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Conférence de presseLCP (sur YouTube)· 29 avril 2025 32 minAutoproduitFond programmatiqueBudget & impôtsÉconomie & entreprisesTravail & emploiImmigration & asile

Laurent Wauquiez : conférence de presse du groupe Droite Républicaine à l'Assemblée - 29/04/2025

Source d'origine 3 locuteurs

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 20 %Défensif 5 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 22:54OuverteRéponse directe

    Est-ce que d'éventuelles hausses d'impôts remettraient en question votre participation au gouvernement ?

  • 24:57RelanceRéponse directe

    Vous dites qu'un débat s'engagera au sein de votre groupe parlementaire si le gouvernement s'engagerait à augmenter les impôts dans le prochain budget. Est-ce que le groupe parlementaire ou des députés sera habilité à décider de lui seul une telle participation ou ce sera la future direction du parti ?

  • 26:26FerméeRéponse directe

    Quand vous dites réfléchir à votre soutien, ça veut dire voter une motion de censure ou même déposer une motion de censure ?

  • 28:40OuverteRéponse partielle

    Vous avez vu François Barron ce matin. Vous lui avez fixé vos vignons rouges. Quelles ont été les réponses ?

  • 29:50OuverteRéponse directe

    Vous demandez au gouvernement d'inscrire des choses d'ici... D'ici la rentrée, pour aller dans le sens...

  • 31:45OuverteRéponse directe

    Pour bien résumer, si je comprends bien, de l'ouvrage, c'est à la fois le budget et la proportionnelle actuellement avec le gouvernement.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:14PrésentateurChiffre
    « la question de la facture de 40 milliards d'euros que le gouvernement est en train de chercher. »
  • 0:52PrésentateurChiffre
    « Le gouvernement cherche en ce moment 40 milliards d'euros »
  • 1:02PrésentateurFait
    « on a immédiatement vu refleurir le réflexe du gouvernement d'aller chercher des augmentations d'impôts dans un pays qui a déjà le record des prélèvements obligatoires. »
  • 1:16PrésentateurFait
    « Quand on parle de supprimer un abattement fiscal, ça s'appelle augmenter un impôt. »
  • 1:20PrésentateurFait
    « Quand on parle en termes gentils, polis et euphémistes de dire qu'on réfléchit à une contribution, ça s'appelle réfléchir à créer une nouvelle taxe. »
  • 1:32PrésentateurPromesse
    « Nous sommes contre toute augmentation d'impôts. »
  • 1:50PrésentateurPromesse
    « Il est hors de question que le budget 2026 comporte à nouveau des augmentations d'impôts sur les Français, que ce soit la France qui travaille ou que ce soit la France qui a travaillé toute sa vie. »
  • 1:56PrésentateurPromesse
    « Notre opposition sera tout aussi ferme sur l'idée de faire sauter l'abattement fiscal de 10% sur les retraités que toute autre forme de proposition qui consisterait à augmenter les impôts. »
  • 2:24PrésentateurChiffre
    « Nous avons travaillé sur un programme d'économie ciblé et documenté de 40 milliards d'euros »
  • 3:11PrésentateurPromesse
    « Oui, il y a 40 milliards à chercher. Ils doivent être intégralement pris sur une baisse de la dépense. »
  • 5:19IntervenantPromesse
    « nous proposons une année blanche, une année blanche sur tous les budgets hors régaliens, pour permettre de respecter les lois de programmation, notamment sur la police, la justice »
  • 5:39IntervenantChiffre
    « on économise 7,6 milliards d'euros »
  • 9:42IntervenantChiffre
    « aujourd'hui, vous avez plus de 1 000 opérateurs, plus de 1 000 agences qui opèrent, et donc tout ça, cumulé, ça coûte plus de 80 milliards d'euros. »
  • 10:51IntervenantChiffre
    « On aurait 15 milliards de recettes sociales en plus, 5 milliards de prestations en moins, soit un delta de 20 milliards. »
  • 12:26IntervenantChiffre
    « Les arrêts maladies dans notre pays ont explosé ces dernières années. C'est 30 % de plus entre 2019 et 2023. »
  • 15:56IntervenantChiffre
    « l'estimation de ces fraudes est de 13 milliards d'euros par an. »
  • 16:04IntervenantChiffre
    « on sait que ce qui est aujourd'hui recouvré sur ces 13 milliards est de l'ordre de 600 millions. »
  • 16:49IntervenantChiffre
    « nous estimons là aussi, à minima, pouvoir recouvrer 2 milliards d'euros simplement sur le budget 2026 »
  • 18:01IntervenantFait
    « Nous proposons un délai de 3 ans. Il faut savoir qu'au Danemark, il faut avoir résidé régulièrement pendant 6 ans pour bénéficier pleinement des allocations familiales. »
  • 18:17IntervenantChiffre
    « Ça permettrait des économies estimées à 2,2 milliards d'euros. »
  • 21:20IntervenantChiffre
    « Le cumul de ces deux dispositifs, c'est également 2 milliards d'euros. »
  • 27:07PrésentateurChiffre
    « 500 000 retraités, avec ce qu'elle prévoit, deviendraient imposables. Ça consiste à prendre 5 milliards d'euros dans la poche de la France qui a travaillé pour 9 millions de retraités qui seraient concernés dans la meilleure des évaluations. »

Temps de parole

  • Présentateur47 %
  • Intervenant19 %
  • Intervenant 29 %
  • Intervenant 39 %
  • Intervenant 47 %
  • Intervenant 55 %

0,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Merci à tous, merci de votre présence. L'objectif de la conférence de presse est de présenter la position du groupe de la droite républicaine sur les débats budgétaires qu'il y a en ce moment, sur les questions d'augmentation d'impôts, de baisse de la dépense publique et la question de la facture de 40 milliards d'euros que le gouvernement est en train de chercher. On va vous faire une présentation avec plusieurs voix sur un document sur lequel on a travaillé et qui permet de mettre en avant les propositions qui sont celles de la droite républicaine. Juste très rapidement un petit propos introductif.

