Aller au contenu
Tous les transcripts
AutrePolitiquement Parlant· 17 janvier 2026 50 minMixte

Épisode #133 - Conversation Avec Catherine Fournier

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[musique] [musique] [musique] Bonjour tout le monde et bienvenue à un autre épisode politiquement parlant. C'est le balado politique avec Salim Idrissi et George Centrios. Merci beaucoup d'être là à tous ceux et celles qui se sont déjà abonnés sur notre site YouTube, sur notre chaîne YouTube d'ailleurs.

Merci pour nous aider, c'est très apprécié. On a évidemment tous les réseaux sociaux, les plateformes audio, on est littéralement partout. Vous pouvez nous suivre, aimer, commenter, fait toutes ces belles choseslà.

Euh Salim, ça va bien ? Écoute, ça va, ça va. surtout que l'actualité politique là, elle nous laisse pas un instant puis tant mieux quand on aime la politique.

C'est ça. Puis c'est un balodo qui est fait un petit peu pour vulgariser la politique, la rendre un petit peu intéressante un peu à tout le monde sans aucune prétention. Et faut pas oublier quand on veut de bonnes informations, c'est pas sur les balado, c'est dans les médias traditionnels.

Moi, je crois à ça. On le redit mais quand même une une semaine intéressante. Euh mais on va en parler.

Mais puisqu'on va en parler avec notre invité, je veux juste dire est-ce qu'on doit euh mettre en place un système de carte chouchou, tu sais comme tout le monde en parle à l'époque [rires] parce que il y a pas grand personnes qui sont revenues. C'est ça que j'allais te poser comme question. Est-ce que c'est la première fois qu'un invité revienne pour la deuxième fois ?

Je je C'est la deuxième fois. On a eu euh Éric Duam qui est arrivé une deuxième fois là après sa défaite crève cœur pour lui danstabascope. Euh mais là c'est la deuxième fois qu'on reçoit la maesse de l'engueil.

Bonjour Catherine Fournier. Bonjour. Ça me fait plaisir d'autant que vous êtes vous tournez à Brossard là donc c'est chez ma voisine.

Il y a moins d'excuses là tu sais pour nous pour nous éviter je pense. Puis je on s'attombe à point là avec cette semaine très très remplie en matière d'actualité politique là pour tous les tous les passionnés. Je pense que ça ça va être une belle conversation.

Ben tout à fait. Puis euh la première fois, je j'avais fait exprès de vous voyer la messe de l'orgueil. Euh j'avais expliqué pourquoi.

Si tu me le per si vous me le permettez, je vais vous tutoyer cette fois-ci. Je vous le permets de me [rires] tutoyer. Voilà.

Et alors et pour ceux qui veulent savoir pourquoi, ben ils ont retourné à l'autre épisode qui était déjà très intéressant à l'époque. Alors euh Catherine, toi qui a été député à l'Assemblée nationale quand même un un bon bout là de 2016 à euh 2021 à 2021 quand 5 ans, c'est ça ? environ 5 ans, tu as eu l'occasion de siéger euh euh comme collègue à l'Assemblée nationale au milieu des 125 autres et 124 autres avec monsieur Lego et monsieur Logo a annoncé son départ de la vie politique.

Il a pas encore quitté officiellement mais ça s'en vient. Euh je sais que tu avais écrit quelque chose sur les réseaux sociaux à ce sujet-là, mais veux-tu un petit peu nous parler de monsieur Lego ? peut-être quelques interactions que tu as pu avoir avec lui à l'époque où tu étais à l'Assemblée nationale puis évidemment comme mes restes de Longueil vis-à-vis d'un premier ministre du Québec.

Ouais, mais d'abord j'avais déjà entendu beaucoup de bons mots à son à son égard puisque lorsqu'il était député du Parti Québécois, on l'oublie souvent mais ça sa feuille de route est est très très longue. Il était sur la Riven Nord. Moi, ma grand-mère était très engagée au sein du Parti Québécois à l'époque puis bon, elle était dans sa circonscription donc elle le connaissait puis elle m'en avait déjà elle m'en avait déjà parlé comme quoi c'était un homme très très accessible.

Évidemment, ma grand-mère était déçue de son changement de cap politique, mais ceci étant dit sur ses qualités humaines, j'avais déjà un des préjugés qui étaient favorable. Puis comme de fait puis c'est drôle parce que cette semaine en fouillant dans mes vieilles photos pour cette fameuse trend 2016 là que tout le monde a fait de retourner dans ses dans ses archives. J'ai manqué ça moi.

Je je sais tu as manqué ça mais en [rires] tout cas fais un petit peu le tour de ton Instagram tu vas en avoir quelques-uns. Euh mais j'ai retrouvé une petite vidéo qui avait été prise lorsque je suis arrivée à l'Assemblée nationale puis je je rencontrais des collègues dans les corridors et tout ça. puis a une vidéo de monsieur Lego qui m'accuse pour euh me souhaiter la bienvenue euh à l'assemblée.

Puis très très très content, il soulignait que il était heureux de voir euh la jeunesse et prendre sa place en politique. Puis je me suis dit voilà, tu sais, c'est quelque chose de de chic quand même que fait dès mon dès mon arrivée. Puis je trouve que ça symbolise bien la personne qui était au-delà des des idées ou des allégances politiques.

Évidemment, je pense [rires] que les gens qui nous écoutent comprennent que on a des visions différentes sur plusieurs aspects de la vie politique, mais humainement parlant, c'était quelqu'un de très très ouvert. Même maintenant que je suis maesse, j'ai eu l'occasion de le rencontrer à quelques reprises, de soumettre des projets. C'était jamais un nom catégorique dans le sens où il était quand même curieux, voulant savoir plus.

Euh très respectueux aussi. J'ai justement jamais senti que parce que j'étais plus jeune ou parce que j'étais une femme, notamment lorsque j'étais député euh que considérait moins les propos que j'avais ou les questions que je lui posais là parce que comme des fit indépendantes, j'avais eu quelques interactions en commission parlementaire directement avec lui et puis surtout c'était quelqu'un de très très drôle pour avoir assisté quelquefois au soup de la tribune parlementaire qui est un événement annuel privé euh contrairement à Tawa où c'est où c'est public là où les chefs font des discours à saveur humoristique devant la presse mais où c'est web diffusé à Québec c'est 100 % privé on n pas le droit d'enregistrer quoi que ce soit puis je suis allée je pense chaque année où j'ai été députée et honnêtement c'était toujours le plus drôle donc puis ça ça témoigne bien de comment il agissait aussi en privé dans le sens que je pense qu'il se prenait pas trop au sérieux puis je pense même que ses collaborateurs le disent cétait même un peu dangereux parfois parce qu'il fallait qu'il s'empêche de faire des blagues devant lui parce que il allait les répéter en public, on s'entend des fois dans sa personnalité est un petit peu maladroit, c'est sympathique. [rires] Je pense pas qu'il voulait mal faire puis aussi c'est une des choses que j'ai souligner, c'est qu'au-delà des idées, je pense que quand tu t'engages autant pour le Québec, prent on doit souligner cet investissement là de soi.

