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Podcast / conversationLe Média (sur YouTube)· 22 février 2023 23 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesTravail & emploiÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

MACRON À RUNGIS : DÉCRYPTAGE D’UNE DRÔLE DE RENTRÉE POLITIQUE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 60 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:30OuverteRéponse partielle

    Pourquoi Macron est-il revenu sur le devant de la scène médiatique ?

  • 2:30RelanceÉludée

    Macron a-t-il raison de marteler que le travail doit payer mieux ?

  • 4:30OuverteRéponse directe

    La réforme des retraites prend-elle en compte la pénibilité ?

  • 6:30FerméeRéponse directe

    Macron a-t-il indexé les salaires sur l'inflation ?

  • 8:30OuverteRéponse partielle

    Rachel Kéké a-t-elle raison de critiquer la réforme ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:30Emmanuel MacronFait
    « il faut que le travail paye mieux »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

j'ai entendu que des gens qui me disaient vous n'allez pas assez loin il y a trop de gens qui vont pas assez travailler la différence qu'il y a entre nous qui travaillons et qui nous le ventaux et ceux qui restent au lit elle n'est pas assez grande et donc il m'encourage à aller plus loin à se dire au fond il faut plus de reconnaissance pour le travail il faut que le travail paye mieux mais il faut aussi que chacun prenne sa responsabilité parce qu'une société où on est tout le monde de manière indiffériée et on le produit pas assez c'est une société qui a pas d'avenir moi ce qui m'a beaucoup intéressé dans son intervention c'est que il axe une partie de son discours en disant il faut que le travail paye mieux il faut que il faut qu'on rémunère mieux le travail etc voilà il a dit donc il a martelé cette idée là or c'est le contraire qui se passe depuis le début de son mandat je rappelle quand même qu'il a refusé de d'indexer des salaires sur l'inflation donc déjà d'un point de vue très concrètement très factuellement avec la position est proposée avec Emmanuel Macron très concrètement les salariés les travailleurs ont perdu du pouvoir d'achat donc déjà son affirmation qui consiste à dire il faut que le travail paye mieux etc c'est littéralement le contraire de ce que lui a fait donc là il faudra qu'il se mette d'accord avec lui-même et avec sa politique donc ça c'est c'est il me semble une contradiction flagrantes dans son discours ce matin [Musique] ce matin le chef de l'État bien discret jusqu'ici sur le terrain de la politique intérieure était en visite au marché d'intérêt national de Rungis c'est donc depuis le Ventre de Paris comme on l'appelle qu'Emmanuel Macron a tenu à s'exprimer pour défendre sa réforme des retraites rappelle les carrières longues les gens qui travaillent la nuit avec du froid avec des charges prend en compte ces différences dans le calcul mais dans l'ensemble les gens savent que oui il faut travailler un peu plus longtemps en moyenne tous parce que sinon on pourra pas bien financer nos retraites ce déplacement n'a rien d'original puisque avant lui Nicolas Sarkozy ou encore François Hollande s'y rendait régulièrement pour dérouler moult storytelling présidentielle la nouveauté est ici c'est la nouveauté pardon c'est qu'habituellement là Emmanuel Macron envoie plutôt lesbet de bord et où le ministre du soft au front de cette guerre déjà perdue dans l'opinion mais le président ne semble pas en démordre et ose les mêmes arguments pourtant longuement des banquets un peu partout par les nombreuses pesants à sa réforme des retraites écoutez plutôt si c'est un un de ces lieux où on travaille on se lève tôt on travaille de nuit dans des conditions parfois difficiles et dans lequel il faut avoir beaucoup de reconnaissance est-ce qu'une société où on est tout le monde de manière indiffériée et on le produit pas assez c'est une société qui a pas d'avenir le chemin médiatique d'Emmanuel Macron ce matin agit c'est alors réglé comme du papier à musique néanmoins certains ont fait aussi le déplacement pour tenter de l'interpeller au moins sur le terrain médiatique il y a des fautes de pouvoir