"La Dermatose nodulaire n’est que la goutte d’eau qui fait déborder le vase" - Vincent Louault
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Sud Radio, la France dans tous ces États le face à face. Vous êtes bien sur Sud Radio, il est 13h3, vous êtes avec Pericolas qui reçoit le sénateur d'Indré Loir, donc de Touren, Vincent Louau, qui a deux casquettes. C'est un sénateur qui s'intéresse au budget, mais c'est un sénateur qui a une exploitation agricole en policulture et qui élève de de jolies vaches que je connais puisque je suis allé voir son papa qui était sénateur lui aussi et quand je suis arrivé, ben le sénateur était avec sa fourche en train de donner du foin assez bête.
Donc on va parler budget pas trop parce que les français ils comprennent plus rien. On voudrait juste un point d'éclacissement et puis surtout on va faire un tour d'horizon sur la crise agricole. On a reçu ce matin Lux Messer vice-président de la FNSA et on discutera avec Vincent Louau.
Est-ce que le monde agricole est un peu divisé sur les notions d'abattage et de principes de précaution ? Vincent Louau, merci d'être dans le studio de Sud Radio aujourd'hui, de prendre sur votre précieux temps sénatorial pour venir éclairer nos consciences et nos et nos esprits. D'abord ce budget.
Alors, attendez, on va C'est parlons vrai le thème de de l'antenne, vous le savez. parlaiz euh [rires] je j'ose pas être grossier mais c'est un budget c'est un budget quoi qu'il en soort c'est un budget à la con pardon d'être grossier où est-ce qu'on peut arriver à un budget intelligent cohérent qui fasse du bien à la République où ça va être forcément un budget compromission avec pour faire plaisir à l'IN on aura dépossé des Jacques et pour faire plaisir à Jacqu on aura dépossé des Paules. Vous avez bien résumé la situation.
Bonjour à vous Perco Legas. La situation est compliquée. Vous savez, dans dans notre monde, c'est toujours l'Assemblée nationale qui a le dernier mot.
Heureusement. Voilà. Heureusement, le peuple a le dernier mot.
Nous, au Sénat, on a fait un travail qu'on a essayé de faire sérieusement. On a euh trouvé certaines économies, on a euh reculé sur certaines recettes parce qu'on a deux trois valeurs et euh aujourd'hui, on a une une un budget qui est qui est fortement dégradé, c'est-à-dire que on est plutôt à 5 6 milliards de de hausse du déficit que prévu. Donc c'est pas une une copie qui est entièrement satisfaisante pour les sénateurs, sachant que le gouvernement arrive avec une demi-heure avant la séance avec un petit amendement qui dégrade encore de 4 milliards l'histoire. 5 6 milliards de déficit c'estàdire qu'on aggrave un tout petit peu la detteà tout fait tout à fait donc le jeu qui va enfin le jeu si on peut appeler ça un jeu ce qui va arriver dans les prochains jours une CMP une commission mixe paritaire se députés sep députés sep sénateurs qui se réunissent en conclave là c'est de jours et qui vont essayer de trouver des points d'accroche pour les les copies qui ont été travaillées en partie par l'Assemblée nationale.
Ils ont pas fait la deuxième partie des des missions du Sénat et la partie du Sénat. Donc il a une discussion, ça veut dire qu'on se met d'accord, chacun apporte sa contribution, celle du Sénat, celle de l'Assemblée. Commission mixte paritaire bien son nom sans le gouvernement.
Qu'est-ce qu'il en ressort ? Un projet de loi ? À ce qui ressort, vous travaillez sur le texte tel qu'il est sorti de Sénat.
Vous faites ce que vous voulez. Vous avez plutôt un crayon magique qui fait que vous pouvez écrire ce que vous voulez pour avoir une copie. Le tout c'est trouver des des points d'accord parce que si la si un consensus entre les deux chambres, un consensus entre les deux chambres, une majorité, il faut il faut que ça soit voter Marie de façon euh majoritaire et vous avez un atterrissage en cas de conclusion euh positive donc avec une CMP conclusive, automatiquement ça repart à l'Assemblée nationale et qui qui va qu'est-ce qui va se passer à l'Assemblée nationale ?
Ça, je peux pas vous le dire. C'est là où on dit que l'Assemblée a le dernier mot. Il y a un consensus sénateur député, il y a un texte qui sort de la commission mixe paritaire, un budget pour 2026, comment la République va être gérée et si on se met d'accord, c'est voté par l'Assemblée ou pas ?
Voilà. Bon là, quelle est votre attitude ? Attendez, attendez, c'est que si la commission mix paritaire n'est pas conclusive, automatiquement ça repart en deuxième lecture et on fait un tour de tourniqué.
C'est un mouvement un coup non à l'Assemblée nationale donc c'est un mouvement perpétuel, ça peut ne pas s'arrêter. Vous les sénateurs, ça y est, vous avez dit votre mot. Voilà, la commission mixe constate en fait le fait qu'on n'est pas capable de se mettre d'accord et ça et ça bute.
Donc après tout le jeu ça va être les groupes politiques jusqu'où ils vont vouloir aller pour trouver un consensus. Nous par exemple chez Horizon, on est parfaitement clair. On l'a dit pendant tout le débat au Sénat.
Vous étiez venu vous exprimer là-dessus. Voilà, je vous avais eu ou je vous l'avais dit, on avait non, on a des valeurs sur euh sur ce qui arrive à peu près en conclusion, c'est que quand on travaille sur les dépenses, nous sommes incapables de trouver des économies sur les dépenses et la seule façon de faire un budget, c'est d'augmenter les recettes. Donc c'est encore matraquer nos habitants et surtout nos entreprises.
Donc là, on a deux visions du monde qui s' qui s'affrontent. Et nous chez Horizon, on a toujours dit depuis le début qu'on pouvait pas faire tomber la bouteille à ancre. encore une fois sur le budget.
Donc on sera droit dans dans nos bottes pour déjà on est en CMP. Alors vous à Horizon, qu'est-ce qu'est-ce que de quoi ne voulez-vous pas ? Nous ce qu'on veut pas c'est des des hausses massives notamment sur les forces productives de ce pays que sont les entreprises, les petites entreprises et et les habitants.
On ne peut pas toujours dire à un moment on va faire déraper la dette et augmenter le poids de la fiscalité dans ce pays parce que on veut pas faire d'effort sur les dépenses. Donc le vrai problème c'est les politiques refusent l'obstacle de la dépense. Ça c'est pas possible.
C'est c'est dans notre ADN, on fait de la dépense. Donc, il faut à tout prix être capable de réviser des trajectoires de dépenses fortes. Là-dessus, vous êtes solidaire.
Combien de déput combien de sénateurs Horizon Vincent ? Alors, alors dans le groupe des indépendants, on n'est pas que des que horizon parce qu'on a des radios de gauche, on est on est une dizaine, une douzaine et le groupe parlementaire à l'assemblée, c'est 23 je crois. Un petit peu plus.
