Bourdin Direct du 21 mai - 8h/9h
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 62 %Attaque 13 %Défensif 25 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 23:27OuverteRéponse directe
Est-ce que l'Europe a été à la hauteur de la crise ?
- 26:15RelanceRéponse directe
Est-ce que le reste des pays va suivre le plan franco-allemand ?
- 29:45FerméeRéponse directe
Ce plan à 500 milliards d'euros, c'est une réalité ou juste un message ?
- 9:58OuverteRéponse directe
Ces masques qui deviennent obligatoires dans certains centres-villes, qu'en pensez-vous ?
- 12:34OuverteRéponse directe
Comment vivez-vous cette période d'incertitude pour les églises ?
- 18:55OuverteRéponse directe
Pourquoi les Français déposent-ils toujours plus d'argent sur le livret A ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:32PrésentateurChiffre
« Plus de 100 personnes ont contracté le Covid-19 dans un abattoir des Côtes d'Armor. »
- 5:36PrésentateurChiffre
« Le MEDEF demande une aide de 10 000 euros par apprenti recruté avant le 31 décembre 2020. »
- 19:20PrésentateurChiffre
« On a récolté 5,5 milliards d'euros sur le livret A juste le mois d'avril. »
- 27:05InvitéFait
« Le monde dans lequel nous entrons ne sera pas le monde que nous quittons. »
- 31:17InvitéChiffre
« un projet qui pourrait être au-delà de 1 000 milliards avec cette force de frappe »
- 31:30PrésentateurFait
« c'est une dette qui aura vocation à être remboursée pour apporter des financements qui seront fléchés en priorité sur les secteurs les plus touchés »
- 31:55InvitéFait
« C'est une crise qui est une crise séculaire, comme on n'en voit pas une dans le siècle »
- 32:29InvitéFait
« Qui va rembourser ? Voyez-vous, il y a un débat depuis la création de l'Europe, tel qu'on la connaît maintenant, et de la Commission européenne »
- 32:40InvitéFait
« C'est les ressources propres, c'est-à-dire le fait que la Commission puisse commencer à lever de l'impôt »
- 33:25InvitéFait
« Par exemple, les GAFA. Par exemple, la protection aux frontières pour l'économie verte et la taxe CO2 »
- 35:16InvitéFait
« il n'y avait pas assez de masques en Europe. Comme du reste, il n'y en avait pas assez en Chine »
- 36:31InvitéFait
« Parlons de vos impôts. J'ai moi-même été chef d'entreprise et j'ai toujours dit à mes équipes « Ne jouez pas au plus malin, payez vos impôts là où vous devez les payer, n'allez pas dans les paradis fiscaux » »
- 37:38InvitéFait
« il fallait que les réseaux tiennent. J'aurais demandé à avoir un peu de réserve, notamment sur les plus grands comme Netflix ou YouTube qui est une filiale de Facebook »
- 39:49InvitéPromesse
« le Digital Service Act, le DSA. Il sera finalisé à la fin de l'année »
- 40:37InvitéFait
« s'il faut réguler, y compris jusqu'à aller à proposer du démantèlement parce qu'on estime que la concurrence n'est pas respectée »
- 42:13InvitéFait
« plutôt que de parler de frontières, je préfère parler de zones »
Temps de parole
- Invité39 %
- Présentateur27 %
- Présentateur 29 %
- Présentateur 38 %
- Invité 28 %
- Invité 33 %
- Auditeur2 %
≈ 2,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous écoutez RMC, jeudi 21 mai, l'info sur RMC. Et le journal de 8h, c'est avec Céline Kalman. Bonjour Céline. Bonjour Apolline, bonjour à tous. Le week-end de la tentation pour ces quatre jours où beaucoup de Français font le pont. Les autorités et médecins craignent un relâchement des gestes barrières. Les hôteliers auraient aimé afficher complet, c'est loin d'être le cas. Les élections municipales, deux scénarios sur la table, un second tour fin juin, ont carrément un report du scrutin en janvier 2021, décision attendue avant mercredi prochain. Et puis la Grèce veut revoir ses touristes cet été. À partir du 1er juillet, les vols directs avec l'étranger vont reprendre.
Le pays met en avant son bilan sanitaire, 176 décès dus au coronavirus. Bienvenue à tous sur RMC. L'épidémie n'est pas dernière. Nous ne relâchons pas nos efforts. Rappel à la vigilance hier d'Emmanuel Macron dans un tweet, alors que de nombreux Français ont prévu de se réunir pour ce week-end de l'Ascension. D'ailleurs, les contrôles sont renforcés sur les routes, dans les gares, pour savoir si la distance des 100 kilomètres est bien respectée. Dans le Vieux-Nice, pour ce long week-end déconfiné, la vie reprend doucement. On est très loin de la fréquentation habituelle à cette période de l'année. Romain Cluzel, Caroline Philippe.
Devant les 97 bacs de glace, quelques niçois patientes dans la file d'attente aménagée pour respecter les mesures sanitaires. De quoi redonner le sourire à Frédéric Fenocchio, artisan glacier. C'est la vie qui reprend, voilà. Une semaine après sa réouverture, il anticipe une reprise de la fréquentation pour ce week-end de l'Ascension.
On a augmenté un petit peu le stock sur les gros parfums, la vanille, le chocolat, le citron. On a espoir que les gens sortent, viennent consommer.
À quelques ruelles de là, le restaurant de Jean-Charles Mercier est calme. C'est moins évident de vendre des plats en portée. En une semaine, son chiffre d'affaires atteint celui d'une journée habituelle. Et selon lui, le week-end de l'Ascension n'y changera rien.
Il y a quelques locaux qui sortent, mais encore même pas tous les Niçois. Je ne pense pas qu'il y ait un regain d'activité durant ces jours-là. Et quand bien même, il serait infime dans tous les cas.
Ces frémissements restent anecdotiques aux yeux de Denis Cipollini, président de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie des Alpes-Maritimes.
On n'y est pas du tout. Il y a quelques glaciers qui sont verts, il y a de la vente à emporter. Mais ça, ça représente entre 3 et 5% de notre activité de restauration. Ce que l'on espère, c'est que ce week-end passe vite.
Tous n'attendent désormais qu'une date, le 2 juin, avec la possible réouverture des cafés, restaurants et hôtels dans ce département classé vert. Et peut-être avez-vous prévu de revoir vos amis, votre famille, durant ce long week-end de 4 jours ? Attention à ne pas relâcher donc la tension. Et notamment les gestes barrières. C'est l'appel lancé ce matin sur RMC du docteur Jacques Battistoni, le président du syndicat de généralistes MG France.
Je crois qu'il ne faut pas se relâcher pour l'instant. On n'a aucun moyen de mesurer, de savoir si le virus est en train de diminuer vraiment,
si sa diffusion a cessé. Retrouver sa famille, c'est déjà retrouver des petits groupes et puis se voir plusieurs fois peut-être, plutôt que de faire un grand groupe.
On voit bien quelques clusters. Vous savez, ces lieux où il y a plusieurs cas groupés,
qu'on a vus la semaine dernière apparaître, ces foyers d'infection étaient autour de rassemblements familiaux. Donc prudence, attention. Je crois que la limite de 10, elle n'est quand même pas bête, pas idiote. Et cinq communes du Morbihan et une du Finistère ont demandé la fermeture de leur plage, rouverte le week-end dernier. Des incivilités, le non-respect des règles de distanciation ont été constatées. En revanche, en Corse, la quasi-totalité des plages rouvrent aujourd'hui. Pique-nique et consommation d'alcool interdite. Et puis dans l'actualité également, plus de 100 personnes ont contracté le Covid-19 dans un abattoir des Côtes d'Armor.
