Gouvernement Lecornu : la fin du socle commun ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
3 semaines après la chute du gouvernement de François Bairou, le secrétaire général de l'Élysée a dévoilé dans la soirée une première liste de 18 membres du gouvernement de Sébastien Lecnu. 2 tiers des ministres gardent leur poste à commencé par Ellisabeth Borne à l'éducation, Bruno Retaillot à l'intérieur et Rachida Dati à la culture. Géralde d'Armanin demeure à la justice, Jean-Noel Barreau au Quédis, Annie Jeunevar à l'agriculture et Manuel Vals à l'outre.
Ce nouveau gouvernement fait la parbelle au ministre Renaissance puisqu'ils obtiennent la majorité des postes. Qu'est-ce que le président a tiré comme conclusion de cette dissolution ? La réponse hier, c'est rien.
Il y a pas un gouvernement qui est aussi macroniste, autant macroniste depuis des années. Principale surprise, la nomination de Bruno Lemire à la tête des armées. Ministre de l'économie et des finances pendant 7 ans, Bruno Lemire s'était mis en pause de la vie politique mais son retour au sein de l'exécutif fait grincer des dents, notamment à droite avec quatre ministres issus de ses rangs.
Lr menace de claquer la porte. Bruno Retaillot réunit le comité stratégique des Républicains dès aujourd'hui. Pour le patron des ALR, la composition du gouvernement ne reflète pas la rupture promise.
Autre nouveauté, Eric WT nommé à l'aménagement du territoire et au logement redevient ministre 15 ans après sa dernière participation à un gouvernement sous la présidence de Nicolas Sarkozi et Roland l'escur à l'industrie entre 2022 et 2024 prend du galon en devenant ministre de l'économie. Depuis l'annonce du nouveau gouvernement, les critiques fusent, y compris au sein de l'exécutif. À peine nommé, le gouvernement le cornu paraît déjà proche de l'implosion.
Le temps presse puisque le nouvel exécutif doit présenter son projet de budget au plus tard mi-octobre. Et on va en parler avec vous. Ilar.
Bonjour Rve, merci d'être là. Directeur adjoint de la rédaction du Figaro. Pablo P Vivien.
Bonjour Pablo. Merci également d'être avec nous. Rédacteur en chef de la revue Regard.
Yve le Figaro, titre ce matin à peine nommé le gouvernement le Cornu déjà menacé. Ça résume ces dernières heures ? Ah bah oui, ça résume les dernières heures qui sont euh épiques, je dirais euh et cocasses.
On avait rarement vu ça sous la 5 République parce que là il y a vraiment une ambiance on ne l'a pas vécu les uns et les autres mais moi on me l'a raconté, je l'ai lu, une ambiance de 4e République quoi euh qui était euh absolument euh impressionnante. Et là et bien écoutez effectivement bon ce qui se passe je pense que c'est un un problème principalement de règlement de compte à l'intérieur de la droite à l'intérieur du parti les Républicains. Mais pas que parce que ici même d'ailleurs au Sénat les UDI est en révolte enfin tout le monde est mécontent ce matin.
Je pense que la nomination de certains ministres et notamment celle de Bruno Lemire et bien a fait exploser la cocotte. Vous vous avez compris le revirement de Bruno Rotaillot hier soir à 21h30. Bah je crois qu'il y a plusieurs lectures.
Il peut y avoir un un première lecture qui est assez classique et de se dire que la la constitution du gouvernement ne lui plaît pas. Bon, ça ça me paraît être une lecture un peu simple. Il y a une lecture plus difficile et plus compliquée à argumenter peut-être mais qui me paraît davantage correspondre à la réalité, c'est qu'il y a à l'intérieur des LR de réels tiraillements et qui sont plus que des tiraillements.
Un vrai débat sur savoir est-ce qu'il faut rester ou pas au gouvernement. Ça avait commencé d'ailleurs ça a toujours existé entre la ligne Voquier et la ligne Retailloto. Retaillot étant pour un maintien dans le gouvernement parce que il faut faire front et ne pas laisser la gauche arriver.
