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interviewSud Radio (sur YouTube)· 22 décembre 2025 47 min

Peut-on tout interdire au nom de la laïcité ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Le face- à face. Vous êtes sur Sud Radio, il est 13h4 avec Pericol Legas. Vous nous appelez au 0826 300300.

Haut Saint-Hil prendra vous parce que je pense que vous aurez beaucoup de questions à poser à la personne que je reçois, à la personnalité que je reçois. Il s'agit de Pierre Aosuliouias, sénateur communiste des Hautes Scèes. Il a un nom en consonnance plutôt méridionale, mais il est élu élu des Hautes scènes.

Euh c'est pas qu'un sénateur, c'est une personnalité, c'est un personnage. Je veux juste rappeler, monsieur le sénateur, que vous êtes le petitfils d'Albert aux Oouias, euh grande figure de la résistance qui était le chef de Méliné Missac Manouchian, l'affiche rouge. Voilà.

Euh votre papa également euh était aussi un militant communiste euh adjoint au maire de Champign sur Marne. C'était déjà ou encore George Marchet ou non ? C'était c'était la ville de George Marchet.

C'était la ville de George Marchet. Voilà. Et le 3e euh voilà c'est vous le 3è personnage et vous êtes aussi engagé au parti communiste français.

Très fièrement vous revendiquez votre étiquette communiste. Alors un peu tardivement en 2000 et comme vous dites, j'ai pas toujours été en accord avec la ligne du parti. J'ai peut-être fait un petit peu de livre pensé. loyal mais très indépendant.

Voilà. Donc je vous invite aujourd'hui sur sur Sud Radio euh parce que au départ vous êtes quelqu'un qui a pris position sur la lacité. Or, nous avons célébré euh le 120e anniversaire de la loi de 1905 et puis on fera un petit tour avec vous de l'actualité qui est riche et fourni euh budget, agriculture, stabilité politique et orientation gouvernementale.

Euh on commence tout de suite par euh, comme c'est chaud l'agriculture, vous êtes solidaire évidemment de la dresse de la agriculture des agriculteurs. Je suis petit fils d'éleveur. Vous avez dit que mon nom avait une conséance méridionale.

La famille originaire de la Hout Corè, pays d'élevage, là où on élève la limousine dans le limousin. Et euh le risque le risque c'est que un jour il y ait plus du tout d'élevage français et que nous consommions de la viande qui arrive d'ailleurs élevé dans des conditions qu'on connaît pas. Ça sera un drame gastronomique, ça sera un drame alimentaire pour ces pays parce que s'il y a plus d'agriculture dans certains départements de France, il y a plus rien et les paysages vont se refermer.

Dans la commune d'où regénère ma famille, il y a déjà 80 % de forêt, il y a plus d'agriculteur. L'espèce à protéger aujourd'hui, c'est surtout l'agriculteur. Voilà, je pense que ça c'est fondamental.

Donc il faut les aider. Il faut absolument les aider. Vous considérez que c c ces orientations gouvernementales sont au service en fait la finalité c'est c'est l'intérêt des profit.

Ce sont des ce sont des intérêts financiers. On sait que la FNSEA qui est qui est le syndicat quand même du productivisme et derrière il y a quand même une connotation politique derrière cette décision de d'affaiblir ça. C'est pas une décision volontaire.

Enfin, on a fait l'agriculture, une certaine agriculture. Oui, une certaine agriculture. Je pense que fondamentalement, il faudra euh avoir une vision critique sur la mondialisation.

La mondialisation est pas nécessairement heureuse. La mondialisation, c'est ce qui a provoqué la fermeture en très grand nombre de nos usines et si et c'est ce qui aujourd'hui fait la ruine de nos paysans. Donc à un moment donné, il faudra mettre sur la table la discussion politique d'une nouvelle forme de protectionnisme.

On est d'accord que nous mettons sur le marché international à partir de l'acte unique de 86 si cher à Jacques de l'or une agriculture qui n'est pas protégé contre ce marché qui est totalement faussé qui n'est pas du tout loyal et qui est pas libre. Exactement. Exactement.

Exactement. On met en concurrence nos paysans qui doivent respecter des normes et très souvent vous avez parlé de fromage tout à l'heure, les AOP, c'est une très bonne norme. C'est ce qui c'est ce qui protège un savoir faire mais on les met en en concurrence avec d'autres agricultures extrêmement industrielles, extrêmement chimiques, extrêmement subventionné parfois et bien évidemment ils ne peuvent pas résister donc on va les faire crever.

On attendait aussi peut-être que l'Europe au départ communauté économique européenne, le fameux marché commun, la préférence communautaire, on a l'impression que l'Europe elle protège pas du tout nos agriculteurs. Non mais elle protège ni nos agriculteurs, ni nos voitures, ni nos industries. Et en matière en matière de défense et en matière de diplomatie, aujourd'hui je ne vois pas quel jeu elle joue.

On est on est pris en en tenaille entre d'un côté Trump et et Poutine. Je crois qu'il faut se ressaisir. Il faut se ressaisir et réaffirmer d'abord la primauté de la nation.

Vous avez cité ma famille, on s'est battu ma famille, certains de ma famille sont morts pour défendre une certaine idée de la France, de la République, la nation. On peut revenir à ça et ça empêche pas d'avoir des coopérations européennes. Les deux sont pas antagonistes.

Bon, je pense que la prise de conscience nationale sur la précarité culture est totale. À gauche comme à droite, les communistes sont aussi des, j'allais dire des élus proches de la paysanerie parce qu' on a toujours dit oui, le monde paysan rural est plus conservateur mais il y a eu des départements communistes comme la Corè, comme l'Allié, on se souvient président du conseil généraux. Voilà.

Tout à fait. Donc la cause paysane n'est pas une cause étrangère à l'idéal communiste. Fond, elle est fondamentale.

Bon, alors on va aborder un sujet qui nous a un petit peu étonné de votre part. Je me doute que vous êtes très attaché à la licité, c'est pas le problème. Vous avez apporté un petit bémol euh en faisant une déclaration.

Vous avez dit que voilà, il fallait pas que la la cité soit une police des consciences. Qu'est-ce que vous voulez dire par là ? H et je je pense qu'il faut revenir à ce qu'était la loi citée la la loi de de 1905 au moment de la séparation de des églises et de l'État.

