Le Grand Dossier du mercredi 21 janvier 2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[musique] C'est l'heure du grand dossier. Soyez bien évidemment les bienvenus sur LCI. Aujourd'hui, cet enjeu à Davos.
Trump humilie l'Europe. Je suis le chasseur, a dit Donald Trump avant de quitter les États-Unis. Voilà le monde selon Trump.
Et c'est en chasseur qu'il [musique] est monté sur le ring de Dabo. S'il l'assure, il n'utilisera pas la force contre le Groenland. Mais il veutil parce que il paye pour l'Otan dit-il au nom de la paix dit-il.
Mais quelques heures plus tôt il n'excluait [musique] aucune piste pour y arriver. Alors toujours ce souffle chaud puis froid [musique] du président américain et quoi qu'il en soit monter des tensions entre les deux rives de l'Atlantique. Et quoi qu'il en soit plusieurs dirigeants appellent à résister désormais au coup de boutoire.
La grande clarification la révolution dit [musique] Witkov. Nous en parlons. Et si on est contre ?
Quelle conséquence Emmanuel Macron ? Il a haussé le ton. La France demande un exercice de l'OTAN au Groenland.
On vous dit tout d'ailleurs ce qu'il faudra savoir sur cet exercice précisément. Et bien le [musique] président américain, il a tenté d'humilier Emmanuel Macron. L'ouragan Trump s'est abattu sur lui, sur l'Europe, sur l'OTAN aujourd'hui et d'ailleurs [musique] le désengagement, il commence à être concret. 200 hommes en moins du côté des États-Unis.
Et là encore, vous saurez tout [musique] grâce à nous et avec nous. Qu'est-ce qui peut arrêter cet ouragan avec les États-Unis ? leon le point de rupture.
Écoutez, [musique] regardez, j'ai appelé Emmanuel Macron. Je l'ai vu hier avec ses très belles lunettes de soleil. Qu'est-ce que c'était [musique] que ça ?
Il y a certains pays que je ne reconnais pas et je dis ça d'un point de [musique] vue négatif. Je veux retrouver l'Europe. Je veux que l'Europe s'en sorte mais l'Europe ne va pas dans la bonne direction.
Et pour tout comprendre, pour tout décrypter, je suis [musique] ravie d'accueillir sur ce plateau Ellisabeth Shepard. C'est bonjour et merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes maîtresse de conférence à l'université de tour, spécialiste défense colonel Michel Goya, bonjour.
Merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes consultant militaire LCI et auteur du livre théorie du [musique] combattant aux éditions Périn. Lucas Mangrouver bien évidemment, vous êtes grand reporter, vous êtes spécialiste des questions internationales et dans quelques instants, nous serons depuis Davos également avec Bertrand Badré qui est ancien directeur général et directeur financier de la Banque mondiale.
Le grand dossier advos, Trump humilie l'Europe. C'est donc parti. Direction Navos pour commencer bien sûr, nous retrouvons Hélène Bonet avec Léonard Atal, notre équipe qui suit l'ensemble de ce sommet.
Bonjour à tous les deux. L'oragan Trump a bel et bien soufflé sur Davos aujourd'hui. Bonjour.
Oui, absolument Amélie. Et on peut même vous donner l'ambiance dans la salle pour les quelques centaines de privilégiés qui ont assisté au discours. Il y avait parfois des regards gênés.
Par moment quelques rire discrets mais surtout un grand silence. pour écouter le message du président des États-Unis qui s'est notamment concentré sur le Groenland. On voit qu'il n'a pas changé d'avis, il garde le cap, il veut le Groenland, Donald Trump, il veut le titre de propriété, pas d'autres accords possibles.
Et puis il a argumenté pour, il expliquait que seuls les États-Unis pouvaient défendre ce territoire. Il a même fait appel à l'histoire. Ce qu'on retient, c'est qu'il a dit qu'il n'utiliserait pas la force.
Mais en revanche, il a averti les Européens. S'ils disent oui, et bien les États-Unis seront reconnaissants. S'ils disent non, et bien ils seront sans souvenir.
Et il a également évoqué l'Europe. Tout à fait. Les Européens, une nouvelle fois pris pourci par Donald Trump euh qui a fait la leçon en quelque sorte aux Européens pendant tout ce discours sur un tas de sujets sur la sécurité, sur l'immigration bien sûr, mais aussi sur l'énergie.
Il a parlé pendant une dizaine de minutes des éoliennes en Europe. Donald Trump effectivement ça en a sidéré certains dans dans la salle et puis il s'est attaqué à un chef d'état européen en particulier. Évidemment, Emmanuel Macron une nouvelle fois ce duel à distance qui se poursuit avec le chef de l'État français qui n'était pas là aujourd'hui.
Visiblement, Donal Trump n'était pas au courant puisqu'il l'a interpellé à un moment donné dans la salle. Il s'est moqué, on l'a entendu à l'instant de ses lunettes de soleil. Il a estimé qu'il avait cherché à jouer les durs hier en vain comprend-on dans l'esprit de Donald Trump.
D'autres ont davantage trouvé grâce à ses yeux Friedrich Schmer allemand ou Marc Routeux, le secrétaire général de l'OTAN, deux hommes qu'il rencontrera dans les prochaines heures. Donald Trump qui a aussi annoncé un rendez-vous demain avec Volodimir Zelinski. pour l'instant pas confirmé par la présidence ukrainienne.
Merci infiniment à tous les deux. Léonaat, Hélène Bonet depuis Davos avec Bodan Budka qui est derrière la la caméra, Ellisabeth Shepard, c'est comment qu'avez-vous retenu ? Comment avez-vous même ressenti ce discours ?
Parce qu'il y a quelque chose de quasi physique avec Trump lors de ces interventions là. Lors de ces interventions, on est frappé par deux choses. Effectivement, c'est très physique.
On on se rappelle quand même qu' il utilise pas un prompteur. Donc, il parle pendant 1 heure euh sans guide, sans vraiment euh enfin sans parfois à à ce qu'il dit. Et la volatilité, moi ce qui me frappe à chaque fois, c'est la volatilité.
Vous disez, il a dit on va pas un veilleur mais il y a 3h, il disait bah s'il faut la force physique. Il il essaie de enfin par une sorte de forme de pensée magique, j'ai l'impression. ce que disait Valerinat tout à l'heure euh ce que ce qu'il veut que ça arrive, c'est-à-dire moi je veux le Grenland, il pense que tout le monde va venir lui livrer le Genland comme tout le monde va arriver à à son conseil pour le paix, son bord de paix en disant "Vas-y, je vous donne un milliard, je suis ravie de vous donner de l'argent et faire ce que vous voulez." Alors qu' il se rend compte et il doit se rendre compte dans les réunions et son équipe doit se rendre compte parce que Christine Lagarde c'est c'est part et parti en plein milieu du discours de de l'uthnique le secrétaire de commerce il a quand même le discours de de Macron que ça va pas être aussi facile que ça.
Non ça ça c'est une certitude. On continue d'en parler justement Bertrand Badré je le promettais vous êtes avec nous on en est ravi. Merci beaucoup.
Vous êtes en direct depuis Davos. Vous êtes ancien directeur général et directeur financier de la Banque mondiale. Alors, vous êtes à Davos.
Racontez-nous comment avez-vous vous perçu, vous qui étiez sur place ou comment avez-vous perçu dans les couloirs de Davos les réactions à ce discours qui a été qualifié par certains dans et déjà d'historique de clarification du président américain ? Alors, je sais pas si le mot clarification est le bon mot, mais c'est c'est vrai qu'il y avait déjà un effet de sidération accumulé depuis le début de l'année. Euh quand on voit qu'en quelques semaines, on a eu l'épisode vénézuélien, puis l'épisode iranien, puis l'épisode de la réserve fédérale américaine, puis l'épisode de Minéapolis, puis l'épisode du Grenland et on peut continuer.
Donc, il y a une espèce de pression qui montait et c'est vrai que il il y a eu y compris des rumeurs folles sur Davau sur le thème on va couper le réseau téléphonique, on va couper internet. Donc il y avait une espèce d'attente presque compulsive et d'une certaine manière le discours, j'ose pas dire qu'il a répondu aux attentes de ce point de vue là, mais ça a été bien dit par ceux qui m'ont précédé à l'antenne. Enfin, tout y était.
C'est c'était et et donc effectivement c'est c'est il y aura il y aura un avant et un après ce discours à Davos et et je le crains dans le monde. C'est c'est extraordinaire comme contraste de voir que le leadership de Davos avait changé. il y avait cette idée de recréer du lien, recréer de la confiance et que ce qu'on va retenir, c'est précisément quelque chose qui ne parle ni de lien ni de confiance.
Donc il y a il y a quelque chose de de terrifiant, de sidérant, j'allais dire d'accablant. Oui. Et donc c'est vrai que c'est c'est vrai que une fois de plus, Trump a volé la vedette à tous les sujets qui étaient discutés à Davaos cette semaine et aussi à l'Ukraine.
On en reparlera dans cette émission mais vous l'avez dit un avant et un après. Voilà, consacrons cette heure à essayer de comprendre ensemble ce qui se passe à partir de maintenant, à partir de ce discours. On va prendre les choses les unes après les autres.
Il y a eu notamment et on le retient particulièrement en France cette charge sévère contre notre président Emmanuel Macron. Vous vous souvenez l'image hier Emmanuel Macron qui tient un discours qui a beaucoup marqué les esprits, qui a été pas mal salué surtout par les opposants au président américain mais avec ses lunettes de soleil. Et regardez ce que lui dit Trump aujourd'hui depuis Lavos.
J'ai durci le ton et donc j'ai appelé Emmanuel. Macron je l'ai vu hier avec ses très belles lunettes de soleil. Qu'est-ce que c'était que ça ?