Et puis euh la ligne Voquier qui dit finalement on se brûle les ailes en collaborant avec euh un gouvernement à tendance macroniste. Et donc le le la nomination de Bruno Lemire aux armées qui est un ancien d'ailleurs de LR finalement d'après moi n'est qu'un prétexte qui a fait effectivement tourner Cazac Bruno le Bruno Retaill. Ouais.
Vous avez la même lecture Pablo ? Oui, enfin c'est Y le le grand spécialiste de de la droite et et le Figaro. Mais moi ce que je pense c'est effectivement tout ça ressemble à à une farce.
Enfin, je veux dire euh les Français et les Françaises qui ont suivi euh euh la soirée d'hier ont dû se dire "Mais qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Enfin, on a quand même un gouvernement qui est euh qui est exactement à peu de choses près le même que le sortant qui pourtant avait été renversé par les députés." Et globalement ce gouvernement qui ressemblait déjà à celui qui avait été renversé au moment de de Michel Barnier à la à la fin de du du de du de l'époque Michel Barnier.
Donc on renverse les gouvernements, les députés sont pas d'accord avec les gouvernements avec les directions qui sont prises par leurs exécutifs et puis c'est toujours les mêmes qui reviennent. Donc c'est vrai qu'il y a quelque chose d'un peu euh problématique euh mais en vérité je pense que la crise elle est elle est plus profonde en fait que en fait ce qu'il se passe aujourd'hui euh à à dans l'exécutif n'est que le symptôme en fait d'une crise politique qui en France qui est bien plus profonde. C'est Alain Duamel qui le disait au début du mois de septembre dans un dans une interview au monde.
Il disait, on a une crise qui est multifactorielle, qui est politique, économique, sociale, enfin qui qui qui revit énormément de de de paramètres et aujourd'hui c'est elle un de ces symptômes, c'est ce problème dans l'exécutif avec un un exécutif, Emmanuel Macron, Sébastien Lecnu et des ministres qui font, il faut le dire n'importe quoi. Je veux dire l'idée en fait que Sébastien Lecnu par exemple puisse être premier ministre diriger un gouvernement dans le contexte actuel après la chute de François Berou était une hérésie. Tout le monde le disait depuis le début.
C'estàd que c'était une mission impossible et effectivement bon bah c'est tellement impossible que il fait n'importe quoi et que et derrière on a des parlementaires. Je je ne vois même pas comment il va arriver jusqu'à sa déclaration de politique générale puisque vous avez déjà une partie du gouvernement à savoir Bruno Retaillot et quelques quelques LR qui commencent à dire ben nous on a est-ce qu'on a envie de participer véritablement à ce gouvernement et justement Pablo, vous le dites he c'est c'est la question de ces prochaines heures. Les LR vont-ils ou non rester au gouvernement ?
On va écouter ce qu'en pense Xavier Bertrand. Il était ce matin sur RTL pour moi. Oui.
Nous ne pouvons pas participer à ce gouvernement. Pourquoi ? Parce que nous devons dire au président de la République stop, on peut pas continuer comme ça.
Vous devez maintenant tenir compte de ce qui s'est passé aux élections législatives. Vous les avez perdus, monsieur Macron. Et aujourd'hui, c'est à vous de réparer la faute qui a été la dissolution.
Est-ce qu'il faut est-ce qu'il faut redissoudre du coup là aujourd'hui ? Et ben, on va voir ce que Emmanuel Macron est capable de comprendre et est capable de dire. Il y a différentes possibilités.
Notre constitution n'est pas une constitution en carton patte. Il y a différentes solutions. Yve, est-ce que les LR peuvent désormais rester au gouvernement après les déclarations de Bruno Rotailleux hier soir ?
Bah, on va voir parce qu'ils peuvent poser leurs conditions. Ils peuvent poser des conditions et le gouvernement et Sébastien Lecnu accul être obligé de de recevoir ses ses ses les obligations qui lui sont imposées. Quo mais ça peut être quoi ?