s'adresser directement à lui en personne c'est le cas de Rachel kéké aujourd'hui député les filles du peste mais hier encore femme de chambre dans un hôtel de banlieue parisienne elle est connaît donc bien cette France qui se lève tôt et lui a fait savoir au président devant les caméras pendant que ce dernier ça donnait à une séance de selfie [Musique] manifestations c'est quand tu ne les écoutes pas ils se mettent en fait et qui font la manifestation donc là il est venu ça tombe bien qu'il est venu voir il a vu comment les gens travaillent lui-même il a vu se lever tôt déjà nous même hein c'est pas facile voilà donc imaginez-vous du lundi au vendredi se lever tôt tous les jours ça dit à 1h à minuit pour venir travailler ici à 3h du matin et finit par exemple à 14h relever le lendemain encore venu encore travers tout le matin vers se balade c'est c'est impossible c'est impossible moi-même je l'ai fait je suis comme j'ai dit je suis la preuve donc c'est impossible on peut pas travailler comme ça pour évoquer cette séquence politique cette mini rentrée ou alors cette sortie de l'ombre de Macron juste après la fin un peu particulière de l'examen on l'a vu de sa réforme des retraites à l'Assemblée nationale et alors que plane la menace d'une grève générale reconductible dès le 7 mars je reçois Mathieu Slama auteur essayiste sur le plateau bonsoir bonsoir merci d'être avec le soir alors première info on va dire c'est que celle-ci comme je viens de le dire à l'instant le retour sur le devant de la scène médiatico-politique d'Emmanuel Macron il avait été dit très discret comme on le disait à l'instant pendant toutes les discussions parlementaires sur la réforme des retraites et avait laissé ses ministres notamment la première lesbienne bornes charbonner en souviens qu'il avait même préféré juste avant faire une sorte de réunion vous souvenez un dîner à l'Élysée avec les principaux des better télévisuels ou dans la presse journaliste pour distiller de discrètement des éléments de langage alors pourquoi selon vous irez surgit à cet instant là ici bah parce que parce qu'il sent que la bataille de l'opinion est perdue et que d'autre part que ces ministres n'impriment pas que Olivier Dussault a été particulièrement mauvais et je pense de la vie générale je veux dire indépendamment de de la vision comment dire voilà indépendamment voilà partisanes voilà je veux dire bon Olivier Dussault à partir du moment était mauvais et puis surtout ça a été une communication ministériel gouvernemental qui n'a cessé d'avoir des quoi qui n'a cessé d'être débunché c'est-à-dire en tout cas dont on a dévoilé les incohérences les inconsistances et même les mensonges c'est une manière de d'essayer de reprendre la main à un moment où tout va mal et ce qui me frappe moi c'est le le déni absolu de cette intervention c'est à dire en l'écoutant on a le sentiment qui se réveille de de d'un mois voir de deux mois de sommeil qu'il n'a rien suivi à la fois des débats et surtout de de ce qui se passe dans l'opinion puisque quand même le message un des messages les plus importants qui qu'il a martelé voilà c'est c'est les Français comprennent bien le bon sens comme si il y avait une majorité française qui était derrière lui et ça c'est quand même incroyable parce que c'est c'est alors c'est du déni c'est surtout de la de comment dire de du travestissement de la réalité mais on peut peut-être oui et puis sans doute aussi de la méthode Coué mais c'est c'est en tout cas c'est du déni absolue par rapport à la réalité de cette réforme dont personne ne veut je crois que c'est même plus de 90% des actifs tout à fait lui a essayé de dire pendant cette et c'était notamment le but de ce déplacer la France qui travaille la France qui travaille tôt etc comprennent les enjeux d'être forts qui est une réforme qui se fonde sur l'idée du travail etc je pense mais bien sûr donc voilà donc pour moi c'est vraiment le déni absolu de cette de ces déplacement donc pour vous en fait le son choix là de venir à Rungis comme je dis le ventre de la de la France enfin du moins de Paris on l'appelle quand l'appelait comme ça à l'époque il était encore ce marché au centre de la ville c'est une mise en scène en fait il vient