On est dans une situation de finances publiques qui est extrêmement préoccupante, sur laquelle notre groupe depuis de longs mois a alerté. Souvenez-vous déjà lors du pacte législatif, c'était la première obsession de notre groupe, le rétablissement de l'équilibre des finances publiques par la baisse de la dépense. Le gouvernement cherche en ce moment 40 milliards d'euros et on a immédiatement vu refleurir le réflexe du gouvernement d'aller chercher des augmentations d'impôts dans un pays qui a déjà le record des prélèvements obligatoires.

On peut habiller les mots et jouer avec les mots de la langue française avec plus ou moins de subtilité, sauf que la réalité fiscale, malheureusement, elle, elle a la tête dure. Quand on parle de supprimer un abattement fiscal, ça s'appelle augmenter un impôt. Quand on parle en termes gentils, polis et euphémistes de dire qu'on réfléchit à une contribution, ça s'appelle réfléchir à créer une nouvelle taxe. Notre position à nous, elle est très claire. Nous sommes contre toute augmentation d'impôts. Il est hors de question que le budget 2026 comporte à nouveau des augmentations d'impôts sur les Français, que ce soit la France qui travaille ou que ce soit la France qui a travaillé toute sa vie.

Notre opposition sera tout aussi ferme sur l'idée de faire sauter l'abattement fiscal de 10% sur les retraités que toute autre forme de proposition qui consisterait à augmenter les impôts. Et c'est une impasse totale de vouloir opposer d'un côté les actifs et les retraités parce que le problème de la France est un problème qui est bien différent. C'est le record de la dépense publique qui aboutit au record des prélèvements obligatoires. Et donc la seule solution pour sortir le pays de l'impasse, c'est la baisse de la dépense publique. Le gouvernement cherche 40 milliards d'euros, ça tombe bien.

Nous avons travaillé sur un programme d'économie ciblé et documenté de 40 milliards d'euros parce qu'on ne veut pas se contenter de venir ici en disant on s'oppose à des pistes d'augmentation de fiscalité. On vient ici en disant nous avons réfléchi et nous proposons 40 milliards de baisse de dépense publique. Que le gouvernement assume donc ses responsabilités au lieu d'aller à la facilité et qu'il enclenche enfin ce mouvement de baisse de la dépense publique qui est demandé depuis si longtemps par une immense majorité de Français. Il cherche des économies, nous en proposons. Et pour le dire simplement, c'est à l'État de se serrer la ceinture.

Ça n'est pas aux Français aujourd'hui de se serrer la ceinture. Les conséquences aussi pour que ce soit simple, c'est que notre position c'est donc la suivante. Oui, il y a 40 milliards à chercher. Ils doivent être intégralement pris sur une baisse de la dépense. Nous n'accepterons aucune augmentation d'impôts. Et notre groupe ne votera pas un budget qui comporte des augmentations d'impôts. Et si François Bayrou devait persister dans cette ligne, je l'ai dit, il y aura un débat à l'intérieur de notre groupe sur la question du soutien au gouvernement. Nous ne sommes pas en soutien à un gouvernement pour qu'on augmente les impôts sur les Français.

Et c'est précisément pour cela que dans l'esprit de responsabilité qui est le nôtre, on vous présente ce que sont ces pistes d'économie sur lesquelles on a travaillé et qui permettent de le faire dans trois domaines. Le premier, c'est cette lutte contre la bureaucratie administrative qui aujourd'hui représente des dépenses considérables. Je vous rappelle que c'est notre groupe qui a mis ce sujet sur la table. Et cela, dès juillet, que nous constatons que ça progresse, mais très, très, très lentement, et beaucoup trop face à l'ampleur des économies qui peuvent être faites.

Le deuxième, c'est le sujet de la différence entre l'assistanat et le travail, sur lequel vous connaissez nos convictions. Et il y avait eu un engagement de François Bayrou d'ouvrir ce sujet lors de son discours de politique générale. Nous attendons toujours. Ça tarde trop, ça suffit maintenant. Il faut qu'il y ait des avancées sur cette question. Et le troisième sujet, c'est un meilleur contrôle de l'immigration, qui est aujourd'hui également une source de dépenses qui est importante. Là aussi, nous avons fait des propositions qui étaient fortes lors du pacte législatif, réitérées auprès du gouvernement de François Bayrou. Et ce que nous souhaitons, c'est que ça avance enfin.

Je vais laisser chacun des députés, parce qu'il y a eu un gigantesque travail collectif qui a été fait. Seulement un certain nombre prendront la parole, mais la réalité, c'est que chacun a travaillé dessus et a contribué. On a enclenché ce travail dès qu'on a vu commencer à fleurir ces propositions d'augmentation d'impôts, pour être prêts dès cette session, pour que vous puissiez avoir la présentation des économies. Jean-Didier d'abord, peut-être, sur l'esprit global à travers lequel on a travaillé.

