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Podcast / conversationLCP (sur YouTube)· 14 décembre 2024 13 minActualité / polémiqueInstitutions & électionsTravail & emploiRetraitesÉconomie & entreprises

Après la motion de censure, 3 députés face aux Français | Circo

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:01OuverteRéponse directe

    Quels retours avez-vous suite à la censure ?

  • 8:01OuverteRéponse directe

    Qu'allez-vous perdre avec cette censure ?

  • 12:01OuverteRéponse directe

    Comment les habitants perçoivent-ils cette instabilité ?

  • 16:01OuverteRéponse directe

    Les gens vous interpellent-ils sur la situation politique ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:01Philippe SchreckFait
    « Je suis ici, chez moi, de retour à Draguignan, après avoir voté la censure du gouvernement de M. Michel Barnier. »
  • 5:01Fait
    « Bravo à vous et à Mme Le Pen ainsi que le groupe des députés RN de voter la censure à ce gouvernement Barnier, encore bravo, il faut que la France change de politique. »
  • 8:01Chiffre
    « C'était une enveloppe de 400 millions d'euros. Donc c'était des mesures structurelles qui avaient été négociées suite au mouvement de janvier. »
  • 12:01Frédéric ValtouxFait
    « Il faut redonner un peu de souffle immédiatement. Donc si les discussions au Parlement traînent de trop, je pense qu'il faut agir d'une autre manière, rapidement. »
  • 16:01Dieynaba DiopFait
    « Cette semaine, j'ai voté la censure contre le gouvernement de Barnier. »
  • 18:00Dieynaba DiopFait
    « M. Barnier, il a dit : "Je déclenche un 49.3". Il ne nous a pas laissé voter. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Musique En raison de l'adoption de la motion de censure et conformément à l'article 50 de la Constitution, le Premier ministre doit remettre au président de la République la démission du gouvernement. Applaudissements -Adieu. -Quelques jours après la motion de censure, nous avons suivi trois députés de retour en circonscription, un de chacun des blocs de l'Assemblée. -Je pense qu'il y a une grosse peine d'en être arrivé là.

Une grosse peine. -Il faut rester optimiste. Je pense que ça va avoir un effet un peu électrochoc. -Ca a été une tristesse profonde d'en arriver là, quoi.

Tristesse totale. Ca veut dire qu'en fait, on est dans un pays, à l'heure actuelle, où personne ne peut s'entendre. -Bonjour, je suis madame la députée des Yvelines. -Ca inquiète, évidemment.

Quelle est l'issue de ce genre de choses ? Et ça va durer encore pendant six mois. -Personnellement, j'aurais voulu que le gouvernement reste en place.

Mais après, je comprends tout à fait. Musique -Comment ça va ? Cette censure va créer une instabilité, c'est sûr, mais ce qui me choque un peu, c'est que notre président nous donne la responsabilité de ce qui se passe. ... -Bonjour, je suis Philippe Schreck, député Rassemblement national de la 8ème circonscription du Var.

Et je suis ici, chez moi, de retour à Draguignan, après avoir voté la censure du gouvernement de M. Michel Barnier. Bonjour Alexandra. -Bonjour. -Est-ce qu'on a des retours, suite à cette censure ? -Oui, vous avez eu deux petits textos et celui le plus récent. "Bonsoir M.

Schreck, bravo à vous et à Mme Le Pen ainsi que le groupe des députés RN de voter la censure à ce gouvernement Barnier, encore bravo, il faut que la France change de politique. M. Intel, mes amitiés." -De quoi conforter le député dans son vote.

Ce matin-là, Philippe Schreck fait la tournée des commerçants de Draguignan. -Comment ça va ? Ca va ? -Vous allez bien ? -Ca travaille bien ?

Bon, tant mieux. -Il vient prendre le pouls. Leur situation économique est visiblement fragile. -Ca va ? -Ca va. -Ca travaille un peu pour Noël ?

Non ? D'accord. C'est dur ?

Bon, c'est le pouvoir d'achat ? -Qu'est-ce que vous en avez pensé de la censure de votre député contre le gouvernement ? -Je n'ai pas regardé, pour être honnête. -Ca ne vous intéresse plus ? -Vu les soucis qu'on a, franchement...

Ca me passe à trois mille. Pour l'instant, ce qui est vital, c'est le magasin, c'est notre clientèle, c'est les fêtes de Noël. Le reste...

On est, je pense, en ce moment, la risée du monde. Voilà. La France n'est plus crédible.

Que voulez-vous que je vous dise de plus ? -Un sentiment partagé dans les commerces du centre-ville. -Bon, ça va ?

Il y a toujours le courant, malgré le gouvernement renversé, il y a toujours le courant, tout va bien ? -Oui, on verra, on verra ce que ça donne. Il faudrait qu'il y ait une unité, si on travaille pour la France. -On passe pour des charlots à l'international, donc... -C'est-à-dire ? -Ah ben moi, des coups de pied au cul aux députés, j'en filerais un paquet.