J'ai suivi son allocution. Il essayait de faire le de jouer au dur. J'ai commencé avec Emmanuel qui est probablement dans la salle.
Je l'aime beaucoup. Il me plaît, croyez-le ou non. Cette charge contre Emmanuel Macron, plus qu'à manger.
Bah, c'est la toute la violence de de Donald Trump dans son Ellisabeth parlait du du vocabulaire de de Donald Trump. il a son propre langage, c'estàd c'est il a quasiment inventé un langage politique qui est fait de d'un mélange d'insultes et de euh et ensuite de se rattraper. C'est-à-dire qu'on se sent bien que Emmanuel Macron, le président français a franchi une limite que Donald Trump ne supporte plus, c'est-à-dire sur le Groenland notamment en s'exprimant sur le Groenland.
Et Donald Trump fonctionne toujours un peu de la même manière, c'estàdire qu'il choisit une cible et ensuite il la lâche plus pendant plusieurs jours. Ça veut pas dire que ça sera ça durera. Ça se trouve dans 3 jours, il dira l'inverse.
Mais là à Davos, il fallait qu'il tape sur un sur les Européens d'une manière générale et sur un dirigeant en particulier. En même temps, c'est le dirigeant qui a élevé plus le ton. Et puis avec effectivement ce ce petit truc, les lunettes de soleil, c'est-à-dire dès qu'il peut choisir quelque chose, un surnom ou un détail physique qui lui permet d'humilier euh l'adversaire, il se comporte enfin vous parliez de de de ce physique, il se comporte comme un comme un taureau.
C'est-à-dire que c'est vraiment il cogne, il cogne, il cogne et il voit bien ce qu' va en ressortir. Ce qui ce qui est très intéressant dans ce discours, qui est probablement un discours historique, c'est que on a l'impression quand même qu'un certain nombre de de dirigeants du monde entier européens sont un peu sortis de la fascination. En fait, Trump exerce une fascination depuis depuis pendant son premier mandat et encore plus depuis sa réélection.
On le voit bien d'ailleurs, il électrise tout, il occupe tous les débats. Ça fait 24 heures que tout le monde attend qu'il arrive à Davau. On a suivi son avion qui était en retard.
Tout le monde l'attend et en même temps, une sorte de fascination qui est en train de tourner à la répulsion. Je veux pas faire de la psychologie de comptoir, je sais pas du tout mon métier. Mais on sent qu'il y a une sorte là, il commence à y avoir un rejet et plus il y a de rejet face à lui, plus il y va.
C'est-à-dire que ça ça le motive. C'est vraiment le on sent qu'il il aime le ce combat et là face à Macron, bah aujourd'hui c'était Macron et qui qui prend pour tous les autres d'une certaine manière. Mais est-ce colonel que Macron a eu raison, qu'Emmanuel Macron a fait le job comme on dirait aux États-Unis et que c'est bien la raison pour lesquelle aujourd'hui il est la cible privilégiée prioritaire du président américain ?
Oui, il a eu raison bien sûr. C'est-à-dire que là, on est on assiste aller à la peut-être la 4e crise franco-américaine depuis Suèse, l'époque de Gaul. Je rappelle que on a quand même général de Gaul a quand il a viré tous les Américains qui étaient en France, ça s'est pas forcément bien passé. celle de 2003 aussi euh au moment de l'invasion de de l'Irc et là on est voilà on est la 4e euh et à chaque fois c'est c'est typiquement c'est la France qui qui est l'embêteuse euh l'empêcheuse de tourner en rond euh pour les Américains.
Euh et je pense que là à ce stade Donald Trump a atteint son point culminant. Je pense qu'il a il a été saisi un peu de un peu d'briss euh et que là maintenant en particulier avec cette affaire grolandaise, il atteint son précant. C'est d'ailleurs comme disait Lucas, c'estàd maintenant ça y est, c'est et il va il est allé trop loin, il est allé incontestablement trop loin et en face de lui bah maintenant il y a une opposition et c'est pas n'importe quelle opposition, c'est l'opposition européenne, c'està dire des alliés.
Euh et ça euh bah là il peut pas il peut pas gagner. Alors justement, on va écouter ces coups de boutoir contre l'Europe d'une manière générale. Je reste un tout petit peu sur le cas d'Emmanuel Macron.
Sonia Dredy, merci beaucoup d'être avec nous en direct depuis la la maison Blanche. Bon, la salle de presse, on la retrouve. Vous y êtes bien seul.
Je crois que vous avez la Maison Blanche pour vous aujourd'hui. Sonia Drid, profitez-en. Fouillez dans les tiroirs, [rires] n'hésitez pas.
Sonia Dri cette question, il faut faire très attention au mots. Donc on va pas vous demander si la guerre est déclarée avec Emmanuel Macron, on en est pas là. Mais est-ce que vous estimez qu'effectivement là les deux hommes viennent de s'engager dans un bras de fer qui s'annonce très dur ?
On a l'impression que c'est quasi personnel, une crise ouverte. Oui, c'est personnel pour Donald Trump parce que Donald Trump agit régulièrement comme un boulis. C'est une expression qu'on utilise beaucoup aux États-Unis pour parler des gros durs qui font la loi dans les cours de récréation, qui s'en prennent à ceux qu'il jugent plus faible, qu'il s'en prennent parfois même au à leur au physique.
He c'est ce qu'a fait Donald Trump hier avec les lunettes d'Emmanuel Macron. Et donc Donald Trump aime bien personnellement Emmanuel Macron. Il le répète souvent mais c'est vrai.
Il se ces derniers mois, ils se sont appelés énormément, ils s'envoient des messages mais il n'aime pas être défié. et il et lorsqu'il est défié, lorsque euh il voit euh qu'un qu'un que quelqu'un qu'il considère comme un ami ou quelqu'un qui travaille pour lui et bien ne fait pas ce qu'il veut, euh il sort le griffe avec Donald Trump. on le sait, c'est la loi du plus fort.
Et donc cette dernière séquence, qu'il en y a eu plusieurs des séquences qui lors desquelles il s'est moqué d'Emmanuel Macron, mais cette dernière séquence a commencé ce weekend quand un journaliste lui a dit que il semblait même lui annoncer que Emmanuel Macron avait dit qu'il ne rejoindrait pas le conseil pour la paix de Gaza. Et bien là, on a senti un Donald Trump très vexé et puis depuis et bien il n'a pas arrêté et notamment hier quand je lui ai posé une question sur son éventuel venue à Paris, on a senti qu'il prenait encore presque un malin plaisir à s'en prendre à Emmanuel Macron et à dire que de toute manière, il n'allait pas rester longtemps au pouvoir. Une question bonus quand même Sonia Dridi, est-ce que vous voyez encore un dirigeant capable de de s'élever face à lui ?
Enfin, il y a-t-il encore un dirigeant que Trump respecte ? Alors Donald Trump, on le sait, respecte plutôt ce qu'il perçoit comme des hommes forts, comme il a d'ailleurs lors de son discours à à Davos, on lui a posé une question, je crois, sur sa relation avec la Chine. Il a dit qu'il avait une très bonne relation avec le président chinois et de lui-même, il a voulu revenir sur le fait qu'il avait aussi une très bonne relation avec Vladimir Poutine. qu'on sent euh qu'il il a une certaine fierté à euh parler de ses relations, que lui peut avoir de de bonnes relations avec ce qu'il considère comme des personnes dures.
Et puis aussi pour terminer hier le New York Post donc un quotidien américain lui a demandé pourquoi il avait publié le message d'Emmanuel Macron et sur son réseau social et Donald Trump a dit pour montrer que j'ai un point donc pour dire montrer que j'ai raison c'est-à-dire que on a beau parfois me critiquer mais ensuite on m'envoie des messages pour me dire alors viens dîner viens faire cela et donc il veut aussi montrer qu'il a des dirigeants qui sont soumis en quelque sorte à lui. C'est ce qu'il a envie de montrer en tout cas à son électorat. Merci Sonia Adri.
Merci beaucoup depuis la Maison Blanche bien évidemment. Alors vous le disiez effectivement, il y a pas qu'Emmanuel Macron. D'ailleurs, on va parler de l'OTAN hein.
Et il y a l'Europe au milieu. L'Europe là encore les coups de boutoir. Écoutez, c'est quand même plus simple quand on écoute.
Il y a certaines certains pays d'Europe qui ne qui sont pas reconnaissables aujourd'hui. On ne les reconnaît plus. On peut en parler, on peut en débattre, mais il n'y a vraiment pas de débat.
Évidemment, je ne veux insulter personne, mais il y a certains pays que je ne reconnais pas et je dis ça d'un point de vue négatif. Je veux retrouver l'Europe, je veux que l'Europe s'en sorte mais l'Europe ne va pas dans la bonne direction. Bon, il ne veut insulter personne surtout ne le prenez pas mal.
Bertrand Badré, encore une fois, merci d'être avec nous. Vous êtes en direct depuis Davos. Je Martel, ancien directeur général, directeur financier de la Banque mondiale.
Ce qui vient de se passer a été vécu et perçu. Le percevez-vous vous quand en tant qu'ancien patron d'une grande institution comme une comme une humiliation, l'humiliation de de l'Europe et si oui, comment on réagit ? Alors, je pense pas qu'il faille s'arrêter à l'humiliation.
Enfin, c'est le registre le registre du de de de Donald Trump, c'est de placer les gens dans des positions d'infériorité et cetera. Je pense pas qu'il faille rentrer dans le jeu. Je pense qu'il faut qu'on réagisse rationnellement, fortement et c'est ce qui commence à faire.