Là, vous êtes unanime tous sur le fait que on n'acceptera pas de dépenses là. Là c'est enfin on va se refaire des bureaux politiques, on va rediscuter mais aujourd'hui la position c'est celle-là et qui était la même sur le PLFSS. Alors la sécurité sociale, vous avez voté vous avez voté comment ?
On a voté, on s'est absten massivement. Il est passé quand même du coup à votre abstention. On peut dire que vous l'avez voté parce que vous Oui mais c'est ça a pas été compris.
Quand quand on dit abstention, tout le monde dit "Ça y est Édouard Philippe est en train de dire il vote contre, il vote contre, il vote contre." On arrête le délire. Aujourd'hui, c'est plus du tout la même situation sur le PLF.
Il y a il y a quand même une butée qui est qui est celle de dire nous pour nos enfants, on va pour le budget de la SQ, on était d'accord. Là pour le qui dégrade de 23 milliards, là c'est le loi de finance, c'est le budget d'État. Voilà.
Voilà. Et et ils nous ont refilé 4 milliards de dettes de la SQ sur le budget principal. Et là ça sera non.
Et là s'il maintiennent ça, s'il maintiennent ce déficit, ça sera non. Ça sera non. Mais surtout, ça sera non si ces 4 milliards ou ces 5 milliards ou ces ces 10 milliards, il faut les reprendre dans la poche des des de l'impôt sur nos habitants et sur nos entreprises.
Est-ce que le gouvernement de Sébastien Lecnu a besoin de vos voix Vincent Louau, celle des députés horizon pour faire passer ce budget où il peut se passer de votre soutien ? Je sais pas, j'ai pas fait les comptes, je suis pas aussi. Ouais, mais bien sûr, mais vous savez aujourd'hui euh vous avez le positionnement des socialistes, on n'y comprend plus rien, c'est de l'enchère.
Le positionnement des écologistes, qu'est-ce qui est comment se passe dans votre ancienne majorie, excusez-moi de vous couper, dans votre ancienne majorité Vincent Louot, à Renaissance, il y a des gens qui pensent comme vous peut-être au modè aussi qui sont contre le déficit. Bien sûr, mais à un moment on ne peut pas dire euh aux Français "Bon benah, écoutez les gars, on veut tous partir en en à Noël, peénard, allez, quoi qu'il en coûte, on vote n'importe quoi." Moi, je sais pas dire ça.
Donc après, les députés euh feront ce qu'ils voudront, mais moi, en tant que sénateur, je peux pas dire "Allez, on arrête de s'embêter, euh on fait un budget quoi qu'il en coûte et on fait encore de la dépense publique." Moi, vous savez, je suis c'est sans moi. S'il est voté en l'État, tel que le gouvernement le propose, là, vous êtes contre.
Ça c'est clair. Ah bah clairement je vois pas comment on peut faire autrement. Par contre, il y aura peut-être l'abstention des socialistes qui permettra de faire passer.
On chacun fera en son âme et conscience. Si le budget est voté, bon ben le budget est voté et puis vous êtes vous êtes dans cette opposition à ce budget, c'est clair. Donc vous êtes pas content et il pourrait y avoir des su plein de fois où on n pas été content.
On a toujours été constructif pour une seule chose. Nous, on veut que le pays avance et on veut trouver des solutions dans un contexte qui est extrêmement difficile. Alors, autre cas de figure, pour des raisons ou pour une autre, soit que des députés partagent votre opinion à savoir ce déficit inacceptable ou que la gauche dise il est passé à gauche, imaginez que ce budget, ce PLFSS ne soit pas voté.
C'est quoi la suite du programme ? suite la suite, elle est connue. Euh c'est la loi spéciale et on recommence un budget en janvier en janvier-février dans un contexte de municipal de municipalité où les groupes politiques vont faire de la politique politicienne pour avoir des marqueurs pour pas trop s'abîmer avant les élections municipales.
Donc on n'est pas sorti d'or vous yes prêoussé ça vous êtes vous préférez cette option avec nous on préfère rien. Nous on préfère vous f un choix quand même. Vous ferez un choix politique.
Je cherche pas à vous coincer du tout mais voilà et là il est trop tôt, on sait pas comment la CMP va atterrir. Est-ce que c'est une question ? C'est c'est un atterrissage plus vers encore plus de taxes, plus d'impôts, on s'y opposera.
Si c'est un atterrissage sur la baisse de la dépense, on est beaucoup plus ouvert. Et après, si c'est la loi spéciale, il faut pas oublier une chose, c'est que tout ça ça coûte un peu d'argent pour la France et surtout on donne un message catastrophique à nos chefs d'entreprise qui savent plus où habiter. Et les chefs d'entreprise, qu'est-ce qu'ils font pour ceux qu'ils peuvent ?
Ils commencent à regarder les avions et les trains pour se barrer de France. Donc on se réveille, on se réveille clairement sur le fait qu'il faut être constructif, mais le le fait d'être constructif ne doit pas euh nous faire perdre dans un dans un dans de la dépense euh qui qu'on narrive pas à à résoudre et dans le fait d'augmenter bêtement toujours les impôts. Vincent Loup, on va aller un petit peu plus loin dans le pied, dans le plat, il y a le 493 dont monsieur Sébastien Lecnu a proclamé qu'il ne s'en servirait pas.
Or, c'est précisément dans ce genre de situation que le 493 est utile et c'est pour ça qu'il a été conçu. Alors, c'est vrai que ça contournerait un peu le vote du parlement, mais la priorité c'est quoi ? C'est que la République française est un budget qui tienne la route ou qu'on repart dans des négociations infernales avec une situation politique chaotique ?
Le 493, vous êtes vous y êtes pour s'il faut s'il faut. On l'a dit, on l'a dit très tôt. Vous savez quand enfin moi j'ai je chasse plus mais j'étais chasseur et il faut des cartouches adaptées au gibier.
La constitution nous donne la cartouche du 493. Moi je suis désolé, vous décidez de pas utiliser euh la cartouche. C'est surréaliste comme situation d'un arguments institutionnel.
Édouard Philippe a été parfaitement clair là-dessus. Parfaitement clair là-dessus. Euh Gérard Larchit là-dessus. on se coupe euh de de certaines possibilités et là aujourd'hui on a le Parti socialiste qui dit "Oh oui euh peut-être qu'on pourrait faire un 493" mais on abusé y compris dans des situations de majorité totale parce qu'on voulait contourner un débat interne mais aujourd'hui c'est un médicament pour la pour la bien sûr mais encore une fois moi petit et faut pas le dire simple sénateur de la République je forçais de constater que quand on n'utilise pas tous les outils de la constitution on passe à côté de certaines choses qui au bout du bout commencent à nous coûter un pogon de dingue.
Ben, on est bien d'accord, on est bien d'accord. Phrase phrase très chère à Emmanuel Macron. Vincent Nouveau, vous êtes un sénateur alors horizon, ex-chaseur, agriculteur et là merci pour cet éclaircissage sur le le budget.
