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interviewEurope 1 (sur YouTube)· 15 juillet 2025 22 min

"On est obligé de bunkeriser Paris pour un feu d’artifice, c’est dramatique" (Alexandre Devecchio)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

cette nuit de festivité du 14 juillet. Hier matin, nous avions le préfet de police Laurent Nugnaise qui avait dit que la nuit n'avait pas été calme. Qu'en est-il cette fois-ci, Sabrina ?

Est-ce qu'on a eu des violences qui ont été constatées par les forces de l'ordre cette nuit ? Alors, une nuit plutôt calme de de par nos premiers retours. Mais attention, qui dit calme ne dit pas sans incident pour autant.

Euh d'après nos informations, il y a tout de même eu des dégradations des véhicules incendiés euh des feux de poubelle et toujours ces violences contre les forces de l'ordre avec notamment des tirs de mortiers à leur rencontre. Euh parmi les interpellations de la soirée, on nous rapporte des faits de violence volontaire, donc euh de port d'armes aussi, de possession de stupéfiants. Les premiers chiffres euh de des interpellations nous parviendront bientôt hein, au cours de la matinée.

Alors, pour comprendre et expliquer ce calme euh relatif, il faut regarder du côté du dispositif de sécurité qui est très très dense hein, qui a été mise en place. On compte environ 11500 policiers, gendarmes mobilisés dans Paris et ses alentours pour ce weekend des festivités. Euh pour le concert et le feu d'artifice traditionnel, ils étaient près de 1500 policiers à sécuriser tout le périmètre.

Mais surtout, il y a une nouvelle stratégie, celle de réagir en amont. Euh un contrôle un contrôle renforcé, ciblé euh dans l'agglomération parisienne. Le préfet de police Laurent Nunz a annoncé plus de 250 contrôles de véhicules de commerce, de contrôle aussi fait sur la voie publique qui ont permis la saisie de plus de 15000 mortiers.

Euh autrement, on a eu aussi ce chiffre, 176 interpellations dans l'agglomération parisienne, 389 dans toute la France. Ça c'était les chiffres d'hier. Euh vient s'ajouter à cela, la communication, vous avez vu, de la procureur de la République de Paris, Lorbeo qui a enchaîné une série de conférences de presse, ce qui est rare.

Elle a promis une politique pénale empreinte de fermeté et c'est une stratégie dissuasive qui apparemment porté ses fruits, du moins pour la nuit dernière. Alors, on verra quand même hein euh lors des comparions immédiates, certains vont passer en comparition immédiate, on peut l'imaginer, ceux notamment qui ont été interpellés euh en train de s'en prendre à des forces de l'ordre. C'était le dispositif prévu en effet par le procureur de la République de Paris à voir euh maintenant les interpellations qui vont s'ajouter à cela euh à voir parce qu'on verra euh quelles seront les peines concrètement prononcées parce qu'on se souvient tous évidemment cette semaine de jugement en comparition immédiate après la finale de la ligue des Champions où les peines prononcées avaient été pour le coup très légère.

Même Gérald Armanin s'en été ému, d'où la circulaire qu'il a publié. Bon, nuit relativement calme, on verra. Tout n'est peut-être pas encore tout à fait remonté, pas d'incident majeur en tout cas.

Ça montre que le dispositif en tout cas a été bien adapté et voilà que les policiers ont fait leur travail d'ailleurs ça lo encore leur engagement et leur sang frroid. Oui, c'est toujours très difficile à commenter ce genre d'événement puisqu'en effet il y a pas eu visiblement de de fiasco sécuritaire mais on a aussi le sentiment qu'avec 11500 policiers dans les rues de Paris et ses alentours et 130000 policiers mobilisés, heureusement qu'il n'y a pas eu de fiasco sécuritaire. Donc on verra si après ces 389 interpellations, il y aura des comparions immédiates, des défers et des condamnations parce qu'en effet vous avez raison de le dire.

On a le cas de la nouvelle Cé de Ligini l'an dernier assez peu de de de condamnations après les interpellations notamment euh contre des personnes qui avaient tiré sur euh des policiers avec des mortiers d'artifice. Et on a le cas en effet euh du 31 mai avec cette finale euh entre le Parisain-Germain et l'Inter de Milan avec la victoire du PSG et les violences et les heures. Les premières comparions immédiates amené de l'aménagement de peine ou pas de condamnation.