5:12
Intervenant

Merci beaucoup. La première chose, quand on veut réussir à baisser la dépense publique, c'est déjà de parvenir à arrêter de l'augmenter. C'est la raison pour laquelle nous proposons une année blanche, une année blanche sur tous les budgets hors régaliens, pour permettre de respecter les lois de programmation, notamment sur la police, la justice, qui sont des lois importantes pour l'ordre dans notre pays. Mais rien qu'en faisant cela, rien qu'en remettant 2026 égale 2025, on économise 7,6 milliards d'euros, c'est-à-dire qu'on demande à tous les services hors régaliens d'absorber l'inflation qui est évaluée par la Banque de France à 1,6%.

C'est quelque chose que chaque famille serait disposée à faire, que chaque collectivité sait faire lorsqu'il y a une situation de crise. Nous demandons la même chose à tous les services de l'Etat.

6:02
Présentateur

Merci. On va passer à la présentation des 3 axes. Le 1er, c'est le sujet de la lutte contre la bureaucratie avec la présentation commune entre Anne-Laure et Yann, qui ont porté le combat à travers la loi sur la simplification.

6:15
Intervenant

Oui, effectivement, un sujet important dans la gestion, la bonne gestion des données publiques, mais qui, il faut le rappeler, émane de la force du travail des Français, puisque cette appellation d'argent public vient véritablement de la contribution apportée par chacun des Français, notamment par le biais des prélèvements, mais également des taxes.

Et effectivement, dans le cadre, à la fois du travail que nous avons fourni au sein du groupe, mais aussi dans le cadre de notre travail parlementaire, nous avons mis sur la table, dès le début de l'examen en commission spéciale du texte sur la simplification de la vie économique un certain nombre de propositions pour rationaliser aujourd'hui les organes de gouvernance d'un certain nombre de politiques qui est menée au sein de l'État. On a une tendance très forte à la multiplication des agences, des opérateurs de l'État et la multiplication d'un certain nombre d'institutions et de comités également divers sur un bon nombre de sujets.

Donc, en commission spéciale, nous avons proposé plus de 150 amendements de suppression d'institutions qui était à la fois peu connue par les parlementaires, mais qui l'est plus globalement par les Français, parce qu'aujourd'hui, vous avez des institutions comme le Conseil national du Brut, le Conseil national de l'air, un certain nombre d'instances qui grèvent les finances de l'État, mais plus globalement, qui sont source d'inflation normative et qui, aujourd'hui, sont source de complexité pour un certain nombre d'acteurs économiques, mais également pour les citoyens.

Et donc, nous poursuivons cet engagement en séance publique, force est de constater que si le gouvernement a proposé encore il y a quelques jours, ce week-end, d'arriver à une rationalisation de ces organes de l'État et des opérateurs, il y a eu, en sein de la séance publique, un certain nombre de réintroductions, de suppressions que nous avions obtenues en commission spéciale, appuyées par le gouvernement, souhaitées par le gouvernement. Et donc, nous voulons véritablement arriver à cette rationalisation.

Rien que pour exemple, au niveau du seul ministère de l'écologie, vous avez aujourd'hui une multiplication de ces instances, comme les agences de l'eau, l'agence de l'environnement, de la maîtrise de l'énergie, l'ADEME, l'OFB, les agences de sécurité, de sécurité sanitaire et d'alimentation, l'environnement du travail, ou encore des centres d'études et d'expertise sur un certain nombre de risques, on voit bien là aussi qu'il y a une multiplication de ces organes qui font exactement les mêmes choses et qui pourraient se retrouver regroupés pour une meilleure efficacité, à la fois au niveau de la baisse des dépenses de fonctionnement, mais aussi au niveau de la visibilité du fonctionnement de l'État, qui est aujourd'hui fort décrié sur les territoires.

Merci, je vais être très bref, parce qu'Anne-Laure a parfaitement résumé la position qui est celle d'une autre groupe de la droite républicaine, mais l'idée, ce n'est pas de dire que nous sommes opposés à toutes les politiques publiques qui sont portées par ces organismes. On estime qu'un certain nombre de ces politiques publiques, par exemple, c'est un certain nombre de politiques publiques portées par l'ADEME, sont intéressantes, je dis bien, un certain nombre.

Elles pourraient être portées par quelqu'un d'autre, elles pourraient être portées dans nos régions, par les préfectures de région, elles pourraient être portées par les conseillers régionaux, ce qui permettrait finalement de regrouper les compétences, de regrouper aussi les voies d'entrée, notamment pour les entreprises ou pour les particuliers, ce qui permettrait du coup de faire évidemment des économies d'échelle, puisque vous auriez moins d'agents qui gèrent ces politiques publiques. Et puis pour rebondir sur ce qu'a dit Anne-Laure, effectivement, nous, on met ce sujet sur la table, parce qu'on a aujourd'hui un changement d'état d'esprit à opérer.

On a multiplié les opérateurs, multiplié les agences, en considérant à chaque fois que tel opérateur, telle agence, à lui tout seul, ne coûtait pas grand-chose. Le problème, c'est qu'aujourd'hui, vous avez plus de 1 000 opérateurs, plus de 1 000 agences qui opèrent, et donc tout ça, cumulé, ça coûte plus de 80 milliards d'euros.