chercher parce que c'est pas original non on a vu Nicolas Sarkozy avec son travail est plus pour gagner plus est-ce que ça ça peut imprimer encore dans l'opinion en fait non parce que le le en fait pour répondre juste à votre question l'idée d'Emmanuel Macron qui avait été un peu celle de Gérald Darmanin il y a quelques semaines c'est de dire l'enjeu de tout ça c'est le travail voilà tout ça c'est le travail l'enjeu c'est que la France les Français doivent travailler plus parce qu'on n'a pas le choix et puis derrière aussi c'est l'idée que on veut valoriser le travail etc ce qui était exactement de ce qui était voilà et ce qui était exactement le discours de de Nicolas Sarkozy il y a une dizaine d'années donc c'est le même discours centré sur l'idée de travail de la valeur travail etc mais il va plus loin parce que et un peu comme Nicolas Sarkozy mais il va il va beaucoup plus loin puisque lui tout son discours c'est de dire et c'est le sens je pense presque voilà le sens politique de ce déplacement c'est de dire le il y a ceux qui bossent et ceux qui bossent pas et à me donner il dit on m'a parlé de ceux qui se lèvent pas le matin contre ceux qui vont travailler très tôt le matin ce qui reste au lit contre ceux qui vont bosser etc donc voilà il reste dans cette logique qui consiste à séparer la France en deux c'est à dire d'un côté les Français qui bossent et de ce côté les fainéants les assister etc donc non seulement il reprend la vieille antienne de droite voilà traditionnel qui est dire il y a les bosseurs et puis ceux qu'on assiste etc et d'ailleurs il a introduit dans dans son discours l'idée de de des aides de ceux qui vivent des aides etc donc il y a ce discours là et puis d'autres parts il y a cette idée que finalement il y aurait différents types de citoyens des citoyens travailleurs et des citoyens travailleurs et donc des citoyens de seconde zone donc c'est un discours outre l'aspect stratégique c'est un discours de mon point de vue extrêmement dangereux et même extrêmement grave en tout cas il est allé à Rungis pour cela elle est écoutée la fameuse France qui se réveille qui se réveille tôt pour aller travailler pas pour juste se réveiller il a entendu des propos différents on va le voir dans un petit Magnéto et finalement il me semble qu'il n'est retenu que ce qu'il voulait retenir on regarde retrait sur les retraites il reprend la parole dans ce creux parlementaire interpellé sur la pénibilités on vit plus longtemps donc c'est pas vrai de dire qu'on peut garder les mêmes âges ça marche pas ça marche pas cette affaire cependant n'est pas convaincu par le report de l'âge bien sûr pour qu'il puisse payer nos retraites à l'eau partir à 60 ans entre les carcasses Emmanuel Macron est aussi questionné sur les pénuries de main d'oeuvre une séparation qu'on voulait dire tout à l'heure de des bosseurs d'un côté contre les fainéants assistés de l'autre les bosseurs qu'on en a marre de payer pour les assister de fainéants sans jamais d'ailleurs définir ce que ça voudrait dire est-ce qu'on peut parler d'instrumentalisation ici mais c'est plus que l'instrumentalisation c'est une tentative de dévier totalement de du sujet principal le sujet principal de ces retraites c'est le la pénibilité du travail le fait que travailler deux ans plus ça va impacter négativement des millions de Français que ça va peut-être même amener certains Français à ne pas connaître en tout cas en bonne santé et la retraite etc donc le sujet central c'est ça et lui dévie le sujet sur la question comme vous l'avez dit de les bosseurs et les fainéants la valeur travail etc donc or ce n'est pas du tout le sujet ou en tout cas c'est c'est pas là où les critiques sont le plus important derrière évidemment qu'il y a la question du travail mais je reviendrai évidemment que la question du travail mais lui dévie complètement le le tous les reproches et les problèmes qui sont qui sont signalés par les par les Français sur sur sur cette réforme mais surtout moi ce qui m'a ce qui m'a beaucoup intéressé dans dans son intervention c'est que il axe une partie de son discours en disant il faut que le travail paye mieux il faut que le il faut qu'on qu'on réunionnais mieux le travail etc voilà