La loi de 1905 c'est la neutralité religieuse de l'État, la neutralité des collectivités, la neutralité des agents publics. La loi de 1905 ne vise pas à abroger, interdire, supprimer, invisibiliser toute expression religieuse. Ah ! la laïcité ça jamais trouver la différence entre la sphère privée et la sphère publique ?

Il y a une différence bien sûr entre la sphère publique et la sphère privée. Mais vous savez dès 1905 juste après le vote de la loi, il y a eu des maires qui ont interdit le port de la soutane dans dans dans leur commune dans le Val de Marne par exemple, c'est le cas du crèmelin bicepre et d'autres. Et euh tout de suite, Aristit Briant euh qui est euh le rapporteur de la loi de 1905 a bien expliqué que non, laïcité ce n'était pas bannir toute forme d'expression religieuse.

Non, mais là, monsieur le sénateur, il s'agit de dire que les jeunes filles ne peuvent pas rentrer voilées dans l'enceinte de la classe dans une école de la République. Nous sommes d'accord là-dessus. Vous êtes d'accord ?

Mais moi, j'ai défendu la loi 2004 et je vais plus loin. Et je vais plus loin. Je vais là où malheureusement la droite ne me suit pas.

Moi, je pense que si euh le voile doit être interdit dans les écoles publiques, il doit l'être aussi dans les écoles privées confessionnel. Il y a aucune raison qu'on accepte que les jeunes filles soient voilées euh dans les écoles conventionnelles. Mon collègue, le sénateur Rotaillot dit que le voile islamique, c'est l'étendard de l'islamisme.

Voilà. Et à ce titre, il est tout à fait normal selon lui de l'interdire dans les écoles publiques. Dans la rue, ça vous choque pas ça ?

Vous n'êtes pas pour l'interdiction totale du voile, ça on est bien d'accord. C'est anticonstitutionnel. Le Conseil constitutionnel l'a déjà dit plusieurs fois.

En revanche, quand au Sénat, je dépose un amendement pour interdire le voile dans les écoles privées, la droite dans sa totalité vote contre. En considérant que il faut préserver une espèce qu'ils appellent une laïcité ouverte, moi je sais pas ce que c'est, au sein des écoles convionnelles. Il y a là quelque chose qui n'est pas logique et qui est pas cohérent.

Euh moi je suis pour la laïcité mais partout partout et les écoles privées sont subventionnées à 80 % par l'État. Je ne comprends pas pourquoi là on accepterait que le le voile y soit présent. Vous partez du principe que là où il y a un enseignement, une transmission du savoir, laïcité s'applique indistinctement que ce soit public ou privé.

Exactement. Est-ce qu'il y a quand même, j'allais dire entre guillemets, des territoires où vous l'acceptez, c'est une école dite religieuse proprement dite. Là, vous estimez que peut-être ils ont le droit, mais attention, c'est pas subventionné par l'État.

Ah mais quand c'est pas subventionné par les par l'État, malheureusement, je dis malheureusement, ils font ce qu'ils veulent parce qu'on sait très bien que dans les écoles sous contrat, il y a pas toujours un grand respect de la liberté de conscience, de la liberté euh des individus et malheureusement ce sont pas les écoles qui aujourd'hui sont les mieux surveillés par l'État. Alors, quand vous dites quand vous dites queelle ne peut-être une police des des consciences, vous l'affaiblissez quand même ce concept. Vous avez de dire qu'elle est façon abusive dans cas.

Non non, ce que ce que je ne veux pas, c'est que demain l'État considère que c'est à lui de dire ce que doit être l'observation de la religion pour les catholiques, pour les musulmans ou pour les juifs. Ça c'est le respect du fort intérieur, de la conscience de chacun. Et je veux pas que l'État rentre dans la gestion des consciences.

C'est ce qu'on a reproché au régime totalitaire. a raison et c'est un communiste qui vous le dit. Voilà, on peut pas rendre les gens heureux malgré eux.

On peut pas leur imposer une forme de pensée religieuse, politique et cetera. Là-dessus, il faut strictement respecter la liberté individuelle. Et de nouveau, c'est un communiste qui vous le dit.

Nous sommes avec Pierre Ozouia, sénateur communiste des Hautes C. Nous faisons un large tour d'horizon. Là, on a débattu sur la sur la licité.

On va encore y revenir un petit peu et puis on verra le reste de l'actualité avec le point de vue de ce de cet élu libre libre libre penseur. Vous nous appeler au 0826 300. Ha satiser attend vos questions pour interpeller le sénateur qui se fera une joie de répondre à vos questions.

À tout de suite. Nous sommes avec Pierre Ozouias sénateur communiste des Hautes SC qui assume son communisme jeis dire de bon cœur et et et en toute en toute liberté parce que vous n'êtes pas un vous n'êtes pas un apparati chic. aux ordres des consignes du parti.

Oh, Fabien Roussell est un est un secrétaire international très ouvert aussi. Cette voilà, moi j'ai moi j'ai connu j'ai connu euh j'ai connu SGI, j'ai connu à la CGT Krazuki Change Marché au Parti communiste, il y a eu Maurice Torz. Il y a une évolution du communisme aujourd'hui.

Je crois que vous êtes alors on peut ne pas vous aimer. On peut considérer que vous avez quelquefois des lectures très très sectorielles, mais vous êtes quand même le reflet d'une souffrance. S'il y a encore des élus communistes en France, c'est la souffrance, c'est la témoignage d'une d'une souffrance, d'un malaise dans la population.

Oui, d'une part et puis je crois que au-delà, on incarne une certaine idée de la France puisque si la France, elle est ce qu'elle est aujourd'hui, ben on a notre part. On a notre part. Vous avez évoqué mon grand-père, le colonel André Albert Albert Rosia.

Voilà. 1945, c'est quand même cette alliance tout à fait incroyable entre communistes, gauliste pour mettre en place bah des choses qui nous sont chères, la sécurité sociale, les nationalisations et cetera. Donc on fait partie quelque part de du patrimoine de de ce pays et ça c'est une grande fierté.

