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interviewManuel Bompard· 20 mars 2025 95 min

✊ Tous dans la rue le 22 contre le racisme, l'extrême droite et ses relais !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Cette bord du travail, elle peut raconter beaucoup d'histoires surtout par rapport au thème qui va nous intéresser ce soir, à savoir le racisme, toutes les luttes contre les formes de discrimination, la solidarité, les luttes contre l'individualisation. Voilà, autant de thèmes réunis dans un même lieu et qui fait que aujourd'hui l'espace des luttes que je représente, je suis conseil régional mais je suis également animateur national d'un espace à la France insoumise qui s'appelle l'espace des luttes et je travaille avec une députée que vous connaissez Marina Mesure sur des sujets dont celui-là et il me tenait à cœur de faire cette réunion et d'inviter avec nous des intervenants que vous connaissez et qui me tiennent vraiment à cœur et je les remercie chaleureusement d'être venu ce soir. Je vous les présente.

Alors, je vais commencer par Laurence Gauttier. Laurence Gautier qui est une référente des luttes. Je suis à l'espace des luttes mais elle est référente des luttes pour le département 91.

Vous allez pouvoir entendre donc ces interventions attachées à la lutte dans le thème qui nous intéresse. Puis ensuite un député qui a fait parler de lui dans les 8èes circonscription parce qu'il a dû s'affronter avec un certain duplant mais également également le président de du département monsieur duevret. Voilà donc une lutte très importante mais qui prouve tout le courage du syndicaliste cheminot aujourd'hui député Beréranger Seron.

Ensuite, ce sera une militante de terrain experte sur le secteur de l'écologie. J'ai pu assister hier à une réunion qu'elle a animé sur ce thème et je peux vous dire que si nous dit ne serait-ce que la moitié de tout ce qu'elle a pu nous nous enrichir dans dans le débat hier soir, et bien ça promet. Je vous garantis que vous allez en entendre et que ça sera très intéressant.

Je veux parler de Claire le jeune et enfin celui qu'on attend tous et que j'ai attendu depuis très longtemps parce qu'il fallu qu'il puisse être disponible, vous vous en doutez, c'est notre coordinateur du mouvement national pour la France insoumise, Manuel Bonpard. Alors Manu, ça me touche d'autant plus qu'on a partagé il y a des années de cela un passage politique ensemble puisqu'on était tous les deux secrétaires national du parti de gauche et Dieu sait si ça a pu en ce créer des complicités. Donc de te voir parmi nous aujourd'hui ça touche particulièrement ce lieu.

Je vous en touche un tout petit mot. Il y a de cela quelques années, je suis plutôt jeune, j'étais donc syndicaliste juste à côté là, le réerbé. J'étais un responsable syndical et je venais souvent ici en effet pour pour faire des assemblées générales souvent interpressionnelles.

Et je me rappelle qu'à l'époque quand j'interpellais les les camarades, je leur disais vous savez on a tout intérêt à syndiquer et on risque pas de verser du sang. On risque pas de verser du sang, de prendre une balle. Tout ce qu'on risque de perdre, c'est de l'argent, des contraintes juridiques.

Voilà, on en était là. Ce que j'avais pas prévu à cette époque-là, c'est que le capital qui a toujours besoin de trouver des voies pour pouvoir continuer de s'enrichir a trouvé une voie à l'époque pour le transport en mettant en place ce qu'on appelle le code du transport et casser le code du travail. C'était remettre en cause de droit de grève.

Ça a commencé comme ça. Je vous parle de ça et je vais vous parler de deux autres étapes. Je vous parle de ça pour vous dire que aujourd'hui on n'est pas dans une fatalité.

C'est pas une fatalité ce qui nous arrive. 10 ans plus tard, en 2018, on a eu le phénomène des gilets jaunes. On est monté d'un cran.

Mais en montant d'un cran, on est monté aussi dans un cran de brutalité. Pour mettre fin à cet espoir qui que ça avait généré les gilets jaunes dans dans le peuple, on a vu pour la première fois une police utiliser des armes et pouvoir amputer, crever des yeux, rentrer dans une telle brutalité que enfin Ablicie International et autres ont dû réagir contre notre peuple, la France. le pays des droits.

Quelques années plus tard, alors que le capital pensait tenir enfin sa mane pour pouvoir enfin récupérer les retraites, la sécurité sociale et tout ça, il y a eu cette élection du 7 juillet où toute la France, pour ainsi dire a dit "Non, on ne veut pas du Front National, on ne veut pas de cette cet extrême droite." Ça en était trop pour ce gouvernement aujourd'hui. dit, c'est plus possible, il nous faut trouver cette voie.

Et bien, on va prouver on va trouver le contexte actuel puisque le trumpisme est en train de gagner le monde entier et toute l'Europe en tous les cas. Et bien, on va se servir de ça pour pouvoir taper encore plus fort sur les minorités. Si on n' pas compris ce qui s'était passé avec le code du travail pour les transports, avec les les gilets jaunes et tout ce qui a pu se produire, et bien aujourd'hui on va s'attaquer aux minorités, aux noirs et aux Arabes tel, je vous le dis.

Et donc on va taper sur les quartiers populaires et pour pouvoir vous dire et décrire ce qui se passe selon les secteurs qui nous intéressent notamment la santé, je vais passer la parole tout de suite à toi Laurence. Donc bonjour à tous. Euh tout d'abord, je voudrais remercier Philippe d'avoir organisé cette soirée euh et le remercier de donner la parole à travers moi-même à aux militants de terrain que nous sommes tous d'ailleurs un peu finalement puisque nous sillonnons les sonnes dans les différentes luttes et nous nous croisons tous régulièrement.

Euh donc je suis très heureuse d'être là ce soir. Voilà. Euh je vais vous parler de ce soir de façon très concrète d'un territoire dévasté par des politiques néolibérales.

Le département de l'essonne. C'est un cas d'école. Comme militante de terrain, comme citoyenne, comme élu local, j'ai pu constater les ravages causés par la casse des services publics, notamment sur l'hôpital public en essonne.

Je vous parle d'un territoire où il n'y a plus de maternité, plus d'hôpital public, plus d'urgence. C'est le cas de la 7e circonscription, la circonscription dont ma députée est ici, Claire le jeune, que je salue, qui donc n'a plus d'urgence. Et c'est le cas de cette circonscription, c'est qu'elle fait plus de 132000 habitants et que elle est totalement dévastée au niveau sanitaire.

Donc je vous parle de juvisie surorge dont l'hôpital public a été vendu à Coriand mais aussi de long jumeaux où il n'y a plus de maternité de chirurgie où des étages ferment au fur et à mesure que les services disparaissent où le service d'urgence est saturé où les personnels ont fait grève récemment pour demander davantage de moyens. L'hôpital de Corbayon, le sud francilien est débordé, n'accepte plus que les grossesses de type 3. Je vous parle de l'hôpital de Lourd qui résiste lui car des médecins y sont viscéralement attachés à un service public de la santé.

Oui, ça existe. Mais jusqu'à quand ? Depuis des années, nous les usagers, les collectifs, les syndicats, les élus, nous alertons les autorités de tutelle par tous les moyens possibles sur la catastrophe sanitaire à venir avec l'asséchement programmé des finances, des hôpitaux publics qui sont gérés comme des entreprises.

La pénurie organisée de médecins traitant conséquence d'un numérus claus voulu par l'ordre des médecins. Et bien, nous y sommes. Nous en sommes aujourd'hui à établir une comptabilité macabre.

Deux jeunes femmes sont décédées aux urgences de Villu Saint-Georges et de Long Jumeau en janvier 2025. Deux jeunes femmes, l'une de 20 ans, originaire de Juvisie, l'autre de 26 ans. Quelle gâchie !

Est-ce un hasard si ces deux services Long Jumeau et Vin9u Saint-George ont été touchés récemment par des grèves du personnel demandant du renfort ? qui une autre grève pour les mêmes motifs a démarré à sa clé. Pourtant un hôpital qu'on nous a vendu comme un hôpital high-tech pour lesquels nos trois hôpitaux de proximité ont été sacrifiés.

Juvis, Longjumeau et Orse dans le Nord eton. C'est plus de 600 lits qui ont été supprimés depuis 10 ans. C'est 900 postes de soignant.

C'est trois hôpitaux de plein exercice en voie de disparition. Vous me direz quel rapport avec la thématique de cette soirée ? Quand on crée la rareté à coup de politique austéritaire, quand on ne répond pas aux besoins de santé de l'ensemble d'une population, qu'on crée des déserts médicaux et qu'on casse les hôpitaux publics, on installe une politique de discrimination de tous les patients et on désigne des bouc émissaires pour détourner des véritables responsabilités.

Si vous attendez 8h, 10h, 12h aux urgences, ce n'est pas parce que vous êtes dans un désert médical et que vous n'avez pas d'autres solutions. Non, c'est la faute aux étrangers. Si vous attendez des mois pour un rendez-vous médical, ce n'est pas à cause du numérus claus instauré par l'ordre des médecins.

C'est la faute aux autres, aux étrangers, aux migrants, aux sans papiers, aux racisés. Mais non, bien sûr, nous savons tous que c'est faux. Ce n'est pas l'immigration qui crée la pagaille, le désordre, la perte de chance, l'attente interminable dans les couloirs des urgences.

Ce sont les suppressions de lit, de services de personnel systématique programmé avec un cynisme effroyable par des gestionnaires hors sol, notamment les agences régionales de santé. Comme les grévistes des urgences adultes et pédiatriques de sa clé l'ont affiché, j'ai eu envie de reprendre leur formule parce que je l'ai trouvé tout à fait adéquate. Ce n'est pas parce que nous sommes en grève que vous attendez, c'est parce que vous attendez que nous sommes en grève.

Dans ce contexte de crise, de l'accès aux soins, le discours de l'extrême droite, le discours nationaliste visant à opposer les populations et les travailleurs selon leur origine, leur couleur de peau, leur religion, leurs orientations sexuelles se banalisent tel un poison. Vieille Rangen qui a fait ses preuves historiquement malheureusement. Ainsi, le débat sur la santé se réduit à l'aide médicale d'État, l'AME, l'accès aux soins des personnes en situation irrégulière, ça représente en fait 0,5 % des dépenses de santé.

Mais c'est une véritable obsession de la droite et de l'extrême droite comme si les patients étrangers étaient responsables de la crise du système de santé en France. Alors qu'en fait, bien sûr, nous le savons nous tous ici, cela relève de choix politiques que nous dénonçons depuis des années. À la préfecture d'Evri, les dossiers de renouvellement, des titres de séjour et de régularisation s'empilent et ces retards de traitement engendrent des situations catastrophiques.

Perte d'emploi, de logement, précarité administrative et financière et du coup non accès au services de santé. Que reste-t-il ? Les urgences ?

Les urgences deviennent le seul recours mais elles sont déjà saturées et le durcissement des conditions d'accueil des migrants avec la circulaire Retaillot va précipiter de plus en plus de personnes dans la précarité et la clandestinité. Cette loi fruit d'une vision obsessionnelle des migrations perçue comme une menace renforce une fabrique de personnes sans papier. C'est la préférence nationale qui va s'inscrire dans le système de santé français.

Exent les étrangers, les racisés, les métissés, les métec aux origines douteuses, mais aussi tous ceux qui seraient hors de la norme définis par la droite extrême et l'extrême droite, les céropositifs, les gay, les trans et cetera. Et le paradoxe dans cette affaire est que notre système de santé repose sur des médecins et sur des soignants étrangers. Et oui, 5000 praticiens hospitaliers sont des pasus.

Des padus, ce sont des médecins formés à l'étranger qui ont obtenu leur diplôme hors Union européenne. 5000 sur de la France. Sans eux, sans les soignants d'origine étrangère ou racisé, il n'y aurait plus d'hôpital public.