il a dit donc c'est il a martelé cette idée-là or c'est le contraire qui se passe depuis le début de son mandat je rappelle quand même qu'il a refusé de d'indexer des salaires sur l'inflation donc déjà d'un point de vue très concrètement très factuellement avec du SMIC de la position est proposée avec Emmanuel Macron très concrètement les salariés les travailleurs ont perdu du pouvoir d'achat donc déjà son affirmation qui consiste à dire il faut que le travail paye mieux etc c'est littéralement le contraire de ce que lui a fait donc là il faudra qu'il se mette d'accord avec lui-même et avec sa politique donc ça c'est c'est il me semble une contradiction flagrante dans son discours ce matin et là dans l'extrême dans le montage on vient de voir aussi Macron qui tente de créer un peu l'opposition cette fois-ci caler sur entre Rachel kéké cette député nups ici et le monde du travail d'un côté représentait là alors il a trouvé quelqu'un par un seul de ces artélocuteurs qui semblait dans son sens en disant en torpillant qu'il y aurait trop de social à ce moment-là vous l'avez vu c'est une espérée à ce moment-là pour le Président c'est une espérée mais d'abord c'est un discours qui en effet il va euh au maximum mais ce qui est vraiment intéressant dans ce dans cette double comment dire cette espèce de duo improbable Emmanuel Macron Rachel kéké c'est que vous avez d'un côté une travailleuse c'est-à-dire quelqu'un qui vient de là qui qui voilà qui qui a connu non seulement le travail voilà fatigant tôt de aller au travail très tôt voilà dans un hôtel Ibis on connaît le combat admirable qu'elle a eu pour ces conditions de travail et pour son salaire pour pour le salaire de toutes ses collègues d'ailleurs donc on a quelqu'un qui connaît le monde du travail qui sait ce qui est le monde du travail qui sait ce qu'est la pénibilité du travail et qui sait de quoi elle parle en fait et on a et donc cette personne qui connaît le travail dit non ne travaillons pas deux ans plus attention danger vous êtes en train de faire du mal à un certain nombre de Français qui n'en peuvent plus et qui veulent partir à la retraite même avant la retraite actuelle et puis de l'autre vous avez quelqu'un qui vous fait l'éloge en permanence du travail qui qui vient sur cette idée du travail etc mais qui ne connaît pas le travail en fait c'est Emmanuel Macron ne sait pas ce que c'est le vrai travail manuel Macron ne sait pas ce que c'est se lever tôt pour aller au travail les conditions de travail difficiles etc donc j'ai trouvé ça très intéressant cette idée finalement celle qui connaît réellement le travail dit non non non il faut réduire le temps de travail et cette idée des deux ans de plus c'est une catastrophe et celui qui ne connaît pas le travail finalement nous dit il faut travailler plus etc et je trouve que dans cette dans finalement c'est ça que moi je retiens beaucoup plus que c'est ces petites voilà c'est c'est une anecdotes voilà sur voilà moi ce que je retiens c'est vraiment qu'au fond on avait d'un côté une travailleuse qui sait de quoi il parle et de l'autre quelqu'un qui en fait n'a aucune idée de quoi il parle et qui est dans des incantations complètement abstraites on voit qu'il ramène sur le devant de la scène encore une fois les arguments qui comment le directeur des bunker plus de reprises et surtout son souhait d'incarner je crois le camp de la raison c'est-à-dire que il va y avoir un déficit il faut le boucher et l'argent faut le trouver ben sans débat dans les poches des mêmes est-ce que ça révèle quelque chose là où il y a plus de débat sur le Macron ni de gauche de droite est-ce que définitivement Macron Emmanuel Macron est un président de droite ultra libéral et il y a plus de débat aujourd'hui je pense que il y en a jamais eu vraiment sauf chez certains un petit peu aveugle sur sur la réalité du macronisme je pense que c'est surtout enfin voilà on a vraiment la quintessence de de de la rationalité néolibérale qui est de dire il y a la situation elle est comme ça et on vous impose des réformes qui sont nécessaires moi j'ai toujours pensé que que Emmanuel Macron se voyait comme un tatoueur français vous voyez vous voyez comme celui qui devait voilà il y a pas