Ce quelqu'un l'a dit. On a on a passé un point de non retour. Moi, j'étais très frappé par le discours de Marc Carnet hier, donc qui a succédé à à Emmanuel Macron.
Marc Carnet qui a été longtemps gouverneur de banque centrale, qui a été élu président du Canada d'une certaine manière grâce à Donald Trump puisqu'il incarnait une capacité à résister à Trump, a fait un discours qui a été très remarqué dans lequel il a acté la rupture de l'ordre international. Alors effectivement euh quand j'étais directeur général de la Banque Mondiale, j'étais au cœur de ce système dit de Bretonut des Nations- Unies où les règles du système s'impose et finalement font que le système fonctionne. Euh ce qu'on voit aujourd'hui, c'est c'est que ces règles sont foulées au pied, que ce système international qui a plus ou moins assuré une certaine prospérité collective quand même depuis 80 ans, ce système, il tient plus qu'à un fil.
Le message c'est c'est moi contre le reste du monde et la difficulté c'est que ce système il a été structuré en 1945 autour des États-Unis sort grands vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale première puissance économique et que si effectivement euh les règles changent pour le principal acteur du système du système est profondément remis en cause. C'est bien d'une rupture dont il s'agit et c'est sûr que l'Europe était d'une certaine manière le principal bénéficiaire de ce système. Et c'est vrai et et donc de se réveiller aujourd'hui et effectivement de de se faire traiter comme on se fait traiter, c'est quelque chose qui est extrêmement dur.
On vit au même moment la rupture de cet ordre international, cette difficulté avec les États-Unis, une guerre en Europe qui n'est pas du tout finie, on le ver, on repartira, je pense reparlera de l'Ukraine et puis une tension avec la Chine sur notre appareil industriel économique. Donc tout ça pour l'Europe, c'est c'est extrêmement dur. Est-ce que ce sera le moment où, comme souvent le disait Jeé, c'est dans l'exist que l'Europe se réveille.
Au contraire, bah d'une certaine manière, on va dire bon bah voilà, on accepte on accepte ce que je vois à l'écran, la leçon du shérif Tom. J'espère que on va être capable de réagir. On en a les moyens, ça a été répété, martelé.
Euh l'idée, comme l'a dit Marc Carnet encore une fois hier, c'est pas de revenir en arrière et de restaurer le système d'avant, c'est de prendre acte du fait que ce système, il est profondément ébranlé. Qu'est-ce qu'on peut reconstruire ? Et les Européens ont une responsabilité particulière parce qu'on est un continent où on fait des règles, on apprend à vivre ensemble.
L'Union européenne c'est un laboratoire pour le monde. Alors il fonctionne pas toujours très bien. C'est un laboratoire.
Bertrand Badré, je me permets, je me tourne vers Lucanger. En plus, on a un petit souci de connexion sauf de ma part. Donc je vous prends, je vous laisse le temps aussi de de remettre tout ça en place.
La leçon du shérif Trump, je sais que parfois on a pu écrire même le cait Trump. L'Europe doit maintenant se mettre dans la tête que on est face au Chérif, on est face au Kaïd. Les choses sont claires siell éétait pas suffisamment avant.
Maintenant, les choses sont d'autant plus claires que tout ça n'est pas une lubie de Trump dont on peut penser que parce qu'il a pas de prompteur, comme vous le disiez tout à l'heure, il raconte un peu n'importe quoi. Il y a 1 an, son vice-président Judy Evens tenait le même discours. Tout ça est très calculé, très préparé.
C'était pas dans le même contexte, c'était pas à Davao. C'était la conférence sur la sécurité à Munich où la charge de JD V que personne n'avait vu venir. Il venait pour parler de sécurité et tout d'un coup, il tient à peu près des propos similaires sur l'immigration essentiellement.
Là, il y a la couche Trump avec les éoliennes, son obsession sur les éoliennes qui enlissent le paysage et qui servent à rien et le canular du réchauffement climatique. Mais tout ça est très calculé, très préparé. C'est pour affaiblir affaiblir affaiblir l'Europe.
Effectivement, quand Jens l'a l'a prononcé ce discours il y a il y a un peu plus d'un an, tout le monde était un peu sidéré quoi. C'est des comme des lapins dans les les phards d'une voiture en se disant "Mais qu'est-ce qui leur prend Là maintenant, je pense que l'Europe a appris et c'est la confirmation que c'est une stratégie délibérée de la Maison Blanche de ces deux représentants JV et Trump pour essayer de casser l'Europe. Et la preuve un mot très court, c'est qu'il ménage quand même deux personnes, l'Allemand et Routau, le secrétaire général de l'OTAN, en disant "Ce ceux-là je les aime bien, je peux parler avec eux." il essaie de de d'enfoncer des coins.
Juste très rapidement euh en les échos bien évidemment en Munique mais aussi en décembre quand il publie la stratégie de sécurité nationale, ils le mettent noir sur blanc. Il y a pas de doute à avoir. Donc c'est une stratégie, c'est une stratégie réfléchie.
On pourrait parler projet 2025 parce que ça vient de là mais c'est une stratégie assumée. Alors nous accueillons, nous en sommes ravised Bruen sur ce plateau. Bonjour et merci beaucoup d'être avec nous.
Vous êtes ancien directeur de l'engagement mondial dans l'administration de Barack Obama. Donc bien sûr, on attend votre regard pendant que c'est juste là. Non, non, mais je vous en prie, mais moi j'aurais été ravie mais [rires] les personnes à la réalisation beaucoup moins.
Merci beaucoup d'être avec nous. Je vais vous donner quelques mots de Donald Trump. C'était avant de quitter les États-Unis, d'accord ?
Il disait ceci : "D'une certaine manière. Avant, j'étais la proie, maintenant je suis le chasseur, je dois vous dire." Et c'est ça en réalité, c'est ça maintenant le monde selon Trump.
C'est un chasseur et c'est un chasseur que vous avez vu à Davos aujourd'hui. Oui. Et c'est ce qu'il a fait aux États-Unis.
On a vu euh au Minnesota ailleurs dans le terrain américain qui il est vraiment chasseur, chasseur des citoyennes américaines et maintenant chasseur des ennemis qu'elle voit à l'extérieur et c'est préoccupant. Je je peux le dire comme ancien combattant de la diplomatie américaine, j'ai commencé ma carrière comme diplomate avec George W. bouche et c'était un moment assez difficile.
On était en pleine guerre en Irak mais j'ai jamais vu quelque chose comme on a vu surtout dans les euh jours récents. Je crois que Trump est arrivé à la Maison Blanche littéralement. Il a détruit le bâtiment, il a détruit des institutions, des des idées qu'on a gardé avec beaucoup d'espoir pour pour notre pays.
On va voir dans un instant comme il commence très concrètement à détruire l'OTAN. Mais il y a quelques instants, Bertrand Badré qui est quand même l'ancien directeur général de la Banque mondiale et qui est en direct avec nous depuis Davos disait qu'il y aura un avant et un après ce discours. Vous êtes d'accord avec ça ?
Je suis d'accord et je crois que c'est un moment pour la France, c'est un moment pour l'Europe à faire une réflexion parce que on a eu un un an euh dans lequel les leaders européennes ont essayé, ont tout essayé pour euh trouver euh le terrain comment euh pour trouver des solutions. On a eu des accords, des accords sur les échanges, des accords sur des relations diplomatiques, mais Trump a commencé cette année avec une mentalité que je vais faire ce que je voudrais faire sans limite. Vous savez, on a souvent un espoir surtout dans des sommets comme cela.
Vous en avez tous couvert et et moi compris. Il se passe souvent plus de choses dans les couloirs et dans les salles de réunion que lors des discours en réalité où c'est aussi un peu le le grand show. Il y a des discussions qui se poursuivent entre la délégation américaine et des diplomates.
Pas Emmanuel Macron, il a décidé de respecter son agenda et de rentrer à Paris. Mais je voyais que le secrétaire général de l'OTAN, Marc Routeux, lui, il espère encore y arriver avec lui par la négociation, par la discussion, par la pression raisonnable pour obtenir pourquoi pas un accord raisonnable. Sonia Dredy depuis la Maison Blanche.
Croyez-vous un instant qu'un accord raisonnable soit encore possible avec le président américain ? Alors ça dépend ce que les Européens considèrent comme un accord raisonnable, mais je pense que cette administration est extrêmement déterminée à acquérir le Groenland. Donald Trump l'a répété en fait, il tout à l'heure dans son discours à Davos, il est prêt à négocier pour acquérir Lille.
Pour lui, il n'y a pas de discussion possible. il aura euh cette île, il en parle déjà depuis euh son premier mandat et d'ailleurs lors du premier mandat euh lorsque la journaliste du Wall Street Journal avait eu le scoop qu'il souhaitait avoir le Groenland, euh tout le monde avait trouvé ça complètement surréaliste. Mais euh aujourd'hui et bien on est très proche de cela.
En tout cas, pour Donald Trump, c'est une priorité absolue. Et encore une fois, il se comporte comme un boul un dur en disant euh soit vous acceptez et puis on sera très content euh soit vous n'acceptez pas et là on s'en souviendra. Donc il menace aussi les Européens et on sent aussi que toute son administration depuis plusieurs semaines maintenant fait le service à préventre de cela.
Il y a quelques jours encore, son secrétaire au trésor a dit que les États-Unis étaient de retour et a dit qu'en effet, il c'est pour une question de sécurité nationale, il fallait que l'Amérique euh obtienne cette île du Groenland. Par contre quand même, il y a ça grince dedans en coulisse comme vous disz dans les couloirs quand même du Congrès. Il y a des élus, des sénateurs républicains qui disent qu'ils sont en désaccord avec cette approche de Donald Trump et il y a de plus en plus d'électeurs de Donald Trump qui trouvent qu'il passent beaucoup trop de temps à parler du reste du monde et pas assez de la situation économique.