Résultat d'une deuxième campagne de dépistage menée auprès de plus de 800 salariés. RMC 8h06, le gouvernement envisage donc un second tour des municipales le mois prochain, le 28 juin, ou alors beaucoup, beaucoup plus tard, carrément en janvier 2021. Mais alors il faudra re-voter pour les deux tours. Oui, Edouard Philippe rendra son rapport samedi. Le gouvernement tranchera d'ici mercredi prochain. Le Premier ministre a reçu donc hier soir à Matignon les chefs de parti. Alexis Corbière représentait la France insoumise. Il s'est dit opposé à la tenue du second tour le mois prochain.
Dans la mesure où il a été répété qu'on ne pouvait pas tenir une campagne électorale, alors il nous semble impossible de pouvoir faire un scrutin le 28 juin. Sans quoi finalement c'est un peu la prime aux élus sortants. C'est-à-dire certains ont pu distribuer des masques dans les communes et je ne leur en fais pas reproche. Des maires sortants étaient en visibilité. Puis ceux qui contestent leur pouvoir, évidemment, étaient confinés. Donc tout ça, la sincérité du scrutin est quand même assez discutable. Si l'élection du 28 juin était maintenue, on verra.
Et à l'inverse, Christian Jacob estime que si les conditions sanitaires sont réunies, alors il est favorable à la tenue des élections le plus rapidement possible. Un pays beaucoup moins touché par le coronavirus que ses voisins européens va relancer sa saison touristique. La Grèce, qui comptabilise 166 morts depuis le début de la crise, va rouvrir ses hôtels saisonniers le 15 juin. Et les vols directs avec l'étranger reprendront progressivement. À partir du 1er juillet, une bonne nouvelle pour les voyagistes. Mais Jean Brajon, le directeur général de Vacances Eliade, sait que le retour à la normale prendra beaucoup de temps.
On ne peut pas imaginer aujourd'hui qu'évidemment, nous connaîtrons les mêmes chiffres cette année. Parce que la saison, au lieu de commencer début avril, comme c'est le cas chaque année, elle commencera dans le meilleur des cas que le 1er juillet. Donc forcément, il y aura beaucoup moins de touristes français, voire de touristes en général qui viendront. Évidemment, il reste encore pas mal de choses à mettre en place. Et là, on va pouvoir envisager au moins une petite saison. C'est-à-dire à partir de juillet, j'espère, jusqu'à fin octobre. En Grèce, il fait quand même beau même jusqu'au début novembre. Donc là, c'est au moins un espoir de sauver une partie de la saison.
À l'AMC, 8h08, le MEDEF demande une aide de 10 000 euros par apprenti. Recruté avant le 31 décembre 2020, l'organisation patronale craint que la crise liée au coronavirus ne pénalise ses contrats. Inquiétude aussi du côté des premiers concernés, les apprentis qui ont beaucoup de mal à se projeter. Margot Bédé. Après deux ans d'apprentissage dans un grand hôtel parisien, Mohamed postule dans un autre établissement pour étoffer sa formation.
Au début, ils m'ont accepté. Et ensuite, ils m'ont appelé. Ils m'ont dit non, à cause de la crise sanitaire, on ne va pas pouvoir prendre d'apprentis. J'imagine que les autres entreprises, les autres hôtels aussi, vont avoir la même réaction. J'ai l'impression que tout tombe à l'eau.
Une des 13 partagées par son directeur au centre de formation d'apprentis de Villepeinte, Francis Barbier.
C'est dramatique parce que ce jeune-là, il va falloir qu'il cherche. Et l'hôtel qui ne le prend pas, c'est pas parce qu'il ne veut pas le prendre. C'est des patrons qui prennent 2, 3, 4 apprentis chaque année. Et cette année, ça va être beaucoup plus compliqué pour eux.
Dans ce CFA, sur les 500 élèves, plus de 90% sont au chômage partiel. L'aide de 10 000 euros demandée par le MEDEF est pour ce directeur indispensable.
Pour un apprenti comme ça, ça représente 10 mois de salaire. C'est quand même une espèce de sécurité qui va permettre à ces hôteliers ou à ces restaurateurs de voir l'avenir en se disant « Pendant quelques mois, je ne me soucie pas de savoir comment je le paye ».
Comme beaucoup d'autres élèves, s'il n'a pas de stage en septembre, Mohamed envisage de renoncer à sa formation. À retenir également dans l'actualité l'arrestation aux Etats-Unis de deux hommes soupçonnés d'avoir aidé Carlos Ghosn à fuir la justice japonaise. L'ex-patron de Renault est actuellement au Liban. Il avait quitté le Japon, caché dans un caisson d'instruments de musique. C'est qu'on retrouve Cédric Fech aux Etats-Unis pour RMC.
C'est un père et son fils qui ont été arrêtés à Harvard, près de Boston, dans le Massachusetts. Le père a 59 ans. C'est un ancien béret vert, un ex-membre des forces spéciales américaines qui s'est reconverti dans la sécurité privée. Et son fils a 27 ans. Michael et Peter Taylor font l'objet d'un mandat d'arrêt japonais pour avoir aidé Carlos Ghosn à s'enfuir du Japon pour se réfugier au Liban fin décembre. D'ailleurs, le fils Taylor s'apprêtait à partir au Liban lorsqu'il a été arrêté hier matin. Ce sont eux notamment qui auraient aidé l'ancien patron de Renault-Nissan à se cacher dans un flight case, cette boîte de transport pour du matériel audio-vidéo.
Michael Taylor aurait rencontré Carlos Ghosn sept fois avant l'évasion. Et avec un autre complice, ils auraient permis à Carlos Ghosn de quitter le Japon dans un jet privé pour qu'il se réfugie au Liban où il est toujours. Les deux Américains pourraient se retrouver très vite en prison au Japon parce que les Etats-Unis ont une convention d'extradition avec le pays.
Une ouverture des cinémas se profile en France pour début juillet. C'est ce qu'a annoncé hier le ministre de la Culture, Franck Riester. À Cannes, alors que devrait se dérouler en ce moment le festival, un cinéma en plein air a été installé tout près du palais. La première séance a eu lieu hier soir avec la projection du film E.T. de Steven Spielberg. Une par une, les voitures sont accueillies sur le parking
et prennent place ensuite face à la mer et à l'écran géant. Fabrice est venu avec sa femme et ses enfants pour une soirée en famille à l'extérieur après deux mois de confinement. C'est E.T. en plein air. On va regarder le film et puis on va s'éclater en famille. Les pop-corns, le sandwich, les boissons, on a tout prévu. Emmanuel et sa fille Amy ont le sourire aux lèvres. Elles avaient hâte de retrouver ce genre de sortie.
On a envie de culture un petit peu là. Les spectacles, les concerts, il n'y a rien quoi. Moi je trouve que c'est super.
Une sortie qui fait du bien aussi à Adeline et Nicolas. Là, ils retrouvent la magie du cinéma à Cannes.
