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InterviewC à vous (sur YouTube)· 16 octobre 2024 51 minContradictoireActualité / polémiqueJusticeÉconomie & entreprisesImmigration & asileSolidarités & famille

Narcobanditisme : faut-il créer un parquet national anti-stup ? - C à vous : l’intégral - 16/10/2024

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Le ministre de la Justice menace de démissionner s'il ne récupère pas davantage de crédits. Vous nous direz si vous avez vraiment menacé de démissionner.

  • 7:00RelanceRéponse directe

    Vous menacez de quitter le navire si on en reste là. Vous avez dit: "Je ne vois pas ce que je ferais encore au gouvernement."

  • 9:00FerméeRéponse partielle

    Est-ce qu'il y aura ces 487 millions?

  • 11:00RelanceRéponse partielle

    La préparation de ce budget ressemble de plus en plus à une foire aux bestiaux.

  • 13:00OuverteRéponse directe

    Le chantage, chez les ministres, c'est courant?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Il y a 2 magistrats du parquet pour 100 000 habitants en France. La moyenne européenne est à plus de 11. Peut-on rattraper ce retard?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:00P.CohenFait
    « Vous menacez de quitter le navire si on en reste là. Vous avez dit: "Je ne vois pas ce que je ferais encore au gouvernement." »
  • 9:00D.MigaudChiffre
    « Il y aura une hausse du budget de la justice. »
  • 11:00P.CohenChiffre
    « La France dépense 77 euros par an et par habitant dans la justice, là où l'Allemagne y consacre le double. »
  • 15:00D.MigaudChiffre
    « Il y a 2 magistrats du parquet pour 100 000 habitants en France. La moyenne européenne est à plus de 11. »
  • 19:00D.MigaudFait
    « C'est le résultat de 30 ans d'abandon et de sous-investissements. »
  • 21:00D.MigaudChiffre
    « La justice n'est pas encore réparée. Elle est fortement méconnue du citoyen. C'est de l'ordre de 2 millions de décisions. »
  • 23:00P.CohenFait
    « 16 hommes originaires d'Egypte et du Bangladesh qui avaient été arrêtés dans les eaux italiennes sont arrivés ce matin en Albanie. »
  • 25:00D.MigaudFait
    « L'UE s'efforce aussi de mieux maîtriser ce phénomène. Tous les pays, quelles que soient les sensibilités de leurs dirigeants, souhaitent davantage maîtriser cette immigration. »
  • 29:00E.Tran NguyenFait
    « Il faut un Parquet national antistups, à l'image du Parquet national antiterroriste? »
  • 31:00D.MigaudFait
    « Non. Si vous ne la livrez pas, elle est perdue d'avance. »
  • 33:00D.MigaudFait
    « D'abord pour respecter les engagements pris en termes d'effectifs. »
  • 35:00D.MigaudFait
    « Ce n'est pas de la responsabilité du garde des Sceaux. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.

Heureuse de vous retrouver. On est ensemble en direct jusqu'à 21h avec toute l'équipe. Emilie rédige jusqu'au dernier moment. - E.Tran Nguyen: Toujours. - A.-E.Lemoine: Emilie, votre choix de l'actu? - E.Tran Nguyen: 84 femmes accusent G.Miller de viols et d'agressions sexuelles.

A l'origine, c'était une enquête de C.Vienne, qui sort un livre et qui prolonge cette enquête. - A.-E.Lemoine: Elle enquête sur ces 30 ans de silence.

G.Miller, surnommé "Serial Miller", vu le grand nombre de victimes présumées qui l'accusent. Elle sera sur notre plateau.

Mohamed? - M.Bouhafsi: Il y a 40 ans, le petit Grégory était assassiné.

On attend des réponses aux expertises scientifiques. - A.-E.Lemoine: Patrick? - P.Cohen: Le ministre de la Justice menace de démissionner s'il ne récupère pas davantage de crédits.

Ca devrait marcher, et pas sur un malentendu. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, D.Migaud, ministre de la Justice, garde des Sceaux.

Vous nous direz si vous avez vraiment menacé de démissionner. Lorrain? - L.Sénéchal: On vient d'apprendre que le corps de Lina, adolescente de 15 ans, a été retrouvé dans la Nièvre.

Elle avait disparu il y a un an en Alsace, en allant prendre le train pour Strasbourg. - A.-E.Lemoine: Pierre, vous nous parlez d'une émission de télé qui vous a littéralement scotché devant le petit écran. - P.Lescure: Pourtant, ce n'était pas sur Canal+, que je dirigeais à l'époque.

C'était le "Loft". - A.-E.Lemoine: Les coulisses de cette émission qui a révolutionné la télé racontées dans une série produite par celle qui était au coeur de la machine, A.Laroche-Joubert.

Elle sera notre invitée, aux côtés de l'actrice qui l'incarne à l'écran. On reçoit aussi l'actrice M.Colomb, qui incarne Loana, la pionnière de "Loft Story".

Et Nagui célèbre les 40 ans de Bercy, qui ne s'appelle plus Bercy. C'est l'Accor Arena. Un concert géant formidable auquel a assisté P.Cohen, qui ne s'en est toujours pas remis.

Pourtant, c'était en septembre. Et puis, un jeu de société qui devient une émission de télévision. C'est "Loups Garous", avec P.Pascot et Fary.

Le dîner est préparé par Emmanuel Renaut. Comme hier, on parle du festival Toquicimes à Megève. - B.Chameroy: Bonsoir.

Il a même fondé ce festival. On ne peut pas faire plus frais que le repas de ce soir. Les champignons ont été ramassés hier. - E.Renaut: On va faire un risotto végétal avec un légume emblématique de la montagne, le chou-rave.