Et on a un dérapage du budget de chacun ou de chacune de ces agences, et ça pose un vrai sujet de rationalisation de l'argent public, avec, on l'a vu dans l'hémicycle, un vrai conservatisme de la part d'une gauche qui ne veut absolument rien changer, mais aussi, il faut le dire, d'une partie, notamment du modem, qui s'est opposé à tous nos amendements de suppression, à l'ensemble des amendements de suppression, à l'emblématique, la suppression des Césaires, qui avait été adoptée en commission et qui a été réintroduite grâce à la gauche et grâce au modem, au prétexte que quand même, il fallait un peu y réfléchir.

Donc on soutient ce qui a été dit hier par la ministre de Montchalin, c'est-à-dire qu'il faut réduire d'un tiers les agences. On regrette juste que le gouvernement ne se soit pas saisi de ce sujet il y a 15 jours parce qu'il y avait l'opportunité de le faire dans l'hémicycle. Et c'était tout à fait possible. Et le gouvernement, à chaque fois, a donné des avis défavorables à nos amendements de suppression.

10:31
Présentateur

Le deuxième axe, et c'est un des ciments de notre groupe,

10:43
Intervenant

c'est la revalorisation du travail. Si on avait le taux d'emploi de l'Allemagne, l'essentiel des déficits des comptes sociaux serait résorbé. On aurait 15 milliards de recettes sociales en plus, 5 milliards de prestations en moins, soit un delta de 20 milliards. Vous voyez, par rapport au déficit de 22 milliards, l'essentiel du chemin serait fait. Pour cela, il faut revaloriser le travail. Mais surtout que le travail rémunère toujours davantage que le cumul des aides sociales non contributives. Or, aujourd'hui, on a un maquis d'aides. Il y en a une trentaine pour des coûts très importants. Et il y a bon nombre de situations où, quand on reprend un travail, on perd un certain nombre d'aides.

Et finalement, on y perd. Et ce n'est pas acceptable. Aujourd'hui, il faut qu'il y ait plus de Français qui travaillent. Et donc, pour cela, on souhaite plafonner le cumul des aides non contributives. Mais ça passe par plusieurs étapes. Et les chantiers sont très techniques. C'est des questions d'assiettes. C'est des questions de règlement. Et on voit bien que la simplification peut aussi aider à lutter contre les fraudes aux aides sociales. Donc, ce chantier-là avait été lancé par le précédent gouvernement. Aujourd'hui, on voit bien que ça n'avance plus. Il faut absolument lancer ce chantier, parce que ça se fait avant même le prochain budget, si on veut que ça porte ses fruits.

Et une fois qu'on aura revalorisé le travail, derrière, tout de suite, ça sera davantage de recettes sociales pour notre système et moins de fraude aux prestations, parce que c'est une question aussi de simplification.

12:06
Présentateur

Merci beaucoup, Thibaut. On a essayé également de travailler sur des propositions innovantes, sur cette façon d'inciter à la fois la lutte contre la fraude et puis à la bascule chômage-travail. Jean-Didier ?

12:19
Intervenant

Oui, il y a deux idées novatrices qu'on est en train de développer, de porter. D'abord, la première concerne les arrêts maladies. Les arrêts maladies dans notre pays ont explosé ces dernières années. C'est 30 % de plus entre 2019 et 2023. On ne peut évidemment pas se satisfaire de cette situation. Ce dont on parle, ce n'est pas les arrêts longue maladie, les arrêts pour des cancers, pour des maladies graves ou pour des infections chroniques. Ces arrêts maladies, ce sont les arrêts de courte durée, ceux qui désorganisent les entreprises, les collectivités, les associations et ceux qui pénalisent énormément les équilibres de nos comptes sociaux.

C'est la raison pour laquelle nous partons du principe, d'abord, qu'il faut qu'il y ait une égalité de traitement entre le privé et le public. Et puis, il faut aller plus loin. Finalement, pourquoi mettre trois journées de carence à quelqu'un qui n'est quasiment jamais malade de toute sa carrière, la première fois qu'il va avoir une mauvaise grippe ou une mauvaise gastro, il doit pouvoir avoir la plénitude de ses droits. En revanche, ceux qui abusent du système, ceux qui, pour un oui, pour un non, sont systématiquement en arrêt maladie, ne doivent pas être traités de la même façon.

C'est la raison pour laquelle nous proposons la journée de carence dynamique, pour que quelqu'un qui n'est quasiment jamais arrêté n'ait pas beaucoup de journée de carence, et quelqu'un qui est systématiquement arrêté contribue davantage à l'équilibre de nos comptes sociaux. Et puis, la deuxième idée, elle concerne l'assurance chômage. Je pars du principe qu'il y a beaucoup d'offres d'emploi disponibles, beaucoup d'offres d'emploi disponibles et qui ne nécessitent pas de qualifications particulières. Or, nous avons un niveau d'indemnisation ultra généreux, que ce soit en termes de plafond, de durée, de niveau moyen d'indemnisation.