Cannes cette année, c'est un peu triste. Donc du coup, ramener un peu de baume au cœur à notre belle ville de Cannes, c'est un peu féerique. La musique de la montée des marches était d'ailleurs diffusée
avant le début du film. Un clin d'œil évident pour Delphine Cazin, directrice de l'événementiel à la mairie de Cannes.
Ça aurait dû être le festival de Cannes. Donc on ne peut pas passer à côté. Il faut qu'on propose quelque chose en lien avec le cinéma. Les billets se sont vendus en moins de 24 heures. Ça a été complet.
L'opération sera renouvelée la semaine prochaine avec cinq projections sur le parking du stade Pierre de Coubertin à Cannes pour continuer de faire vivre la magie du cinéma.
Et vivement la réouverture des cinémas, donc prévue peut-être pour début juillet. Pour l'instant, ce sera effectivement en voiture. Il y en a d'autres qui ont inventé ce drive. C'est les églises et on sera d'ailleurs avec Mgr Dussignetti dans un instant. C'était le curé de Johnny. On l'avait beaucoup découvert pour le grand public à ce moment-là. C'est surtout l'occasion de parler de la façon dont les chrétiens vont vivre cette fête forcément de manière un peu étrange. Mais avant cela, on est avec Margot. Bonjour. Bonjour Margot. Oui, bonjour. Vous êtes dans l'ISER et on voulait parler avec vous de la question des masques. Vous nous avez appelé pour cela depuis ce matin. On en parle.
Ces masques qui sont en train de devenir obligatoires dans un certain nombre de centres-villes. On sait que Strasbourg a pris un arrêté pour le rendre obligatoire dans l'hyper-centre. Ah, heureusement. Et tout à l'heure, on avait quand même un de nos auditeurs qui nous appelait Dr. Rôme, facteur, nous disant mais on va avoir beaucoup trop chaud. C'est impossible de porter ce masque dans la chaleur. Vous, vous avez été dentiste. Vous l'avez porté. Pendant le 30 ans. Qu'il fasse chaud, qu'il fasse pas chaud. Ça a été très dur au début. Il m'a fallu 15 jours pour m'y mettre. Pour m'y mettre. C'est élégant. Alors, je crois que les gants, c'est encore pire que le masque.
Ah, finalement, c'est pire les gants alors qu'on imagine que le masque, on n'a pas l'habitude, quoi. Oui, mais les gants, c'est une horreur. Parce qu'on transpire sur le gant et puis c'est tout. Enfin, le masque, honnêtement, ça se fait pas du jour au lendemain. Mais j'ai commencé quand j'ai accouché de ma deuxième première fille. Oui. J'ai commencé par le masque. Et pour la deuxième, je sais pas. Chaque enfant, on devient un peu plus prudent, finalement. À chaque enfant, on devient un peu plus prudent, exactement. Mais il y a le cabinet, hein. Mais parfois, on a une chaleur infernale, quoi. C'est horrible. Mais on fait avec, hein. Vous vous êtes pas posé la question.
Et puis, malgré tout, on s'habitue. Vous pestiez pas toute la journée. Vous avez fini par plus vous poser la question, quoi.
Oh, ben non. Mais j'étais obligée d'y aller. Quand on est obligée d'y aller, moi, je pense que le masque dans la population,
c'est une question de vie ou de mort. Voilà. Donc, forcément, quand c'est une question de vie ou de mort, on le fait, quoi. Ben voilà. Même si on a chose le masque. Cela dit, Margaux, il faut être tout à fait honnête. Ça dépend des médecins. Il y a des médecins. Alors, la plupart, aujourd'hui, s'accordent à dire qu'il faut porter le masque dès qu'on ne peut pas respecter les distances de sécurité. Mais enfin, il y a certains médecins qui demandaient à ce que le masque soit porté en permanence. Le gouvernement a estimé que c'était pas nécessaire. Ah, moi, je le porte en permanence. Oui. Vous sortez de chez vous avec un masque, quoi qu'il arrive. Il faut le mettre dans la voiture.
Ça, je ne le mets pas, c'est sûr. Mais dès que je sors de ma voiture, j'ai toujours le masque. Depuis le début, avant qu'ils le disent. 15 jours pour s'habituer, c'est peut-être aussi pour ça qu'on n'est pas encore habitués, nous autres, parce qu'on n'a pas encore les 15 jours de rodage que vous, vous aviez, Margaux. Je t'ai bien obligé. Merci beaucoup. Merci pour ce témoignage qui, peut-être, donne un peu d'espoir à tous ceux qui nous entendent et qui n'arrivent pas tout à fait encore à s'y faire au masque. Margaux vous le dit, 15 jours pour s'habituer. Puis après, on n'y pensera plus. Merci beaucoup, Margaux. On est avec Mgr Benoît de Cinetti. Bonjour. Bonjour, madame.
Merci d'être avec nous sur RMC ce matin. Vous êtes le vicaire général du diocèse de Paris. Le grand public vous appelait le curé de Johnny, puisqu'on vous a découvert pour célébrer les obsèques de Johnny Hallyday. Pas de messe en public aujourd'hui, jour de l'ascension en France. Mais l'église espère peut-être pouvoir célébrer pour la Pentecôte. Parlons déjà d'aujourd'hui. Vous, vous allez célébrer la messe, mais du coup sans fidèle. Concrètement, ça ressemble à quoi ?
Écoutez, c'est une messe sans fidèle. C'est-à-dire que, comme depuis le début du confinement, depuis un peu plus de deux mois maintenant, chaque prêtre célèbre chaque jour la messe. Alors, au lieu de la célébrer avec des fidèles, il la célèbre. Donc, ça se passe très concrètement, soit dans une église qui est fermée, soit dans un oratoire, soit dans une chapelle dans le presbytère, où chaque prêtre officie. Ceci dit, pour être tout à fait honnête, on est seul et on n'est pas seul, parce que, bien évidemment, quand on célèbre la messe, on est entouré spirituellement par tous ceux qui prient avec nous.
Et puis, maintenant, grâce aux moyens modernes de communication, Internet, YouTube, etc., beaucoup de messes sont retransmises sur les ordinateurs, les smartphones et les téléviseurs des uns et des autres.
Bon, il y a une chose, évidemment, qui ne passe pas par Internet, c'est la communion. Est-ce que c'est une souffrance pour vos fidèles ? Comment vous réussissez à maintenir ce lien-là, malgré tout ?
Je pense qu'il y a deux souffrances. Il y a la souffrance de ceux, effectivement, qui ne peuvent pas communier, donc physiquement, qui ne peuvent pas recevoir le corps de Christ. Et puis, il y a ceux qui souffrent de ne pas se retrouver dans la communauté. Vous savez, la messe du dimanche, on a tous en tête les images de ces sorties de messe sur la place de l'église, où les gens discutent pendant longtemps, se retrouvent. Et ça, évidemment, ça manque dans le rythme de la vie. Chaque semaine. Alors, on essaye d'être imaginatifs, les uns et les autres.
Beaucoup de curés de paroisses, avec les paroissins qui travaillent avec eux, ont mis en place des numéros d'appels téléphoniques, où les gens peuvent les appeler, peuvent parler. Il y a beaucoup de détresse, vous imaginez bien. Et vous en êtes les témoins tous les jours sur votre station. Toutes ces personnes qui souffrent, qui sont inquiètes devant l'épidémie et ses conséquences dans le quotidien de nos vies. Beaucoup de gens ont besoin d'être écoutés, d'être accueillis, d'être soutenus, d'être réconfortés.
