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InterviewC dans l'air (sur YouTube)· 30 mars 2017 65 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & familleEurope & international

Valls/Macron : merci pour ce soutien ! #cdanslair 30-03-2017

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 23 %Attaque 55 %Défensif 23 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 71 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:49OuverteRéponse directe

    Est-ce que cette présidentielle vient de changer de visage avec le soutien de Valls à Macron ?

  • 3:13RelanceRéponse directe

    Pourquoi cette fois-ci la crise du PS serait plus inquiétante qu'avant ?

  • 3:55OuverteRéponse directe

    Pascal Perrineau, quelles sont les deux différences majeures de cette crise du PS ?

  • 5:50OuverteRéponse directe

    Vanessa Schneider, ce soutien de Valls est-il une surprise ?

  • 8:31OuverteRéponse directe

    Que signifie ce soutien de Valls pour Macron ?

  • 9:28RelanceRéponse directe

    Valls joue-t-il pour Macron ou contre lui ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 8:37Invité politiqueFait
    « Manuel Valls signifie aux partis socialistes et aux socialistes que la page de la présidentielle est tournée. »
  • 13:30Invité politiqueFait
    « Je voterai pour Emmanuel Macron. Je prends mes responsabilités. Ce n'est pas une question de cœur. C'est une question de raison. »
  • 14:16Invité politiqueFait
    « Je vous demande de sanctionner ceux qui se prêtent à ce jeu morbide. »
  • 31:03Invité politiqueFait
    « Je suis le candidat du pouvoir d'achat, de la feuille de paye, de la valorisation du travail. »
  • 32:20Invité politiqueFait
    « Le revenu universel, c'était son point fort dans la campagne des primaires. »
  • 32:45Invité politiqueFait
    « Le revenu universel aujourd'hui ce n'est pas ça. »
  • 35:42PrésentateurFait
    « En dessous de 5%, c'est non seulement la ruine politique, c'est la ruine financière parce que l'État ne vous rembourse pas. »
  • 37:25Invité politiqueFait
    « On a Christian Eckert le secrétaire d'État au budget qui a publié un texte absolument dithyrambique sur Benoît Hamon pour annoncer qu'il ralliait Benoît Hamon. »
  • 40:58PrésentateurFait
    « Le premier ministre dernier en date par Cazeneuve et le ministre de la Défense c'est-à-dire non seulement l'un des hommes les plus populaires du gouvernement mais celui qui a réussi à garder une région Bretagne promise à la droite. »
  • 42:51InvitéFait
    « Le candidat de la France insoumise fait la course en tête et à gauche il se fixe un nouvel objectif depuis qu'il a franchi la barre des 15%. »
  • 44:58Invité politiqueChiffre
    « Fillon je pense que c'est très facile à dépasser. »
  • 46:16Invité politiqueFait
    « La chute est encore possible. »
  • 47:06PrésentateurChiffre
    « La cote de popularité de Jean-Luc Mélenchon vient de bondir de 19 points en à peine une semaine. »
  • 49:49PrésentateurFait
    « On peut se retrouver le 23 avril avec un vrai suspense un 4 candidats dans la marche d'erreur. »
  • 55:28PrésentateurFait
    « La fusion des budgets c'est-à-dire que les dépenses de l'un les dépenses de l'autre seraient additionnées est-ce qu'on dépasse pas le plafond ça peut être un problème. »
  • 57:46PrésentateurFait
    « Hamon-Le Pen quand il était à 14-15 il battait d'ailleurs Le Pen. »

Temps de parole

  • Présentateur84 %
  • Invité politique4 %
  • Invité3 %
  • Invité 22 %
  • Invité politique 22 %
  • Invité politique 32 %

0,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:12
Présentateur

Bonsoir à toutes et à tous. Nous attendons vos questions, SMS, Internet et réseaux sociaux pour alimenter notre discussion. C'est le coup de grâce. Manuel Valls en affichant avant le premier tour son soutien à Emmanuel Macron dynamite un parti socialiste déjà exsangue. L'effet de souffle est sans précédent à un mois du premier tour de la présidentielle. Depuis hier, le camp Hamon crie à la trahison et dénonce un jeu morbide. Le candidat issu de la primaire en baisse dans les sondages, encaisse et assiste au naufrage de sa campagne. La droite en profite pour renvoyer Macron à gauche et rebaptise le candidat Emmanuel Hollande.

Quant à Mélenchon, il trace sa route et tente de profiter au mieux du collapse du parti socialiste. Alors, Manuel Valls rend-il vraiment service à Emmanuel Macron ou est-ce un baiser de la mort qui renvoie le candidat d'En Marche au bilan du quinquennat ? Valls Macron, merci pour ce soutien. C'est le titre de cette émission. Avec nous pour en parler ce soir, Christophe Barbier. Vous êtes éditorialiste à l'hebdomadaire L'Express. Elle a une cette semaine, Macron, le flou en marche. Votre édito du jour sur le site de votre journal est intitulé « Les trois erreurs stratégiques de Marine Le Pen ».

Pascal Perrineau, vous êtes politologue, professeure à Sciences Po, spécialiste de la sociologie électorale en France et en Europe. Vous êtes l'auteur de « La France au front » et c'est sur l'avenir du FN publié chez Fayard. Vanessa Schneider, vous êtes grand reporter au journal Le Monde ainsi que pour M. Le Mag. Elle a une du numéro daté de demain « Comment la présidentielle dynamite le PS ». Enfin, Laure Breton, vous êtes journaliste politique au journal Libération. Vous avez co-écrit le dossier du jour dans votre journal intitulé « Monsieur déloyal ». Bonsoir à tous les quatre. Merci de participer à ce scène en l'air en direct.

Est-ce que cette présidentielle, Christophe Barbier, vient de changer de visage ? On va le dire comme ça. Je le disais, il y a eu un effet de souffle avec ce vote annoncé de la part de Manuel Valls pour Emmanuel Macron. C'est un épiphénomène où vraiment, est-ce que ça dynamite le PS, comme le dit Le Monde du Jour ? Oui, c'est un événement très important parce que ça met un terme aux espoirs de Benoît Hamon. Benoît Hamon, je ne vois pas comment il pourrait faire pour être au second tour et pour être président de la République dans quelques semaines. Donc on voit un parti socialiste qui a décidé de s'inscrire dans l'après. Alors l'après reste flou.

Est-ce que c'est participer pour Manuel Valls à une majorité présidentielle si Macron est élu ? Est-ce que c'est être au cœur d'un congrès de refondation du PS ou de la gauche où la guerre civile que l'on voit par tweet en ce moment se livrerait dans des motions de congrès ? On ne sait pas trop encore. Mais en tout cas, le PS a fait son deuil, a tourné la page de cette présidentielle. Il ne sera pas le vainqueur. Donc c'est toute une histoire longue qui se purge. Parce que ce n'est pas seulement le quinquennat de Hollande qui se termine comme ça. C'est une histoire beaucoup plus longue qui remonte à François Mitterrand et à la création de ce PS-là en 1971.

Et même pour les plus historiens, à la vieille querelle entre Jules Gued et Jean Jaurès. C'est-à-dire entre un socialisme qui veut participer au gouvernement et faire de son mieux et un socialisme qui veut rester pur dans la radicalité. Donc c'est vraiment quelque chose de très très très profond. On ne sait pas du tout ce qui en naîtra après. On voit ce qui est mort aujourd'hui. Ce n'est pas la première fois qu'on a un épisode comme ça au PS. Vous venez de le rappeler, c'est une vieille histoire. Pourquoi cette fois-ci ce serait plus inquiétant ? Alors certes, on est à un mois d'une présidentielle. Oui, on est dans une phase électorale intense.

Ça vient après des fractures idéologiques très graves. La bataille sur la loi du travail, la bataille sur la déchéance de nationalité. Si on remonte plus loin, la bataille sur le référendum de 2005 sur la Constitution européenne. C'était des fractures très profondes que le PS n'a jamais voulu voir. Ils n'ont jamais voulu régler ça. Et on a eu deux simulacres ces deux dernières années. Le congrès de Poitiers où Aubry et Valls se sont retrouvés sur la même motion. La motion dite majoritaire. On voit ce qu'ils se sont envoyés dans la figure hier.

Et puis la primaire qui était censée être une sorte de cache-sexe de tout cela pour réadouber François Hollande s'il se représentait ou lui trouver un successeur. Et on voit bien que tous ces simulacres ont explosé en vol. Pascal Perrineau. Il y a tout de même deux différences par rapport aux crises précédentes. Il y a tout d'abord le fait que, comme le dit Christophe Barbier, depuis le début, depuis 1905, la date de naissance du Parti Socialiste, il y a toujours eu en effet des sensibilités différentes. Et en particulier par rapport à l'exercice du pouvoir. Mais il y avait toujours un grand fédérateur. Un homme capable de rassembler et de dépasser ses contradictions.

Ça a été Jaurès, puis ensuite ça a été Blum, puis ensuite François Mitterrand, puis ensuite Lionel Jospin. Maintenant, de manière claire, il n'y a plus de grands fédérateurs, il n'y a plus que des diviseurs. Et ça, c'est la première grande différence. D'autre part, dans une élection présidentielle, sous la cinquième, le Parti Socialiste s'efforçait toujours de sélectionner un homme qui était au centre de toutes ses familles, de tous ses frères ennemis qui ne cessent de se déchirer. Il y a eu Mitterrand, il y a eu Jospin, il y a même eu Hollande. Là, tout de même, le Parti Socialiste, ou plutôt d'ailleurs les électeurs proches du Parti Socialiste, ont choisi un homme des marges.