C'est la raison pour laquelle nous proposons que, dès lors qu'une proposition d'emploi est faite, une proposition d'emploi qui soit compatible avec l'état de santé de la personne en situation de chômage, que cette offre d'emploi soit systématiquement acceptée, au moins à mi-temps, pour placer la personne en catégorie C, c'est-à-dire en situation de cumul emploi chômage, ce qui d'ailleurs lui permettra de toucher plus que si elle était simplement au chômage, ce qui lui laisse également le temps de continuer à rechercher l'emploi qu'elle souhaite vraiment pour le reste de sa carrière.

Mais en attendant, elle accepte même un petit boulot, ce qui évidemment va alléger les contributions de l'assurance chômage, ce qui va permettre aux entreprises de trouver le personnel qu'elles n'arrivent pas à trouver aujourd'hui, et ce qui va augmenter le niveau des cotisations sociales, patronales et salariales. Donc c'est bon pour tout le monde.

15:02
Présentateur

Merci beaucoup, Jean-Digier. Sur le sujet de la fraude sociale, qui est un sujet colossal en termes de montant et souvent présenté sans restituer l'ampleur du budget que ça représente, Patrick ?

15:14
Intervenant

Là aussi, la fraude aux prestations sociales, notre groupe parlementaire, enfin j'avais eu la chance au nom de notre groupe, de présider une commission d'enquête en 2020. Nous avons réalisé une mission d'évaluation flash il y a maintenant un mois, dont j'étais rapporteur, donc cinq ans après. Première remarque sur les propositions de 2020, au moment où on se parle, les trois quarts ne sont toujours pas mises en œuvre. Trois quarts des propositions de 2020. Ça, c'est déjà une première remarque. Ensuite, deuxième remarque, il y a une étude de la Cour des comptes de l'année dernière qui montre que, à minima, je dis bien à minima, l'estimation de ces fraudes est de 13 milliards d'euros par an.

Au moment où on se parle toujours, on sait que ce qui est aujourd'hui recouvré sur ces 13 milliards est de l'ordre de 600 millions. Donc nous, ce que nous proposons, c'est évidemment d'avoir des mesures beaucoup plus actives et inciter les caisses, au lieu d'être à 5% simplement, je dirais, de recouvrement, de passer simplement à 15% d'ici un an. Et là aussi, on souhaiterait que l'État fasse son travail vis-à-vis des caisses et notamment l'outil dont disposent l'État et le gouvernement, ce sont les contrats d'objectifs et de moyens avec la CNAM, avec la Caisse nationale d'allocations vieillesse et la CNAF.

Et là aussi, il y a un vrai travail qui est susceptible d'être fait, que nous estimons là aussi, à minima, pouvoir recouvrer 2 milliards d'euros simplement sur le budget 2026 par rapport, je dirais, vous vous rendez compte, on est à moins de 5% de recouvrement sur ce qui est estimé. Et encore une fois, la Cour des comptes elle-même indique qu'il s'agit d'une estimation minimale. Donc là aussi, extrêmement documenté, je vous renvoie évidemment à la commission d'enquête de 2020 et au bilan que nous avons effectué et présenté ici à l'Assemblée nationale. D'ailleurs, de manière transpartisane, voici maintenant un mot.

17:22
Présentateur

Merci beaucoup, Patrick. Donc on passe à l'axe 3, qui est le contrôle de défense qui sont liés à l'immigration et qui sont allés que dans sa croissance, avec d'abord la question du délai de résidence pour un accès aux aides sociales. Thibault ?

17:37
Intervenant

Oui, là encore, c'est une mesure budgétaire, mais qui est aussi une question de justice sociale, que nos dispositifs qui reposent sur le financement du travail avec les cotisations des Français ne soient pas ouverts à des personnes qui n'ont jamais contribué. Et donc c'est de pouvoir reprendre un dispositif qui d'ailleurs avait été voté au Parlement fin 2023, mais qui avait été censuré par le Conseil constitutionnel comme cavalier, c'est celui d'instaurer un délai de résidence minimal pour bénéficier des prestations sociales non contributives. Alors le Conseil constitutionnel avait jugé que le délai de 5 ans était disproportionné. Nous proposons un délai de 3 ans.

Il faut savoir qu'au Danemark, il faut avoir résidé régulièrement pendant 6 ans pour bénéficier pleinement des allocations familiales. Ça permettrait des économies estimées à 2,2 milliards d'euros. Et là aussi, c'est une question de justice sociale qu'un étranger non ressortissant de lieu puisse toucher des prestations sociales non contributives qu'à partir du moment où il a eu un délai de résidence minimal.

18:32
Présentateur

Merci beaucoup Thibault. Justine, sur la question de l'AME et du type de séjour pour soin, je rappelle que c'est notre groupe politique aussi qui a pointé l'existence de type de séjour qui a été souvent un peu camouflé dans les débats politiques puisque l'essentiel était phagocyté par le débat sur l'AME qu'on passait à côté de cette question du type de séjour pour soin à l'époque où nous avions travaillé dessus avec Véronique Lovagy pour le mettre en lumière. Justine ?

18:55
Intervenant

Bien, bonjour à tous. Vous avez pu remarquer qu'on est des députés ancrés dans nos territoires avec des circonscriptions géographiques et sociologiques qui peuvent être différents et pour autant, on entend les mêmes choses quand on rentre en circonscription de la part des Français. C'est peut-être de se dire que pour bénéficier d'un système, il faut y avoir contribué. Et notamment sur notre système d'aide sociale. Et je dois dire que j'en veux pas spécialement aux personnes qui viennent profiter de notre système, mais plutôt notre système tel qu'il est fait qui, du coup, favorise l'accès à certaines personnes qui n'ont pas contribué à notre système social.