Aux députés, aux pluriels. -Oui, j'entends bien. -Parce que c'est un très mauvais exemple. -Mais notre image est dégradée depuis très longtemps. -Non, mais là, ça continue.

Ca devient insupportable. -Allez, ciao. -Ciao, merci, bon courage.

Musique -Ici, le député est en terrain conquis. Il a été élu dès le premier tour des législatives. Les habitants comprennent son choix de voter pour la motion de censure. -C'est la cata le gouvernement, en ce moment. -Il n'y en a plus. -On est arrivé dans une situation de catastrophe.

Il faut faire quelque chose, il faut réagir, mais on est tous craintifs de l'avenir. -M. Barnier aurait dû anticiper le fait qu'il avait en face de lui un groupe politique courageux qui ne voulait pas trahir le mandat et la parole donnée par les électeurs.

C'est un petit péché de vanité. Il manquait 3 milliards, les retraites, c'était fini. L'indexation des retraites, on ne votait pas.

Musique -Le Rassemblement national a fait pression jusqu'au dernier moment sur le gouvernement. Une situation qui laisse un goût amer aux députés fidèles au président de la République. -Frédéric Valtoux, député de la 2ème circonscription de Seine-et-Marne, député Horizon, président de la commission des affaires sociales et je n'ai pas voté bien sûr la motion de censure. -Frédéric Valtoux organise régulièrement des cafés citoyens dans sa circonscription.

Celui d'Amponville était prévu bien avant la chute du gouvernement. Avant de rencontrer les habitants, le député reçoit d'abord les agriculteurs, très impactés par la censure. -Redis-moi tout ce que vous allez perdre avec cette censure. -C'était une enveloppe de 400 millions d'euros.

Donc c'était des mesures structurelles qui avaient été négociées suite au mouvement de janvier, mais qui devenaient de plus en plus urgentes par rapport à la conjoncture. Donc là, c'est un deuxième coup de massue qu'on prend. Il y a urgence, encore une fois, il y a urgence.

C'est pour sauver nos exploitations à court terme. -On fait le point au début de semaine avec les services de l'Assemblée, la présidence, en fonction de s'il y a un gouvernement qui est nommé ou pas, voir comment on peut ne pas perdre le bénéfice de ces mesures. Maintenant, comment ça s'écrit juridiquement ? -Et encore une fois, si ce calendrier venait à être trop lent, je pense qu'il faut négocier des mesures concrètes, soit par décret, soit local, au niveau départemental, par les préfectures.

Il faut redonner un peu de souffle immédiatement. Donc si les discussions au Parlement traînent de trop, je pense qu'il faut agir d'une autre manière, rapidement. -Le message sonne comme un avertissement.

Dans le café, les habitants, eux, semblent désabusés par la situation politique. -C'est un grand bazar aujourd'hui. Nous, on s'y intéresse, c'est pour ça qu'on est là aujourd'hui, mais une partie de la population, quand on parle avec eux, moi en tant que maire, quand je discute avec les uns et les autres, qu'est-ce qu'on entend ? "On ne va plus aller voter." Les gens ne comprennent pas que nos élus s'intéressent d'abord, semble-t-il, à leur parcours, avant de s'intéresser à l'intérêt public. -Il y avait déjà une méfiance un peu de la classe politique et un désenchantement par rapport à la vie politique qui était déjà fort, c'est sûr que l'épisode actuel ne va pas l'améliorer. -On a l'impression que c'est le Parti Socialiste aujourd'hui qui détient la clé. -En fait, tout l'enjeu aujourd'hui, c'est comment on passe d'une majorité très relative, et effectivement de ces trois blocs, on va dire, à un grand trait, à de donner un peu de stabilité aux institutions.

Et donc, il faut à ce moment-là qu'on accepte tous qu'on ne fera pas le programme rêvé que chacun aurait voulu pouvoir faire s'il avait toutes les manettes, mais que c'est par des concessions qu'on arrivera à mener les affaires de la France, donner de la stabilité aux institutions et répondre aux urgences. -On le voit là dans l'élection de la censure, c'est des petits pions. On a 500 députés qui sont 500 petits pions, qui votent comme le dictateur a dit.

Est-ce qu'on aura quand même des gens qui auront un peu de puissance pour dire : "Là, je ne suis pas d'accord". C'est pour ça qu'on ne peut pas s'assembler. Parce qu'en fait, personne ne réagit par son propre opinion.

Tout le monde réagit par rapport au grand chef. -On a essayé, en amont de la censure, d'aller voir des députés pour leur dire : "Est-ce que vous mesurez la conséquence de la décision que vous allez prendre ?" "Est-ce que vous mesurez, vous êtes élu de territoires ruraux, agricoles, etc.