C'est il a été 25 ans en politique le monsieur Lego. Je pense que juste ça ça vaut beaucoup de respect. Mais au au-delà au-delà de ça, donc son son engagement puis sa volonté de changer positivement le Québec, je pense c'est ça qui anime toutes les toutes les personnes qui se lancent en en politique.

Tout le monde veut faire de son mieux. Puis quand tu portes le chapeau de premier ministre, je veux dire les responsabilités sont grandes. La pression les les tout autant.

Donc je pense que c'est un homme sincère qui a toujours cherché à faire de son mieux même si on peut être en désaccord avec le mieux en tant que tel. Ah mais c'est mais je pense que que tu le décris très bien. C'est aussi un petit peu ce que le comment dire les les échos qu'on en a là.

Beaucoup de monde autour de lui que qu'on a pu croiser. Euh effectivement puis tu tu le dis bien c'est c'est drôle parce que tu sais tu disais un petit peu un petit côté maladroit mais en même temps ce côté maladroit là pouvait le rendre très très humain, très accessible un peu comme tout le monde parce qu'on a tous nos défauts puis nos travers. Ça je pense qu'il a qu'il l'admettait.

Ça fait drôle de parler au passé parce que c'est comme s'il était mort. [rires] Non non, il est bien là pu en forme comme homme politique. Ouais, c'est ça.

Non, je pense que je pense que c'est ça a été quelque chose que les Québécois ont apprécié durant la pandémie notamment le fait qu'il y a quand même, je pense c'est quand même une humilité là qui transparaissait ça. Je pense qu'on peut pas on peut pas lui enlever ce côté-là, tu puis malgré ses fonctions, malgré ses grands succès aussi professionnel, tu sais en en affaire la fondation d'art transart et cetera, je pense ça a toujours été un homme avec les deux pieds sur terre. Alors, on fera pas tout l'épisode sur lui, mais par exemple, j'ai j'ai quand même une question.

Est-ce qu'est-ce que selon toi serait la chose la la plus marquante de son passage comme premier ministre ? Donc depuis environ 7 ans et demi euh tu sais il a il a quand même il quand même fait pas mal de choses tu sais avec plus ou moins de succès comme tous les gouvernements comme tous les chefs de gouvernement c'est toujours comme ça. Euh si tu avais peut-être quelque chose en particulier.

Ouais. Euh mais moi ce que je relève de mon point de vue de mes restes de Longueil, c'est euh la vision économique de monsieur Lego qui s'est quand même déployé puis c'est pas nécessairement matière à faire les grands titres parce que c'est pas des projets qui sont nécessairement tap à l'œil ou qui font qui sont controversés là donc c'est pas au cœur de de l'actualité mais toute la vision qui avait développée dans son livre je pense ça s'appelait Cap sur un Québec gagnant à l'époque là stratégie des ondes d'innovation qui avait confié d'ailleurs à à Pierre Fitzg puis par la suite à à Christine Fréchette qui a commencé à être déployé dans les dans les régions du Québec. Bon, il y a eu B en cours la filière batterie, c'est sûr que c'est c'est plus difficile mais quoi que ça ça se développe quand même du côté de de Bencour mais chez nous à Longueille, on a eu la zone d'innovation en aérospatial, ça on le voit concrètement, on est en train d'attirer pour des millions de dollars d'investissement.

Puis je pense que c'est d'avoir vraiment mis en place une stratégie concertée sur le plan économique. Tu sais, c'est sûr qu'on a retenu beaucoup les insuccès là de certains investissements. Mais en même temps, c'est un peu le risque.

Je pense que monsieur Lego le disait lui-même, c'est quand on essaie d'intervenir dans dans l'économie puis après on peut être en accord ou en désaccord. Euh mais même au-delà des investissements dans les entreprises comme telles, moi c'est pas tant ça que je veux souligner, c'est plus vraiment la stratégie de concertation territorial, donc de créer des grabes sur le territoire puis de donner les moyens au milieu de se concerter pour attirer des entreprises. Pas le volet investissement gouvernemental, mais vraiment le volet concertation.

Puis c'est en train de porter ses fruits. En tout cas, moi je le vois chez nous dans l'agglomération de Longueil avec le secteur aérospatial. Mais je pense que tout le monde le voit dans dans la région ici dans dans toute l'agglomération de de Long.

Puis ça nous amène justement à l'autre thème. Euh il il y a eu récemment l'élection municipale puis les résultats sur le terrain mais on les a vu euh se se reproduire un peu dans le choix des des citoyens là avec ta réélection. Puis tu on en a discuté sur le balado euh à pas une simple réellection, je veux dire 89 quelque chose là. 88.8 on peut on peut arrondir à 89 ou à [rires] 90 comme vous voulez.

Non, mais c'est c'est c'est quand même c'est quand même spectaculaire et de voir le le travail justement qui a été fait puis de voir la réaction des gens qui est en faveur de de votre équipe et de toutes ces de toutes les affaires qui ont été faites dans l'agglomération. Ça ça doit faire quelque chose dans dans la ville. Mais oui, ça touche aussi l'aglomération.

Ça touche l'agglomération. Puis je pense que la dynamique au sein de l'agglomération n'est pas étrangère aussi au succès électoral autant du côté de Longueil puis même je vais élargir du côté de Brossard là mais restes a été réélu au la main même chose à Saint-Brunau de de Montarville le maire de Boucherville a été rélu une nouvelle fois par acclamation bon il y a eu un changement du côté de Saint-Lambert ça arrive toujours à Saint Lambert de façon Saint Lambert [rires] ben il y a pas de réélection de ma chaque fois ça très très très longtemps qu'il y a pas un maire qui a réussi à être fin je crois exact qui était l'ancien PDG du CN donc en tout cas mettons que Saint Lambert c'est un cas à part [rires] pour une dynamique qui lui est très propre mais autrement je pense que les citoyennes les citoyens de l'agglomération Longueil ont été très satisfaits de voir le changement s'opérer un changement en terme de dynamique politique là parce qu'il faut se rappeler que il y a pas si longtemps c'està dire On remonte juste il y a 4 ans. Euh c'était le théâtre d'un déchirement sans fin depuis l'épisode des fusion des fusions municipal.

Il y avait très peu de projets qui avançaient au conseil d'agglomération, beaucoup de chicanes, beaucoup d'accusations à travers des médias interposés. Pu ça, je je je crois foncièrement que ça servait pas l'intérêt public et que les gens le savaient, les gens le sentaient. Donc de voir ce vent là tourner, je pense que ça a favorisé la réélection des des maires et des maires dans l'ensemble de l'agglomération.