Et du coup, deux dispositifs dont Laurent a parlé. Le premier, c'est sur l'aide médicale d'État. Quand j'en ai parlé à l'ancienne ministre de la Santé à l'époque, elle me disait que je ne faisais pas preuve d'humanité que de ne pas être capable de prendre en charge les étrangers qui arrivent de manière régulière ou irrégulière dans notre territoire pour se faire soigner.

Je l'ai de suite arrêté en disant que l'humanité, c'est aussi de se dire que si notre système de santé allait très bien et que l'accès aux soins dans l'ensemble du territoire était permis et possible pour l'ensemble de nos concitoyens, oui, on pourrait peut-être se permettre d'accueillir des personnes supplémentaires pour les soigner. Mais on a vu au travers des différentes discussions dans l'hémicycle et en commission que l'accès aux soins est une priorité pour les Français et qu'il n'est pas garanti pour tous sur notre territoire.

Et l'aide médicale d'État qui permet à des personnes en situation régulière ou irrégulière de venir se faire soigner ne fonctionne pas et rend ce sentiment d'injustice pour les Français qui, eux, ne peuvent pas se faire soigner. L'idée est donc de transformer cette aide médicale d'État en aide médicale d'urgence afin de faire de la prophylaxie pour éviter qu'il y ait des épidémies qui puissent se développer sur notre territoire et de ne prendre en soins uniquement les soins d'urgence et prioritaires, donc de revoir l'assiette de prise en charge de cette aide médicale d'État. Le deuxième dispositif dont Laurent a parlé, c'est ce titre de séjour pour soins.

Sachez qu'à l'heure actuelle, quelqu'un qui arrive d'un autre pays et qui souhaite se faire soigner parce que dans son pays, il n'a pas accès à ces soins-là et même, je dirais, qu'il n'a pas accès à des soins de meilleure qualité que notre système français, fait qu'il peut être pris en charge et avoir un titre de séjour pour cela. En effet, on a la chance en France d'avoir un système de santé qui tient encore parce que les soignants et les soignantes font un travail formidable et je tiens vraiment à leur rendre hommage parce que s'ils n'étaient pas là, notre système de santé ne serait pas ce qu'il est.

Et certes, on a un système de santé de qualité qui est des fois meilleur que dans d'autres pays, mais comme je vous l'ai dit, ça m'apparaît complètement injuste que tant qu'on n'arrive pas à soigner correctement sur l'ensemble du territoire national, nos concitoyens, c'est important qu'on s'attaque à ce sujet-là. Et le cumul de ces deux dispositifs, c'est également 2 milliards d'euros. Et je crois que si on redonnait du sens à l'engagement de notre système social, c'est-à-dire y contribuer pour pouvoir en bénéficier, on redonnerait également plus de sens à notre système.

21:32
Présentateur

Merci beaucoup, Justine. Je me permets évidemment d'associer tous ceux qui ont aussi travaillé. Guillaume qui a beaucoup, beaucoup travaillé sur les sujets de RSA. Josiane aussi, on répondra à vos questions si jamais vous le souhaitez, sur les sujets éoliens et énergie. Nicolas sur les questions de collectivité locale. Et Vincent également sur tout l'enchevêtrement du millefeuille avec les partages de compétences imbriquées entre Etat, région, collectivité locale, qui sont aussi un de nos gros combats.

Si je dois résumer les choses simplement, oui, le pays est dans une situation budgétaire qui est préoccupante, mais dans un pays qui a le record de la dépense publique et des prélèvements obligatoires, le seul chemin, c'est la baisse de la dépense publique. L'augmentation des impôts sur des Français qui déjà payent tant d'impôts et de charges est pour nous inacceptable.

On assume nos responsabilités, on met sur la table 40 milliards d'économies, le gouvernement n'a qu'à s'en saisir, mais la contrepartie, c'est que notre discours est très simple, nous n'accepterons pas la suppression de l'abattement fiscal sur les retraités, nous n'accepterons pas un budget qui augmente les impôts et les charges sur la France qui travaille. L'Etat doit faire enfin cet effort de lutter contre le gaspillage de l'argent public. Et la très bonne nouvelle, c'est qu'il y a des pistes d'économie partout. Il faut juste faire preuve de volonté et il faut juste enfin passer des paroles aux actes, ce qui est un peu le problème en ce moment.

22:54
Auditeur

Est-ce que d'éventuelles hausses d'impôts remettraient en question votre participation au gouvernement ?

23:05
Présentateur

Alors, je l'ai dit, je crois que vous n'étiez pas encore arrivé. La position de notre groupe est très claire. Un, la première, on ne votera aucun budget qui comprend des hausses d'impôts. Aucun. Deux, si François Bayrou devait persister sur cette voie alors que nous avons été d'une clarté totale avec lui, oui, il y aura un débat à l'intérieur de la droite républicaine sur la question de continuer à soutenir un gouvernement. On n'est pas en soutien d'un gouvernement pour augmenter les impôts.