Donc c'est quand même un paris risqué pour le président américain. Merci beaucoup Sonia Dreddy. Merci infiniment.
Écoutez ce qu'ils disent et sont nombreux ces dernières heures. Plus nombreux que jamais qu'il faut arrêter avec la naïveté. Maintenant, il faut se dresser contre les coups de boutoir.
Il y a une prise de parole qui a été remarquée, c'est celle du gouverneur démocrate de Californie. Regardez, l'Union européenne devrait tenir tête à Trump et riposter avec fermeté. Il faut rendre coup pour coup.
Trump est faible. Il cache sa faiblesse derrière une apparence de force. Il est passé maître dans l'art d'exploiter les faiblesses, mais il recule lorsqu'on le frappe au visage.
Il faut donc la détermination, du courage et non de la capitulation. Red Ben, il faut le frapper au visage pour qu'il recule. Oui, et je suis tout à fait d'accord avec le gouverneur Newon.
Je crois que ce que j'ai vu à Davos n'était pas un homme fort, c'était un homme faible. Et nous savons que pour Trump, sa réponse au moment difficile, c'est de frapper. Et à mon avis, euh ce que nous avons vu pendant euh sa première année à la Maison Blanche, c'était euh ce n'était pas ce qu'il a promis.
Il a promis euh les meilleurs euh emplois. il a promis que les prix euh vont euh se baiser. On a des prix plus chers que quand il est arrivé à la Maison Blanche.
Et c'est très important pour les Français qu'ils sachent cette année c'est une année des élections législatives en novembre et les républicains ont besoin d'aller en face de du peuple américain et ils vont en avoir des problèmes avec les politiques des États-Unis de Trump. Colonel Gyard. Euh alors d'abord en Bandau il y avait marqué on parlait de shérif et shérif c'est le le celui qui fait respecter la loi.
Là je pense qu'on est plutôt sur un mafieux des comportements de mafieux qui divisent le monde en deux catégories. Avant il y avait le monde libre dans laquel les États-Unis toutes leur place. Non maintenant c'est fini.
On parle on ne parle jamais par exemple du monde libre de la Trump. vente, il y a le monde fort avec les gens à respecter et puis il y a le monde faible avec des gens à craquetter et et on est dans une dans des rapports de force permanents. Et donc maintenant, oui, on est dans situation extrêmement désastreuse qui est un véritable divorce avec les en tout cas il y a une crise profonde avec les alliés ou on peut-être même parler de d'ancien alliés.
Euh et la question qu'il faut se poser en réalité, c'est est-ce que c'est on assiste euh et ça revient un peu à ce que disait Lucas tout à l'heure, est-ce qu'on assiste à quelque chose de conjoncturel ? Est-ce que c'est lié à la personne de Donald Trump et que voilà, une fois qu'il sera parti du pouvoir, on pourra revenir des choses sérieuses et renouer des des liens entre entre alliés ou est-ce qu'on est dans sur un mouvement de fond ? Est-ce qu'on est face à une sorte de contre-révolution aux États-Unis et qui va s'imposer qui va durer pendant des années ?
C'està-dire qu'est-ce qu'on est-ce que c'est conjoncturel ce qu'on est un accident d'histoire ou est-ce qu'on a changé complètement des pof, on le verra tout à l'heure, lui il parle bel et bien de révolution qui serait en cours. En tout cas Sonia Drid, elle vous l'a dit depuis la Maison Blanche. Oui, il a mis sur la table et plus que ça encore la question du Groenland Donald Trump.
Il sûr qu'il ne veut pas utiliser la force. Il est sûr qu'il veut négocier, mais écoutez comme il est revenu sans cesse encore et encore sur cette question comme une obsession. Je cherche à négocier pour discuter à nouveau de l'acquisition du Groenland par les États-Unis.
Les gens pensaient que j'allais utiliser la force. Non, je n'ai pas utilisé la force. Je ne veux pas le faire.
Tout ce que les États-Unis demandent, c'est un un territoire qui s'appelle le Groenland. Nous voulons ce morceau de glace pour protéger le monde et ils veulent pas nous le donner. Ils ont le choix.
Vous pouvez dire oui et nous serons très reconnaissants. Vous pouvez dire non. Et dans ce cas, nous ne l'oublierons pas.
Aucune nation, aucun groupement de nations est en position de sécuriser le Groenland autre que les États-Unis. Oui. Alors, il dit aujourd'hui à Davos qu'il ne veut pas utiliser la force, mais regardons dans le rétro.
Faut pas aller bien loin. Il y a quelques heures, il disait qu'il était prêt à aller jusqu'au bout. Et quand on lui demande jusqu'où êtes-vous prêt à aller, il a dit vous le verrez.
Il souffle le chaud et le froid. Le président américain Thomas Misraki. Vous êtes vous au cœur de ce dossier ?
Vous êtes au Groenland avec Marine Truchotud, vous êtes en direct de Nuc et vous sortez là tout droit d'une conférence sur la sécurité pour la population grenlandaise. Est-ce que Thomas quand les habitants de NUC entendent le président américain assurer qu'il ne veut pas faire usage de la force, il y a franchement du soulagement ? Non, pas du tout.
Très sincèrement, rien n'a changé dans le discours de Donald Trump et rien n'a changé dans la position que ce soit des autorités du gouvernement grenlandais ou des Groenlandais. Alors, je vais vous montrer cette salle de presse, hein. C'est derrière ces vitres qu'elle se tient en ce moment même.
Et cette conférence de presse, et bien, elle est à destination des Groslandais. Elle traite des mesures de sécurité qu'il va falloir prendre en cas de crise grave. Elle fait suite cette conférence de presse aux déclarations du Premier ministre Groenlandais hier qui disait "Nous ne pouvons plus exclure euh que les États-Unis utilisent la force pour acquérir et bien notre territoire ou prendre le contrôle de notre territoire et cela n'a pas changé aujourd'hui.
Il y a énormément de journalistes étrangers à l'intérieur de cette salle de presse dans laquelle nous nous trouvions tout à l'heure avec Marine Truchot. Nous avons essayé de leur demander si éventuellement il y aurait des réponses pour des questions d'ordre international et notamment sur des réactions au discours de Donald Trump à Davos. On nous a gentiment fait comprendre que si ce genre de réaction devait avoir lieu, ce ne serait pas aujourd'hui.
Vous savez que les Groenland en prendre prennent leur temps avant de répondre. Il y aura peut-être une conférence de presse organisée demain pour les journalistes étrangers sur ces sujets-là. Néanmoins et bien euh ici dans ce pays, on continue de se préparer à à toutes les éventualités, notamment du côté de la population.
On a rencontrer une dame ce matin qui nous disait par exemple que ses voisins commençaient à stocker de la nourriture euh en vue d'une possible invasion américaine du territoire. C'est pour vous dire un peu le le climat qu'il règne ici. C'est incroyable ce que vous nous racontez Thomas Missraki avec Marine Truchud. euh des habitants obligés de stocker, qui se sentent en tout cas obligés de stocker de la nourriture en vue d'une éventuelle invasion américaine.
Faut quand même réaliser parfois de quoi on parle. C'est complètement fou. Ceci dit, une information du New York Times il y a quelques heures est tombée disant que des responsables américains assurent qu'ils n'ont pas encore été chargés du côté du Pentagone de planifier une invasion du Groenland, ni les conséquences d'une telle opération.
C'est le New York Time. C'est quand même très sérieux. Mais quoi qu'il en soit, qu'en pensez-vous vous, ancien directeur de l'engagement mondial dans l'administration de Barack Obama ?
Vous croyez à l'invasion de Trump au Grenand ? Je crois que ce n'est pas en ce moment une possibilité, mais avec Trump, on a vu que toutes les possibilités, on a besoin de prendre en compte, on a besoin de considérer que il pourrait se réveiller un jour, voir quelque chose sur la chaîne Fox et se dire "OK, on y va." Mais le problème pour Trump, c'est le suivant que pour la plupart des Américaines, il se préoccupe de des prix sur les supermarchés et cette obsession de Trump avec les invasions, avec le territoire étrangère n'a ne fait rien pour le peuple américain.
Oui, il y a un élément que Trump vende de le gloire de de sa le il s'appelle c'est un époque merveilleuse pour America first pour l'image de l'Amérique glorieuse. Et le problème pour Trump, c'est que chaque jour les Américains vont au supermarché, ils ont besoin de payer plus pour les produits et bien sûr après toutes ces attaques, tous ces échanges assez agressives, le monde va être plus cher pour les Américaines. On est toujours avec Thomas Misraki depuis Nuc au Groenland.
Vous vouliez réagir Thomas ? Ah oui, parce que vous évoquez cet article du New York Times qui mentionnait le fait que le l'administration américaine n'avait pas demandé au Pentagone de préparer les scénarios d'invasion du du Groenland. Il disait aussi cet article que des hauts responsables américains avaient parlé à cette même administration pour leur expliquer qu'une guerre contre un pays de l'OTAN serait très dommageable militairement pour les États-Unis et évidemment pour l'alliance.
Ça couplé au fait évidemment que euh Donald Trump a dit vouloir euh acquérir ce territoire, mais euh même s'il a euh soutendu quelques menac à dit qu'il voulait négocier ce territoire, et bien cela donne peut-être en tout cas quelques répis au Groenlandais et ça c'est une véritable bonne nouvelle par rapport à l'atmosphère qui régnait ici il y a encore quelques heures et hier notamment sur l'iminence possible d'un déploiement militaire américain. Ça c'est une relative bonne nouvelle quand même ici même si encore une fois dans les mots et dans les faits du président américain bien rien n'a véritablement changer. Merci infiniment Thomas Miss Raky.