Et quelle bonne affaire pour le ministre de la santé ! car pour le ministère de la santé car ces praticiens qui font le même travail que leurs homologues français qui n'ont pas le droit d'exercer en libéral dont l'État français n'a pas eu à payer les études qui ont un statut précaire et peine à obtenir des papiers pour être en règle sont payés 2/ tiers de moins que leurs homologues français alors qu'ils font le même travail. 300 d'entre eux récemment ont entamé une grève de la fin.

Ils l'ont entamé le 8 mars. Pourquoi le 8 mars ? Parce que 70 % parmi eux sont des femmes.

Donc la le symbole était évident. Leur slogan est d'ailleurs médecin pas cher. Voilà la bonne affaire.

Ça dit tout. Nous devons donc proposer une politique d'accueil et de solidarité fondée sur le respect des droits, de la dignité humaine et des libertés. Pour toutes ces raisons, je pense qu'il faut vraiment qu'il est vraiment nécessaire et indispensable que nous soyons très nombreux samedi dans la rue.

Et je terminerai par une citation de soignant qui est paru dans West-Fance en juin 2024. des soignants qui refusent la discrimination et le trient la santé est un droit humain fondamental et un pigné de la cohésion sociale. Toute politique discriminatoire visant à restreindre l'accès aux soins pour certaines populations est une attaque contre ces principes.

Bonsoir à toutes et tous et merci pour votre présence. Merci à Philippe pour l'organisation de cette réunion. Je pense que on est réuni soir parce que la situation dans laquelle on est aujourd'hui et dans le monde plus largement nous oblige à nous mobiliser, à nous organiser et bien évidemment à construire un monde différent de celui dans lequel on est aujourd'hui.

La lutte s'organise face à la montée de l'extrême droite et face à la banalisation finalement de ces idées. La mobilisation à venir le 22 mars doit être une première étape à la prise de conscience que nous ne sommes pas seuls, que nous sommes du bon côté de l'histoire et de la nécessité absolue de nous rassembler. Nous sommes là parce que nous savons que la seule réponse possible, c'est l'unité et la mobilisation populaire.

L'été dernier, lors des élections législatives, les Français ont tranché. Ils ont dit non au Rassemblement national. Alors, ce fut pas une victoire à la pyus, même si bon, on doit bien l'admettre, on a dû quand même donner sans circonscription au Parti socialiste, mais au contraire, une victoire de combat, une victoire d'idée et d'espoir.

Cette victoire, c'est la nôtre et celle de personne d'autre. Elle n'a tenue qu'à nous, qu'à notre mobilisation. Elle est celle des quartiers populaires, des jeunes, des ouvriers, des travailleurs, des travailleuses qui se sont levés pour dire non à l'extrême droite et oui à un autre monstre basé sur la solidarité et l'entraide.

Pourtant, face à cisation populaire, la seule réponse du président Emmanuel Macron a été un éème passage en force de sa politique violente, inégalitaire et stigmatisante à l'encontre des plus fragiles. Tout le monde aurait dû s'ofusquer de la décision d'Emmanuel Macron de ne pas nommer et de ne pas reconnaître le résultat des urnes. Et en nommant un gouvernement illégitime, mais rien.

éditorialistes, politologues, experts, seul une poignée s'en sont auusqué alors que tout le monde, que l'on soit de droite ou de gauche, tous ceux attachés à la démocratie, tous ceux attachés à la République auraient dû dénoncer cette situation et refuser que soit piétiné à ce point la démocratie. Ce moment de bascule est en réalité une étape supplémentaire dans la faschisation de notre société. Encore un déni de démocratie, me direz-vous, sauf que le recours à cette expression est devenu presque une banalité.

S'il est une notion qui semble résumer le climat politique aujourd'hui dans lequel on se trouve ces dernières années, c'est parce qu'on a l'utilisation récurrente de l'article 493 notamment par madame Elisabeth Born mais pas que. Tous les suivants l'ont utilisé le non vote d'un budget depuis maintenant plus de 3 ans et puis la nomination de Michel Barnier membre des Républicains 47 députés au poste de premier ministre puis maintenant celle de François Bairou qui a encore moins de députés. Finalement, la liste est longue et s'il a attendu bien évidemment que les forces d'opposition s'opposent à la politique menée par le pouvoir en place, la fréquence et la spécificité de cette dénonciation interroge sur l'état même de notre démocratie.

La décision de nommer par deux fois un gouvernement minoritaire de droite extrêmes composé de personnalités, certaines connues, hein, pour leur propos raciste et islamophobe est une provocation insupportable qui a elle seule aurait dû suffire à voter la censure. Après avoir mis le doigt dans la confuture, certains ont fait le choix de mettre le verre dans le fruit, permettant ainsi au gouvernement Bairou finalement de dérouler l'agenda de l'extrême droite tout en la protégeant finalement puisque celle-ci gouverne mais sans pour autant avoir de responsabilité. gouvernemental.

Aujourd'hui, on a des membres de ce gouvernement qui n'ont absolument rien à envier à ceux du Rassemblement national. Alors quelques-uns, Gérald Darmanin annonce la remise en cause du droit du sol. Bruno Rotaillot souhaite rétablir le délit de séjour irrégulier, durcir encore les régularisations, interdire les mariages avec des sans papiers et même non pardon interdire le voile dans le sport.

Le premier ministre a lui repris à son compte les discours les plus nausés à bond sur la submersion migratoire et l'identité nationale. Le choix du premier ministre de parler d'un sentiment de submersion migratoire est depuis longtemps associé à l'extrême droite. Elle était notamment fréquemment utilisée par Jean-Marie Le Pen lorsqu'il était chef du Front National.

Il l'a dossaé au concept fallacieux d'ailleurs et raciste de grands remplacements. L'utilisation de cette expression renvoie à l'idée d'une vague qui emporterait tout. C'est quelque chose que l'on ne peut pas quantifier avec l'idée que celle-ci va venir écraser et remplacer.

Parler de l'immigration en ces termes renvoie une représentation de l'ordre du surnaturel et de l'incontrôlable dont on est forcément victime. Surtout, cela n'est pas juste un effet de langage mais induit une façon différente et déshumanisante de voir une partie de la population. Elle permet d'y accoller tous les fantasmes alors qu'elle est controduite pourtant par les faits et par les chiffres.

Son le ligne ce en 2023 la population étrangère vivant en France s'élevait à 5,6 millions de personnes, soit vir 8,2 % de la population totale contre 6,5 % en 1975. On peut dès lors difficilement parler de submersion migratoire. La France est même l'un des pays développés qui accueille le moins d'immigrés.

La proportion d'immigrés est sous la moyenne européenne. Selon l'INSE, là encore s'établissant à 10,7 % en 2023. Un chiffre bien inférieur finalement à ce qui se fait dans les autres pays. 50 % d'immigrés au Luxembourg.

Bon, on compte pas les exilés fiscaux. 28 % à Malte, 20 % environ l'Allemagne, l'Autriche et la Belgique, Chypre, l'Irlande et la Suède. Donc on voit qu'on en est très loin.

Et ces mots du Premier ministre ont été applaudis par le Rassemblement national. Et en utilisant cette expression, François Bairou finalement, mais plus largement le gouvernement la rend légitime et la fait rentrer dans le débat. Une normalisation des idées d'extrême droite qui valident le fait de voter pour elle.

La sortie de François Bairou est finalement l'aboutissement d'un long processus de normalisation des idées du Rassemblement national. Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que le vocabulaire de l'extrême droite est emprunté par le centre et la droite. En 2019, Emmanuel Macron avait frappé les esprits où il fustig notamment les droits de l'omiste, expression là aussi venue du Front National des années 90.

Dans la même veine, le ministre de l'intérieur de l'époque, le bien connu Gérald Darman, avait créé la polémique lui en 2020. en appelant à stopper l'ensauvagement d'une certaine partie de la société. Encore un néologisme estampillé du Rassemblement national sur un supposé processus de décivilisation obligeant l'Élysée à démentir toute référence à l'écrivain d'extrême droite Renault Camieu.

Fin septembre, c'est le ministre de l'intérieur Bruno Rotaillot qui s'est illustré sur ce sujet. Celui qui parlait après les émeutes de l'été 2023 de régression ethnique et de français de papier a enfoncé le clou et affirmé que l'immigration n'était pas une chance pour la France. Ce glissement sépantique, ça ne doit pas seulement nous inquiéter.

Il doit y trouver une réponse politique bien sûr, mais surtout une réponse populaire. La politisation à outrance des idées, des questions de migration et d'intégration biaè finalement nos représentations et vise à habituer, à penser comme l'extrême droite est validé. Là encore le fait de voter pour elle.

Le gouvernement actuel est dangereux car non seulement il fracture notre pays mais il le fait qui plus délibérément pour protéger les privilèges des plus riche. Car ne nous y trompons pas jamais l'extrême droite et ses idées ne seront et ne seront du côté des plus précaires et des plus fragiles. La répartition des richesses ils ne connaissent pas.

La solidarité ils ne connaissent pas. Leur vote à l'Assemblée nationale en sont les exemples les plus frappants. Dès lors qu'il s'agit de taxer le capital, dès lors qu'il s'agit de lutter contre la fraude fiscale, dès lors qu'il s'agit d'augmenter les salaires et le SMIC, il s'y oppose.

Mais ne vous y trompez pas, derrière le vernis, l'extrême droite et la bourgeoisie avancent main dans la main. Ce sont les deux faces d'une même pièce. L'une agite la haine pour diviser, l'autre engrange les profits.

Ensemble, ils détiennent un certain nombre de médias, c'est news, européen, le JDD, valeur actuelle. le tout pour distyer leur poison et retourner contre elles-mêmes et ceux qui n'auraient jamais dû voter pour eux. En fait, leur projet est simple.

Détourner la colère des classes populaires, masquer les vrais responsables des inégalités et de la misère et s'assurer que quoi qu'il arrive ce soit toujours eux qui reste aux commandes. Et pendant que l'on nous fait détourner le regard, que l'on nous parle de voile, d'identité nationale, voici ce qui se passe dans notre pays. Les fractures, les factures explosent, le service public s'effondre, des hôpitaux ferment, des écoles sont en lutte contre les fermetures de classe, la précarité explose. 10 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté.

Le coût de la vie étudiante abondit de 27 % et 19 % des étudiants déclarent avoir des difficultés à subvenir à leurs besoin. Plus localement en essai est tout simplement insupportable pour obtenir un renouvellement de titre de séjour ou plus largement un simple rendez-vous en préfecture. Ces délais qui explosent mettent bien évidemment gravement en danger ces personnes-là puisque une fois qu'elles perdent leur titre de séjour, elles ne peuvent plus prétendre aux prestations sociales et plus pouvoir ne plus pouvoir pardon travailler.

La vraie violence, elle est là dans la misère organisée, dans les inégalités creusées, dans la répression sociale et syndicale, dans la stigmatisation de telle ou telle personne. Et plutôt que d'y répondre, on nous désigne des boucles émissaires, les étrangers, les pauvres, ceux qui n'ont déjà rien. Alors bien sûr, c'est plus facile que de s'attaquer au vrais responsables, ceux qui s'enrichissent sur notre dos.

Comment on peut s'imaginer que le problème c'est la personne qui est au RSA alors que déjà étant au SMIC, on ne peut pas vivre dignement et que dans le même temps, certains se mettent des millions d'euros dans la poche sans que cela ne gêne absolument personne ? Comment on peut s'imaginer que le problème c'est l'immigré qui a quitté son pays par contrainte car on ne quitte jamais son pays par plaisir et encore moins en fonction des prestations sociale que permet un pays alors que dans le même temps certains ne payent pas un eur d'impôts ? Comment peut-on croire que le problème des retraites ce soit son financement et donc qu'il faille reculer l'âge de départ lorsque l'on sait que l'égalité salariale femme homme rapporterait 7 milliards d'euros comme bénéfice et régulerait ainsi le problème et quand bien même lorsque l'on aime son pays, on ne laisse pas les gens mourir au travail.

