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InterviewC à vous (sur YouTube)· 21 février 2025 7 minComplaisantPortrait personnelSolidarités & famille

Sonia Bompastor : le foot féminin victime de misogynie

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Bonsoir, Sonia Bompastor. Ravie de vous accueillir à l'occasion de votre autobiographie.

  • 0:10OuverteRéponse directe

    Vous revenez sur votre parcours. Vous avez marqué l'histoire du foot féminin.

  • 0:30OuverteRéponse directe

    Depuis que vous avez 3 ans, vous suivez votre père, arbitre, sur les terrains. On vous dit que les filles ne jouent pas à la balle.

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Qu'il faut se battre, que vous faites partie de cette génération de joueuses qui a dû tout conquérir.

  • 1:30OuverteRéponse directe

    Ce cliché vous colle encore à la peau. Vous intégrez la 1re promotion du centre de formation de Clairefontaine.

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Après avoir réussi à jouer au foot, il vous a fallu en vivre. C'était impossible d'être footballeuse professionnelle à temps plein?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:45S.BompastorFait
    « Ca me révolte. Ca m'énerve au plus grand point. Certainement, dans le ventre de ma maman, j'avais déjà cette passion pour le football. »
  • 1:15S.BompastorFait
    « Il y a eu beaucoup de réflexions pas toujours agréables à entendre. Plus j'entendais ces réflexions, plus ça me donnait l'envie de me battre et de prouver que c'était possible. »
  • 2:45S.BompastorFait
    « J'ai vécu ma passion à l'âge de 29 ans, quand je décide de partir aux Etats-Unis. J'ai fait 2 saisons à Washington. »
  • 3:20S.BompastorFait
    « A l'époque, je n'ai pas de chaussures à ma taille. J'ai une petite pointure. Les équipementiers ne fournissent pas la pointure... »
  • 4:45S.BompastorFait
    « Il y a eu plusieurs étapes. D'abord, l'acceptation par soi-même. On grandit dans une éducation où c'est un homme et une femme. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

j'ai découvert une autre force mentale. J'ai été suivi au jour le jour. Je n'ai pas dormi pendant 8 mois.

J'ai travaillé pendant 8 mois. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, S.Bompastor.

Ravie de vous accueillir à l'occasion de votre autobiographie, "Une vie de foot". Vous revenez sur votre parcours. Vous avez marqué l'histoire du foot féminin.

Vous êtes l'entraîneure de Chelsea. Un mot sur la formidable histoire de N.Bentaleb. - S.Bompastor: C'est magnifique.

J'ai suivi le match. J'ai vécu beaucoup d'émotions au moment où il a marqué. La 1re chose à laquelle on pense, c'est simplement qu'il puisse rejouer au foot et profiter de sa passion.

J'imagine que depuis le plus jeune âge, c'est ce qu'il aime le plus au monde. - A.-E.Lemoine: Comme vous. - S.Bompastor: Exactement. - A.-E.Lemoine: Depuis que vous avez 3 ans, vous suivez votre père, qui est arbitre, sur les terrains de foot.

Vous n'avez qu'une envie: taper dans un ballon. On vous dit que les filles ne jouent pas à la balle. - S.Bompastor: Ca me révolte.

Ca m'énerve au plus grand point. Certainement, dans le ventre de ma maman, j'avais déjà cette passion pour le football. Ca a été difficile.

Sur le moment, je ne m'en rends pas compte. Je me dis que je suis une petite gamine qui a envie de jouer au foot. "Fichez-moi la paix." Retracer ce parcours, avec le livre, ça me permet de prendre conscience de pas mal de choses. - A.-E.Lemoine: Qu'il faut se battre, que vous faites partie de cette génération de joueuses qui a dû tout conquérir.

Vous avez tenu bon et tenu tête à votre famille. Vous intégrez une équipe de foot que de garçons. L'US Mer?

Plus on vous regardait de travers, plus vous aviez envie de les renvoyer dans votre leur but. - S.Bompastor: Il y a eu beaucoup de réflexions pas toujours agréables à entendre.

Plus j'entendais ces réflexions, plus ça me donnait l'envie de me battre et de prouver que c'était possible. Tout mon parcours a été ça: prouver que les défis étaient possibles à relever. - M.Bouhafsi: Ce cliché vous colle encore à la peau.

Vous intégrez la 1re promotion du centre de formation de Clairefontaine, puis l'équipe de France, le graal. - 1,63 m pour 56 kg, à 19 ans, S.Bompastor vient de faire son entrée en équipe de France féminine de football.