Avec ce petit moment de confusion historique parce qu'il y a le pacte germano-sovétique en août 39, le parti communiste français est évidemment tenu de respecter les engagements de Moscou et de Staline. Et là, on a un moment de malaise jusqu'à euh jusqu'à l'opération Barbarosa du 22 juin 41. Et là, le Parti communiste qui était dans l'ambiguïté, hein, on se souvient que Jacques Duclot avait demandé à Autoabet la la reparution de l'humanité et là, on bascule dans le Parti des résistants, les FDP, le Front National qui était le nom du parti communiste dans la résistance et le parti des résistants qui ont payé cher.

Je vais vous dire la période où où 39 juin 41, d'accord, il y a peut-être débat, euh elle elle aura été payée cher par les communistes. Oui. Alors vous voyez quand vous prenez l'histoire de mon grand-père donc il se bat sur la Somme, il est fait prisonnier, il est envoyé dans un 40, il est fait prisonnier, envoyé dans un Stalag, il s'évade, il s'évade, il s'évade bien avantade l'attaque contre Donc il aurait pu à ce titre-là dire "Bon, moi je suis pas en guerre, c'est une guerre capitaliste, c'est ça ?" Voilà.

Il s'évate pourquoi ? parce qu'il est nourri par tout un idéal républicain français. Et donc quand il s'ébattent, c'est pour aller libérer la France.

Ah ! Et il pense à la France avant de penser à l'Union soviétique. Il y a encore du Jean Jor en lui.

La rupture de 1920, c'est où Jor trou ? Bien sûr. Et moi je me souviens dans la maison familiale en Corè, le grand-père prenait les œuvres de Joress et déclinait comme ça les jufs de Jores.

Moi je je suis fondamentalement joressien. Non, on vient de parler de la laïcité. Euh quand vous relisez ce que Jor a écrit sur la laïité, c'est d'une d'une actualité absolue.

Absolue. Il y a rien enlever. Alors, quand à droite, pas seulement qu'à droite, les gens vous disent "Mais comment on peut encore utiliser le terme communiste avec tout ce que le communisme suppose comme crime contre l'humanité ?" Staline, Paul Pot Goulag, on a envie de dire "Bon, d'accord, en face, il y a eu il y a eu la même chose.

Est-ce qu'on peut être aujourd'hui communiste en se libérant de ces épisodes douloureux ? de l'histoire fait au nom du communisme. Vous dites quoi ?

Non, c'était pas ça le communisme. Oui, bien sûr. C est-ce que est-ce que l'acquisition c'est les évangiles ?

Non, non plus. Non plus. Mais je pense que ce qui a été fait au nom du communisme nous donne aujourd'hui une responsabilité supérieure par rapport à la démocratie.

Ah en considérant que c'est ce que disait Jor d'ailleurs, il peut pas y avoir de socialisme. Moi je je porte encore un un projet socialiste. Vous êtes d'abord socialiste, on est d'accord.

Fondamentalement fondamentalement. Je porte un projet socialiste qui ne qui peut se réaliser que par la démocratie. Ah et ça c'est essentiel hein.

Et ma critique de ce qui a pu se passer en Russie puis en Union soviétique c'est celle-là. c'est que au moment de la prise du pouvoir par les Sovies, ils ne pensent pas la démocratie. Nous avons un tout autre héritage.

C'est cel que les Russes n'avaient pas. Et ça c'est quelque chose qui nous qui nous change profondément et je reste profondément attaché à ce qu'a l'esprit de 1789. Pour autant, le principe du centralisme démocratique, tel que le définissent les codes du parti communiste, impose que le parti est applique la dictature du prolétariat.

Bah puis aujourd'hui hein. Oui. Non mais je suis d'accord.

Comme tous les autres comme tous les autres partis avec une grande diversité d'expression. Euh dans les derniers moments, vous regardez y compris sur les négociations municipales euh tout le monde fait à peu près ce qu'il veut hein. Voilà le Parti communiste tel qu'on l'a connu dans les dans les 50 60 et jusqu'au début des années 70 celui-là il n'existe plus.

C'était cel Maurice Torz. Bon Val décrocher, c'était encore peut-être uneouverture. On a eu des on a eu des partis communistes d'ouverture avec Enrico Berlinger, Santiago Cariillot en Espagne.

Il y a eu des évolutions. Bien sûr, bien sûr. L'eurocommunisme a été quelque chose de tout à fait essentiel.

La France est resté plus orthodoxe he quand quand George Marché dit le bilan de l'Union soviétique est globalement positif depuis Moscou. Ça fait un malaise quand même. Elle a fait trois pas en avant et deux pas en arrière sur l'euromunisme.

Pour autant aujourd'hui Pierreouia, sénateur communiste des Hautes scène, se satisfait de ce qu'on appelle la démocratie bourgeoise dans laquelle nous sommes. Voilà, libéral. Moi je l'appellerai républicaine la démocratie républicaine.

Bien sûr. Non mais on est bien d'accord qu'elle est républicaine. Mais à vos yeux voilà c'est un système libéral d'économie de marché et avec un système démocratique.

Finalement vous vous y faites et si un jour vous arrivez au pouvoir vous avez été deux fois au pouvoir au gouvernement en 80 et en 97 et on est prêt à retourner avec la bier dans un dans un gouvernement de gauche demain. Moi je me sentirai bien en fonction du programme travailler sur le programme d'abord hein. Alors justement, mettons un petit peu dans le pied dans les pieds dans le plat de ce que la gauche est devenue.

Il y a après la dissolution cette incroyable initiative de la reconstitution du nouveau Front populaire. C'était la NUPES Front populaire. Ça marche.

Euh vous arrivez donc c'est le le le arrivez en tête aux élections législatives même si vous n'avez pas la majorité absolue. Et loin de ça, on le voit bien à l'élection du président de l'Assemblée nationale, monsieur Chassigne fait quand même moins de voix que madame Brand Pivert. Très peu, très peu.

Mais bon, vous n'aviez pas la majorité aujourd'hui. On a l'impression lorsque l'on voit les débats entre monsieur Mélenchon, monsieur Bonard, monsieur Fort, madame Tourelier et Fabien Roussell qui a un petit peu de rififi, est-ce qu'il y aurait d'eau dans le gaz dans le Nouveau Front populaire ? Je pense que sur beaucoup de sujets, nous sommes en phase, hein.