Il y a aussi notre magnifique beaufort. - B.Chameroy: Très beau plateau de fromages. - E.Renaut: On devrait se régaler. - B.Chameroy: Je n'ai pas de doute.

Merci. Bonne émission. - A.-E.Lemoine: Merci.

Tout de suite, l'édito de P.Cohen. Notre invité, D.Migaud, en équilibre instable. - P.Cohen: L'un des hommes qui connaît le mieux les finances publiques et tout ce qui compose le budget de l'Etat, président de la commission des finances de l'Assemblée pendant près de 3 ans, 1er président de la Cour des comptes pendant 10 ans et inlassable lanceur d'alertes de nos dérives budgétaires, infatigable chasseur de dépenses superflues.

Vous voici à contre-emploi, à réclamer les 487 millions perdus par le ministère de la Justice. - A.-E.Lemoine: Mais notre invité ne se contente pas de réclamer. - P.Cohen: Vous menacez de quitter le navire si on en reste là.

Vous avez dit: "Je ne vois pas ce que je ferais encore au gouvernement." Vous avez ajouté que vous feriez confiance au Premier ministre. Ca veut dire qu'il y aura un coup de pouce lors de la discussion parlementaire, mais on ne sait pas de combien.

Le ministre du Budget n'a pas l'air de le savoir non plus. - D.Migaud a raison de dire qu'il faut nous rapprocher davantage de cette loi... - Est-ce qu'il y aura ces 487 millions? - J'ai déjà dit que le budget de la Justice serait en hausse par rapport à ce qui a été annoncé dans les précédents plafonds.

Il y aura une hausse du budget de la justice. - P.Cohen: Ca vous évitera d'avoir à démissionner, mais avec un montant qui reste à négocier.

La préparation de ce budget ressemble de plus en plus à une foire aux bestiaux, comme ce que vous avez affronté non loin de vos terres d'élection, en Isère. - A.-E.Lemoine: Le chantage, chez les ministres, c'est courant? - P.Cohen: Très, même si ça ne se sait pas toujours.

Je n'ai pas le souvenir d'un ministre qui s'avance devant le micro pour dire qu'il avait prévenu et qu'il s'en va. Ca marche quand on a un poids politique, ce qui est votre cas. Vous êtes le seul ministre issu du PS, donc précieux pour l'image d'ouverture.

Vous avez aussi des arguments à faire valoir, ce que votre prédécesseur a souvent développé. La France dépense 77 euros par an et par habitant dans la justice, là où l'Allemagne y consacre le double. Pour l'Italie, c'est 100 euros.

L'Espagne, 96. Ce qui est moins banal, c'est votre parcours. - A.-E.Lemoine: Le parcours d'un ministre ancien président de la Cour des comptes. - P.Cohen: Ces présidents ont été des ministres importants, sans le redevenir après leur passage à la Cour des comptes.

Une sorte d'évolution naturelle. Ils ont beaucoup engagé de dépenses avant de devenir les gardiens de la rigueur et d'un argent public pas toujours bien utilisé. Vous avez fait le chemin inverse.

Avant de vous installer place Vendôme, vous avez supervisé 1 ou 2 rapports de la Cour des comptes qui affirmaient que la justice était mal gérée. Carte judiciaire archaïque, ressources humaines inexistantes, organisation défaillante...

Vous êtes mieux placé que tous vos collègues pour savoir qu'il ne faut pas confondre dépense et efficacité de la dépense, effectif et productivité de cet effectif. C'est à se demander ce que le président Migaud aurait dit au ministre Migaud. - A.-E.Lemoine: Aurait-il condamné le comportement capricieux du ministre D.Migaud? - D.Migaud: Non... - A.-E.Lemoine: Le contraire nous aurait étonnés! - D.Migaud: Si vous lisez bien les rapports de la Cour des comptes, il y a un certain nombre d'observations qui ont des marges de progrès dans la gestion même du ministère de la Justice...

Mais la Cour des comptes dit qu'il y a aussi un problème de moyens. Les états généraux organisés sur la justice le montrent bien. Nous avons une justice en situation de crise, sinistrée, complètement engorgée par les affaires.

Vous avez rappelé l'effort que nous faisons en France, qui est faible par rapport... - A.-E.Lemoine: Il manque beaucoup plus que les 500 millions qui ont été rabotés... - D.Migaud: C'est le résultat de 30 ans d'abandon et de sous-investissements.

Il faut pouvoir rectifier. La justice n'est pas encore réparée. Elle est fortement méconnue du citoyen.

C'est de l'ordre de 2 millions de décisions. 1,6 million de décisions en matière civile, plus de 300 000 en matière pénale. C'est une justice au quotidien.

Toutes les violences de la société viennent devant la justice. Elles ont tendance à augmenter dans des proportions considérables. Il faut que la justice soit en mesure de répondre... - A.-E.Lemoine: Etes-vous prêt à démissionner si vous n'obtenez pas une rallonge ou si le Premier ministre Barnier s'en tient à ce qui est prévu initialement? - D.Migaud: La question ne s'est pas posée.

J'ai dit que la lettre de plafond était pour moi une ligne rouge. - A.-E.Lemoine: Mais vous le saviez avant de devenir ministre? - D.Migaud: J'avais déjà l'engagement du Premier ministre, quand j'ai accepté d'être au gouvernement, qu'il y aurait un réajustement à la hausse du budget de la justice. - A.-E.Lemoine: Combien?

Vous savez? - D.Migaud: Non.

C'est encore soumis à l'arbitrage du ministre des Comptes publics, dont je salue aussi le soutien. Nous verrons avec le Premier ministre. Je lui fais confiance sur l'arbitrage.

