L'ancien chef d'état-major des armées Pierre de Villiers est l'invité de "Tout est politique"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Les États-Unis peuvent-ils vraiment couper les moyens de paiement en Europe ?
- 5:00OuverteRéponse directe
La situation avec les États-Unis relève-t-elle des nouvelles menaces pour l'Europe ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Les valeurs atlantistes sont-elles définitivement terminées avec Trump ?
- 11:00OuverteRéponse directe
Le budget de la défense de 6 milliards est-il suffisant ?
- 14:00OuverteRéponse directe
Comment dissuader Trump d'annexer le Groenland ?
- 17:00OuverteRéponse directe
L'OTAN a-t-elle encore un rôle à jouer ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 8:10Pierre de VilliersFait
« Nous sommes dans un changement de monde. On le lit beaucoup ces jours-ci mais moi je l'avais pressenti après 2015 après les attentats. »
- 11:10Pierre de VilliersFait
« Le triptique que je donne en fin de mon livre, c'est la peur fait réagir. On est là maintenant, le courage fait décider. »
- 14:10Pierre de VilliersFait
« Il faut que les Européens courageusement rentrent dans ce rapport de force. »
- 17:10Pierre de VilliersFait
« La France a un rôle majeur. Nous avons une base industrielle technologique de défense la plus importante en Europe. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonsoir Pierre Deviler. Bonsoir madame. Merci d'avoir accepté notre invitation.
Ancien chef d'état-major des armées, auteur de pour le succès des armes de la France chez Fillard. Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation. Mais d'abord comme tous les soirs, Luc Brisson de la cellule vrai ou faux nous a rejoint.
Luc en pleine période trouble, c'est moins qu'on puisse dire dans la relation avec les États-Unis. Vous revenez aujourd'hui sur une phrase de l'urodéputé place publique Raphaël Gluxman qui a expliqué, on va l'écouter, que les États-Unis pourraient couper les moyens de paiement en Europe s'il le voulaient. Vous savez qu'aujourd'hui les moyens de paiement que vous utilisez constamment, quotidiennement appartiennent aux États-Unis d'Amérique et que si les Américains le veulent, ils peuvent suspendre les paiements en Europe.
Alors, est-ce qu'ils peuvent vraiment couper les moyens de paiement en Europe les Américains s'ils le décident ? Alors déjà pour bien comprendre de quoi on parle ici, on parle principalement des paiements par carte bancaire parce que sur notre carte et je vous invite à regarder hein, chez vous, il y a généralement le logo CB, le logo Visa ou euh le le logo Mastercard. Alors, Visa et Mastercard, c'est des réseaux américains.
Donc, quand vous payez chez un commerçant qui utilise le réseau Visa ou Mastercard, et bien vous faites marcher le système américain. En revanche, CB, c'est pas juste les initiales de carte bancaire, c'est aussi le le c'est aussi un groupement de des principales banques françaises. Et donc, quand vous payez chez un commerçant qui utilise ce réseau CB, et bien vous faites marcher le système français.
Alors en France en 2023 selon une étude de la société Yavine qui fournit les terminaux de paiement regardez 66 % des paiements par carte utilisaient le réseau CB, 21 % le réseau Visa et 13 % le réseau Mastercard. Donc en France, on paye principalement en utilisant le réseau français, mais vous voyez que ça tend à diminuer quand même ces dernières années. Pourquoi ?
Parce qu'on paye de plus en plus, vous savez, avec notre téléphone, avec Google Pay, Apple Pay et cetera. Et ces applications utilisent principalement les réseaux Visa ou Mastercard. Donc si jamais demain nous n'avions plus accès à Visa ou à Mastercard, on pourrait quand même continuer à payer grâce à ce réseau CB.
Alors, on pourrait continuer pour aller au supermarché ou pour aller au restaurant. En revanche, on pourrait plus forcément payer sur des plateformes américaines comme par exemple Amazon ou Airbnb qui utilise les réseaux Visa et Mastercard. Et puis on serait bien embêté aussi si on voyageait en dehors de nos frontières parce que nos voisins, ils utilisent aussi Visa, ils utilisent Mastercard, ils utilisent leur propre réseau national, ils utilisent pas forcément, même pas du tout notre propre réseau CB.