Est-ce que c'est insurmontable ? Sans doute pas, mais euh il faut avoir la force, la volonté d'exprimer. Je vous sens prudent là dans votre façon de vous exprimer.

On sent que vous marchez sur un terrain sénateur. Oui, j'ai une expression sénatoriale. Voilà.

Mais il faut que on revendique nos différences. Voilà. Et moi, je suis intiment persuadé que entre la France insoumise et le Parti socialiste, il y a la place pour un parti communiste fier de son histoire et qui aujourd'hui représente à la fois ce que vous avez dit, une vision très joricienne de la République, l'indépendance nation nationale, la souveraineté nationale, une certaine forme de protectionnisme pour permettre une réindustrialisation de la France qui est fondamentale.

Fondamental. On peut pas se passer d'industrie, on peut pas se passer d'ouvriers. Et ça, je pense que c'est à nous de le dire euh très fortement à gauche.

Et puis vous l'avez dit aussi, euh la laïcité euh la laïcité ça a été c'est l'héritage fondamental du Parti communiste, on l'affirme pas assez. Alors justement laïcité, moi faire vous vous reposez une question. Alors juste une question avant la laïcité très courte.

Est-ce que vous vous êtes senti à l'aise, monsieur Oouias, monsieur le sénateur, dans la NUPES avec malgré ces innombrables polémiques, cette espèce d'union contre nature quand même entre le Parti socialiste justement et la France insoumise qui ne partageait pas toutes les mêmes idées, y compris sur la laïcité d'ailleurs contre nature, je sais pas, mais je pense qu'à un moment donné quand on est face aux électeurs, on a l'obligation de leur présenter un programme qui est pas le meilleur du monde, qui est euh avec beaucoup de compromis, c'est ça qui et le plus petit commun. C'est les choses sur lesquelles on s'entend pour gouverner. Ce que nous avons fait, c'est le principe.

C'est le principe d'une coalition. Ce que nous avons fait, la droite ne l'a pas fait. Et ce que c'est ce qui fait que aujourd'hui, nous sommes en difficulté parce que le corps nu est arrivé sans aucune coalition, sans un moment de réflexion collective où on dit voilà notre programme, voilà sur quoi on s'engage et voilà sur quoi on votera.

Si vous nous présentez un budget qui est conforme aux engagements que nous avons signés, là il y a eu il y a eu un problème à gauche. On a fait l'effort, on a fait l'éc l'effort de la coalition. Aujourd'hui, ça marche pas.

Sans doute parce que on a oublié de de montrer quelles étaient nos différences fondamentales. Et pour s'unir, il faut d'abord expliquer de façon publique là où on n'est pas d'accord. Et ça, je pense qu'on l'a pas suffisamment fait. les trois, j'allais dire les trois ailes de la gauche, les quatre composantes de la du nouveau fond populaire.

Donc il y a la France insoumise dont on parlera juste après. On va essayer de la définir. C'est pas vous vous n'en faites pas partie, mais est-ce qu'on peut est-ce que on peut j'allais dire désigner le type de gauche à laquelle elle correspond ?

Ensuite, on a les écologistes qui sont très à gauche et et c'est dommage parce que l'écologie, elle transcende tous les partis, hein. Quand je dis dommage, je ne fais pas de jugement de valeur. Je dis que Bristaland était un écologiste de droite et il a fait beaucoup pour l'écologie.

On a les socialistes qui sont des socio-démocrates et puis on a des communistes qui sont toujours là à leur place. Est-ce que cette composition était viable dès le départ ? Bah, elle a été par le passé.

Oui. Par le passé. On a gouverné en je parle d'aujourd'hui justement à l'époque.

Oui. Aujourd'hui euh je pense que la grande difficulté c'est l'hyperprésidentialisation du système qui fait que quand vous essayez de rassembler des partis ensemble pour gouverner, tous pensent derrière à la présidentielle. Voilà.

Et euh la démocratie française ne s'en sortira pas tant qu'elle arrivera pas à essayer de de diminuer le rôle du président. OK. beaucoup trop présente dans nos institutions.

Vous voyez que ailleurs dans les pays qui nous entourent, l'Allemagne, la Belgique, l'Espagne et cetera, les coalition fonctionne parce que le président de la République a un rôle beaucoup plus annexe, beaucoup plus subalterne. Nous, le problème c'est le présidentialisme. Ce sont des démocraties parlementaires.

C'est toute la nuance avec une démocratie présidential parlementaire comme la France. On continue à en discuter avec Pierre Oosouia, sénateur communiste des Hautes Scè qui n'a pas sa langue dans sa poche, qui parle avec franchise, clarté et qui a l'air surtout convaincu par ce qu'il dit, ce qui est très agréable. Vous nous retrouvez au 0826 300, vous appelez Ma saintclaircre recevra vos questions.

Saintclair mode, c'est coffler confecler, peu importe, le sénateur répondra à vos questions avec détermination. Vous êtes avec Picoléga sur Sud Radio qui reçoit le sénateur Pierre Ozouias. Nous avons des auditeurs, monsieur le sénateur, qui vous appelle qui veulent vous parler.

Raphaël qui est de Cachant. Alors, c'est pas les hautes scènes mais c'est pas loin. Bonjour Raphaël.

Bonjour Piggo. Bonjour monsieur le sénateur. Effectivement la commune de Cachon est dans le Val de Mand qui est le département dont George Marchet a été un élu pendant quelques années.

Effectivement, absolument. Quelle question vous voulez poser au sénateur ? Alors, c'est euh alors pas forcément euh des questions, c'est euh des constats.

Euh monsieur le sénateur a évoquer la loi de 1901 1905, pardon, excusez-moi, les les catholiques étaient bancardés. Aujourd'hui, on s'aperçoit qu'une autre religion fait sa place dans l'espace public de manière assez proponérante qui pose des difficultés. On s'aperçoit que les deux religions sont pas traitées de la même manière.

Je souhaitais que monsieurateur réagisse sur ce premier point. Pierreas. Alors euh d'abord un petit rappel historique.

En 1905 l'islam est la deuxème religion de l'empire français déjà. Déjà. Donc la loi de 1905 sur la métropole.