Un homme qui était issu de la fronde et qui a fait certainement une erreur dans sa campagne. Depuis qu'il est, en effet, investi comme candidat de la gauche socialiste, il n'a cessé de parler à sa gauche, de parler à Jean-Luc Mélenchon, et il continue. Il faudrait que tu te rallies à ma candidature, de parler, en effet, à M. Jadot, avec lequel il a passé un accord. Mais où est le candidat socialiste qui parle à l'ensemble des frères ennemis dispersés ? Il n'est pas là, et c'est au fond ce qui explique le processus de marginalisation de Benoît Hamon qui commence à arriver dans la zone dangereuse. Parce que quand vous êtes à 10% d'attention de vote, ça commence à sentir le roussille.

Et on viendra tout à l'heure sur la candidature de Benoît Hamon. Il reste quand même quelques élus qui le soutiennent, mais on verra s'il y a un seuil. Parce que là, il commence à entrer dans une zone plutôt dangereuse. Vanessa Schneider, encore une fois, cette campagne est folle, on l'a bien compris. Ce n'est pas une surprise sur le fond que Manuel Valls soutienne, en tout cas vote pour Emmanuel Macron avant le premier tour. Il le dit lui-même. Il y a une forme de cohérence idéologique. Il y a deux choses qui ne sont pas une surprise. C'est que le Parti Socialiste est fracturé, fractionné. On l'a dit X fois ici, ce sont des clivages qui n'ont pas été purgés.

La primaire a quelque part aggravé ça, puisque finalement, au lieu qu'un leader fasse la synthèse, la fameuse synthèse qu'on reprochait à Hollande, mais qui avait au moins le mérite de réunir tout le monde autour de lui, en tout cas un temps, là il n'y a pas eu de synthèse, puisque c'est vraiment une frange pas majoritaire qui a accédé à la primaire en la personne de Benoît Hamon. Ce n'est pas une surprise non plus pour Manuel Valls. Peut-être dans la façon. On aurait pu penser qu'il se serait tué plus longtemps, voire qu'il ne se serait pas exprimé du tout. Il n'était pas forcé de donner la vie. Mais dans sa logique, il faut quand même se souvenir que Benoît Hamon est un frondeur.

Benoît Hamon a voulu censurer le gouvernement, c'est-à-dire faire une motion de censure contre le gouvernement socialiste, de son parti. C'est pour ça qu'en libération titre Valls le déloyal, je le dis, en matière de déloyauté, elle est partout au Parti Socialiste en matière de déloyauté. Et depuis très longtemps, quand on a un groupe de frondeurs qui systématiquement s'opposent au chef du gouvernement, au chef de l'État et qui, on ne va pas se cacher, qui ont pourri le mandat de François Hollande, il s'est là pourri tout seul, mais en tout cas qui ne lui a pas facilité la tâche.

Manuel Valls considère que les frondeurs lui ont pourri sa campagne et il préfère à la limite un Emmanuel Macron dont il aurait rêvé d'avoir la place. Ça, on se dira peut-être. Mais bon, voilà, il aurait préféré... Bon, il le préfère quand même, il préfère le frère ennemi, celui qui lui ressemble le plus idéologiquement, plutôt que d'adouber quelqu'un qui lui a quand même scié la planche pendant des mois et des mois, lorsqu'il était à Matignon. Ce qui est compliqué, c'est qu'on se dit, tiens, à quoi joue Manuel Valls, l'or breton ? Parce qu'effectivement, Vanessa Schneider, le précis, c'est le frère ennemi, c'est-à-dire c'était le cadet qui... Exactement. Il l'appelait le microbe.

Il l'appelait le microbe, je ne le savais pas. Il l'appelait le microbe, et là, il est obligé... Il était savoureux dans la bouche de Manuel Valls, qui était aussi un spécialiste de communication politique. Il est donc obligé d'apporter son vote et son soutien, à la veille d'un premier tour, à Emmanuel Macron. Il joue à quoi ? Il mise quoi, Manuel Valls ? Il joue quoi ? Il y a plusieurs choses dans ce que vous avez dit. C'est qu'effectivement, d'une certaine manière,

8:37
Invité politique

Manuel Valls signifie aux partis socialistes et aux socialistes que la page de la présidentielle est tournée. Il est, lui, tourné vers les législatives. Il veut avoir un rôle pivot dans cette future assemblée qui, annonce-t-on, sera probablement ingouvernable parce qu'avec des blocs à peu près égaux,

8:52
Présentateur

mais pas de majorité définitive. Et puis, la deuxième chose aussi, c'est qu'on voit qu'il y a beaucoup de proches de François Hollande qui sont plus ou moins en train de faire mouvement vers Emmanuel Macron. Et il ne veut pas, il ne peut pas être le dernier à se rallier ou être celui qui est obligé de disparaître de l'image derrière des ralliements qui seraient trop massifs

9:09
Invité politique

et qui viendraient du sein du gouvernement.

9:11
Présentateur

Donc, il sort avant tout le monde, pas avant tout le monde, on a eu le Drian, on a eu d'autres ministres, mais il y avait une espèce de course de vitesse aussi pour ne pas apparaître comme le dernier des ralliés. C'est intéressant ce que vous dites parce que ça veut dire que Manuel Valls joue la victoire d'Emmanuel Macron. Vous êtes sûres de ça les uns et les autres ? C'est la blague la plus répandue dans l'équipe de Benoît Hamon,

9:34
Invité politique

effectivement, c'est qu'il y est allé pour plomber, il y est peut-être allé pour plomber Emmanuel Macron pour jouer les chats noirs,

9:40
Présentateur

mais je ne pense pas que ce soit vraiment le Christophe Vardier. Pour plomber Emmanuel Macron, il faudrait que la présence de Valls fît partir d'un seul coup des électeurs de droite et du centre qui diraient, attendez, si Valls rejoint Macron, on s'en va, on n'est pas là pour perpétuer le quinquennat Hollande. Or, on ne le sait pas encore, mais d'après les premiers instituts, ce n'est pas le cas. C'est-à-dire que les électeurs du centre ne considèrent pas Manuel Valls comme répulsif. On verra, ça peut bouger, et ça dépendra de la tonalité de la campagne. Mais Valls ne va pas faire campagne pour Macron. Il part en vacances, là. Donc ça sera une demi-teinte qui peut être intéressante.

Donc je pense qu'il prévoit une élection de Macron face à Le Pen et dans la foulée des législatives où son petit bloc, son petit groupe valsiste, social-démocrate, sera indispensable à la majorité. Et là, le rapport de force se renversera avec le microbe, si j'ose dire. Le microbe est contagieux en ce moment. Il y a beaucoup de Français qui sont atteints. Et donc Valls se dit, tiens, je serai au cœur de la majorité. On ne pourra rien faire sans moi et rien faire contre moi. Et si Macron est battu par Fillon, dans ce cas-là, il y aura une opposition à reconstruire à côté de l'opposition au Front National. Macron sera balayé, ça aura été une comète. Et là, il faudra prendre le parti.

Ça sera plus compliqué pour Valls. Et alors, il y a des gens qui vous regardent et qui se disent, donc c'est devenu ça, cette présidentielle. C'est devenu ça. C'est devenu du billard à 25 bandes. Ou, alors après, il y a des convictions, sans doute, derrière ça, de la part de Manuel Valls. Mais ça donne un sentiment d'organisation partisane, de jeu d'appareil, de jeu d'ambition. C'est toujours le cas. Mais à un mois d'une présidentielle, ce système des ralliements à En Marche change un peu la donne, change la nature de ce que doit être une présidentielle. Peut-être Pascal Périnot ? Oui, mais ce sentiment est inévitable. Quand un vieux monde politique meurt, c'est sur quoi, nous, on assiste.

On n'est pas habitués, quand même. C'est une décomposition en direct. La droite française et la gauche, dont on parle ce soir, et la gauche est peut-être en avance même sur la droite, est dans un processus de décomposition extrêmement profond. Et en même temps qu'il y a cette décomposition, il y a les lignements, les lignes. Alors, certes, il y a les stratégies des hommes, mais il y a les lignes d'une recomposition. On voit bien comment est en train de se profiler une gauche qui, de manière claire, on ne pourra plus parler de gauche, d'ailleurs. On parlera des gauches. De quoi ? Des gauches ? On parlera des gauches. Il y aura un pôle qui sera un pôle qui maintiendra cette culture française.

On en reparlera tout à l'heure, de la culture de l'alternative, ce qui reste de la culture révolutionnaire qui a toujours été en France une caractéristique profonde de la gauche française. Et puis il y aura une culture qui sera vraiment une culture socialiste, qui admet complètement la logique de gouvernement. Ce que le parti socialiste n'a jamais fait complètement, par rapport à nos amis britanniques ou à nos amis allemands, le parti socialiste a toujours été en deçà. Il adoptait une culture de gouvernement sans vraiment le dire, sans pousser le goût de la réforme jusqu'au bout.

Et bien maintenant, c'est clair, avec Manuel Valls, avec Emmanuel Macron, on va jusqu'au bout de ce que, par exemple, des leaders comme Tony Blair, en Grande-Bretagne, ont fait accomplir à la gauche britannique. Mais ce qui est intéressant, c'est que ça arrive avant le premier tour de la présidentielle. On est déjà en pleine recomposition politique. Parce qu'il faut prendre place pour les législatives. Moi, c'est incroyable. Je n'ai jamais vu une élection présidentielle autant sous influence législative. Alors, ils étaient près de 5000 hier à Lille pour soutenir Benoît Hamon. La présence de Martine Aubry, sa marraine en politique, tombait bien après une journée coche-smardesque.

