer des idées puisqu'ils sont tous les deux déjà candidats tout d'abord qu'est-ce que vous appréciez et vous redoutez peut-être chez Gabriel Attal

37:07
Jean-Noël Barrot

je ne

37:08
Locuteur

vais

37:08
Jean-Noël Barrot

pas commenter les traits de personnalité d'un candidat dont je dis qu'il est légitime

37:13
Locuteur

dont

37:13
Jean-Noël Barrot

je dis que je suis fier d'avoir participé au gouvernement qui a été le sien dans les responsabilités qu'il m'a confié avec le président de la république et je crois à nouveau qu'on aurait tort de s'attarder sur la personnalité des

37:30
Locuteur

candidats et qu'on se concentre sur la manière dont on

37:32
Jean-Noël Barrot

dans un moment si important de notre histoire nous sommes pris en tenaille entre la Chine et les Etats-Unis nous avons besoin de donner un souffle au

37:40
Locuteur

pot parlons

37:41
Présentateur

des idées alors est-ce qu'il y a des idées chez Gabriel Attal ou chez Edouard Philippe qui aujourd'hui vous séduisent ou au contraire vous rebutent

37:48
Jean-Noël Barrot

et bien nous le verrons au fur et à mesure qu'ils les développeront et qu'ils les présenteront devant les français

37:54
Locuteur

est

37:55
Invité

-ce que ces deux hommes partagent de façon égale le même statut d'héritier du macronisme si oui est-ce qu'un héritier du macronisme dont le bilan pourrait être jugé par une

38:07
Locuteur

bonne

38:07
Invité

partie et critiqué des français ne pourrait pas pâtir à leur candidature respective

38:13
Locuteur

vous

38:14
Jean-Noël Barrot

savez je crois qu'on ne doit pas rougir d'avoir participé aux majorités successives qui ont fait avancer un certain nombre de sujets on doit être aussi lucide sur le fait d'une part que tout n'a pas été nécessairement réussi mais surtout que depuis 2017 le monde a changé nous ne serons plus en 2027 dans le monde dans lequel nous étions en 2017 le monde s'est durci la compétition s'est aggravée nous avons vu les conflits autour de nous se multiplier les guerres commerciales la coercition économique et donc nous avons besoin d'un projet d'audace et de conquête pour notre pays et ce que je vois aujourd'hui se former vous m'interrogez sur

38:53
Locuteur

les

38:54
Jean-Noël Barrot

candidats de ce qu'on appelle l'espace central mais ce que je vois se produire c'est que l'extrême droite et l'extrême gauche sont en train de confisquer le débat présidentiel alors même qu'ils partagent au fond une même absence de confiance dans la capacité du pays à affronter ces défis une même vision très décliniste très pessimiste de ce que la France peut faire un même conservatisme au fond perpétuer un système qui est à bout de souffle et une même politique puisqu'ils ont perdu tout espoir dans notre pays qui consiste à dresser les français les uns contre les autres et à désigner des boucs émissaires les plus riches les médias les français de confession juive les français de confession musulmane et bien c'est pas avec ça

39:38
Locuteur

c

39:39
Jean-Noël Barrot

'est pas avec ce type de débat qu'on va réussir à donner l'impulsion nécessaire pour que la France se redresse qu'elle se projette avec enthousiasme vers l'avenir et qu'elle entraîne l'Europe avec elle

39:47
Locuteur

un

39:48
Invité

second tour la France insoumise face au rassemblement national vous faites quoi ? est-ce que la question derrière c

39:55
Locuteur

'est

39:55
Invité

est

39:55
Locuteur

-ce

39:55
Invité

que vous mettez en termes de dangerosité un signe égal entre le parti de Marine Le Pen et celui de Jean-Luc Mélenchon

40:00
Jean-Noël Barrot

? nous rejetons les extrêmes en toutes circonstances et nous ferons tout à notre place et quand je dis nous c'est ma famille politique avec François Bayrou mais je crois avec toutes celles et ceux qui se reconnaissent du centre au sens historique dans notre pays pour nous pas nous retrouver dans cette situation

40:16
Locuteur

et

40:17
Présentateur

vous dites que les extrêmes sont en train de préempter les sujets quelque part les thèmes de l'élection présidentielle mais quels sont les thèmes que vous voyez à travers Gabriel Attal à travers Edouard Philippe à travers même Bruno Retailleau qui sont aujourd'hui dans la campagne ?