de il n'y a pas d'alternative ce sont des réformes de stérilité des réformes qui sont dures mais qui sont nécessaires et on va réformer le pays contre lui-même on va mater les mouvements sociaux etc c'est pour ça d'ailleurs que je pense que fondamentalement la logique qui préside à à son obstination actuellement donc là dessus si vous voulez du point de vue du discours c'est c'est le discours classique macroniste néolibéral mais ce que je voudrais dire aussi c'est qu'au fond le discours qu'il a tenu ce matin c'est il faut travailler plus il faut produire plus il faut créer plus de richesses etc et pour moi si vous voulez c'est un discours qui a un siècle voire deux siècles de retard c'est-à-dire que on est encore dans la dans le paradigme travailler dans le Paradis productiviste etc alors que la réalité aujourd'hui c'est que le sens de l'histoire c'est la réduction du temps de travail et on voit d'ailleurs qu'il y a des pays je crois l'Angleterre actuellement la Belgique il y a quelques temps qui expérimente par exemple la semaine de quatre jours etc donc le tout le mouvement tout il y a une demande de la population et puis c'est un mouvement c'est voilà c'est tout le mouvement historique de ces dernières décennies c'est là la réduction de ton travail donc déjà là-dessus il est complètement à rebours de ça sur la productivité le produire plus etc on a en face de nous le mur climatique le le la finitude des ressources etc on a l'impression que ça n'existe pas pour lui que on peut continuer dans la croissance infinie etc donc même ça c'est que si vous voulez c'est c'est c'est à des années-lumière de des des problématiques d'aujourd'hui et puis enfin créer de la richesse créer de la richesse alors que l'enjeu principal aujourd'hui la richesse elle existe l'enjeu principal aujourd'hui c'est la répartition des richesses et le fait que on peut pas accepter une société dans laquelle vous avez des milliardaires qui s'enrichissent encore plus et de l'autre côté des travailleurs qui s'appauvrissent donc pour moi c'est un discours qui a deux siècles de retard et on parlerait partition justement Macron là on l'a vu dit aussi rejeter le modèle où on aide alors 12 expliquer comment et pourquoi tout le monde de manière indifférencier il dit ce matin alors vouloir mettre en place des méthodes des mécanismes contraignants pour obliger les travailleurs à travailler à travailler mais quand il s'agit on l'a vu c'est pas encore une fois c'est pas nouveau d'évoquer les multinationales ça enregistre complètement différent on regarde un petit magnéto on reste juste après je souhaite que le dialogue puisse se finaliser entre le ministère et avec les entreprises qui sont concernées et comme ça avait été fait l'année dernière sur le carburant avec des rides à la pompe qui avait pu être fait mais je pense que c'est important dans une période où on a besoin d'accompagner nos compatriotes et en particulier celles et ceux qui travaillent voilà maintenant il faut que chacun prenne sa part de là où il est chacun prenne sa part de la William mais apparemment pas tout le monde Mathieu Lama on voit là que quand il s'agit des grandes entreprises notamment parlons de une exposition la bonne totale qui fait des supers profits c'est plutôt le registre des incitations des demandes des recommandations zéro contrainte pourquoi pas parce que c'est la logique même d'Emmanuel Macron depuis le début de son mandat c'est j'impose des des mesures très très restrictives très dures socialement désastreuse je veux dire la réforme du du droit du travail c'est c'est une catastrophe sociale comme on en a eu rarement ces dernières décennies donc c'est des mesures extrêmement restrictives pour les français et notamment pour les les classes moyennes et les classes populaires et puis de l'autre quand il s'agit de par exemple d'augmenter les salaires quand il s'agit de redistribuer etc là on entend Emmanuel Macron ou Bruno Le Maire dire voilà faites des efforts s'il vous plaît etc mais jamais aucune mesure de contrainte avec l'argument qui est de dire il faut pas augmenter taxe il faut pas les taxes l'État comme si il y avait le la taxation est une mauvaise chose indifférencier et comme si finalement l'idée