Mais concrètement, les États-Unis peuvent vraiment comme ça décider de suspendre les moyens de paiement en Europe ? Alors, c'est possible techniquement, hein. Par exemple, Visa et Mastercard ont suspendu leur réseau en Russie, hein, depuis euh 2022 dans le cadre des sanctions économiques.
Dernièrement, les États-Unis ont sanctionné neuf magistrats de la Cour pénale internationale qui avaient émis des mandats d'arrêt contre Benjamin Netaniaou et ces neuf magistrats n'ont plus le droit d'accéder à des services américains dont les systèmes de paiement. Donc, c'est faisable techniquement. Après Viscard, ça reste quand même des entreprises privées.
Donc il faudrait qu'elles acceptent he surdemande du gouvernement américain de se priver du marché européen. Et ça d'après les chercheurs avec lesquels on a pu échanger, ça paraît peu probable. Merci euh beaucoup Luc Brisson.
Je rappelle le rendez-vous webdomadaire avec toute l'équipe de vrai ou faux, c'est c'est le samedi à midi et le dimanche à 20h. Voilà, merci euh beaucoup Luc Brisson euh Pierre Devil euh ancien chef d'étatmajor des armées. Donc vous publiez pour le succès des âmes de la France, un ouvrage dans lequel vous défendez le nécessaire réarmement de notre pays face à la multiplication des menaces en tout genre.
Est-ce que euh la situation actuelle avec les les États-Unis, ce ce cette escalade pour le moment essentiellement euh verbal vous paraît relevé de euh ce niveau général de nouvelles menaces auquell euh l'Europe doit faire face ? Oui. Alors, je vais peut-être vous surprendre, mais moi je suis pas surpris de tout ce qui se passe.
Le 13 juillet 2017, je raconte cette réunion avec le président Trump très euh très difficile à suivre dans son comportement dans une réunion, mais très prévisible dans sa stratégie générale. Son imprévisibilité fait partie de sa stratégie. Et j'avais senti, je le raconte, que c'était vraiment un couple en fin de vie entre le président français et l'Américain.
L'Américain basculait complètement vers le Pacifique, vers la Chine et nous abandonnait. Et ça, je l'avais bien senti. D'ailleurs, cette tendance a été profondément accélérée par le président Trump, mais elle date de nombreuses années, on l'avait déjà senti avec Obama et bien avant.
Donc nous sommes dans un changement de monde. On le lit beaucoup ces jours-ci mais moi je l'avais pressenti après 2015 après les attentats. Retour des États-Puissances, terrorisme islamiste radical, migration massive, le monde change.
On était dans le droit de la force finalement la force du et votre expression c'est un des droits de la force du droit. Voilà. Et et en fait c'est la force c'est voilà, on était dans la force du droit et on est dans le droit de la force. euh le droit à réguler les relations internationales avec les organisations internationales qui ont été mises en place pour l'essentiel à la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Et aujourd'hui, ces organisations ne répondent plus. Les les menaces que je vous ai décrites ne répondent plus à ce code qui était un code commun. Donc bah c'est la force qui prime et la journée qu'on vient de vivre avec cette intervention du président Trump est une illustration.
La force. S'il y avait un mot pour résumer son propos, la force. Est-ce que vous avez également l'impression que d'un point de vue des valeurs, puisqu'on a tous été élevés dans l'idée que les on était plus proche, on était atlantiste parce que c'était des Frances de valeur de la démocratie de qu'on a c'est complètement fini.
C'estàd que en gros vous renvoyez le président Trump à quelqu'un qui ne s'intéresse qu'à des intérêts économiques, qui est qui brutalise et qui n'a pas un corpus de valeur auquel on pourrait adhérer. Alors sur ce plan euh les valeurs, euh son vice-président et nous a donné une leçon en Europe sur les valeurs. Oui.
