Erwan Balanant : conférence de presse du groupe Démocrates à l'Assemblée ce mardi 27 mai 2025
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Donc semaine qui va être riche encore une fois, qui a déjà commencé de façon, on va dire, tumultueuse. Euh juste, je commence sur le texte que nous allons voter tout à l'heure, texte de fin de vie et le texte sur les soins palliatifs. saluer le travail qui a été fait par la convention citoyenne, par la commission spéciale durant le mandat précédent, par les rapporteurs et en particulier le rapporteur général Olivier Falorni.
Évidemment saluer les commissaires aux affaires sociales qui durant cette législature ont repris le texte, ont amendé et saluer aussi le débat parlementaire que je crois que tout le monde a à salué comme étant un débat de qualité. Euh nous arrivons à un texte où chacun votera en en liberté de conscience. Ça a toujours été en tout cas dans notre groupe la posture sur ce texte.
Donc euh je je le redis, on a vu euh pendant ces euh cette période sur ce texte ce que pouvait être le meilleur peut-être de l'Assemblée euh nationale, c'est-à-dire des convictions des uns des autres et euh un travail sur le fond, un travail technique parfois, mais un travail qui répond à une attente sociétale forte. Donc euh moi, je crois qu'on peut s'en féliciter puis on verra le vote. Et je le dis juste en en conclusion de ce propos, euh ce n'est qu'une étape.
C'est un texte sur lequel il n'y a pas de procédure accélérée. C'est un texte qui va être long. Euh on n'est qu'à une première étape qui est une étape importante mais qui n'est qu'une étape.
Et donc voilà. Donc on a vu le meilleur pour la la semaine dernière et et tout à l'heure on le verra j'espère aussi pour ce vote. Peut-être que maintenant tu peux parler de ce que peut être le pire du travail à l'assemblée parfois.
Merci beaucoup. Bonjour à toutes et à tous. Effectivement, l'Assemblée nationale est capable de montrer le meilleur comme la semaine dernière et le pire comme hier soir.
Le pire dans le comportement notamment avec des collègues qui ne respectent pas le règlement intérieur de l'Assemblée nationale en brandissant des pancartes, des collègues qui hurlent, qui invectivent euh bref en aucun cas à la hauteur de ce qui est notre mandat, c'est-à-dire légiférer en toute sérénité sur un certain nombre de textes. Hier, nous avons été contraints de faire quelque chose que il nous a pas du tout amusé mais contraint c'estàd qu'à une bataille, j'allais dire procédurale engagée par un certain nombre de nos collègues de gauche, nous avons dû répondre bien entendu par une bataille de procédure. Alors ça nous fait pas plaisir.
On aurait vraiment aimé discuter sur ce texte qui est important pour l'ensemble de l'agriculture et on y est on y a été empêché par nos collègues de gauche qui n'ont souhaité que débattre en faisant de l'obstruction parce que j'entends hein que depuis hier c'était pas de l'obstruction mais quand vous remplacez 30 jours par un mois, quand vous remplacez des deux par le quand vous remplacez des 100 par 99 et cetera, si c'est pas de l'obstruction, je sais pas ce que c'est. Donc là aussi ce que nous nous tenions à dire c'est que nous restons bien entendu sur les objectifs que nous avons sur ce texte. Hier nous l'avons voté parce que nous avons conscience qu'il est nécessaire d'avancer pour les hauteurs.
Mais attention, ce n'est pas parce que hier nous avons voté cette motion de rejet préalable que nous voterons forcément n'importe quel texte qui reviendra de la CMP. Nous allons très attentif à ce que ce texte de la CMP ne soit pas le texte qui avait été porté par monsieur Duplomb au départ. Soyons clair, ce texte porté par le sénateur du plomb ne nous correspondait pas du tout et ne nous correspond toujours pas.
Donc nous verrons ce qui va sortir de la CMP. Mais en tout cas, ce que nous voulions vous dire aujourd'hui, c'est que ce vote d'hier nous engage pas pour le vote définitif sur ce texte et nous attendons un certain nombre d'améliorations de ce texte qui soit notamment beaucoup plus conforme à la sortie notamment de la commission des affaires économiques en ayant encore quelques j'allais dire changements aussi apporter. Bref, qu'il soit plus équilibré, qui répondent aux attentes agriculteurs et qu'il ne soit pas fait, j'allais dire un objet politique qui mettrait en difficulté notre agriculture mais aussi notre assemblée nationale.