L'écart moyen d'espérance de vie entre un cadre et un ouvrier, c'est 6 ans. Les inégalités sont toujours bien présentes et nous devons les les dénoncer sans relâche. Comment peut-on croire encore que la fraude sociale est le cœur du problème ?

Sans jamais parler finalement de fraude fiscale. La fraude sociale représente environ 10 % de l'ensemble de la fraude tandis que la fraude fiscale représente elle plus de 87 % de l'ensemble des fraudes. Et contrairement au préjugés, les ménages ne sont pas les premiers responsables de la fraude sociale.

Le Haut Conseil du financement de la protection sociale met ainsi en garde contre cette simplification qu'on entend de manière régulière et qui cont qui consisterait à réduire la fraude sociale aux seules caisse d'allocation familiale. Cette dernière permet de nourrir finalement là aussi un discours antipauvre et n'est qu'une fois de plus un fantasme de l'extrême droite car 56 % de la fraude sociale détecté est le fait des entreprises et des travailleurs indépendants qui ne payent pas leur cotisation sociale. Cotisation qui permettent d'alimenter la sécurité sociale et nos retraites.

Ce gouvernement banalise finalement les idées de l'extrême droite pour tenter de nous y conduire en 2027. Ce sera eux ou nous et eux ont déjà fait leur choix. Aux États-Unis, en Allemagne, au Brésil, les fascistes s'organisent.

Les salut nazis ne se cachent même plus. En France aussi, des groupuscules d'extrême droite attaque, frappe et menaces pendant que le gouvernement détourne le regard. Alors, l'heure est grave, mais l'heure est bien sûr à la R post et c'est pour cette raison nous sommes aujourd'hui réunis à Massi.

Nous ne laisserons pas ce gouvernement et l'extrême droit détruire, ce qui fait encore tenir ce pays, l'égalité, la solidarité, la fraternité. Nous devons opposer à leur discours de haine une vision radicalement différente de la société. Une société qui protège les plus fragiles, une société qui donne à chacun les mêmes droits.

Une société où les services publics fonctionnent, où on vit dignement, où et on ne laisse personne sur le bord du chemin. Le combat contre l'extrême droite, c'est bien évidemment combattre leurs idées, mais c'est aussi proposer un autre avenir, proposer une autre vision du monde. Un avenir où on arrête de faire la chasse au sans papier et on régularise les travailleurs.

Un avenir où on se bat pour l'hôpital, l'école, la poste, nos transports et nos droits. Un avenir où les discriminations reculent, où la jeunesse a un avenir où on cesse de précariser, de contrôler et de réprimer. Une société plus juste, plus égalitaire qui prend en compte la nature et le vivant.

Nous sommes la majorité. Ce sont eux qui ont peur. C'est bien pour ça qu'il nous divisent.

Ne tombons pas dans ce piège qui a systématiquement fait de nous les grands perdants de l'histoire. Retenons les leçons du passé. Retenons ce que nous sommes capables de faire ensemble et retenons que rien n'est impossible.

Tant que nous serons debout, tant que nous serons unis. Ils ne passeront pas. Alors ce 22 mars, nous devons dire au effort que nous refuserons la société de la peur et de la haine.

Nous voulons une société d'égalité et de justice sociale. Alors oui, aujourd'hui on marche mais demain, après-demain, on continue à lutter, à s'organiser et à résister parce qu'un autre monde est possible, un monde sans racisme, un monde de solidarité et d'égalité. Et je finirai sur ces mots de Louise Michel au lendemain de l'anniversaire de la commune.

La révolution sera la floraison de l'humanité comme l'amour sera la floraison du cœur. Vive la lutte. Bonsoir tout le monde.

J'espère que vous êtes motivé pour ce 22 mars qu'on prépare ce soir ensemble à Massi. Je suis très heureuse de vous retrouver ici dans cette repeinte aux couleurs du nouveau Front populaire en juillet dernier et ça doit être une immense fierté pour nous toutes et nous tous. Je voudrais remercier aussi les camarades qui ont rendu possible cette réunion publique ce soir, tous ceux qui ont collé, tracté, je sais que vous y avez mis beaucoup d'énergie et de cœur.

Donc merci vraiment beaucoup à vous et à Philippe Juravert de cette belle invitation qui nous permet de de bien préparer cette cette marche du 22 mars. On se retrouve ce soir dans un moment de bascule, un moment dont on pouvait sous-estimer la gravité. On a le massacre toujours en cours sans répis à Gaza envers le peuple palestinien.

Plusieurs centaines de morts depuis lundi, depuis le moment où Netaniaou, ce criminel de guerre, a rompu unilatéralement le cesser le feu. On a aussi l'arrivée de Trump au pouvoir, l'installation d'une forme de fascisme mêlée à ce que Musk peut apporter de pire. On a aussi le désastre climatique qui est déjà là et qui prend déjà des vies sur notre territoire.

On a un département français à terre suite au cyclone Chido à Mayotte. On a la réunion touchée de point fait par Garance. Et on a aussi en France la rapidité affligeante avec laquelle le bloc bourgeois organise sa fusion avec le bloc nationaliste et raciste.

Voilà la situation dans laquelle on se réunit ce soir et face à laquelle aussi nous allons marcher nombreuses et nombreux partout en France parce qu'il faut le rappeler, il y aura des mobilisations partout en France ce samedi. C'est face à cela qu'on fait qu'on fait face et il y a des responsabilités à pointer. Ça a été dit le 7 juillet, c'est la gauche qui a gagné et pas n'importe quelle gauche, la gauche de rupture, la gauche qui s'est remise debout.

Et il faut bien le rappeler que à ce moment-là de l'histoire de notre pays, toutes les conditions étaient réunies pour mettre un coup d'arrêt décisif à l'extrême droite. On avait une gauche qui avait gagné les élections soutenues par un mouvement populaire à l'image de cette nouvelle France que nous célébrons. Mais face à ça, et il faut bien le dire, il manquait une seule chose.

Il fallait une seule chose, que les macronistes consentent à respecter la souveraineté populaire, consentent à respecter nos institutions, consente à laisser la gauche gouverner conformément à l'expression du scrutin et on pointera jamais assez leur immense responsabilité dans leur choix conscient, délibéré, explicite de refuser cela et de s'accrocher au pouvoir en créant une alliance de la honte. avec le Rassemblement national. Il faut pas oublier ces responsabilités là parce qu'on est dans un moment où ce n'est pas seulement la montée du Rassemblement national, c'est l'extrême droitisation de tout le paysage politique, de tout le paysage médiatique et les responsabilités de chacune et chacun dans le fait de pouvoir laisser ce gouvernement Bairou au pouvoir, cette responsabilité là, c'est important de ne pas l'oublier car Voilà, dans la conception de ces grands démocrates autoproclamés, il faut surtout sauver le peuple de lui-même.

Et c'est pour ça que même quand il y a un scrutin, on invente des épouvantails, des extrêmes en disant en gros, c'est ces gens-là sont des gens pas peu fréquentables et ça correspond souvent aux gens qui vont remettre en cause de manière frontale leur pouvoir. Et je pense que c'est très important et nous le disons avec une clarté et une force absolue, le seul extrême qui existe dans ce pays, il siège à l'extrême droite de l'hémicycle avec son racisme, avec toutes les divisions qu'il apporte et c'est le choix et la responsabilité du gouvernement Bairou de s'être mis dans une alliance avec cet extrême. Et nous le disons avec la même force et la même clarté.

Le seul camp aujourd'hui qui est en mesure de s'opposer à cette extrême droite, c'est nous. Le seul bloc qui est en mesure de résister à ça et de faire qu'en sorte que l'extrême droite n'arrive pas directement au pouvoir dans notre pays. C'est nous, c'est du côté du mouvement populaire, c'est du côté du bloc social et populaire, c'est du côté de ce qu'on nomme la Nouvelle-Fance.

Et cet élément là, il est très important à avoir en tête pour la suite. Finalement, avec ce gouvernement Bairou, ça a été rappelé par mon collègue BAG Sernon, on a finalement une illustration assez parfaite de ce que de ce qu'est ce compromis entre le néolibéralisme, le macronisme et l'extrême droite. On a un mélange de ministres qui étaient des députés des députés qui ont perdu leurs circonscriptions et qui fallait bien recer quelque part.

On retrouve madame Borne, madame 493 qui admite d'elle-même qu'elle n'y connaissait rien au sujet de l'éducation mais qui se retrouve quand même au ministère de l'éducation nationale. Et quand je regarde toutes les luttes qu'il y a en ce moment dans les collèges, les établissements sur notre territoire au sablon, au collège des sablons dans la 7e circonscription au lycée Clément Ader, je me dis qu'effectivement elle connaissait pas grand-chose au sujet. Ils ont toujours pas compris que pour avoir une école publique, faut mettre des profs devant les élèves, avoir des heures de cours, avoir des moyens.

Donc effectivement, elle n'y connaissait pas grand-chose. Mais on a aussi dans le gouvernement Baou des ministres comme Darmanin, comme Rota dont la fonction est de maintenir à bord le Rassemblement national, de maintenir de de garantir le fait qu'ils ne vont pas censurer ce gouvernement. Et donc ça, ils remplissent formidablement bien leur tâches à grand coup de déclarations racistes de postures qui sont des postures coloniales, de promesses de loi et immigration alors que l'encre n'a même pas séché sur les décrets d'application de la précédente loi immigration et aussi à grand coup de polémique par exemple avec celle de Rotaillo vis-à-vis de l'Algérie qui est pourtant un peuple frère avec avec lequel on a une histoire douloureuse, délicate et avec qui c'est extrêmement important de préserver un lien fort.

C'est un gouvernement qui finalement colle assez parfaitement à l'époque qu'on vit et on voit beaucoup de gesticulations de leur côté pour mettre à distance Trump, le Trumpisme et cetera. Mais il le préparent, mais ils le copient, mais ils sont dans une alliance tacite avec un parti qui s'incline devant lui. Non, le gouvernement Bairou ne détonne pas dans une époque de monté du racisme brutal, dans une époque d'attaque sur la démocratie et dans une époque de climatcepticisme et de régression inédite sur l'écologie.

Et si on prend juste ce sujet-là qui n'en est pas des moindres, les coupes budgétaires massives dans le projet de loi de finance 2025 sur l'écologie sont un échos de ce qui se passe actuellement aux États-Unis. On a eu des milliards en moins cette année pour l'écologie alors qu'il faudrait des milliards et des milliards en plus chaque année si on voulait relever ce défi là qui est le défi de ce siècle. On a eu des milliards en moins pour la rénovation thermique des bâtiments qui permet simplement aux Français et en particulier aux Français les plus précaires de ne pas greloter chez eux l'hiver et ne de pas être en surchauffe complète l'été.

Et ça touche particulièrement les quartiers populaires et notamment ceux de notre département. On a eu des milliards en moins pour les transports collectifs ou encore pour les énergies renouvelables. On a des lois scandaleuses qui nous arrivent à l'Assemblée nationale.

Par exemple, cette loi qui nous arrive du Sénat, du sénateur Duplomb, il porte assez bien son nom au passage, qui veut réintroduire toutes sortes de pesticides. Ces pesticides qui nous empoisonnent, nous les agriculteurs, notre terre. On a également des ministres qui jugent bon de contester des décisions de la justice, donc en pleine violation de la séparation des pouvoirs, notamment sur le cas de la décision de justice historique qui était une grande victoire pour nous sur la 69.