On voit que c'est pas simple et que c'est pas c'est pas terminé. Et voilà, on continue cette heure d'échange mais là, on va aller sur un sujet tout aussi douloureux mais qui nous touche de de beaucoup plus près et qui est beaucoup plus tragique, celui de la détresse de nos agriculteurs. Vous restez avec nous, vous nous appelez au 0826 300300.
Emmanuel Galasso prendra vos questions et Vincent Lou y répondra sans détour. Sud Radio, [musique] Sud Radio, la France dans tous ses États. Je reçois Vincent Louau, sénateur Horizon d'André Loir.
Nous venons de faire un, j'allais dire un horreur des mots en franglais d'un débriefing sur la situation du budget mais qui était très éclairant. Donc à suivre et Vincent Louau reviendrait nous décrypter ce qui va se passer. Et là, comme Vincent Louau est, je déteste l'expression de Explon agricole, vous êtes un paysan français fils de sénateur qui lui qui lui-même est paysan et votre papa continue à donner un coup de main.
Vous avez une exploitation en Indré Loir, donc policulture, céréales et puis vache. C'est quoi comme race de vache ? C'est des limousines.
C'est des limousines merveilleux. Donc vous êtes un sénateur de terrain qui est confronté à la réalité. Pas de cas de dermatose, il me semble, pour l'instant, en Val-Delo dans la région Val-Deloire, mais ça peut toujours arriver.
Euh, comment vous vivez cette crise comme une injustice terrible ? Est-ce qu'on aurait pu l'éviter ? Est-ce que cette crise se nourrit des faiblesses d'une agriculture française qu'on n'a pas paré, qu'on n pas prévenu avant ?
Alors ça clairement clairement commencer comme ça clairement aujourd'hui la dermatose n'est que la goutte d'eau qui fait desbord vase d'un vase qui est archi plein d'une agriculture qu'on abandonne depuis une vingtaine d'années cran par cr l'avion baisse. L'avion baisse pour finir peut-être pour depuis 50 ans avec un solde commerce extérieur qui sera comme il y a 50 ans. C'est ça la réalité de l'agriculture.
On l'a dénoncé au Sénat avec des rapports. Tout le monde l'a dit. tout le monde l'a constaté, personne n'a jamais arrêté la trajectoire la trajectoire qu'on applique sur l'industrie, qu'on applique sur l'automobile qui est exactement la même qui est une idéologie mortifère de décroissance.
Bon ben, on est dedans, on est dedans et pendant ce temps-là, en même temps, comme vous continuez à manger, automatiquement il faut importer. Donc on s'expose à moins de production agricole et à plus d'importation. Alors pour revenir à cette crise, aujourd'hui, vous avez une conjoncture qui est ultra spécifique.
C'est laquelle ? Aujourd'hui, vous avez des éleveurs laitiers qui vivent à peu près bien de leur de leur métier de pour produire de la du lait de de vache, ça va. Vous avez des éleveurs de viande bovine qui ont retrouvé des prix sur les élevages bovin.
Ça allit jusqu'à l'arrivée de cette maladie qui vient complètement faire peur à tout le monde et perturber les choses. Et après, vous avez une viticulture en état de faillite surtout dans le sud-ouest. incroyable qui est en état de faillite où on a 50 % des coopératives qui vont couler, où on a des liquidations, où on a des sucides parce que vous savez ça devient très douloureux et des céréales qui ont baissé de 40 % parce que on a fait un accord de quasi libre échambre en janvin dernier avec l'Ukraine et donc on a les prix des céréales qui on qui ont reflué de 200 220 € à 160 € la tonne.
Donc le le pauvre agriculteur qui fait un peu de vache, un peu de céréales et un peu de digne et qui chope la maladie dans le sud-ouest, il pète une il pète un plomb. Ça c'est le constat. Vincent Louau, le thème de Sud Radio, c'est parlons vrai.
On va parler vrai. Je ne veux pas vous coincer, je suis pas là pour la polémique. Vous défendez quand même vous Vincent Louau, un modèle agricole, votre papa peut-être aussi, mais je parle, j'allais dire la mouvance agricole à laquelle vous appartenez.
Euh vous êtes sénateur, vous appartenez à à une mouvance qui a plutôt apprécié le modèle agricole tel qu'il a été conçu depuis une quarantaine d'années. Le chircolibéralisme, la FNSEA donné les consignes, elle était seule à cogérer l'agriculture française avec le ministère. C'est unique à la France.
On paye aussi un petit peu cette insouciance, cet européisme BA. Je ne veux pas acheter la la Nathème sur l'Europe parce que ça sera quand même la solution. Est-ce qu'on s'est quand même fourvoyé à un moment donné depuis longtemps hein sur ce modèle un peu productiviste pas que avec l'obsession, il fallait exporter, il fallait être compétitif et puis la petite structure familiale s'était périmée, il fallait des grandes exploitations qui puissent avoir un pouvoir sur le sur le marché international.
Est-ce que tous ces dogmes là ne nous ont pas induit en erreur à un moment donné ? Je dis pas qu'il faut tout jeter mais est-ce qu'on est pas allé trop loin dans une logique que économique de de compétitivité internationale alors que l'agriculture c'est pas que ça. C'est aussi nourrir le pays et maintenir des exploitations familiales et des paysages et des troupeaux.
Vous me poussez au fond du terrier. Est-ce que l'agriculture est là pour entretenir les paysages quand vous allez revenir en Touren et quand les Parisiens vont sortir et aller en vacances cet été et importer toute la toute la nourriture la bonne agriculture le maintien de fait. Voilà, je oui, j'ai toujours soutenu le fait qu'on était alors déjà je suis pas syndiqué, j'ai jamais été syqué de ma vie.
Non non mais je rappelle parce que on nous on fait des amalgames de tous les côtés et les raccourcis sont un peu fatigants. Premier point euh moi je défends un schéma d'agriculture qui est familial. Oui, pas familial sur le fait que la famille se recroque vieille mais que les capitaux appartiennent à des familles, contrairement à des dans d'autres pays où les capitaux appartiennent à des trusts et à des à des unités financières.
Donc c'est pas du tout ça. Donc on le dit pas assez. La la différence est est très importante.
Ça c'est le premier point. Premier point, nous sommes des chefs d'entreprise qui vendons à l'export un/ers pour le le en Europe pour tout produit. On on exporte 1/3 en Europe, 1/3 dans le restant du monde.
C'est ma fierté. Vous m'excusez ? Moi je suis pas un décroissant.
Donc ma fierté, c'est d'assumer le fait que on exporte des produits de bonne qualité. Quand on exporte du blé euh euh dans le en Afrique du Nord, sur toute la partie Maghreb, on évite les la le le fait que les gens traversent la mer. Faut faut faut aussi le dire parce que c'est c'est de la géopolitique du blé.