Je pense qu'il est conscient du problème. Mon objectif, c'est qu'on respecte les engagements pris, notamment en termes d'effectifs de magistrats, de personnels de greffe, de juristes assistants, de personnels pénitentiaires. On ne peut pas avoir un discours qui demande beaucoup à la justice sans que les moyens soient donnés. - A.-E.Lemoine: Il y a 2 magistrats du parquet pour 100 000 habitants en France.

La moyenne européenne est à plus de 11. Peut-on rattraper ce retard? Aurez-vous les moyens... - D.Migaud: On ne peut pas rattraper sur 1 ou 2 ans.

C'est pour ça qu'il faut poursuivre. C'est pour ça que ce décalage par rapport à la loi de programmation n'est pas normal. Pour revenir à mes anciennes fonctions de 1er président de la Cour des comptes...

Je suis toujours partisan d'une plus grande maîtrise de la situation de nos finances publiques. Le Premier ministre a raison de prendre un certain nombre de mesures de redressement de nos comptes publics, mais ce n'est pas incompatible avec des priorités budgétaires. Tous nos voisins ont plutôt tendance à mieux maîtriser que nous leurs finances publiques et ils ont pour priorité la justice.

Et ils y arrivent. - P.Cohen: Il me semble que la Cour des comptes a toujours privilégié les réformes structurelles aux coups de rabot budgétaires tels qu'ils sont pratiqués... - D.Migaud: Il n'y a pas plus inintelligent qu'un coup de rabot. - P.Cohen: C'est pourtant ce qui se fait. - D.Migaud: Oui, mais la Cour des comptes n'a jamais prôné le coup de rabot.

Parfois, vous êtes obligé de le faire compte tenu de l'urgence. Il faut des réformes structurelles, mais ça demande plus de temps. C'est pour ça que le rabot, parfois, devient un exercice qui s'impose.

Pour la Justice, le rabot est nuisible. - A.-E.Lemoine: Il y aura une nouvelle loi immigration en janvier.

B.Retailleau Entend prolonger le délai maximum en centre de rétention administrative pour les étrangers considérés comme dangereux, durcir les conditions du regroupement familial, transformer l'aide médicale d'Etat en aide d'urgence. Est-ce une loi dont la France avait besoin? - D.Migaud: Il faut attendre le texte qui sera éventuellement présenté au Parlement.

Le texte sera arbitré par le Premier ministre. Vous avez évoqué l'AME. J'ai compris que le gouvernement ne souhaitait pas la réformer.

La ministre de la Santé, en charge de l'AME, a rappelé son souci de la préserver. Un rapport avait été confié à 2 personnalités de sensibilités différentes, Evin et Stefanini. - P.Cohen: Avec des réformes. - D.Migaud: Oui.

La ministre de la Santé a dit qu'il s'agissait avant tout d'un problème de santé publique. - A.-E.Lemoine: On a besoin d'une nouvelle loi alors que les décrets d'application de la précédente n'ont même pas encore été publiés? - D.Migaud: J'attends l'arbitrage.

On a toujours tendance à anticiper les débats. - A.-E.Lemoine: Et à faire des lois. - D.Migaud: Attendons de voir exactement ce qui sera présenté par le gouvernement. - P.Cohen: 16 hommes originaires d'Egypte et du Bangladesh qui avaient été arrêtés dans les eaux italiennes sont arrivés ce matin en Albanie.

Ils devront résider dans un centre d'accueil financé par l'Italie. C'est la 1re fois que les demandes d'accueil sont externalisées de cette manière. Est-ce une solution qui vous semble intéressante à étudier ou est-ce que ce transfert, cette façon de faire, ça vous choque? - D.Migaud: C'est l'Italie qui le met en place.

L'UE s'efforce aussi de mieux maîtriser ce phénomène. Tous les pays, quelles que soient les sensibilités de leurs dirigeants, souhaitent davantage maîtriser cette immigration. On voit des gouvernements sociaux-démocrates prendre un certain nombre de dispositions.

Je n'ai pas de tabous particuliers, sinon en redisant que l'immigration est utile. - A.-E.Lemoine: Mais vous n'écartez aucune solution, comme le dit le ministre de l'Intérieur, B.Retailleau? - D.Migaud: Je n'ai pas tout à fait les mêmes sensibilités que B.Retailleau sur ce sujet, mais j'attends de voir ce qui peut être proposé.

J'espère que ce sera dans le sens d'un certain nombre de principes que nous défendons depuis longtemps dans un pays comme le nôtre. - A.-E.Lemoine: Vos relations se sont apaisées avec B.Retailleau? - D.Migaud: Elles sont apaisées.

Je ne sais pas si elles sont "plus" apaisées...

Elles sont apaisées. Il ne faut pas opposer police et justice. Nous devons travailler ensemble.

Peut-être qu'on évoquera le sujet de la criminalité organisée. C'est un travail complémentaire. On parle beaucoup de police judiciaire.

La police judiciaire, c'est déjà pour partie la justice. La police judiciaire est sous l'autorité du procureur de la République et sous la surveillance du procureur général. Il faut travailler en complémentarité.

Nous essaierons de faire quelques déplacements communs, avec le ministre de l'Intérieur, face à ce sujet de la criminalité organisée, un phénomène qui monte de plus en plus et qui nous préoccupe l'un et l'autre, qui préoccupe le Premier ministre. C'est un marché de 3,5 milliards, avec la possibilité de corrompre. Tout cela est lié à tout ce qu'on doit faire aussi pour lutter contre les atteintes à la probité, contre la corruption.