40:32
Jean-Noël Barrot

les questions que je voudrais voir traitées à l'occasion de ce débat présidentiel est tranchée par les français elles touchent au poids de la technocratie au sacrifice de la jeunesse dans notre pays au déclin du civilisme je ne citerai que le premier le poids de la technocratie la folie bureaucratique et l'hypersentalisation des responsabilités dans notre pays un pays qui a besoin de toute son énergie pour pouvoir faire face aux défis qui sont devant lui aujourd'hui dans notre pays les collectivités territoriales ont moins d'autonomie que les autres en Europe les salariés dans notre pays ont moins d'autonomie sur le lieu de travail que dans les autres pays européens les directeurs d'hôpitaux n'ont aucune marge de manœuvre le directeur de l'hôpital de Versailles me disait cette semaine la ville où j'habite et où je suis élu qu'il est soumis au mois de juin à 17 contrôles administratifs les chefs d'établissement les directeurs d'école ne sont ni des directeurs ni des chefs ils n'ont aucune marge de manœuvre il faut cesser d'infantiliser

41:34
Locuteur

les français et être prêt vous êtes

41:35
Invité

au manège Jean-Noël Barrault

41:36
Locuteur

oui et je vous assure qu'on ne chôme pas je vous

41:38
Jean-Noël Barrot

assure qu'on ne chôme pas et je vous assure qu'on fait tout ce qu'on peut en tout cas avec les 14 000 agents du ministère des affaires étrangères que je profite de votre question pour saluer pour tenter de défendre les intérêts des françaises et des français et les protéger je dis simplement 2027 n'est pas le monde de 2017 nous avons besoin si l'on peut dire de mobiliser toute l'énergie disponible donc il faut cesser d'infantiliser les français placer les responsabilités sans doute au bon niveau et permettre ainsi à chacun de reprendre le contrôle de sa vie voilà une question qui me semble essentielle et primordiale parler du sacrifice de la jeunesse puisque l'un des sujets sera sans doute celui de notre modèle social celui des retraites aujourd'hui quand on entre dans la vie active en France on y part avec un sac à dos de 50 000 euros de dette publique on accède désormais au logement 10 ans plus tard que ça a été le cas il

42:34
Locuteur

y

42:34
Jean-Noël Barrot

a quelques années ou quelques décennies

42:36
Locuteur

il

42:36
Jean-Noël Barrot

y a de quoi quand on est jeune en France aujourd'hui se décourager et perdre l'espoir avec les trois boulets au pied de la dette financière de la dette écologique de la dette technologique des sujets que François Bayrou a d'ailleurs mis sur la table lorsqu'il était à Matignon et qui me semble essentiel de d'aborder et de trancher

42:54
Présentateur

François Bayrou ne sera pas candidat à l'élection présidentielle c

42:57
Locuteur

'est

42:57
Présentateur

à lui qu

42:57
Jean-Noël Barrot

'il faut poser la question

42:58
Présentateur

d'accord pour vous il

42:59
Locuteur

y a

42:59
Présentateur

un doute

43:00
Jean-Noël Barrot

vous savez c'est une décision personnelle intime qui a qui a trait à la relation qu'un homme ou une femme entretient avec les françaises et les français donc invitez-le je suis sûr qu'il vous répondra

43:14
Présentateur

il y a un thème qui est apparu après l'abandon de la dernière réforme c'est la réforme des retraites vous l'avez évoqué d'un mot est-ce que c'est pas un piège pour les candidats du bloc central parce que finalement les extrêmes seront toujours quelque part un peu mieux disantes que le reste du bloc central c'est à dire on

43:37
Locuteur

proposera

43:38
Présentateur

toujours un départ à la retraite plus tôt que ce que vous pourriez proposer

43:41
Locuteur

non

43:42
Jean-Noël Barrot

je ne crois pas que ce soit un piège à condition que la question soit correctement posée qu'est-ce que nous voulons nous voulons éviter que la jeunesse de France s'avance dans la vie écrasée par le poids d'un modèle social qui a été conçu à une époque où la démographie était galopante et où la croissance était élevée je crois que personne ne peut être insensible

44:02
Locuteur

à la situation de la jeunesse

44:03
Présentateur

et donc dans les solutions avancées un départ à 67 ans la suppression par exemple de l'âge de départ est-ce qu'il y