Moi ce que je veux savoir, c'est plus de ton côté à toi. Tu arrives il y a 4 ans, tu es comme la jeune nouvelle qui rentre dans le dans dans l'écosystème municipal. Donc tu rentres c'est quand même c'est le Longueil, c'est quand même une des plus grandes villes au Québec.

Ouais. à 5e. Mais c'est ça, c'est c'est pas rien non plus.

Et l'une des rares agglomérations, enfin ville qui euh qui comment on exprime ça ? Ville qui pas dirige une agglomération mais qui Oui, mais oui, agglomération, il y en a pas, il y en a pas tant que ça au Québec. Dans les grandes agglomérations, il y a Montréal, il y a Québec puis a Longueille.

Mais d'ailleurs Longueille, on a une particularité parce qu'on est la seule euh par exemple la ville de Longueille est la seule ville centre d'une agglomération qui a pas la majorité au conseil d'agglomération. Il faut quand même le réaliser. L'agglomération longue, moi c'est 50 % ou presque de mon de mon budget.

C'est la moitié à peu près de mes compétences municipales aussi. Donc c'est comme si c'est malgré la force de mon conseil, malgré que j'ai l'entièreté des sièges au conseil local, ça demeure que pour la moitié de tout, je suis en éternel gouvernement minoritaire. C'est ça.

Puis il y a toujours de la négociation puis des compromis qui doivent se faire avec d'autres d'autres villes. Moi ça va ça ça est bien je pense à ma façon de faire de la politique mais il faut le réaliser là. Si Québec et Montréal étaient dans des situations comme ça, c'est je pense qu'on verrait à quel point c'est un modèle de gouvernance qui est qui est difficile.

En terme de population d'agglomération on est à peu près à égalité avec la Val même peut-être un petit peu un petit peu plus là à l'époque je pense quand la ville était fusionnée je crois que c'était la 3è plus grande ville puis on est tombé à 5e en des fusionnant. Mais c'est ça comme je disais, c'est plus de de de voir de ton point de vue ce contraste là de quelqu'un qui rentre sais une nouvelle conseillère meresse, jeune euh une grande ville, une agglomération comme tu viens de la décrire puis 4 ans plus tard, tu es comme je marche sur l'eau là genre sais c'est comme c'est juste 4 ans. Puis on le dit souvent hein, une année en politique c'est très long.

Donc imagine, tu sais, imagine 4 ans, mais d'être à la tête d'une ville comme ça avec toutes les responsabilités qui sont rattachées, 4 ans plus tard, tu es comme boss, tu sais. C'est comme il y a personne qui me touche. Je rassure quand même les gens qui nous écoutent, c'est pas mon attitude. [rires] Je prends pas ça, je prends pas ça pour acquis.

Mais c'est sûr que je cacherai pas que c'est sûr que c'est c'est le fun là, tu sais. C'est un c'est toute une dose d'encouragement là de recevoir un appui de cette auteur là à une élection. Je dois dire que même en 2021, j'ai obtenu 61 % des votes au terme d'une course extrêmement compétitive dans le sens où on était quatre candidats à la mairie.

Il y avait le président quand même sortant euh du plus d'un des plus grands syndicats québécois en fait. Le deuxème plus grand syndicat. Ouais, exact.

La donc qui était président de la de la CSN. Donc je veux dire, je trouvais déjà que l'appui était assez formidable à 61 %. Mais oui, en plus c'était un parti euh qui a commencé de zéro, hein.

Oui. Oui. Nous, on a commencé euh écoute, on remplissait des documents là puis on avait zéro dollars dans notre dans notre compte de banque puis c'était c'était vraiment de bâtir une organisation politique de A à Z.

Donc c'était c'était complexe. Donc bref, c'est déjà je chantais énormément d'encouragement de la part de la de la population. C'est sûr, c'est un méga gage de confiance pour pour cette étape là.

Puis donc de voir que même après 4 ans, non seulement ça s'est pas aménuisé, mais ça c'est même un appui qui a augmenté. Euh c'est c'est sûr j'ai autant que c'est grisant puis que c'est évidemment c'est agréable à recevoir autant que tu dis "OK, tu sais c'est un autre poids de responsabilité parce que à un moment donné c'est dur de monter plus que ça. C'est sûr que tu peux pas plaire à tout le monde non plus.

Effectiv, faut être conscient que tu sais parfois ben la il y a quelqu'un en fait c'est Jean-François Lisé qui disait à l'époque lorsqu'il était il était chef du Parti Québécois, il nous avait dit ça un cocus à un moment donné que euh la c'est les points politiques, c'est-à-dire la crédibilité que tu te bâtis ou pas la crédibilité mais tu sais il y a des moments où ça doit être utilisé, il y a des moments charnières où tu dis bon mais parce que tu bâti Euh tu as bâti un lien avec la population, tu sais, ils peuvent ils peuvent tolérer en retour ta capitale politique que Ouais, c'est le capital. Exact qui peut parfois qui doit être dépensé entre guillemets parce qu'il y a des difficiles que tu sais qui plairont pas. Mais moi, je j'essaie de pas voir non plus les choses comme juste du plus et du moins.

Je me dis, je pense que c'est ce qui a fait ma force ces dernières années. Je suis comme de l'école où euh je me dis que tout s'explique. Hm hm.

Puis je pense que d'avoir ce lien là de confiance avec la population, ça permet d'être franc, ça permet d'être sincère puis de en s'adressant à l'intelligence collective des gens de dire voici quel est l'état de la situation, voici pourquoi on prend cette décision là. C'est pas facile, j'en suis consciente. Fait que même si c'est des décisions qui peuvent être impopulaires, ça affecte pas nécessairement le niveau de satisfaction parce qu'on parce qu'on l'explique puis que les gens comprennent.

Oui. Mais ensuite, il y a aussi une une réalité, c'est que d'une manière générale, c'est que s'il y a pas une opposition qui se forme, ça veut dire aussi que il y a pas un taux d'insatisfaction bien élevé. Et puis d'ailleurs dans ton cas Catherine, on l'a pu le voir aussi au moment du de enfin lorsque les G québéc on ont ont ont publié leur baromètres des personnalités politiques euh où tu avais un des capitals politiques justement les en fait je pense même tu étais la première dans cette catégorie là.

Oui [grognement] mais en donné nette en donnée nette. Oui, oui, oui, bien sûr. Et puis on parle pas nécessairement juste de la population de Longueil.

Là, c'était d'une manière générale mais c'est quand même c'est quand même révélateur. Donc, certain moment donné, c'est sûr que tu sais, on peut être un peu impressionné par le par le score. Euh, il y a un contexte aussi qui explique euh le score, c'est-à-dire que oui, il y a une bonne il y a une bonne bonne côte de popularité.

Euh, les gens sont visiblement satisfaits parce que souvent ceux qui sont satisfaits parlent pas. [rires] C'est Ouais. Puis on s'entend là puis tu sais c'est un peu l'éléphant dans la pièce mais les taux de participation municipale sont bas.

