Macron et Le Pen veulent-ils diriger pour 7 ans, un "génocide" en Ukraine, Shanghai... Actus du jour
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« Marine Le Pen explique qu'elle souhaite mettre en place un septennat non renouvelable. »
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« Emmanuel Macron semble lui aussi favorable à cette mesure. »
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« Le Premier ministre Jean Castex a pris un jet privé pour aller voter ce dimanche dans sa ville de Prades. »
- 6:45PrésentateurChiffre
« Le coût de cet aller-retour est estimé à 10 000 euros et l'équivalent de 6 mois d'émission de CO2 d'un citoyen moyen. »
- 7:15PrésentateurFait
« Le président américain Joe Biden a accusé le président russe Vladimir Poutine de mener un génocide en Ukraine. »
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On peut entendre en ce début de semaine sur les réseaux sociaux que Marine Le Pen ou encore Emmanuel Macron aimeraient être président pendant 7 ans. Alors, est-ce que c'est vrai ? Qu'est-ce que ça veut dire concrètement ? On va démêler ensemble le vrai du faux sur tout ça. On va aussi parler des dernières actualités plus largement en Ukraine, de la présidentielle, mais aussi d'une situation chaque jour plus difficile à Shanghai. Salut, c'est Hugo. J'espère que vous allez bien. Et comme chaque jour, donc, on est parti ensemble pour une nouvelle plongée dans l'actualité en une dizaine de minutes. Nous commençons donc avec le premier sujet.
Vous avez peut-être vu passer sur les réseaux sociaux que Marine Le Pen voulait changer la constitution pour passer la durée du mandat de président de la République de 5 ans à 7 ans, donc passer d'un quinquennat à un septennat, et qu'Emmanuel Macron y est aussi favorable. On va voir donc ce qu'il en est réellement et ce que ça implique, puisque forcément, ça fait beaucoup réagir. En fait, dans son programme, Marine Le Pen explique qu'elle souhaite mettre en place un septennat non renouvelable. En gros, un président est élu. Il reste à ce moment-là 7 ans au pouvoir. À l'issue de ces 7 ans à l'Élysée, il ne peut pas se représenter.
Alors, l'idée d'avoir 7 ans comme ça, c'est pour qu'en général, le président ait un temps plus long pour mettre en place des mesures importantes. Et la question du côté non renouvelable, donc un mandat de 7 ans et après, c'est tout, eh bien, c'est dans l'idée de faire en sorte que le président, quand il est à l'Élysée, eh bien, ne met pas en place des mesures ou autres. Le simple objectif d'être réélu 5 ans après, mais bien parce que c'est des mesures importantes pour le pays. Alors, Emmanuel Macron semble lui aussi favorable à cette mesure.
Il s'est dit donc favorable à l'idée de mettre en place un septennat, mais éventuellement, de son côté, un septennat renouvelable, ce qui ferait, en fait, qu'un président pourrait rester ainsi un maximum de 14 ans au pouvoir et non 10 ans aujourd'hui avec le quinquennat renouvelable. Et pour être plus précis là-dessus, en fait, Emmanuel Macron a déclaré qu'il voudrait ouvrir une réflexion sur le sujet qui regrouperait, en fait, les différents partis politiques français. Il voudrait aussi qu'il y ait des élections éventuellement de mi-mandat sur le modèle américain.
Donc, en fait, il y aurait une élection, une réélection de l'Assemblée nationale à la moitié du septennat pour que, donc, les Français puissent renouveler et réélire les députés de l'Assemblée nationale tous les 3 ans et demi. Alors, ça fait réagir. On va voir pourquoi après. Mais il faut comprendre que, bien, le septennat, c'est pas quelque chose en soi de nouveau en France. Il a été en application de 1873 à 2002. Mais alors, pourquoi est-ce qu'on est passé à un quinquennat ? En fait, jusqu'en 2002, il y avait un décalage dans le calendrier électoral entre le mandat du président de la République, qui durait donc 7 ans, et le mandat des députés qui étaient élus, eux, pour 5 ans.
Et je vous la fais courte, mais les mandats, du coup, n'étaient pas synchronisés. Et du coup, il arrivait que, eh bien, la majorité à l'Assemblée nationale soit opposée au président. Donc, que le président soit obligé de travailler avec une assemblée et donc aussi un Premier ministre d'un autre parti que le sien. C'est ce que l'on appelle la cohabitation. Et c'est déjà arrivé, donc, sous la Ve République. Pour mettre fin, du coup, à tout ça et synchroniser les élections présidentielles et législatives, eh bien, l'ancien président Jacques Chirac a fait adopter le quinquennat par référendum en 2000. Et donc, c'est ensuite entré en application à partir de 2002.