C'est une honte. C'est une honte absolue et ça fait effectivement écho au pire du trumpisme et ça prépare un siècle qui sera un siècle de chaos si une réaction ne s'organise pas dès maintenant. Et toutes ces régressions sur le plan écologique, ils se font sur le terrain du rassemblement national.

On a beaucoup dit à quel point le gouvernement Bairou reprend les éléments de langage qui étaient ceux du Front National puis du Rassemblement national. Ce qu'il faut voir, c'est que sur tous les autres sujets, ils se mettent également au diapason du Rassemblement national. à chaque fois je siège en commission développement durable, ils font l'illustration parfaite d' quel point c'est un parti obscurantiste, c'est un parti climatonégationniste, c'est un parti qui nie ouvertement la science, c'est un parti qui s'est positionné par exemple contre l'interdiction des polluants internelles, donc ces fameux péface, en prétextant l'emploi et cetera, l'usine qu'ils avaient dans le coin, mais dans cela dans un mépris total de la santé des françaises et des Français.

Donc bon, certes, le gouvernement Bairrou n'est pas dans une posture de dire "Demain, nous allons claquer la porte de l'accord de Paris." Ils veulent pouvoir se dire encore qu'ils sont moins grossiers que Trump. Mais la différence n'est pas si grande lorsqu'on établit explicitement que la transition écologique n'est plus une priorité, que l'heure est au char et au canon.

La différence n'est pas si grande quand on réprime violemment le mouvement écologiste en utilisant les catégories et les outils répressifs de l'antiterrorisme. La différence n'est pas si grande quand on explique qu'il n'y a pas d'argent pour ce qui devrait être pourtant le chantier prioritaire de ce siècle. Je pense que un élément d'analyse qu'il faut tous qu'on ait en tête ce soir et dans la manière dont on appréhende les mois de lutte à venir qui ne manqueront pas d'être rude.

C'est aussi que la bascule dans le fascisme qu'on voit se dessiner au niveau mondial, elle s'explique par la situation particulière de crise dans laquelle le capitalisme se retrouve. Le capitalisme pour se maintenir a besoin d'être en mouvement. Il a besoin de sans cesse conquérir des nouvelles ressources et d'exploiter toujours des nouvelles ressources humaines et matérielles et naturel et d'avoir toujours voilà une disp à disposition une main d'œuvre croissante à faire travailler toujours plus.

Or le souci, mais c'est un problème systémique et mondial, c'est que la croissance stagne parce qu'on arrive au bout de certaines des réserves. Que faire alors pour relancer la machine de l'accumulation capitaliste ? Alors, il faut aller plus loin encore, plus profond encore.

Il faut aller chercher du gaz et du pétrole de chiste. Il faut chercher de nouvelles terres à exploiter après celle qu'on a dévasté. Il faut aller chercher des minerais critiques, des terres rares, creuser plus profond encore partout.

Et je pense qu'il faut lire ainsi la volonté de Trump d'aller s'accaparer le Groenland, d'aller s'accaparer le Canada, mais aussi sa volonté d'aller s'accaparer les minerais en Ukraine. C'est aussi ainsi qu'il faut lire la guerre génocidaire et coloniale de Netaniaahu sur Gaza qui contient aussi des ressources absolument stratégiques. Le trumpisme est un impérialisme parce qu'il accompagne ce capitalisme barbare qui n'en a plus que faire du droit international, des droits humains, du vivant, du respect du principe, de l'intangibilité des frontières qui est un élément clé du droit international et de la stabilité de la paix mondiale qui n'en a que faire de la démocratie.

Et je pense que c'est un élément absolument clé vous entre le capitalisme et la démocratie toujours été un mariage un peu douteux, un peu vraiment très très bancal mais là le divorce est complètement acté. Pour se maintenir, le capitalisme a besoin de détruire le vivant, de diviser les peuples et il a besoin surtout de basculer par-dessus bord la démocratie et ses institutions. C'est ce moment-là qu'on est en train de vivre.

Il est évident quand on regarde tout ça qu'il ne peut y avoir d'écologie politique sérieuse sans antifascisme, sans anticolonialisme et sans antiracisme. Donc aujourd'hui, la place de tous les écologistes ce sera à la manifestation du 22 mars en solidarité bien sûr avec toutes les personnes qui sont en première ligne de ce mouvement global absolument terrifiant. Parce qu'en réalité quand on y pense la déshumanisation qui est le cœur en fait du projet idéologique et politique de l'extrême droite, la déshumanisation de peuple entier, de fraction de notre société entière, la division du peuple sur des bases raciales et précisément ce qui permettra de légitimer de nouvelles invasions, de nouvelles exploitations de la terre, des hommes et des femmes.

Et c'est aussi par ce besoin de relance de l'accumulation capitaliste qu'on explique aujourd'hui l'impression à entrer dans ce qu'ils appellent donc l'économie de guerre. Et je pense que c'est un moment très important pour relire Rosa Luxembourg. Vous savez, on pas on invoque souvent, je reste pour ces questions là, mais Rosa Luxembourg, militante révolutionnaire, militante féministe qui a écrit en gros dans les années 1910 décrivait le militarisme et le décrivait ainsi et je pense que c'est très important de l'avoir en tête dans ces dans ces termes-là.

Le militarisme, disait-elle, il y avait une fonction déterminée dans l'histoire du capital. Il accompagne toutes les phases historiques de l'accumulation. Elle disait le cap le capital use toujours plus énergiquement du militarisme pour s'assimiler par le moyen du colonialisme et de la politique mondiale, les moyens de production et les forces de travail des pays.

Plus ça croit la violence avec laquelle à l'intérieur, à l'extérieur le capital avilie les conditions d'existence de toutes les classes laborieuses, plus l'histoire quotidienne de l'accumulation dans le monde se transforme en une série de catastrophes et de convulsions. Là, tout se tient. On voit le lien entre colonialisme, racisme, exploitation, dévastation écologique et le cœur du problème, le capitalisme.

Donc, on voit là comment l'écologie politique ne peut exister en dehors de l'anticapitalisme bien sûr et du combat frontal contre le capitalisme guerrier, raciste et colonial qui refait surface aujourd'hui. Et face à ça, on doit opposer bien sûr une économie de paix, reconstruire l'indépendance stratégique et les conditions du nonalignement de de la France. Il va falloir être très nombreuses et très nombreux ce samedi.

Ça va être une date extrêmement importante pour montrer qu'il y a une réplique. C'est un jour pour réaffirmer notre solidarité complète avec ceux qui sont en première ligne du racisme, de l'islamophobie, de l'antisémitisme, de tout ce qui va chercher à nous diviser en tant que société. Là où on doit faire bloc contre l'extrême droite et contre les attaques du bloc néolibéral.

C'est un jour pour dire aussi qu'elle est là et qu'elle est forte la France de la fraternité, la France antiraciste et antifasciste, celle qui refuse la violence administrative qui s'exerce en ce moment dans toutes nos préfectures en particuliè dans celle d'vri qui refusent que s'installe le racisme d'État parce que il y a le débat politique, ce qu'on voit à l'assemblée, les les jeux les discours de Retaillot et de Darmanin, mais il y a aussi la transformation profond de l'état. ça le fait que on demande à des fonctionnaires de consentir à des règles qui ont un fondement raciste et face à cela aussi il va falloir une mobilisation et une résistance extrêmement forte. Ce sera un jour pour clamer haut et fort vous haines, vos divisions, vous ne passerez pas.

Ce sera un jour pour clamer haut et fort vous et votre racisme vous ne passerez pas. Elle est là, la France qui ne recule pas, qui ne renonce à rien et qui ne cède pas un pouce des terrains à leurs idées nausées à bonde. Donc merci à vous d'être si nombreuses et nombreuses ce soir et on compte sur vous pour continuer à vous mobiliser chacune dans vos villes, pour continuer à tracter, à mobiliser pour qu'on soit une marée humaine samedi. pour nous à Paris, mais qu'on soit très nombreux à l'échelle à l'échelle nationale, ça va être une dette extrêmement importante pour faire exister cette France qui est majoritaire et qui un jour arrivera au pouvoir. [Applaudissements] Évidemment remercier mon camarade et mon ami euh Philippe Juravert de son invitation et remercier les militantes et les militants de la France insoumise de de Massi qui je crois ont beaucoup travaillé ces derniers jours pour vous permettre d'avoir l'information sur cette réunion publique pour euh pour la préparer parce que je pense qu'il y a des moments comme ça qui ont été bien qui a été bien décrit en vérité par les personnes qui se sont exprimées avant moi qui font partie de ces moments charnières de ces moments de bascule de l'histoire Et c'est important dans ces moments-là qu'on puisse se retrouver, qu'on puisse montrer qu'on n'est pas seul, qu'on puisse montrer qu'on est nombreux, on puisse montrer qu'on est combatif, qu'on est déterminé.

Évidemment pas avec l'idée ce soir de vous dresser un tableau qui est un tableau noir de la situation et de vous casser le moral, mais au contraire de profiter de cet échange entre nous pour faire un appel à la lutte, un appel au combat, un appel au courage, un appel à la détermination. Et de ce point de vue-là, je suis très heureux de partager ce moment d'échange avec Beranger etcler puisque d'un certain point de vue, Beranger etclair sont l'incarnation du fait que même dans les circonscriptions qui pour certaines ont considéré qu'elles étaient acquises à la droite depuis des années et des années, même dans des circonscriptions dans lesquelles on considérait qu'il y avait des gens qui étaient indéboulonnables, qu'on arriverait jamais à battre. Et ben l'élection de Beréranger, l'élection de Claire l'année dernière en 2024 et la démonstration que la mobilisation populaire, que le travail militant, que la clarté sur les programmes, sur les propositions et ben il permettent aussi de renverser des montagnes et que oui, ça sert à quelque chose de se mobiliser dans une élection, que oui, on peut reprendre le pouvoir en se mobilisant toutes et tous et qu'on n'est pas condamné dans notre pays, la France à la victoire de la droite et de l'extrême droite et ce qu'on fait beréranger et clair l'année dernière et ben quelle que soit la date à laquelle arrivera la prochaine échéance électorale, on peut le faire encore dans d'autres circonscriptions.

Et le coup de force antidémocratique a été celui d'Emmanuel Macron qui a consisté à profiter d'une situation particulière dans lequel aucune formation politique ne disposait de majorité à l'Assemblée nationale pour s'accrocher au pouvoir. Parfois, il y a des gens qui me disent "Bah, vous voyez, ça sert à rien d'aller voter. Même quand on gagne les élections, Macron, il s'accroche au pouvoir." Et moi je leur réponds toujours mais vous savez si on avait été encore plus nombreuses et plus nombreux à aller voter la dernière fois et si le nouveau front populaire il avait disposé d'une majorité absolue à l'Assemblée nationale alors Emmanuel Macron il aurait pu faire ce qu'il voulait mais il aurait pas pu s'accrocher au pouvoir et c'est bien un gouvernement du nouveau Front populaire qui aurait été mis en place.

Donc Berger éclair, c'est un peu les éclaireurs de ce qu'on a besoin de faire demain pour arriver au pouvoir évidemment avec toutes et tous. J'ai pas besoin, je crois de revenir trop en détail sur le contexte, sur ce moment de bascule de l'histoire pour pas redire des choses que Beranger etc ont dit déjà à cet instant. Mais c'est vrai qu'on est dans un moment où derrière une apparence de continuité, on peut perdre le fil à un moment et ne pas voir qu'il y a des diges qui sautent, que il y a des ruptures qui s'opèrent, que il y a des moments qui sont des moments de bascule qui sont pas juste la suite de ce qui s'est passé l'année d'avant, le mois d'avant ou la semaine d'avant.