Bravo également Marine Truchotud depuis Nuc au Grand Enland. Dans un instant, on va vous parler de la proposition d'Emmanuel Macron de mener un exercice militaire de l'OTAN dans la région. Mais d'abord Lucas Manger Ellisabeth, vous voulez réagir Lucas Manger.
Oui, parce que dans le discours de de Donald Trump tout à l'heure à Davos, il parle quand même, il dit à un moment je veux obtenir un titre de propriété. C'estàd que là, il parle avec son son métier de originel de de d'agent immobilier. C'est-à-dire que effectivement et Thomas le rappelait, il y a peut-être un moment de soulagement là au Grenand en disant bon l'invasion c'est pas pour cette nuit et heureusement.
Et en même temps, il continue à dire en fait je pas seulement on verra, on discutera, je veux un titre de propriété. C'està-dire que il ne renonce absolument en rien à cette idée que par la persuasion et peut-être par la force, les grands hlandais vont céder, les Danois vont céder, les Européens vont céder et lui dire "Bon, OK, on vous donne le truc, on vous donne ce territoire, on y va, c'est à vous." Et c'est ça qui est qui est fascinant dans la dans la logique incantatoire de Donald Trump, c'est de ne jamais lâcher ce truc ce cette idée que il est il veut être propriétaire par tous les moyens.
Donc la force est utilisée comme une menace en espérant que de toute façon à un moment les autres vont se rendre. Allez-y quand il dit enfin moi je je suis entièrement d'accord avec Lucas quand il il insiste qu'il va pas envahir moi je pense que c'est aussi en interne il y a quand même un certain nombre de républicains qui ont dit c'est la ligne rouge ça en intervention militaire on n'acceptera pas. Je regardais Ted Liu qui est un responsable enfin qui est député démocrate qui dit tout militaire qui obéit à un ordre comme ça ça serait illégal en en somme.
Il y a vraiment des questions de fond en interne alors qu'on est à quelques mois des élections. Donc quand même même si on ne voit pas beaucoup de résistance à Trump dans le Congrès, là ça semble être quand même une ligne rouge et en interne ça peut jouer sur ces ces paroles. Allez-y en un mot colonel.
Euh non, je rappelle quand même la séquence précédente, les événements écrasent les précédents. On était il y a quelques jours, on était en Iran, vous aviez Donald Trump qui proclamer "Iurbi Orby, allez-y, révoltez-vous, on arrive, je viens vous aider, vous allez voir ce qui va se passer." Et puis finalement, il s'est déballonné.
Et d'abord ça, on l'oublie, hein. L'homme fort là, il s'est complètement déballonné. Il a laissé les Iraniens crever euh très clairement.
Et euh tout ça aussi, il continue de promettre le le pire dans ces dernières. Pire déjà fait hein. Je pense que le pire est déjà passé en réalité hein euh pour les iraniens euh mais aussi parce que il y a des gens qui euh lui ont fait comprendre que une intervention aérienne ce serait peut-être pas forcément une bonne idée et il les a écouté.
Et là je pense que effectivement dans le cadre du Groenland, vous avez quand même un certain nombre de de gens qui peut-être commenc à lui dire mais attendez mais ce serait employer la force notamment au Grenlande, ce serait une catastrophe absolue pour les États-Unis avant tout. Euh et donc non, il faut euh c'est encore pire que d'intervenir euh en Iran par exemple, très largement. Colonel, vous allez garder la main parce que pour faire face à cette volonté du président américain, oui, vous êtes déjà dans les starting block d'annexel Gorenan, l'Europe promet une réponse ferme et la France, elle fait monter la pression à sa manière et elle demande un exercice de l'OTAN au Groenland.
De quoi parle-t-on ? On va plus loin ensemble. colonel Goya, il n'y a pas de détail sur l'exercice proposé par la France, mais il y a déjà eu un exercice de l'OTAN au Groenland il y a pas si seul si longtemps, il y a seulement quelques mois d'ailleurs et c'était sans les États-Unis.
Euh oui, alors c'est l'exercice artic light. En réalité, c'est des exercices qui sont réguliers. C'està-dire que contrairement à ce que prétend Donald Trump, on se prépare à la défense de toute cette région arctique, du Groenland, des pays des pays scandinaves.
Donc, il y a des exercices réguliers organisés par l'OTAN. Ça l'article light, ça existe depuis 2013 si je me souviens bien. Euh donc là, oui, on a réuni un certain nombre de moyens.
C'était sans les Américains, autant que je me souvienne. Euh c'est essentiellement une opération aérienne où euh qui est organisé autour des pays scandinaves essentiellement. Euh donc là, c'était aussi euh au Groenland euh avec des moyens alors qui sont assez réduits, hein.
Il y a quelques avions, quelques euh éventuellement quelques navire. Il y avait quelques forces qui sont déployées, mais il faut bien comprendre que on fait ça régulièrement pour bah tout simplement s'entraîner et montrer que bah on est prêt aussi à euh défendre ce ces régions. Mais il y a aussi une mission européenne qui est en cours colonel.
Objectif d'ailleurs renforcer la sécurité de l'île face à une éventuelle invasion. On parle d'opération de reconnaissance de théâtre. De quoi parle-t-on là encore ?
Alors, d'abord, il y a les opérations, puis il y a les exercices. Mais les exercices, en réalité, c'est ce sont des simulations d'opérations que l'on fait. toujours enem toujours un scénario, il y a toujours quelque chose.
Et donc dans cette comme une opération un exercice, ça se planifie, ça s'organise, ça finit par produire un ordre d'opération qui est donné avec un objectif et des missions qui sont données aux différents pays et aux différentes forces de ces pays. et dans la construction de cette planification parce que ça peut se faire à Paris, ça peut se faire ça se fait d'ailleurs en grande partie à Paris ou dans d'autres capitales lorsqu'on travaille en coalition, mais de temps en temps, il faut quand même aller voir un peu sur le terrain bah qu ce qu'on peut faire concrètement. Et donc c'est le rôle des opérations de reconnaissance, on appelle ça aussi des harpons.
Alors c'est pas pour chasser le FOC hein, c'est vraiment pour aller voir sur place euh bah ce qu'on peut faire très concrètement. où est-ce que on va déployer de soldats, où est-ce qu'ils vont loger ? Euh, où est-ce qu'ils vont parce qu'en plus c'est quand même un terrain qui est même très particulier.
Euh c'est il y a assez peu d'infrastructure. Par exemple, c'est la population de la ville de Pieu, le Groenlande hein. Donc il faut trouver des infrastructures pour un déploement militaire pour les des des avions, où est-ce que on installe la maintenance et cetera et cetera.
Donc dans la planification, on liste des objectifs, on liste alors il y a toujours un ennemi d'exercice he dans la planification. Qu'est-ce que la menace ? Qu'est-ce que Quelles sont les menaces à laquelle il faut faire face ?
Qu'est-ce qu'on peut faire face à ces menaces ? Et après, une fois qu'on qu'on a fait ça, ben on donne des émissions et puis on voit sur place comment comment on organise ces ces missions. Et puis autre point, Emmanuel Macron, il avait déjà annoncé d'autres euh effectifs, des renforts en tout cas.
Est-ce qu'on en sait plus sur ces renforts français en route ? Ils sont attendus dans les prochains jours maintenant. Euh oui.
Alors c'est il faut bien comprendre que en réalité là on est le le fond de l'exercice, il importe assez peu en réalité. Là on est plutôt on fait de la politique, on fait de la gesticulation politique, on fait du déploiement de force et c'est une fin en soi de déployer simplement des forces montrer qu'on est là prêt à à faire face à toute menace. Alors, on déploie quelques moyens, mais c'est pas la peine de c'est dire, c'est pas c'est pas le Diday, hein, c'est pas la peine de déployer des des centaines des centaines de de d'avion ou de de véhicules.
Donc là, on a par exemple un un A330 MRTT, donc c'est où le Phoenix, c'est un avion ravitailleur, c'est un avion ravitailleur en vol, mais il peut faire transport aussi hein, pour je me suis déplacé régulièrement plusieurs fois à l'intérieur de de de ce type d'engin. Donc c'est un engin voilà qui permet en tout cas qui facilite les opérations aériennes. On parle d'une déploiement d'une frégate, la frégate Bretagne, ce qu'on appelle une frégate multimission.
Voilà. Et donc alors la frégate Bretagne, elle est plutôt spécialisée dans la lutte contre les sous-marins, mais elle peut faire plein de choses. La plein d'armement à bord qui permettent de de faire du combat antiaérien, de faire même de frapper au sol peut porter éventuellement des des missiles de croisière, euh un hélicoptère et cetera.
Donc ça c'est un bâtiment. Vous avez euh un petit patrouilleur qui s'appelle le Fulmar qui est euh alors un avion de patrouille maritime à l'Atlantique 2. Ça aussi c'est quelque chose qui fait sert à surveiller les mers.
Euh c'est un radar volant au-dessus de au-dessus des mers. Euh on va peut-être déployer le Fulmar, c'est un tout petit patrouilleur, le voilà. Euh c'est formidable.
Euh qui est en fait qui est toujours qui est basé à Saint-Pierre à Miclot. Donc c'est euh voilà, c'est à proximité. Alors, c'est un tout petit bâtiment, hein, je crois qu'il y a 13 membres d'équipage qui est là pour faire la police des maires euh dans la région.
Donc, on réunit un petit peu euh des moyens euh de comme l'avait dit d'ailleurs le président de la République, hein, on va dire, on réunir des moyens terrestres, aériens, euh naval pour voilà être présent. Alors, le but euh voilà, c'est d'être présent en réalité quoi. Il y manque peut-être des forces terrestres.