Donc c'est vrai que là pour l'instant il y a pas de fiasco sécuritaire. Il y aura peut-être un fiasco judiciaire mais on verra ça dans les prochaines heures. Oui, parce que 389 interpellations, ça paraît beaucoup comme ça, mais beaucoup vont aller en garde à vue et beaucoup, comme le disait Jules, vont ressortir simplement soit avec un rappel à la loi, soit avec rien parce qu'il y a souvent des problèmes d'identification. vous avez des personnes qui sont parfois masquées, on ne voit pas bien qui est qui sont réellement les auteurs des faits.

Et il y a aussi des des convocations à des tates d'ultérieur. Donc ça c'est possible et la comparation immédiate mais ça m'étonnerait beaucoup qu'il y ait 389 personnes en comparion immédiate. Ça c'est une hypothèse et puis ça dépend des crimes qui ont été commis ou des délits qui ont été le flagrant délit.

Alors, on sait que c'est justement le le sens des mots de Lorbe, la procureur de la République de Paris qui dit qui avait dit que justement ils allaient travailler pour essayer de pouvoir constituer des flagrants d'élites pour pouvoir juger. On est quand même sur une nuit relativement calme. On reste prudent voilà au prix de 11500 policiers gendarmes.

Intéressant, c'est quand même notre propre sémantique. C'est vrai qu'on est tous là à dire c'est une nuit relativement calme. Bon, il y a eu quelques centaines de voitures brûlées, c'est pas très grave.

Euh, on a l'impression que euh les dégradations le 14 juillet sont un phénomène météorologique si vous voulez et que si euh l'orage euh ne détruit pas tout sur son passage, bon bah c'est pas grave. Euh c'est la tradition qui est des qui a des orages euh ou l'habitude qui a des orages à ce à ce moment-là. Donc euh tant mieux si les forces de l'ordre et le dispositif prévu a fonctionné.

Même si franchement quand on habite à Paris, ça devient compliqué de circuler certains jours. Il fallait quand même sortir on était dans le 16e avec sa carte d'identité. me prouver que on habitait je le même problème dans le 7e.

Voilà, j'y habite pas mais je sais je connais les gens qui habit pas pu rentrer chez eux quand même. Donc c'est les mêmes dispositifs un peu qu'on avait vu au moment des des Jeux Olympiques qui qui se répètent à chaque fois qu'il y a un événement. Donc ça ça montre l'état de de de notre pays euh où effectivement on est obligé de déployer les forces de l'or pour ce qui devrait être un événement paisible et festif. un pétre un périmètre beaucoup plus large que le périmètre où se dérouleront le feu d'artifice et en fait nous on pouvait pas absolument pas circuler bloqué hier j'ai dû j'ai mis 2 heures à pied pour rentrer du studio parce que j'ai dû contourner tout le champ de Mars.

Voilà. Vous avez regardé le feu artifice ? Euh non, je même pas.

Alors au moins vous arrêter le Josep triste pas du tout. Les policiers étaient très mobilisés. Hier, j'ai discuté avec eux et vraiment ils restaient parfois pendant 6 7 he debout à tout surveiller.

Donc on peut vraiment les remarquer peut saluer absolument l'engagement des policiers des gendarmes mobilisés tout le weekend qui quand on est obligé de bunkeriser plusieurs arrondissements de Paris pour faire simplement un un feu d'artifice, ça montre l'état dramatique du pays. Alors, je mets pas du tout en cause ceux qui sont au pouvoir là. Je pense que le ministre le ministre de l'intérieur a raison de de procéder comme ça, mais ce qui nous explique que le le pays va bien euh pour autant, je crois que que c'est pas le cas.

On entendra Bruno Rotaillo dans un instant. Paul Melin, vous étiez invité au défilé, je travaille pas de secret, vous avez assisté au défilé matin, vous avez aussi été invité pour le feu d'artificeation assez limite. Je suis plus défilé militaire que feu d'artifice pour être le défilé était splendide.

Le défilé était splendide et hommage à à toutes nos forces et à tous nos soldats c'était c'était merveilleux. Non, écoutez, je suis assez d'accord avec ce qu'a dit Alexandre de VyO, c'est-à-dire que euh pour que nous en soyons à organiser des dispositifs euh policiers aussi disproportionné, ça témoigne bien d'une certaine euh d'un certain besoin d'anticipation justifié par euh une peur du chaos qui est bien légitime. Donc, on en est obligé effectivement.

Moi aussi, j'étais dans les rues de Paris hier soir. Évidemment, on pouvait pas circuler, il y avait des barrières partout, des rues qui étaient quadrillées. Enfin, c'était vraiment, c'est vrai, assez impressionnant.