Et c'est vrai qu'à l'échelle internationale, comme à l'échelle nationale, on a le sentiment d'être dans ce moment de bascule. Évidemment, l'arrivée de Trump au pouvoir aux États-Unis produit un bouleversement de la situation internationale puisque se retrouve à la tête d'une puissance, la puissance qui a été la puissance dominante du 20e siècle. un dirigeant authentiquement fasciste, climatosceptique, en guerre sociale avec le peuple, dangereux, menaçant pour ses voisins et rééquilibrant en quelque sorte ou repositionnant en quelque sorte les grands équilibres internationaux.

Évidemment que ce contexte en France dans lequel un gouvernement parce qu'il a réussi à sauter l'étape d'une séquence qui était une séquence clé qui était la séquence de la possibilité de le faire tomber, c'est-à-dire au moment au moment du débat sur le budget au mois de juillet déroule désormais un agenda politique qui est un agenda politique réactionnaire multipliant chaque jour des provocations racistes. islamophobe, on l'a vu encore cette semaine avec l'ouverture de ce débat complètement fou comme si désormais on défendrait la République ou la laïcité en empêchant des jeunes femmes de faire du sport. Comme si désormais notre adversaire, notre pays ennemi devrait être l'un de nos pays frères, l'Algérie avec qui nous partageons, des binationaux, des gens qui ont des familles en commun, des vies en commun. des histoires en commun en commun, des histoires de famille, des histoires d'amour comme si finalement l'avenir de la France ça devrait être de se mettre désormais à dos avec toutes celles et ceux qui devraient normalement être nos partenaires.

On est dans ce moment de l'histoire où se banalise une parole raciste. On est dans ce moment de l'histoire où se banalise une pratique fasciste, macartiste où désormais quand un humoriste vient à la radio, il peut être licencié du jour au lendemain juste parce qu'il a un bonnet, une barbe. Vous l'avez vu comme moi ou quand un journaliste qui pourtant franchement n'est pas spécialement mon ami et qui honnêtement n'a pas été avoir de critiques souvent très injustes et très violentes contre la France insoumise vient rappeler une page de l'histoire de France sur laquelle la France doit être capable aussi à un moment d'avoir du recul, de l'analyse, même quand il vient tenir une parole qui a une parole historique qui s'appuie sur des faits, il peut être du jour au lendemain débranché d'une antenne.

On est dans ce moment de l'histoire de France où sont criminalisés des militantes et des militants de la paix pour le seul tort de ne pas accepter que des milliers de personnes civiles soient massacrées, que ce soit à Gaza ou dans d'autres zones du monde et qui se retrouvent immédiatement catalogués pour chasser devant les tribunaux, devant la justice, convoqué au commissariat pour ce délit absurde d'apologie du terrorisme. On est dans ce moment-là de l'histoire. Et dans ce moment-l, c'est le moment et c'est l'heure du courage, c'est l'heure de la capacité de résistance.

C'est l'heure d'être les militantes et les militants qui tiennent les digues qui cèdent pas, qui cèdent pas aux pressions, qui cèdent pas aux injonctions, qui sont capables de faire face, qui sont capables de faire bloc, qui sont capables de rester fidèles à des principes, rester fidèles à des idées, pas se laisser entraîner, emmener par le cours des événements qui est devant nous. Et oui, c'est pour ça que à mon tour, je vais vous dire que la manifestation de samedi, elle est importante. Oh, bien sûr, c'est qu'un point de départ.

Oh bien sûr, c'est pas samedi que tout va s'arrêter, mais dans cette atmosphère, dans cette ce ce moment, je pense que tout le monde ressent comme un moment étouffant euh qui provoque de la peur, de l'anxiété, on a besoin de montrer notre dignité. Et samedi, c'est un moment de dignité de montrer que non, le peuple français, il est pas solidaire de cette dérive, qu'il y a en France des milliers de personnes, des centaines de milliers de personnes qui disent "Stop, nous on veut pas de ça, on veut pas que notre pays ça devienne ça, on veut autre chose. On veut le dire, on veut montrer qu'on a envie d'être uni, qu'on a envie de s'attaquer aux défis qui sont devant nous, qu'on n pas envie de tomber dans leurs provocations, dans leurs pièges, dans leurs menaces, dans leurs intimidations, qu'on a pas envie de céder à leur peur.

Je pense que samedi ça doit être un moment fondateur de rétablissement d'un moment de dignité du peuple. Et donc oui, samedi on marchera. On marchera contre l'extrême droite évidemment.

On marchera contre le racisme, on marchera contre l'islamophobie, on marchera contre l'antisémitisme, on marchera contre toutes les formes de discrimination, on marchera contre le sexisme. On marchera contre toutes celles et tous ceux qui veulent s'en prendre à quelqu'un en fonction de sa couleur de peau, de sa religion, de son origine, de son genre. Et samedi de ce point de vue là, ça va être un moment qui doit être un moment décisif.

On marchera aussi parce que on est à un moment dans lequel ce qui va venir après va aussi être un moment de grande confrontation sociale. Vous avez vu comme moi comment nos dirigeants, le président de la République en tête et les membres du gouvernement sont et veulent instrumentaliser la situation internationale au service d'un projet politique national. C'est ce que la la théoricienne Naomi Klin avait appelé à la stratégie du choc.

Vous utilisez un moment de choc pour venir imposer par la peur une politique que les gens ne veulent pas. Et on manie la peur, l'inquiétude, le risque pour vous dire et vous faire comme l'a fait le président de la République la dernière fois à la télévision des appels à la patrie. Et pour vous dire ben il va falloir faire des efforts.

Mais bizarrement, c'est toujours les mêmes à qui on demande de faire des efforts. Et la séquence qui va s'ouvrir, c'est une séquence dans laquelle on va assister à un matraquage, celui déjà auquel on nous prépare en disant qu'on va nous envoyer des kits de survie à la maison pour vous faire dire et vous faire croire que vous avez pas le choix, que même si vous voulez pas, c'est de vous que dépend l'avenir du pays, la sécurité du pays. On va venir agiter des menaces et on est en train de le faire pour ensuite proposer des réponses qu'on rien à voir avec les menaces qu'on agite.

Parce que si comme le président de la République le dit, la Russie mène en France des campagnes de déstabilisation à travers des attaques cyberes ou à travers des campagnes de fake news sur les réseaux sociaux, mais on répond pas aux attaques cybernes et aux campagnes de fake news sur les réseaux sociaux. avec des chars, des bombes et des obus. On répond aux campagnes de cyberattaque par des moyens de sécurité en matière cyber et on répond aux campagnes de fake news et aux campagnes d'intoxication par l'éducation, par des médias qui font bien leur travail et qui sont indépendants et on répond pas aux tentatives y compris de déstabilisation dont la Russie, il faut quand même le dire n'a pas l'apanage.

Parce que j'entends dire à juste titre, la Russie a été agressive avec ses voisins. C'est vrai, elle envahi l'Ukraine et c'est inacceptable. J'entends dire et c'est vrai, la Russie mène en France des campagnes de déstabilisation.

Mais pardon. Quand le nouveau président et l'administration américaine menace d'envahir le Canada, d'annexer une partie du Mexique ou d'attaquer le Groenland, je pense pas qu'on puisse dire qu'ils sont pas agressifs avec leurs voisins. Et quand vous voyez l'impact et le rôle que prennent les réseaux sociaux dont les patrons sont directement liés à l'administration américaine et quand vous voyez les campagnes de déstabilisation auquell il se livre et de désinformation auquell se livre en France, je pense pas qu'on puisse dire sur ce sujet que ce soit l'apanage de la Russie.

Ah, je ne cherche pas ici à relativiser parce que je connais maintenant le débat médiatique. Quand vous dites ça, on vous dit vous êtes pro Poutine. Alors, je veux rappeler à ceux qui parfois peut être interrogé interrogés sur ce sujet qu'il y a une seule formation politique en France, une seule qui a accueilli en France des opposants russes à Vladimir Poutine qui étaient menacés, qui étaient pourchassés, qui étaient intimidé, qui pour certains se sont retrouvés en prison.

Il y a une seule formation politique en France qu'on a fait sortir, qui les a accueilli ici, c'est la France insoumise. Et je veux rappeler à ceux qui pourraient penser ça que nos amis en Russie, ils sont soit en prison, soit ils ont dû quitter le pays. Donc les accusations, les procès en amitié ou en complaisance avec la Russie de Vladimir Poutine, très peu pour nous.

Et si certains ont des doutes sur la position internationale qui est la nôtre, on va la résumer de manière très simple. La France assoumise, elle défend une position internationale non alignée. Ça veut dire ni Trump ni Poutine non aligné.

Je crois que c'est assez clair sur ce que ça veut dire. Et puisque certains quand on dit ça essayent désormais comme c'est le cas régulièrement et c'est le dernier argument qui reste au Macronistes à nous amalgamer ou nous assimiler à la position du Rassemblement national sur le sujet. Je vais vous dire que si nous c'est ni Trump ni Poutine, le Rassemblement national c'est et Trump et Poutine.

Voilà une différence majeure. Si parfois vous êtes interrogé sur ce sujet, je crois que vous pourrez répondre comme ça à cette question. C'est simple, ça prend pas beaucoup de temps et c'est suffisamment clair.

Bien sûr qu'il y a une situation internationale qui est préoccupante. Bien sûr que nous sommes solidaires et en soutien des souffrances du peuple ukrainien qui a été martyrisé par l'attaque inacceptable de Poutine en Ukraine. Bien sûr, nous voulons la paix le plus rapidement possible et d'ailleurs, nous sommes ceux qui depuis des mois et des mois disent qu'il faut arrêter d'entretenir une illusion d'une victoire militaire et qu'il faut ouvrir la voie diplomatique pour créer le plus rapidement possible les conditions de la paix.

Bien sûr que nous voyons à quel point dans ces grands bouleversements du monde la France a besoin et a l'opportunité peut-être parce que va s'ouvrir enfin une prise de conscience dans les élites occidentales de la dangerosité du fait d'être soumis et un féodé à à la domination et à l'impérialisme américain. sur ce sujet aussi, je vous rappelle que nous avons pas attendu l'élection de Donald Trump à la tête des États-Unis pour dire que la France devait être indépendante, non alignée et tourner le dos à l'OTAN. Bien sûr que nous voulons la paix le plus rapidement possible, une paix juste, une paix durable.

Bien sûr que nous voulons la sécurité en Europe. Mais si nous voulons la sécurité en Europe, ça ne passera certainement pas par la course à l'armement. Et la question qui doit nous être posée, c'est quelle est l'idée que l'on se fait de l'avenir du monde ?

Est-ce que l'avenir du monde à laquelle on aspire, c'est un monde dans lequel des blocs s'affirment, des blocs se surarment, des blocs s'affrontent, se menacent, des blocs considèrent qu'il faut être aussi armé que le voisin pour éviter un déclenchement d'un conflit mondial. Est-ce qu'on pense que pour préparer la paix, il faut préparer la guerre ? Ou est-ce qu'on pense au contraire que quand on prépare la guerre, à la fin amène à la guerre ?

Quand on prépare la guerre, à la fin ça amène à la guerre. Une des caractéristiques du capitalisme, c'est assez simple, c'est que dans des moments comme celui-ci, l'industrie militaire peut être un formidable volant d'entraînement pour relancer une machine économique enrayée. Le seul problème, c'est que une fois que les entrepôts sont pleins, les machines elles s'arrêtent et que la seule manière de continuer à faire tourner les entrepôts, c'est d'utiliser ce qu'il y a à l'intérieur.