Le matin, même, Manuel Valls a mis fin au suspens en annonçant le vote pour Emmanuel Macron au nom de l'esprit de responsabilité, au nom sans doute, on l'a vu, des convictions. Sans surprise, il a dû essuyer une charge d'une violence rare de la part des cadors du PS qui reste fidèle à Benoît Hamon, l'ancien Premier ministre qui accepte mal les leçons de bonne conduite de l'ex-frondeur Benoît Hamon, Barbara Steck et Thomas Beuyer. Je voterai pour Emmanuel Macron. Je prends mes responsabilités. Ce n'est pas une question de cœur. C'est une question de raison.

13:37
Invité politique

Manuel Valls ne votera pas pour Benoît Hamon. Une trahison, une onde de choc à gauche. Réaction assassine dans le camp socialiste qui dénonce un sabotage. Un seul adjectif ce matin pour qualifier le comportement de Manuel Valls, minable. Chacun sait désormais ce que vaut un engagement signé sur l'honneur d'un homme comme Manuel Valls. Rien. Dans la foulée Benoît Hamon riposte, une conférence de presse est organisée en catastrophe pour dénoncer le comportement déloyal de Manuel Valls. Le ton est grave, les mots choisis.

14:14
Invité

Je vous demande de réagir.

14:16
Invité politique

Je vous demande de sanctionner ceux qui se prêtent à ce jeu morbide. Et je vous demande en même temps de tourner la page de cette vieille politique, de tourner le dos à ces politiciens qui ne croient plus en rien et qui vont là où le vent va au mépris de toute conviction. Benoît Hamon encaisse les coups et essaie de garder le sourire. L'aile droite socialiste le lâche. Cap à gauche. Hasard du calendrier, Benoît Hamon est en déplacement dans le nord où il retrouve un soutien de poids. Sa marraine en politique. Martine Aubry, très remontée, est incisive.

14:55
Invité

J'ai dit que je n'ai pas été surpris par la position de Manuel Valls car j'ai dit qu'ils se ressemblent, s'assemblent. Je suis plus net que M. Benoît Hamon car je pense que quand on ne respecte pas la parole donnée, et je parle à la fois de Macron vis-à-vis du président de la République ou de Valls, quand les valeurs et les idées passent au second plan, quand les intérêts personnels et l'envie du pouvoir pour le pouvoir sont en premier lieu, eh bien on se ressemble et on s'assemble. Le soir à Lille, Benoît Hamon fait sale comble.

15:26
Invité politique

Un réconfort de plus. Pour les sympathisants,

15:29
Présentateur

le choix de Manuel Valls ne passe pas, mais permet de clarifier la ligne du parti.

15:36
Emmanuel Macron

Indigne.

15:37
Invité politique

Écuré.

15:38
Emmanuel Macron

C'est une manœuvre politique, je ne sais même pas si c'est politique, je crois que même M. Macron n'en a pas voulu. Avec les primaires, le message était un partialiste à gauche. Et Benoît Hamon va construire, après la présidentielle, qui gagne ou pas, ce partialiste qui va être de nouveau à gauche après le quinquennat de l'Homme.

15:54
Invité politique

Sur scène,

15:55
Présentateur

le candidat mouille la chemise.

15:57
Invité politique

Malgré sa cinquième place dans les sondages, Benoît Hamon y croit. Il se livre à un long réquisitoire contre le Front National et n'oublie pas d'égratigner Emmanuel Macron. Ce matin, face aux agriculteurs, le candidat d'En Marche réplique et ironise sur le sort de son adversaire socialiste.

16:18
Invité

Moi j'ai un grand problème en ce moment, sur le plan politique, c'est que j'ai beaucoup de gens qui me soutiennent. Alors, je... Bon, malgré tout, on se console parce que c'est quand même un problème moins grave que d'avoir beaucoup de gens qui vous quittent. Ce qui est le cas de certains autres.

16:40
Invité politique

François Fillon, lui aussi, sourit et profite du ralliement de Manuel Valls. Une aubaine pour celui qui veut faire d'Emmanuel Macron l'héritier de François Hollande. On a d'un côté des extrémistes qui proposent des solutions folles. Et ensuite, on a Emmanuel Hollande qui est un banquier d'affaires. Signe de la fracture qui gagne le PS. Une militante a décidé de porter plainte contre le Parti socialiste pour abus de confiance. Elle exige d'être remboursée de ces deux euros si Manuel Valls n'est pas sanctionné.

17:17
Présentateur

Alors, c'est intéressant cette fin de reportage et ça suggère cette question. Y a-t-il un texte prévoyant le remboursement des deux euros versé pour la participation à la primaire de la gauche ? Franchement, Christophe Barbier, il y a peut-être des gens ce soir qui nous regardent et qui ont participé à la primaire. Ils croyaient que c'était la solution au problème de la démocratie en France d'une certaine manière. Ils ne récupéreront pas leur mis. D'ailleurs, à droite, on a vu la même revendication. Quand Fillon s'était accroché malgré ses ennuis, certains disaient « Moi, je veux qu'il se retire, je demande remboursement ».

Il y aura d'autant moins de remboursement qu'il n'y a pas de preuve d'achat, si j'ose dire. Les listes électorales et margées, normalement, elles ont été détruites, sinon la CNIL ne serait pas contente. Donc, ces gens-là ne récupéreront pas leur argent. Je pense que c'est surtout une petite critique en creux sur la primaire. Tout à fait. Et ça montre à quel point la primaire est un double faux-semblant. D'abord, elle est mal organisée. À droite, rien n'était prévu au cas où un candidat soit mis en examen. Quel était le plan B ? Qu'est-ce qu'on fait ? Et à gauche, rien n'était prévu C'était plus petit, ça a fait moins de bruit, mais quand même.

Donc, on voit bien que c'est un simulacre, cette primaire. D'autant plus que la primaire est venue pour masquer l'incapacité de ces partis, à droite comme à gauche, à avoir un chef naturel. Quand il y avait un chef naturel, Mitterrand ou Chirac ou Sarkozy, il n'y avait pas de problème. Et s'il y avait un problème, on allait devant le peuple. Baladur Chirac. Là, on a expliqué que la primaire relégitimait des partis qui, en fait, étaient morts. Les partis politiques classiques sont morts, comme l'a dit Pascal Perrineau. Ils ont été frappés par la foudre comme un arbre il y a quelques années. Et comme un arbre foudroyé, on a mis quelques années à s'apercevoir qu'ils allaient tomber.

Et aujourd'hui, c'est du petit bois. C'est du petit bois. Pascal Perrineau. Ça enterrait définitivement la primaire. Il n'y aura sans doute plus de primaire au Parti Socialiste. La primaire qui était l'idée, vous souvenez-vous, quand la primaire s'implante, tout le monde est là en train de dire que c'est un renouveau de la démocratie phénoménale. Mais c'était le premier signe, j'allais dire, du SOS des partis. Les partis n'arrivaient plus à générer en leur sein un leader en leur centre incontestable, capable de rassembler tout le monde. Et ils déléguaient le pouvoir aux électeurs. Ça a marché une fois en 2011.

Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'en 2016 et 2017, ça ne marche plus, que c'est une machine à diviser et même maintenant à faire éclater les partis. Parce qu'on va vers un éclatement du Parti Socialiste. Et on verra ce qu'il en est pour la droite. On va peut-être aussi vers un éclatement des Républicains après un éventuel échec de François Fillon. Donc on voit que c'est un instrument qui est un instrument qui est en train de dissoudre complètement les partis qui, tout même depuis la fin du XIXe siècle, sont, j'allais dire, les repères fondamentaux des Français pour construire leur choix.

Et on comprend qu'aujourd'hui, ils soient très désorientés, que beaucoup de Français disent, je vais m'abstenir, que beaucoup de Français disent, je vous dis ça, mais je peux changer dans les deux semaines qui viennent. C'est-à-dire qu'ils ont perdu leurs repères, leurs prescripteurs qui étaient les partis. Et aucune organisation, même En Marche, n'a pris la place. Parce qu'En Marche, c'est peut-être le nouveau type d'organisation politique vers lequel on va. Mais pour l'instant, le moins qu'on puisse dire, c'est qu'En Marche ne s'est pas imposé comme un repère à l'ombre duquel on construit son choix.

Alors, nous avons choisi d'intituler cette émission « Valls Macron », merci pour ce soutien. Merci, c'est ce qu'a dit Emmanuel Macron. Lorsqu'il a appris, il devait être informé, le soutien de Manuel Valls, on a entendu, c'est intéressant, François Fillon appeler désormais Emmanuel Macron Emmanuel Hollande, le renvoyant à la proximité avec Manuel Valls et François Hollande. Est-ce que c'est un soutien confortable ? Est-ce que c'est un vrai soutien qui peut apporter quelque chose à Emmanuel Macron ? Alors, je dirais, vu la situation dans laquelle Emmanuel Macron, tous les soutiens sont à la fois bienvenus et inconfortables. C'est ce qu'il disait d'ailleurs.

Oui, c'est-à-dire que quand des personnalités de droite le rejoignent ou lui apportent son soutien, type Alain Madelin, la gauche dit « Vous voyez bien, c'est le candidat de la droite », c'est ce que le gauche du PS dit systématiquement. Et quand il y a une personnalité de gauche, ça a été la même chose avec Jean-Yves Le Drian et maintenant avec Emmanuel Valls, la droite, évidemment, s'engouffe pour dire « Vous avez voulu chasser Hollande et finalement, vous allez élire un autre Hollande, un Hollande bis à la place.