Il y a évidemment cette interdiction gouvernementale d'ouvrir les églises au public. Et en même temps, il y a cette décision du Conseil d'État qui, elle, dit que non, on ne peut pas continuer à empêcher les Français de vivre leur culte. Ça vaut évidemment pour les églises, pour les mosquées, pour les synagogues. D'autres pays en Europe commencent à permettre, à autoriser à nouveau des messes en public. C'est le cas notamment en Italie et en Allemagne, où les messes ont pu reprendre en accueillant des fidèles. Comment est-ce que vous allez vivre cette période un peu d'incertitude ? Est-ce que vous commencez à avoir une date ?
Non, on n'a pas de date précise. On a des signaux assez clairs qui nous sont envoyés disant que la reprise des cultes pourrait intervenir à la fin du mois de mai ou au début du mois de juin. Donc c'est assez éminent finalement parce qu'on est déjà à la fin du mois de mai. Mais plus, nous n'avons pas de détails plus clairs que cela.
Vous le redoutez ? Vous le regrettez ? Vous ne savez plus ?
Non, c'est ainsi. Chacun fait son travail et essaie de le faire au mieux. Ceux qui nous gouvernent ont de multiples dossiers à traiter. Et franchement, je ne donnerais pas à être à leur place parce que la responsabilité est immense. On navigue tous un peu à vue. C'est comme ça. Personne n'a été habitué à ce genre de situation. Il faut surtout garder son calme et puis chercher le bien commun avant tout autre bien particulier. Vous voyez ?
Oui, c'est évident. C'est évident. Et ça, c'est une parole sage. Monseigneur Benoît de Cinetti, un mot quand même pour évoquer cette journée de l'ascension. Pour les chrétiens, qu'est-ce que c'est que cette journée ? Pourquoi est-ce que c'est férié ?
C'est la fête qui commémore, enfin qui rappelle, qui évoque la beauté de Jésus au ciel après sa résurrection, 40 jours après sa résurrection, ayant rassemblé ses apôtres en Galilée. Voilà, ils montent devant eux, ils montent au ciel en leur disant désormais vous ne me verrez plus tel que vous m'avez vu ressuscité, mais je reste avec vous et préparez-vous à recevoir l'Esprit Saint, c'est ce qu'on fait faire à la Pentecôte, qui vous rendra capable d'être les témoins de ma présence et de l'amour que Dieu a pour les hommes partout dans le monde.
Il dit à ses apôtres, allez dans toutes les nations, je vous envoie, voilà, et annoncez-leur l'amour du Christ, annoncez-leur l'amour dont Dieu aime les hommes et baptisez-les, évidemment, s'ils le souhaitent, pour qu'ils puissent recevoir en plénitude la puissance de cet amour.
Merci beaucoup Mgr Benoît de Sinetti, vous évoquiez la Pentecôte, d'ici là, on verra bien si effectivement vous avez pu accueillir à nouveau des fidèles dans vos églises. Merci à vous, en ce jeudi, de l'ascension, d'être venu sur RMC et RMC Découverte. Dans un instant, les conséquences économiques du coronavirus, on le sait, de plus en plus à la crise sanitaire va succéder une crise économique, une crise sociale. Le livre est à l'épargne des Français atteint des sommets. On en parle dans un instant avec Frédéric Simotel.
RMC pour l'indirect. Rouvrez les églises, rouvrez aussi les cafés et les bars, nous dit Mourad ce matin. Les gens ont besoin de vivre. Vous êtes nombreux à vouloir cette réouverture. Anticiper des bars, des restaurants. Sylvain nous dit moi je suis pour le déconfinement et une réouverture totale. Mais attention, avec prudence, avec strict respect des gestes barrières. D'ailleurs, c'est ça qui est dommage selon Sylvain. On risque de le payer très cher ces prochains jours. Si les gens ne comprennent pas ça, ce sont les vacances d'été qui seront compromises. On risque un reconfinement selon Sylvain. Philippe est aussi pour un open bar comme il dit. Pour tout le monde.
Allez go, tout ouvert, bar, restaurant, plage. Quand on voit les gens qui n'en ont rien à faire, laissons-les. Ceux qui font attention se confinent ou mettent des masques. Ils continueront et peut-être que le coronavirus ne reviendra pas, dit Philippe. Alors pourquoi faire tous ces interdits ? Jean-Pierre qui nous écoute de Chine nous dit que là-bas on a retrouvé les restos. Ça fait du bien. Les serveurs ont des masques. Les services se font bien. Il faut faire confiance aux personnes. Il faut arrêter d'infantiliser. Les Français nous écrit Jean-Pierre.
RNP 6h-9h
Vos indirects.
Les conséquences économiques du coronavirus avec vous Frédéric Simotel. Nous allons parler du livret A. C'est l'un des grands vainqueurs du confinement parce qu'en 4 mois il a collecté plus que sur toute l'année 2019 et pourtant son taux de rendement est historiquement bas. 0,5%. Frédéric, pourquoi les Français ils déposent toujours plus d'argent alors que ce n'est pas si rentable finalement ? Oui, c'est le coffre-fort des Français en fait. C'est vraiment le placement le plus populaire pour les Français et c'est vrai que c'est un record de collecte. Au mois d'avril, écoutez bien, on a récolté 5,5 milliards d'euros sur le livret A juste le mois d'avril.
En février, on avait à peine récolté 1,5 milliard. Donc vous voyez, ça s'est vraiment accéléré mars et avril. Alors, deux explications. C'est à la fois une épargne subie, contrainte et puis une épargne de précaution. Épargne subie parce que, ben oui, trois quarts des Français ont globalement moins dépensé pendant le confinement. C'est ce que dit une étude CTLM. La hausse du budget alimentation a été plus que compensée par la baisse du budget loisir sorti. D'habitude, on avait un budget restaurant autour de 250 euros. Celui-ci, il est resté dans son porte-monnaie. Donc, on le met en livret A. Et puis, c'est une épargne de précaution.
Le livret A, je l'ai dit, c'est le coffre-fort des Français dans la crainte du chômage. Il y a quand même un Français sur trois qui craint de perdre son travail. C'est de la sécurité car, contrairement à d'autres placements, ce qu'on met sur le livret A, c'est garanti. On ne perdra jamais d'argent là-dessus. Donc, on peut retirer de l'argent quand on veut. Donc, ça rassure, ça sécurise. Ça rassure les Français mais ça ne rassure pas Bercy qui voudrait que cette épargne, elle soit réinvestie.
Oui, elle soit dépensée parce qu'aujourd'hui, l'argent qui reste au chaud, ce n'est pas de l'argent qui tourne, qui est dépensé et surtout le fléchage du livret A, ça va plutôt vers le logement social, vers la rénovation, la construction et on aimerait que ça aille ailleurs. Donc, pour pousser les Français à consommer, le gouvernement pourrait baisser la TVA ou autoriser la Caisse des dépôts à utiliser l'argent du livret A pour financer autre chose que le logement social et les collectivités locales. D'autant que tous les économistes que l'on interroge s'accordent à dire qu'à l'heure actuelle, il faut, pour ceux qui le peuvent, il faut dépenser.