Et vous le savez comme moi. Si vous voulez préparer la paix, vous préparez la paix, vous préparez pas la guerre. Si vous voulez une paix qui soit une paix durable et qui se traduise pas par un nouveau conflit dans 2 ans, dans 3 ans, dans 5 ans ou dans 10 ans, vous pensez un ordre du monde alternatif qui s'appuie pas sur l'opposition des blocs les uns à travers les autres, mais qui s'appuie sur des règles de droit, sur le droit international, sur la désescalade.

Vous refusez un monde dans lequel c'est la loi du plus fort et au contraire, vous réaffirmez la nécessité d'un monde qui s'appuie sur des règles du droit international. droit international qui doit s'appliquer en Ukraine, qui doit s'appliquer en Russie, qui doit s'appliquer à Gaza, qui doit s s'appliquer en République démocratique du Congo qui soit d'appliqué. Il doit s'appliquer partout où il y a des conflits dans le monde et la France, elle doit être à la tête des pays dans le monde qui refusent justement les logiques d'alignement des blocs les uns contre les autres et elle doit être à la tête des pays qui veulent au contraire se fédérer autour des règles du droit international et autour de causes communes.

Est-ce que la priorité du monde aujourd'hui c'est la course à la guerre ou c'est la course à la lutte contre le réchauffement climatique ? Est-ce que la priorité aujourd'hui du monde, ça doit être de fabriquer des bombes, des obus et des et des tanks ou est-ce que ça doit être de mettre en place enfin les politiques d'adaptation au changement climatique dont on va avoir besoin ? Et dans les dernières catastrophes climatiques que l'on a connu montre à quel point elles vont devenir de plus en plus urgentes.

Voilà les grands défis, les grands choix qui sont devant nous. Est-ce qu'on considère que la France doit s'engager dans une économie de guerre ou est-ce qu'au contraire, on considère qu'elle doit s'engager dans une économie des besoins qui répondent aux urgences sociales, qui répondent à l'enjeu climatique, qui évidemment inclut la nécessité de devoir nous protéger, de devoir faire face à d'éventuelles menaces évidemment, mais qui doit d'abord répondre en priorité aux menaces climatiques, aux menaces sociales. C'est ça la priorité aujourd'hui. et face à ce qui va se dérouler dans les prochaines semaines, dans les prochains mois, peut-être à travers un budget qui arriverait qui sera un budget spécial qu'on appelle le budget rectificatif visant à générer des milliards d'euros de dépenses supplémentaires dans un budget de la défense.

Nous, nous serons le camp de ceux qui diront "Non, non, c'est pas ça la priorité aujourd'hui. La priorité c'est plus d'investissement dans le développement de nos services publics, plus d'investissement pour faire en sorte de réduire les inégalités sociales, plus d'investissement pour lutter contre la catastrophe climatique. Et ça, ça va être une des grandes batailles qui va arriver demain.

Sur quoi sont nos priorités et qui paye ? Sur quoi sont nos priorités ? J'ai répondu à la question.

Qui paye ? On a mené cette bataille pendant toute la discussion budgétaire à l'Assemblée nationale. Comment peut-on admettre l'idée qu'on va venir nous dire que désormais on doit travailler plus longtemps, plus longtemps dans la semaine, plus longtemps dans la vie quand dans le même temps la France a atteint un record historique de versement des dividends aux actionnaires.

Comment peut-on accepter que quand on vient vous demander, comme ça a été le cas de Barnier puis de Beou 60 milliards d'euros d'économie et qu'on refuse par exemple de taxer à hauteur de 2 % le patrimoine des 147 milliardaires du pays, ce qui permet de rentrer 15 milliards d'euros dans les caisses de l'État. La question qui est devant nous, c'est aussi la question de ce choix politique. Qui est mis à contribution ?

Qui paye ? Est-ce que c'est le pays dans son ensemble pour faire face aux besoins ou est-ce qu'au contraire, c'est celles et ceux qui en ont les moyens. Et cette bataille-là aussi, on va l'amener.

On va l'amener dans ce contexte international dans lequel la France, elle doit être à la tête d'une autre conception du monde. Elle doit refuser cette course à l'alignement des blocs, à leur armement, à leur surarmement, cette bloc d'affirmation dans une compétition impérialiste dont à la fin, ce sont toujours les peuples qui sont les victimes. Et d'un certain point de vue, ça me dit on marchera aussi pour ça.

On marchera aussi pour la paix. On marchera aussi pour une économie qui soit une économie des besoins et pas une économie de la guerre. Vous avez vu comment cette instrumentalisation de la situation internationale, elle a des conséquences très concrète en terme de politique nationale.

Vous l'avez vu notamment à travers le débat sur les retraites puisque désormais Baou a trouvé le prétexte parfait pour dire "Ah bah finalement le conclave, le fameux conclave là, bah non, on peut pas revenir à la retraite à 62 ans, on en a pas on en a pas les moyens." Je juste d'abord dire une chose. Queles que soient les étiquettes politiques des uns et des autres, de manière générale, c'est irresponsable d'utiliser les situations internationale pour régler des questions de politique nationale parce que c'est la crédibilité de la parole publique qui est en cause.

Parce que quand les gens comprennent que vous jouez d'une pseudo menace extérieure pour imposer des politiques nationales, alors les gens doutent ensuite de la parole politique qui leur est qu' leur est donné qu' leur est fourni. Et donc vous voyez Baou arriver nous dire bah non on peut pas ça sert plus à rien finalement de discuter sur les retraites. Alors je veux d'abord rappeler une chose simple qu'il devrait savoir mais en fait il le sait, il est de mauvaise foi.

C'est qu'on parle pas des mêmes budgets. Je vous en informe quand même. Il y a le budget de l'État, il y a le budget de la sécurité sociale en France.

Il y a un budget de l'État, c'est là où il y a les impôts et puis c'est là où on finance les différents ministères, les différentes priorités ici pour l'écologie, ici pour l'éducation, pour la défense et cetera. Puis a le budget de la sécurité sociale, c'est là où rentre les cotisations sociales et c'est là où on finance la sécurité sociale et les prestations de la sécurité sociale. Et ici c'est les retraites et ici ça va être l'assurance maladie et cetera et cetera.

Donc c'est d'abord très mensongé de faire croire qu'il y aurait quelques liens que ce soit entre le budget de la de la défense et la question des des des retraites. Mais surtout plus que jamais, on a les moyens aujourd'hui de financer le retour à l'âge de départ à 62 ans comme première étape hein pour aller plus loin ensuite. et que la question qui est posée là aussi c'est une question de choix politique que ils vous disent tous que il va y avoir des déficit super important dans 10 ans, dans 15 ans, dans 20 ans.

Mais pourquoi ils disent jamais que les caisses de retraite, elles ont été excédentaires ces dernières années et que le principe d'un système de retraite par répartition, c'est de varier en fonction des contraintes démographiques que parfois vous allez avoir plus d'actifs et moins de retraités. Alors, vous allez avoir un excédent et puis parfois vous allez avoir un peu moins d'actifs et plus de retraités et là vous allez avoir un déficit. Et si vous prenez le sujet année par année, bah vous passez à côté d'une question qui comment tout ça s'équilibre ensuite dans le temps et que d'ailleurs c'est la raison pour laquelle on avait mis en place des réserves pour les retraites en se disant bah si un moment il y a un un creux démographique bah on va utiliser ces réserves pour pouvoir maintenir notre système de retraite tel qu'il est.

Je vais pas ici faire l'intervention complète sur les retraites mais c'est un moment d'actualité. C'est un moment d'actualité parce que le prétexte est utilisé aujourd'hui pour fermer la porte d'une discussion qui est en vérité, soyons sérieux entre nous ici en fait n'a jamais été ouverte. La discussion sur les retraites, elle n'a jamais été ouverte.

Dès le début, nous avons dit qu'à partir du moment où vous mettiez autour de la même table les représentants des syndicats de salariés et les représentant du patronat que vous fissiez comme condition qu'il ne pouvait en sortir que quelque chose que si tout le monde était d'accord. Par définition, vous donniez un droit de véto patronat pour revenir sur la retraite à 64 ans. Or, le patronat, il a une constance dans ses positions.

Il a toujours dit qu'il était pour l'allongement du de l'âge de départ à la retraite. Donc honnêtement, il y avait que les naïfs qui pouvaient croire qu' pouvaient sortir de ce conclave autre chose que ce que voulait François Bairou lui-même. Mais au moins, les masques tombent.

Au moins maintenant tout le monde a compris la réalité de cette proposition. surtout quand après vous rajoutez des paramètres à la discussion en disant non he vous avez pas le droit de vous devez réduire le déficit et revenir à l'équilibre. Et heureusement qu'il y en a qui sont partis du conclave parce que s'ils étaient pas partis bientôt ils discuteraient de la retraite à 65 ans.

Mais c'est ça la vérité parce que les contraintes qu'il avait fixé dans la discussion, elles allaient produire elles allaient produire ça ensuite. Tout ça est une un enfumage un enfumage de plus et malheureusement c'est un enfumage parmi tant d'autres qui ont été utilisés comme des arguments pour justifier la noncensure du gouvernement. Juste parce qu'à un moment faut avoir un petit peu de suivi dans les idées.

On nous a mis à nous les insoumis une pression maximale en disant si vous censurez le gouvernement on va avoir un problème de croissance. On nous a dit si vous censurez le gouvernement les taux d'intérêt vont augmenter. Moi, je veux bien.

Mais qu'est-ce qui s'est passé depuis que le gouvernement n'a pas été censuré ? La prévision de croissance initiale, elle était elle était à 0,9 %. Elle est descendue à 0,7 %.

Les taux d'intérêt, ils ont augmenté de 10 points ce weekend. Ah, et pourtant le gouvernement, il a pas été censuré, hein. On a joué comme d'habitude, comme sur le risque international de la peur, de la menace pour essayer de nous obliger, de nous contraindre à faire quelque chose qu'on ne voulait pas faire.

Et à ce moment-là, vous avez plutôt intérêt d'avoir des formations politiques qui tiennent bon, qui se laissent pas intimider, qui sont capables de dire "On a détecté votre piège" plutôt que d'avoir des formations politiques qui cèdent, qui se laissent intimider, qui font croire ou qui font semblant de croire eux-mêmes à leur propre mensonge. Et je parle du Rassemblement national en particulier et je parle aussi des députés du Parti socialiste qui on pas voté la censure. Et je le dis franchement quand on a été élu sur un programme, le programme du nouveau front populaire dans lequel on s'était engagé à abroger la réforme des retraites, dans lequel on s'était engagé à investir davantage dans la transition écologique, dans lequel on s'était engagé à développer nos services publics.

On n'accpte pas un budget, on nacepte pas de laisser passer un budget dans lequel il y a des coupes historiques dans l'écologie, des coupes historiques dans l'éducation, des coupes historiques dans l'enseignement supérieur à la recherche, un budget et une politique dans lequelle il y a rien pour les retraites, rien pour le pouvoir d'achat. Alors que c'était les grandes priorités qu'on a défendu pendant cette campagne. Quant au Rassemblement national qui passe son temps à essayer de se faire passer pour euh la vraie opposition, le parti qui défendrait les intérêts des catégories populaires, je pense que tout le monde a maintenant le résultat sous les yeux, le résultat de la réalité, du rôle historique que joue le Rassemblement national et de manière générale l'extrême droite dans l'histoire.

À chaque instant, à chaque moment, quand les intérêts des puissants sont menacés, ils sont là pour servir de béquill de route secours toujours, tout le temps. Quels que soi les visages, les caméléons, les tenues dont il se dotent pour essayer de tromper les gens. À chaque fois, ils reviennent toujours au même point de départ.