Ce qui va pas démettre Bruno Lemire à peine nommé. Ah bah tout est possible là. Je veux vous dire depuis maintenant 18 mois, tout est possible.
On a tout vécu donc tout est possible hein. Euh je crois pas qu'il puisse faire un discours de politique générale sans avoir un gouvernement constitué derrière lui. Mais il y a une autre une autre aussi hypothèse, c'est qu'il n'est pas du tout obligé au terme de la constitution de faire un discours de politique générale, même s'il s'est engagé à le faire demain.
Oui, mais il s'est engagé. Mais bon, comme vous le savez depuis Pasqu euh il y a que ceux qui écoutent qui sont engagés, vous connaissez la formule. Donc non, on va voir.
Mais moi ce que je vois pour débloquer la situation là, si Bruno Rota ils ont besoin des LR, ils peuvent pas constituer un gouvernement sans LR parce que sans LR, ça veut dire qu'il se rajouteraiit une opposition au parlement. Et puis il y a pas que les LR d'ailleurs, il y a les centristes en tant partie des centristes. On parlait de l'UDI tout à l'heure.
Ça veut dire qu'ils perdent la majorité ici au Sénat sans LR et sans UDI. Ah bah évidemment. Donc ils sont obligés s'ils veulent tenir et bien de tenir compte de ce que LR va leur imposer et et ça peut être effectivement le retrait de quelques ministres.
Euh on va voir. H mais ça d'ailleurs c'est un c'est un des paradoxes et des gros problèmes auquels fait face Sébastien Lecornu, c'est que là enfin depuis juillet dernier, l'idée c'est que bon, OK, il y a pas de majorité à l'Assemblée nationale, il y a une tripartition de l'espace politique mais au Sénat là c'est solidement encré à droite et lorsqu'on compte les députés et les sénateurs qui seront présents en en commission mixe paritaire, alors les LR paiseront pèiseront beaucoup avec leurs alliés centristes de droite. Le problème c'est que s'il commence à perdre et là il a énervé en fait les la majorité au jusqu'à RV Marseille qui est un peu sorti de SON et j'ai vu le communiqué de presse de l'UDI, il est quand même salé quoi et il me dit mais du coup Sébastien lecornu ne peut même plus compter dans la composition actuelle de ce gouvernement, il ne peut même plus compter en fait sur le Sénat. ce n'est même plus la la son bras armé la le le truc en fait qui lui permettait dans une CMP éventuellement par exemple sur une loi budgétaire de de l'emporter et de faire valoir la voix des la voix DLR.
Donc là, il y a il y a un gros problème aussi au niveau de cette équation là. Et que pensent les autres membres du socle commun de la stratégie DLR ? On va écouter Jean-Noël Barreau.
Il est membre du MODAM, ministre des affaires étrangères. Je ne peux pas croire, si vous me demandez ce qui va se passer dans la journée, que dans la situation tragique dans laquelle se trouve notre pays avec la nécessité absolue de lui donner un budget, que le parti du général de Gaulle puisse se désolidariser, puisse se livrer à un chantage sur Vous dites "Je ne peux pas croire mais c'est exactement ce qui va arriver." Donc c'est quoi ?
Vous êtes vous êtes naïf ? Je ne peux pas le croire. Je crois que ce n'est pas moi qui suis dans le déni.
Je pense que c'est celles et ceux qui pensent encore que la classe politique peut se livrer à ses calculs de de boutique en quelque sorte alors même que la situation du pays est extrêmement grave et que les Français le voient. Ils sont dans un chantage là l'ure dans un calcul de boutique comme le dit Januel Baron. Oui.
Alors on n'est pas obligé d'oyer ces mots-là mais effectivement bah oui c'est c'est une négociation chacun on est vraiment revenu je dire au temps des parties. Là c'est tout ce que le général de Gaul détestait. C'est tout ce que il n'y avait pas existé sous la 5e République.