C'est la géopolitique du blé. Donc dire "Ah non mais nous on est des gosses de riches, on veut pas participer à ça parce que on est une idéologie où on pourrait juste produire ce qu'il faut ou alors monter des grands murs au long de la France en oubliant qu'on exporte les de tiers de tous nos produits agricoles matière première et matière élaborée. Ça serait quand même se coller une balle dans le pied." Donc oui, j'ai toujours défendu un schéma ouvert sur les autres et ouvert sur un certain libéralisme. aujourd'hui forcé de constater que l'Europe nous a fait la politique du commerce c'est la seule politique qui est européenne, c'est pas du tout la politique agricole commune, c'est la politique du commerce.
Merci de préciser, c'est important parce que la politique agricole commune est une politique nationale d'équilibre national, donc c'est chaque pays qui l'applique. Alors que la politique du commerce, c'est une politique européenne. C'est pour ça que Mercure par exemple, ils ont même plus besoin des États pour le pour le signer. rapp ce sont des subsides qu'on donne à des agriculteurs qui peuvent pas vivre de leur travail parce que leur matière première est souspayée, ils doivent être compétitifs.
Donc on compense par les subs. Les paysans n'en veulent pas, ils veulent pas d'assistana. Non mais Pericolas, moi je je suis un mec sympathique mais la réalité c'est qu'on vit dans un monde mondialisé.
Alors moi demain je veux bien un nouveau système comme l'électricité où on me dit comme les prestataires éoliens où on leur dit on leur garantit le prix de rachat de l'électricité. Moi, demain, je veux bien que la politique agricole commune soit trans se transformée pour qu'on garantisse des prix d'achat. C'est pas le choix qui a été fait.
On a donné des subventions parce que ça s'appelle les bois rouges de l'OMC, notamment payé par l'Allemagne. On est d'accord, c'est qui participe. On donne on donne des subventions aux agriculteurs pour compenser le fait que oui, je vends du blé au cours de Chicago et sur Euronex qui est le cours mondial.
Bienvenue dans une réalité qui n'est pas autre chose. Après, il faut changer le système parce que c'est parce qu'un jour on a décidé que l'agriculture française allait rentrer dans ce qu'on appelle le Gad autrefois qui est l'OMC, c'est-à-dire le marché mondial. Est-ce qu'on aurait pu s'en tenir au contexte européen avec un trait de Rom formidable qui s'appelait la communauté économique européenne avec la préférence communautaire ?
On vit d'abord dans l'économie européenne, on voit éventuellement si on importe ou si on exporte. La préférence communautaire Périco Legas, c'est c'est déjà ça serait les acheteurs de blé peuvent établir la péréférence communautaire. Seulement la morale de l'histoire, c'est que 50 % des acheteurs sont tout contents d'aller acheter du blé qui vient de Russie des taxés euh et qui passe qui est blanchi euh par certains pays ou alors au Canada parce que ils se font plus de marge toujours pour appliquer des prix toujours plus bas pour des industriels qui sont pas en grande santé aussi.
Vous savez, faut pas croire que c'est un monde où les agriculteurs meurent mais les industriels sont en grande difficulté, pressurisés par une grande distribution qui gagne pas forcément très bien sa vie, mais qui pressurise parce que la seule différenciation d'une grande surface, c'est de faire des prix toujours plus bas qui est mortifère. Donc aujourd'hui, moi je suis pas là pour changer la politique agricole commune. Ça fait partie des choses qu'il faudra voir.
Je pense qu'elle est à bout de souffle. Je pense qu'elle est à bout de souffle. Moi je pense qu'il faut je pense que les Américains ont un système assurantiel.
Quand les prix descendent, c'est l'État qui paye la différence. Aujourd'hui, ce qu'on fait pour les éoliennes, les éoliennes, vous faites un contrat avec l'État à 90 € le MWh, et ben si le prix descend à 30, c'est l'État qui paye la différence. F du blé en 1936 par ou interdit interdit par les règles de l'OMC, ça s'appelle les boîtes rouges de l'OMC.
Et donc on a donné des subventions aux agriculteurs verdites euh de côté très vert pour nous donner de l'argent contre des services environnementaux. On arrête les conneries. Aujourd'hui, le monde a évolué et le monde doit s'adapter.
Donc la réforme de la PAC 1 est nécessaire. Seulement aujourd'hui dans la crise où on est aujourd'hui, maintenant tout de suite, les agriculteurs ne supportent plus le manque de contrôle aux frontières. Mais c'est comme Shine et ému, c'est comme les colis, c'est la même histoire.
Nous, on a créé la taxe. C'est mon excellent collègue Rochette qui a inventé la taxe sur les colliers à 2 € il y a 1 an en projet de loi de finance hein. Amendement voter à l'unanimité.
On s'apprête à signer une Mercosure. C'est bues comme situation. Mais les gens, les paysans que je rencontre me disent "Mais nous on n' pas peur du mercur en temps normal, mais aujourd'hui tout le monde est en train de mourir.
Croyez-vous qu'on va accepter la dernière dague d'un système de commerce qui est quand même très mal organisé pour une agriculture qui est qui est moribonde ? Et l'agriculture est moribonde en France, pas partout en Europe. C'est-à-dire que il faut bien avoir ça en tête, le décrochage de la ferme France est une spécificité française, contrairement à l'Italie qui elle a croit son PIB a 35 %, les Polonais 50 % et quand nous on fait un péniblement depuis 20 ans un petit 8 %.
Donc la France s'est mis des boulets, des chaussures de ski et maintenant on nous dit il faut mettre les skis pour nager dans la mondialisation. Et ben non, on n'y arrive plus. Et les paysans ils pètent une pile.
Et les paysans aujourd'hui, ils vous disent tous ce que disent nos industriels, c'est qu'on est en train de mourir et ils veulent plus se laisser mourir. Nous sommes avec Vincent Louau. Nous disons des choses graves, importantes, passionnantes.
Appelez-nous au 0826 300 parce que je sais qu'il y a des agriculteurs qui nous des agriculteurs qui nous écoutent. On a Gill d'ailleurs qu'on va retrouver tout à l'heure et on continuera ce débat, j'allais dire exaltant avec Vincent Lot. tout de suite.
Sud Radio Sud Radio la France dans tous ces États. Vous êtes sur Sud Radio avec Pericolas qui reçoit Vincent Louau et on est dans un débat on a parlé budget mais là on passe à agriculture avec du vraiment du parler vrai. Vincent Louo n'a pas sa langue dans sa poche.
C'est un sénateur, c'est un agriculteur. On va au fond des choses. Je peux vous dire que les formules qu'il utilise, si elles étaient mises en en vigueur, peut-être que ça débloquerait une situation qui pour l'instant est totalement statique.
Alors, nous avons Henry qui nous appelle de Biaritz qui est au Pays-Basque. Il y a pas de vache à Biaritz Henry. Il y a pas de vaches mais Dieu sait s'il y a des pots de vaches.
Il y a des pots de vaches mais il y a des vaches pas loin dans la belle campagne du labour et de la Navard et d'Assou. Le Pays Bas qui est riche en en en belles exploitation. Et bravo Périco pour votre passion du terroir et de notre chère France.