Donc oui, le dispositif, il a fonctionné. Oui, on a des forces de l'ordre absolument remarquables et il faut leur rendre hommage parce que jour après jour, semaine après semaine, ils sont extrêmement sollicités pour assurer notre sécurité, notre protection. Mais moi, je rêve d'un pays dans lequel il y aurait quatre policiers avec des sifflés comme dans les années 70 ou 80 au coin des rues pour faire la circulation.

Et puis après, pas de policier, pas de caméra et la liberté et la paix. Mais voyez-vous, ça c'est compliqué aujourd'hui. La liberté et la paix sans voir de KPI au coin de la rue, c'est plus trop possible.

Donc voyez, je trouve que c'est triste pour être honnête. Je suis désolé, je fais commencer la matinée un peu triste mais je trouve ça triste. Pourquoi on est arrivé là ?

Qu'est-ce qui explique cette différence entre les scènes que vous décrivez il y a 40 ans ? Qu'est-ce qui s'est passé depuis 4 tout est dans votre édito finalement et dans la phrase d'Emmanuel Macron qui l'a pas appliqué durant son mentat. Pour être libre, il faut être crain.

Je crois que plus personne craint la justice par exemple. Et donc du coup ça se fait ni la police donc si ça se fait au prix de la liberté de tous les Français. On va vers une société de QR code d'une certaine manière ou de barrière de de bunker parce qu'on n'est pas capable enfin parce que la police et la justice surtout ne sont plus craint dans ce que nous aurons la surveillance de masse probablement avant d'avoir la sécurité.

Et c'est ça qui est problématique, c'est qu'on va mettre sous cloche toute une population, y compris des honnêtes gens qui veulent juste aller en famille, peut-être voir le défiler, qui vont être obligés de présenter je ne sais quoi, leur papier d'identité et cetera parce que le pays est dans une situation d'insécurité importante où on est obligé de prendre des mesures de ce type. Donc oui, moi je trouve ça inquiétant et problématique malgré tout. Alors écoutez, Bruno Rotaillot qui était hier sur le champ de Mars en visite auprès des forces de l'ordre accompagné notamment du préfet de police de Paris, Laurent Nugèz.

Nous sommes déterminés. Je fais confiance au dispositif que le préfet de police a pu organiser euh sur Paris même et sur toute la plaque parisienne sur l'ensemble aussi du dispositif français où on a aujourd'hui la mobilisation, c'est énorme de 65000 policiers et gendarmes. 65000 policiers et gendarmes.

Il y en a des milliers sur Paris mais il y en a aussi des dizaines de milliers partout en France. Donc on est très mobilisé. Il faut vraiment que on retrouve le sens de la fête et il faut qu'on fasse obstacle à ces individus qui viennent précisément en utilisant la fête comme prétexte pour agresser et et pour avoir cette forme de violence.

Vous pouvez dire sur ce qui s'est passé à Paris mais évidemment les festivités elles ont eu lieu un peu partout en France. J'ai été très marqué hier par ce qu'a dit le préfet de police de Paris Laurent Nugèz à notre micro. Il on lui a on l'a interrogé sur le getapan qui avait attendu des forces de l'ordre à M la Jolie dans la cité du Valfour.

Il disait oui ben ça se produit tous les soirs en fait. Tous les soirs, les policiers sont attendus de pied ferme et sont parfois la cible de projectile. Et on a une illustration de ça, une autre affaire.

Ça s'est déroulé à Annass. C'est en Haute Savoie à proximité de la frontière suisse. Et là aussi, en marge des festivités du 14 juillet, il y avait absolument rien de festif dans dans ces faits-là.

Il y a eu un guet àapan qui a attendu des forces de l'ordre qui ont été ciblées et le profil d'un des individus nous a alerté Sabrina Berlin Bouiller du service police justice de C News. Oui, ça s'est passé dans la nuit de dimanche à lundi dans le quartier Perrier Livron à Anmas en haute de Savoie. Vous l'avez dit, des policiers sont appelés pour une intervention et là ils sont pris dans un guetapan.

Une quinzaine de jeunes individus s'en prennent aux forces de l'ordre. Les policiers subissent des tirs de mortiers d'artifice. Finalement, les policiers parviennent à mettre le groupe en fuite et il procède à une interpellation.

