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Interviewfranceinfo — L'invité éco (sur Site radio)· 15 décembre 2020 7 minComplaisantFond programmatiqueÉconomie & entreprisesNumérique

"A la BRED on ne supprime aucune agence" affirme Olivier Klein, le directeur général de la BRED-Banque Populaire

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Défensif 5 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:32OuverteRéponse directe

    Comment une banque coopérative essaie de survivre dans la crise actuelle ?

  • 0:37OuverteRéponse directe

    Comment le banquier répond à l'appel du Haut Conseil pour le Climat ? La finance verte est-elle une réalité pour vous ?

  • 1:49OuverteRéponse directe

    Vous proposez des produits verts, mais est-ce que les clients les demandent ?

  • 2:38OuverteRéponse directe

    Est-ce que la Bred va tailler dans ses effectifs et ses agences ?

  • 3:41OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est une aide en période de crise d'être patron d'une banque coopérative comme la Bred ?

  • 4:47OuverteRéponse directe

    Vous êtes un peu plus à l'aise que les grandes banques traditionnelles ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:06Invité politiqueFait
    « Déjà dans nos crédits, au-dessus d'un certain montant, il y a toujours un avis pour savoir si ça correspond à des critères d'environnement et ESG en général. »
  • 1:33Invité politiqueFait
    « On soutient aussi une task force qui s'est créée sur le prix du CO2. »
  • 2:43Invité politiquePromesse
    « Non. À la Bred, on ne supprime aucune agence. »
  • 3:08Invité politiqueFait
    « On n'a pas fait diminuer le nombre de conseillers. »
  • 5:12Invité politiqueFait
    « On a investi beaucoup dans le digital pour faire en sorte que les banques en ligne Pure Players ne soient pas meilleures que nous. »
  • 5:51Invité politiqueFait
    « On passe à des agences 100% rendez-vous. »

Temps de parole

  • Invité politique73 %
  • Présentateur27 %

2,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

Bonsoir à tous. Le Haut Conseil pour le Climat appelle la France à rattraper le retard qu'elle a accumulé dans ses objectifs climatiques. Alors évidemment, tous les acteurs économiques sont concernés, y compris le monde de la finance. Bonsoir Olivier Klein.

0:18
Invité politique

Bonsoir.

0:19
Présentateur

Vous êtes directeur général de Bred Banque Populaire. Alors vous allez nous expliquer dans un instant comment une banque coopérative essaie de survivre dans la crise actuelle, parce que c'est un statut bien particulier par rapport aux grandes banques traditionnelles. Mais tout d'abord, comment le banquier répond à cet appel du Haut Comité pour le Climat ? On parle beaucoup de la finance verte. C'est déjà une réalité aujourd'hui pour vous et vos clients ?

0:41
Invité politique

Ça fait déjà quelques années qu'on s'en occupe. Ça s'intensifie. Tout d'abord, on peut dire que les banques ne sont pas elles-mêmes très productrices de pollution. Ce ne sont pas des usines, on ne consomme pas beaucoup de... Mais elles financent par le crédit des entreprises qui peuvent... Mais évidemment, par le crédit... Alors il y a plusieurs choses qu'on fait à la Bred, pour donner ces exemples, mais tout le monde fait des choses sensiblement, égales, plus ou moins. Déjà dans nos crédits, au-dessus d'un certain montant, il y a toujours un avis pour savoir si ça correspond à des critères d'environnement et ESG en général, donc sociétaux, etc.

Deuxièmement, on a investi plusieurs dizaines de millions d'euros dans des fonds qui, eux, facilitent et favorisent la transition énergétique, en investissant dans des projets qui spécifiquement font cela. Donc ça, c'est une très très bonne chose aussi. Et puis, troisièmement, par exemple, à la Bred, on soutient aussi une task force qui s'est créée sur le prix du CO2, parce que c'est probablement une des meilleures façons de faire, de faire bouger le prix du CO2 pour gérer la transition.