La conviction profonde de la droite, c'est qu'on a besoin d'arrêter ce gaspillage de l'argent public et que le chemin qui a toujours été la voie de facilité consistant sans cesse à demander plus d'efforts aux Français n'est pas acceptable. Et ce qu'on ne veut pas, c'est qu'on joue avec les mots. Voilà, supprimer un abattement fiscal, ça s'appelle juste augmenter les impôts. Nous dire gentiment qu'on va créer une contribution, ça s'appelle augmenter les impôts. Et donc ne jouons pas avec les mots, on parle aujourd'hui d'un pays dans lequel aussi bien la France qui travaille que la France qui a travaillé toute sa vie est épuisée par le poids des charges et des impôts.

Et donc je suis, je vais le dire, assez en colère de voir la créativité fiscale du gouvernement depuis quelques jours. Comme j'aimerais qu'ils aient la même créativité pour aller chercher des économies de dépenses publiques. Et je ne peux que constater que alors que ça fait maintenant 8 mois qu'on a mis des pistes de proposition sur la table, on va être très simple, ils ne s'en sont saisis de façon opérationnelle d'aucune. et que depuis que François Bayrou est à la tête de Matignon, il n'a absolument avancé de façon opérationnelle sur aucune des pistes que nous avons mises sur la table. Donc il y a un moment où il faut dire les choses top, ça suffit.

Il y a suffisamment de travail pour nettoyer et aller chercher ces 3% d'économies sur la dépense publique sans aller encore une fois à la solution de facilité qui consiste à piocher dans la poivre française.

24:57
Intervenant

Oui, je sais, quand je vous parlez d'un débat sur le soutien au gouvernement, mais la question qu'on fait apporter sur la participation au gouvernement.

25:03
Présentateur

Oui, pour nous, c'est la même. C'est exactement le même sujet, c'est-à-dire que si vous ne soutenez pas un gouvernement, vous n'y participez pas, ça va de soi.

25:10
Intervenant

C'était il y a un an, en juillet, je crois, l'état de votre débat, c'était éventuellement de soutenir un gouvernement sans y participer. C'était une option en général.

25:19
Présentateur

Oui, sauf que là, on est sur quelque chose où on va de plus en plus toujours dans la même direction. C'est-à-dire qu'au lieu d'inverser et de faire des économies, on nous propose d'augmenter les impôts. Bon, voilà, pour nous, c'est clair. Un, on ne vote pas un budget, c'est-à-dire, ça, c'est la question du soutien. Et deux, si jamais le gouvernement persiste dans cette voie, on aura un débat à l'intérieur de la droite républicaine sur la participation et le soutien au gouvernement.

25:42
Intervenant

Oui ? Vous dites qu'un débat s'engagera au sein de votre groupe parlementaire si le gouvernement s'engagerait à augmenter les impôts dans le prochain budget. Est-ce que le groupe parlementaire ou des députés sera habilité à décider de lui seul une telle participation ou ce sera la future direction du parti ? Ce serait peut-être le prochain président de décider d'une telle orientation stratégique.

26:01
Présentateur

Vous savez, c'est un groupe de députés. Ils ont été élus. Ils prennent des décisions qui sont importantes. Ils ont eu le courage de se présenter aux élections dans un contexte qui était difficile. On a tous été soudés par un pacte législatif qui nous unit et c'est ça ce qu'on porte. Voilà. Et croyez-moi, j'ai des tempéraments qui sont plutôt indépendants autour de moi. Ils n'ont pas l'habitude de prendre des instructions. C'est un travail d'équipe et il vaut mieux le comprendre.

26:26
Auditeur

Oui ? Quand vous dites réfléchir à votre soutien, ça veut dire voter une motion de censure ou même déposer une motion de censure ?

26:30
Présentateur

Non, on a toujours été clair dessus. C'est une responsabilité qu'on a sur. Pour l'instant, c'est notre position. Ça reste celle-là. On ne croit pas que le chaos soit une solution pour le pays. Donc nous, on ne fait pas partie de ceux qui pensent que faire tomber un gouvernement est une solution. Mais je le redis, le gouvernement a intérêt à entendre le message qu'on envoie. Parce que pour nous, là, maintenant, ça suffit. C'est juste quand j'ai entendu la ministre du Budget expliquer que ce n'était pas très grave, que les retraités étaient des privilégiés dans notre pays, que ça n'allait toucher que des retraités modestes, que ça n'allait pas toucher les retraités modestes. Ah bon ?

500 000 retraités, avec ce qu'elle prévoit, deviendraient imposables. Ça consiste à prendre 5 milliards d'euros dans la poche de la France qui a travaillé pour 9 millions de retraités qui seraient concernés dans la meilleure des évaluations. Un choc qui sera encore plus important que le moment où Emmanuel Macron a mis la CSG. Et je ne veux pas qu'on tombe dans cette espèce de piège consistant à dire « Ah mais oui, mais il faut favoriser les actifs par rapport aux retraités ». Non. Dès que vous ouvrez la voie à un gouvernement pour augmenter les impôts, ils augmenteront les impôts sur tout le monde. Tout le monde. Et donc le principe, il doit être clair.

Notre pays est en train de mourir du poids des impôts. Et donc il y a un seul chemin, c'est il y a l'augmentation d'impôts sur personne. Parce que sinon, vous siphonnez le dynamique de l'économie, vous fragilisez le pouvoir d'achat, vous entraînez tout le pays vers le bas. Donc notre ligne, elle est très claire. On défend la France qui travaille, on défend la France qui a travaillé. On refuse cette opposition entre les retraités et les actifs. Les retraités de ce pays ne sont pas des privilégiés, ils ont payé des cotisations. La retraite, c'est un dû, ce n'est pas un privilège. On veut revaloriser la France qui travaille.