Les grandes enseignes ont des stocks de marchandises donc elles doivent vraiment, elles sont en pleine promo, on voit des moins 50% sur l'électroménager, sur les meubles, les vêtements, on voit jusqu'à moins 60%. Donc, voilà, il faut vraiment écouler les stocks. C'est pour ça qu'elles demandent est-ce que les soldes arrivent le plus rapidement. Ce qui est possible, c'est-à-dire le gouvernement est en train d'y réfléchir ? Oui, on sent clair en ce moment qu'on est en quasi solde. Il y a des promotions. Il y a des grandes enseignes qui ont beaucoup de stocks et qui veulent écouler. Il faut écouler. Par contre, il y a des petits commerçants qui eux parient plus sur la marge.
Eux, ils voudraient qu'on reste à des prix, ils préfèreraient des soldes beaucoup plus tard. Alors, est-ce que le gouvernement va couper la poire en deux ? Je pense que la bonne idée, ce serait de démarrer les soldes tout de suite parce que c'est là où on va permettre de dépenser. En plus, quand on parle du livret A, le livret A, 0,5% de rendement, vous l'avez dit, mais quand on regarde dans les magasins, pour des dépenses que l'on a besoin de faire, on doit racheter une voiture, on doit racheter un canapé, on doit racheter une cuisinière. On a besoin de les faire dans les 12 à 18 mois, mais c'est le moment de le faire.
On a moins 300 euros, moins 160 euros, moins 3000 euros pour certaines voitures, pour l'achat de voitures. Ça rapporte... Enfin, l'économie que l'on fait là par rapport à l'épargne. Alors ça, c'est tout le paradoxe, disons un mot quand même de la voiture parce qu'évidemment, on n'a pas le droit de bouger à plus de 100 kilomètres, donc ce n'est pas forcément un moment où on a hyper besoin de l'utilité de sa voiture, mais il va y avoir des aides pour nous y encourager. Oui, des aides pour nous y encourager. Il y a des mensualités de crédit qui sont offertes, deux à trois mensualités pour certains distributeurs. Il y a des ventes flash sur les véhicules disponibles, livraison gratuite.
Les concessionnaires redoublent d'imagination pour nous attirer dans leur concession, nous faire acheter des voitures. Et vraiment, pour ceux qui le peuvent, encore une fois, plutôt qu'épargner sur les livrets A, on va peut-être gagner plus d'argent à le dépenser. C'est un peu paradoxal de dire ça, mais... Vous êtes en fait à mi-chemin entre l'épargnant qui veut se rassurer et Bercy qui veut qu'on dépense. Voilà. C'est ça votre position, Frédéric. Merci Frédéric Simotan. Il est 8h28 du côté d'RMC Découverte. C'est terminé pour aujourd'hui. On se retrouvera demain matin à 6h. Si vous voulez continuer côté télé, c'est sur la 15 que ça se passe sur BFM TV.
Mon invité dans un instant, ce sera Thierry Breton, le commissaire européen, le seul commissaire européen français. On verra si l'Europe a été à la hauteur. Ça continue sur RMC, bien sûr. A tout de suite. RMC Bourdin Direct. Jean-Jacques Bourdin. Bonjour Thierry Breton. Bonjour. Merci d'être avec nous. Vous êtes commissaire européen au marché intérieur. Hier, le Premier ministre Édouard Philippe s'est montré très sceptique sur l'Europe, en tout cas sur son rôle. Est-ce que l'Europe a été à la hauteur de la crise ? Je ne le crois pas. Voilà ce qu'a dit Édouard Philippe. Sur le fond, vous êtes peut-être d'accord, quand même.
Non, il faut s'entendre sur ce qu'on dit quand on dit l'Europe. Je pense, encore une fois, je n'ai pas entendu ce qu'a dit le Premier ministre, mais le connaissant bien, il devait penser, j'imagine, aux 27 États membres. C'est ça l'Europe. Ensuite, il y a les institutions européennes, un peu le gouvernement qui est évidemment la Commission européenne et puis ensuite, il y a le Parlement. Alors, est-ce que les 27 États membres, comme laisse penser le Premier ministre, n'ont pas été à la hauteur ? Non, je pense qu'il est un peu dur là avec ses collègues.
Non, les États membres ont été au début, là on peut peut-être lui donner raison, ils ont été beaucoup trop individualistes et précisément en tant que commissaire au marché intérieur, j'ai dû, permettez l'expression, faire un peu la police. Quand la France a commencé à fermer un peu ses frontières, l'Allemagne surtout, j'aurais dit non.
Chacun dans son point.
J'aurais dit non. Je me suis entretu beaucoup avec le ministre de la Santé français. Il a rouvert les frontières. Le ministre de la Santé allemand, il a rouvert les frontières. C'est vrai qu'au début, ça a donné le sentiment que les États membres... Je ne leur jette pas la pierre, vous savez, personne ne s'attendait à l'ampleur, la violence, j'allais dire, d'une telle épidémie. Donc chacun a réagis au début un petit peu en se fermant sur lui-même. Bon, j'ai appelé les uns et les autres à la raison et puis on a rouvert progressivement les frontières et l'Europe est redevenue solidaire, ce qu'elle n'aurait jamais dû cesser d'être.
On va revenir évidemment aux frontières, on va revenir au plan de la France et de l'Allemagne mais quand même, vous dites, ça y est, bon, c'est normal, au début, tout le monde a été pris de court, on est revenu vers nos frontières. Que l'Europe n'était pas intégrée en quelque sorte. C'est-à-dire qu'effectivement, première grande difficulté, grande épreuve, une épreuve commune qui touche tout le monde en même temps et c'est chacun chez soi.
Non mais vous savez, l'Europe c'est un continent. Si vous regardez ce qui s'est passé aux Etats-Unis et je fais souvent cette comparaison, ça a été une cacophonie entre l'état de New York qui s'est fermé, police pour traverser les ponts avec l'état du New Jersey, le Connecticut qui faisait autre chose, la Floride une troisième, Donald Trump appelant quasiment à la rébellion pour rouvrir les Etats. Non, vous savez, on n'est pas isolé sur la planète. Je dis simplement qu'il y a eu, effectivement au début, un tel étonnement, j'allais presque dire une période d'effarement par rapport à ce qui se passait, que chacun s'est un peu fermé sur lui-même.
Ça a été vrai aux Etats-Unis, ça a été un peu vrai en Europe, ça a été vrai aussi en Chine et puis ensuite évidemment les choses fort heureusement, assez rapidement, sont revenues dans une normalité qu'elle n'aurait jamais dû quitter partout sur la planète. Ce n'est pas encore le cas aux Etats-Unis du reste, on voit encore beaucoup de divergences.
On voit revenir effectivement une nouvelle forme de solidarité, mais pour l'instant, c'est la France et l'Allemagne qui veulent le porter avec ce plan qui a été annoncé par Emmanuel Macron et Angela Merkel, 500 milliards d'euros sous forme de fonds. C'est la commission d'ailleurs qui va lancer de la dette en son nom propre. Est-ce que le reste des pays va suivre ? Je poursuis quand même sur ce que vous disiez à l'instant. Vous dites ça y est, maintenant les choses sont rentrées dans l'ordre et pourtant, on a quand même le sentiment que ceux qui sont décrits par certains comme étant les plus radins d'Europe, Pays-Bas, Autriche, Danemark, Suède, sont quand même plus sceptiques.
Est-ce qu'ils vont accepter ce plan ?