Donc voilà, nous l'avons voté hier parce que nous étions contraints de le faire mais ça n'engagera pas notre vote définitif à l'issue de la CMP. Peut-être qu'on peut passer directement aux questions. Oui, bonjour Gabriel Bour pour l'agence PP Press.
Je reviens sur le vote de cet après-midi. Vous avez dit chacun votre art en liberté de conscience. Est-ce que vous pouvez nous préciser dans quelle proportion chacun vottera pour, contre ou s'abendra ?
Non, on n pas cherché à savoir. Vous en avez pas discuté ? Non, on a discuté du texte.
Ça fait des mois qu'on discute du texte. Ça fait des mois qu'on discute du texte autour d'Olivier Falorni qui est dans notre groupe, autour d'autres personnalités de notre groupe comme Isil Cyril Isaac Sibil qui avait plus de questionnements sur le texte. Mais jamais on s'est dit on va savoir ce que tu jamais on s'est posé la question qu'est-ce que tu vas voter ?
Ce que tu vas voter et cetera. On a toujours été sur le fond et on a fait, je trouve quelque chose qui qui est assez intéressant, c'est-à-dire qu'on a eu une posture un peu de laïcité législative, c'est-à-dire chacun a ses convictions et chacun restait dans la réalité des faits sans vouloir aller convaincre l'autre nécessairement, sans faire de de prosélitisme vis-à-vis de l'autre. Et on a pu et moi je suis assez fier en réalité d'appartenir à ce groupe sur lequel on dans lequel on a pu travailler mais vraiment en toute sérénité et je pense que la sérénité qu'a pu avoir aussi Olivier Falorni sur ce texte parce que je crois qu'on peut saluer sa posture saluer les compromis qu'il a su faire aussi et ben ça sans doute et c'est sans doute le résultat du du travail qu'on a fait ensemble dans dans notre groupe sur ce texte dans dans les dans le dialogue qu'on a eu, dans le la compréhension mutuelle, dans la prise en compte des euh des questionnements de chacun.
Voilà. Et vraiment le texte, moi je trouve qu'il arrive à un équilibre aujourd'hui assez satisfaisant. Donc on verra, chacun chacun votera en liberté de conscience ce texte et moi, je ne critiquerai le vote de personne sur cette question.
Bonjour, Samia Dechir pour Média Part. Marc Feno a déclaré sur TF1 que concernant l'interdiction de l'accétami Pride, dans cette affaire, on avait pas écouté la science et qu'on avait pris une décision politique. Or, le consensus scientifique, il est établi auprès de l'ensemble de la communauté scientifique depuis plus de 10 ans.
Est-ce qu'il n'y a pas un danger de la part de responsable politique exprimer cette forme de déni scientifique ? Mais il y a pas du tout un déni scientifique de la part de Marc Feno. Au contraire, c'est tout le contraire ce qu'il vient de dire justement.
Il a dit exactement le contraire, c'est-à-dire que sur tout ce l'erreur de ce de ces questions agricoles et elles sont trop sérieuses. Les questions agricoles, les questions environnementales, les questions économiques, les trois étant intimement liées sont trop sérieuses pour que on cède soit à la démagogie, soit à la caricature. Et je crois que Marc Frenot n'a pas dit le contraire.
Marc Freno n'a pas dit le contraire. On ne peut pas, il faut qu'on soit sur les faits scientifiques et sur la réalité. Euh le texte du plomb ne s'arrête pas à ce sujet et d'ailleurs sur ce sujet euh nous avons des interrogation très forte hein.
Donc ne faites pas croire que on serait pour ou contre un des un certain nombre de produits, pour ou contre un certain nombre de dispositifs. Moi, je vais vous dire, et c'est personnellement que je parle personnellement ce texte et la juste c'est la petite boutique des horreurs parlementaires. C'est exactement comme ça qu'il ne faut pas faire la loi sur des sujets aussi sérieux en ayant une position caricaturale au départ qui évidemment va demander une réponse caricaturale d'un certain nombre de personnes qui partagent pas le sujet.
C'est tout le contraire. Et c'est tout le contraire de notre vision politique. Nous, c'est d'aller sur du consensus, consensus scientifique, consensus environnemental, consensus sur les réalités économiques que ça implique.