Il y a du travail à faire. - A.-E.Lemoine: Ce sera quand, ce déplacement commun à Marseille? - D.Migaud: Courant novembre, je pense.

Nous souhaitons nous déplacer à Marseille en faisant un certain nombre de propositions. Sur la criminalité organisée, mon prédécesseur avait engagé un travail. Il y a une commission d'enquête qui a beaucoup travaillé au Sénat, de façon consensuelle.

C'était un président socialiste et un rapporteur LR. Il y avait eu un certain nombre de propositions. Nous sommes en train de faire expertiser.

J'espère qu'on pourra rapidement débattre de cela au Sénat et à l'Assemblée. - E.Tran Nguyen: Un certain nombre de propositions ont déjà été détaillées par B.Retailleau.

Il y a 9 membres de la DZ Mafia qui ont été placés en garde à vue dans le cadre d'une enquête sur un double assassinat commis en novembre dernier. B.Retailleau avait plaidé en faveur d'une stratégie globale contre le narcobanditisme, comme ce qu'on fait contre le terrorisme.

Son but est d'éradiquer les réseaux. Il s'est directement adressé aux consommateurs. - B.Retailleau: Je veux m'adresser aux consommateurs.

Trop souvent, on dit "on fume, c'est du récréatif"...

Un joint a le goût du sang, des larmes. Derrière le joint, la coke ou d'autres drogues, il y a des réseaux, des mafieux, des gens qui profitent d'autres êtres humains, qui s'engraissent, qui font des fortunes, qui commanditent des crimes, des assassinats de la pire des façons. - E.Tran Nguyen: Un joint qui a le goût du sang...

Ce sont les consommateurs qu'il faut d'abord viser pour lutter contre les narcotrafiquants? - D.Migaud: Il faut que les consommateurs comprennent que la drogue qu'ils consomment vient de trafic et que les trafiquants sont sans foi ni loi.

On le voit à travers les crimes qui peuvent être organisés, y compris de la prison. C'est une préoccupation pour le garde des Sceaux que je suis. Nous combattons à armes inégales par rapport à ces trafiquants.

Il faut que nous nous organisions davantage, que nous en fassions une cause nationale, que nous travaillions ensemble avec le ministre de l'Intérieur. - E.Tran Nguyen: Il faut un Parquet national antistups, à l'image du Parquet national antiterroriste? - D.Migaud: Sur la solution, on verra.

Il y a des solutions qui pourront être décidées par le Parlement, issues d'un débat, mais ça peut demander quelques mois. Il faut que nous puissions annoncer un certain nombre de mesures très rapidement. Depuis 3 semaines que je suis au gouvernement et ministre de la Justice, j'ai vu que c'était un phénomène qui existait partout, dans nos départements.

Les procureurs nous font des remontées extrêmement préoccupantes. Il faut que nous nous organisions sur le plan de la justice, de la police, pour que nous puissions, y compris au niveau des informateurs, des indicateurs...

Il faut que nous sortions d'une certaine naïveté vis-à-vis de ces sujets et que nous apportions une réponse ferme. - A.-E.Lemoine: Début octobre, 2 mineurs ont été recrutés comme tueurs à gages par un détenu qui les contactait depuis sa cellule.

En prison, les téléphones portables prolifèrent. Vous avez dit que l'administration pénitentiaire et la justice ne combattaient pas à armes égales avec ces narcotrafiquants. Est-ce que la bataille n'est pas perdue? - D.Migaud: Non.

Si vous ne la livrez pas, elle est perdue d'avance. - A.-E.Lemoine: Quelles pistes? - D.Migaud: J'ai déclenché une enquête de l'inspection pour savoir exactement ce qui s'était passé dans cette situation.

Il y a des dispositifs pour éviter que des portables arrivent dans les prisons. C'est les portiques de sécurité, la couverture de cour...

Ce sont des fouilles...

Il faut mobiliser tous les moyens nécessaires pour éviter ce type de situations. On revient au problème de moyens. La couverture d'une cour, ça ne se fait pas sans moyens.

Les portiques de sécurité, qui sont suffisamment sensibles pour arrêter les portables, ça coûte cher aussi. - A.-E.Lemoine: Le rab de budget que vous allez récupérer de la part du Premier ministre, vous allez l'utiliser pour quoi en priorité? - D.Migaud: D'abord pour respecter les engagements pris en termes d'effectifs.

Vous avez cité les chiffres par rapport à l'Allemagne. Le budget en France, c'est 2 % des dépenses de l'Etat, un peu plus de 10 milliards, 500 milliards de d'euros de dépenses au niveau de l'Etat. Est-ce raisonnable?

C'est même déraisonnable. Les attentes des citoyens par rapport à la justice...

Il y a la justice pénale, que l'on voit car ce sont les faits divers qui provoquent une émotion tout à fait compréhensible, mais c'est aussi la justice civile. On va peut-être parler des violences faites aux femmes, aux enfants, des violences intrafamiliales. Elles ont explosé aussi.

La justice s'en saisit de plus en plus. - A.-E.Lemoine: Il faut pouvoir les traiter. - D.Migaud: Qu'on puisse apporter des réponses. - A.-E.Lemoine: Merci.

Restez avec nous. Nous avons d'autres sujets à vous soumettre, à commencer par la Story de M.Bouhafsi. - Qui a tué le petit Grégory?

Les lettres d'un corbeau mènent d'abord les enquêteurs vers le cousin de J.-M.Villemin.

B.Laroche est écroué après le témoignage accablant de sa belle-soeur. - Le juge porte ses soupçons sur C.Villemin.

B.Laroche est libéré puis assassiné par J.-M.Villemin.