Je vais pas je vais pas prétendre que 100 % de la population de Longué s'est exprimé sur sur la vie électorale. Il y a quand même le deux presque de tiers des gens qui se sont juste pas déplacés aux mais mais parmi ces deux tiers alors évidemment c'est c'est jamais idéal en démocratie on s'entend. Mais je veux dire parmi ces deux tiers là, il y a aussi des gens qui se sont dit ah moi Catherine c'est pour elle que je voterai mais sert à rien que je vote de toute les manières il Ah oui ça on a lutté beaucoup contre ça pendant la campagne électorale si vous saviez le nombre de portes auquel on s'est buté puis que les gens nous disent mais ça sert à rien de voter c'était pas nécessairement négatif c'était plus comme on sait que tu vas gagner puis c'est parfait on est content puis je dis ouais mais ça serait le fun si tout le monde se dit [rires] mais c'est ça c'est dangereux parce que si tout le monde reste chez eux parce qu'ils confiant que tu vas gagner, ben peut-être que tu gagneras pas non plus.

En un temps, tu je savais, tu sais, je vais pas mentir, je savais que j'avais quand même une bonne marge de manœuvre. Il aurait fallu vraiment qu' pas beaucoup de monde qui aille voté pour que tu sais que je chante que ça soit difficile, mais moi c'est plus une question de principe, tu moi je tenais autour de participation, je suis quand même fière dans un sens même si j'aurais aimé l'augmenter mais qui se soit maintenu pas mal au niveau de de 2021. il y a eu un très très faible recul, je pense, d'à peu près deux points, même pas euh parce que justement, tu sais, la course était perçue comme beaucoup moins compétitive qu'en qu'en 2021 fait que j'avais peur que ça affecte notre taux de participation.

Donc on a redoublé d'ardeur notamment pour aller rencontrer des électeurs qui ont moins l'habitude d'aller aux urnes, des jeunes, des personnes ici de l'immigration, des locataires parce qu' encore des locataires aujourd'hui au Québec qui croient qu'il ont pas le droit de vote. C'est ce qui c'est fou là, c'est c'est un mythe tenace là au municipal. Euh donc on a fait ce travail là, tu sais.

Je veux dire, on a cogné au portes dans les quartiers tr 4 c fois dans certains cas. Là, c'est pas comme si on avait pas fait l'effort d'aller voir les gens puis de les informer sur les élections. Après, les citoyennes, les citoyens choisissent d'y aller ou pas là pour toutes sortes de raisons que leur sont propres, notamment parce que ils peuvent sentir que de toute façon, c'est ils sont confiants pour la la personne qui appuie ou parce qu'ils ont pas nécessairement l'intérêt ou la la disponibilité.

Là, je vais mettre entre guillemets parce qu'en toi puis moi je pense que on peut toujours trouver le temps d'y aller là. On a eu ces discussionslà aussi avec Salime. Puis tu sais, tu sais, Longueil c'est c'est c'était pas l'exception.

On l'a vu un peu partout euh un taux d' absentéisme quand même significatif. Puis on se demandait mais c'est quoi sais c'est c'est c'est quoi qui fait en sorte que tu sais les gens vont se dire ça m'intéresse plus ou tu sais on vient de justement de dire une une des raisons que oh Catherine elle est bonne elle va gagner je peux rester chez nous mais je pense pas que c'est le cas dans tout dans toutes les villes non c'est pas le facteur numéro 1 autrement les taux dans les autres villes auraient été plus élevés là ça concerne une petite frange de la de la population qu'est-ce qui explique a tellement de facteurs mais c'est un sujet que je trouve vraiment intéressant mais surtout très très important là cette espèce de déclin de la participation électorale puis on le constate je veux dire c'est pas seulement un phénomène québécois là c'est un phénomène occidental puis il y a un déclin d'élection d'élection à tous les paliers le seul subressaut qu' a eu, c'est aux élections fédérales mais même là dans un Oui. Puis c'est un contexte très particulier, il y avait un contexte quand même incroyable où carrément c'éit la souveraineté du pays qui était remise en en question.

Il y avait, on se rapporte au printemps dernier là, il y avait des menaces d'annexion de la part de de Donald Trump. Quoi qu'on sait pas, peut-être que d'ici le temps que vous allez publier le balado, ça sera encore ce sera encore le cas après le Danemark. Mais soit ceci étant dit euh donc c'était je veux dire c'était 247 dans les médias.

C'était difficile de passer à côté du message de la campagne électorale fédérale de l'année dernière et pourtant donc oui, le taux de participation a augmenté pour la première fois depuis plusieurs années au fédéral mais ça demeure qu' un tiers des gens qui sont restés à la maison 1/3 c'est un sur tr c'est quand même beaucoup dans qui se sont pas exprimés malgré que c'était une campagne probablement la plus médiatisée depuis très très longtemps. Donc je pense que ça dénote d'une part qu' a un nombre de personnes de plus en plus important qui se coupent totalement de l'actualité que ce soit involontairement par la bande ou même volontairement parce qu'il y a un phénomène. Puis j'avais écrit une lettre ouverte à la suite des élections municipales dans la presse qui parlait de ça.

C'est le le phénomène de la de la non information ou du désengagement envers l'information. C'est un phénomène aussi qui dépasse largement le Québec et où il y a de plus en plus de gens qui choisissent de se couper des [raclement de gorge] médias de l'actualité qui ne veulent pas en entendre parler pour toutes sortes de raisons, que ce soit préserver leur santé mentale parce qu'il trouvent que c'est anxène que ce soit parce queils ont vraiment aucun aucun intérêt. Puis maintenant ce qui est fou c'est qu'autant l'information est à portée de main plus que jamais autant on est capable aussi de faire notre vie tu sais sans aucun référent commun puis sans autre sans sans être mis en contact avec justement la l'actualité il y a tellement de sources maintenant de divertissement c'est possible de vivre sa vie sans rien se rendre compte de ce qui se passe autour de de nous puis moi ce qui m'avait frappé c'est que j'ai des frères qui travaill dans l'industrie de la de la construction puis ce qu'il me disait c'est que vous vous souvenez là l'époque de l'éclipse là c'était l'affaire dont tout le monde tout le monde parlait puis qu'il y avait des collègues qui étaient même pas au courant qui allent avoir une éclipse puis je suis comme waouh ouais ouais alors c'est pas pour je dis qu'il travaille en construction mais ça aucun rapport ça pour des gens de n'importe quel n'importe quel milieu non mais par contre non non mais ça peut avoir une pertinence ne serait-ce que parce que si si tu es à l'extérieur puis tu as pas tu es pas protégé tu sais il y a aussi cette dimension làou Oui, mais aussi dire que c'est sûr que quand tu travailles pas dans un c'est sûr qu'il certains domaines dans lequel tu travailles, je pense tuas pas le choix.