44:08
Locuteur

a

44:08
Présentateur

des choses qui vous intéressent

44:09
Jean-Noël Barrot

mais ma position qui est aussi celle de ma formation politique le modem est bien connue nous la défendons depuis plus de 20 ans maintenant c'est un système par points qui rende aux françaises et aux français la liberté du choix

44:20
Locuteur

du

44:21
Jean-Noël Barrot

moment où ils partent à la retraite et qui confie aux partenaires sociaux le soin de prendre les décisions nécessaires pour équilibrer ce système un système qui je le redis aujourd'hui fait peser une charge si lourde sur les travailleurs sur les jeunes qu'il conduit au découragement du pays plutôt qu'à l'enthousiasme et à l'esprit de conquête

44:39
Locuteur

le

44:41
Jean-Noël Barrot

grand jury question express

44:44
Locuteur

avec

44:44
Présentateur

des réponses extrêmement courtes c'est toujours le même principe tout d'abord est

44:48
Locuteur

-ce

44:48
Présentateur

que vous avez lu le livre de Boualem Sansal

44:50
Locuteur

?

44:51
Présentateur

lequel ? le dernier pas encore est-ce qu'il peut par sa sévérité avec le régime algérien vous embarrasser sur le plan diplomatique ?

45:00
Locuteur

je

45:00
Jean-Noël Barrot

crois qu'il a la liberté qui est la sienne et quant au sort de notre compatriote Christophe Glaze nous mobilisons en lien étroit avec sa famille pour obtenir sa libération

45:09
Locuteur

la

45:10
Présentateur

convite

45:10
Invité

êtes-vous pour ou contre la fin des accords de 68 qui lie l'Algérie avec la

45:15
Locuteur

France

45:15
Jean-Noël Barrot

? on les révisait profondément pour qu

45:17
Locuteur

'ils

45:17
Jean-Noël Barrot

puissent correspondre aux besoins

45:19
Locuteur

de

45:20
Jean-Noël Barrot

la France

45:21
Locuteur

et

45:22
Jean-Noël Barrot

tels qu'ils sont aujourd'hui c'est-à-dire très différents de ce qu'ils étaient en 1968

45:27
Locuteur

il

45:27
Invité

y a un jeu qui

45:28
Locuteur

est

45:28
Invité

très à la mode aujourd'hui Jean-Noël Barraud seriez-vous cité trois noms de chinois vivants

45:33
Locuteur

? je

45:33
Invité

ne

45:34
Locuteur

sais

45:34
Invité

pas si vous avez vu passer ça

45:37
Jean-Noël Barrot

trois noms de chinois vivants nécessairement le président Xi Jinping Wang Yi le ministre

45:48
Invité

des affaires étrangères et Li Chang le premier ministre bravo parce que c'est une question effectivement qui revient beaucoup dans le débat public sur notre méconnaissance de la Chine qui est aujourd'hui deuxième puissance économique mondiale et qui est appelée à devenir la première donc vous avez réussi le test appeler à devenir la première ça

46:02
Jean-Noël Barrot

c'est votre avis mon avis à moi c'est que c

46:04
Locuteur

'est

46:04
Jean-Noël Barrot

l'Europe qui sera la superpuissance du 21ème siècle à condition qu'elle en ait le courage et la volonté

46:08
Présentateur

et bien on va en parler justement le PIB

46:13
Locuteur

européen

46:17
Présentateur

représentait 90% de celui des Etats-Unis il y a 15 à 20 ans aujourd'hui le PIB européen est tombé à 70% du PIB américain comment vous expliquez ce décrochage

46:27
Locuteur

l

46:28
Présentateur

'Europe puissance économique ça n'existe pas

46:30
Locuteur

d

46:31
Jean-Noël Barrot

'abord vous avez deux superpuissances celle du 20ème siècle les Etats-Unis et puis la superpuissance émergente la Chine qui sont lancées dans une course à la domination économique technologique commerciale et militaire

46:44
Locuteur

si

46:45
Jean-Noël Barrot

nous n

46:45
Locuteur

'y

46:45
Jean-Noël Barrot

prenons garde nous risquons effectivement d'être pris dans cette tenaille entre les deux géants de décrocher

46:49
Locuteur

et

46:50
Jean-Noël Barrot

même d'une certaine manière à être contraints de devoir faire un choix d'être peut-être entraîné dans des guerres qui ne seront pas les nôtres et dont nous devrons payer le prix est