À Munich, moi je pense que le président Trump c'est un businessman d'ailleurs, ce sont ses modèles. C'est un dealer. Et là, il nous fait le coup d'une négociation.
On commence très haut pour terminer un peu un peu plus bas. En tout cas, c'est l'impression que j'ai. Mais les valeurs, c'est pas ce qui caractérise le président Trump.
Quand je vois la façon dont il parle au président Macron, on peut pas dire que moi je suis suspect de quoi que ce soit vis-à-vis du président Macron. Je rappelle quand même pour les téléspectateurs qui ne s'en souviendraient pas que vous avez démissionné avec Fraca quelques mois après l'électionuel. un désaccord de fond malheureusement parce que je sentais la nécessité d'un réarmement rapide et important et que je voyais que nos dirigeants ne le sentaient pas.
Ils étaient dans les lignes maginaux habituelles. Bon, il le sent aujourd'hui. Ah bah, il l'a senti et je pense que maintenant tout le monde l'a senti.
Mais c'est vrai que c'est il l'a un petit peu senti avant quand même il y a 2 ans. C'est-à-dire que sur le budget de la défense et là vous considérez que les 6 milliards de qui se vont peut-être en fait débloquer grâce à fait qu'on a un budget. Vous considérez que là il est dans les clous.
Oui, en fait le l'électrochoc et on a perdu du temps avant l'électrochoc, c'est l'invasion de l'Ukraine par le président Putin. Tu es senti le changement de posture de certains dirigeants dont le président mais dans le reste de la classe politique qui décide dans une démocratie, les militaires, ils exécutent, ils prennent quelque fois ils veulent faire un peu plus et ils prennent l'argent qu'on leur donne. Ils sont chargés de conseiller car un haut fonctionnaire n'est pas là pour mettre en œuvre simplement l'obéissance.
C'est aussi le conseil, on discute avant l'ordre. Ensuite, quand l'ordre est donné, on exécute. En tout cas, ça a toujours été ma philosophie.
Et quand on est plus d'accord que la coulevre est trop grosse, c'est que un boa, paroa, voilà, on démissionne. Ça était mon cas. C'est ce que disait chevinement un ministre, ça démissionne, ça ferme sa gueule.
Donc l'Ukraine qui a été le déclencheur d'après vous chez Emmanuel Macron, on va parler de l'Ukraine. D'abord, je voudrais qu'on écoute Donald Trump aujourd'hui sur la question du Groenland. Évidemment, il était très attendu.
Voyal ce qu'il a dit donc cet après-midi à Davos. Après avoir dit "Nous n'utiliserons pas la force". Il a précisé ceci : "Nous, on veut un bloc de glace pour la protection du monde et ils veulent pas nous le donner.
On n' jamais rien demandé d'autre. On aurait pu le garder. On aurait pu le garder garder cette terre, ce territoire.
Alors, vous avez le choix. Vous pouvez dire oui et on appréciera ou vous pouvez dire non et on s'en souviendra. Et on s'en souviendra même si hein, j'ai précisé, il a bien dit "Aujourd'hui nous n'utiliserons pas la force." Quelle est selon vous la meilleure manière de dissuader Donald Trump d'annexer le Groenland ?
Alors vous avez eu raison de souligner, il a fait un petit retour arrière en disant "J'ai pas l'intention de le prendre par la force." H après comme on est dans un menteur général aujourd'hui entre les différentes états-Puissances, la veille de l'invasion de l'Ukraine, le président Poutine disait que c'était un exercice. D'ailleurs, nous allons monter un exercice manifestement au Groenlande.
C'est un exercice, c'est pas une opération, une préparation à la guerre. Sur le plan, pardon, juste parenthèse, sur le plan de la parole et de la confiance à accorder à la parole, vous mettez aujourd'hui Trump sur le même plan que Poutine. Bah, c'est-à-dire que on le voit bien, on est dans la guerre informationnelle, dans le poker menteur, dans le deal.
Moi, je crois que face à cela, il faut rentrer dans ce nouveau monde qui est un monde de rapport de force. Il faut entrer en rapport de force car dans l'histoire on le voit bien, les forts attaquent les faibles. Les forts n'attaquent pas les forts.