La justice n'a pas réussi à faire parler les témoins, mais tente de faire parler l'ADN. - M.Bouhafsi: Une affaire jamais élucidée qui fascine toujours autant la France.

Il y a 40 ans, le petit Grégory était assassiné, avant d'être retrouvé pieds et poings liés dans la Vologne. C'est l'histoire d'un raté policier et judiciaire. L'ancien colonel de gendarmerie et 1er directeur de l'enquête... - Nous étions sur la bonne voie.

Aujourd'hui, la justice dit que les 1ers gendarmes, c'est-à-dire nous, en novembre 1984, quelques semaines après le meurtre de Grégory, étions sur la bonne voie. S'il n'y Avait pas eu ce revirement du juge Lambert, poussé par des gens mal intentionnés...

C'est le policier qui a raconté qu'il a scellé une alliance avec cet avocat, avec ce journaliste, pour faire pression sur le juge Lambert. S'il n'y avait pas eu ce revirement, on ne parlerait pas de l'affaire Grégory. Elle serait définitivement réglée. - M.Bouhafsi: Christine et Jean-Marie Villemin se battent sans relâche pour connaître la vérité.

Depuis 40 ans, ils demandent à la justice de réaliser de nouvelles analyses grâce aux progrès de la science. Les enquêteurs mènent de nouvelles vérifications techniques et les expertises scientifiques visent à comparer l'ADN retrouvé sur des vêtements du petit garçon avec ceux des membres de la famille Villemin jamais répertoriés. - Il y a 40 ans, on n'avait pas la même sensibilisation sur les précautions à prendre pour les traces ADN.

La technique évolue. Vous avez fait le prélèvement et vous avez extrait le matériel génétique...

Moins vous le décongelez souvent, plus il va tenir dans le temps. Ces objets ont été beaucoup manipulés, bougés. Dans le cadre d'une affaire comme celle-là, ça ne veut pas dire qu'on n'essaye pas.

Il faut tout essayer. - M.Bouhafsi: Si la justice ne veut pas fermer le dossier, c'est parce que c'est l'un des plus gros ratés judiciaires en France.

Le dossier est toujours instruit par le procureur de Dijon pour procéder à des expertises de reconnaissance vocale sur les appels du corbeau. Le procureur de Dijon est déterminé à poursuivre l'enquête pour la famille Villemin. - Il faut continuer à travailler avec les progrès de la science, avec des choses plus classiques.

Ce n'est pas un examen technique ou un examen scientifique qui, seul, donnera la solution de cette affaire. Ce n'est pas parce qu'on trouvera un nom que ça donnera nécessairement la solution. Un examen technique ne tranchera pas le noeud gordien de cette affaire.

Il y a 17 765 pièces de procédure aujourd'hui. - M.Bouhafsi: Depuis 40 ans, chaque 16 octobre est toujours une épreuve pour la famille Villemin, mais leur engagement est toujours sans faille. - Christine et Jean-Marie ont l'espoir chevillé au corps et au coeur.

Ils attendent les résultats. Ils voudraient savoir s'il est possible, avec les enregistrements dont nous disposons dans le dossier, d'identifier l'empreinte vocale du corbeau. Il semblerait qu'il puisse y avoir un nouveau procédé qui permettrait de faire parler les mélanges d'ADN qui se trouvent sous le timbre de la lettre de revendication du crime.

Là encore, ce serait concluant. - M.Bouhafsi: Cette affaire est un énorme raté pour la police et la justice françaises.

Comment éviter de telles erreurs, aujourd'hui? Qu'avez-vous envie de dire aux parents Villemin, avec ces nouvelles expertises attendues? - D.Migaud: Je peux comprendre leur réaction.

Quand des parents ont leur enfant qui a été assassiné, ils ne peuvent que vouloir savoir la vérité. Cette recherche de vérité est légitime par les parents. Il faut que la justice puisse leur apporter la vérité.

Il peut y avoir des ratés. La justice reste humaine. Il faut essayer de se donner les moyens pour éviter que cette situation se renouvelle.

Il peut y avoir des manquements dans certaines situations. Il faut faire en sorte que ces situations soient les moins nombreuses possible. Je veux saluer...

De temps en temps, on réagit, on surréagit, ce qui est légitime, par rapport à tel ou tel fait divers et ses conséquences dramatiques. Ca suscite beaucoup d'émotion, mais il ne faut pas oublier tout le travail que la justice fait au quotidien, y compris dans les affaires criminelles. A moi de faire en sorte que la justice puisse audiencer ces affaires criminelles.

Aujourd'hui, par manque de moyens, nous avons des délais de plus en plus longs pour audiencer, y compris des affaires criminelles, et ce n'est pas normal. Je repars sur des questions de moyens. Le Conseil supérieur de la magistrature peut être saisi d'un certain nombre de situations, de ratés.

Les procédures s'enlisent et ne sont pas menées à terme, voire s'orientent dans de mauvaises directions. - P.Lescure: Le militant écologiste P.Watson est sous le coup d'une demande d'extradition du Japon.

Il a révélé avoir demandé l'asile politique à la France dans une lettre adressée au président Macron. Le Japon accuse P.Watson d'être coresponsable de dommages et blessures à bord d'un navire baleinier japonais.

Pensez-vous que donner l'asile politique à P.Watson serait un geste bienvenu dans cette affaire? - D.Migaud: Ce n'est pas de la responsabilité du garde des Sceaux.

C'est de la responsabilité de mon collègue ministre de l'Intérieur. - A.-E.Lemoine: C'est à un homme de principe qu'on pose la question. - D.Migaud: Nous avons une politique de droit d'asile en France qui est tout à fait à notre honneur.