Ce qui fait que, eh bien, depuis 2002, en général, aujourd'hui, l'Assemblée nationale se retrouve du même bord politique que le président de la République, puisque, eh bien, le président est élu. Et deux mois après, en général, comme c'est le cas, donc, là, aujourd'hui, au mois de juin, il y a les législatives juste après. Et donc, en général, on obtient à l'Assemblée nationale une majorité de députés qui sont du même bord que le président de la République qui a été élu quelques semaines auparavant. Voilà donc pour l'explication. J'espère que j'ai été le plus clair possible. Ce n'est pas forcément évident à résumer comme ça en deux mots.
Mais maintenant qu'on a dit ça, tout ça pourrait donc, vous l'avez compris, changer avec le retour du septennat. Mais du coup, eh bien, si les deux candidats en parlent autant aujourd'hui, est-ce que ça veut dire qu'Emmanuel Macron ou alors Marine Le Pen pourraient être élus cette année et rester 7 ans au pouvoir ? C'est une rumeur qui a beaucoup circulé. Mais en l'occurrence, non, le passage au septennat ne s'appliquerait pas à eux. Il faut savoir qu'une réforme constitutionnelle comme ça, ce n'est pas mis en place directement. Il faut attendre, en fait, le mandat suivant. Et donc, l'éventuel septennat, eh bien, s'appliquerait pour la personne élue en 2027.
Autre rumeur qui est très présente sur les réseaux sociaux, le passage au septennat pourrait permettre à Emmanuel Macron, s'il est réélu dans quelques jours, de se présenter une troisième fois à la présidentielle en 2027 et cette fois-ci, donc, pour un septennat, alors qu'aujourd'hui, eh bien, on ne peut être président que deux fois d'affilée. Cette rumeur s'appuie, en fait, sur le fait que certains estiment qu'ils pourraient profiter de cette réforme constitutionnelle pour remettre les compteurs à zéro et ainsi se représenter une nouvelle fois à la présidentielle en 2027.
Le truc, c'est que absolument rien ne permet de dire que c'est ce que Emmanuel Macron envisage de faire, puisque le texte en soi n'a pas été du tout rédigé. Voilà donc pour les grandes questions qui pourraient revenir aujourd'hui puisque donc, vous l'avez compris, c'est un projet qui est porté maintenant par les deux candidats mais il faut bien comprendre et déceler le vrai du faux à partir de tout ça. Si vous voulez plus d'informations, je vous mets directement des liens en description et on pourra, pourquoi pas, en reparler dans les prochains jours. Ce n'est pas le sujet le plus évident à expliquer comme ça en quelques minutes mais ça me semblait quand même essentiel de le faire.
Allez, on passe aux actualités en bref liées à cette présidentielle. D'abord, cette première information, une enquête pénale a été ouverte par la CNIL. Donc la CNIL, c'est en quelque sorte le gendarme, disons, des données personnelles en France suite à l'envoi en fait de SMS pro-Zemmour qui ciblait des Français de confession juive. En gros, plusieurs personnes ont reçu dans les derniers jours de la campagne un SMS intitulé « Message aux Français de confession juive » dans lequel le candidat du parti Reconquête, Éric Zemmour, revient sur l'antisémitisme en France et dénonce, je cite, « les racailles qui pourrissent la vie des Juifs » ou encore, je cite, « le théorisme islamiste ».
Sauf que, eh bien, en France, la loi interdit tout simplement le traitement de données personnelles à connotation religieuse sauf si la personne a donné son consentement. Un consentement qui n'était visiblement pas présent chez beaucoup de personnes qui ont reçu le SMS. Alors, de son côté, l'équipe d'Éric Zemmour assure avoir fait appel à un courtier en données personnelles qui, en gros, achète des bases de données pour ensuite les vendre. Et, eh bien, ce courtier leur avait assuré que toutes les personnes dans le fichier avaient donné leur autorisation. Bref, on verra donc si cette utilisation de données est illégale et, évidemment, je vous tiens au courant.
