De Fougères, Gilles Lebreton s'exprime sur la révolte des éleveurs
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Chapitres
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« le gouvernement a cédé à leurs revendications en leur donnant 600 millions d'euros d'aides diverses. »
- 1:09Invité politiqueFait
« la seule façon de résoudre le problème des éleveurs, c'est de changer radicalement de politique agricole. »
- 1:16Invité politiqueFait
« qui permettra de mieux garantir les prix des éleveurs, de contraindre la grande distribution à les écouter et à leur acheter leurs produits à un prix décent »
- 1:23Invité politiqueFait
« qui nous permettra de casser l'embargo sur la Russie qui a aggravé les choses, cet embargo absurde qu'on aurait pu éviter »
- 1:40Invité politiqueFait
« de prendre des mesures de patriotisme économique, telles que des incitations pour acheter français, notamment dans les cantines scolaires »
- 1:56Invité politiqueFait
« Car pour promouvoir ainsi ce patriotisme économique, il faut casser les règles de l'Union Européenne qui interdisent à l'heure actuelle toute préférence nationale. »
- 2:15Invité politiqueFait
« en réalité, ce n'est pas vrai. Nous n'en avons pas les moyens juridiques parce que l'Union Européenne interdit de privilégier les produits français par rapport aux autres produits européens. »
- 3:50Invité politiqueFait
« C'est un traité qui va permettre un libre-échange sans aucune barrière douanière avec les États-Unis. »
- 4:02Invité politiqueFait
« puisque les produits américains sont beaucoup moins chers que les produits français puisque là-bas ils ont des fermes gigantesques »
- 4:20Invité politiqueFait
« Un vote vient d'avoir lieu au mois de juillet 2015 au Parlement européen pour savoir si on continuait les négociations ou non. »
- 4:45Invité politiqueFait
« Et le seul parti politique qui est en accord avec nous-mêmes et qui a voté contre, c'est le Front National. »
- 5:00Invité politiqueChiffre
« C'est une cour qui compte 28 juges et le projet actuel consisterait à multiplier ce nombre par deux pour arriver à 56. »
- 5:17Invité politiqueChiffre
« Ça va nous coûter 28 millions d'euros de plus par an, alors que nous sommes tous en crise. »
- 5:45Invité politiqueFait
« des juges eux-mêmes qui ont été auditionnés ont reconnu qu'il n'était pas nécessaire de procéder à ce doublement, que ce serait une gabegie sans aucun motif raisonnable. »
Temps de parole
- Gilles Lebreton100 %
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Mes chers compatriotes, aujourd'hui, une fois n'est pas coutume, je ne vous parle pas de Bruxelles ni de Strasbourg, mais de ma circonscription ouest et plus particulièrement de notre belle ville de Fougères. Alors pourquoi suis-je à Fougères aujourd'hui ? Eh bien tout simplement parce que j'avais de nombreux rendez-vous avec des personnalités, avec des militants d'ici et également parce que cela m'a permis de discuter avec des éleveurs, des éleveurs de porcs et de bovins.
Alors vous savez en effet que l'actualité est très sombre en ce qui les concerne, ils sont très inquiets sur leur avenir et le gouvernement a cédé à leurs revendications en leur donnant 600 millions d'euros d'aides diverses. Alors c'est une aumône bien entendu, j'ai eu l'occasion de parler avec eux et ils me confirment que certes c'est mieux que rien mais que ça ne va pas résoudre leurs problèmes. Je tiens à vous répéter ici ce que je dis depuis déjà plus d'un an, c'est-à-dire que la seule façon de résoudre le problème des éleveurs, c'est de changer radicalement de politique agricole.
Et pour le faire, la seule façon d'y parvenir, c'est de quitter l'Union Européenne en réalité, de retrouver la maîtrise de notre politique et d'inventer une PAF, c'est-à-dire une politique agricole française qui permettra de mieux garantir les prix des éleveurs, de contraindre la grande distribution à les écouter et à leur acheter leurs produits à un prix décent, également qui nous permettra de casser l'embargo sur la Russie qui a aggravé les choses, cet embargo absurde qu'on aurait pu éviter et que nous n'avons fait qu'à la remorque de l'Union Européenne, et également, bien sûr, de prendre des mesures de patriotisme économique, telles que des incitations pour acheter français, notamment dans les cantines scolaires et dans toutes les restaurations publiques.