C'est sûr que tu vas être un peu en contact avec ce qui se passe, même si ça t'intéresse pas, même si tu veux t'en couper, tu peux pas. Il y a certains domaines que tu peux t'en couper si tu veux totalement. Mais c'est je trouvais que c'était comme le paroxisme de l'image où là, il y a des gens qui sont complètement déconnectés.

Mais il y a aussi l'autre réalité he tu l'as mentionné, on on a tu sais, on a tellement accès à tout ce qui se passe. C'est sur la tu sais, c'est dans dans nos téléphones, on voit à la journée longue, on est on a constamment des affaires qui rentrent. Et moi je pense que ça ça a un effet négatif envers la politique et les politiciens parce que il y a une toxicité, il y a un cymme, tu sais quand quand mais c'est ça parce que quand dans ton téléphone tu as comme tu sais non 10 personnes que tu que tu suis qui c'est tout tu sais du négatif lui puis l'autre puis voyons donc bon tu as fini par t'influencer ou influencer ton attitude ou ton mais tu vois c'est la raison aussi pourquoi nous on fait ce balado dans le fond, c'est que on essaie de rendre la politique plus sympa, plus agréable.

On reçoit des gens de tous les partis politiques avec différentes visions. Souvent, vous faites très bien les gars. Merci, tu es très gentil.

Et souvent même avec des personnes avec lesquelles on n'est pas nécessairement d'accord, mais sais-tu quoi ? On essaie d'avoir le le le meilleur échange possible de manière à montrer que la politique c'est important. Oui, c'est simple de faire ça. [rires] C'est simple.

Absolument. Non mais je comprends ce que genre je veux dire, c'est que c'est tellement négatif, tu sais. Ça ça suscite évidemment un un certain requis un certain cynisme voire même un dé.

Ouais. Donc les gens se déconnectent et puis nous on le voit. Sais nous comme Salim, on est quand même très amical.

On invite tout le monde. Nous on veut juser, c'est le fun pour nous. Tu sais ça ça crée des relations un peu différentes que celles qu'on a connu à une époque où c'était comme l'adversaire et tu vois le commentaire et c'est comme qu'est-ce qui s'est passé ?

Il a pas vu le même épisode que nous. Je comprends pas. [rires] Ouais, mais c'est sûr.

Puis je veux dire, je pense que la majorité des gens quand ils voient des commentaires aussi intenses, tu sais ça, ils font juste comme je veux pas lire ça, tu sais comme j'ai d'autres choses à faire ou tu sais c'est puis en même temps des fois je me dis Carline, tu sais les les élus euh s'aident pas toujours dans le sens où tu sais cette espèce de toxicité là dont on parle mais parfois elle est alimentée aussi dans nos dans nos parlements, dans nos conseils de ville. Ah ben oui, ensuite il y a Oui. Ensuite c'est sûr que vous souvenez à Infoman là pendant cette année là, il ont je pense c Infoman qui ont présenté l'Assemblée nationale comme une espèce de garderie là.

C'est très drôle mais en même temps ça mais c'est triste parce que c'est souvent vrai. Bah oui c'est ça mais ça trahit parfois enfin une réalité he tu sais comme toute caricature on part d'une certaine réalité effectivement. Mais écoute, je veux te ramener rapidement à la à la campagne euh de municipale la dernière euh parce que euh moi bien sûr j'ai observé ça avec beaucoup d'intérêt, d'attention.

Hm hm. Euh puis longtemps avant, on voyait des pancartes Catherine Fournier puis les gens de son équipe un petit peu partout avec cette belle couleur d'ailleurs que moi j'adore parce que ça change un peu de ce qu'on voit d'habitude dans politique. C'est l'objectif [rires] rose magas.

C'est ça. Et c'était un petit peu partout puis écoute, je portais mes enfants à l'école ou un truc du genre. Je passe par là puis tu sais je vois des pancartes et tout puis je trouvais je trouve ça ça très c'était très le fun et j'imagine que c'était un espèce d'exercice aussi où tu allais t'appeler à la porte de certaines personnes.

Comment ça comment ça s'est organisé ça ? Parce que ça très bien donné campagne d'affichage terrain en fait. Je suis quand même très fière de ça parce que je pense que j'ai été une des premières sinon en tout cas je pas mal sû je suis la première au Québec à avoir fait ça.

J'ai commencé en fait en 2018 à la campagne québécoise quand j'étais candidate pour le Parti Québécois. Tu sais, je suivais beaucoup la politique américaine, je la suis encore. Puis tu sais, je je m'intéresse à aux stratégies d'organisation électorale.

Moi et mon directeur de caminet aujourd'hui Lou Philippe qui travaillait aussi pour moi à l'époque, on a lu beaucoup, on s'est informé beaucoup sur cette questionlà. Puis c'est sûr qu'il y a quelque chose de très différent aux États-Unis du Québec, c'est la c'est l'affichage. Eux, il affichent pas dans les rues, il affichent vraiment sur les terrains des gens.

Puis de par les recherches qu'on a faites euh semblait dire que tu sais ça développait un plus grand sentiment d'appartenance, que les gens se sentait plus mobilisé pour aller pour aller voter puis surtout que ça avait plus d'influence aussi euh en définitive sur le vote que les campagnes d'affichage c'est classique ou dans des endroits plus neutres parce que ça a une certaine influence sociale nécessement tu dis ah ben non seulement pour le candidat mais même pour la campagne si tu vois une une pancarte parti politique ou d'une candidate ou d'un candidat sur le terrain de quelqu'un, un de tes voisins, tu sais, c'est quoi ? Tu sais ça suscite l'intérêt, la curiosité, tu vas peut-être un peu plus t'informer versus si c'est une publicité un peu comme classique dans l'affichage public. Donc on avait testé cette méthodeel en 2018 à plus petite échelle parce qu'on avait des budgets aussi qui étaient limités par le parti puis c'était comme une première mais ça avait vraiment bien fonctionné.

Puis il y avait quelques autres candidats députés, je pense c'était Véronique Yvon euh puis autres qui avaient commencé à le faire aussi pendant la campagne suivant ce que moi j'avais commencé à à déployer. Euh donc vu que il y avait eu une belle réception puis les gens étaient vraiment plus ouverts parce que quand tu fais ça pour la première fois, tu te demandes estce que les gens vont accepter tu c'est tellement pas dans la culture québécoise. Puis oui non on avait eu un beau taux de réception.

On avait passé très rapidement toutes nos pancartes. Donc quand je me suis lancée en 2021, je me suis là c'est ma campagne là 100 %. C'est c'est équipe Catherine Fournier.

Donc on va faire une campagne d'affichage privé plus massive. Euh puis ça avait vraiment vraiment bien fonctionné même à la fin on avait encore plus de pancarte puis les gens étaient il y avait quasiment un commerce de pancart tout le monde en voulait. Eu fait que là cette année on s'est dit ben là on va le refaire puis on va en commander encore plus.