En tous les cas, je me permettais de téléphoner parce que j'ai vondi sur ma chaise quand j'ai entendu ce sénateur au demeurant charmant et agriculteur Vincent Lou. Et bien cher Vincent quand vous donnez comme exemple, vous êtes sénateur et c'est pas bien parce que vous êtes aussi français et vous recevez aussi vos factures d'électricité. Quand vous donnez comme exemple l'exemple de dire c'est l'État qui paye la différence si sur la éoliennes, il y a un contrat qui a été signé à 90 € le kilwh et que il est à 30, c'est l'État qui paaira la différence.
Là, vous faites du Holland qui avait dit euh lors d'une émission "Ah ben pay Non, c'est pas un compliment parce que si vous voulez sur toutes nos factures d'électricité, vous Per, moi, Vincent, nous avons tous une participation aux éoliennes qui est monstrueuse, qui est de plus en plus monstrueuse." Et vous avez un célèbre écrivain qui a formé un un mouvement qui s'appelle lesgueux pour parler de tous ces problèmes. Et donc là, vous devriez quand vous prenez des exemples, faites attention aux exemples que vous donnez parce que cet exemple n'est pas un exemple favorable.
Répondez Vincent Lou. Alors l'exemple, il est justement très bon parce que vous savez mon petit cœur a saigné pendant le le budget parce qu'on va mettre 13 milliards sur une décision politique de dire on va mettre 13 milliards pour compenser justement ces énergies renouvelables. 13 milliards que vous ne payez pas du tout sur votre facture parce que sur votre facture vous payez le prix des réseaux mais 13 milliards 10 milliards précisément pour juste les éoliennes et le photovoltaïque que vous payez avec vos impôts, monsieur, pas du tout avec votre facture d'électricité. votre facture d'électricité a fortement augmenté à cause des réseaux liés justement notamment de l'éolien.
Donc je fais ce parallèle là pour dire la nouvelle politique agricole commune peut très bien se faire un parallèle avec ce avec ce schéma là et je dénonce matin midi et soir vous pouvez aller voir sur sur public sénat toutes mes toutes mes interventions. Je dénonce matin, midi et soir la GAPJ sur le prix de l'électricité et surtout sur le prix que ça nous coûte. encore une fois un pognon de dingue sur deux sujets, le prix des réseaux et le prix des charges transférées à l'État qui sont directement payé par les contribuables.
Et qui a eu l'aidé de l' de l'indexer sur le gaz le prix d'électricité ? Alors ça c'est plus compliqué, c'est le mérite ordeur en fait. Non.
Oui, mais ça ça une ça a une réponse qui est très technique que je peux pas trop discerter mais en fait c'est simple, c'est qu'on prend toujours le prix de l'électricité qui apporte ce qui fait que ça coupe pas sur votre réseau. Donc quand il fait très froid, on allume une centrale à gaz qui va amener les derniers gigawh de puissance et c'est ce prix-là qui fait le prix global pour toutes les énergies. Donc Henry, bon Henry s'inquiète à juste titre quand même que voilà on fin il a raison mais je prends le point Henri, je me suis mal exprimé, on est d'accord.
Euh Vincent Louau, euh aujourd'hui le monde agricole est euh est divisé. Euh vous le constatez bien, sur le traitement qu'il faut apporter à cette épidémie euh de dermatose bovine. Euh faut-il abattre euh vous le dites, vous avez un troupeau.
Si demain un de une de vos bêtes est touchée et contaminée, il faut abattre la totalité du troupeau. Vous pensez qu'on a encore les moyens de réfléchir et de savoir si on peut abattre évidemment la bête contaminée et maintenir un confinement pour voir si le reste du troupeau l'est aussi ou pas. où est-ce que le principe de précaution n'est négociable.
Il y a même pas à discuter. On abat la totalité du troupeau tout de suite. J'aimerais pouvoir avoir une bonne nouvelle, pouvoir dire peut-être qu'on peut faire comme c comme ça et puis me démarquer en disant oui, on va peut-être trouver une solution.
Je dis pas qu'il y en a pas. Je dis que aujourd'hui en tout état de cause avec ce qu'on sait, cette maladie se transmet par les moustiques, les mouches. On a 2 3 mois pour résoudre le problème avant l'arrivée du printemps et de l'explosion du nombre de mouches suceuses de sang.
Donc ça, il va falloir vraiment qu'on se bouge parce que c'est pas assez froid. On aura 10 12 ça serait réglé. Mais ce que je veux dire, c'est qu'on a un moment une fenêtre de tir favorable où faut pas baisser la garde.
En savoir, les deux savoi on a réussi à éradiquer la maladie. Il faut continuer. Je suis désolé moi si demain il faut abattre mon troupeau, je peux vous dire que je premier à vous az combien vous az combien ? 40 plus les bébés plus tous les petits et tout ça.
Vous les connaissez toutes à 40 bien sûr je les connais toutes je les reconnais en fonction de leurs cornes. Elles ont plus de petits noms parce qu'on a perdu l'habitude de leur mettre un petit nom depuis depuis 20 ans. Mais je connais les lignées.
C'est des vaches ont leur cornes. Vous avez elles ont toutes les cornes. Donc ça c'est ça c'est c'est vraiment le premier point.
Si vous avez un élevage où il y a un animal qui est touché, si vous tuez que l'animal touché, il l'a refilé à une ou deux ou trois bêtes, vous allez attendre 3 semaines, un mois pour voir apparaître la maladie. Alors, on pourrait envisager de le faire en vaccinant tous les animaux de de l'élevage en question et attendre et on les tuera 10 par 10. C'est entre 5 et et 28 jours.
Le le fait que la maladie apparaisse. Euh les effet du vaccin, c'est 21 jours déjà. Ah oui, déjà.
Non mais bien sûr déjà ce qu'il faut savoir c'est que les textes sérologiques qui ont été fait en savoir ne marchent pas du tout. C'està-dire que vos vaches sortent négatives alors qu'elles ont des pustules partout. Il faut vraiment gratter le pustule pour constater que c'est la maladie sans oublier les portes saines qui manifeste pas le fait d'avoir mal.
Donc aujourd'hui je je vraiment je moi je suis pas là pour j'aimerais pouvoir dire au paysan aujourd'hui je sais pas faire je sais pas faire. Par contre, dans d'autres pays où il y a eu une explosion de la maladie, comme par exemple à la Réunion, oui, 95 % des éleveurs étaient touchés, des vaches étaient touchées, automatiquement, vous ne pouvez pas tout abattre. Donc là, vous vaccinez et vous tuez que celles qui sont malades.
Alors, certains disent on avait qu'à faire comme ce qu'on aurait pu faire avec le Covid après recul. On laisse ta maladie. Oui.
Alors des êtres humains, c'est de question, on confine parce qu'il faut sauver des Mais pour les animaux, on laisse la maladie se développer, ça ne tue que 5 à 10 % du bétail et ce qui fait que ça en sauve le reste. C'est un argument qui tient la route ou c'est c'eston et tout ça à quel coup ? Perte de production laitière.