Le football, Sonia est tombée dedans quand elle était petite. Fille d'arbitres, soeur de footballeurs, la petite Bompastor chausse pour la 1re fois les crampons dans un club du Loir-et-Cher où vit sa famille. - Ce n'est pas parce que le foot, on voit ça comme un sport masculin...

Pour moi, le foot, c'est masculin autant que c'est féminin. Il n'y a aucun inconvénient à ce que les femmes pratiquent le foot féminin. - M.Bouhafsi: On vous renvoie aux garçons de la famille, même si vous étiez très proche de votre frère.

Après avoir réussi à jouer au foot, il vous a fallu réussi à en vivre. A vos débuts, vous avez ce double projet: jouer au foot et avoir un métier. C'était impossible d'être footballeuse professionnelle à temps plein? - S.Bompastor: Jusqu'à très tard dans ma carrière...

J'ai vécu ma passion à l'âge de 29 ans, quand je décide de partir aux Etats-Unis. J'ai fait 2 saisons à Washington. - A.-E.Lemoine: Vous gagniez assez bien votre vie? - S.Bompastor: Assez bien.

Je vis de ma passion et je suis payée pour jouer au football. - A.-E.Lemoine: Alors qu'avant, non. - S.Bompastor: Je fais partie des générations qui ont croisé le chemin de L.Nicollin.

Il m'a permis de vivre des choses exceptionnelles, sans avoir ce statut de joueuse professionnelle. - P.Lescure: Dès le début de votre livre, vous racontez une anecdote dingue.

Pour le match le plus important de votre carrière, en finale de la Ligue des champions face à Arsenal, vous êtes obligée d'enfiler des chaussures d'hommes. - S.Bompastor: A l'époque, je n'ai pas de chaussures à ma taille.

J'ai une petite pointure. Les équipementiers ne fournissent pas la pointure... - P.Lescure: Il faut prendre des chaussures de mecs! - S.Bompastor: Le match est certainement le plus important de votre carrière et vous jouez avec les outils les plus importants, qui ne sont pas du tout adaptés.

Doubles chaussettes, coton au bout et ça passe! C'est l'adaptation. On a fait ça toute notre vie. - A.-E.Lemoine: Il n'est pas question d'échanger son maillot à la fin du match.

Vous n'en avez qu'un. - S.Bompastor: On est un peu pudiques, à l'époque. - A.-E.Lemoine: Il n'y a pas de rechange? - S.Bompastor: Non.

Peu importe la météo...

On fait un match de Ligue des champions à Arsenal avec une météo bien anglaise, on joue sous des torrents de pluie. On est détrempés à la mi-temps. Le président nous demande pourquoi on ne se change pas. "On ne peut pas.

On n'a pas de maillot." Dès le demain, il a fait le branle-bas de combat au club pour faire évoluer les choses. - A.-E.Lemoine: A Chelsea, ça ne se passe pas comme ça, là où vous êtes entraîneuse? - S.Bompastor: Ca a beaucoup évolué. - M.Bouhafsi: Lyon a été l'un des plus grands clubs européens grâce au travail de J.-M.Aulas pour les femmes. - A.-E.Lemoine: Si vous avez écrit ce livre, c'est pour vos enfants.

Vous en avez 4 avec votre compagne, C.Abily, ancienne coéquipière à Lyon et votre adjointe à Chelsea. C'est la 1re fois que vous en parlez publiquement, de la famille et du couple que vous formez.

Vous avez gardé secret ce couple longtemps, pendant 13 ans, avant même d'en parler à vos proches et à votre famille. Vous pensiez que ce ne serait pas accepté? - S.Bompastor: Il y a eu plusieurs étapes.

D'abord, l'acceptation par soi-même. On grandit dans une éducation où c'est un homme et une femme. C'est difficile dans un premier temps d'assumer cette attirance pour une femme.

Ensuite, on se pose pas mal de questions. Il y a 20 ans, c'était encore différent. Aujourd'hui, c'est plus facile, et tant mieux.

Si on a fait le choix de ne pas l'assumer au départ, c'est par peur du regard des autres. - A.-E.Lemoine: "On est 2 femmes, on est en couple, on est une famille et on réussit parfaitement notre carrière professionnelle." - S.Bompastor: Dans le livre, il y a beaucoup de pudeur.

Pour le coup, là, elle vole en éclats. C'est pour dire qu'il faut accepter les différences. On parle de la sexualité, mais les différences sur la couleur de peau, la religion...

On est en 2025. Le bonheur, c'est le plus important. Respectez le bonheur des gens et arrêtez de nous faire suer! - A.-E.Lemoine: C'est un plaisir de faire votre connaissance

Sonia Bompastor : le foot féminin victime de misogynie — Nathalie Arthaud · Pourquijevote