C'est un mouvement global consistant à sortir notre pays de cette facilité politique dans laquelle il s'est enfermé, consistant à systématiquement aller chercher l'équilibre des comptes dans l'augmentation des impôts. Si ça marchait, ça se saurait. On a quand même cette performance qui doit tous nous faire réfléchir. Enfin, on est le pays qui a le record des prélèvements obligatoires et pour autant, le pays est ruiné. Bon, ça doit nous faire réfléchir. Ça montre très clairement que la piste de l'augmentation des impôts n'a servi à rien. Tout simplement parce qu'au fur et à mesure, vous écœurez tout le monde.

Donc nous, ce qu'on veut, c'est plutôt réencourager les Français à ce qu'on part dans une dynamique où on crée de la richesse.

28:40
Intervenant

Vous avez vu François Barron ce matin. Vous lui avez fixé vos vignons rouges.

28:47
Auditeur

Quelles ont été les réponses ?

28:49
Présentateur

Pas clair. Je ne sais pas si ça vous surprend. Moi, non. Mais ce n'était pas clair.

28:57
Intervenant

Et il ne vous a pas rassuré ?

28:58
Présentateur

Non. Parce que moi, ce que j'attendais de lui, c'est qu'il me dise qu'il n'y aura aucune augmentation d'impôts. Ce que j'attendais de lui, c'est qu'il désavoue très clairement ses ministres en disant « Je vous annonce que l'abattement fiscal de 10% ne sera pas supprimé. » Ce que j'attendais de lui, c'est un engagement de « J'ai fixé une ligne à tout mon gouvernement pour que la restauration des crédits se fasse 100% sur des économies, sur la dépense publique. » Je n'ai eu rien de ce discours. La seule chose que j'ai eu, c'est qu'on m'a dit qu'hier, en Conseil des ministres, il avait fait un rappel à la nécessité d'avoir une coordination de la parole gouvernementale.

Ce n'est pas la première fois que j'entends ça. et que nous aurions une réponse d'ici le 14 juillet. Bon. Ben voilà. Nous, vous avez notre réponse. Il y a 40 milliards à chercher. On les propose. Voilà. On les propose.

29:51
Auditeur

Vous demandez au gouvernement d'inscrire des choses d'ici...

29:59
Présentateur

Ah, pardon. J'avais pas compris.

30:00
Auditeur

D'ici la rentrée, pour aller dans le sens...

30:05
Présentateur

Ben, d'abord, je me méfie beaucoup parce que, souvenez-vous, le discours qu'on a eu au début quand on a proposé ces pistes d'économie. Le Premier ministre nous a expliqué « Ah, mais ça prend du temps de faire des pistes d'économie. Donc, on en parlera. Laissez-nous le temps. » Bon. Je constate que rien n'a avancé. Vous n'avez pas eu de suppression d'agence. Vous n'avez pas eu de réorganisation de budget. Vous n'avez pas eu de moratoire sur l'éolien alors que c'est en train d'exploser dans tous les sens et qu'on voit que ça déstabilise notre réseau électrique.

Vous n'avez pas eu l'ouverture, ne serait-ce que l'esquisse d'une réflexion sur séparer le bon grain et l'ivret entre le social qu'on veut garder et l'assistanat qu'on veut enlever. Donc, il n'y a rien eu. Évidemment, et Thibault nous en parlait tout à l'heure, à nos yeux, le fait d'inscrire tout de suite une loi de rééquilibrage entre assistanat et travail serait déjà un pas qui permettrait d'enplancer la dynamique sans avoir à attendre les effets du PLF et du PLFSS. Donc, oui, votre question, elle est plus que pertinente. On considère que sur toute une série de sujets, autre sujet, les dépenses liées à l'immigration.

Je rappelle qu'on a un Premier ministre qui a parlé de submersion migratoire. Il n'a inscrit aucun texte sur ce sujet à l'heure du jour de l'Assemblée nationale. Aucun. Et par contre, on nous parle de la proportionnelle. Ils ont une étonnante hiérarchie des priorités. Étonnante. Comme s'il n'y avait rien de plus urgent que de faire la proportionnelle dans notre pays. Dans un pays qui est ruiné, dans un pays où on a une telle explosion de l'insécurité et de l'immigration, dans un contexte géopolitique où les menaces internationales sont si importantes, la priorité donc de notre Premier ministre est la proportionnelle. ça me laisse s'en faire. C'est bon pour tout le monde ?

31:43
Auditeur

Oui, je vous en prie. Pour bien résumer, si je comprends bien, de l'ouvrage, c'est à la fois le budget et la proportionnelle actuellement avec le gouvernement.

31:51
Présentateur

On est sur une conférence où moi je me concentre sur les enjeux fondamentaux. Les enjeux fondamentaux, c'est protéger les Français contre les augmentations d'impôts. Et c'est ce qu'on fait en proposant des pistes d'économie. Merci à tous. Merci beaucoup. Merci à tous. Merci à tous. Merci à tous.

32:03
Locuteur

Merci à tous. Merci à tous. Merci à tous. Merci à tous.