On évoquait le déploiement éventuellement d'une compagnie de de chasseurs alpin. Euh vous savez, on a toujours en France, on a toujours un échelon ce qu'on appelle un échelon d'urgence, c'est-à-dire un élément qui est prêt à partirmi cet échelon d'urgence, vous avez une compagnie de montagne de chasseurs alpins et qui est prête à partir. Donc peut-être que celle-ci sera déployée et je le rappelle, les chasseurs alpins vont aussi régulièrement au Groenland.
Donc voilà. Donc c'est le but de cet exercice. Concrètement sur le terrain, il enorte peu véritablement.
Ce qui est important, c'est justement d'être là tout simplement. Merci beaucoup colonel. C'était très clair et très complet.
C'est une bonne idée de la part d'Emmanuel Macron de faire une telle proposition d'un exercice de l'OTAN pour aller quoi ? Défier ou Amadouer ou même coincer le président américain parce que en gros euh de dire bon mais vous avez raison et Donald Trump vous aviez raison. Il y a un problème de sécurité au Groenland.
Regardez d'ailleurs l'OTAN se mobilise et on va l'assurer. On va vous montrer qu'on a les moyens de le faire. B on on se rappelle la semaine dernière qu'on a envoyé quoi euh à un précurseur de de 15 person enfin 15 français je crois 13 euh 13 allemand que déjà euh Donald Trump n'était pas content.
Donc ça ça le coince quand même euh parce que ça le met de devant euh ses ses propos quand il dit euh les Européens personne peut peut le protéger. pas Emmanuel Macron dit oui et allons-y, on va le faire, on va s'entraîner, on on va montrer qu'on en est capable. Je pense et je lis beaucoup enfin la presse américaine mais aussi ce qui se passe aux États-Unis.
Il y a quand même un méconnaissance des moyens même si on aime bien s'autoagiler, il y a quand même des moyens européens et je pense souvent il y a une méconnaissance des moyens européennes par les Américains, en tout cas par Donald Trump. Je parle pas des militaires bien évidemment qui connaissent bien et c'est une façon de dire on est là, on a des moyens, allons-y. Breben, c'est c'est effectivement la bonne position, la bonne stratégie que met en place Emmanuel Macron.
Oui et non. Ah, je crois que il est nécessaire d'engager avec Trump, mais c'est une question de comment s'engage parce que par exemple, je crois que si les Européennes créent un prix, un prix d'or, quelque chose qu'on pourrait présenter comme le prix de Grandland, ça pourrait fonctionner et et ce n'est pas une blague. Je j'ai donné des conseillers au aux clients, au ministres avec lequel j'ai parlé.
Pour Trump, la partie superficiel, c'est très importante. Alors, comment est-ce que en ce moment assez difficile pour la sécurité transatlantique, est-ce qu'on pourrait trouver quelque chose superficiel pour lui donner à Trump pour que elle se sent que il a gagné quelque chose ? Et en même temps, je crois que il faut avoir une ligne rouge, une ligne rouge que on va pas négocier sur la territoire grlandais ou sur n'importe quel territoire dans le monde parce que ce n'est pas que Grenland, on parle de Venezuela, on parle de Cuba, on parle de beaucoup même de Canada.
Alors, c'est une situation assez difficile, dangereuse pour le monde. Alors, justement le regard de Bertrand Badril, il est toujours avec nous. Bertrand Barderé, vous êtes vous à Davos donc double regard depuis Davos puisque vous parcourez maintenant ses couloirs et ses salles de réunion depuis quelques heures.
Donc je pense que vous avez quand même pas mal d'écho et ancien directeur général de la Banque mondiale quand vous regardez ces menaces d'exercice ces menaces ou ces propositions d'exercice de l'OTAN d'Emmanuel Macron, cette tension toujours militaire qui est en train de s'affirmer, comment ça réagit dans les institutions ? Bah c'est c'est intéressant parce qu'il y a plusieurs euh il y a plusieurs lieux de réaction. Vous avez effectivement des institutions internationales très désemparé parce que évidemment c'est leur rôle et leur essence même qui est contestée.
Euh vous avez un monde du business et c'est assez troublant euh qui euh qui est pas très confortable avec la volatilité qui est créée, avec les tarifs. Tous ces sujets-là, c'est pas des sujets plaisants, mais la réalité c'est que les marchés sont au plus haut. Euh il y a eu un peu de turbulence ces derniers temps, mais moi j'ai été frappé par les des chefs d'entreprise américain que j'ai rencontré ici.
Enfin, c'est c'est tout puissant. Il y a une projection américaine. Euh c'est pas juste Donald Trump, tout le team Amérique, Scott Bessent, le secrétaire au trésor s'est exprimé avant.
Il y a il y a une espèce de démonstration de force qui n'est pas limitée au président. Hm. Et donc dans l'univers euh dans l'univers des entreprises, même si certaines personnes sont pas à l'aise, bah finalement c'est pas si mauvais que ça pour le business.
Donc c'est ça qui est très troublant en fait. Il y a beaucoup de dissonances et et c'est pas très facile de de de voir que tout ça va atterrir. Qui va avoir le courage de dire stop ?
Euh c'est pas encore très clair. On reste ensemble. Bertrand Badré colonel infiné.
Quand pensez-vous ? Est-ce que vous pensez que c'est plutôt bien joué ? C'est un exercice de l'OTAN qui permettrait d'impliquer Washington, d'afficher le fait que la sécurité en Arctique, elle est prise très au sérieux et qu'on est là quoi.
Oui, qu'on prend en sérieux la sécurité de l'article, on prend au sérieux l'OTAN. C'estàd que quand Donald Trump dit voilà en fait c'est moi qui tout fait pour l'OTAN et dire bah non on est quand même là, on peut faire un certain nombre de choses. C'est peut-être aussi je pense qu'on est on va commencer à chercher maintenant une porte de sortie pour Trump.
Il faut être clair, il y a il est dans l'impasse l'emploi de la force, ce serait une catastrophe et je pense que on commence à le convaincre de ce de de cette idée. Les acheter les Groinlandais, ben ça se fait plus depuis longtemps. Ce genre de chos plus les peuples considérés comme des comme des des gens des sous-citoyens ou des non, ça se ça se fait plus.
Donc tant que les Groinlandais se refuseront d'être américain ou même de faire partie d'un ba qu'on se rend compte quand même de ce que ça ça représente où et les Danois refuseront tout ça et ben il est bloqué, il est il est forcément de dans l'impass. Donc la le problème qui se pose pour lui c'est comment on sort par on sort un petit peu par le haut de de cette crise. Alors peut-être en lui offrant des cadeaux.
Voilà peut-être en disant bah ok ça y est on a bien compris le message il faut défendre le Grenland. contre la Chine, la Russie. Donc voilà, on va mettre des moyens.
Voilà, on a bien compris. Ça y est, on vous a écouté. Merci Donald Trump et et c'est à ce moment-là qu'on fournit le cadeau en disant bravo pour votre vision, votre lucidité euh et cetera.
Mais euh voilà, je pense qu'on rapidement on va arriver à cette cette situation quoi. Je crois que cet exercice militaire, cette proposition d'exercice militaire, c'est aussi une manière d'impliquer les militaires américains dans la discussion. C'est-à-dire que les les militaires européens, notamment français, évidemment parlent à leurs homologues aux États-Unis. euh toute la journée.
Enfin, je veux dire, il y a pas de il y a pas de rupture des communications. On n'est pas entre c'est pas comme la Russie. Et donc c'est une manière aussi de dire aux militaires américains qui de leur dire on va travailler avec vous, on mène un exercice conjoint peut-être dans l'espoir que c'est militaire parce qu'il y en a beaucoup qui il y a il y a il y a un certain nombre de proches de Donald Trump à la tête des armées du renseignement mais il y a aussi des des grands généraux américains qui continuent à parler à la Maison Blanche et de de les de les aider d'une certaine manière à dire à Donald Trump c'est pas une bonne idée de ton affaire alors que en fait si on fait des exercices conjoints et que ça fonctionne ça marcherait bien. une manière d'englober le monde militaire du côté d'une non intervention et d'une solution du comme le disait Michel d'une d'une porte de sortie pour Donald Trump.
Donc vous l'avez compris à Davos il a fustigé Emmanuel Macron l'Europe le Groenland il en a remis une couche et puis il y a l'OTAN. L'OTAN là en gros si je devais résumer le le message je fais tout pour vous. Je fais tout pour l'OTAN.
L'OTAN ne fait rien pour moi. Écoutez, regardez, avons rien reçu en retour alors que nous avons payé pour le temps pendant de nombreuses années et à mon sens, nous avons couvert les frais. Nous avons payé pour 100 % de temps parce que personne ne voulait s'acquitter des factures.
Les États-Unis sont très maltraités, très injustement traités par l'OTAN. Et lorsqu'on réfléchit, c'est quelque chose qui est incontestable. Nous avons tant donné, nous avons tant peu reçu un retour.
Cela fait des années que je critique le temps et pourtant j'ai fait plus que n'importe quel autre président pour aider l'OTAN plus que toute autre personne. Alors attention parce qu'il a quand même une petite tendance à passer des mots aux actes ces derniers temps. Donald Trump.
Est-ce que le retrait des États-Unis de l'OTAN est en train de se concrétiser ? Les États-Unis en tout cas prévoient de supprimer environ 200 postes au sein de l'OTAN selon des sources américaines. Quel poste, quel impact concret et quel impact symbolique ?
Colonel, nous y retournons colonel, 200 postes en moins au sein de l'OTAN pour les États-Unis. Est-ce que c'est une réelle grosse perte pour l'alliance ? Ce sont des militaires qui faisaient quoi et qu'est-ce que ça va changer ?