Je ne peux pas anticiper les décisions du ministre de l'Intérieur et du président de la République. De temps en temps, je regrette que tel ou tel autre ministre empiète sur mes prérogatives. Je ne vais pas empiéter sur les prérogatives qui sont celles de collègues du gouvernement. - A.-E.Lemoine: C'est une affaire qui a commencé en 2023. 3 femmes accusaient G.Miller De viols et agressions sexuelles.

Un an plus tard, "Envoyé Spécial" a recueilli le témoignage de 3 autres accusatrices, dont Mathilde. - Il nous disait d'imaginer qu'on était dans un désert, qu'il y avait un cheval, que ce cheval représentait notre amant. Je m'en souviens.

Cette histoire d'amant, je trouvais ça étrange. Progressivement, il a commencé par me caresser le genou. C'était progressif.

C'était la main, les bras et après, le ventre. La main sous le pull jusqu'à la poitrine. A un moment donné, je ne sais plus s'il se tourne sur moi.

J'ai sa langue dans ma bouche de manière très soudaine. - A.-E.Lemoine: Alors que 84 victimes présumées ont été identifiées par la presse, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire.

Les témoignages continuent d'affluer, comme celui d'Aude, qui a porté plainte pour viol. Elle avait 17 ans. - Il savait très bien ce qu'il faisait.

Il savait l'emprise. En 2001, j'ai 17 ans. On le voyait sur tous les plateaux télé.

Moi, c'était pour le journal du lycée que je voulais le rencontrer. Il avait cette posture rassurante. Quand vous avez 17 ans, vous retrouver à la même table que G.Miller et L.Ruquier alors que vous venez d'un village de 400 habitants du Val-d'Oise, c'est incroyable.

L'emprise s'est aussi assise de cette façon. A aucun moment il n'a eu des signes de drague, de quoi que ce soit. Quand ce fameux jour m'est tombé dessus, ça a été d'une violence inouïe. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, C.Vienne.

Vous êtes coréalisatrice d'un documentaire. Le nombre de victimes présumées de G.Miller est sidérant, aberrant? - C.Vienne: Incalculable.

C'est une enquête tentaculaire. Ca ne s'arrête jamais. Depuis la diffusion de ce livre, rien que ce week-end, j'ai eu 3 ou 4 messages. - A.-E.Lemoine: Qu'il s'agit de vérifier. - C.Vienne: Bien sûr.

Il faut les vérifier à chaque fois. On a l'impression que ça ne s'arrête jamais. L'enquête ne s'arrête jamais, d'ailleurs. - A.-E.Lemoine: Aude fait partie des victimes présumées.

Les faits remontent à 2001, une année faste pour celui qu'elle accuse. A cette époque, elle est lycéenne. Elle sollicite G.Miller pour une interview pour le journal de son lycée.

Il lui propose de la recevoir chez lui. "Vous êtes venue avec votre garde du corps." Il organise dans un 2e temps une séance d'hypnose avant de passer à l'acte lors d'un 3e rendez-vous.

Aude se présente seule. Un viol sans violence, vous raconte-t-elle. Ce que vous nommez la stratégie de la non-agression.

C'est récurrent dans les témoignages que vous avez recueillis? - C.Vienne: Oui.

Les victimes disent toutes qu'il n'y avait pas de signaux faibles, pas de drague. A aucun moment il ne s'adresse aux victimes en disant: "Tu es jolie, tu me plais." Jamais.

Du coup, elles sont sidérées quand ça se passe. Elles ne s'y attendent pas du tout. Quand on parle de non-violence...

Jamais il n'emploie des mots durs. Il n'y a jamais de coups. - A.-E.Lemoine: C'est son aura qui contraint la plupart des jeunes femmes qui témoignent? - C.Vienne: C'est son aura.

Dans les années 2000, il est à la télé tous les soirs. Tout le monde le regarde. C'est une star du petit écran.

Il écrit des livres. Il est professeur. Il y a les paillettes.

Les jeunes filles sont très jeunes. Elles sont mineures, parfois, ou très jeunes étudiantes. - A.-E.Lemoine: Il agit toujours de la même façon?

Les victimes présumées racontent tellement la même chose qu'en les écoutant, vous pourriez presque finir leurs phrases. Vous savez exactement comment ça va se dérouler. - C.Vienne: Les histoires sont toutes singulières.

Mais c'est dingue. On a l'habitude, en tant que journaliste, d'interviewer les gens. On ne connaît pas la fin de l'histoire.

Parfois, les victimes commençaient leur histoire et dans ma tête, je me disais: "Je pourrais lui raconter la fin." - E.Tran Nguyen: Il y a le mode opératoire et il y a aussi le profil des victimes.

Elles sont jeunes. Elles étaient souvent étudiantes à Paris 8, là où il enseignait, ou ce sont des spectatrices de l'émission. C'est le cas d'Aurélie, 19 ans.

G.Miller l'aborde à la fin du tournage. Il l'invite chez lui avec une amie.

Il la convainc de revenir le voir à l'émission. Il l'emmène dans sa loge. C'est la 1re fois que vous entendez le récit d'une agression qui se produit à l'endroit où il chasse, selon vos mots. - C.Vienne: C'est la 1re fois où il transgresse...

On a l'impression qu'il capte ses victimes sur les plateaux. Il ne passe jamais à l'acte sur le plateau. Du coup, au moment où il y a une coupure, il lui dit de venir dans la loge.

Il ferme la loge. Quelques secondes...

Il lui saute dessus. - E.Tran Nguyen: Des rumeurs circulaient sur lui.

Certaines personnes des équipes se doutaient de ses agissements. Il avait un surnom: "Tu as quel âge?" Pourtant, personne ne l'a dénoncé. - C.Vienne: Il faut se remettre dans le contexte.