Et là, on est vraiment dans le le jeu des parties. C'est les partis qui ont la main. Je pense que ça va être catastrophique si jamais un jour et ça peut arriver très vite, il y a des élections législatives.
Je pense que la plupart des formations politiques qui composent aujourd'hui l'Assemblée nationale vont se prendre une fessée mais qui va être redoutable et on connaît déjà celui qui va tirer les marrons du feu, hein. Donc c'est c'est à craindre et aujourd'hui effectivement ce sont les parties, ce sont des calculs de boutique qui ont la primeur. Alors moi je suis pas d'accord.
Moi je pense pas que ça soit des calculs de boutique enfin uniquement des calculs boutiquiers. Je pense que c'est aussi des problèmes identitaires. En fait pour les parties.
Il est compliqué aujourd'hui au sein du socle commun. Par exemple, si je ne prends que celui-ci, ben vous avez différents courants. Jean- Noël Barreau, il est membre du modem, mais vous avez aussi ben les gens de Horizon, les gens de l'UDI, les gens de de LR.
Et chacun en fait essae de se construire une identité politique, ce qui n'est pas évident en fait dans le moment. Euh Bruno Retaillot par exemple, ça a été rappelé par Rive très bien tout à l'heure, mais Bruno Retaillot, il est plutôt, moi quand je l'écoute, j'ai plutôt l'impression d'entendre euh genre un un un ministre de l'intérieur du Rassemblement national, mais je vois bien que il fait une alliance en fait euh avec une alliance politique avec les Macronistes. Euh c'est ça sa position, c'est de dire "Nous, on tient le même discours mais quand même on fait des compromis avec le pouvoir centriste parce que on est un pouvoir, on est une droite de gouvernement." Comment lui il parle pas d'alliance ?
Non mais d'accord mais de fait c'est une alliance. Enfin de fait il est dans le même gouvernement que Jean-Noël Barre et que Sébastien Lecornu qui est un qui est un proche du président de la République. Enfin je tout ça il peut nier en fait la réalité des des primes mais enfin c'est ce que c'est.
Mais donc les LR il faut qu'ils trouvent leur espace politique et lorsque leur voquer par exemple en bureau national des LR dit moi je veux pas qu'on participe à ce gouvernement je comprends sa position. sa position, c'est de dire pourquoi est-ce qu'on va se mélanger en fait avec le macronisme qui est l'espace politique le plus détesté de France ? Euh je veux dire Emmanuel Macron aujourd'hui il est rejeté par une majorité de Français.
Pourquoi est-ce que euh les LR iraient dans cette galère alors que leur objectif c'est quand même d'avoir un candidat à la présidentielle en 2027 qui arrive à se détacher précisément de cet héritage macroniste tout en essayant de ne pas être le rassemblement national parce que vous avez déjà une partie des qui est partie au rassemblement national avec Ericoti une petite partie mais c'était quand même le président des LR donc il y a il y a un problème en fait identitaire et Jean-Noel Barreux c'est la même chose. Jean- Noël Barreu il est moderne. Mais l'identité, la priorité c'est pas l'identité des partis, ça surtout que sincèrement c'est une feuille de cigarette qui les sépare les uns les autres et il serait capable de s'entendre si il mettait la l'avenir de ce pays et l'intérêt de ce pays en priorité.
Il est là le sujet, c'est que personne ne met l'intérêt général et l'intérêt de ce pays en priorité. L'intérêt de ce pays en priorité, c'est de dire il faut qu'il y ait une stabilité jusqu'à l'élection présidentielle. Servons-nous de l'élection présidentielle comme butoire, comme date butoire et comme espace de débat sur l'avenir que la France veut se donner, que les Français veulent se donner ?
Est-ce que c'est un avenir euh plutôt à gauche, plutôt à droite ? Enfin bon, ça c'est le problème d'une élection. Mais là, en attendant, je pense que on a rien à gagner à ce qui va se passer parce que ça va être un bazar terrible et tout le monde va être perdant de toute manière.