Voilà. Mais dans l'empire dans l'empire. dans l'Empire, il y avait trois départ trois départements français en Algérie, on l'a oublié, avec des députés et avec euh et avec des sénateurs.

Et euh la République en 1905 s'est posé la question de l'application de la loi de 1905 évidemment euh aux populations musulmane du Proche-Orient et elle avait décidé que la loi devrait s'appliquer. Elle ne l'a pas été. Alors pour différentes raisons, je rentre pas dans avec cette particularité du décret crémieux qui autorise aux juifs le statut de citoyen de la République à part entière ce qui n'est pas accordé musulman.

Tout à fait, tout à fait mais dans les trois départements de l'Algérie jusqu'à l'indépendance les ministres du culte immain et cetera sont payés par l'administration coloniale. Ah il y a une forme de concorda très particulière qui fait que l'islam est une religion d'état. On l'a un peu un peu oublié.

Alors euh si vous connaissez mes prises de position et vous pouvez le vérifier, vous verrez vous verrez que je ne fais jamais aucune distinction dans l'application de la loi de 1905. Jamais. Je considère toutes les religions sur un pied d'égalité et je m'oppose de la même façon aux transgressions de la loi de 1905 d'où qu'elle viennent, des catholiques, des juifs et des musulmans.

Voilà. Par ailleurs, je suis até et j'aimerais bien de temps en temps que on n'oublie pas les AT parce qu'aujourd'hui ils sont majoritaires en France quand même hein. Oui.

D'autant qu'en 1905 l'Église catholique est partie prenante des institutions de la République. C'est dire elle est beaucoup plus loin. Il faut se méfier aujourd'hui des tentatives de certains militants islamistes et leur vision de la République.

Mais la la République de l'époque, elle est cocatholique. Et donc 1905, c'est sortir à coup de pied dans les fesses l'église des affaires de l'État. Tout en tout cultes quel qu'il soit, mais c'est de dire voilà la République laïque et sociale ne sera plus codirigée par une église, par une confession telle qu'elle était à un point qui était sociologiquement c'est on allait demander le quasiment au curé pour qui il fallait voter.

Je vous signale je vous signale qu' il y a certains endroits où ça existe encore. Ex. Oui, ça existe encore.

Il y a il y a cette phrase magnifique de Victor Hugo qui résume tout le principe de la laïité. L'État chez lui, l'église chez elle. Voilà, chacun chez soi, hein.

L'État ne se mêle pas de la religion. La religion ne se mêle pas des affaires de l'État. Il y a une indépendance qui profite à tout le monde et surtout qui est la garantie de la liberté de conscience qui est un point fondamental.

Le tout de savoir Pierre Rosouias où commence le chez soi ? Est-ce que c'est à la piscine municipale ? Est-ce que c'est c'est à la crèche ?

Monre d'ailleurs a une question à vous à vous poser. Oui, monsieur le sénateur, vous on parle beaucoup de de laïcité. Vous êtes très attaché à la République, à la loi de 1905.

Moi, j'ai une question. Alors, j'aimerais parler à votre conscience, mais vous allez me répondre en tant que sénateur. Comment on peut dépenser autant d'énergie dans la lutte contre la le placement d'une crèche dans une mairie ou dans l'espace public ?

Et en même temps, ne pas s'indigner quasi du tout de voir des jeunes filles voilées. Vous en parliez tout à l'heure. Moi, c'est cette espèce de demi-mesure morale de conscience morale qui qui m'embête un peu.

Il y a deux choses sur le voile, hein. Et vous pouve vous pouvez lire d'ailleurs ce que j'ai écrit dans récemment. le voile euh qui soit juif, catholique ou musulman, parce que les trois religions d'Abraham ont la même utilisation du voile pour les femmes.

Le voile, c'est la façon euh de montrer que la femme doit être soumise à l'homme. C'est un instrument du patriarcat. Dans la religion catholique.

Je je plutôt à Dieu, hein. Ben, je je peux vous lire les Actes des Apôtres. l'épîre premier épitre au courtien de Paul.

Paul le dit clairement, les femmes doivent porter le voile pour montrer leur soumission. La religion qui a le plus théorisé sur le port du voile, c'est pas l'islam. Dans dans dans le Coran, vous avez pas grand-chose.

Non, c'est la religion catholique. Voilà. D'accord.

Mais dans les faits, dans les faits, je considère et je et je le dis je le dis publiquement que aujourd'hui le voile c'est une forme d'acceptation du patriarcat. Voilà. Mais ensuite, je suis respecteux respectueux de la liberté de conscience de chacun et je n'imagine pas un régime autoritaire où l'État se donnerait la possibilité d'interdire des formes d'expression religieuses parce qu'on sait où on commence, on ne sait jamais où on finit.

Voilà. Et la laïcité, c'est pas un athéisme d'état, hein. Je suis até, je veux pas imposer mon athéisme auto.

Je pense que c'est au croyant à un moment donné de prendre de la distance par apogue à des dogmes religieux qui aujourd'hui ne sont plus en phase avec notamment la libération de la femme. H Pierre Rosouias, aujourd'hui, comment un communiste peut gérer, j'allais dire les épreuves auxquelles nous sommes confrontés qui sont les épreuves de la société de l'histoire. Est-ce qu'il y a trop trop d'immigrés ?

Est-ce que la machine a intégrée que l'école fonctionne bien comme elle a toujours fonctionné par que la République est d'abord une République intégratrice ? Est-ce que cette machine est en panne et est-ce qu'il faut avoir le courage de dire comme l'avait fait le maire de Viter dans les années 60, je vous rappelle les souvenirs comme l'affiche communiste. D'abord la France voilà consommant français et puis à un moment donné est-ce que cette immigration n'est pas un instrument que le patronat utilise pour payer encore moins cher le prolétariat français ?

Alors sur la première question, est-ce que euh la République fonctionne encore bien dans euh euh la machine intégrer ? C'est ça. Et et surtout euh sa capacité à à garantir l'égalité des droits.

Oui. Fondamental. Oui.

Non. Non. Non.

Euh quand vous non quand vous êtes dans une commune populaire comme Nanerre et une commune un peu moins populaire comme Neï dans les hauts scèes. Je prends deux exemples que je connais, vous n'avez pas le même accès au droit. Vous avez pas le même accès à la santé, au transport, à l'éducation.