C'est dans les années 2000. Aller voir le public, poser des questions, ça fait partie de l'émission. Ce qui était intéressant, c'est que les techniciens de plateau disaient qu'il y avait 2 castes. "Il y avait nous, les techniciens de plateau.

On entendait tout, on voyait tout. On savait qu'il parlait aux très jeunes filles. A chaque coupure, il les rencontrait.

Il leur donnait des petits papiers, des numéros de téléphone. Mais on ne savait pas ce qui se passait après." Les chroniqueurs, eux, disent qu'ils ne savaient rien. "Il était un peu lourdingue.

Mais nos loges n'étaient pas à côté les unes des autres. On ne savait pas ce qui se passait dans les loges." - A.-E.Lemoine: Il y a pourtant eu des alertes et une plainte en bonne et due forme, en 2003: une étudiante.

Cette plainte n'a donné lieu à aucune enquête. On n'en retrouve même pas la trace. Que s'est-il passé? - C.Vienne: Aujourd'hui, cette plainte est perdue.

Ca a été classé sans suite. Je pense qu'il a été convoqué par le commissariat. A priori, le brigadier lui aurait dit: "Il va arrêter de vous embêter.

Vous n'êtes pas la seule." Mais cette victime n'est pas la seule. Muriel Cousin a crié haut et fort dans les médias qu'elle avait eu affaire à G.Miller.

Il y a toutes ces victimes qui ont essayé, qui ont appelé des avocats, parfois des journalistes. On leur a à chaque fois déconseillé de le faire. "Non, il va vous rouler dessus.

Ne le faites pas." - A.-E.Lemoine: G.Miller reste présumé innocent.

Il a nié toute contrainte dans les rapports sexuels qu'il a pu avoir. Il exerce toujours. - C.Vienne: On ne sait pas aujourd'hui combien de patients il a, s'il continue.

Il ne fait pas partie...

Ce n'est pas un médecin, même s'il a voulu le faire croire. Non. - A.-E.Lemoine: Voici votre ouvrage.

Ce livre a paru aujourd'hui. Merci d'être venue. C'est l'heure du 5/5 de L.Sénéchal.

Le corps de Lina a été retrouvé dans la Nièvre. - L.Sénéchal: Découvert aujourd'hui dans une zone boisée et isolée de la région de Nevers, précise le procureur.

Il était immergé dans un courant d'eau. C'est bien Lina. C'est confirmé par des analyses ADN qui ont été effectuées en urgence.

Lina avait 15 ans quand elle a disparu en Alsace le 23 septembre. Elle a quitté son domicile à 11h. Elle devait se rendre à la gare pour retrouver son petit ami à Strasbourg.

Son téléphone a cessé d'émettre à 11h22. Il a fallu 1 an d'enquête pour retrouver son corps. L'enquête a été rendue difficile par le suicide du principal suspect.

Il avait écrit avoir perdu son honneur, son humanité, sa dignité. "Je ne sais pas me contrôler." L'ADN de Lina avait été identifié dans des cordes retrouvées dans la voiture du suspect. - A.-E.Lemoine: Les restes de l'ouragan Leslie traversent une partie de la France. - L.Sénéchal: Il fait parfois très beau ou très chaud. 28 hier à Clermont. 25 aujourd'hui à Paris.

Mais 5 départements sont en vigilance orange aujourd'hui. De fortes pluies ont provoqué des inondations, comme à Mandelieu-la-Napoule. Il a plu l'équivalent de plusieurs semaines de pluie.

Inondations également à Grasse, où la circulation était impossible par endroits. L'eau menace aussi les commerces de centres-villes qui se sont protégés comme ils ont pu. Les orages ont aussi éclaté plus à l'ouest.

L'Hérault, mais aussi dans le Gard et la Lozère. Une crue exceptionnelle heureusement contenue dans les gorges. Le volume du Gardon est multiplié par 6 aujourd'hui.

On garde dans les Cévennes un souvenir dramatique. Un père et son fils sont morts en tentant de franchir un pont submersible. La circulation des trains est interrompue.

Les transports scolaires également. - A.-E.Lemoine: Les fortes pluies sont scrutées avec inquiétude par les agriculteurs. - L.Sénéchal: C'est une catastrophe.

Voici ce que déclare A.Rousseau. - A.Rousseau: Il a plu sur la France depuis près d'un an le double à peu près de ce qu'il pleut d'habitude.

Dans toutes les productions, on note des difficultés majeures. Les agriculteurs disent que la 1re cause de leur inquiétude, c'est la météo. - L.Sénéchal: La météo pourrie a déjà entraîné la pire récolte de blé en 40 ans en France.

Voici un champ de maïs. Il y a également les épizooties, les taxes et les paperasses. Regardez le genre de clips diffusés en ce moment par les jeunes agriculteurs. - L.Sénéchal: La Coordination rurale diffuse des bandes-annonces avec des airs de fin du monde. "Tic-tac", c'est un slogan qu'on entend partout. "Le temps presse" selon ce syndicat.

Il n'est pas le seul à menacer d'une nouvelle explosion de la colère, comme l'hiver dernier. Les actions se multiplient dans tout le territoire. Après les panneaux renversés, des agriculteurs ont mélangé 200 panneaux.

Ils ont placé le nom de la mauvaise commune à l'entrée des villes et villages. Ils sont prêts à revenir à Paris. - Si je dois y retourner, j'irai encore plus remonté. - Les tracteurs sont chauds.

Une fois qu'on aura fini les semis, on sera dans la rue. - L.Sénéchal: Une partie des financements a tardé à être versée.