Les vaches arrêtent de produire du lait quand elles ont la maladie. avortement massif, perte de des bébés de nos vaches, des vaches qui s'amaigrissent, des vaches qui ont plein d'autres problèmes. Le coup vétérinaire de traiter des animaux parce que nous les éleveurs laisser des animaux malades, bah faut bien les faut bien les soigner.
Donc qui paye ? Non non non mais donnez-moi la réponse. Qui paye le vétérinaire dans ces cas-là ?
Ah bah c'est l'éleveur. C'est l'éleveur. Aujourd'hui est pris en charge l'abattage d'urgence.
Ça c'est l'État. l'État paye les vaches euh et c'est pas une opération anodine pour les agriculteurs. Moi, j'ai défendu des agriculteurs qui ont été indemnisés et qui n'avaient pas l'État n'a pas été au rendez-vous tout à fait euh là pour le l'argent parce que vous savez quand vous vous tuez un élevage, le temps de racheter des vaches, ça vous arrivez à les racheter, c'est le plus facile mais faut attendre après que les bébés arrivent.
Vincent Louau c'est le plus facile. J'ai rencontré les éleveurs du massif central qui m'ont dit par exemple comme des vaches comme la salès ou certaines races, on nen trouve plus. s donc je remplacer par de la blonde ou par de par de la prime mais je sal de ter la solidarité entre agriculteur c'est aussi le fait d'une chose c'est de dire moi par exemple si on me demande 5 6 10 génis à donner à à vendre vraiment prix coûtant à des éleveurs qui veulent se se refaire en savoir des limousines si vous voulez des limousines vous m'appelez je dois en avoir quatre ou cinq des belles femelles que je peux vendre à pas cher et ce serait ça aussi la solidarité qui serait bonne et évidemment mais je crois qu'elle existe dans certaines régions.
Gill, nous avons pardon Vincent Lou, nous avons Gill qui nous appelle de Sérign. Bonjour Gill. Bonjour.
Je crois que vous vous êtes pas content à cause du Mercosur, c'est ça ça. Surtout moi je me dis avec tous les problèmes que causent l'Europe parce que tout le monde se plain de l'Europe, moi je me dis si est votée, pourquoi le président n'est pas dans la balance une de l'Union européenne ? Et au moins on verrait la valeur de la de la France et le port de la France au sein de l'Europe.
C'est-à-dire que vous quoi ? vous vous cesseriez de participer au financement de l'Europe quoi si je comprends bien à hauteur de [rires] Vincent Lour c'est il est on verrait dans le poids de la parole de la France. Oui.
Ouai, c'est un c'est une forme de c'est pas un chantage mais enfin ça y ressemble un petit peu. Vous savez le le là où vous marquez le point, c'est que le poids de la parole de la France a complètement été délaissé par nos par nos nos technocrates à Paris et que on avait on avait historiquement des alliés qui étaient les Polonais, qui étaient les Italiens, les Hongrois ont toujours été nos alliés dans la politique agricole commune. forcé de constater qu'on a perdu ce lien.
Pourquoi ? Parce que on est un peu crâneur les Français et qu'on croit parce qu'on est français en fait, on va imposer aux autres notre notre façon de penser. Donc on a perdu nos meilleurs alliés.
L'Italie est en train un peu de se retourner et revient sur le Mercur. Vous avez cité des pays au gouvernement polémique hein. Certains sont considérés comme il libéraux.
Madame Mélenier est considéré n'empêche qu' on était enêche oui. N'empêche que quand tu es dans une Europe, quand elle te plaît pas, bah c'est évident que pour certains points te plaît pas. Mais vous savez, faire des faire des deals et faire des négociations, c'est aussi mettre de côté euh certaines choses qui sont trop sensibles.
Mais si on fait un package et on dit "Ah bah non, mais là le gouvernement il me plaît pas, ben euh je veux plus parler avec ce pays-là comme la Hongrie, comme la Pologne ou comme l'Italie, mais attendez, on va finir comme des ploues tout seul dans notre dans notre beau pays." Donc encore une fois, encore une fois déjà on on prend soin des pays qui étaient amis. 2e point, euh arrêter de payer l'Europe.
Euh bah vous savez, l'Europe nous envoie aussi beaucoup d'argent. Donc on arrête de payer, ils arrêtent de nous payer. C'est le chien qui se mort la queue.
Euh et n'oubliez jamais qu'on vend un/3 de nos productions en Europe. Notre premier bassin de produ de de de d'exportation, premier marché, c'est l'Europe pour tous les produits des produits. C'était le but.
Donc il faut à tout prix faire valoir des choses dont on a dont on est fier. des valeurs des valeurs, on a euh sur le nucléaire euh des choses de valeur, autant sur la bombe, on amène le parapluie à toute l'Europe, quand même c'est quand même quelque chose. Après, on apporte la stabilité de l'électricité pour toute l'Europe grâce à nos centrales nucléaires qui sont des centrales tournantes et donc ça règle la fréquence et l'intensité pour toute l'Europe.
Tout ça, ça vaut un peu de de fric dans la négociation, mais je pense que les idiots utiles qui font les négociations n'en parlent jamais parce que on parle des sujets thématiques, vous savez, et puis après les ministres arrivent et on signe un beau papier et après tout le monde repart. Ils oublient même de manger ensemble. Alors que autrefois euh Chirak et tout ce petit monde euh quand ils faisaient des négociations, c'était négociation à table qui finissaient à 5h du matin, peut-être avec un gemi, mais au moins ils arrivaient à des négociations conclusives.
Je ne cesse de professer depuis 20 ans que l'acte alimentaire est un acte social, culturel et politique et ce qui se passe autour de la table est souvent plus pertinent ce qu'on fait par ordinateur. Vincent Lour, est-ce que la République française peut dire en fonction des des lois européennes, des traités européens, "Je fais acte de subsidiarité, je prends un droit de réserve, vous pouvez signer le Mercosur, je ne l'applique pas chez moi." Est-ce qu'elle a le droit de le faire aujourd'hui au vu des textes européens ?
Bien sûr que non. Bien sûr que non. Dro, c'est quoi ?
C'est quoi le droit de réserve ? Mais on peut pas appliquer le droit de réserve sur une compétence pleine. Enfin, je veux dire alors là, soit j'ai loupé mes cours du soir, mais on peut pas.
Euh vous savez que nos douaniers n'appliquent euh que des directives et les douaniers, il y a pas de retranscription en droit français des directives européennes que sur la douane parce que le commerce est de compétences, je l'ai dit tout à l'heure, européenne. Donc il faut bien comprendre que l'Europe qui s'est comporté comme un peu les idiots utiles de la mondialisation où la pensée unique de l'Europe c'était les marchés vont tout résoudre. Mais non, les marchés ne résolvent pas tout.