Plusieurs éléments dans votre question, si vous permettez. D'abord, la commission a été mandatée par les États membres pour faire une évaluation des besoins de combien il va falloir, il faut bien le dire à nos auditeurs et nos téléspectateurs ce matin, pour réparer mais aussi pour réinventer le monde. Car ne nous y trompons pas. Le monde dans lequel nous entrons ne sera pas le monde que nous quittons. On a le sentiment aujourd'hui que ça y est, on rentre dans le déconfinement et que finalement tout ceci n'était qu'un mauvais rêve et qu'on va redevenir comme avant. Non. Je vous le dis ce matin. On est en train de rentrer dans un nouveau monde. On va avoir à le réinventer.
Le choc économique que nous sommes en train de subir est d'une telle violence inédite qu'il aura des conséquences sur le long terme et des conséquences de transformation. Et donc, notre rôle à nous et à la Commission européenne et à moi en tant que commissaire au marché intérieur, c'est de vie à ce que nous ayons les moyens, les moyens financiers pour rebâtir en solidarité ce monde qui vient. Alors derrière, quel est le message au fond que le président de la République, Emmanuel Macron, et la chancelière Angela Merkel ont envoyé à l'Europe ?
Ils sont mis d'accord sur quelque chose sur lequel ils étaient jusqu'à présent foncièrement opposés, c'est-à-dire la capacité désormais que l'Union européenne et en l'occurrence la Commission puissent émettre des dettes mutualisées pour intervenir là où ceux qui en ont besoin puissent en bénéficier.
C'est Angela Merkel qui a le plus évolué sur cette question.
C'est vrai que c'était une position depuis le début et il avait raison d'Emmanuel Macron, président de la République française et c'est vrai que Angela Merkel a décidé de le rejoindre. Ce message qu'il nous envoie, c'est que le monde, encore une fois, que l'on va construire sera plus celui d'avant. Ce message, on le reçoit comme tel avec beaucoup de solennité à la Commission et donc on va l'intégrer dans notre plan qui sera présenté la semaine prochaine mais je dois dire aussi qu'en ce qui concerne les fameux états frugaux, alors je les rappelle pour noter les bêtises. Vous n'avez pas dit radin,
vous avez dit frugaux.
C'est comme ça qu'on appelle ces états. Alors ce sont les Pays-Bas, c'est l'Allemagne, c'est la Finlande et c'est l'Autriche et on les oppose à ceux qui sont soi-disant les plus dépensiers c'est-à-dire le Portugal, l'Espagne, la France, l'Italie et la Grèce. Mais vous savez, la solidarité à Péline de Malherme. On connaît en Europe. Savez-vous combien depuis le début de la création de la zone euro les états qui ont la charge de défendre les frontières sud de l'Europe, c'est-à-dire ces fameux états dits dépensiers ont dépensé pour la défense commune européenne. Ils ont dépensé 2000 milliards. Quant au frugaux, les cartes que j'ai citées, ils ont dépensé 1000 milliards.
On a donc dépensé deux fois plus pour la défense de notre bien commun à l'Europe. Donc vous voyez, la solidarité, on va savoir, je crois, trouver un nouveau compromis pour précisément se donner les moyens d'inventer sur le long terme le monde qui vient. Il sera incertain. C'est pour ça que je me bats pour que nous ayons le plus de moyens possibles parce qu'il va falloir accompagner socialement ces transformations radicales qui sont devant nous.
Est-ce que ça veut dire que vous pouvez nous dire ce matin, Thierry Breton, que ce plan à 500 milliards d'euros, ce n'est pas juste un message, pour reprendre votre mot, d'Angela Merkel et d'Emmanuel Macron, que ça sera une réalité ? C'est sûr. C'est évident.
Ce n'est pas du tout ce que je dis en les 27. Donc encore une fois...
Donc ce n'est pas fait ?
Bien entendu que ce n'est pas fait. Ce sera fait encore une fois lorsque les 27 auront approuvé à l'unanimité non pas le plan, cette proposition franco-allemande qui est très importante. C'est pour ça que j'ai voulu insister. C'est un moment historique de ce que cette, je dirais, cette convergence de vues entre l'Allemagne et la France. Mais si ça reste uniquement
une parole et qu'il ne sera pas dans les faits ?
Ça ne restera pas une parole parce que derrière, évidemment, on l'intègre nous-mêmes dans notre réflexion qui est quasiment achevée, évidemment. On a une obligation maintenant de présenter ce plan dans une semaine précisément aux États membres qui vont ensuite en débattre. Pour nos téléspectateurs, le président de l'Union Européenne, le président du Conseil, c'est Charles Michel. Charles Michel va donc en débattre avec tous les chefs d'État et de gouvernement. Bien entendu, comme je viens de vous le dire, cette proposition franco-allemande à la fois, je dirais, nous libère de certaines contraintes mais nous oblige en même temps.
Vous y êtes plutôt favorable ?
Bien sûr, j'y suis très favorable et je pense même, encore une fois, qu'il faut être très ambitieux et je rappelle quand même que cette proposition, c'est 500 milliards, non pas 500 milliards de prêts, mais 500 milliards de subventions directes, directes, c'est-à-dire qui vont pouvoir aller directement et avec lesquelles on va pouvoir peut-être en préserver un petit peu plus pour pouvoir faire des prêts. Donc on peut monter très facilement à un plan, un projet qui pourrait être au-delà de 1 000 milliards avec cette force de frappe qui est proposée précisément à la fois par la chancelière et le président. Vous dites,
ça nous oblige, qui est-ce que ça va obliger précisément ? Je voudrais reprendre juste les mots d'Emmanuel Macron. Il dit, c'est une dette qui aura vocation à être remboursée pour apporter des financements qui seront fléchés en priorité sur les secteurs les plus touchés. Une dette qui a vocation
à être remboursée, comme toutes les dettes.
Qui va payer quand ?
Alors voilà, toutes les dettes, je le rappelle, ont vocation à être remboursées contrairement à ce que les uns et les autres s'imaginent ou rêvent.
Mais est-ce que ça veut dire qu'on va faire reposer ça sur nos enfants ?
Alors, d'abord, il s'agit de pouvoir émettre des dettes. C'est une crise qui est une crise séculaire, comme on n'en voit pas une dans le siècle. Donc, cette dette-là, espérons-le en tout cas. En tout cas, jusqu'à présent, vous avez raison, on ne sait pas de quoi demain sera fait. C'est pour ça que j'invite tout le monde à la plus grande prudence, vivre ensemble, mais en étant prudent. Alors, évidemment, une dette de cette nature, compte tenu des taux d'interaction extrêmement bas, il faut avoir des maturités très longues, 30-40 ans. C'est, si je puis dire, l'intérêt du fait que nous avons aujourd'hui des taux d'intérêt qui sont très bas.
Et donc, il faut utiliser au maximum cette capacité d'endettement sur du très long terme avec des taux d'intérêt nuls. Ensuite, qui va rembourser ? Voyez-vous, il y a un débat depuis la création de l'Europe, tel qu'on la connaît maintenant, et de la Commission européenne. C'est les ressources propres, c'est-à-dire le fait que la Commission puisse commencer à lever de l'impôt. Moi, j'y suis très favorable parce qu'il faut progressivement nous donner ses moyens. Vous voyez, vous savez, c'est comme ça en politique.