Un homme qui avait sur lui deux mortiers d'artifice. Il s'agit d'un ressortissant algérien qui fait l'objet d'une OQTF. Une enquête est ouverte pour retrouver le reste des auteurs de ce guetapan.

Donc là, on a quand même une personne sous OUTF qui va s'en prendre aux forces de l'ordre. On en est arrivé préméditation parce qu'un guapon, ça veut dire que vous préméditez. On on parlait je parlais dans mon introduction du fait que la France n'est plus crainte parfois les autorités la justice.

Là on est en plein dedans. Alexandre de V c'està dire que un individu sous EQTF qui donc n'a pas le droit d'être sur notre sol se permet en plus de s'en prendre aux forces de l'or de défier de défier les forces de l'or. Quand on y a réfléchit bien, c'est totalement totalement fou.

Enfin, il fut une époque pas si lointaine où même les grands voyou ne s'en prenaient pas à la évitait de s'en prendre à la police à part euh voilà quand ils y étaient obligés entre entre guillemets parce qu'ils craignaient une peine très lourde. Euh et là on va on a des gens sous Oqutf qui vont directement s'en prendre à la police. Pas pas même pas parce qu'ils ont commis un mfet que la police est à leur trousse mais qui tendent un guetapan à la police.

C'est c'est dire à quel point l'État est aujourd'hui affaibli. Et ça dit aussi, je pense des choses sur ceux qu'on accueille parce que on peut être sousf vouloir pour vouloir à terme des un papier des papiers un travail et s'intégrer dans la société. Là, il y avait on arrive en France euh pour faire ses sessions parce que s'attaquer à des symboles de l'État, s'attaquer à la police, c'est montrer de l'hostilité et de la haine envers l'État et le pays qui vous accueille.

Dans quel autre pays, Julteresse ça peut exister ce genre de faire un OQTF qui s'en prend au force de l'ordre pour avoir un peu voyagé ? Je pense pas queon se permette ça dans dans d'autres pays. Déjà, on est le le le on a le bonnet d'â en terme d'Qutf en Europe he puisqu'on est le pays qui expulse le moins.

On est aussi l'un des pays qui accueille le plus et c'est vrai que il y a un projet politique derrière tout ça puisqueen effet avant on n'empêchait pas on on n'allait pas attaquer des policiers pour leur faire des des guet àaport. Donc il y a un projet, c'est un projet territorial dans beaucoup de quartiers qu'on a appelé parfois quartier prioritaire, zone de conquête républicaine, je mets des guillemets. Et bien c'est des quartiers où malheureusement on ne peut plus aussi intervenir.

Vous en avez un certain nombre dans le nord de Marseille, vous en avez en Sain Saint-Denis, vous en avez en Île-de-France aussi. Il y a beaucoup de quartiers aujourd'hui où les policiers ne peuvent plus rentrer. C'est une conquête territoriale et c'est ce que vous disiez dans votre éditorial Thomas.

Euh, il y a aujourd'hui des lieux euh où l'État n'est plus fort, où on n' plus peur. Donc en effet, euh c'est le narcotrafic qui n'a pas peur euh de l'État qui veulent réprimer. Euh c'est euh les Oqutf qui de toute façon euh ne seront pas condamnés.

Ils iront parfois dans un centre de rétention puis ils s'en sortiront parce que c'est 33 jours de moyenne la durée euh de rétention. Puis ensuite, ils iront dans la rue. Ils ne seront pas expulsés puisqu'on sait qu'on est à moins de 10 % des OQTF exécutés.

Donc voilà, il y a plus aucune autorité dans notre pays et le problème c'est que bien souvent c'est les Rivrins qui sont les premiers à pâtir de cette insécurité là. En l'occurrence ici, ce sont les policiers. Et la question évidemment qui se pose à chaque fois c'est une fois qu'on a interpellé, arrêté cet individu, qu'est-ce qui se passe ensuite ?

Que fait la justice ? Bon, je vais vous parler d'une autre affaire qui est pas liée cette fois-ci au 14 juillet, mais qui est lié aux incendies qui ont touché une partie du sud de la France au cours des des derniers jours. Et alors, un individu a été arrêté présenté à la justice.

Il s'agit d'un ressortissant marocain qu'un cas géner qui a été donc accusé d'avoir déclenché un feu de forêt. C'était le 8 juillet dernier à Saint-Gilles dans le Gare. Incendie dont il a été admis qu'il était d'origine criminelle bien sûr.