Donc c'est une ligne de crête que doit tenir Emmanuel Macron qui est très compliquée, qui est compliquée dû à son positionnement ni droite ni gauche et comme il veut rallier un peu partout. Donc à la fois accepter sans évidemment avoir l'air de promettre quoi que ce soit, de rentrer dans des jeux de promesses de ministères, de circonscriptions, de ceci, de ceci, il est obligé de borner à chaque fois son discours et de faire des rappels « Je ne vais pas distribuer des places en échange. » Donc c'est un jeu qui est compliqué. Et je dirais que pour Manuel Valls, ce n'est pas non plus une si bonne affaire pour lui.

C'est-à-dire, moi j'ai l'impression que c'est presque le geste de quelqu'un de désespéré. À la fois, il est logique, comme on l'a dit tout à l'heure avec lui-même, sur le fond, il est plus proche évidemment des positions d'Emmanuel Macron que de celle de Benoît Hamon. Mais qu'est-ce que ça lui apporte à lui ? Moi je ne suis pas du tout pour en parler. À lui, Manuel Valls ? Mais évidemment. D'accord. Parce que Manuel Valls est quand même sorti cramé de Matignon. Il voulait être à la place d'Emmanuel Macron, soyons clairs, il n'a pas pu l'être. Là, il lui apporte son soutien mais sans espérer un retour.

On parle éventuellement d'un leadership à l'Assemblée, mais rien n'est moins sûr que les futurs députés dont on ne sait pas qui seront exactement, auront envie de Manuel Valls pour les diriger. Donc il y a quelque chose d'assez étonnant finalement dans cette prise de position de Manuel Valls parce que ça ne donne pas à lui rapporter grand chose. Est-ce que c'est une bonne chose pour Emmanuel Macron ? Encore une fois, on est dans un moment, on est à trois semaines du premier tour. On a François Fillon qui a l'air de se satisfaire de ce ralliement, de ce soutien, de ce vote affiché désormais par Manuel Valls.

Est-ce que, encore une fois, on a bien entendu la réaction d'Emmanuel Macron, ce n'est pas non plus très enthousiaste ? Non, mais en plus, au-delà de la réaction qui a été peut-être très feinte de l'entourage de Benoît Hamon qui disait maintenant on est délesté du poids de Manuel Valls et puis sa trahison va peut-être ramener des gens, va peut-être déclencher des synthéties au sein du peuple socialiste.

Il y a aussi les proches de François Hollande qui hier ne supportaient pas ce ralliement parce que pour eux, ça faisait le jeu à la fois de François Fillon puisqu'effectivement ça mettait Emmanuel Macron en place d'héritier du quinquennat et aussi de Jean-Luc Mélenchon parce que comme Benoît Hamon glisse lentement mais sûrement dans les sondages, le vote plaisir, le vote de gauche, le vote pour sanctionner Emmanuel Valls et Emmanuel Macron et finalement le quinquennat, ça devient celui de Mélenchon aussi.

Christophe Barbier, sur ce point-là, encore une fois, on va l'entendre, on peut prendre le pari, dans les tout prochains jours, ça va être le sujet à droite, est-ce que c'est une bonne chose pour Emmanuel Macron sur le ralliement d'Emmanuel Valls ? On n'a pas le choix, il doit récupérer des électeurs chez Le Pen, le cabinet noir, le complotisme, c'était un peu pour ça, il va développer d'autres thèmes pour faire revenir notamment des anciens sarkozymes passés chez Le Pen et il doit affaiblir Macron. S'il ne prend pas trois points à chacun, il sera éliminé au soir du premier tour. Comme il y a beaucoup d'indécis, ça tombe bien.

Je pense que le problème pour Emmanuel Macron n'est pas tant son cocktail parce qu'il en a préservé tant bien que mal l'équilibre. J'ai Robert Ruhm et j'ai Alain Madelin, j'ai Emmanuel Valls mais j'aurai peut-être Dominique de Villepin dans quelques jours donc c'est un peu bizarre, c'est une auberge espagnole où il y a un catalan maintenant mais en même temps, personne n'est venu dire bon, il a complètement penché d'un côté. Et puis quelqu'un comme Ségolène Royal par exemple n'a pas rallié Macron, pas encore. Les gens sont séduits, ils disent oui plutôt Macron mais ils ne sont pas encore passés à la certitude de vote.

80% chez Le Pen, plus de 70% chez Fillon, 60% maximum selon les instituts chez Macron, c'est trop peu. Il doit donc travailler Macron à consolider, à cimenter son propre électorat. Et ce n'est pas en disant qu'il n'est ni de droite ni de gauche, c'est en étant plus précis sur ses propositions, sur leur calendrier et sur leur financement que les gens tentés par Macron se disent ah ben il a un vrai programme, il aura une vraie majorité, un vrai gouvernement, ça va ressembler à quelque chose. C'est ça qu'il doit faire et qu'il ne le fait pas. Il se fragilise. Est-ce qu'il est perçu comme l'héritier ? D'ores et déjà ? À votre avis, Pascal Perrineau ?

Il n'est pas perçu complètement comme l'héritier mais il n'est pas perçu comme étant le contraire non plus. Les Français savent bien qu'il a été le secrétaire général adjoint aux côtés de François Hollande à l'Elysée et qu'il a été pendant deux ans le ministre de l'économie. Donc il fait partie de l'héritage. Et dans la position centrale qu'il a adoptée, un poids à peu près équilibré, que les deux balanciers à droite et à gauche soient équilibrés. Or là, des ralliements, bien sûr, comme le premier ministre, le dernier premier ministre de la présidence Hollande, ça balance du côté de la gauche.

Ça commence à faire exister et à donner une réalité à tous ceux qui parlent d'Emmanuel Hollande, d'Emmanuel Macron comme étant l'héritier. Et là, le combat politique, le pilonnage va commencer. Et donc, il y a urgence pour lui à ce qu'il existe, non pas par ce qu'il a été, mais ce qu'il propose ici et maintenant. Et là, dans les jours qui viennent, Emmanuel Macron doit sortir de ce que certains appellent le flou programmatique qui reste le sien. Est-ce qu'il faut qu'il nous donne la couleur de sa majorité bleu pâle, rose pâle ?

Est-ce que c'est dès maintenant qu'il va devoir le faire, justement parce qu'il a l'air d'être embarrassé, comme le disait très justement Vanessa Schneider, par ses ralliements ? À la fois, il dit, c'est formidable, on me rejoint alors que les autres, on les délaisse, mais on sent que c'est compliqué à gérer. Non, il cherche à faire croire, mais ce qui est une tâche difficile, impossible peut-être pas, mais une tâche difficile, qui aura une couleur macronienne, qui s'imposera de la présidentielle aux législatives. Mais si tel n'est pas le cas, ça sera du bricolage. C'est-à-dire, on ira aux législatives en bricolant. Ça veut dire quoi, bricoler ?

Ça veut dire bricoler avec les partis du système tels qu'ils sont. Il sera obligé de se mettre d'accord avec ce qui reste du Parti socialiste, avec le modem, vous avez vu qu'il a évolué, qu'il vient de dire que ceux qui seront modem pourront quelque part exister au travers de l'éthique. Le modem, c'est François Bayrou. Voilà, François Bayrou et puis un petit peu d'UDI. Il sera obligé de se mettre autour de la table avec les partis du système pour bricoler une majorité solide, je ne sais pas, fragile, peut-être. Mais attendez, en 1958, le général de Gaulle qui était arrivé comme homme neuf, il avait été obligé, et c'était de Gaulle, de se prêter à des négociations.

Il avait négocié avec les partis du système et c'était le général de Gaulle. Sauf, on restaurait Zéferata, sauf, voilà. Et c'est le pari de Manuel Valls d'être l'un des acteurs de cette proposition. L'un des acteurs de la négociation. Moi, je voulais nuancer ce que disait Pascal Perrineau sur deux points. Quand on dit « là, il y a trop de ralliements socialistes », moi, j'ai l'impression qu'il y a deux jours, la gauche dressait des listes en disant « on en est au 17ème ministre de Jacques Chirac » ou « je ne sais plus, 16ème », on faisait la liste de tous les anciens ministres de Jacques Chirac qui avaient rejoint Emmanuel Macron. Donc ça varie selon les jours.

Évidemment, le jeu de chacun, le jeu de François Fillon comme celui de Benoît Hamon, c'est d'insister sur cette ambiguïté. Les uns vont dire « il est trop à droite », les autres « il est trop à gauche ». Donc ça, je pense que ce n'est pas un handicap. Quand vous vous dites également « il y a un problème, il fait partie de l'héritage ».

Oui, mais il faut quand même bien se souvenir que Nicolas Sarkozy a été élu et très bien élu puisque en 2007, alors qu'il était ministre et pas des moines sortant de Jacques Chirac et il a réussi malgré ça à imposer une idée de rupture, à imposer dans le cadre d'une même famille politique avec quelqu'un qu'il avait biberonné Jacques Chirac pendant des années en ayant occupé X postes ministériels à arriver à convaincre l'opinion qu'il était un homme neuf et qu'il allait proposer un programme neuf avec une dynamique neuve, etc. Donc ce n'est pas un pari impossible.

Et pour l'instant, Emmanuel Macron, bien qu'il soit évidemment associé au bilan de François Hollande en tout cas partiellement, joue aussi sur cette image-là. En marche, vous dites que ce n'est pas grand-chose. Ce n'est pas grand-chose sauf qu'il y a plus d'adhérents qu'au Parti Socialiste quand même. Oui, mais comme c'est gratuit. Oui, c'est gratuit. Oui, mais je ne pense pas que ce soit le prix de l'abonnement au Parti Socialiste qui soit... À mon avis, ce n'est pas le problème. C'est gratuit. Je ne suis pas sûre que les gens se précipiteraient en masse pour adhérer au Parti Socialiste dont le nombre d'adhérents déclinent vraiment de moins en moins.