À partir du moment où on a un objet de cette nature qu'on place au milieu, dans 5 ans, dans 6 ans, dans 7 ans, dans 10 ans, quand il faudra rembourser, eh bien, on aura deux possibilités. Soit on se serrera la ceinture. Je ne suis absolument pas favorable parce que je ne suis pas pour les politiques d'austérité après des crises de cette nature. On a vu ce qui s'est passé notamment après la crise de 2007-2008 lorsque, notamment en France, on a pratiqué une politique d'austérité. Ça a été dramatique. Donc, non. Donc, on ne se serrera pas la ceinture. Je pense qu'il faut continuer. Quelle est l'autre option ?
Eh bien, c'est évidemment de donner des ressources propres à l'Union européenne pour rembourser.
Donc, d'augmenter les impôts.
Non. Non, attendez. Oui, mais qui ? Par exemple, les GAFA. Par exemple, la protection aux frontières pour l'économie verte et la taxe CO2. Vous voyez, il y a des tas de choses nouvelles qui vont arriver dans le monde que l'on veut construire ensemble. Construire ensemble où, précisément, quand on dit, par exemple, aux GAFA qu'il faut que chacun paye ses impôts, eh bien, moi, ma proposition, c'est que ça vienne pour l'Europe. Donc, on va trouver des moyens, progressivement, pour rembourser. Et je voudrais vraiment qu'on soit tous conscients que penser le monde de demain avec les contraintes et les objections d'hier, c'est faire fausse route. Je le dis aussi aux états frugaux.
On va y revenir aux GAFA. Vous vous mettez, franchement, les choses sur la table. Les états frugaux, le GAFA, on va revenir sur votre échange avec Mark Zuckerberg en début de semaine. Mais je voudrais quand même que les choses soient très claires. Vous avez prononcé le mot d'impôt. Tous les Français qui nous écoutent, mais les Européens, puisque vous n'êtes pas là que pour les Français, à un moment, ils vont tous se dire quand même, on va finir par être mangés. Nous aussi. À un moment ou à un autre, on va nous demander de mettre la main à la table.
C'est la raison pour laquelle je pense que l'un des mots, je le dis souvent, l'un des mots, de toute façon, de cette situation, on l'a vu vraiment émerger assez fortement. c'était du reste positif. C'est la solidarité. La solidarité, d'abord, on l'a vu avec les personnels soignants, ces applaudissements tous les soirs. Ça commence en Italie, je le rappelle. Et puis, ça s'est répandu comme une traînée de poudre en Europe et partout.
cette solidarité envers les personnels soignants, cette solidarité, on l'a rappelé tout à l'heure, au début, après un départ un peu en ordre dispersé, cette solidarité entre les États membres, je l'ai vécu, je tiens à en témoigner, à porter témoignage ici, cette solidarité aussi avec les entreprises qui se sont mobilisées pour répondre aux défis. Un élément que je voudrais partager avec vous sur cette solidarité avec les entreprises, lorsque je m'empare du dossier parce que la Commission n'avait pas ses compétences, elle n'a toujours pas les compétences de santé, mais en revanche, on nous a confié une commission de coordination. Il n'y avait pas assez de masques en Europe.
Comme du reste, il n'y en avait pas assez en Chine. Je rappelle que les Chinois nous ont appelés au secours au début du mois de janvier parce qu'il n'y avait pas assez de Chine et que l'Europe leur en a envoyé. Donc, il y avait 10 entreprises, 10 entreprises en Europe qui fabriquaient des masques. Aujourd'hui, après un appel vraiment de solidarité des entreprises européennes, il y en a 500, Pauline de Malherbe, 500 qui fabriquent des masques et on sera autonome. Donc, vous voyez, il y a une solidarité qui s'est créée. Donc, bâtir précisément le monde de demain sur la solidarité, c'est vraiment ce que je crois nécessaire.
C'est un peu mon combat aussi au sein de la commission et pour répondre sur l'impôt. Il y a d'autres façons, encore une fois, de trouver des impôts qui sont des impôts modernes qui correspondent à ce que l'on veut pour le pacte vert, pour la numérisation que chacun dans ce monde a inventé paye sa juste cote part de sa contribution à notre bien commun que ce soit dans l'espace numérique ou dans l'espace écologique vert, on va dire. Et vous voyez, on n'est pas obligé taxer les individus, on peut aussi inventer des modes de solidarité plus globales. C'est ce que j'essaie de faire moi-même du reste avec tous ceux qui veulent des partenaires de l'Union.
Et alors, il y en a un qui l'a entendu, c'est Mark Zuckerberg, vous lui avez redressé les bretelles. C'était lundi, un think tank installé à Bruxelles qui a organisé une discussion entre vous et le fondateur de Facebook. Je voudrais simplement qu'on réécoute les mots que vous avez eus envers lui.
Parlons de vos impôts. J'ai moi-même été chef d'entreprise et j'ai toujours dit à mes équipes « Ne jouez pas au plus malin, payez vos impôts
là où vous devez les payer, n'allez pas dans les paradis fiscaux. » C'est une question importante car nous allons vers un monde avec de grandes difficultés économiques. Nous devons trouver ensemble un moyen de coopérer, c'est très important. Faites attention à ne pas devenir un acteur trop important du système qui ne jouerait pas selon les règles.
Ce n'est pas parce que quelque chose n'est pas interdit que c'est autorisé.
Alors, il n'a pas moufté, Marc Zuperberg. Vous l'avez donc appelé à être plus responsable. Est-ce qu'il le sera ? Est-ce que ça va vraiment changer quelque chose ?
Alors d'abord, il faut repasser. C'est amusant de remettre ce petit épisode. Juste dans son contexte, c'était une conclusion. On dialoguait précisément pendant une heure sur précisément ce que nous avions appris ensemble. Et j'ai souhaité coopérer précisément avec tous ceux qui apportent quelque chose dans notre société, dans notre bien commun pendant cette période tellement inédite qu'était le confinement. donc je me suis beaucoup entretenu avec les plateformes et notamment pour veiller à ce que les réseaux, les réseaux de télécommunication soutiennent le fait que nous avions 80% de nos concitoyens européens qui étaient confinés chez eux. Il fallait que les réseaux tiennent.
J'aurais demandé à avoir un peu de réserve, notamment sur les plus grands comme Netflix ou YouTube qui est une filiale de Facebook pour qu'on n'encombre pas trop les réseaux, qu'on puisse travailler, apprendre également sur ces réseaux. Et j'ai appelé effectivement à de la solidarité. Je m'adressais ici non pas complètement à lui mais je m'adressais en conclusion à l'ensemble des grandes plateformes. On s'appelle plutôt ça des plateformes tous les grands acteurs du numérique. Et c'est vrai qu'on a appris à travailler ensemble. Ils nous ont écoutés. Je leur ai dit, vous savez, depuis le début, ce n'est pas à nous à nous adapter à vous.
Si vous voulez venir travailler avec nous, vous êtes le bienvenu. Tout le monde est le bienvenu. Mais c'est à vous désormais à vous adapter à nous.
Mais est-ce que ce n'est pas des bons mots ? On a quand même l'impression, d'ailleurs on le voit sur ces images, ils vous écoutent, ils ne mouffent pas. Mais il y a presque quelque chose quand même de l'enfant un peu insolent qui écoute son père. Est-ce qu'on va concrètement changer les choses ? Est-ce que ça va vraiment changer ? Est-ce que vous avez les moyens
d'obtenir des résultats ? Il y a deux choses. Vous savez, en politique, il y a deux choses. Il faut d'abord être clair. Il faut avoir une expression claire.