Puis dans le fond, ce qu'on a fait, c'est que en amont de la campagne, mais c'est sûr qu'on avait déjà commencé le porte à porte nous depuis le printemps puis on le proposait déjà là, on savait qu'on allait recevoir nos pancartes fin août. Donc on avait comme un genre de registre de toutes les personnes qui nous avaient demandé ou en tout cas qui étaient d'accord avoir une pancarte ou qui nous en avait demandé une euh jusqu'au jusqu'au mois d'oût. Puis en nous quand on les a reçu, on les a déployé partout. fait que ça a déjà fait comme un un effet fort.

Puis à partir de ce moment-là, c'est surtout les gens qui nous en demandaient parce qu'il envoyaient sur sur les terrains. Moi moi je je crois à cette stratégie. Mais c'est c'est très bon.

Et puis effectivement euh honnêtement au Québec, j'avais jamais vu ça. J'en j'ai vu ça en Ontario par exemple qui sont souvent en avance à s'inspirer des Américains. C'est plus la culture anglo-saxonne peut-être aussi.

C'est ça. Mais moi, je trouve que je trouve que c'est très bien. Puis sais-tu quoi ?

Tu sais toute cette suspicion qu'il y a à l'égard de la politique puis des politiciens, je trouve que ce genre d'initiative, ça rapproche un petit peu, tu sais, parce que ça veut dire que bon, regarde, si mon voisin puis le voisin de l'autre puis de l'autre bord de la route euh il y a du monde qui mett qui accepte de mettre des pancartes sur leur terrain, euh tu sais, c'est un acte politique, c'est comme c'est comme acheter une carte de membre dans le fond de d'un parti politique alors que alors que même que c'est plus parce que là tu t'affiches vraiment. C'est pour ça qu'au début ça m'a même étonné. J'aurais pensé que ça aurait été plus dur au Québec de faire ça puis je sais pas si ça va dépendre des milieux.

Nous à Longueille en tout cas clairement je pense qu'on a brisé peut-être ce taboul parce que puis là clairement ça fonctionne très très bien puis ça va sûrement devenir dans les murs politiques parce que tu vois le mes opposants ont tenté de faire la même chose aussi. C'est sûr que tout le monde s'adapte à à la stratégie. Puis depuis que j'ai fait ça pour la première fois en 2018 j'ai eu d'autres d'autres tentés aussi de le faire.

Mais je pense que la campagne à plus grande échelle, ça a été celle celle de Longué en en 2025. Écoutez, on avait plus de 3000 3500 point cartes affiché sur des sur des terrains puis on aurait pu en déployer plus. Le écoute, c'est peut-être même 5000, je j'ai perdu le j'ai perdu le fil là, mais on avait des demandes en masse puis plus tu en as, plus tu as des demandes puis les gens ils prennent vraiment soin là de leur pancarte. des fois tu sais ça pouvait arriver qu' du vandalisme ou se faire voler une pancarte les gens allaient sortir leur caméras tu sais maintenant [rires] puis les gens prenaient tellement au c'est encore c'est encore mieux parce qu'ensuite ça devient viral puis c'est [rires] parfait est-ce qu'on peut parler un peu de de ton bilan parce que tu sais selon mon expérience c'est pas tu sais c'est c'est c'est c'est c'est hors commun de voir un peu des résultats tangibles surtout au municipal tu sais il y a tellement de filtres là que c'est des annonces par exemple du fédéral ou du provincial que que ça arrive au niveau municipal et que les gens puissent euh euh voir les résultats, ça arrive pas très souvent.

Puis c'est le contraire qu'on a vu à Longueil dans les 4 ans en terme de euh de développement euh en logement par exemple où tu as mentionné évidemment toute le secteur de l'aéronautique, il y a tellement d'affaires qui se passent. Ouais, ça a bougé. Oh my god.

Puis euh ça ça doit être quand même spécial parce que de réaliser ces choses-là en de 4 ans et de voir ces réalisations là, c'est quand même spécial. Oui, mais au contraire, c'est au palier municipal que euh ça peut se visualiser davantage. Moi, je je le crois parce que même si parfois il y a des politiques qui découlent de Québec puis de voir puis que oui, ça peut être long, ça peut être fastidieux, ça demeure que les appareils municipaux sont quand même plus flexibles, même si ça demeure des grosses machines juste long, c'est plus de 3000 employés.

Euh mais il y a quand même, je pense, des retombées visibles. Puis peut-être aussi que c'est parce que c'est des services qu'on consomme au quotidien hein. 70 % des services publics consommés sont des services municipaux euh au jour le jour.

Euh donc c'est pour ça que leur effet est très rapide sur notre vie puis quand on fait des changements, ben on les voit aussi rapidement. Donc oui, autant sur la question du logement, on a eu des records de mise en chantier, mais surtout on a développé des stratégies innovatrices. On a fait changer des lois.

Je dis souvent, c'est quand même drôle parce que j'ai réussi à influencer plusieurs lois au gouvernement plus que lorsque j'étais notre député dans l'opposition. Donc c'est un peu euh en tout cas ça serait un autre sujet complètement. Mais évidemment, j'étais j'étais contente et fière de ça parce que ça peut avoir des des retombées tangibles sur la sur la vie des gens de Longueil. le l'attraction euh l'attractivité aussi euh dans d'entreprise en en aérospatial, même en itinérance, on a fait face à une crise immense qui s'est beaucoup euh qui qui je veux dire que qui a explosé ces dernières ces dernières années, même entre le moment où j'ai été élu puis le le milieu de mon mandat, on était pas du tout dans la même situation.

Puis on a quand même trouvé des façons de concerter les partenaires communautaires, tu sais, d'être vraiment proche du milieu. Puis ça c'est évidemment quelque chose qui se qui se sent qui fait en sorte aussi qu'en ayant non seulement la confiance des citoyens mais la confiance c'est des partenaires, des organismes, mais on est capable de bouger plus vite aussi en tant que en tant que ville. Mais je pense aussi que quand tu parles de confiance des citoyens, il y a aussi la transparence.

Puis ça c'est quelque chose aussi que je trouve que toi tu étais comme au-dessus de ce qu'on a l'habitude de voir. Tu sais quand tu es sorti pour dire le coût par exemple des infrastructures. Tu sais l'autre jour avec tu sais la la police que tuas avec la la non cit c'est pas la SQ mais avec le service de police de Longueilé.

C'est des moves là que on n pas l'habitude de voir des maires ou des maesses avoir le courage de le dire ou de d'agir. Ce qui est ce qui Ouais, c'est sûr que c'est plus tu sais dans la politique classique, vous connaissez ça les gars, ça fait longtemps que vous êtes là-dedans aussi. Tu c'est sûr que les réflexes traditionnels, c'est de se dire "Oh, par exemple, quand il y a des coûts très élevés, c'est d'essayer de C'est quoi les lignes ?" Ouais.

C'est quoi les lignes ? Qu'est-ce qu'on [rires] dit ? Ouais, c'est ça.