Donc, je ne pense pas que ce soit vraiment un problème de gratuité. Et il arrive quand même néanmoins à imposer l'image de quelqu'un de neuf même si, comme le dit Christophe, l'image ne suffit pas. Après, il faut du contenu à amener pour convaincre les électeurs. Alors, ils ne sont pas tous partis. Certains ont choisi de rester, de continuer à faire campagne aux côtés de Benoît Hamon malgré les sondages, malgré les désistements, malgré une stratégie de campagne du candidat parfois déroutante. Aurélie Filippetti, Cécile Duflo et la sénatrice Frédérique Espagnac étaient aux premières loges pour la présentation du projet de Benoît Hamon.

Fidèles en vert et contre tout, elles nous expliquent pourquoi elles ont choisi de rester. Myriam Zéard et Pierre Dorn. C'était il y a 15 jours un moment solennel la présentation du programme du candidat socialiste Benoît Hamon.

31:03
Invité politique

Je suis le candidat du pouvoir d'achat, de la feuille de paye, de la valorisation du travail.

31:09
Présentateur

Ce matin-là, au premier rang, beaucoup de photographes et de caméras, mais peu de figures connues du parti. Sur cette instantanée de campagne, trois femmes d'une même génération se tiennent pourtant devant lui. Aurélie Filippetti, 43 ans, députée de Moselle. A côté d'elle, Cécile Duflo, 41 ans, députée de Paris, caution verte du candidat socialiste. Enfin, moins connue du grand public, Frédéric Espagnac, 44 ans, sénatrice des Pyrénées Atlantiques, hollandaise, pur jus. Alors que les sondages plombent leurs candidats, elles ont décidé de ne pas quitter le navire.

31:49
Invité politique

C'est quelqu'un de très solide, c'est quelqu'un de très intègre, c'est quelqu'un qui, je crois, ne se laisse pas déstabiliser. Puis vous savez, c'est un rugbyman, et vous savez, même quand on est mené, on croit toujours au fait de se dire je vais intercepter la balle et je vais aller marquer l'essai. Il a des idées novatrices, il a du courage et il est profondément intègre. Il continue à faire de la politique au bon sens du terme dans un moment où on voudrait vous ramener en permanence aux polémiques et à la base politique.

Le revenu universel, c'était son point fort dans la campagne des primaires et immédiatement au lendemain des primaires, c'est devenu finalement presque une difficulté pour lui parce qu'il s'est retrouvé face à un feu de questions sur comment vous allez faire. Jean me disait, mais Madame Espagnac, nous on est là depuis 5h30 du matin et nous on vient de travailler et donc on ne comprend pas pourquoi avec Benoît Hamon vous voulez donner de l'argent potentiellement à des gens qui ne travaillent pas. Non, le revenu universel aujourd'hui ce n'est pas ça.

Est-ce qu'on ne peut pas se dire qu'en confiant à toute la jeunesse de ce pays un revenu universel qui les sécurise, qui leur permet de pouvoir subvenir à leurs besoins fondamentaux, ils ont la possibilité de faire mieux leurs études, de développer des projets personnels, de créer des entreprises et un autre rapport à la société et à l'inventivité que permet le revenu universel. Mais oui, bien sûr, j'y crois. Parce que d'abord, cette campagne, elle est pleine de surprises et on n'est pas au bout de nos surprises. Et parce que, moi, ce qui me frappe, c'est que l'aspiration à une vraie politique ambitieuse de gauche est profonde dans le pays. Elle est très réelle.

Aujourd'hui, le premier rempart au tour du face à Marine Le Pen sur les valeurs de gauche, c'est Benoît Hamon. J'invite tout le monde à être très prudent sur le résultat de l'élection. Je pense qu'il faut garder la tête froide et je n'exclus pas du tout que, comme justement Benoît Hamon répond à ce besoin qu'il existe, un projet qui soit un projet d'avenir au cœur de la gauche et de l'écologie, je pense que, en tout cas, non seulement je l'espère, mais je pense que son score pourrait être bien meilleur que ce à quoi certains espèrent s'attendre. Bon, elle s'y prend encore.

33:55
Présentateur

Heureusement qu'il en a encore quelques-unes à ses côtés, quelques soutiens. La fidélité, c'est très bien. Personne ne va... Il y a des gens qui restent évidemment fidèles à leur choix. Mais moi, ce qui me frappe dans cette campagne de Benoît Hamon et ce qui me frappe aussi dans la campagne de François Fillon, c'est à quel point les cadors, ce qu'on appelle du parti, sont complètement planqués dans cette campagne. On ne voit pas du côté de François Fillon à part François Barouin, il n'y a personne. On voit un peu Éric Ciotti qui se balade de ville en ville même si ce n'est pas du tout à l'autre bout de leur circonscription. Mais voilà, pour avoir l'air que le candidat n'est pas seul.

Et puis du côté de Benoît Hamon, il n'y a pas grand monde non plus. Donc quand on crie à la trahison de tel ou tel, il faut voir aussi où sont les autres. C'est-à-dire qu'il y en a qui affichent un soutien tout en restant chez eux à faire autre chose. Donc c'est plutôt ça qui me frappe. C'est le vide autour des deux candidats qui sont censés être candidats puisque... C'est l'effet primaire, ça, on y revient. Oui, tout à fait. Alors cette question, si Hamon se retrouve sous la barre des 10% au soir du premier tour, comment le PS peut-il échapper à l'implosion ? C'est très inquiétant pour lui parce que d'habitude quand on perd des voix, on durcit son électorat.

Ceux qui restent sont vraiment sûrs de voter pour vous. C'est ce qui est arrivé à Fillon. Il est passé de 28 à 18 en quelques semaines mais ceux qui restaient, alors là, il ne pouvait pas changer de candidat. Or avec Hamon, apparemment, il baisse et en même temps, ceux qui restent doutent beaucoup et sont de moins en moins sûrs de rester jusqu'au bout. Donc non seulement la barre des 10, elle est politiquement significative et elle est politiquement ravageuse parce que ça va être le signe un peu de la débandade. Mais derrière, on va devoir se profiler la barre des 5.

J'ai du mal à y croire un candidat en dessous de 5 et enfin quand même de faire 69 avec Mendès France comme premier ministre potentiel, 5%. Jean-Pierre Chevènement qui avait caracolé à 14-15% fini à 5. Donc ça peut arriver. Or en dessous de 5%, c'est non seulement la ruine politique, c'est la ruine financière parce que l'État ne vous rembourse pas. Et donc toutes les dépenses engagées par le PS ne seront pas remboursées. Un PS qui n'a plus de collectivité locale ou beaucoup moins. Un PS qui n'a plus tellement d'argent parce que la cagnotte de la primaire n'a pas été si lourde. Ça serait vraiment une catastrophe et là, ça serait la fin du PS.

Si c'est entre 10 et 5, ça sera une explosion politique. Et selon le résultat de la présidentielle, on aura peut-être en effet une gauche radicale avec les derniers harmonistes, les mélanchonistes et les derniers communistes, D-Link à la française et puis une gauche sociale-démocrate qui sera plus ou moins dans la majorité de Macron si Macron est élu et plus ou moins la deuxième force de l'opposition derrière le FN si c'est Fillon qui était élu. La question qu'on peut se poser après le soutien de Manuel Valls à Emmanuel Macron, c'est est-ce qu'il va y avoir un effet ? Est-ce que ceux qui sont encore autour de Benoît Hamon ne sont pas au fond ceux qui ont décidé de le suivre jusqu'au bout ?

Vous voyez ce que je veux dire Laure Breton ? Et de les accompagner dans la recomposition ? Benoît Hamon, est-ce qu'il peut vraiment descendre ? Ceux qui sont encore là aujourd'hui sont les socialistes qui ont choisi cette ligne-là au fond ? La situation est un peu différente entre François Fillon et à droite l'offre c'est Marine Le Pen et il n'y a pas de candidat du centre donc à gauche les voix se répartissent il y a une autre offre donc on peut aller vers l'autre offre donc effectivement Benoît Hamon glisse et peut peut-être Mais il y aura un effet vals ? Eux comptent sur un effet contraire sur le fait que l'épouvantail est en partie

37:07
Invité politique

ils pourraient récupérer une partie des gens qui ne voulaient plus voter socialiste à cause de la présence de gens qui étaient trop sociolibéraux pour eux ou sur des positions trop like-hard comme ils le disent je pense que ce qu'on a vu alors de façon totalement anecdotique dans le barouf et dans le maelstrom d'hier on a Christian Eckert le secrétaire d'Etat au budget qui a publié un texte absolument dithyrambique sur Benoît Hamon pour annoncer qu'il ralliait Benoît Hamon le jour où Manuel Valls

37:35
Présentateur

ça raconte quoi ?