Et alors le tribunal judiciaire de Nî a condamné l'homme de 51 ans à 1 an de prison avec surcis probatoire de 2 ans simplement. Alors que euh évidemment il a également l'obligation d'avoir un suivi psychiatrique et de travailler. Et alors ce qui est fou dans cette histoire, il avait déjà été condamné à quatre reprises pour exhibition sexuelle, violence avec armes, outrage et rébellion contre personne dépositaitaire de l'autorité publique.

Et alors la justice n'a pas jugé pertinent de lui de lui attribuer une interdiction de territoire. Ça fait le Ouais, ça fait le Oui. Non, non, je sais plus.

Non, ça fait vraiment le lien avec le sujet précédent sur le fait que la peur du gendarme a disparu. Comment voulez-vous que l'on inspire, si ce n'est la crainte, en tout cas, une forme de verticalité ou d'autorité dans la société, si quelqu'un avec un tel pédigré est condamné à un an de prison avec surcis, c'est-à-dire à rien du tout, c'est pas possible. Dans un pays normal, un un pyoman qui n'est pas de nationalité française, d'abord il est il est il est mis en prison pour un certain nombre de temps et à sa sortie de prison, il est mis dans l'avion et il repart dans son pays.

Il il y a pas un seul pays où on va le garder puis lui dire tiens puis par contre faites un suivi euh psychologique psychiatrique et puis allez de temps en temps chez le psy qui vous prescri voilà qui vous prescrira de trois tmestes là parce ça n'a absolument aucun sens. Donc si on veut remettre un peu de de verticalité et d'autorité dans ce pays, je pense que ça passe effectivement par une réponse pénale adaptée mais aussi par des politiques en amont qui seraient très long de développer. Mais mais en tout cas oui sur sur la fermeté de la réponse pénale, une partie de la clé de l'autorité est là.

Parce que si on vous dit bien vous vous attaquez à un policier, vous vous brûlez une forêt, vous faites je ne sais quoi et vous avez ce genre de peine, bah effectivement oui, c'est pas vraiment une incitation à ne pas le reproduire. En même temps, à Clair Monferrand, vous avez quelqu'un qui a tué des militaires et qui avait déjà été condamné parce qu'il avait tué une autre personne et il avait pris moins de 5 ans de prison. Donc il a tué un militaire, c'était à la sortie d'une boîte de nuit, militaire qui était en civil.

L'individu donc le suspect de cette affaire avait été condamné en 2021 pour violence ayant entraîné la mort la mor. était mineur certes, mais ça veut dire que moins de 5 ans après, il est déjà dehors avec un risque de récidive manifestement extrêmement élevé. Et on voit donc que si vous neez pas quelqu'un, vous et et de fait même si vous tuez quelqu'un dans que vous êtes mineur, vous pouvez vousouver.

Je mettais en parallèle ce matin les propos du chef de l'État concernant la menace militaire, la menace géopolitique. Effectivement euh pour être libre, il faut être craint. Je pense qu'on sera tous d'accord autour de ce plateau, mais simplement est-ce qu'il ne faudrait pas aussi appliquer ce mantra, cette doctrine à tous les domaines en fait parce que la justice clairement ne fait peur à personne.

Je suis pas sûr qu'on l'applique vraiment à l'extérieur. En réalité hein, Emmanuel Macron aime jouer les chefs de guerre comme ça le jour du du 14 juillet mais quand on regarde euh les industriels n'ont pas de commande de l'État. Donc le réarmement a pas vraiment commencé.

Emmanuel Macron est toujours dans ses idées de défense européenne, ce qui risque de nous conduire à avoir une défense allemande en réalité puisque les Allemands eux triplent leur budget militaire et si on fait une défense intégrée, on sait que ça va être cédé une partie de de notre industrie à l'Allemagne. Donc il y a il y a les mots du président de la République et il y a les réalités en matière de politique extérieure. Mais effectivement, je réponds à votre question.

Revenons. Revenons. Oui, il y aura pas de réarmement euh extérieur sans réarmement euh intérieur et sans réarmement moral aussi.

Euh je crois on parlait de verticalité, d'autorité, de bon sens. Je sais pas qui est le juge, pardonnez-moi, qui qui l'a a pris cette décision, mais il y a une absence de jugement pour le coup de bon sens. C'est en dessous de ce qui avait été requis d'ailleurs au passage hein.

Voilà. C'est c'est délirant comme euh voilà. Je je suis pas juge, on va dire qu'on jette le propre sur la justice.

Mais franchement la justice doit être rendue au nom du citoyen. Je ne sais pas quel citoyen du peuple français. Je crois pas que le peuple français dans son immense majorité euh trouve que la justice est bien rendue dans ce genre de cas.