1:45
Présentateur

Donc ce n'est pas que du greenwashing, c'est-à-dire de la publicité autour de l'environnement. Alors vous avez les produits, vous proposez les produits, mais est-ce qu'il y a la clientèle ? Est-ce que les clients demandent ce genre de produits ? Certains, oui. Est-ce que ce ne sont pas que des mots, finalement ?

1:57
Invité politique

Non, non, non. Bon, nous, en tant que banque, par construction, on finance les besoins, les projets et les besoins de nos clients. Voilà. Donc on est d'abord au service de nos clients. Maintenant, évidemment, en termes de produits, alors de placement, on a toute une gamme de produits à la Bred aussi, qui permet à nos clients de choisir des produits écologiquement responsables, sociétalement responsables, etc. Il y a une demande, il y a une vraie demande. Ça n'empêche pas d'autres personnes de choisir d'autres choses, mais il y a une vraie demande et on est là.

2:28
Présentateur

Olivier Klein, directeur général de Bred, Banque Populaire. Tout cela intervient en pleine crise, donc la pression s'accentue. On a vu Société Générale et Crédit du Nord qui annoncent la fusion de leur réseau commercial. Est-ce que la Bred va tailler dans ses effectifs et ses agences ?

2:43
Invité politique

Non. Dans le groupe BPCE et à la Bred particulièrement, puisque moi, je suis responsable de la Bred, je peux en parler plus facilement. Notre façon de voir n'est pas celle-là. Notre façon de voir, c'est de dire qu'on a besoin de proximité relationnelle, proximité physique aussi, et qu'on essaie d'assurer le tout. Mais ça, c'est le cas de toutes les banques, finalement. Oui, mais on maintient nos réseaux. On maintient. On n'est pas en train de supprimer des agences. Vous ne taillez pas ? Non, à la Bred, on ne supprime aucune agence. On les déplace parfois d'un endroit à un autre parce que la ville bouge, parce qu'il y a tel quartier qui grandit, tel autre qui a moins d'habitants.

Mais on n'a pas changé. Et surtout, surtout, on n'a pas fait diminuer le nombre de conseillers, parce qu'on croit mordicus à la nécessité des conseillers bancaires, que ce soit pour les entreprises, que ce soit pour les artisans, les commerçants. Et on a vu combien il y en avait besoin par les temps qui courent. Et les particuliers.

3:35
Présentateur

Et donc, on mise là-dessus. Il faut dire que la Bred a un statut bien particulier. C'est le statut coopératif. C'est-à-dire que vous n'avez pas d'actionnaire. Vous n'avez pas besoin des marchés financiers. Est-ce que c'est une aide en période de crise d'être patron d'une banque coopérative comme la Bred ?

3:47
Invité politique

Moi, je le crois. Parce qu'à des moments, c'est utile d'avoir la Bourse pour pouvoir lever de l'argent et aller plus loin. À d'autres moments, comme maintenant, avoir la Bourse est parfois plus compliqué. Parce que la Bourse va faire pression pour dire, baisser vos coûts, alors que peut-être, ce n'est pas le sujet vraiment. Nous, par exemple, on tient évidemment très fortement nos coûts par construction, mais on ne les baisse pas volontairement pour se dire simplement qu'il faut faire plaisir. La réalité, c'est qu'on utilise nos coûts. C'est nos moyens, les coûts. C'est les moyens. Parfois, on oublie que les coûts, c'est des moyens.

On utilise nos moyens, c'est-à-dire nos hommes, nos femmes, et puis naturellement, ce qui soutient leur action, toute l'informatique et le digital, pour faire la meilleure banque possible. Et en fait, on est en train d'augmenter nos revenus, pas de les baisser. Je parle du chiffre d'affaires.