Tout le monde est perdant là. Tous perdants et ça va coûter une fortune en plus. Enfin, on va continuer à creuser notre tombe.
C'est exactement ce qui se passe. Mais est-ce que les LR se retrouvent face à leur contradiction, leur divergence ? On va voir ce qu'on dit le divergence.
On va voir ce qu'on dit le porte-parole du RN Laurent Jacob. Qui sont des des et qui sont précisément des divergences de stratégie de tactique politique. On va voir ce qu'on dit Laurent Jacoblielli.
Je vous fais réagir juste après. Il était sur TF1. Ah, c'est compliqué hein d'être républicain aujourd'hui, d'avoir un pied dedans et un pied dehors, d'être dans la majorité et dans l'opposition.
Monsieur Bruno Retaillot est là face à ses propres turpitudes en fait. Est-ce qu'il va vouloir travailler avec monsieur le maire ? Eux qui ont négocié pour avoir des postes à tout prix, qui ont trahi leurs électeurs, je pense qu'aujourd'hui c'est l'épreuve de vérité, voir l'épreuve de l'implosion pour les LR.
Il y a un moment il va falloir choisir. Soit il continue avec Emmanuel Macron cette politique du désastre, du sabotage de la France, soit il rejoignent l'opposition que représente le Rassemblement national pour essayer de construire un nouveau projet pour la France. C'est l'épreuve de vérité.
Bah là, on est dans une épreuve de vérité. Oui, là ça passe ou ça casse. On a plutôt l'impression que ça va casser au sein même DLR.
Non, alors au sein des LR, bah oui, soit Bruno Rotaillot finalement euh à mon avis le le divorce est a il y a un divorce en en interne qui est en train de se soit Bruno Rotaillot rall gouvernement finalement et à ce moment-là, il y aura une brisure à l'intérieur du parti, enfin une sission, enfin pas une sissura un divorce. Voilà, soit euh bah il au contraire il il prend sa position de 22h30 hier soir, c'està-dire de rupture par rapport au gouvernement euh de cassure 21h22 et à ce moment-là et bien LR sort, me semble-t-il de de l'espace central. Pablo, oui, je je vois j'avoue que je vois pas trop la la ligne de crète dans lequelle les LR sont engagés depuis maintenant au moins 2022.
En 2022, il faut quand même pas oublier que ils ont une candidate à l'élection présidentielle qui a fait un score ridicule en fait par rapport à la famille politique que représente historiquement la droite conservatrice et qui a fait moins de 5 %. Exactement. euh et que depuis ils n'ont pas réussi en fait ni à euh moi je reviens en fait sur la la question idéologique ni à à ancrer idéologiquement dans le pays en fait ce qu'était leur position le leur positionnement politique et ce que dit Laurent Jacobelli euh qui est un député rassemblement national est assez juste.
Il lui dit "Bon bah soit vous êtes des macronistes, soit vous venez avec nous. arrêter d'essayer de de tortiller comme ça alors même que c'est la seule alternative que vous les LR vous avez devant vous. S'ils veulent nous expliquer qu'il y a une troisème voie entre le macronisme et l'extrême droite, ben je suis désolé mais pour l'instant je ne la vois pas.
Pour l'instant je je vois parfois en fait des discours qui qui arrivent à passer le mur du son comme celui de Bruno Retaillot. Mais alors Marine Le Pen, Jordan Bardella, Laurent Jacobelli et les autres disent "Ah bah c'est exactement ce qu'on dit. Euh c'est juste que vous êtes bloqué parce que euh par exemple vous n'avez pas la main sur les visas euh et vous êtes mis de l'intérieur, vous avez pas la main sur les visas.
Alors que nous si c'est nous qui qui étions au pouvoir, nous le Rassemblement national, alors nous aurions les possibilités de mettre véritablement en œuvre les discours offensifs de Bruno Retaillot. Alors, moi je suis pas d'accord avec ça. Je pense que le les républicains euh alors pour le coup ont une identité propre euh que sur le front euh régalien effectivement il peut y avoir des similitudes avec euh avec le Rassemblement national, mais il faut arrêter de dire que il pille le Rassemblement national.