Non. Et et bien sûr, on entend les partisans d'une sorte de tour de vis juridique nous dire qu'il faut changer la loi parce que la loi n'est pas adaptée. Bon bah là, j'ai l'impression que la loi est parfaitement adaptée, qu'il y a des réquisitions qui sont beaucoup plus fermes que la peine qui est prononcée.

Mais on a un juge qui a décidé et bien de donner de la prison avec surcis pour quelqu'un qui je le crois a été condamné à de nombreuses reprises, à plusieurs reprises. quelqu'un qui est étranger. Donc on pourrait même réfléchir au fait qu'il pourrait purger sa peine puisque visiblement on s'entend très bien aujourd'hui avec le Maroc.

On a un président de la République qui est allé je crois que vous vous en souvenez Thomas puisque vous aviez levé une sorte de lièvre qui s'appelait Yassine Bellatard. Bon on a aujourd'hui des relations avec eux. On pourrait tout à fait expulser on ne le fait pas.

Bon évidemment ensuite le tour devis n'étant pas là les délinquants font ce qu'ils veulent. Un dernier mot sur le discours d'Emmanuel Macron concernant l'aspect vraiment militaire ça vous a pas échappé. Donc il a parlé fait aussi du fait que la menace n'avait jamais été aussi grande depuis 1945.

C'est ce qu'il a dit lors de son discours face aux armées. C'était à l'hôtel de Brien dimanche soir. David Lissenard lui a répondu le maire de Cann depuis sa ville de Cann en marge des festivités.

Il a aussi prononcé un discours et il est pas du tout d'accord avec le chef de l'État. On parle de menaces extérieures. Il y a des menaces extérieures.

La géopolitique le rappelle. J'en parle beaucoup dans mes discours, mais maintenant c'est c'est repris partout. les empires libéraux ditator qui sont renés, l'empire iranien, le l'empire russe, l'empire chinois, l'Empire ottoman, l'empire turc.

Mais ne dire que la liberté n'a jamais été autant menacée depuis 45 n'est pas une réalité. Staline nous menacé, y compris après 1945, les forces de Brejnef, l'Empire soviétique, Paul Pot, tout le monde voilà le Mais pourquoi on se sentait moins menacé ? parce qu'on était plus fort.

Parce que aujourd'hui les menaces extérieures et intérieures et parfois extérieures et intérieur en même temps, je parle à l'islamisme radical, sont d'autant plus fortes que nous sommes faibles et que nous sommes d'abord faibles moralement. Une nation ne peut exister que par la capacité de se sacrifier ou d'accepter le sacrifice de ses enfants. Je je veux juste sans vouloir de réagir de façon pavlovienne mais dire qu'en 2024 entre ce qui a été annoncé au moment du budget sur la loi de programmation militaire et ce qui a été en crédit attribué, il m 7 milliards à l'armée.

Donc on peut annoncer tous les budgets qui vaut qu'on veut hein si on sait pas les financer. C'est du vent, c'est de l'affichage, c'est du théâtre, c'est de l'abus, c'est de l'abus d'opinion. C'est pas bien.

Voilà. Alors, François Berou va nous dire comment c'est financé demain. On attend ça avec impatience, hein, avec beaucoup d'impatience.

On ne fera rien si on ne réforme pas l'appareil d'État. Bon, voilà, c'est plutôt bien résumé de la part de David Lisnar qui a également fait référence aux pistes du budget. On en parlera dans dans la deuxième partie de cette émission. simplement, je voulais vous montrer une image pour finir et je le dis pour les auditeurs d'Européin, image de ces policiers, de ces militaires qui ont été acclamés à leur passage lors du défilé.

Voilà, image qui fait du bien, image qui montre aussi s'il fallait le démontrer, mais tout le monde le sait très bien que les policiers ont une très bonne image en France, contrairement à ce que veulent nous faire croire certains de gauche, plus que les juges probablement, mais voilà, donc une image qui fait du bien. Le 14 juillet, c'est aussi ce sont aussi ces ces images où on voit donc les forces de l'ordre applaudit. chaleureusement par la foule.

C'était donc lors du défilé du 14 juillet auquel vous assistiez cher Paul Melin. C'est un spectacle formidable.

"On est obligé de bunkeriser Paris pour un feu d’artifice, c’est dramatique" (Alexandre Devecchio) — Arnaud Bonnet · Pourquijevote