Et c'est ce que nous avons essayé de porter euh par les positions de Marc Frenot, de Pascal Lecan, de Nicolas Turquois et j'en oublie dans notre groupe, de de Louise Morel aussi qui s'est impliqué sur ce sur ce texte. Voilà. Et et donc nous on on attend maintenant la CMP et je crois que Périne l'a dit suivant la les conclusions de la CMP.
Enfin nous en allant en laissant partir ce texte en CMP, on donne pas un kitus du tout. Mais la CMP ne réglera pas ce qu'on appelle un consensus scientifique. LSA l'essè le CNRS considère cette molécule comme dangereuse potentiellement pour la santé humaine et qui dessigne 80 % des populations d'abaï.
Ça c'est un consensus scientifique. Plus de 1200 articles sur les 10 dernières années qui montrent que les néonicotinoïdes dont cette molécule sont dangereuses. Est-ce qu'il n'y a pas une forme de déni conscientifique ?
Il a pas dit ça. Il a dit dans cette affaire pas écouté la regardez et moi c'est pour continuer à titre personnel. Moi j'ai voté contre le retour des néoniques il y a quelques années et à titre personnel je pense que je voterai encore contre mais sauf qu'on va être coincé parce qu'on aura un texte global.
Voilà juste pour vous rappeler quand même que ce cette molécule a été interdite contre la vie de l'ancesse, que nous sommes aussi le seul pays sur les 27 de l'Union européenne à l'avoir interdit. Donc on peut hein toujours faire plus blanc que blanc que les autres. Sauf que les noisettes aujourd'hui, si vous les traitez pas en France, elles vont arriver d'ailleurs parce que les gens continuent à manger des noisettes, hein.
Donc elles vont arriver de Turquie. Avec quelle molécule dedans ? On ne les connaît pas.
Donc à un moment on peut continuer à à vouloir toujours faire mieux que tout le monde mais la réalité économique et la tress justement dit est là. c'est qu'aujourd'hui à force d'interdire en France à certaines agricultures dans notre pays, ça provient de l'étranger. Et quand on voit sur la volaille ce qui est en train de se passer en Amérique du Sud, quand on voit effectivement sur la partie noisette ce qui nous arrive de Turquie, aujourd'hui c'est pire que ce que nous on pourrait ici faire en étant encadré par l'anesse.
Et donc ce que je vous avais dit il y a quelques semaines et je le répète, nous souhaitons nous renforcer l'ENCS et si nous autorisons une certaine dose de réintroduction de certains produits, c'est uniquement pour les filières en impasse défin réellement comme en impasse. Pour ça qu'on veut une définition précise de ce qu'une filière en impasse et on veut qu'en même temps on reprenne la main sur l'ancess en demandant de faire les recherches parce que n'oublions pas que cette molécule de toute façon au niveau européen sera interdite en 2033. Donc si on réintroduit une partie aujourd'hui comme on l'avait fait sur la partie betterave, ça sera bien mesuré et ça sera encadré.
Il ne faut pas laisser croire qu'on veut réautoriser la totalité de la molécule sur toutes les parcelles. C'est pas du tout ça. Mais aujourd'hui en impasse.
Nos producteurs sont contraints de ne pas les les cultiver chez nous et on apporte encore pire de ce qui vient d'étranger. Donc à un moment sur notre territoire, regardons si la réalité en face. Accompagnement accompagnons l'agriculture pour qu'elle soit compétitive. et qu'elle puisse faire une agriculture raisonnée raisonnable avec les mêmes, j'allais dire moyens que les autres pour éviter que ce soit des horreurs qui nous arrivrive d'Amérique du Sud ou d'ailleurs.
Madame euh Bonjour, j'ai une question sur la le conflit des taxis qui perdure. Euh est-ce que ça veut dire qu'il faut s'attendre à une levée de bouclier de énormément de pans de de de l'économie pour arriver aux 40 milliards d'économie infiné dans le budget ? Alors, je pense que justement ce qu'a essayé d'expliquer le Premier ministre ce matin, c'est une méthode.