La deuxième information de son bref remonte en fait à dimanche mais elle fait de plus en plus parler ces derniers jours. Le Premier ministre, Jean Castex, a pris un jet privé pour aller voter ce dimanche dans sa ville de Prades dans le sud de la France. Vous vous en doutez, ça a fait pas mal polémique et débat, sachant que, selon Libération, le coût de cet aller-retour est estimé à 10 000 euros et l'équivalent de 6 mois d'émission de CO2 d'un citoyen moyen. Alors, d'autre côté, Jean Castex s'est justifié en disant qu'il faut qu'il soit à Paris très vite s'il y a le moindre problème et qu'il avait respecté, par ailleurs, les règles habituelles appliquées au Premier ministre.
Mais d'autres ont estimé qu'il aurait pu, par exemple, déplacer son bureau de vote, pas déplacer son bureau de vote, mais son inscription pour voter à Paris ou encore, éventuellement, faire une procuration. On suit avec un point sur la situation en Ukraine et la première information, c'est que le président américain, Joe Biden, a accusé le président russe, Vladimir Poutine, de mener un génocide en Ukraine, donc l'élimination intentionnelle de la population ukrainienne. C'est un terme que la Russie a jugé inacceptable.
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a salué, lui, sur Twitter, cette déclaration et a souligné, je cite, qu'appeler les choses par leur nom est essentiel pour s'opposer au mal. On reviendra donc plus en détail dans les prochains jours, sûrement, cette semaine, sur cette question, cette déclaration et sur la question donc de ce potentiel génocide pour mieux comprendre concrètement de quoi on parle. Deuxième information que je voulais vous donner aujourd'hui, selon Emmanuel Macron, Vladimir Poutine ne va pas s'arrêter dans son offensive en Ukraine car, d'après le président français, Vladimir Poutine a besoin d'une victoire militaire.
C'est ce qu'il a déclaré en fait dans une interview au magazine Le Point. En gros, selon le président Kanzda français, eh bien Vladimir Poutine concentre l'offensive russe sur l'est du pays et plus précisément sur la région du Donbass pour, je cite, « obtenir une victoire et viser un défilé militaire glorieux le 9 mai », date très importante pour lui et pour la Russie. Le 9 mai, c'est en effet le jour de commémoration de la victoire de l'armée russe sur l'Allemagne nazie en 1945.
Et par ailleurs, eh bien Emmanuel Macron a justifié de dialoguer et d'échanger autant avec Vladimir Poutine car il estime que si, eh bien Vladimir Poutine ne parle plus à personne, eh bien, je cite, « on ne sait pas jusqu'où il peut aller ». Enfin, on termine aujourd'hui avec une dernière actualité et ça me semblait assez important de prendre le temps aujourd'hui puisqu'on en a parlé assez rapidement hier et vous avez été assez nombreux dans les commentaires notamment à demander qu'on en parle davantage. Vous avez raison, donc on en parle aujourd'hui plus en détail.
Je voulais revenir donc sur la situation dans la ville de Shanghai en Chine donc qui fait face à une flambée des cas de coronavirus. Résultat, eh bien les 25 millions d'habitants de la ville sont totalement confinés depuis deux semaines et ça pose forcément beaucoup de questions. Il y a notamment plusieurs problèmes logistiques qui s'accumulent. Beaucoup d'habitants se plaignent de manquer de nourriture. Par ailleurs, de nombreux Chinois ont également décidé de rester dormir sur leur lieu de travail pour pouvoir continuer à travailler.
Par ailleurs, et ça fait là aussi beaucoup parler, plus de 100 000 personnes positives au coronavirus sont actuellement dans des centres de confinement ultra stricts séparés de leurs proches et le média d'opposition China Change a notamment partagé des vidéos qui montrent comment les gens sont emmenés de force dans des hôpitaux de fortune sans douche ni toilette parfois avec d'ailleurs parfois aussi des enfants très jeunes séparés de leurs parents. Bref, la situation est forcément alarmante à Shanghai et ça pose des questions aussi sur les limites de cette stratégie zéro Covid qui est appliquée maintenant en Chine depuis le début de la pandémie.
J'en ai parlé donc rapidement hier mais vous avez été nombreux à vouloir plus d'informations sur le sujet et donc ça me semblait essentiel de refaire un point aujourd'hui. Voilà, c'est la fin de ce résumé de l'actualité du jour. Évidemment, pensez à vous abonner pour ne pas rater le suivant quelle que soit d'ailleurs l'application que vous utilisez pour m'écouter. Rendez-vous aussi sur YouTube et sur Instagram pour d'autres contenus d'actualité exclusifs. Écoutez, je crois que j'ai tout dit, prenez soin de vous et on se dit à très vite. Sous-titrage MFP.