Vous avez deux pays comme Trump d'un côté et Trump d'un côté et les Chinois de l'autre côté qui signent des décrets plus vite que leur ombre. Et nous les idiots utiles européens, on réfléchit, on négocie, on va mettre 6 mois 1 an pour réussir à faire un truc mais attendez la crédibilité elle est plus là. Donc oui, les agriculteurs qui voient tout ça, ils sont chauds patate et ils se disent "Dites donc les petits loups, vous allez quand est-ce que vous passez la deuxième là ?" Parce que nous on est en train de mourir.
Les commerçants sont en train de mourir avec Shamu. Les industriels prennent en pleine tronche le fait que on narrive pas à s'adapter à une concurrence qui est sauvage avec la mondialisation. Donc bienvenue dans le monde réel les gars.
Il va falloir se réveiller. Quand j'oie j'entends le président de la BPI qui est surpris de la de l'innovation en Chine, j'ai envie de lui dire bah dis donc, il fallait se réveiller avant. C'est pas très rassurant.
Vous êtes sur Sud Radio, vous restez avec nous. Il y a Vincent Louau qui est en pleine forme. Il dit des choses importantes qu'on entend rarement sur d'autres médias et vous nous retrouvez dans quelques instants parce qu'on continue ce débat passionnant sur l'avenir et la détresse de l'agriculture française.
Au 0 826 300. [musique] Midih 14h Sud Radio, la France dans tous ses États. C'est le face- à face mais c'est un face à face constructif même si on se dit les choses avec avec VM.
Mon cher Vincent Louau, nous nous nous dissertons tout simplement sur la situation agricole qui est effarante. Comment on en est arrivé là ? Vous avez fait vous avez fait une description de la situation depuis depuis 50 ans qui prouve qu'il y a eu des aberrations qui ont été qui ont été acceptées et avec la complicité de tous les partis et de toutes les et de tous les intérêts de de du monde agricole français.
Pour autant, je vous posais la question il y a quelques instants. Ce mer caussure, on nen veut pas. Le gouvernement essaie de repousser un petit peu à plus tard savoir si madame VLED veut bien et et la commission repousser cette signature.
On voit bien que c'est une exigence aujourd'hui des agriculteurs qui sont en souffrance. ce Mercosur, vous m'expliquez que même si le Parlement français vota une résolution disant la France ne vote pas ne signe pas le mercosur et que les autres pays la signent, on nous l'imposera de force. Bien sûr, c'est le droit européen sur une politique qui est européenne.
Donc on est pris au piège et c'est là où j'en veux un peu. Il y a un problème de souveraineté là. Vous vous reconnaissez mais il y a il y a un problème de souveraineté mais c'est valable pour l'industrie automobile, c'est valable pour plein de trucs.
En fait, il y a des parallèles qui sont qui sont monstrueusement euh délirants. En fait, aujourd'hui, ce qui arrive à l'agriculture va arriver à notre industrie automobile, va arriver arrive sur le commerce avec Shim et Temmu qu'on arrive pas à Diger. Si on ne se réveille pas l'agriculture, ça sera le problème de demain pour tout le pays.
Première année où nous serons peut-être déficit, c'est qu'on aura importé plus de produits alimentaires que nons exporté en valeur. Tout à fait en valeur. Tout à fait.
Alors c'est une grande fierté hein. L'excellence de l'agroalimentaire et de l'agriculture française. Aujourd'hui on s'est passé fait passer devant le nez par le madin Italia qui a été vendu partout dans le monde et les et les italiens y arrivent.
Et nous nous comment on en est arrivé là Vincent ? On est arrivé là sur transposition norme aberrante une volonté idéologique en fait de de de de réparer des choses qui ont été abusives. On a été peut-être une corporation assez trop forte à un certain moment où on a refusé de voir qu'on portait atteinte à l'environnement un certain moment.
Donc on a mis du temps à cranteler le fait qu'il fallait prendre soin et que la demande aussi de nos habitants c'était une meilleure façon de produire. On a fait énormément d'efforts depuis depuis depuis 20 ans. On a fait on a fait justement alors la loi d'avenir sur l'agroécologie Stéphane Lefol.
Ensuite Julien de Normandie qui alors la loi égalime 1, elle part vous souvenez du départ en fracas de de Nicolas Hulot qui dit on m'a menti. Julien de Normandie dit non c'est important faut la remettre en place on fait une loi égal 2. Arrive le Covid ensuite il y a il y a la loi CME ou CLME.
Et est-ce qu'à un moment donné le gouvernement de la République, est-ce que la République a pris le dossier à bras lecorp ? Est-ce que dans la loi agroécologie, il y avait des choses valables qu'il fallait garder ? Il y avait des choses valables qui ont donné une impulsion et qu'on vient marché.
Franchement, aujourd'hui, on peut pas dire que les agriculteurs continuent à faire ce qu'il faisait il y a 30 ou 40 ans. Mais bien sûr, bien sûr. On a résolu les problèmes.
On a résolu les problèmes. On a on a fait tous les alors égalim c'est différent parce que c'est sur les revenus, sur la la le comportement des achats et de des personnes qui nous achètent. nos produits qui est basé sur la LME.
On a on a jamais en France vous savez on fait des apports, on fait des nouveaux égalimes sur des nés égalimes et on fera des nouveaux égalimes qui est en qui est qui est qui augmente la complexité du truc. Mais tuas n'a pas enlevé de modernisation complètement débile mais oui qui était débile non elle était en première la LME mais comme elle est débile comme elle est débile on n pas enlevé LME. Donc quand vous montez une maison sur des fondations pourries, ça peut pas marcher.
Et ça c'est le tort français. C'est nous les parlementaires, on fait des apports dans la loi. C'est-à-dire on repart jamais d'une feuille blanche pour écrire quelque chose de bien.
Et là vous voyez que le système il est à bout. La complexité administrative, la complexité même pour les acheteurs aujourd'hui, vous voulez vous faites de la viande emballée à vendre le Clerc pour rentrer dans le marché, c'est hyper compliqué. Il faut trouver un directeur de magasin qui s'adapte et qui disent "On va passer avec tes accords d'achat et tout ça, on va faire ça en LD." Mais c'est ça la réalité de la complexité dans lequel on nous a mis Michel Édouard Lucler était ce matin sur une radio du service public.
Euh il disait "Heureusement que nous sommes là, nous aidons localement les agriculteurs en détresse. On leur paye le Oui mais lui on le connaît. Moi j'ai mon cousin qui fait des pommes bio.
Il se retrouve avec des pommes qui viennent des quatre coins du monde à côté de ces pommes bio. Et mon cousin, il sert de d'animation de la tête de gondole pour vendre de la pomme où il fait beaucoup plus de marge parce que donc on arrête de nous prendre pour des idiots utiles. On vous a vu.
Eux ils veulent des prix. Euh, ils font pareil avec les tomates cerises. Ils sont en train de sacrifier les 4000 producteurs de tomates ceris parce qu'ils préfèrent du Maroc où ils font plus de marges.
Donc, on vous a vu. J'ai envie de dire ne nous prenez pas que pour des débiles. Euh, monsieur Michel Édouard Leclerc j'aime beaucoup et que je connais très bien.
