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interviewEurope 1· 10 novembre 2025 4 min

"Retour réussi pour l’écrivain Eric Zemmour" (l'édito de Vincent Trémolet)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

L'édito politique sur avec le Figaro. Bonjour Vincent Trémolet Viller. Bonjour Dimitri.

Bonjour Anissa. Bonjour à tous. Vincent ce matin vous nous parler du dernier livre d'Éric Zemour.

La messe n'est pas dite par chez Fillard. Selon vous l'auteur il médite sur une dimension centrale de nos sociétés qui est le plus souvent absente du débat public. Oui en effet Dimitri on est très loin du marécage du budget.

Zemour dans ce livre nous emmène en altitude pour que l'on mesure mieux la crise de civilisation que l'on traverse. Alors le thème de son ouvrage c'est le mystère du judaïsme, le génie du christianisme et les dangers de l'islamisme rien de moins. Zemour abandonne sa plume donne politique pour revenir à celle de l'essée.

Et dans ce texte aussi court que vif il balaye 3000 ans dans la grande tradition des essais galopants, René Grous avait en son temps écrit un bilan de l'histoire en 250 pages. Bah Éric Zémour fait le bilan des religions d'un format encore plus court. Alors la nouveauté c'est que l'auteur cette fois n'est pas désespéré.

Donc son propos n'est pas désespérant. Autre nouveauté, Zemour se livre à un à coup pas sur des propos qu'il a pu tenir et qui furent selon lui approximatifs et caricaturaux. Dans ce livre, il n'a ni approximation ni caricature.

C'est même un exercice de précision et de concision tout à fait bluffant. Je ne sais pas ce que projette Zemour pour 2027, mais on le sent très heureux de retrouver son rôle d'écrivain. On a l'impression que son ambition est plus de débattre avec Ernest Trenan qu'avec Sébastien Lecornu.

Bon, et sur le fond, que nous dit ce livre ? Bah, c'est d'abord un exercice de gratitude vis-à-vis de la loi juive, celle de Moïse qui a traversé les siècles et de la foi catholique qui a irrigué cette loi du message évangélique et l'a étendu à l'échelle du monde entier. Jérusalem et Rome ont fécondé l'Europe chrétienne, nous rappelle Zemour.

Et c'est en cela, explique-t-il, que l'antisémitisme hitlérien fut à certains aspects un antichristianisme. Zemour cite l'épouvantable formule de Monterlan qui, devant le drapeau nazi qui flottait a-udessus de Notredame de Paris avait écrit "La croix gamée a vaincu le Galiléen." Pourtant, nous disait Mour, la France et le christianisme sont consubstantiels et le christianisme et le judaïsme le sont tout autant.

Le fruit de cette civilisation, c'est la reconnaissance de la personne, de l'individu, dont la dignité ne dépend ni du groupe, ni de la loi, mais de sa nature d'être humain. En face, l'islam comme projet politique ne connaît que la communauté des croyants. Allah exerce sa puissance sur une masse humaine.

Le Dieu des chrétiens s'est fait homme lui-même. Le bon pasteur connaît chaque brebille et ces brebis le connaissent. Mais le génie du judéo-christianisme pour Suisemour a été d'articuler politiquement le particulier et l'universel, la personne et la civilisation.

La République, notre royaume de France, disait Pegy, le catholicisme en était la matrice, elle ne l'est plus. La France n'a plus de sève. Elle se dessèche quand elle se coupe de ses racines religieuses, conclut Zemour.

Est-ce qu'Éc Zemour ne cède pas la tentation qui est assez courante de politiser la religion ? Alors, c'est ce qu'on écrit des prélas dans la croix notamment. Ces prêsl vous savez qu'il se proclament inclusif mais qu'ils veulent exclure de l'église tout signe de contradiction avec la modernité.

Nzemmour ne politise pas la religion. Il montre que la religion et la question de Dieu sont éminemment politiques puisque depuis le premier homme, elle structure les sociétés. Non, s'il fallait ajouter quelques pages à ce livre, ce serait sur la fécondité de la recherche de Dieu, le queraré des dont Benoît X avait fait le cœur de son discours des Bernardins.

Ratzinger évoquait les moines qui après la chute de l'Empire romain ont transmis la culture antique et ont créé une culture nouvelle. Et pourtant, ce n'était pas là leur motivation, dit Benoît X. Leur motivation, c'était de trouver Dieu par l'étude, la langue, la contemplation, la méditation, la charité, le travail manuel.

Cette aventure intérieure, cette tension vers le ciel que Zemmour et fleur dans ce livre, c'est peut-être la clé et le grand mystère de cette histoire fascinante qui dure depuis 2000 ans et qui est loin, très loin d'être terminé. lesdito politique sur.