Voilà. Et quand vous êtes une famille dont les parents sont originaires d'autres pays, vous avez l'impression que vous êtes un sous-citoyen ou une sous-citoyenne parce que ben vos profs sont pas remplacés parce que les transports sont défaillants, parce que c'est compliqué de se soigner. Alors que quand vous faites quelques kilomètres vers l'est en allant ài, là euh tout est tout est beaucoup plus facile.

Donc euh l'intégration euh doit se faire par une exigence républicaine absolue, celle de l'égalité des droits. Quel que soit l'endroit où je me trouve euh en France métropolitaine et encore plus dans les outresemes, je dois avoir la même facilité d'accès au services publics. est fondamental et cette promesse républicaine aujourd'hui n'est pas respectée avec une insolence folle, je vais vous dire et je vous le dis amicalement, c'est facile à dire, monsieur le sénateur, comment on l'applique aujourd'hui ?

Ça ce que vous dites bien sûr, on en est où ? Je vous donne un chiffre que je ressors souvent. À la fin des années 60, 69, 70, donc fin du gueulisme, début de Pompidou, 17 % des jeunes de la issus de la classe ouvrière accédé aux grandes écoles, hautes écoles.

On est on est à 4 et demi et pourtant l'évolution sociale, le progrès a marché. Comment se fait-il que cette France du gaulisme et du Popidou qui était une droite un petit peu classique ancienne laissait plus de chance aux enfants des milieux modestes pour accéder aux autres écoles qu'aujourd'hui ? Vous avez entièrement raison.

Vous avez entièrement raison. C'est un chiffre terrifiant. Ça inflige un chiffre terrifiant.

Alors on parle de l'ascenseur social là, c'est fini. Il est en panne mais il est en panne très profondément en sous-sol. Il est en panne et puis on narrivera pas à le à le remonter.

Et et je crois que on a laissé faire euh une forme de guéotéisation sociale et et les hautes scènes sont les passé deux fois au pouvoir. Alors c'est vous aviez pas toutes les tous les leviers en 81 et en 97. Oui mais on s'est pas attaqué ce problème-là de façon suffisamment forte et ce qui ce qui fait sans doute que le message de la gauche aujourd'hui est brouillé.

Voilà parce qu'on n' pas réussi en effet. Bien sûr, elle le paye. Mais quand vous prenez les hautes scèes, ben les hautes scènes c'est la juste juste de ghetto de riches et de ghetto de pauvres.

Des populations qui s'excluent, qui ne qui ne peuvent plus euh vivre ensemble et qui sont dans une espèce d'affrontement et de rivalité. Ça c'est quelque chose de terrifiant. Jusqu'à 1973, le Parti communiste prou faisait entre 20 et 25 % des voix.

Est-ce qu'aujourd'hui, sans que ce soit forcément la même sociologie, cette souffrance, cette détresse, cette colère, elle est représentée électoralement par le par le Front National puis le Rassemblement national. Est-ce que c'est votre clientèle qui a changé de crèmerie parce que ils estiment que vous étiez pas à côté de leur souffrance, peut-être pas forcément le Parti communiste tout seul, mais la gaufre en général et que ce discours du R national et d'autres, c'est un peu ce qu'ils ont envie d'entendre aujourd'hui dans leur souffrance qui définit mieux leur souffrance et leur détresse. Vous vous avez raison.

Euh la gauche a à a aujourd'hui oublié de parler à à la classe populaire, à la classe populaire, à celle qui est qui est privée de boulot, à celle qui a vu fermer ses usines et on est dans l'incapacité de leur présenter aujourd'hui un projet de société qui puisse les mobiliser pour un avenir dans lequel ils sont intégrés. Voilà, vous avez entièrement raison. La classe populaire Pierre Rosouias qui est aujourd'hui la classe moyenne.

Le drame c'est ça, c'est qu'il y a eu une vraie classe populaire. Il y a eu un prolétariat jusqu'à il y a pas très longtemps, il y avait la classe moyenne et aujourd'hui la classe moyenne c'est le phénomène des gilets jaunes. Elle est elle est en train de sevenir de redevenir une classe populaire défavorisé.

Bien sûr et bien sûr. Mais euh ce qui fait l'élection de Trump c'est ça, c'est que la classe moyenne qui jusqu'à présent votait plutôt démocrate d'un seul coup elle a changé de bord, elle vote Trump parce qu'elles se sentlassées. Elle vote Trop, elle vote Orban, elle vote Mélanie.

Exactement. Exactement. parce qu'elle se sent déclassé parce qu'elle elle ne comprend plus alors les logiques dans lesquelles nous sommes.

Logique mondialisé, logique européenne, logique de métropolisation. Euh ma famille originaire de la Haute Cor, je vois très bien ce que c'est que habiter la Haute Corise aujourd'hui quand vous êtes loin de tout hein. Quand quand le premier hôpital c'est Clermontferrand à 1 heure de voiture, quand l'université c'est Bordeaux et cetera, c'est c'est les gens qui vivent là ne sont pas des fascistes et surtout pas en Haute Corè avec avec ce qu'on a vécu, mais ils ont le sentiment qu'ils ne sont plus écoutés qui sont les pari de la République. qu'il faut un discours de gauche qui les réintègre qui les réintègre dans ce que j'appellerais le réenchantement de la République, une République qui s'adresse à tout le monde.

Nous sommes avec Pierre Zouias, sénateur communiste des Hautes Scènes euh qui nous tient un discours, j'allais dire bouleversant de franchise et de sincérité. On a Chantal qui nous appelle de Bastien qu'on prend. Voilà, on la prend dans 3 minutes et vous continuez à nous appeler au 0826 300300 euh pour Prouveiller.

C'est c'est un sénateur qui répond aux questions. Donc faut en profiter tout de suite. Il est 13h46.

Pericol Legas et Modofler reçoivent Pierre Zouias sénateur original, libre penseur, franc franc-parleur des hautes scènes et nous avons Chantal qui nous appelle de Bastia. Bonjour Chantal. Bonjour Pigot.

Bonjour monsieur le sénateur. Merci beaucoup de répondre à nos questions. Je voudrais juste remettre un petit peu l'église au milieu du village.