37:37
Invité politique

ça raconte des gens qui sont de cette gauche-là et qui semblent y croire encore alors après

37:43
Présentateur

l'effet médiatique était totalement nul mais j'ai trouvé que le chef avait un peu de panache mais c'est vrai qu'on ne les ils font campagne sur le terrain mais pas à côté de Benoît Hamon il n'a pas les photos de famille quand bien même une grosse partie du gouvernement officiellement le soutient comme le candidat il ne se montre pas c'est ce que disait tout à l'heure Vanessa Schneider il ne faut pas tout de même oublier l'attachement des hommes et des femmes au parti socialiste le parti socialiste c'est un des plus vieux parti français qui est porteur de tradition qui a géré de multiples régions départements mairies ces hommes et ces femmes ils sont attachés à ce que représente le parti socialiste encore aujourd'hui et au fond ils ne le quitteront que le jour où le parti socialiste sera vraiment à terre en effet on parlait tout à l'heure de 1969 un candidat socialiste amène le courant socialiste à 5% et ça là à ce moment là en effet tout le monde déserte et à l'époque ils avaient déserté d'ailleurs pour le candidat centriste qui s'appelait Alain Poer ce n'est pas le candidat central c'était le candidat centriste et puis quelques mois plus tard c'était la recomposition du parti socialiste c'était le nouveau parti socialiste et plus tard c'était le parti socialiste d'Epinay c'est peut-être cela qui est en train de se préparer et sur lequel parie Manuel Valls au fond voilà mais qui est Mitterrand pour l'instant vraiment personne vous ne voyez pas venir Vanessa Stader ça on le sait pas encore je pense que les soutiens de Benoît Hamon se rassurent un peu facilement en se disant ça y est il n'y a plus Valls donc on va attirer à nous donc je pense que le principal problème de Benoît Hamon c'est que sa campagne son discours ses thématiques son positionnement sont beaucoup trop proches de celui de Jean-Luc Mélenchon donc il y a un problème d'offre politique qui n'est pas extensible et qui là est divisé en deux candidats qui ont des poids différents mais donc il y a un éparpillement de l'offre d'où les appels qui paraissent maintenant un petit peu grotesques quand Benoît Hamon dit à Jean-Luc Mélenchon rejoins-moi camarade non généralement on rejoint déjà celui qui est le plus haut pas celui qui est en dessous de vous et Jean-Luc Mélenchon a claqué la porte du Parti Socialiste il y a bien longtemps c'est pas pour revenir dans le giron donc je pense qu'il y a un vrai problème de positionnement c'est-à-dire que sur une même offre politique même si évidemment il y a des différences entre les deux candidats mais en tout cas sur ce créneau-là il y a deux candidats et donc forcément il n'y a pas la place pour les deux mais il y a des choses qui sont très difficiles à comprendre et il aurait pu faire une campagne différente comme le disait Christophe Harbi et normalement un candidat issu de la primaire est censé élargir il y a des choses qui sont très difficiles à comprendre par exemple qu'un parti comme le Parti Socialiste dise à Manuel Valls dise à Jean-Yves Le Drian dise à tous ceux qui ont rejoint Emmanuel Macron bon c'est pas grave on va pas faire la Saint-Barthélemy on va pas exclure les uns les autres donc vous avez un parti qui a organisé une primaire en disant c'est formidable la belle alliance populaire etc.

qui aujourd'hui bon bah au fond laisse glisser une partie du Parti Socialiste vers Emmanuel Macron qu'est-ce qu'ils expèrent Rutzel Férineau ?

ils n'ont plus l'autorité possible pour virer des gens vous vous rendez compte que ça veut dire faire exclure du parti le premier ministre dernier en date par Cazeneuve et le ministre de la Défense c'est-à-dire non seulement l'un des hommes les plus populaires du gouvernement mais celui qui a réussi à garder une région Bretagne promise à la droite et accumuler avec son ministère sans que personne ne crie tellement ça semblait naturel par ailleurs il dirige une région dans laquelle il a bâti une majorité avec des centristes des socialistes modérés et des écologistes modérés c'est-à-dire exactement le modèle Macron par rapport au modèle Hamon donc le parti socialiste et c'est un des autres signes cliniques de sa mort n'est même plus capable de faire respecter la discipline qu'il a lui-même édictée C'est un sujet quand même non ?

Ah c'est un vrai sujet J'ajouterais juste un mot c'est qu'il faut quand même François Hollande donc le président de la République qui a été longtemps premier secrétaire du parti socialiste apportera probablement son soutien à Emmanuel Macron donc Jean-Christophe Cambadélis ne va pas commencer à faire la liste des exclusions à l'heure où on est parce que la liste des exclusions elle risque d'être extrêmement longue chaque jour qui passe de plus en plus longue c'est l'intérêt pour personne d'exclure C'est intéressant parce que vous avez tout de même un François Hollande un président socialiste porté en 2011-2012 par absolument toutes les familles du parti qui devient le faux soyeur de la famille qu'il a dirigée pendant plus de 10 ans Ce destin est tout de même un destin tout à fait particulier ça se finit en effet par une présidence dans laquelle on bat les records d'impopularité et dans lequel l'homme qui a été construit qui a été propulsé par ce parti qui au fond est en train de le mettre à terre Alors et pendant ce temps-là pendant ce temps-là Jean-Luc Mélenchon savoure lui qui a depuis longtemps parié sur l'explosion du parti socialiste ne boude pas son plaisir devant le naufrage de son ancienne famille politique hier au Havre devant 5000 personnes il a renvoyé Benoît Hamon dans les cordes hors de question d'imaginer une alliance à un mois du vote le candidat de la France insoumise fait la course en tête et à gauche il se fixe un nouvel objectif depuis qu'il a franchi la barre des 15% et bien son objectif c'est tout simplement de dépasser maintenant François Fillon Romain Becker Michael Swissberg Le cri de ralliement est le même à chacun de ces meetings

43:15
Invité

mais cette fois plus qu'en résistance Jean-Luc Mélenchon est en conquête face à ses troupes celui qui est désormais crédité de 15% d'intention de vote

43:33
Invité politique

est déjà tourné vers la prochaine bataille

43:36
Invité

maintenant mon étape pour nous tous c'est de rattraper Fillon et une fois qu'on l'aura rattrapé de rattraper le suivant j'ai marché avec vous mon chemin sans céder jamais à rien et bien je ne vais pas commencer aujourd'hui à faire le contraire ou à m'engager dans je ne sais quel improbable arrangement qu'on me suggère de faire

44:02
Invité politique

je ne dépends que de vous et je ne négocierai rien avec personne à aucun moment à cette étape

44:11
Présentateur

une manière de marteler une fois encore

44:15
Invité

qu'il ne se rangera pas derrière Benoît Hamon malgré un nouvel appel du candidat socialiste preuve de la dynamique qui le porte actuellement Jean-Luc Mélenchon fait une nouvelle fois

44:27
Présentateur

sale comble face à 5000 partisans

44:30
Invité

de temps à autre on peut quand même se dire content de ses choix quelques centaines de personnes sont même contraintes de suivre le discours depuis l'extérieur de la salle devant un écran géant plus que jamais confiance

44:44
Invité politique

et militant considère désormais que c'est à Benoît Hamon de se retirer au profit de leur candidat aujourd'hui le vrai candidat crédible à gauche c'est clairement Mélenchon

44:55
Invité

et qu'est-ce qu'il peut espérer selon vous il va aller jusqu'où ?

44:58
Invité politique

Fillon je pense que c'est très facile à dépasser

45:01
Présentateur

moi j'ai voté pour Benoît Hamon mais j'aimerais bien qu'il y ait un ensemble qui se mette d'accord pour au contraire qu'il y ait une gauche une véritable gauche qui voit que les gens de gauche sont là

45:13
Emmanuel Macron

vous espérez quoi ? qu'il va dépasser Fillon et qu'il va aller au deuxième tour qui va faire gagner la gauche rassemblée

45:18
Invité politique

la gauche la gauche rassemblée c'est justement ce qu'entend maintenant incarner Jean-Luc Mélenchon pour le leader de la France Insoumise le soutien de Manuel Valls

45:30
Invité

à Emmanuel Macron sonne le glas du parti socialiste la gauche désormais c'est lui et seulement lui le parti socialiste vient d'éclater sous nos yeux c'est un événement considérable qui ne se ramène pas simplement à la dispute de quelques personnes notre tâche c'est de regrouper et de fédérer tout ce qui peut l'être la fermeté du caractère et de la décision n'empêche pas en même temps de dire bienvenue à tous ceux qui veulent prendre place dans nos rangs avec nous qui ne demandent rien comme nous-mêmes nous ne demandons rien c'est l'honneur de servir

46:09
Invité politique

si aujourd'hui tout semble sourire à Jean-Luc Mélenchon le candidat le sait la chute est encore possible en 2012 déjà il abordait la dernière ligne droite de la campagne en position de force

46:23
Invité

avant finalement de retomber à 11% des voix au premier tour mais son équipe l'assure il a retenu la leçon je pense qu'en 2012 dans la campagne ça a été dit y compris par Jean-Luc Mélenchon on était arrivé dans les dernières semaines de la campagne un petit peu émou poussé par la campagne donc nous on a pris nos dispositions pour arriver avec de nouvelles campagnes de nouvelles idées de nouvelles initiatives au fur et à mesure pour une montée en puissance jusqu'au premier tour donc voilà on l'aborde sereinement et avec toujours cet objectif d'être présent au deuxième tour sont convaincu et selon un récent sondage ce ne sont pas les seuls la cote de popularité de Jean-Luc Mélenchon vient de bondir de 19 points