Or nous sommes aujourd'hui faibles parce que nous n'avons pas senti venir ce coup-là et que nous avons désarmé pendant des décennies nos différents pays européens en savourant les délices des dividendes de la paix. Quand vous dites on a on a des armées, vous considérez que c'est au sens propre du terme, c'estàdire qu'en gros alors l'Allemagne, c'était pour d'autres raisons qu'on a pas mis le paquet sur les budgets à défense, mais vous considérez également, c'est du moins ce que vous écrivez que il y a un réarmement psychologique, moral, sociétal qui doit passer par l'école, la famille, la société, je sais pas quoi pour en gros on ne soit pas terrorisé et qu'en gros on a tendance à dire bon celui-là il est dangereux, il est fort, on va se faire comme ça, on va avoir la en gros avoir la paix qui serait l'alpha et l'oméga de tout. Alors, qu'est-ce qu'on fait pour se sortir de là ?
Sachant que sur le budget de la défense, on a commencé à essayer de rattraper. Pour le reste, comment on va faire du jour au lendemain pour que tous les Européens envie de non pas mourir pour Kief, mais éventuellement faire quelque chose ? Alors, le triptique que je donne en fin de mon livre, c'est la peur fait réagir.
On est là maintenant, le courage fait décider. Il faut que les Européens courageusement rentrent dans ce rapport de force. À ce stade, notre président est un peu en tête de gondole.
J'espère que il va être suivi et ensuite le sursaut fait gagner. Ça doit être une opportunité de sursaut pour nos pays européens de bâtir des coopérations européennes de défense interétatique à géométrie variable sur des projets de d'imposer le la préférence européenne en matière d'armement parce que aujourd'hui la majorité des p européens ne nous trompons pas ont acheté américain et l'OTAN était pour ça très pratique pour les Américains parce que on adhérait à l'OTAN on avait l'interopérabilité des équipements en achetant américain. Vous parlez de l'OTAN au passé mais parce que j'aimerais que on quitte cette logique et que les pays européens achètent américain qu'on construise une capacité américaine européenne industrielle.
La France a un rôle majeur. Nous avons une base industrielle technologique de défense la plus importante en Europe. Nous avons un rôle à jouer pour essayer d'attirer nos amis européens à acheter français européens.
Et indépendamment de ça, vous avez, je reprends la question de Sonia, vous en parlez au passé, c'est est-ce que vous avez considéré comme Nicolas Sarkozy euh l'avait fait ou certains autres que le temps est non seulement en état de mort cérébrale, mais vu ce qui est en train de se passer éit avec le Danemark et les États-Unis euh et le Groenland, vous citez même le pack de Varsovie en donant en disant c'est comme au moment du pack de Varsovie où les Russes finalement attaquaient des gens du pack de Varsovie, les Tèq, les Hrois. Est-ce qu'il y a ça sert encore à quelque chose le temps où est-ce qu'il faut qu'on reprenne notre défense à nous et qu'on soit plus sous parapluie ou bouclier ? C'est clair que en reprenant cette exemple du pact de Varsovie, c'est pas bon signe pour le le l'Alliance atlantique, le pacte occidental.
Alors moi ce qui m'inquiète c'est par rapport à cette déclaration d'aujourd'hui à cette situation. Les Chinois, les Russes, les Turcs, un certain nombre d'états-puissances, les Indiens, les Iraniens, ils doivent rigoler en nous voyant nous bagarrer à propos du Groenland et de tout le reste. Ce qui faisait la force de l'OTAN, c'était sa cohésion, c'était l'alliance atlantique, c'était ça son origine.
Aujourd'hui, cette cohésion se lézard. Donc nous les Européens, voilà la cohésion qu'il faut construire. Une Europe où les États coopèrent entre eux, pas une Europe fédérale qui ne dit pas son nom parce qu'on voit bien que la défense européenne est à l'arrêt.