46:59
Locuteur

-ce que l'Europe est aujourd'hui

47:00
Présentateur

armée et construite pour répondre à cette agressivité américaine

47:04
Locuteur

d'abord

47:04
Jean-Noël Barrot

refusons de nous laisser intoxiquer par les discours déclinés sur l'Europe et rappelons que l'Europe est la coalition de nations la plus avancée du monde qu'elle est le plus grand marché économique la société la plus démocratique qu

47:15
Locuteur

'on vit qu'on vit mieux

47:16
Jean-Noël Barrot

en Europe on y vit plus longtemps en meilleure santé

47:20
Locuteur

et

47:20
Jean-Noël Barrot

plus libre ceci étant dit si nous voulons résister à la tenaille il nous faut

47:26
Locuteur

prendre

47:26
Jean-Noël Barrot

les bonnes décisions

47:27
Locuteur

les

47:28
Jean-Noël Barrot

bonnes décisions c'est suivre le cap de la souveraineté européenne que la France porte depuis 10 ans

47:33
Locuteur

mais

47:34
Jean-Noël Barrot

accélérer et on a vu ces dernières années ces derniers mois des décisions majeures ou en tout cas des décisions très nouvelles à être prises par l'Union Européenne dans le sens d'une plus grande souveraineté et dans le sens d'un réarmement à la fois militaire économique et d'une certaine manière démocratique et morale mais il faut aller beaucoup plus vite et c'est tout l'objet du travail de confection qui est réalisé par le président de la République par le Quai d'Orsay dans toutes les capitales européennes pour dire que tout n'est pas perdu à condition justement d'avoir ce courage et cette volonté

48:02
Locuteur

à

48:03
Présentateur

propos d'Europe le pacte européen sur l'asile et l'immigration entre en vigueur la semaine prochaine mais pas en France il a pas été retranscrit

48:10
Jean-Noël Barrot

le gouvernement a pris les dispositions grâce au travail du ministre de l'Intérieur pour que l'essentiel puisse être retranscrit par décret il y a effectivement des dispositions qui devront être prises par la loi et je sais que le ministère de l'Intérieur

48:23
Locuteur

y travaille il n'y a pas de risque

48:23
Présentateur

d'une vague de migration parce qu'on entre dans une forme de zone grise juridique puisque nous n'avons pas intégralement aucunement

48:30
Locuteur

puisque le

48:30
Jean-Noël Barrot

pacte sur l'immigration et l'asile c'est la reprise du contrôle par l'Europe de ses frontières avec des filtrages à l'entrée des systèmes d'information qui enfin communiquent les uns avec les autres une prise de la demande d'asile à la frontière c'est tout cela qui va nous permettre de juguler l'immigration irrégulière beaucoup plus efficacement qu'auparavant ça a pris beaucoup de temps et je veux le redire ici parce que j'entends les polémiques sans l'impulsion décisive de la France en 2022 quand la France pendant 6 mois présider l'Union Européenne nous n'aurions ni le pacte sur l'immigration et l'asile ni le règlement retour ce qui a été cette règle européenne qui a été adoptée ou qui a fait l'objet d'un accord cette semaine et qui va nous permettre de trouver des moyens beaucoup plus efficaces pour expulser les étrangers en situation irrégulière en France et dans le reste de l'Europe

49:14
Présentateur

Une toute dernière question et très rapidement depuis l'année dernière le ministère des affaires étrangères a lancé French Réponse c'est un compte sur les réseaux sociaux qui répond à la guerre de l'information notamment par des forces aux étrangères La France Insoumise vous accuse d'avoir embauché des influenceurs rémunérés par l'étranger

49:33
Locuteur

Oui

49:33
Jean-Noël Barrot

la France Insoumise nous accuse de beaucoup de choses moi-même personnellement les agents du Quai d'Orsay également Dans French Response qui est ce compte que nous avons développé sur Twitter et maintenant sur TikTok pour riposter aux attaques qui viennent de l'étranger et bien nous l'avons fait avec les moyens du bord si je puis dire avec du jus de cerveau et avec de la créativité et c'est ce qui explique sans doute son immense succès Mais

49:56
Locuteur

qui sont ces infirmières ? Les

49:57
Présentateur

accusations de la France Insoumise sont donc

49:58
Locuteur

fausses ? Elles

49:59
Jean-Noël Barrot

sont fausses bien évidemment

50:00
Présentateur

Merci beaucoup Jean-Noël Barraud pour ce grand jury Bon dimanche à tous et on se retrouve la semaine prochaine c'est terminé C

50:07
Locuteur

'est terminé