47:08
Présentateur

en à peine une semaine c'est impressionnant c'est impressionnant c'est impressionnant disiez-vous Pascal Perrineau vous disiez pendant le reportage je ne traîne pas de secret il se passe quelque chose il se passe quelque chose il suffit de regarder au-delà de l'assistance au meeting mais là au fond il prêche des convaincus mais ce qui est important il prêche des convaincus on l'entendait au travers du témoignage d'une femme qui sont des gens qui s'apprêtaient à voter Benoît Hamon et qui maintenant assistent à un meeting de Mélenchon mais surtout dans le dernier baromètre qui vient de sortir de la soffresse pour le Figaro Magazine vous avez un bond de 19 points de la cote d'avenir de Jean-Luc Mélenchon vous voyez un des candidats seniors et bien c'est celui auquel les français prêtent le plus d'avenir aujourd'hui il arrive en tête en termes de cote d'avenir de tous les hommes et les femmes politiques donc il y a bien quelque chose qui est en train de se passer alors est-ce que ça se traduira c'est ça le problème en espèce sonnante et trébuchante au plan électoral pour Mélenchon il fait tout en effet pour profiter de la faiblesse de Benoît Hamon de la faiblesse éventuellement d'autres adversaires des interrogations d'une partie de l'électorat Macron pour essayer de créer une dynamique qui pourrait l'inviter qui pourrait l'inviter au second tour mais alors là vous imaginez la révolution au second tour entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen il y aurait là quelque chose de tout à fait révolutionnaire vraiment oui sur ce que ça raconterait de l'état du pays et d'une forme de colère qui s'exprime sauf si dans cette ascension il vide un peu Marine Le Pen d'une partie de son électorat cet électorat protestataire révolutionnaire populiste qui pourrait quitter le bleu marine pour aller vers le rouge vif on voit déjà des jeunes qui n'ont pas de culture politique très ancienne qui voulaient voter méchant voter agressive qui étaient chez Le Pen commencer à aller un peu vers Mélenchon Mélenchon il a besoin du vote romantique les socialistes qui se disent ah la Bastille le 10 mai 81 j'y étais allez je vote Mélenchon il a besoin de ceux qui se disent ah on peut peut-être dépasser Fillon donc on va aller avec Mélenchon c'est pas exactement notre gauche mais c'est au moins ça sera une gauche victorieuse et il a besoin de ce vote protestataire populiste qui reviendrait à l'extrême droite les prolétaires égarés à l'extrême droite tout ça ça peut donner un second tour mais s'il fait tout ça à mon avis c'est un second tour Macron Mélenchon et là on a un peu comme avec et on se rend bien compte qu'on est dans une période où par ses effets de vase communiquant où tout peut arriver Fillon peut se refaire la cerise entre guillemets et se retrouver au second tour face à Le Pen ou Macron Marine Le Pen peut laisser des plumes avec des gens qui retourneront vers Fillon ou qui iront vers Mélenchon on a un jeu à 3,5 parce qu'il n'est pas encore dans ce trio de tête Mélenchon qui peut devenir un jeu à 4 et on peut se retrouver le 23 avril avec un vrai suspense un 4 candidats dans la marche d'erreur Christophe Barbier quand vous dites tout est possible y compris les scénarios que vous venez de nous proposer il faudrait qu'il se passe quand même des événements majeurs dans cette fin de campagne les sondeurs il n'y en a pas ce soir mais on coutume de dire qu'un mois avant le vote le vote est cristallisé qu'est-ce qui aurait de différent cette fois-ci ?

Les événements de campagne ont désorienté l'électorat quand même et on a l'impression qu'une partie des gens qui disent je vais m'abstenir se réfugient dans une abstention hésitation ils reviendront au vote et qu'une partie des gens qui disent oh bah oui Macron c'est parce qu'ils ne savent plus que répondre et donc Macron c'est finalement le refuge facile d'où on sortira sans problème il va y avoir cette dernière semaine de campagne après le week-end de Pâques où là on va se cristalliser alors bien sûr il peut y avoir des événements qui précipitent ça mais il peut y avoir aussi des choix raisonnés et des effets d'abandon je suis sûr que Hamon n'a plus aucune chance je vais vers Mélenchon je suis sûr que Fillon est foutu parce qu'il y a encore eu des révélations je vais vers Le Pen ou je vais vers Macron et ces effets-là ils peuvent être extrêmement brutaux rappelez-vous dans la primaire dans la primaire comment les bascules notamment la bascule en faveur de Fillon a été rapide alors c'était des électorats proches c'est facile de passer de Juppé à Fillon ou de Sarkozy à Fillon c'est plus difficile de passer bien sûr de Fillon à Mélenchon mais c'est pas difficile de passer de Fillon à Macron c'est pas difficile de passer de Hamon à Macron c'est pas difficile de passer de Le Pen à Mélenchon parce qu'il y a des points communs de populisme anti-Europe anti-capitalisme allez cette question la dernière demande de ralliement adressée par Benoît Hamon à Jean-Luc Mélenchon ne sonne-t-elle pas comme un aveu de faiblesse oui ça se veut il sait plus quoi faire Benoît Hamon mais c'est vrai que c'est un peu d'abord c'est un logiciel très ancien c'est toujours l'hégémonie intégrée du parti socialiste qui dit aux autres ralliez-vous à moi alors que bon il a beau être candidat du parti socialiste on s'aperçoit que le parti socialiste ne pèse plus grand chose et généralement évidemment comme je le rappelais tout à l'heure on se rallie derrière le plus fort et on ne demande pas au plus fort de se rallier à nous donc il sait très bien que c'est peine perdue donc il se ridiculise un peu en faisant ça pour nuancer sur l'effet Mélenchon qui peut nous paraître comme ça impressionnant il faut se souvenir de la dernière campagne où Jean-Luc Mélenchon a fait également une excellente campagne et on disait la même chose nous les commentateurs on disait il se passe quelque chose alors à l'époque il faisait ses stand-up dans la rue il y avait beaucoup d'enthousiasme et de succès autour de cette candidature au point que lui avait été extrêmement déçu par son score qui était pourtant tout à fait raisonnable et il avait été déçu parce qu'il était arrivé à se convaincre lui-même qu'il parviendrait au second tour il faut s'en souvenir donc Mélenchon ce n'est pas une comète qui vient d'arriver c'est une construction il a déjà fait une très bonne campagne en 2012 et il continue sur sa lancée évidemment la faiblesse de Benoît Hamon le propulse un petit peu plus loin alors il y a une question qu'on a souvent lorsqu'on fait des émissions sur la gauche sur Benoît Hamon sur Jean-Luc Mélenchon c'est mais pourquoi il n'y aurait pas de rapprochement entre ces deux-là est-ce que techniquement imaginons alors on continue dans la prospective avec un peu d'imagination imaginons que Benoît Hamon descende au taux de 10% comme on l'a dit tout à l'heure est-ce qu'il peut encore techniquement y avoir des rapprochements ou est-ce que cette fois de toute façon ces deux-là iront jusqu'au bout chacun de leur côté mais techniquement il n'y a pas de il n'y a pas d'obstacle mais politiquement et depuis le début il dit moi je suis le dépositaire de 2 millions de votes je ne peux pas me soustraire à la volonté du peuple de gauche qui s'est exprimé le 29 janvier mais je crois que surtout ce que personne ne comprend effectivement comme disait Vanessa Schneider c'est que c'est plutôt le cinquième qui appelle le quatrième à se rallier derrière lui c'est un peu incompréhensible et surtout Manuel Valls hier quand il annonce son ralliement dit la gauche républicaine et progressiste n'est pas représentée cette position centrale et qu'est-ce que peut-être Benoît Hamon aurait pu faire c'était faire répondre sur la république répondre sur la laïcité répondre sur reprendre les éléments de bilan

53:43
Invité politique

que le gouvernement lui demande de reprendre parce qu'il a quand même beaucoup matiné son programme d'éléments du bilan il a repris des idées de François Hollande et pourtant non

53:55
Présentateur

il continue à se il est déporté vers la gauche par le ralliement de Manuel Valls à Emmanuel Macron et il continue à se déporter un peu plus sur la gauche il joue lui aussi l'après et la recomposition de cette fameuse pôle social écologique ce qui est étonnant c'est qu'ils sont tous dans l'après il leur reste quand même juste trois semaines de campagne dans l'après ou dans le passé ce qui fait la force tout de même aujourd'hui on verra ce qu'il en reste de Jean-Luc Mélenchon par rapport à 2012 c'est le malaise phénoménal de la famille socialiste ça n'était pas le cas en 2012 il y avait Hollande qui était un candidat qui avait le parti derrière lui là ça n'est pas du tout le cas les socialistes partent dans tous les sens Emmanuel Macron a oublié qu'il était socialiste Manuel Valls en effet renie la parole socialiste qu'il avait donnée lors des primaires et Benoît Hamon ne parle plus à tous les socialistes il parle uniquement à la gauche du parti socialiste donc c'est du pain béni j'allais dire pour un Jean-Luc Mélenchon habile qui joue bien sûr sur ce qui reste de ce réflexe de la culture de gauche en France et il l'incarne tellement il a tout été de la gauche Jean-Luc Mélenchon il commence par le trotskisme il poursuit par le parti socialiste et aujourd'hui il est l'allié du parti communiste c'est l'homme de toutes les gauches à la fois ce qui explique si vous voulez cet impact qu'il peut avoir aujourd'hui auprès de tous ces électeurs de gauche qui sont désespérés de l'état et du spectacle que donne la gauche il y a deux petits obstacles quand même au retrait de Hamon en faveur de Mélenchon c'est la fusion des budgets c'est-à-dire que les dépenses de l'un les dépenses de l'autre seraient additionnées est-ce qu'on dépasse pas le plafond ça peut être un problème et si on se rallie sans fusionner les budgets celui qui reste qui s'est retiré n'a pas de remboursement puis l'autre obstacle c'est quand même c'est la fin de la carrière de Benoît Hamon si après avoir désigné la primaire il jette l'éponge c'est terminé pour lui et nous passons maintenant à vos questions ben tiens où est passé Arnaud Montebourg voilà une question qui nous est posée par une téléspectatrice ou un téléspectateur c'est vrai qu'on le voit assez peu il fait partie de ses soutiens qu'on voit de ses soutiens officiels mais qui ne se bousculent pas pour être sur les estrades derrière leur candidat il a eu quelques mots très durs un homme sans honneur a-t-il dit pour Manuel Valls pour Manuel Valls là on purge aussi les querelles du gouvernement c'est aussi les litiges qu'ils ont eus entre eux

56:21
Invité politique

et sa propre culpabilité peut-être d'avoir oeuvré pour mettre Manuel Valls à Matignon avec Benoît Hamon

56:26
Présentateur

à l'époque quelle est l'influence de Martine Aubry aujourd'hui au PS et sur la scène politique en général alors on l'a vu Martine Aubry aux côtés tout à l'heure de Benoît Hamon au meeting de Lille ça pèse dans une campagne en soutien de Martine Aubry ça peut éviter l'hémorragie ?