On nous a dit la dernière fois, il faut pas censurer le gouvernement parce que on a gagné des choses, on a gagné le conclave. Voilà où il en est le concl, vous l'avez vu comme moi. Après, on nous a dit, on a gagné le maintien des enseignants, des postes d'enseignant.

D'abord maintien, pardon, mais ils avaient pas été supprimés avant. Donc on a on a gagné la non suppression de quelque chose que le gouvernement voulait supprimer. Bon, je pense qu'on peut avoir des ambitions peut-être un peu plus importantes, mais surtout c'est pas vrai.

On annonce 5000 suppressions de classe l'année prochaine. Le temps de d'attente moyen aux urgences, on nous dit on a gagné des budgets de santé. C'est pas vrai.

Le budget de santé, il a moins baissé que ce qui devait baisser. Le temps, il y avait un rapport tout à l'heure qui a été publié, le temps de d'attente moyen aux urgences depuis je crois 10 ans, il a augmenté de 45 minutes. C'est ça la réalité.

Donc non, il y avait aucune raison de ne pas censurer le gouvernement et malheureusement on en paye le prix aujourd'hui. On en paye le prix en terme de politique sociale. On en paye le prix parce que ce gouvernement parce qu'il a passé l'étape de la censure, il se croit autorisé à multiplier les provocations racistes, les discours de plus en plus insupportables à laquelle on assiste.

Et on se retrouve avec des séances de questions au gouvernement comme hier mardi dans lequel c'est devenu un congrès de la droite et de l'extrême droite réuni pour savoir celui qui va doubler l'otre par la droite avec un macronisme qui se met à faire une provocation plus importante que le Rassemblement national contre l'Algérie et avec un un LR qui essaie de devancer l'extrême droite sur l'immigration. Voilà. Et ça c'est le résultat concret du fait d'avoir laissé en place ce gouvernement.

Nous, on a voté les cinq motions de censure et évidemment on réfléchit là sur la base de la fin du conclave, de voir s'il y a une opportunité de produire une motion de censure qui aurait une chance de gagner, de renverser le gouvernement. On est obligé de faire attention. Je vais vous dire pourquoi.

Parce qu'on n pas un nombre de motions de censure qu'on peut déposer qui est illimité et donc il faut la positionner au bon endroit parce que le risque sinon c'est de plus pouvoir en positionner au moment où elle pourrait passer. Donc on essaie de voir si c'est possible de faire tomber le gouvernement en particulier sur la question des retraites. En tout cas plus le gouvernement partira vite et mieux ce sera pour le pays.

Et quand je vois monsieur Darmanain et monsieur Retaillo menacé de démissionner, j'ai envie de leur dire allez-y, vraiment allez-y, on compte sur vous parce que franchement on se passerait bien de leur gouvernement. Donc l'heure, elle est à la lutte au combat. Le combat parlementaire, c'est celui qu'on mène avec l'objectif.

Évidemment, on se bat texte de loi par texte de loi et évidemment, on essaie de trouver l'opportunité pour renverser le gouvernement le plus rapidement possible. L'heure, elle est à la lutte dans la rue, dans les mobilisations, dans les collectifs. C'est le moment des caractères.

Là, c'est le moment où on voit ceux qui se planquent à la maison parce qu'ils ont peur et ceux qui au contraire sont là et font bloc. Et c'est le moment où on a une responsabilité historique entre les mains. Ça a été très bien décrit par Clair tout à l'heure.

Si à ce moment de bascule, c'est parce que le capitalisme est en train de changer de forme, que tout le moment qui a été ouvert à la fin des années 70, au début des années 80, l'étape qu'on a appelé la phase qu'on a appelé la phase néolibérale du capitalisme et dans une impasse, dans un échec, ils arrivent plus à maintenir leur domination et qui cherchent autre chose et que comme toujours dans l'histoire quand ils arrivent plus par la voie démocratique à maintenir leur domination, ils se tournent vers des solutions qui sont de plus en plus autoritaires Et aujourd'hui, la nouvelle forme que que prend ou que cherche à prendre euh je sais pas si c'est le capitalisme en entier, mais en tout cas vers laquelle se tourne une partie des élites dirigeantes de ce système de domination, c'est un fascisme libertarien réactionnaire. Et si vous en doutez, il suffit de voir comment le président argentin Javier Miley, vous savez l'inventeur de la tronçonneuse, celui qui disait qu'on va tronçonner dans tous les budgets, un immense réactionnaire qui a qui a qui a précipité des dizaines des des millions de personnes dans la pauvreté en Argentine, qui est un fasciste du même tonneau que Donald Trump qui veut sortir son pays de toutes les institutions internationales, qui interdit des livres des ouvrages dont on n pas le droit de parler parce qu'il serait soit-disant w qui considèrent que le combat pour l'égalité entre les femmes et les hommes, c'est du wisme, qui considère que le changement climatique, ça n'a jamais existé. C'est ces gens-là quand ils sont allés au forum de Davos, vous savez, le rassemblement mondial de tous les plus riches et de tous les grands capitalistes, c'est ces gens-là qui ont été applaudis.

Ils ont été applaudis parce qu'il y a une partie des élites économiques du pays et du monde de manière générale qui cherchent, qui réfléchissent, qui regardent et qui se disent "Ah, c'est peut-être là notre planche de salut." C'est pas pour rien que Bernard Arnaud ou le PDG de la CMA CGM, ils sont allés se prendre en photo dans le bureau oval au côté de Donald Trump. Et si vous l'avez pas lu, lisez le livre de Johann Chaputo qui s'appelle Les irresponsables et qui montre comment dans les années 30 l'arrivée en Allemagne des nazis au pouvoir, elle a été le choix aussi d'élite économique qui à un moment ont décidé que pour conserver leurs intérêts, c'est vers cette direction qu'il fallait se tourner.

Donc il faut se battre dans la rue, il faut se battre dans les élections et il faut se battre avec méthode et avec intelligence. La réalité c'est que pour faire face à ce risque là fasciste et à l'arrivée au pouvoir de l'extrême droite, il faut en face une offre politique, une proposition politique, un mouvement politique qui sont un mouvement politique de rupture. Parce que si Donald Trump a gagné aux États-Unis, c'est moins parce qu'il a ramené des nouveaux électeurs à lui que parce que la candidate qui lui a été opposée, la candidate démocrate, a perdu des électeurs.

Et si elle a perdu des électeurs, c'est parce qu'elle s'est mis à distance des revendications populaires. Parce qu'elle a refusé d'être courageuse, qu'elle a essayé de chasser en se disant "Je vais gagner les modérés des républicains et peut-être que comme ça j'arriverai à gagner." Elle en a pas touché un seul.

Par contre, elle a perdu la jeunesse. Par contre, elle a perdu les catégories sociales les plus exploitées, les plus martyrisées par le la domination du système capitaliste américain. Et cet enseignement, tout le monde doit l'avoir parce qu'il va y avoir beaucoup de débats pour la préparation des prochaines échéances électorales.

Et il y a tous ceux qui vont vous dire avec les grands médias oui, il faut une proposition politique, soit une proposition politique au centre parce que c'est comme ça qu'on peut empêcher l'extrême droite de gagner. Non, si vous faites ça, vous pavez le terrain à l'extrême droite. Et si vous avez un doute sur ce sujet, regardez moins loin de nous.

Regardez les dernières élections législatives en Allemagne. Depuis des mois et des mois, ceux qui gouvernaient, c'était les socialistes allemands dans une grande coalition avec la droite. C'est eux qui gouvernaient.

C'est eux qui avaient les rennes. Et aux dernières élections législatives en Allemagne, le Parti socialiste allemand, il a fait le pire résultat de son histoire. l'AFD, les néonazis allemands, ils ont fait un record historique, ils ont dépassé les 20 %.

La droite dure, à la reprise des couleurs. Et le seul parti à gauche qui a progressé, c'est le parti du Link parce qu'il a été dans une opposition frontale, une opposition antifasciste, antiraciste, de rupture d'un point de vue économique et d'un point de vue social. C'est pas facile, c'est un affrontement.

Mais quand on dit ça va finir entre eux et nous, ça ne finira entre eux et nous que si nous on continue à exister. Et nous on continuera à exister si on se perd pas dans les limpes des compromis pourris avec la macronie. Et donc il faut être capable de faire bloc, il faut capable de montrer qu'il y a une alternative.

C'est c'est très simple à comprendre. Si pour les gens il y a le choix entre ceux qui sont au pouvoir et le Rassemblement national, tôt ou tard, c'est le Rassemblement national qui s'emparera du pouvoir. Si vous montrez qu'il y a une alternative qui existe à ça, que vous êtes pas condamné à choisir, à continuer les mêmes politiques ou à mettre le Rassemblement national au pouvoir, alors vous pouvez ouvrir une perspective, vous pouvez créer un espoir.

Et c'est ces débats là qu'on doit avoir, y compris à gauche, pas juste avec la France insoumise, avec tout le monde. Est-ce que oui ou non on est tous d'accord pour dire que c'est sur une ligne de rupture dans l'affrontement frontal avec l'extrême droite et dans la rupture claire avec le macronisme que se construit l'alternative. Et nous les insoumis, on a jamais dit qu'on voulait le faire tout seul.

On le fait avec tous ceux qui veulent bien le faire avec nous. On le fait avec tous ceux qui sont d'accord pour se réunir et se rassembler. Mais à partir du moment où ils sont d'accord pour se réunir et se rassembler sur une ligne de rupture, pas sur une ligne d'accommodement avec la macronie, pas parce qu'on a pas envie d'être gentil, pas parce qu'on a pas envie d'être sympathique, mais parce que si on fait ça ou pour le dire autrement, si on fait pas ça, c'est-à-dire si on pose pas cette digue, cette règle, cette clarté dans le rassemblement, alors on gagnera pas et on pavera l'arrivée et le chemin pour que l'extrême droite s'empare du pouvoir.

Donc je sais pas si vous êtes insoumis insoumis militant d'autres organisations, citoyens sympathisants, mais j'ai envie de dire c'est le moment là, c'est le moment de s'engager. Faites-le avec l'étiquette que vous voulez syndicalement, dans une association, dans une formation politique. Franchement, c'est pas le sujet.

Moi, je suis pas venu vous parler avec une étiquette partie, c'est pas la question. vous parler avec mes collègues pour porter un contenu politique et un message politique. Et pour vous dire ce contenu politique et ce message politique, il faut qu'on le porte ensemble.

La manifestation de samedi, c'est pas la manifestation de la France soumise. On cherche pas à voir notre drapeau sur la manifestation. C'est une manifestation à l'appel de laquelle il y a 200 organisations, des syndicats, des associations, des collectifs.

Et nous, on appuie, on est avec eux, on aide, on soutient. La manifestation de samedi va en avoir 180 en France et c'est bien, c'est une bonne nouvelle. Et pour les prochaines échéances électorales, qu'ell soi municipal, qu'elle soit législative, anticipée, qu'elle soit présidentielle ou autre, c'est la même démarche qui s'appliquera.

On y va pas avec un patriotisme d'organisation, on y va avec contenu politique et une stratégie. On se rassemble sur une ligne politique de rupture. Vous voulez venir avec votre association, venez avec votre association.

Vous voulez venir avec votre étiquette, évidemment pas avec le syndicat lui-même, mais en tant que syndicaliste. Venez en tant que syndicaliste, venez avec votre engagement, venez, on porte ça ensemble. Venez, on se fédère, mais on se fédère dans la clarté et c'est comme ça qu'on peut gagner.

Donc samedi c'est un point de départ d'un certains points de vue d'une nouvelle phase qui doit s'ouvrir. Sur quoi elle aboutira, je suis pas capable de vous dire. Est-ce que la prochaine élection nationale va avoir lieu en 2027 ou est-ce qu'elle aura lieu avant ?