Ça vous l'avez été.
Mais c'est très important. Parce qu'on n'a pas été assez clair jusqu'à présent. On était là, on ne savait pas, on ne savait pas quoi. Il faut être clair. Moi, je suis très clair.
Mais ça ne peut pas rester des mots.
Je suis très clair au fond de moi-même sur ce que je pense de voir qu'il faut faire pour nous-mêmes, pour nos concitoyens et notamment sur les GAFA. Je le lui dis, la désinformation, c'est le mal du siècle. Je suis très clair sur ce qu'il faut faire. Il le sait. Alors maintenant, c'est deux choses l'une. Ou bien, ils s'adaptent tous et il y a des moyens avec l'intelligence artificielle. Ou bien, ils s'adaptent pour payer les impôts partout. Et il y a des moyens de le faire plutôt que d'aller rechercher cette course à l'optimisation fiscale qui a fait tant de dégâts dans le... J'allais dire le monde d'avant. Là-dessus,
vous avez des outils ? Vous avez tout ce qu'il vous faut.
On a encore fait une communication pas plus tard qu'il y a trois jours à la Commission européenne. Bien sûr qu'on a les outils. Et puis le pacte vert. Et puis tout ce qui est important sur nos valeurs. Je parlais de nos valeurs. Nos valeurs, c'est notre socle qui est indestructible. Donc si jamais on veut travailler chez nous, on est le bienvenu, mais on doit les respecter. Alors est-ce qu'on a les moyens ? Mais bien sûr, ils le savent très bien. Je suis en train de finaliser un texte de régulation extrêmement précis qui s'appelle, pardon de cet anglicisme, mais c'est le langage qu'on utilise, le Digital Service Act, le DSA. Il sera finalisé à la fin de l'année.
Toutes les plateformes le savent. Je leur ai dit maintenant, regardons comment on travaille ensemble. Voilà ce dont j'ai besoin. Vous savez vous adapter. Très bien, je n'ai pas besoin de réguler. Si vous ne savez pas ou si vous ne vous adaptez pas assez rapidement, nous régulerons. Ils le savent. Et puis vous savez, Pauline de Malherme, il se trouve que j'ai eu une vie avant d'être commissaire. Tout le monde le sait. Je les connais bien. Ils me connaissent bien. Et donc, lorsque je les appelle à discuter autour de la table, vous voyez, ils viennent. Et je crois que c'est comme ça qu'il faut inventer. Moi je sais d'où je suis, d'où je parle. Eux, ils savent.
Et j'essaye de faire en sorte de bâtir des ponts en gouvernance pour inventer intelligemment le monde de demain. Et s'il faut réguler, y compris jusqu'à aller à proposer du démantèlement parce qu'on estime que la concurrence n'est pas respectée.
Vous pourriez aller jusqu'au démantèlement de ces grands rôles ?
Nous avons toute la gamme des instruments. Je ne fais aucune menace. Je ne prononce aucune menace ce matin. Je dis simplement que nous avons toute la gamme. Voilà. Moi je sais que l'un de mes rôles aussi en tant que responsable du numérique pour l'Europe, c'est de bâtir le monde de demain aussi dans son volet société, espace informationnel. Ça va prendre beaucoup de temps. Il faut être très attentif. Je n'ai pas hésité à dire lorsqu'on a parlé des applications de traçage pour le Covid qu'il y avait une ligne rouge sur laquelle je serais toujours opposé. C'était le fait d'utiliser la géolocalisation et les données personnelles que je ne voulais les utiliser que de façon agrégée.
Je sais où sont nos lignes rouges. Mon rôle, c'est de le dire clairement à tous ceux qui veulent venir travailler avec nous. Sans ça, ils ne travaillent pas.
Thierry Breton, un mot sur le tourisme. Vous parliez à l'instant des frontières. Alors certes, ça s'est quand même un peu amélioré, mais il y a quand même encore chacun de son côté. L'Espagne qui va mettre en place une quarantaine, l'Italie au contraire qui rouvre tout, mais l'Autriche qui ne rouvre pas avec l'Italie, donc c'est que dans un sens. Est-ce que vous allez réussir à harmoniser tout ça à la veille des vacances d'été ?
Alors la réponse, c'est encore une fois, nous sommes un continent. La Floride vient de s'ouvrir. La Californie est complètement claquemurée, à tel point que, mieux de reste, M. Elon Musk, avec Tesla, dit qu'il veut fuir la Californie pour aller se remettre dans l'Elvada qui lui est ouvert. Voilà, nous sommes un continent. Le Covid, il se déplace malheureusement encore, je le dis encore, et avec des cinétiques qui sont différentes au niveau du continent européen. Alors maintenant, la bonne nouvelle, c'est qu'est précisément que ça va beaucoup mieux. On peut se déconfiner, mais il faut respecter. Et plutôt que de parler de frontières, je préfère parler de zones.
On a du reste des zones en France et je trouve que c'est une très bonne initiative du Premier ministre et du gouvernement que d'avoir précisément commencé à nous organiser avec ces zones qui suivent l'évolution de la pandémie. Vous savez, des deux côtés de la frontière, par exemple, l'Espagne qui a été très touchée. Si vous voulez aller en Espagne encore aujourd'hui, il y a une quarantaine obligatoire, enfin une quatorzaine obligatoire. Comme vous l'avez vu, l'Italie, qui était la première, qui maintenant, ça va mieux, vient de la lever. La France a réussi à la lever. L'Allemagne a dit qu'elle les leverait le 11. Voilà. On vient de sortir.
Il y a une semaine seulement que nous sommes sortis du confinement. On doit maintenant travailler ensemble progressivement. Je le dis ce matin, on avait une réunion de l'ensemble des ministres du tourisme, pas plus tard qu'hier, les 27, à laquelle évidemment, je participais en tant que responsable du tourisme au sein du marché intérieur. Et donc, on a mis en place un certain nombre de protocoles à respecter les uns et les autres, protocoles sanitaires, protocoles pour passer les frontières.
Chacun les respecte désormais, mais encore une fois, en respectant l'évolution épidémiologique de chacun des pays, il faut se souvenir que ce doit être, ce doit être encore aujourd'hui, et pour les longs mois qui vont venir, les autorités de santé qui doivent avoir le dernier mot. Mais nous, nous coordonnons, oui, il y aura une saison touristique cet été, c'est certain. On essaie de donner tous les moyens pour que les acteurs du tourisme qui ont été très touchés dans cette pandémie puissent rouvrir progressivement en respectant les conditions sanitaires. Est-ce qu'elle sera pan-européenne ? On l'espère. Est-ce qu'elle sera nationale ? Certainement.
Mais en tout cas, on fait en sorte qu'on puisse le plus vite possible retrouver une sorte, je dis bien une sorte de normalité.
Une sorte de normalité. Merci beaucoup Thierry Breton, commissaire européen au marché intérieur et merci particulièrement d'être venu dans ce studio d'RMC et de BFM TV. Contrairement aux membres du gouvernement, Jean-Jacques Bourdin l'a dit plusieurs fois qui pour l'instant rechigne encore. Merci à vous d'avoir fait cet effort justement d'un retour à une sorte de normalité. Merci à vous. Merci à vous.
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