Mais puis je comprends puis c'est pas c'est pas un blomme envers envers personne. C'est sûr que c'est comme notre instinct. Puis tu sais, je veux dire, j'en avais vu quand même passer depuis ma mon élection comme mes rest mais là c'est juste le printemps dernier.

Je me suis là ça le juste plus de sens, il faut qu'on alerte les [rires] gens. Faut amener l'enjeu dans l'espace public. Mais c'est mais c'est ça qui est rafraîchissant puis c'est ça qui en réalité va venir reconnecter la politique, les politiciens, les élus avec parce que tu sais on dit souvent on va faire la la politique autrement mais tu sais depuis Aristote et Platon qu'on dit on va refaire la politique autrement c'est un peu un veœu pieux c'est un Non mais c'est un veœu pieux mais à un moment donné il faut mais ve veux pas tu sais avec mais c'est un peu pieux mais moi j'essaie de le faire pour Non mais non mais c'est ça non mais de toutes les manières on évolue On ess d'évoluer toujours pour le mieux.

Puis tu sais quand on dit on veut des jeunes en politique, c'est parce qu'on veut que les jeunes fassent les choses différemment. Pas parce qu'on en fait comment je vais te dire ça ? Dans le sens que souvent en politique on dit oui mais c'est ce qu'on a toujours fait.

OK mais ça se peut que ce qu'on a toujours fait à ses limites puis que là c'est le temps de recommencer quelque chose. Exact. Exact.

Comme moi je dis à mon administration parce qu' disent ben là toutes les villes font ça. OK mais ça veut pas dire que c'est parce que toutes les villes font ça que toutes les villes sont sur la bonne voie. Donc peut-on réviser ?

C'est ça. Mais on veut mais non mais parfois il faut faut faut penser à l'extérieur de la boîte là. sais puis essayez essayez ça.

Puis surtout le but ici c'est pas de faire des mini révolutions. Le but c'est juste d'arriver à l'objectif qu'on souhaite tous mais de trouver un autre moyen si le moyen connu est plus lent, plus cher, moins efficace, moins efficient et que au final il frustre le citoyen et la citoyenne. Mais tu sais quoi ?

Moi ce que je trouve curieux parce que tu sais, on a tous vu l'explosion des coups là puis quand tu veux développer une ville puis tu as cette réalité là puis tu as bien fait de de le souligner guys en passant voici ce que ça coûte. Qu'est-ce qu'on fait pour tu sais c'est quoi la solution ? Comment est-ce qu'on avance ?

Est-ce qu'on peut même fixer ce problème là ? Je sais c'est c'est ça doit être un enjeu quand même spécial au niveau des villes énorme puis d'une complexité aussi qui dépasse largement le le pouvoir des villes. Tu as raison de dire que moi j'ai souhaité faire une espèce de prise de conscience aussi pour peut-être limiter les les attentes parce que tout le monde on veut beaucoup on veut beaucoup mais au final qu'est-ce qu'on est capable de livrer dans l'état des choses actuell il y a ça c'est de prendre conscience de combien les choses coûtent je pense que c'est important dans une perspective de pédagogie citoyenne.

C'est pour ça aussi que par la suite, pendant la campagne, tu moi j'ai annoncé que on allait se concentrer exclusivement sur l'entretien, la bonification de l'existant et non pas dans le développement des nouvelles infrastructures pour cette raisonlà parce que on est limité nécessement, on a des choix financiers difficiles à faire, encore plus du côté des municipalités parce que on dit parfois mais c'est des investissements. Oui, mais parce que nous nos investissements quand on s'endette pour des infrastructures, ben en fait c'est comme ça pour tous les gouvernements là, mais le service de la dette est dans notre budget d'opération. C'est juste que nous, contrairement aux autres gouvernements, notre budget est obligatoirement à l'équilibre.

C'est une c'est une loi. Donc puis c'est pas c'est pas une mauvaise chose, mais c'est juste que vous comprenez que on a une limite d'investissement. On pourrait pas dire qu'on fait un grand rattrapage euh en matière d'infrastructure tout d'un coup parce que tu augmentes ton service de la dette puis là tu dois couper dans tes services quotidiens, tu dois couper dans tes opérations, ce qui est impossible avec les salaires.

Bref, vous comprenez le le portrait fait qu'on a une marge qui est quand même très très réduite. Fait que nos investissements, il faut bien les choisir de façon prioritaire. Après, ça empêche pas qu'on puisse travailler sur la question des coûts.

Je pense que les villes ont un rôle à jouer, tu sais. Moi, je l'ai je l'ai dit, je l'ai dit avec mon collègue Stéphan Boyer à la Valle, il y a peut-être des choses qu'on est capable de mutualiser. D'ailleurs, nos deux administrations sont présentement en train de travailler ensemble sur ce chantier-là.

Mais maintenant, c'est pas tout. On peut aussi jouer un rôle en peut-être révisant les besoins qui sont exprimés dans nos dans nos appels d'œuvres. Est-ce que parfois on est comme trop précis ?

Est-ce qu'on tu sais, je dis pas qu'on veut pas avoir des beaux projets, mais est-ce que à force de dire on veut avoir, je sais pas la caserne de pompier la plus magnifique qui soit, est-ce qu'on accepterait qu'elle soit peut-être un peu moins belle ou un peu moins tape à l'œil mais au moins serv moins cher ? Moi moi je c'est ce que je dis aux équipes de la ville, c'est que recentrons-nous sur le besoin aux citoyens. On n'est pas obligé d'avoir les plus belles affaires, mais il faut que ça soit accessible.

Tu sais, les gens veulent une offre, c'est sûr que ce serait le fun d'avoir les tout le temps de gagner les prix d'architecture et que ce soit. Je crois en la beauté puis en l'esthétique aussi des des bâtiments publics, mais faut faire des choix fait. C'est quoi notre c'est quoi la en définitive ce qu'on doit retenir ?

Fait que je nous invite à cette réflexion là du côté des villes puis maintenant du côté du gouvernement. Moi, j'avais appelé à des États [grognement] généraux pour bien comprendre la source de la hausse des coûts. Il y a il y a des facteurs macroéconomiques, on l' vu avec l'inflation, avec l'épinuerie de certains certains matériaux, mais il y a quand même des facteurs la productivité de la de la construction, les normes, j'insiste beaucoup là-dessus, les normes qui s'accumulent avec le temps.

Il y a personne qui compte la vertu. Il y a des bonnes raisons pour lesquelles on adopte différentes normes, mais on prend jamais le temps de faire le ménage. Donc de réviser ces normes là puis de se dire "OK, est-ce qu'il y en a qui sont en contradiction ?

Est-ce que les anciennes normes sont toujours aussi pertinentes au regard d'aujourd'hui ?" Puis aussi une réflexion collective à voir, est-ce que on doit viser toujours le risque zéro ? Tu on a beaucoup de normes sismiques euh ou autres là, mais çaen est un bon exemple.