4:32
Présentateur

Ce n'est pas paradoxal, finalement. Vous êtes un peu plus à l'aise, on va dire, que les grandes banques réseau traditionnel, que la concurrence. Alors, c'est vrai que les banques, ce sont fortement...

4:40
Invité politique

Nous sommes de très grandes banques, les banques. Non, mais je ne dis pas le contraire.

4:43
Présentateur

C'est 70% du marché. Très bien. Le chiffre méritait d'être précisé. Voilà. Olivier Klein, la banque, on l'a vu, c'est énormément digitalisée, numérisée. Il y a les banques sur Internet qui plaisent beaucoup aux jeunes. Comment vous, avec vos réseaux que vous souhaitez maintenir partout en France, vous arrivez à maintenir, à tenir la clientèle ?

4:59
Invité politique

Mais quand on voit certaines presses qui disent que la banque, c'est le dinosaure et que c'est Jurassic Park ou ça va être Jurassic Park, je ne crois pas du tout, mais du tout. Oui, mais concrètement, qu'est-ce que vous faites pour retenir le client ? Et voilà. D'abord, on a investi beaucoup dans le digital pour faire en sorte que les banques en ligne Pure Players ne soient pas meilleures que nous. Donc, on est largement aussi bonnes quelles, premièrement. Deuxièmement, on a fait en sorte que le conseil qu'on offre, que ne peuvent pas ouvrir les banques low cost, elles ne peuvent pas, elles n'ont pas de conseiller.

Donc, on a fait en sorte que nos conseillers soient très, très bien formés, spécialisés sur les besoins des types de clientèle. Quand on est profession libérale, ce n'est pas pareil que quand on est commerçant et ce n'est pas pareil que quand on est patron d'entreprise.

5:42
Présentateur

Mais c'est parfois difficile de rencontrer son conseiller commercial.

5:45
Invité politique

On fait tout l'inverse, nous. C'est-à-dire qu'on libère le temps du conseiller commercial. Et si je peux vous annoncer quelque chose de tout nouveau, c'est que nous, on passe à des agences 100% rendez-vous. Pourquoi ? Parce que tout ce qui est transactionnel, tout ce qui est retiré de l'argent, déposé de l'argent, tout ça maintenant, c'est automatisé. Puis on fait ça depuis son téléphone. Il n'y a plus aucun problème. Comment ça marche alors ? C'est-à-dire 100% on prend rendez-vous avec son conseiller. On n'ira plus à la veuglette. Dans l'agence, on reste effectivement, on ne va pas à la veuglette, on reste uniquement avec le conseil.

Et donc tous nos conseillers sont maintenant prêts à non seulement téléphoner à leurs clients et les clients n'ont même plus besoin de venir se déplacer pour avoir un conseil. Pendant une heure, on peut passer l'année prochaine, on passe aussi à la visio. Donc on prend rendez-vous avec son conseiller. On peut prendre rendez-vous avec son conseiller ou c'est le conseiller qui appelle pour prendre rendez-vous, mais il est disponible. Il est 100% disponible. C'est ça qui change énormément. Parce que nos agents sont consacrés aujourd'hui au conseil. Si je prends un petit peu une petite comparaison, c'est comme le médecin. Quand vous allez chez le médecin... C'est le docteux libre de la banque.

Eh bien voilà, exactement. Quand vous allez chez le médecin, vous prenez rendez-vous par le docteux libre ou je ne sais pas trop quoi, et pas de publicité. Entre autres. Entre autres. Et on prend ce rendez-vous quand le médecin est libre, quand on est libre soi-même. On fait la même chose. Mais en plus, on se fait appeler, nous. Merci beaucoup Olivier Klein,

7:00
Présentateur

directeur général de la banque Bred, du groupe Banque Populaire, invité de l'écho ce soir sur France Info. Merci à vous.

"A la BRED on ne supprime aucune agence" affirme Olivier Klein, le directeur général de la BRED-Banque Populaire · Pourquijevote