C'est-à-dire une méthode qui est de dire on va avoir besoin d'une réflexion globale entre économie peut-être nouvelles ressources et que celle-ci ne peut pas être regardée à travers des ballons d'essais qui sont lancés chaque semaine qui crent les uns et les autres alors que ce qu'il faut c'est qu'on ait un point global. Et ce point global, il l'a annoncé pour le 14 juillet au maximum où il y aura bien entendu des réductions de dépenses, des propositions, mais pas comme on a aujourd'hui où on voit tout sortir encore à ce moment-là. Sur la partie taxi, je pense qu'il a bien posé les choses ce matin et on partage.
C'est-à-dire aujourd'hui bien, il y a j'allais dire un des faits, une augmentation importante euh des transports. On a une date, il faut que ce soit mis en place au 1er octobre. On a une somme d'économie à faire qui représente 10 %.
Enfin, j'entends beaucoup des des artisans taxi qui disent que c'est 60 % de leur chiffre d'affaires. L'effort qu'on leur demande aujourd'hui, c'est 10 % de la somme parce que c'est 3 milliards de dépenses en transport et on leur demande 300 millions d'économie. Donc, on est quand même loin des 60 %.
Par contre, ce qu'il a redit et je trouve ça plutôt honnête, c'est vous avez la date, vous avez l'objectif de 300 millions. Si vous trouvez autre chose, on est ouvert. Donc moi, j'invite les taxis à faire à être force de proposition comme on l'a fait notamment pour la partie au conclave des retraites.
C'est la méthode de François Baou. Vous avez l'objectif économie deadline, à vous de vous organiser pour nous proposer quelque chose. Donc c'est ce qui je pense enfin ça fait deux fois déjà euh cette méthode-là sur les retraites qui depuis vous le savez a été allerg élargie pardon à l'ensemble du champ social.
Est-ce que c'est important de regarder le financement de notre protection sociale au sa global et je suis ravie effectivement qu'à ce moment-là dire les les organisations syndicales s'en soient en Paris B on propose la même chose l'XCI. Vous avez la date, vous avez l'objectif. à vous de nous dire comment vous voulez faire si vous avez une meilleure solution que celle qu'on vous propose.
Justement sur cette question de financement de la protection sociale, le premier ministre ce matin a dit qu'il souhaitait que les partenaires sociaux puissent s'emparer notamment de la question de la TVA sociale. Est-ce que euh c'est une ouverture qui est partagée par le groupe modem ? Est-ce que une hausse de la TVA est envisageable dans le prochain budget à vos yeux ?
Alors moi encore une fois c'est pas c'est il a dit que tout était posé sur la table lui à titre bah oui tout est posé sur la table à partir oui mais quand vous si vous lancez dans une phase de concertation euh de réflexion de mise mise autour de la table des partenaires sociaux euh si vous leur dites ça va être comme ça et pas comme ça et on veut que ça soit uniquement comme ça et vos idées elles nous intéressent pas c'est évident que vous avez toutes les conditions pour que il n'y ait pas un de dialogue et de un échec. Donc lui aujourd'hui il a pas il s'est pas avancé du tout. Euh, il dit euh voilà, il y a des propositions et comme Perine l'a dit et nous pour le coup la position du groupe, elle est sur ce ce point là, c'est qu'il faut une vision globale, une vision euh aussi avec une pluriannualité dans les objectifs autour de cette question de la réduction des des déficits.
Bon, c'est voilà, on va pas refaire encore le le on va pas refaire redire autour des déficits, mais enfin on fait porter non pas à nos enfants, non pas à nos petits-enfants mais à nos arrières petits enfants un mode de vie, des dépenses actuelles et et on doit pouvoir réussir à faire mieux. La preuve entre 2017 et 2019 avant le Covid, on a eu on a réussi à être dans l'étiage des comptes équilibrés. Donc c'est c'était pas il y a 20 ans, c'était il y a quelques années.
Donc on doit pouvoir le faire et ça passe par un certain nombre d'économie peut-être mais aussi de moyens de produire plus de valeurs, de mieux partager cette valeur pour l'ensemble des citoyens de ce pays. Et je suis sûr qu'il y a des pistes de réflexion et on doit écouter les syndicats, on doit écouter les organisations par patronales, on doit tout simplement faire ce qui a depuis longtemps marché en France. pendant longtemps, peut-être ça marche un peu moins vieux, moins bien du paritarisme tout simplement.
Erwan Balanant