C'est des idées que vous vous reprenez qui étaient les idées du RPR il y a 40 ans hein. C'est c'est exactement les mêmes. En revanche, sur le plan économique, c'est radicalement différent.
Je veux dire, là où on est dans une sauce infamme, on sait pas ce qu'il pensent finalement sur le plan économique, le Rassemblement national. D'ailleurs, ils disent pas la même chose selon que c'est madame Le Pen ou monsieur Bardella. Il y en a un qui est plus ou moins libéral.
Enfin, on a jamais compris exactement sur les retraites. On comprend rien de ce qu'ils disent. Euh alors que chez les Républicains, il y a quand même là, il y a quand même une ligne qui paraît assez claire qui est celle d'un libéral d'un libéralisme de bonton, on va dire.
C'est pas non plus révolutionnaire mais il y a quand même sur la retraite par exemple, il y a aucun doute, il y a aucune ambiguïté. Ils sont pour tout à fait raison Yve, ils sont pour la réforme des retraites qui avait été portée par Emmanuel Macron. C'estàd que là tout d'un coup en fait sur le versant sur le versant libéral, ils deviennent business à la sauce Macron.
Et c'est quand même ça, c'est quand même un problème. Et tu me dis sur le régalien, il ressemble au RN, c'est vrai quand même un peu même si c'est des idées qui sont dans l'air du temps. Et sur le côté libéral, il ressemble à à Macron.
Bon bah d'accord, c'est exactement ce que dénonce Furent Jacobelli. Au bout d'un moment, choisis ton grand camparade. Oui, mais bon, ça veut dire qu'ils ont quand même une identité propre qui est contrairement à ce que dit monsieur Jacob Belli, puisque vous parlez des retraites ce matin, Olivier Fort, le premier secrétaire du Parti socialiste, dit qu'il y aura censure s'il n'y a pas de nouveaux débats parlementaires sur les retraites.
Je comprends pas trop Olivier Fort à peu près tous les deux jours nous dit nous donne un si. Genre on sait très bien que les les les socialistes vont voter la censure depuis le premier jour. C'est à peu près clair.
ACF parce qu'on a l'impression que les socialistes ils cherche des conditions pour pas Olivier Fort qui dit oui oui mais on va peut-être lui laisser sa chance. Il disait ça encore. Il fait une manife contre le gouvernement jeudi dernier et dans la manife il dit on va peut-être lui laisser sa chance.
Non mais enfin stop. Il au bout d'un moment là il y a il y a plus de chance. Enfin je Sébastien le cornu creuse sa tombe un peu plus tous les jours.
Creuse la tombe de son gouvernement. Stop ! Maintenant on arrête, on va voter la censure et puis on passe à autre chose.
Et surtout on essaie de penser la suite parce que la suite c'est quand même la dissolution, c'est la présidentielle, enfin c'est c'est tout ça. Et à gauche, franchement euh les jeux, les équations sont quand même un peu complexes hein. Il y a une dissolution, je sais pas qui repart.
Est-ce que va y avoir des candidats communs du Nouveau Front populaire dans toutes les circaux ? Euh est-ce qu'ils vont réussir à se mettre d'accord ? Est-ce que c'est dans certaines et pas d'autres ?
He donc vraiment Olivier Fortoss parce que genre la la dissolution c'est peut-être demain. Yve Oui. Bah pour vos censures inéluctable dès cette semaine du gouvernement le cornu les socialistes socialistes là bien malin qui peut dire qui peut donner l'emploi du temps de la semaine parce que le seul le seul repère c'est effectivement le rendez-vous de politique de déclaration de politique générale du premier ministre.
Mais aura-t-elle lieu ? Euh faut qu'il ait un gouvernement pour pouvoir la la prononcer cette déclaration. Est-ce que finalement il va pas la zapper ?