Non dans une campagne nationale je pense que ça ne pèse pas du tout je pense qu'elle n'a plus du tout Laura qu'elle n'a pas voulu jouer un rôle national dans ces cinq dernières années je ne pense pas qu'il y ait des électeurs en France qui attendaient la consigne de Martine Aubry pour se décider en revanche pour l'après dans un congrès dans un parti elle a encore des réseaux même si elle est en difficulté dans sa propre fédération dans sa propre région et en tout cas elle ne se met pas en position de rassembleuse parce que ce qu'elle dit sur qui ressemble s'assemble sur les deux traîtres voilà sur les deux traîtres et littéralement assassin ça laisse présager de grandes difficultés à celle ou celui qui un jour voudrait rassembler tous ses frères ennemis alors pour ceux qui n'auraient pas vu la déclaration rappelons qu'elle dit que Emmanuel Macron a trahi François Hollande et que Manuel Valls a trahi également sa famille politique Mélenchon pourrait-il du coup avoir une chance d'accéder au second tour vous l'avez dit tout à l'heure il faut qu'il additionne des voix venues d'un peu partout c'est-à-dire y compris qu'il vampirise complètement Hamon qu'il réveille des abstentionnistes et qu'il récupère des votes protestataires partis chez Marine Le Pen c'est pas simple à faire d'autant qu'il se passerait à ce moment-là quelque chose qui est très important il y aurait des sondages de second tour on ne fait des sondages de second tour que dans des cas de crédibilité et on a eu un peu clandestin pour Hamon Hamon-Le Pen quand il était à 14-15 il battait d'ailleurs Le Pen c'est-à-dire que la droite n'avait pas de rejet de Hamon au point de voter Le Pen là si on avait Mélenchon-Le Pen dans un vrai sondage officiel public quel serait le résultat et si on voit que l'électorat de droite préfère Le Pen à Mélenchon ça pourrait faire réfléchir certains vous voyez des effets de tempête quand même importants Pourquoi Macron serait-il un meilleur rempart contre le FN que les autres candidats alors c'est vrai que ça fait partie des arguments qui ont été donnés par Manuel Valls hier en disant c'est un vote de responsabilité je vote Macron parce qu'il bat Marine Le Pen Écoutez pour l'instant quand vous regardez il faut regarder avec prudence ces sondages de second tour vous avez des candidats on vient de parler d'Amon François Fillon Macron qui battent pour l'instant dans la conjoncture actuelle Marine Le Pen donc on ne peut pas dire que Macron est le seul rempart par rapport à une victoire éventuelle de la candidate du FN Il est central donc s'il était face à Marine Le Pen il irait voir Juppé il y aurait une photo avec Juppé et une bonne partie de l'électorat de droite voterait pour lui c'est plus facile pour lui d'élargir encore que pour d'autres Le PS a-t-il déjà vécu une situation aussi difficile dans son histoire ?

Il y en a eu des moments difficiles au PS mais celui-ci est-il s'inquié ?

Oui il y a quand même eu des crises quand le parti communiste était parti en 1920 le congrès de Tours c'était quand même dans cette famille-là un échisme incroyable il faut relire les débats entre Gued et Jaurès en 1900 à Lille sur l'affaire Dreyfus qui s'envoie à la figure quand même c'était quand même extrêmement violent et puis il y a cette fameuse disparition de 69 où la SFI au exemple finit par mourir et il y a une forme de miracle politique qui est cette résurgence de 71 on ne prête pas crédit parce qu'on se dit c'est le communisme maintenant qui domine et François Mitterrand il accède au pouvoir il dilue le communisme et il aboutit à son projet politique Donc c'est pas forcé qu'on se...

C'est un phénix une famille politique c'est un phénix donc on bouleait d'abord ça brûle en ce moment pour qu'il y ait des cendres et qu'on renaisse éventuellement et ça se fait pas tout seul quand même Trahison, défection, vengeance tout cela ne va-t-il pas renforcer le rejet des électeurs pour la classe politique ? Oui sûrement

59:50
Invité politique

sûrement évidemment mais on le voit c'est pour ça que cette élection il va encore avoir des rebondissements et vous parliez peut-être d'accidents de campagne

59:58
Présentateur

et sans compter les accidents de campagne quand on voit le taux supposé d'abstention qui peut évoluer ça serait un taux d'abstention historiquement jamais vu pour une présidentielle donc entre l'abstention entre les indécis il peut se passer beaucoup de choses et ce taux d'indécision et d'abstentionniste évidemment est révélateur d'un malaise où de plus en plus de gens ne se reconnaissent tout simplement dans aucun des candidats en lice Quelle est la stratégie de Valls ? Quel profit peut-il espérer tirer de son ralliement à Macron ?

L'or breton personne n'a vraiment compris en réalité on revient mais je crois que lui ça fait quelques temps ça fait deux ans trois ans peut-être même dix ans parce que quand on se souvient qu'il avait soutenu Ségolène Royal et au congrès de Reims il était pour il n'appelait pas encore la maison des progressistes mais il était déjà pour une alliance vers le centre gauche il disait les républicains éclairés ils avaient toutes sortes de formules pour ne pas dire que c'était des gens qui pouvaient être un tout petit peu plus de droite qu'eux et donc en fait lui il essaye toujours de poser ces jalons-là vers cette maison des progressistes et il espère être central dans l'assemblée future probablement pas d'ailleurs dans le futur parti socialiste parce que devant ses proches qu'il réunit à intervalles réguliers il a plutôt laissé entendre qu'il ne ferait pas partie du prochain congrès du parti socialiste donc c'est un saut dans l'inconnu total pour lui Pour nous aussi ce qui nous attend si les scénarii que vous avez évoqués se confirment à quoi ont servi les primaires à gauche si tout le monde lâche amont quid des voix des électeurs C'est pareil pour les primaires à droite ce qui se passe en ce moment pose à tout le monde un gros gros doute sur les primaires on était dans un système où on avait des leaders qui émergeaient de façon alors en effet on pouvait dire c'est pas très démocratique mais qui émergeaient progressivement naturellement qui s'imposaient dans leur camp et du coup tout le monde se mettait en rang derrière là on assiste quand même avec ses primaires à d'abord l'irruption de candidats totalement inattendus et peu représentatifs du parti François Fillon qu'on n'avait pas vu venir et Benoît Hamon et du coup des candidats qui se retrouvent en difficulté alors que c'est moins le cas de François Fillon parce qu'il y a une discipline plus forte mais bon trouver des gens qui vous disent que Fillon est un bon candidat actuellement chez les républicains il n'y en a pas beaucoup non plus et un Benoît Hamon extrêmement fragilisé donc je pense qu'il n'est pas impossible qu'on ait assisté aux dernières primaires On a eu la même chose aux Etats-Unis Trump a gagné la primaire des républicains et ensuite au fur et à mesure de ses dérapages des leaders républicains disaient il faut le remplacer je voterai pour Clinton il a quand même gagné Plus que la fin du PS n'est-ce pas la fin des primaires vous avez répondu c'est les dernières primaires vous êtes plus prudent peut-être S'il y en a d'autres des primaires parce que peut-être que les partis n'arriveront pas à avoir des leaders naturels il faudra les verrouiller beaucoup plus il faudra qu'on étudie tous les cas de figure qu'est-ce qui se passe si un candidat s'effondre qu'est-ce qui se passe si un candidat est mis en examen il faudra des primaires avec un mode d'emploi beaucoup plus strict L'échec en tout cas l'échec des primaires indépendamment du fait en effet que ça a choisi à chaque fois des candidats qui n'étaient pas véritablement au coeur de leur famille mais plutôt sur les franges les plus durs de chacune des deux familles il y a un échec qui n'est pas tant si on va vers un second tour Macron Marine Le Pen au fond les deux candidats qui arriveront au second tour c'est les deux candidats autoproclamés donc vous voyez là aussi on lit l'échec des primaires Mélenchon aussi L'effrondeur aurait-il été loyau si Manuel Valls avait été le candidat du PS elle est intéressante cette question il était alors vous faites la mou Christophe Barguet Il n'était pas loyau lors du père de mort quand même quand Benoît Hamon est élu député il était élu député pour servir un président qui s'appelle François Hollande sur une base programmatique et donc lui aussi il a trahi d'une certaine manière la parole du député majoritaire qui a le droit parfois de s'abstenir mais pas de voter une motion de censure contre ce gouvernement donc en effet il y a eu un crime de lèse-majesté lors de la loi travail de Hamon contre Valls raté et il y a eu la vengeance aujourd'hui

1:04:03
Invité politique

La vengeance Non mais il y a eu un rétrécissement de la majorité petit à petit aussi

1:04:07
Présentateur

depuis 2012 de François Hollande et il a pris des décisions qui étaient contraires à ce qu'il avait annoncé

1:04:14
Locuteur non identifié

Eh bien écoutez

1:04:15
Présentateur

c'est la fin de cette émission qui sera rediffusée ce soir à 22h25 Demain vous retrouvez Bruce Toussaint à 17h50 Tout de suite c'est à vous Belle soirée sur France 5

Valls/Macron : merci pour ce soutien ! #cdanslair 30-03-2017 — Emmanuel Macron · Pourquijevote