Bien malin est celui qui peut le savoir. Il faut préparer chacune des hypothèses, faut préparer chacune des possibilités. Le gouvernement peut tomber comme il peut rester jusqu'en 2026.

Si le gouvernement tombe, il peut y avoir des élections législatives anticipées et il faudra aller à la bataille. Si le gouvernement tombe, ça peut conduire au départ du président de la République et il faudra aller à la bataille. Peut-être que le gouvernement restera en place et que les élections nationales elles auront lieu en 2027 et il faudra aller à la bataille.

Dans tous les cas, on prépare ça et il y a des manières de préparer ça. Premièrement, en 2024, vous en connaissez comme moi, mais il y a trop de gens qui sont venus nous voir après la dissolution et qui nous ont dit "J'ai envie de voter, comment je fais ? parce que je suis pas inscrit sur les listes électorales.

Et on leur a dit bah désolé mais le problème c'est que les inscriptions sur les listes électorales, elles ont pas été réouvertes. Donc on va éviter de faire deux fois les mêmes erreurs. Donc maintenant si on pense qu'il peut y avoir une dissolution demain ou une élection présidentielle anticipée demain, on s'inscrit maintenant sur les listes électorales.

On attend pas le dernier moment pour le faire parce que ils savent très bien ce qu'ils font et ils savent très bien que leur sursaut, ceux qui dirigent aujourd'hui, il passent par le fait que un maximum de gens dans les catégories populaires n'aillent pas voter. Et ça leur va très bien que plein de gens soient pas inscrits sur les listes électorales ou que plein de gens soient mal inscrits sur les listes électorales. On peut pas compter sur eux pour le faire.

On leur a demandé pendant des mois et des mois de faire des campagnes nationales d'inscription sur les listes électorales, de faciliter les inscriptions sur les listes électorales, ils le ferront pas. Et s'ils le ferront pas, c'est parce qu'ils veulent pas le faire. Et s'ils veulent pas le faire, c'est parce qu'ils ont un intérêt politique à pas le faire.

Donc il y a que nous qui pouvons le faire ça. Donc il faut faire le tour de tout le monde et il faut inscrire tout le monde sur les listes électorales parce qu'on doit être prêt à la bataille quelle qu'elle soit. Après évidemment vous si vous si vous si vous le pouvez, si vous le voulez, faites ce que vous voulez.

Venez aider, rejoignez et les groupes d'action insoumis, il y en a partout, ils s'organisent, ils travaillent parce que tout ce que j'ai dit au début sur la faschisation du pays, sur la place de l'empire médiatique boloré, tout ça à la fin on lutte contre par le réseau social humain, par le travail, les discussions qu'on a avec les uns les autres en étant nombreux, en maillant le territoire. Alors, plus on est nombreux pour le faire et plus on peut résister face à ça et plus on peut incarner cette cette alternative. Je suis sûr qu'il y a des tables là devant dans lequel vous allez pouvoir rencontrer les militantes et les militants de la France insoumise.

Normalement, ils sont gentils, mais s'ils sont pas gentils, dites-leur et après ils veul ils vont le devenir. Vous allez voir. Venez donner le coup de main, on a besoin d'être le plus nombreux possible.

Et puis la dernière chose à faire sans doute et ben c'est de préparer samedi. Et là aussi tout le monde peut prendre sa petite part là-dedans. Demander autour de vous la famille, les amis, les copains, tu fais quoi samedi ?

Viens, on va manifester. Il fait beau en plus en ce moment, il y a du soleil. Ça va être important le nombre samedi.

Ça va être une première étape et ça nous a de donner de la force et de l'encouragement. Vous avez entendu ? Moi je suis pas venu parce que je vois bien que la situation elle est dure, elle est sombre, elle est noire et moi je suis pas venu pour vous dire tout est perdu.

Je pour vous dire on peut gagner mais pour ça faut tenir bon, faut faire face, faut pas céder, faut rester fidèle à ses principes, fidèles à ses appuis. Surtout que vous savez quand vous restez fidèle à vos principes, vous entraînez dans la société. Vous savez, il y a un texte en ce moment à l'Assemblée nationale sur le narcotrafic qui est examiné là en ce moment.

On s'est absenté pour venir faire cette petite réunion publique avec vous. Dans ce texte sur le narcotrafic, il a été voté à l'unanimité au Sénat. Non, on n'est pas au Sénat.

Au sénat, tout le monde a voté pour. Puis il est arrivé à l'Assemblée nationale et nous les insoumis, on a fait les pénibles. On a dit "Bah non, mais ça ça va pas dans le texte.

Pourquoi vous avez voté ça ?" Il y a un dispositif pour surveiller toutes les messageries électroniques, même celles qui sont chiffrées. Alors, normalement, c'est pour chiffrer les messageries électroniques des déchiffrer les messageries électroniques des trafiquants, des grands trafiquants de drogue.

Problème Problème c'est que le principe d'un chiffrage dans une discussion en utilisant une messagerie électronique, c'est que par nature, par définition, il peut pas être cassé par le propriétaire de la messagerie parce que sinon c'est plus un chiffrage. Les seuls qui peuvent casser le chiffrage, c'est l'expéditeur et le destinataire. Donc comme la loi demande à ces gens de faire à au propriétaires des messageries électroniques de permettre de déchiffrer les messages, et ben les propriétaires de messagerie électronique sont obligés d'introduire une faille de sécurité dans leur logiciel si la loi est votée pour qu'on puisse déchiffrer pour les trafiquants à la demande de la justice.

Mais une fois qu'il y a une faille sur les messageries électroniques, il y a d'autres personnes qui peuvent s'insérer dans les failles. Je vous donne juste cet exemple. Elle dit mais ça il y a un problème là-dessus.

Mais on peut pas laisser passer ça et on a gagné parce qu'on a signalé le problème et que il y en a d'autres qui sont dit "Avant on s'était pas rendu compte, c'est vrai, il y a un problème" et on a gagné en commission. Ça a été supprimé et là Rota il veut essayer de le remettre mais sans doute qu'il va pas y arriver. Il y a un truc s'appelle le dossier coffre.

C'est toujours avec des bonnes intentions hein, lutter contre les réseaux de criminalité organisé. Ah oui, le problème c'est que parfois les avocats, ils parlent aux autres avocats et donc euh faut qu'on cache aux gens qui sont mis en cause dans les procès certaines pièces du dossier euh parce que sinon ça donne des informations qui on peuvent ensuite peuvent être utilisées. Mais ça ça s'appelle le procès de Kafka, ça.

C'est-à-dire on vous reproche des choses, vous savez pas ce qu'on vous reproche. Ça, c'est plus la justice, ça. Dans ce texte de loi sur le narcotrafic, il y a la possibilité de prononcer des interdictions administratives.

Par exemple, Philippe, je l'ai vu il y a pas longtemps, il était dans un endroit où il y a du trafic de drogue et donc j'ai un petit soupçon sur le fait qu'il y a à participer. Donc comme j'ai un soupçon, pendant un mois, il aura plus le droit d'aller dans cet endroit. Le préfet décide de faire une interdiction administrative d'un mois.

Mais la justice du soupçon, c'est pas la justice. Ça c'est dans le texte par exemple. Et au début tout le monde trouvait ça normal, laissait passer le truc.

Et il y a les insoumis qui ont démonté le truc en commission et tout le monde s'est dit "Bah, c'est vrai qu'il y a peut-être des petits problèmes sur ces aspects-là." Je prends juste cet exemple pour vous montrer que quand il y a des moments comme ça, quand il y a des mouvements, quand il y a des vagues, si vous êtes capable d'être celui qui tient bon, qui qui pose le le la digue et qui dit "Non, stop, là, ça s'arrête. Après, il y a des gens qui vous rejoignent pour le faire avec vous.

Et ben nous on n pas choisi d'être ceux qui arrivent en 2è ou en 3è. Voilà, on a choisi d'être d'être ceux qui posent la digue, ceux qui disent stop, même si c'est ceux qui prennent les coups. Voilà, c'est ça qu'on est.

On est là pour poser la digue. Et quand vous posez la digue, les choses elles se renversent après la dissolution de l'Assemblée nationale, après les élections européennes, tout le monde disait que l'extrême droite allait gagner. Tout le monde disait, Tous les sondages disaient que l'extrême droite allait gagner.

Il y a une campagne, on s'est mobilisé, on a fait des manifestations, on a regroupé, on est allé chercher les gens partout dans le quartier, dans les villes, dans les villages et on leur a dit "Non, non, allez, venez, on va empêcher ça." Et on a réussi à le faire et on peut arriver la prochaine fois. Vous savez, on mène en ce moment à l'Assemblée nationale une commission d'enquête sur l'organisation des élections.

Dans ce cadre là, on convoque les instituts de sondage. Donc, on travaille un petit peu parce que des fois, il y a des choses que même nous on a oublié 2 ans après. Et tout à l'heure, on travaillait sur la préparation de l'audition des instituts de sondage qui va avoir lieu mercredi prochain.

Et on prenait les derniers sondages de l'élection présidentielle de 2022, ceux du vendredi. Et av un sondage, Ipsos, je crois qu'il mettait Mélanchant 17 et demi. Mélanchant il fait 22 le soir de l'élection.

Puis dans le la notice du sondage, il y avait la courbe. Toute la courbe, l'historique depuis le début, il y avait le résultat final Mélancon 22, Le Pen 23. Puis il y avait les premiers sondages, les premières vagues à gauche là tout au début de la courbe.

Mélanchant 18, le Pen 29. Mélenchon 8, le Pen 29. Excusez-moi.

Mélangon 8 le Pen 29 8 29 23 9 le début de la campagne la fin de la campagne. Donc vous le savez comme moi, on va avoir la même chose. Vous le savez comme moi, on va avoir la même chose.

Vous allez pas y arriver, c'est trop compliqué. De toute façon, c'est l'extrême droite qui va être au deuxème tour. C'est écrit d'avance qui va se passer, le scénario.

Et on a besoin les uns et les autres d'avoir nos anticorps. Voilà. nos anticorps.

Les sondages quand ils sont bons, c'est bien, on est content, on les partage. Un sondage quand ils sont pas bons, on les critique. Parce qu'un sondage, c'est fait pour instaurer une réalité politique, c'est pas fait pour la mesurer.

Donc quand ça aide à instaurer la réalité politique que vous voulez instaurer, bah vous les utilisez. Et quand ça aide pas à instaurer la politique, la réalité politique que vous voulez instaurer, vous les utilisez pas. Moi je parle franchement une fois que vous avez décrypté le rôle que chacun joue là-dedans, bah forcément c'est plus facile de faire les campagnes.

Les médias, vous savez ce qu'ils vont faire, vous savez ce qu'ils vont dire, vous savez comment ils vont nous taper, vous savez comment ils vont utiliser la moindre de nos faiblesses, de nos maladresses, de nos erreurs, tout ça. Ils utiliseront tout. Donc oui, évidemment, faut en faire le moins possible, mais ensuite il faut aussi avoir notre propre réseau de communication, d'information, de mobilisation.

Faut faire tout ça. Et si on fait ça sérieusement, si on fait ça de manière appliquée, si on est nombreuses et nombreux à le faire, alors ce pays, il est pas condamné à l'arrivée au pouvoir de l'extrême droite. Alors ce pays, il peut aussi être dans ce moment de bouleversement mondial dont on est en train de parler. il peut être un peu un phare pour l'humanité toute entière.

C'est à ce à quoi on aspire et je pense que ça dépend un petit peu un petit peu de chacune et de chacun d'entre nous. Merci, bon courage à vous. Lâchez rien.

Rendez-vous samedi dans la rue. [Applaudissements]