C'est encore possible puisque la Constitution ne l'oblige pas à la prononcer non plus. Bon, on nen sait rien. Mais ce qui est probable, le plus probable, on va dire, c'est que effectivement il y ait un un changement encore de de de de calendrier dans la semaine.
On va voir. Ce qui est sûr, si vous voulez, c'est que c'est très très mal parti. C'est la seule certitude qu'on a avec on n pas parlé du Rassemblement national et de la position du Rassemblement national mais hier il y a eu deux tweets parce que maintenant c'est comme ça que s'expriment les hommes et les femmes politiques mais de Jordan Bardella et de Marine Le Pen qui laissait assez peu de doute quant à la position du rassemblement ils sont sur la censure.
Bah oui mais donc là dis qu'il y a pas de rupture. C'est pas de rupture censure. Exactement.
Mais bon ben là vraisemblablement dans la nomination en tout cas des ministres bah il y a pas de rupture hein, c'est exactement les mêmes que genre l'équipe précédente avec un peu de l'équipe encore précédente mais bon ça tout ça est c'est la même soupe et donc euh si vous avez le nouveau Front populaire et le Rassemblement national bon bah c'est plié en fait et comme il y a une motion de censure qui va être déposée demain par la France insoumise ils l'ont déjà annoncé bon bah mercredi vous avez un gouvernement qui saute. Faut voir si la le Rassemblement national accepte de voter la censure mais ça ils le disent du du Front populaire enfin pas c'est pas réciproque. C'est-à-dire que la gauche n'ira jamais voter la motion de censure de l'extrême droite.
En revanche l'extrême droite bah on l'a vu de par le passé hein. Est-ce que là ça veut dire que ce sont aussi les heures d'Emmanuel Macron qui sont comptées si jamais le gouvernement est au centre du jeu parce que c'est en fait c'est lui qui est en cause là euh d'ailleurs le Cornu et son premier ministre donc c'est lui qui est en cause alors et c'est lui qui a les je dirais les armes en main pour pouvoir dénouer la situation qui passe soit par une nouvelle dissolution ce qui peut très bien faire puisque maintenant il en a le pouvoir voir le délai est en passé, soit quelque chose qui à mon avis n'arrivera pas mais qui serait une démission, c'est dire qui se retire du jeu dans un geste golien euh et pour remettre et bien l'église au milieu du village et pour organiser le débat public. Y avait raison tout à l'heure de dire c'est ça l'horizon, c'est bien organiser le débat public pour queil y ait des une campagne digne de ce nom qu'elle soit législative, présidentielle et aujourd'hui c'est vrai qu'on a l'impression c'est pas l'intérêt général je pense qu'il faut chercher, c'est l'organisation de ce débat public à la hauteur.
Allez on va terminer par l'histoire du jour. Un petit peu de légèreté, c'est l'histoire d'un célèbre gâteau que vous connaissez forcément, les galettes Saint-Michel. Elles fête leur 120 ans pour la première fois à cette occasion.
Les portes de l'usine de Saint-Pierre Henré sont ouvertes, mais pas d'emballement, vous ne saurez absolument rien des secrets de fabrication de la fameuse galette, à part que 84 % des ingrédients sont d'origine française et qu'elle est cuite entre 200 et 300°. Alors, l'histoire, elle commence en 1905 à Saint-Michel Chachev près de Nantes. C'est une petite galette ronde qu'un pâtissier et sa femme sont allés vendre sur des plages aux familles bourgeoises.
Et là, hop, c'est l'emballement. L'usine désormais fonctionne 7 jours sur 7, 24h sur 24. Est-ce que vous savez combien ils se vendent galettes Saint-Michel chaque année dans le monde ?
Million 600 millions ? 600 millions de galettes. Alors si jamais ça vous a donné l'eau à la bouche, sachez qu'il y a 40 postes à pouvoir en CDI sur les sites de Saint-Michel et de Saint 60%.
Merci à tous les deux. Merci beaucoup. Merci à tous de nous avoir suivi.
On se retrouve demain. Très bonne journée. [Musique]
Bruno Le Maire