Mais cela, il faut que vous le sachiez, il n'y a que nous, Front National, qui pourrons le faire. Car pour promouvoir ainsi ce patriotisme économique, il faut casser les règles de l'Union Européenne qui interdisent à l'heure actuelle toute préférence nationale. Quand le Premier ministre Manuel Valls vous dit que ça y est, tout va changer, que désormais, on va mettre en œuvre cette préférence nationale dans les cantines, eh bien, en réalité, ce n'est pas vrai. Nous n'en avons pas les moyens juridiques parce que l'Union Européenne interdit de privilégier les produits français par rapport aux autres produits européens.
Donc la seule façon de nous en sortir, eh bien, c'est de porter Marine Le Pen au pouvoir en 2017. Voilà le message que j'ai essayé de leur faire passer aujourd'hui et je crois que beaucoup le comprennent maintenant. Alors si je suis devant le château de Fougères, c'est en lien avec cette actualité parce que, de tout temps, le château de Fougères a été une frontière, a été un lieu de résistance de la Bretagne contre les provinces alentours. Et aujourd'hui, ce château de Fougères, eh bien, à mes yeux, c'est un lieu de résistance contre l'Union Européenne. Voilà pourquoi je vous parle devant lui.
C'est pour manifester cette volonté farouche que j'ai de lutter contre l'Union pour mieux défendre notre nation, nos éleveurs, mais aussi toutes les autres professions qui souffrent également. Alors cette belle ville de Fougères me donne l'occasion de vous dire à quel point je suis malheureux quand je suis à Bruxelles ou à Strasbourg car il ne se passe pas de jour sans que je vois les méfaits de cette construction européenne. Et j'aimerais vous en rappeler deux qui sont en train de se produire. Alors le premier exemple, c'est naturellement le traité transatlantique avec les États-Unis, le fameux TAFTA, qu'on appelle encore TTIP. Je vous rappelle en deux mots de quoi il s'agit.
C'est un traité qui va permettre un libre-échange sans aucune barrière douanière avec les États-Unis. Et ça sera catastrophique, en particulier pour notre agriculture qui sera là totalement achevée puisque les produits américains sont beaucoup moins chers que les produits français puisque là-bas ils ont des fermes gigantesques et puis ils ne sont pas soumis à toutes les normes sociales, environnementales, sanitaires que nous avons chez nous. Donc on ne pourra pas lutter contre la concurrence américaine. Et bien sachez pourtant qu'un vote vient d'avoir lieu au mois de juillet 2015 au Parlement européen pour savoir si on continuait les négociations ou non.
Les socialistes, les centristes et les républicains, oui même eux, même les républicains, eh bien ont voté pour la poursuite des négociations dans tous les aspects négatifs qui sont prévus, y compris pour l'arbitrage. Et le seul parti politique qui est en accord avec nous-mêmes et qui a voté contre, c'est le Front National. Bien sûr vous pouvez vérifier tout cela sur le site du Parlement. Le deuxième exemple que j'aimerais vous donner, c'est la réforme de la Cour de justice de l'Union européenne. C'est une cour qui compte 28 juges et le projet actuel consisterait à multiplier ce nombre par deux pour arriver à 56.
Alors en réalité la preuve est faite, les travaux parlementaires auxquels j'ai participé personnellement le prouvent qu'on n'a pas besoin d'un tel doublement. Ça va nous coûter 28 millions d'euros de plus par an, alors que nous sommes tous en crise. Et par conséquent, sachez que je lutte très âprement pour empêcher ce projet de se réaliser. Et faites-moi confiance, j'espère y arriver. De plus en plus de parlementaires de tous bords commencent à hésiter. Ils sont saisis de doute à l'écoute de mes arguments. Et des juges eux-mêmes qui ont été auditionnés ont reconnu qu'il n'était pas nécessaire de procéder à ce doublement, que ce serait une gabegie sans aucun motif raisonnable.
Donc j'ai bon espoir, comme vous le voyez, d'y arriver. Voilà, mais je voudrais terminer cette dernière vidéo de l'été sur une note plus gaie. Il fait beau en Bretagne, comme vous le voyez, et c'est pour moi l'occasion de vous souhaiter de bonnes vacances, si vous pouvez en prendre. Reposez-vous, revenez ensuite motivés, car nous aurons un grand combat à la fin de l'année. C'est bien sûr le combat des régionales. Et il faut que nous soyons tous en forme pour affronter au mieux ce dernier combat de l'année. Je vous souhaite de bonnes vacances. A bientôt. Sous-titrage Société Radio-Canada