Monsieur le sénateur, chez les catholiques, les petites filles ne portaient pas le foulard. Chez les catholiques et chez les juifs et même chez les Grecs et les Romains, c'était les femmes mariées qui portaient le foulard et pas les petites filles. Ça c'est un premier point. [rires] Et ça a toujours existé le foulard.

Il a tout à fait raison. Deuxièmement, c'est vrai que c'est la France rurale qui est obligée aujourd'hui, ce soit au niveau des transports, de la santé et l'éducation. Mais moi, je vous appelle pas pour ça.

Je voulais vous dire que l'abstentionnisme est le premier parti de France aujourd'hui. Les gens ne votent plus. Moi en 2024, c'est la première fois de ma vie où je ne suis pas allé voter pour les législatives parce que on en a un peu marre de toutes ces soupes. mélange, on se met pour battre contre le RN, contre ci, j'aimerais voter pour quelque chose, pour un programme et je voudrais quand même remercier aussi le Parti communiste et je ne suis pas communiste, je le redis parce que quand on voit les votes, parce que par c'est bien mais après il faut voir le concret, le parti communiste avait voté contre lors du congrès pour le traité de Lisbonne, c'est-à-dire que le parti communiste avait suivi le référendum homme euh populaire.

Oui, tout à fait. Et le parti commun, donc ça, il faut quand même le dire. Et aussi ils ont été ceux au niveau de l'Assemblée nationale qui ont voté contre avec Lfi, je ne suis pas LFI non plus, ont voté contre les accords bilatérals, bilatéraux pardon pour l'Ukraine à savoir que si on devait être soumis à ce qui passait en Ukraine.

Et pour ça, je voudrais remercier le Parti communiste pour ses positions, pour son courage. Après ce que je reproche voilà à tous ces gens, c'est d'essayer de se mettre ensemble et de et nous électeurs électrices, on en a ralbol. Défendez votre programme et on votera pour vous que ce soit le LR, le RN, les souverainistes qui n'ont pas beaucoup la parole malheureusement ou tous les autres.

Moi, vous savez, la droite, la gauche, je n'y crois plus depuis longtemps. Vous l'avez bien dit, maintenant, on est dans un mondialiste. Donc moi, je suis souverainiste et j'espère qu'on pensera à la France, à nos paysans et à tous ceux qui se battent aujourd'hui et demain au gilets jaunes.

Voilà. Donc, qu'est-ce que vous pensez de cet abstentionnisme qui est le premier parti de France ? Message reçu.

Chantal, Pierre Ozouas vous répond. Oui. Bah, c'est c'est le symptôme de tout ce que vous avez décrit.

C'est-à-dire que les gens ont du mal à se situer. Je pense que le macronisme a fait beaucoup de mal dans le sens où les gens ont pu estimer que finalement droite et gauche c'était plus des repères. Droite et gauche en France c'est consubstantiel de ce que nous sommes depuis 1789.

Il y a la gauche et il y a la droite. Et je crois qu'il faut que de nouveau et soit parfaitement identifié. l'extrême centre macroniste, on a vu ce que ça a donné aujourd'hui.

L'épisode l'épisode est bouclé douloureux, le bilan est catastrophique. Donc il faut redonner des repères de gauche et de droite. Ce qui veut pas dire que les deux camps sont dans l'incapacité totale de travailler ensemble. au Sénat, je me retrouve de temps en temps avec mes collègues de droite pour défendre des choses que nous nous estimons tout à fait essentielles.

Mais euh encore une fois, il y a des repères de gauche et des repères de droite. Et le problème de la gauche, c'est qu'elle a pas suffisamment marqué ce ce à quoi elle était profondément attachée, hein, et notamment une vision populaire de la France, une vision qui est liée au travail, à la dignité du travail. il faut redonner sa dignité au travail.

Des gens qui sont fiers de travailler pour gagner leur salaire et être indépendant, ça c'est quelque chose de noble. Malheureusement, on constate aujourd'hui que c'est de moins en moins vrai parce que des travailleurs pauvres, il y en a alors là ici dans les hautes scène partout peut-être un peu moins un peu moins ici qu'ailleurs mais malheureusement il y en a partout des gens qui qui travaillent la journée et qui dorment la nuit dans dans leur voiture. Comment on peut accepter ça ?

Ça c'est des choses mais qui me rend furieux. On peut pas accepter ça. Pierreas, le wisme est une évolution, une déviance de la gauche ou c'est pas de la gauche ?

Non, c'est pas de la gauche. Euh, il peut y avoir quelques confusions, on est d'accord. Ah b bien sûr.

Ben parce que euh certains d'entre eux se se réclament de de gauche, mais au cœur du message de gauche, il y a euh l'universalisme. C'est-à-dire que considérer que euh ce qui compte, c'est le progrès du genre humain dans son ensemble. Dans son ensemble.

Et le wokisme, c'est une forme de tribalisme. C'est-à-dire que on défend sa petite tribu. Voilà. euh qu'on distingue bien parfaitement des autres en considérant que ce qui compte c'est d'abord le salut de sa petite tribu dans un grand tout qu'on ignore euh dans ce que veut la gauche, il y a un projet collectif un projet collectif d'émancipation humaine et et qui est fondamental qui est fondamental et alors pendant longtemps, il s'est exprimé pour la classe ouvrière prolétaire de tous les pays unissez-vous hein.

Euh c'est pas prolétaire de tous les pays de telle couleur, de telle religion et cetera. Non, c'est tout le monde. C'est tout le monde.

C'est c'est tous les personnes qui sont dans un rapport de production qui font qui qui fait que ils sont soumis au capital. Voilà, c'est du du marxisme de base. Je suis désolé, je vous je vous le débile comme ça, mais c'est fondamental.

Et donc dans le wisme, dans dans le wokisme, il y a plus ce projet collectif, il y a plus rien. Euh ce qui compte, c'est la reconnaissance des individus pour eux-mêmes, c'est-à-dire ce qui fait leur différence par rapport aux autres. Il y a plus de d'universalisme.