Vincent Louau, la grande distribution aura été quand même alors bon gré malgré une des origines du drame agricole français. Ouais. Alors, on n pas que ça he parce que vous savez la surtransposition nous a fait beaucoup plus de mal.
Là, la nouvelle norme sur les engrais qui arrivent euh 100 150 € de taxe à la tonne d'engrais, euh c'est 60 € de l'hctare qui qui disparaît pour l'agriculteur. C'est un drame. Moi, j'ai mes copains céréaliers, il n'y arrivent plus.
Du blé à 160 € la tonne. Moi, j'ai envie de dire aux fonctionnaires de France demain, est-ce que j'ai envie de vous payer au cours mondial de la fonction publique qui est peut-être à 800 € ? Ça va peut-être gueuler et on vous donnera des aides pour compenser la différence, mais on vous mettra tellement de conditionnalité sur le fait que il faut faire tout bien comme il faut pour pouvoir qu'on vous donne la différence.
C'est quand même ce qu'a fait l'État. On a perdu 35 % des subventions agricoles depuis 20 ans sur l'agriculture en euroconstant et en même temps, on nous annonce - 25 % sur la politique agricole commune prochaine. Bon, si vous voulez faire un grand plan de licenciement sur l'agriculture, faut pas vous y prendre autrement.
Donc aujourd'hui, la révision de la trajectoire, il va vraiment falloir la faire. La simplification promise depuis 20 ans, personne n'est capable de planter un boulon dans ce pays de simplification. On a quand même l'outil l'outil des décrets et des arrêtés où on pourrait travailler sur le réglementaire.
Ah bah non, on nous dit il faut une loi, tout le monde se renifle euh pour savoir comment on va faire. Mais attendez, c'est quoi cette histoire ? On est un pays quand même ubuesque.
On a tellement créé de systèmes étatiques euh de de normes de protocole de normes de protocole qu'aujourd'hui le système est autostable. Et j'ai dit hier de façon très agacée, moi je n'ai plus l'influence auprès de la ministre pour lui dire on arrive à avoir des des des victoires. Moi, sénateur d'Indré Loir, je n'ai aucune victoire en parlant et en essayant de faire bouger les lois.
C'est un c'est un constat douloureux. Vincent Louis, on a l'impression que le syndicalisme agricole est en train de se, j'allais dire, se redistribuer, se bouleverser. On avait une FNSEA dominante depuis très longtemps.
Est arrivé la Confédération paysane, la coordination rurale qui est une siss plus ou moins, j'allais dire euh conservatrice de la FNSEA. Aujourd'hui, c'est la CR, c'est la coordination rurale. On recevait hier pendant 1 heure euh Bertrand Ventau, son président.
C'est elle qui a l'air de prendre la tête de ce combat. La confédération paysane qui était très à gauche a l'air de faire du suivisme et on sent qu'à la base de la FNSEA, il y a des gens qui disent "On se sent plus représenté par notre sommet." Est-ce que le syndicalisme agricof vogle aujourd'hui peut devenir reconstituer, efficace et apporter des solutions ?
Non, mais le le syndicalisme agricole a exactement le même symptôme que la politique. Les grands partis politiques ont disparu, ils sont en dessous de moins de 5 % et aujourd'hui ou à 5 10 % je dis à la FNSEA, bienvenue dans le monde réel et voilà, exactement pareil. Bienvenue dans le monde réel.
Et j'ai envie de leur dire, vous savez, quand on refuse quand on refuse le un meilleur partage de la politique agricole commune et qu'on freine le fait de mieux répartir entre les zones intermédiaires, les zones du sud, la manne financière de la Parder l'essentiel de la PAC pour le même prix, c'est le même prix à l'hectare que vous soyez riche ou pauvre. Ils ont jamais voulu toucher à ça parce que pour eux, c'était une ligne rouge. Bon ben j'ai envie de dire maintenant vous allez payer l'addition.
Vous avez pas voulu toucher à vos à vos situations de rente. J'ai envie de vous dire ben maintenant il est trop tard. et les gars du sud et des zones intermédiaires sont bien agacés et et ils sont pas contents.
Et comme ils sont pas contents, ils changent de crèmerie comme les partis politiques. Quand on n'est pas à la hauteur, c'est pas les autres partis qui sont bons, c'est nous qui sommes mauvais. Bon, en tout cas, Vincent, vous ne nous annoncez pas un apaisement de la situation.
Pourtant, les problèmes sont posés. Il y a des solutions ou non ? Il y a des solutions, je reviendrai pour pouir vous parler des solutions.
Il faut juste une ambition politique, il faut du courage politique et il faut ramener le bon sens dans tout ça. Et à un moment, on résout les problèmes un par un et on les coche les cases un par un et on arrête de tourner en rond à ne résoudre jamais aucun problème. Aujourd'hui, on voit ce que ça donne.
Le monde agricole est en train de mourir et il se laissera pas mourir et il va poser beaucoup de problèmes dans les semaines à venir. Pourquoi ? parce que la population se se retrouve dans ce dans ce de cette problématique agricole.
J'ai parlé de l'industrie, j'ai parlé des commerçants, tout le monde est en train de mourir et que aujourd'hui on n pas envie de se laisser crever. Bon, merci Vincent Louau, vous reviendrez parce que vous parlez vrai et je pense qu'on aura l'occasion de débattre de façon constructive sur l'avenir de cette agriculture qui est quand même l'âme de la France et c'est ce qu'on a de plus précieux. Merci d'être venu.
Voilà, bonne fin d'année si on s'envoit pas d'ici là et certainement l'année prochaine. Le sapin de Noël sud radio. Allez, on termine cette émission avec en beauté avec une gagnante [musique] qui remporte le cadeau du jour, Florence.
Bonjour Florence. Bonjour. Qu'est-ce que vous prenez le matin Florence ?
Qu'est-ce que vous prenez le matin au petit-déjeuner ? café bien sûr c'est et ben là vous allez pouvoir faire votre café avec la Ninja Lux Café la machine qui vous offre une vraie expérience de barista alors vous aurez le choix entre l'espresso, l'americano, le laté, le cappuccino. Enfin, je vous souhaite de très heureux petit-déjeuner.
Vous avez quelqu'un à côté de vous pour prendre le petit-déjeuner le matin ? Oh oui, bon alors vous pourrez faire du café pour deux et entamer la journée [rires] en bonne chance tout le monde. En plus, elle est magnifique.
Bon, mais en tout cas Florence, vous Ouais. Vous vous vous êtes vous êtes à Paris, c'est ça ? Oui.
Bon et ben bonne bonne matinée, bon petit-déjeuner grâce à Sud Radio. On vous embrasse et bonne fin d'année. Et si vous aussi vous souhaitez remporter un cadeau, vous écoutez Sud Radio toute la journée et dans chaque émission, un cadeau à gagner jusqu'à Noël.
Merci pour votre fidélité. Tout de suite, Brigitte La sur Sud Radio. Très bonne journée à tous.
M.
Vincent Louault