Heureusement, sur les aides directes européennes qui ont commencé ce matin à être versées...

La ministre de l'Agriculture sera demain en déplacement dans le seul département où, pour le coup, on prie pour la pluie: les Pyrénées-Orientales. - A.-E.Lemoine: Un cycliste est mort après une altercation. - L.Sénéchal: Un différend banal à l'origine.

Le ton est vite monté. L'automobiliste de 52 ans a percuté le cycliste et lui a roulé dessus délibérément d'après les témoins. - On a vu un homme étendu par terre.

Il n'était même pas recouvert. A mon avis, c'était déjà trop tard. - L.Sénéchal: L'automobiliste Avait sa fille adolescente de 17 ans avec lui dans la voiture.

Il a été arrêté. Il est visé par une enquête pour meurtre. Ce drame est l'illustration des tensions extrêmes entre cyclistes et automobilistes. - C'est intolérable.

On ne peut pas laisser un tel niveau de violence arriver. Cette violence motorisée...

Elle est très fréquente, quotidienne. Elle arrive à nos adhérents tous les jours. - L.Sénéchal: Ce jeune homme est une nouvelle victime de cette violence routière.

La voiture peut rendre fou, selon D.Belliard. La voiture peut rendre fou? - D.Migaud: Quand on voit ce qui s'est passé, oui.

Ce sont des drames. Vous avez la montée des violences: violences faites aux femmes, violences sur les enfants, violences routières. Toutes les maladies de la société viennent devant la justice.

Il faut qu'on puisse avoir des réponses fermes sur le plan pénal par rapport à ce type de situations. - A.-E.Lemoine: Le clan Mbappé contre-attaque après l'ouverture d'une enquête pour viol en Suède. - L.Sénéchal: Il a repris l'entraînement avec le Real Madrid comme si de rien n'était.

Il a retrouvé certains de ses coéquipiers. Le nom de K.Mbappé est cité dans une enquête pour viol.

Il est accusé, après une soirée dans une boîte de nuit puis un hôtel de Stockholm. L'avocate de la femme concernée refuse de s'exprimer, tout l'inverse de l'avocate de K.Mbappé. - Il n'est jamais seul.

Il n'est jamais exposé à se retrouver dans une situation où il y aurait pour lui une prise de risque. De ce fait, cela exclut totalement le fait qu'il ait pu y avoir des agissements répréhensibles de sa part. - L.Sénéchal: Rebelote ce matin sur BFM pour marteler cette fois-ci l'argument de la fake news et du coup monté. - Il y a un paparazzi, un journal qui sort l'information qu'il est à Stockholm.

Il a été pisté. Quelqu'un savait qu'il allait à Stockholm. Comme par hasard... de laquelle il y aurait une plainte qui aurait été déposée. - L.Sénéchal: Fini la discrétion pour la presse madrilène.

Le Paris Saint-Germain préfère garder sa classe et sa dignité, selon un dirigeant. Au Real Madrid, silence radio officiel. Mais les déclarations anonymes se multiplient. "C'est la plus grande fake news de l'histoire." K.Mbappé est attendu sur le terrain samedi pour la réception du Celta Vigo. - A.-E.Lemoine: Aux Etats-Unis, le vote a commencé. - L.Sénéchal: Déjà 5 millions d'Américains ont voté par correspondance.

Les bureaux physiques ouvrent dans l'Etat de Géorgie. Les files d'attente sont déjà très longues. Dans une de ces files d'attente, l'ancien président J.Carter.

Il vient de fêter ses 100 ans. Il est en soins palliatifs. Il a dit cet été vouloir tenir le coup pour voter K.Harris.

Il a accompli hier son devoir d'électeur. Un autre ancien président originaire de Géorgie est en campagne pour K.Harris, B.Clinton.

Il sillonne son Etat de Géorgie jusque dans les fast-foods. Mais le temps a passé. Il n'est pas aussi connu qu'avant. - L.Sénéchal: La Géorgie est l'un des 7 Etats-clés.

Moins d'un point d'avance pour D.Trump. Si on vote dès maintenant en Géorgie, c'est aussi le cas en France.

Un scrutin traditionnel mais fictif. La légende dit que c'est là qu'a été inventé le cocktail Bloody Mary. Cela fait 100 ans que ce scrutin est organisé auprès de la communauté américaine de Paris. - Il y a une urne dans laquelle on peut mettre son bulletin sur présentation de son passeport américain.

La personne coche une des 2 cases. Elle met son Etat de résidence. Elle met son bulletin dans l'urne.

Chaque vendredi, on met le score. - L.Sénéchal: 63 votes pour Trump. 58 pour D.Trump.

C'est serré à Paris comme partout. Les électeurs de ce bar ne se trompent jamais ou presque. - Pendant 100 ans, on a eu quasiment que des bons pronostics.

Dans les années 70, des gens de la Maison-Blanche appelaient et demandaient quel candidat avait gagné. C'était l'institut de sondages le plus fiable, à l'époque. - L.Sénéchal: La campagne se poursuit.

K.Harris a voulu mobiliser son camp dans un podcast très populaire chez les électeurs afro-américains. D.Trump a fait le show dans les milieux économiques. - L.Sénéchal: Trump a été applaudi par le public de Bloomberg.

Les 2 candidats vont se retrouver loin de leur zone de confort. K.Harris sera sur Fox News.

D.Trump fera face à un public 100 % féminin. - A.-E.Lemoine: Merci, D.Migaud, ministre de la Justice, d'avoir accepté notre invitation.

C.Vienne, je rappelle votre ouvrage. Dans un instant, on plonge dans les coulisses de "Loft Story".

Nagui fête les 40 ans de Bercy.