Alors pour autant Pierreouias aujourd'hui on voit bien que la France insoumise Jean-Luc Mélencher en particulier a j'allais dire fait une forme de chasse électorale du côté de nos compatriotes et nos compatriotes musulmans français bien entendu en leur disant vous êtes à cause de la lescité vous êtes dénigré vous êtes malaimé euh vous êtes incompris venez chez nous à la France insoumise on préservera vos droits, on respectera cette identitarisme et on vous laissera exercer votre culte au-delà de ce que les lois de la laïcité prévoi en 1905. C'est une position que vous condamnez qui vous inquiète. Vous en avez discuter avec eux plusieurs fois.

Discuter avec eux, c'est difficile mais déjà plusieurs plusieurs choses. Que les Français de confession musulmanes soient soumis à discrimination du fait de leur religion. Oui.

Qui sont nos compatriotes à part entière ? Il y a pas moindre doute. Tout à fait.

Oui. Ils sont soumis à la discrimination du fait de leur religion. C'est évident.

Ah, c'est évident et je le et je le regrette. Ensuite, euh le message républicain s'adresse à tout le monde, indépendamment de la religion, de la couleur, de la peau et de votre origine. He ce que la République veut, c'est que vous assidiez pleinement à votre métier de citoyen, que vous pouvez exercer de façon totale, complète, sans aucune tutelle, ni religieuse ni étatique.

Et ça là-dessus, c'est sans doute quelque chose qui nous distingue ce muscle. par erreur de d'interprétation d'encourager le séparatisme. On est bien d'accord sur la limite qu'il ne faut pas franchir.

Euh ah non parce que la la rép là c'était une personne de Corse qui euh qui qui nous parlait. Non euh la République, elle est euh indivisible. On ne peut pas distinguer au sein de la République des communautés qui pourraient avoir des droits particuliers.

Ça c'est pas possible. En même temps, monsieur le sénateur, quand vous voyez un sondage comme celui paru, je crois un sondage de l'ipop sur les les musulmans de France, plus de 30 % des jeunes musulmans qui adhèrent à une idéologie radicale des des frères musulmans. Est-ce que vous dites pas quand même qu'on a raté quelque chose avec la communauté musulmane parce qu'on parle de nos compatriotes musulmans et cetera qui sont discriminés et cetera.

Toutes les religions le sont en France là, est-ce que vous dites pas quand même qu'on a on a raté un coche ou qui ou qui considère que l'islam passe avant les lois de la République ? C'est plus large que ça. Il y a un repli vers une forme d'identitarisme religieux qui ne concerne pas seulement les musulmans, les chrétiens aussi hein.

Parle des musulmans. Je suis d'accord. Mais moi je vous renvoie aussi chrétiens parce que j'oublie personne hein.

Comme disait Coluche, il y en aura pour tout le monde. Quand vous regardez de l'autre côté des États-Unis, Vince a fait hier ou avant-hier une déclaration pour devenir futur président des des États-Unis. Il se présente comme nationaliste chrétien.

Oui. Il y a un retour vers l'affirmation religieuse qui me fait très peur. D'où qu'elles viennent. des musulmans, vous avez raison, mais aussi des catholiques, hein.

Et avec euh la crèche dannière, je peux vous assurer que j'ai testé le dynamisme d'une franche d'une franche hein, c'est pas tout le monde, du du catholisme qui du catholicisme qui considère que la laïcité c'est bien mais pour les religions des autres et que la leure elle doit être à part parce que c'est la la République et la filan de l'église et cetera. Vous connaissez le discours. Donc la laïcité c'est pour toutes les autres mais ma religion chrétienne elle doit être reconnue parce qu'elle est supérieure à toutes les autres.

Voilà ça c'est un discours que j'entends de plus en plus et qui m'est absolument impossible à l'entendre. Ça c'est pas possible. Mais mais vous vous répondez pas tellement à la question.

Est-ce qu'on a ou si si je vous ai répondu mais parce que parce que je pense que si les gens se réfugient dans leur religion, dans ce qu'ils ont de plus particulier, c'est que nous sommes dans l'incapacité de leur proposer un projet collectif d'émancipation et jusqu'à présent c'était le projet républicain en disant "La République va vous apporter des droits qui va qui va vous permettre de vivre comme les autres d'une part mais aussi de vous ouvrir l'esprit." C'est le but de l'école républicaine. L'école laïque, elle fait ça, c'est son objectif et ça nous le faisons plus.

Ferdinand Buisson disait en 1905, "L'école de la République, elle doit former des républicains. Nous devons reformer des républicains." Voilà.

Et ça, c'est quelque chose qu'on a oublié. En tout cas, une mission auquelle peut s'atteler le Parti communiste renouvelé, enfin rajunie, enfin qui pour vous est toujours d'actualité et qui a son mot à dire. Monsieur le sénateur, merci d'être venu aujourd'hui passer 1 heure avec nous.

Je vous réinviterai parce que vous êtes archéologue. Je voudrais qu'un jour on consacre une émission aux Racines romaine de la France républicaine. Les pagus, les territoires, on est en train de les effacer.

La réforme régionale a un peu tué tout ça et je suis sûr qu'en faisant un petit peu d'histoire, en remontant à cette époque, on retrouve en fait une certaine partie des fondements de ce qui fait la France unie, la France qu'on aime. En tout cas, merci d'avoir été avec nous. Bonne fête de fin d'année.

Voilà. Joyeux nouvelle. Merci. [rires] Alors le père Noël ben oui le sénateur nous vaur leur du cadeau de Noël d'aujourd'hui de la France dans tous ces États.

Je le cadeau du sapin de Noël de Sud Radio. une machine à glace Crimis World Ninja et le regagnant de cette qui avait donc c'est Joël qui a envoyé sapin au par SMS au 728 et c'est Joël qui a gagné voilà qui qui recevra un message de su radira voilà on n pas pu l'avoir en ligne mais en tout cas il sa machine bravo bravo Joël de nous écouter fidèlement c'est ce qui vous a permis de remporter ce cadeau et donc chers auditeurs si vous souhaitez vous aussi remporter des cadeaux jusqu'à mercredi si je ne m'abuse. Écoutez Sud Radio toute la journée, tentez votre chance dans chaque émission.

Très bonne journée à tous.

Peut-on tout interdire au nom de la laïcité ? — Pierre Ouzoulias · Pourquijevote