Est-ce que vous mesurez l'impact concret de la décision que vous allez prendre ?" Bon, après, effectivement, ils votent comme leur chef leur demande de voter. -A l'Assemblée, Frédéric Valtoux n'a pas réussi à convaincre.

Les socialistes ont fait le choix de la censure. -Bonjour, je suis Dieynaba Diop, je suis la députée de la 9ème circonscription des Yvelines. Cette semaine, j'ai voté la censure contre le gouvernement de Barnier.

Et me voilà de retour sur ma circonscription. Musique -Pour son retour sur le terrain, Dieynaba Diop vient soutenir les professeurs et les parents d'élèves de son ancien lycée des Mureaux. Il multiplie les actions pour obtenir davantage de moyens. -Ah, la classe !

Applaudissements et tambours -Génial ! Mais je peux avoir les mêmes ? Vous ne voulez pas venir à l'Assemblée ?

C'est bien ça ! Vous allez bien ? Mais je crois que si je fais ça en rentrant à l'Assemblée, je vais me faire un peu...

Je crois que je vais me faire sortir. Il n'y a que la garde républicaine qui a le droit. C'est un peu le bazar là-bas, mais bon, on ne sait pas ce que ça va donner, mais ça va se régler. -Est-ce que les gens aussi sur le terrain vous interpellent un peu sur la situation politique ? -Sur la censure ?

Oui, tous les jours, ils me disent : "Alors, comment ça se passe ? Comment tu le sens ?" Je les rassure surtout, parce qu'en fait, il y a eu beaucoup de bruit sur le fait que ce serait le chaos s'il y avait la censure.

Mais non. Plus de moyens pour le lycée de Villon ! -Engager le dialogue, rassurer et expliquer, c'est la méthode de la députée.

Ici, tous comprennent son vote. -... pour le lycée Villon ! -Ah d'accord !

Tu connais bien le processus. Donc toi tu t'es pas laissé berner par "ça va être le chaos" ? On sait très bien que c'est pas possible.

Les institutions elles sont solides, ça n'existe pas. -Exactement. -C'est ce que j'ai dit. -Ah oui, puis pas qu'un peu.

En plus, le pire, c'est qu'ils continuent. T'as vu ? -Mais c'est toujours nous.

C'est toujours nous le problème. -Pour l'un des professeurs, c'est aussi l'occasion de passer un message à la députée. -En fait, en tout cas, nous, ce qu'on fait, c'est qu'on essaye d'expliquer qu'il y a un chemin pour pouvoir travailler et ce chemin-là, il doit se faire en concertation avec toutes les forces de l'arc républicain.

Mais ça ne veut pas dire qu'on change d'alliance. Ca veut simplement dire que, comme on n'a pas de majorité, à un moment donné, il va falloir discuter avec tout le monde. -C'est le message que Dieynaba Diop vient faire passer sur le marché de Maule.

Ici, c'est une terre de droite. Si la députée entend les inquiétudes, elle assume et explique son vote. -Vous comprenez que des députés, que votre député, aient voté la censure ? -Non, pas exactement.

Non, pas exactement. Parce que pour un PIA, il faut malheureusement qu'on soit ensemble et que tout le monde fasse des concessions. C'est comme dans un couple, il faut réussir à s'entendre. -Nous, on a censuré pourquoi ?

Parce que M. Barnier, il a dit : "Je déclenche un 49.3".

Il ne nous a pas laissé voter. Et donc, nous, s'il déclenche un 49.3, le seul moyen de dire qu'on n'est pas d'accord, c'est de censurer.

C'est pour ça. Mais sincèrement, on aurait préféré ne pas avoir à censurer. Moi, j'aurais préféré ne pas être dans cet instant un peu inédit où, depuis soixante ans, on n'avait pas fait tomber un gouvernement.

Mais c'est juste que, comme vous dites, il faut faire des concessions. Et je suis d'accord. Mais si les concessions viennent toujours du même côté et que les autres n'entendent rien, il faut que tout le monde fasse ça.

Musique -Si la députée est prête à quelques concessions politiques pour la formation du nouveau gouvernement, elle attend en retour que le président fasse un pas vers son opposition. -C'est le bordel ! -Donc c'est pour ça qu'on lui a dit qu'il faut un ministre de gauche.

Vous avez essayé à droite, vous avez vu ? Ca dure trois mois. En plus, ils se sont mis dans la main du Rassemblement national.

Ca ne fonctionne pas. Eh bien, donner à la gauche l'opportunité d'essayer... -Il faut laisser les parlementaires faire leur travail et voir un peu comment ça va se passer.

Il ne faut pas être inquiet. Musique -Face aux Français et face à l'instabilité, les députés tentent de rassurer. Chacun d'entre eux sait que la stratégie de son bloc politique sera déterminante pour les futurs rapports de force à l'Assemblée.

Musique