Euh lorsqu'on veut rénover du patrimoine ou rénover des vieux bâtiments, tu sais à quel point je comprends là que ça se peut qu' un tremblement de terre ça peut arriver. Ouais. Puis je dis pas non plus de pas s'en prévenir mais est-ce qu'on devrait avoir des des niveaux de prévention des tremblements de terre comme si on était en Californie ?

Je je sais pas. le niveau de risque de toutes les manières sais je veux dire il s'évalue aussi même même les compagnies d'assurance elles sont capables d'évaluer les niveaux de risque lorsqu'elles assurent donc donc comme société il faut aussi se poser cette question là c'est peut-être que la réponse c'est oui qu'on veut viser le risque zéro mais je me dis faudrait en discuter pu faudrait être conscient de l'effet que ça a sur nos finances écoute le temps le temps fil mais je voulais quand même te t'amener aussi sur un un autre sujet parce que évidemment tu tes meses de Longueil rélu récemment. Euh, il y a une élection provinciale qui s'en vient.

Non non, je veux pas dire si tu vas te présenter au provincial, c'est pas ça. La réponse est [rires] non. Je viens d'être comme non, [raclement de gorge] je une place qui s'est libéré là la caque.

Je suis partie de la politique québécoise. Je m'y intéresse [rires] toujours mais je suis très bien au municipal. Mais non, non, on sait bien, on sait bien.

C'était c'était juste une petite blague. Mais regarde, tu sais, est-ce que tu as commencé à faire ta liste d'épicerie pour les partis politiques ? en vue des élections d'octobre 2026.

Mais je dirais que moi je suis beaucoup dans une approche de quand il y a un besoin, on fait les démarches nécessaires auprès des des ministères pour jourger l'ouverture puis jusqu'à maintenant ça s'est bien passé dans les quatre dernières années. Mais c'est sûr qu' des grandes idées, des grands principes je pense ça va être une concertation du monde municipal voir des demandes de longueil spécifiquement mais ça va surtout tenter de regrouper là de de d'avoir une solidarité des villes autour des demandes qui seront faites. Il y a un rapport sur la fiscalité municipale qui va euh être dévoilé là dans quelques mois qui a été mené par conjointement par Nicolas Marceau et mon Jérôme Forget qui avait été donc deux anciens ministres des finances, un péquis une libérale qui ont été mandatés par l'Union des municipalités du Québec là puis qui ont consulté des villes dans à peu près je pense toutes les régions ont été mises dans le coût puis tu sais je pense qu'on je pense que comprendre de mes discussions avec eux que ça sera des solutions qui seraient pragmatique, réaliste à mettre en œuvre.

C'est sûr que on pourrait dire ça prend une réforme très grande la fiscalité puis donner un pouvoir de taxation, partager le l'impôt comme ça se fait en Scandinavie par exemple. C'est sûr que c'est le fun comme réflexion à voir, mais on s'entend, je pense pas qu' aucun parti politique prenne une position là-dessus pour les prochaines élections. Mais est-ce qu'on est capable de dire OK, est-ce qu'on peut réviser la taxe foncière ?

Est-ce qu'on peut réviser ? Je pense qu'il va avoir quand même plusieurs propositions intéressantes en matière de fiscalité pour donner plus de pouvoir aux villes de pouvoir en terme de de pouvoir d'affronter les défis là qui se dressent devant nous. On ne pas parler de des changements climatiques, mais tu ça ça force beaucoup d'adaptation dans nos villes, ce qui a aussi un poids sur les sur les infrastructures.

Euh ça ça va être quelque chose ça va être quelque chose d'important de de d'assez fondamental la question du logement. Tu ça continue de de l'aide. C'est pas évident parce que c'est une compétence qui est comme séparée entre le Fédéral, Québec, les vives, le de pouvoir bien se concerter.

Je pense que même au-delà des demandes tangibles, c'est d'avoir un un partenaire collaboratif puis ouvert aux demandes du milieu municipal. Je dois dire que dans les dernières années, ça a varié selon les ministères. Tu sais, c'est plus je pense un enlignement gouvernemental qu'on va rechercher aussi que tout le monde au-delà de la personnalité du ministre soit sur la même longueur d'onde puis qu'on sache que on sert les mêmes citoyennes et les mêmes citoyens.

Tu quand on parle d'itinérance euh c'est la même chose. Faut faut faut penser en terme d'équipe. On est une équipe au service de la population.

Puis donc je pense que ça c'est la chose la plus importante à rechercher chez le prochain gouvernement. C'est toujours un plaisir de te voir. Je sais qu'on a pas eu trop le temps de rentrer en détail mais je vais apprivoiser la politique.

C'est un livre que tu as écrit mais on a fait des références quand même parce que ça parle beaucoup d'éducation. Pourquoi c'est important pour les jeunes ? C'est littéralement une encyclopédie.

C'est comme un un A à Z là que c'est comme un qu'est-ce que tu dois connaître de la politique mais on a essayé de la rendre le fun quand même. Exactement. [rires] Exactement.

Donc c'est vraiment assez ludique dans la façon de présenter l'information. C'est quelque chose que j'ai aimé faire en en l'écrivant aussi. Mais alors justement parce que il y a souvent des jeunes qui nous écrivent parce qu'ils nous écoutent sur les les diverses plateformes ou qui se demandent qu'est-ce que je dois faire ?

Qu'est-ce que je dois faire ? Honnêtement, comme commencez par lire ce bouquin, vous allez déjà commencer à avoir une bonne idée. [rires] Il demande quoi faire pour faire la politique.

Oui. Ben faire de la politique ou s'intéresser à la politique ou s'impliquer en politique parce que j'allais dire même j'ai une j'ai un chapitre que c'est comment s'impliquer en politique. Ex plein ça.

Alors alors pour tous ces jeunes qui nous qui nous écoutent et qui ont le souhait de s'impliquer en politique, contribuer un peu à notre vie démocratique. démocratie a tellement besoin d'amour puis de comprendre les dessous aussi parce que oui, tu sais, j'ai écrit en disant bon qu'est-ce qui est qu'est-ce qui sont les connaissances politiques importante ou essentielle à savoir mais en même temps avec mon expérience autant à Québec puis maintenant comme MS, j'étais capable de donner aussi un peu les dessous de comment ça fonctionne des dynamiques. Donc je pense que c'est l'intérêt du livre.

Alors Catherine, 2026 c'est une année importante pour toi. Alors on te souhaite tout le meilleur avec ton époux et votre futur bébé. Oui, merci beaucoup.

Ça va être très excitant. Ben oui, merci beaucoup tout le monde. Allez vous abonner sur notre chaîne YouTube, les réseaux sociaux, les plateformes audio.

Faites toutes ces belles chosesl ça nous aide énormément. Aller suivre Catherine pour suivre de près les belles choses qu'elle fait dans la ville de Longueil. On se voit très bientôt.

Ciao tout le monde. Au plaisir. Au revoir.

Merci. [musique] [musique] [musique]