Euh alors perte globalement pas forcément, faut bien comprendre dans l'OTAN, il y a des structures permanentes, il y a des États-majors, il y a des centres de de où on travaille en commun, il y a dans ces centres, il y a à peu près dans ces commandements, voilà, on voit les les certains de ces centres he qui où il y a à peu près 6000 Américains qui sont dans ces centres, plus 80000 Américains qui sont dans les unités de combat sur le terrain. Donc centre de fusion du renseignement. Voà.
On est sur certains c'est pas les commandements les plus les plus stratégiques mais mais c'est un geste c'estàd qu'on commence à se désengager. C'est intéressant he centre fusion renseignement c'est en gros tout ce qui permet de coopérer avec les autres pays et on voit bien aussi que en matière de renseignement le centre fusion d'enseignement tant que je suis il est au Royaume-Unialaise quand même quant à l'échange de renseignement entre américain et alliés et particulièrement ce qu'on appelle les Five Ey donc les pays anglo-saxons avec qui il y avait une communauté enseignement. Donc c'est ça témoigne de quelque chose.
Commandement des forces spéciales. Donc c'est voilà, c'est l'association des des forces spéciales. Là aussi euh bon forces spéciales, c'est un instrument particulier pour Donald Trump.
Donald Trump dans son emploi de la force, c'est des frappes aériennes, des forces spéciales. Point. Euh et euh voilà.
Donc c'est là aussi il y a euh il y a une sorte de de divorce, mais il faut bien comprendre, voilà, on est sur des des centres qui sont pas des états-majors, mais il y a une tendance. Il y a une tendance. Pourquoi ? pour euh parce qu'il y a une forme déjà un désengagement.
Alors ça c'est une tendance très longue, du désengagement des Américains de de l'OTAN, réorientation vers euh d'autres secteurs euh vers euh il y a cette idée aussi euh que bah il faut faire des économies en forme de débratisation. Trump encore répalé hein, il a dit voilà j'ai j'ai dégonflé les structures mais le voilà l'aut partie. Faut quand même se rappeler que il a envisagé de supprimer même le poste de Sacyour.
Donc c'est le commandement, il y a deux grands chefs. Un en Europe, c'est celui qui commande les forces de l'OTAN en Europe. Toutes les forces de l'OTAN qui est toujours en américain, qui est toujours en général américain, général Kringevic actuellement.
Et à un moment, Trump disait ben ça coûte cher en fait d'avoir un général, peut-être qu'on va le supprimer. Alors sans sans se rendre compte du du poids que ça peut représenter, de l'influence que ça peut représenter. Donc ça montre bien l'image qu'il a de l'OTAN.
Au passage, je terminerai sur un truc. Si les Américains s'en vont, ben tant mieux, on va un peu les remplacer par des Européens. Si on veut être tous ces postes là qui sont supprimés, on les remplace par les Européens.
Et tant quand on aura une structure de l'OTAN qui sera capable de fonctionner sans les Américains, et bien ça sera très bien. On pourra se passer d'eux et être totalement autonome. L'effet, l'analyse et la vie aussi à la fin du colonel G.
Merci beaucoup. Cette question très simple. Vous pu être dans le déni, c'est le début de la fin pour l'OTAN selon vous.
À mon avis, euh nous sommes dans une situation où on va créer une nouvelle chapitre. On sait pas encore quel va être la chapitre. Je crois que dans les jours récents, Trump et ses conseillers ont essayé de souligner le fait que il ne cherche pas sortir de l'OTAN.
Mais le problème pour Trump et on a parlé par exemple de la coopération militaire intelligence diplomatique, on a déjà vu des conséquences de ces menaces de Trump sur ses relations. On parle aux États-Unis du fait que on reçoit pas la le même niveau d'intelligence qu'on recevait auparavant. On parle des menaces de terrorisme, on parle des menaces de Chine, de la Russie.
Et il y a il existe une certe non seulement tension mais il y a aussi une menace qui est entrée à l'automne. Alors je viens vers vous Élisabeth mais on est encore attendu aussi du côté de Davos par Bertrand Badré euh ancien directeur général de la Banque mondiale. Euh est-ce que vous voyez là dans l'éventuel démantellement de l'OTAN, en tout cas sa volonté de Donald Trump de s'en retirer le la lever de rideau sur les institutions comme on les connaissait un avant et un après ?
C'est ce que disait Christine Lagarde sur RTL ce matin par exemple. Oui. Alors il y a il y a il y a encore une fois Christine Lagarde résume bien.
Elle connaît bien ce système. Nous étions en Washington ensemble pendant plusieurs années. L FMI moi la B mondiale.
Il y a le sujet de l'OTAN qui était une alliance nom atlantique nord occidentale. On a eu toute une série d'organisations 66 si ma mémoire est bonne dont Donald Trump indiqué qu'il voulait sortir il y a quelques semaines toute une série d'organisations liées aux Nations Unies et puis il y a aussi toute l'armature d'organisations plus techniqu alors qu'ils vont des plus connus comme le soétaire international et la Banque mondiale a des sujets plus techniques. Les États-Unis ont on ont historiquement pas tellement supporté les règles venant de l'extérieur.
Ça c'est assez ils ont accepté en 1945 de rentrer dans ce système et d'une certaine manière on revient à cette espèce de forme d'avant 45 mais qui est un problème parce que depuis le monde c'est beaucoup plus ouvert. C'est pas juste l'Europe, les États-Unis, la Chine, c'est tout le reste du monde. Toutes ces organisations, elles font la glue du système international.
Et donc si le principal acteur euh s'en va ou reste de manière euh réticente, euh on va avoir des effets en cascade qui vont pas forcément être visibles tout de suite, mais qui vont rendre la coopération technique sur des tas de sujets très techniques, je sais pas, dans le domaine des télécom, de l'internet, de la comptabilité, enfin plein de sujets qui font que au total la planète fonctionne va moins bien fonctionner. Enfin, c'est ce que disait encore une fois Marc Carmé hier. On on est en train de recréer des frontières, ça sera moins efficace.
C'est mettre des barbelés, des miradors entre les différents pays, entre les différents systèmes. C'estàd que les gens ont moins confiance. Quand on a moins confiance et ben on dit je vais faire moi-même. [rires] Tout ça tout ça est est est effectivement appauvrissant.
Merci. Donc il y a il y a un sujet de sécurité immédiat qu'on voit immédiatement avec le Groenland, l'OTAN et cetera. Et il y a plus généralement euh comment est-ce que la planète va fonctionner dans 6 mois, dans 1 an, dans 2 ans puisqueil y a des tas de choses qu'on fait qui ont des conséquences encore une fois peu visibles aujourd'hui et de plus en plus irréversibles.
Merci. Merci infiniment Bertrand Badré. Vraiment c'était un plaisir de vous avoir et c'est une chance en direct depuis Davos ancien directeur général de la Banque mondiale.
Merci beaucoup. Je vous soumets quelques mots de Witkof Elizabeth Shepardselam. Ce que Trump va faire ici, c'est ce qu'il disait avant que Trump arrive aux États à Davos va changer la donne pour le monde.
Il parle de quelque chose de révolutionnaire et c'est la révolution qui qui est de toute façon, ça fait un an maintenant qu'on subit l'administration de Trump et on a quand même l'impression que c'est une révolution euh en tout cas c'est une bouleversement des institutions. On parlait de l'OTAN. Je rappelle juste qu'il y a une loi aux États-Unis qui a été introduit par Marco Robio qui les interdit de sortir officiellement de l'OTAN sans un sans un un vote du Congrès.
Ça les empêche pas de nuire à l'OTAN et de nuire à au système mondial. C'est peut-être pas une révolution mais c'est clairement une nuisance basée notamment sur le fait qu'on a plus confiance. Monsieur, parlait du fait que les Américains se sont plus il reçoit plus les mêmes rigs, c'est normal.
Certainement membres des five, certaines membres de l'Union européenne ont dit "On ne fait plus assez confiance aux Américains de pas donner aux Russes des informations. On ne peut pas avoir confiance à partir de manque de ce manque de confiance, comment on peut même avec les institutions dans en état fonctionner de la même façon ? C'est c'est ça aussi le problème.
Mais en tout cas, pendant que nous sommes là à parler de l'OTAN, du Groenland, des Européens d'Emmanuel Macron, on ne parle pas de l'Ukraine et pourtant il s'en passe des choses puisque on l'a appris, le Kremelin annonce rencontrer demain l'hémissière américain, le fameux Wkov. Donc pour trouver, je cite, une issue diplomatique à la guerre en Ukraine. Mais c'est pas tout parce que Donald Trump dit quoi à la tribune de Davos ?
Il dit Poutine veut un accord. Regardez, il faut qu'il travaille sur le trraur. Nous sommes très loin.
Nous avons un très bel océan qui nous sépare. Nous n'avons rien avec tout cela et maintenant ils veulent qu'on les aide pour l'Ukraine et moi je les aide vraiment. C'est pire que la Seconde Guerre mondiale et ça continue.
C'est sidérant de voir le nombre de personnes qui sont mortes dans la Seconde Guerre mondiale et l'Ukraine et la Russie ont déjà perdu énormément de personnes. Moi, je traite avec le président Poutine qui veut passer un accord. Alors, vous allez comprendre dans un instant pourquoi il ne faut pas du tout détourner le regard de ce qui se passe là-bas.
Charles Divau, vous nous attendez dans le froid, je n'en doute pas. Un instant. Oui, c'est ça.
Depuis Moscou. Merci beaucoup d'être avec nous. Alors Vladimir Trump pardon assure que Vladimir Poutine veut un accord.