de taxer le capital l'idée de taxer les grandes fortunes l'idée de taxer les multinationales étaient un tabou absolu pour lui ce serait c'est une politique idéologique idéologique alors même que alors même que plusieurs de nos voisins européens si ont mis notamment la taxation des super profits alors même que le secrétaire général de l'ONU gouttière S c'est prononcé en faveur de cette taxation alors même que le président de la Banque de France c'est lui-même également prononcé pour la taxation des valeurs mais c'est une logique absolument classique qui est de privilégier le capital par rapport au travail c'est Macron a été élu pour favoriser le capital je pense [Musique] d'une part ça m'en convaincu de cette de cette théorie du ruissellement il est je pense que c'est quelqu'un moi je lui fais griller moi je crois que c'est les clients de Sancerre dans dans il est persuadé que si les riches sont de plus en plus riches ça va ruceler comme il dit et faire du bien à au reste de la société donc c'est si vous voulez c'est un blocage totalement idéologique le problème c'est que on est initiation aujourd'hui ou ça se fait contre la majorité des Français et c'est ça qui est grave d'autant plus grave aujourd'hui c'est non seulement l'impact des astroces de ces mesures c'est que surtout il est en train de gouverner contre la majorité des Français en créant des des situations de blocage pour ensuite déplorer que finalement il y aurait alors soit des oppositions qui seraient en disciplinés soit une montée de la violence dans le pays etc alors que c'est lui qui est en train de créer les conditions non seulement d'une colère sociale très forte mais aussi de potentiels blocage et voilà une colère vraiment généralise les dernières questions alors on voit là on entend d'ailleurs ce que vous dites est parfaitement transitoire pour cela pense on sait qu'emel Macron tente là de retourner l'opinion alors avec des méthodes qui sont les premiers mots qui ont entrepreneurs au début des débats si jamais ça maintenant contre la plupart des français on a des 93% des actifs 80 % en moyenne des Français en général au style mais ce qu'on peut espérer pour lui je ne sais pas je dis moi pour son monde qui puisse y arriver est-ce que c'est encore possible vis-à-vis de l'opinion pour moi la bataille est perdue d'abord parce que les mensonges au mieux les très graves approximations et au pire ce qu'on peut considérer comme des monstres mensonges c'est à dire sur les 1200 euros évidemment sur notamment la réforme qui serait favorable aux femmes sur donc tout un tas de de choses qui sont liées à cette réforme qui est sûr évidemment la trajectoire du déficit en fait qui a été totalement contredite par le président notamment du Conseil d'orientation de retraite donc en fait du point de vue des arguments plus rien ne tient de cette réforme peut rien ne tient et des Français s'en sont rendus compte notamment avec le débat parlementaire le débat médiatique etc qui a on peut le dire pour une fois en tout cas cette fois-ci permis de mettre à jour le la folie et l'absolu non nécessité de cette réforme donc ça d'une part je pense que du point de vue de l'opinion la folie c'est très forte elle est actée en tout cas la non nécessité de cette réforme et puis d'autres parts il y a eu trop je pense de de violence dans l'attitude il y a eu trop de non écoute il y a eu trop de surdité vis-à-vis des Français et surtout là encore ce matin pour moi ce n'est pas du tout une et je finis là-dessus pardon mais c'est pas du tout pour moi une une posture d'écoute ça n'est pas du tout une potion d'écoute c'est que venir faire sa promo faire sa comme à Rungis d'ailleurs Rungis qui a un endroit plutôt où il va pas avoir trop de non plus de contradiction mais c'est aller à Rungis pour dire aux Français ça sera comme ça et pas autrement donc il y a à aucun moment il y a le on a le sentiment que il est prêt à faire des concessions etc donc c'est en fait pour moi c'est un discours de mépris y compris dans cette logique d'essayer d'être dans la transparence dans la communication etc non c'est exactement la même chose c'est à dire le mépris et la surdité sur le plateau ce soir merci à bientôt à bientôt à bientôt à bientôt