Sait-on si un accord se dessine et particulièrement dans les prochaines heur puisque le Kremelin confirme une rencontre États-Unis-Russie. Oui. Alors c'est difficile à dire parce que pour l'instant il y a pas eu de réaction officielle de la part du Kremelin concernant ses propos de Donald Trump concernant l'éventuelle signature d'un accord.
Alors, ce n'est pas vraiment une surprise. Ça fait maintenant quelques semaines que les autorités russes se refusent à tout commentaire concernant les pour parler les négociations de paix, estimant que tout cela doit être fait en en secret pour que celle-ci soit productive. Alors, ça ne veut pas dire pour autant que rien ne se passe parce que en coulisse les choses avancent, vous l'avez dit.
Alors, il y a aussi un petit détail, c'est que hier Kiril Dimitriev, l'un des plus proches conseillers de Vladimir Poutine, a rencontré Steve Witkov à Davos. qu'ils se sont longuement parlés et c'est peut-être fort de cette réunion que Steve Wkov a décidé de venir demain en Russie rencontrer Vladimir Poutine pour la 7e fois en l'espace d'un an. Est-ce que cette réunion sera celle qui permettra d'obtenir un accord ?
Il va falloir être un petit peu patient parce que c'est cette réunion, elle n'a lieu que que demain. Merci infiniment Charles Divau. On se dit à demain du coup.
Merci beaucoup Charles Divau. Je précise que la Maison Blanche est tombée il y a quelques instants confirme une rencontre Trump Zelenski par ailleurs à Davos. Donc ce ne sera pas seulement des discussions États-Unis Russie potentiellement dans les prochaines heures.
Reste que la question est entière. La morale de toute l'histoire, c'est les États-Unis ennemis de l'Europe et nouvel amis ou amis, quoi qu'il en soit de la Russie et ça va se reconfirmer dans les prochaines heures. Bon, je crois que Trump a mis beaucoup de pression sur Zelinski et malheureusement j'attends demain que euh Trump va mettre plus de pression sur Zelinski.
Et qu'est-ce que cherche Trump ? Il cherche des prix, des prix littéralement. et il ne fait pas le travail de diplomatie, de négociation, des détails.
Ce qui il fait c'est que OK, on a signé quelque chose, n'importe si dans les cas par exemple du Rwanda du Congo, les bétails continuent. Même chose en Thaïlandie et et en Cambodge, il y a une certaine superficialité ce que Trump fait avec ses efforts. Et c'est peut-être la 7e fois que Witkov est allé à Moscou.
Mais mais c'est la 10e fois que Trump a dit "On est on est prêt Putin est prêt pour un accord". C'est c'est pas du tout la réalité. J'ai fait euh le travail contre la propagande russe à la Maison Blanche de Obama et en ce moment-là, on est euh suivi les efforts de de Obama en convaincre à Putin.
Écoutez, qu'est-ce qu'on pourrait faire au niveau de l'Ukraine ? Et Poutine n'a jamais cherché un accord. chaque accord qu'il a fait avec euh euh le Minsk 1, le Minsk 2, il il a euh il n'a pas respecté ses engagements.
Et je crois que malheureusement Trump est assez euh euh pressé pour chercher quelque chose, un autre prix, un autre pays que il pourrait présenter. Mais la réalité pour les Ukrainiennes va être pire. Elle est tellement difficile, on le rappelle pendant qu'on se parle, comme rarement comme jamais, même depuis le début de la guerre, il souffre du froid en Ukraine.
Des milliers et des centaines de milliers de personnes quittent la capitale. Les conditions sont extrêmement difficiles. Voilà, faut le rappeler.
Allez-y. Lucas. C'est avec ce rappel Amélie que le les Zelins arrivent en position de faiblesse d'une certaine manière pour rencontrer Donald Trump parce que la situation ukrainienne est extrêmement difficile.
Le froid, vous l'avez dit, les installations énergétiques et de chauffage qui sont frappées délibérément par les Russes. Il y a une une phrase qu'a prononcé ce matin Zelenski qui raconte lui-même aux Ukrainiens que ce matin un commandant de de base de défense aérienne de Kief l'a appelé en lui disant "J'ai h missiles qui arrivent de Russie, je n'ai plus un seul missile antimissile. Les fameux patriotes en fait Donald Trump tient la fois en fait tient tous les tous les bouts de du problème parce que là les Ukrainiens sont au bout de ce qu'ils peuvent faire pour défendre Kief." Et donc dans les jours qui viennent, dans les jours et les nuits plus exactement puisque beaucoup de ces missiles sont tirés la nuit, il est possible qu'il y ait de plus en plus de victimes à Kief, de plus en plus de non seulement de de circuit énergétique qui soient frappés, mais aussi de victimes civiles parce que les Ukrainiens n'ont plus les armes et que Donald Trump, c'est pour ça que je dis que Zinski arrive un peu en position de faiblesse, c'est que il a besoin désespérément tant que les Européens ne peuvent pas aller lui fournir des armes américaines et que là Donald Trump peut lui dire "Bon ben écoute, tu as besoin d'armes mais maintenant il va falloir signer quelque part." Et effectivement, pendant que tout le le monde entier a le regard tourné vers le Venezuela puis le Groenland, bah on s'est un peu détourné de de l'Ukraine qui subit une vague comme vous l'avez dit mais qui est peut arriver dans dans ces 4 ans de guerre et particulièrement dans cette période de grand froid qui met les Ukrainiens alors la résistance et la résilience ukrainienne évidemment continue mais dans une situation extrêmement difficile qui n'est pas du tout désespérée mais qui est extrêmement difficile.
On me dit qu'on peut écouter une déclaration de Steve Witkov depuis les couloirs de Davao sur ses rencontres à venir avec la la Russie et donc les Ukrainiens, on vient de la prendre également. Nous prévoyons de discuter de la paix en Ukraine et en Russie. Et comment pensez-vous que cela se passera ?
J'espère que toutes les réunions sur ce sujet se dérouleront bien. Nous avons besoin de paix. Monsieur Kchner vous accompagne-t-il ?
Bien sûr. Rencontrerez-vous des Ukrainiens plus tard ? Oui monsieur.
Et donc on l'a appris, on le confirme, rencontre Trom Zelenski à Davos demain. Ce sera ça aussi notre actualité. Colonel Goyan.
Oui, comme un air de déjà vu quand même tout ça. C'est-à-dire que là, il y a un grand disparu depuis quelques quelques temps, c'est le plan de paix sur lequel on a glosé pendant quasiment des semaines qui étaiit qui étaiit qui était partie justement de Moscou, des partis de de Witkov qui avait peut-être traduit littéralement les propositions russes. C'était reparti, ça avait été négocié, on a beaucoup négocié en Europe et cetera, y compris aux États-Unis et c'est reparti à Moscou.
Euh et c'est là que il a disparu ce plan euh mystérieusement euh qu'il a été étouffé par euh après la fausse l'attaque bidon contre le la résidence de de Vladimir Poutine, mais il est toujours à Moscou. C'est-à-dire qu'à l'été, si quelqu'un qui est qui bloque euh les négociations, ben il est plutôt à chercher du côté de Moscou à mon avis plutôt que de côté de Zelenski. Mais euh malheureusement et c'est là qu'il y a aussi effectivement un air de déjà vu en réalité euh Donald Trump va revenir sur euh exercer à nouveau une pression sur Zelenski pourrait dire de céder et de capituler.
En réalité Ellisabeth Shepardam, je crois que c'est Marc Routeux qui disait ces dernières heures. Le risque c'est que nous nous concentrions bien sûr sur le Groenland mais que le problème principal se situe ailleurs et en Ukraine en l'occurrence. B c'est c'est sûr, on a quand même encore une guerre meurtrier euh en Europe et avec tout ce qui s'est passé, donc la semaine dernière c'était l'Iran, aujourd'hui c'est le Grenland, on sait pas quelle sera la sa prochaine lubie.
Euh on oublie ce qui se passe en Ukraine. On oublie aussi et et je pense parfois ça arrange cette administration parce que du coup on ne parle plus de cette fameuse plan de paix que les Russes ne veulent pas signer. On ne parle plus non plus de beaucoup de critiques contre Witkov, y compris en Israël en disant il a son propre agenda et c'est pas forcément la paix, c'est son agenda à lui.
Et donc comment on peut sortir de avec une vraie plan de paix avec quelqu'un comme ça ? B on en parle plus du tout parce qu'on parle du Groenland et peut-être ça arrange l'administration en réalité. Peut-être en effet.
Merci beaucoup Ellisabeth Chepartam. Merci beaucoup Bred Bruen. Je rappelle que vous êtes ancien directeur de l'engagement mondial dans l'administration de Barack Obama.
C'était précieux de vous avoir sur ce plateau. Je remercie encore une fois Bertrand Badré, ancien directeur général de la Banque mondiale qui a été avec nous pendant toute cette émission depuis Davos. Merci Lucas Manger, merci colonel Goya, merci bien sûr à vous de nous regarder.
Un rendez-vous à vous donner, c'est à 21h une émission spéciale, le premier débat des maires sur LCI. Vous retrouverez Robert Ménard pour Béier, Patrick de Carolis pour la ville d'All, Lamia Larrage pour la ville de Paris ou encore Pierre Humric Bordeaux. Elle s'est présentée par Darius Rochin et un petit peu par moi-même aussi.
Bon voilà, c'est à 21h. Et puis vous dire aussi que vous pouvez nous regarder et nous écouter. Le podcast fonctionne toujours plus, toujours mieux.
Merci pour ça. Et vous pouvez nous retrouver sur Spotify ou encore Apple Podcast grâce au petit QR code qui est en bas que vous scannez, vous flashz. Yeah.
Bernard Soulage