On n'avance pas depuis des dizaines d'années. Je le déplore évidemment parce que face aux États-Puissances, nous ne pourrons pas nous français faire tout tout seul. Il faudra des coopérations européennes évidemment, notamment industriel mais aussi opérationnel en matière de formation, matière de logistique parce que la guerre c'est dure et ça dure.
Nous ne sommes pas prêts à faire la guerre. Nous sommes prêts à faire des opérations guerre. Nous avons une armée magnifique, un modèle d'armée complet qu'on a réussi à garder l'indépendance nationale avec le pilier de la dissuasion nucléaire.
Mais notre pilier conventionnel n'a pas le niveau de suffisance pour tenir la dureté de la guerre. Qu'est-ce qu'on fait avec l'OTAN ? Parce que là vous dites on n' pas les moyens de faire la guerre.
Donc j'imagine que ça veut quand même dire qu'on a besoin euh de l'OTAN. Mais je lisais encore récemment que les Ukrainiens euh ont décidé de ne plus partager un certain nombre d'informations stratégiques avec la CIA, avec les avec les services secrets américains parce qu'il se rendaient compte que les informations terminaient à Moscou. On fait quoi aujourd'hui euh avec des des des États-Unis qui sont donc membres euh fondateurs et plus importants euh et nos nos alliés américains euh si on doit commencer à ne plus partager nos informations avec eux ?
Un des arguments du président Trump qui est vrai, c'est de dire "Nous avons payé votre protection avec le parapluie américain. Vous les Européens, vous n'avez rien compris au sens de l'histoire et nous ne continuerons pas à payer. C'est une opportunité énorme pour nous de sursaut pour se prendre en main.
Nous avons besoin de réarmer l'Europe et de le faire le plus vite possible." Ce que je sens, c'est pour ça que j'ai repris ma plume, c'était pas mon intention, c'est que maintenant le constat est fait depuis 4 ans que l'Ukraine a été attaquée et puis la montée en puissance aujourd'hui. Mais il se passe rien.
On a même pas de budget. Donc les 6 milliards 7, on va l'avoir là. On va l'avir.
On les a pas. Oui, mais les 6 milliards 7, on les a pas pour le moment. Ça veut dire que quand on les aura Allez, fin février.
Vous allez me dire après que ça va être 6 mois. Mais oui, mais oui. Parce que pourquoi ?
Pourquoi c'est comme ça ? parce qu'on a rien changé de nos procédures et que en France l'administration décide et la bureaucratie décide et les gens de Bercy qui qui sont chargés de mettre l'argent dans le tuyau font traîner parce que on est endetté jusqu'au coup donc on n pas l'argent. Alors je peut-être quelque chose d'ant maintenant pour venir quel est le maillon fait pour vous en Europe de ceux qui peuvent pas parce que on a vu le couple franco-allemand.
Est-ce que là vous sentez que ça peut se nouer autour de qui ? Est-ce que les Anglais finalement ils sont malgré le Brexit, on peut travailler avec eux ? Vous pensez que quels sont les bons européens avec lesquels on doit travailler si on veut s'en sortir ?
L'exemple de la force des volontaires c'est c'est un très bon état. Coalition des volontaires la coalition des volontaires. C'est ça qu'il faut construire.
C'est ça qu'il faut construire avec le Canada aussi. des pays volontaires en respectant la souveraineté des pays qui mettent au pot commun ce qu'ils ont envie de mettre au pot commun sans chercher à nivel sans chercher à fédérer sans chercher à unir à tout prix en respectant les logiques, les souverainetés nationales. C'est ça qu'il faut construire.
Et en l'occurrence, il y a une nation cadre, c'est la France mais en fait c'est un binôme, c'est la France et les Britanniques. Parce que le traité de l'ancaster en 2010, moi j'étais numéro 2 et j'en ai été responsable pour le suivi pendant 4 ans et ensuite je l'ai mis en œuvre quand j'étais chef d'étatmajor. Le traiter de l'ancaster, il y a une clause, c'est de construire une force interopérable de 10000 hommes interarmé que l'on a construit qui était opérationnel en 2015-26 sur lesquels on a pu agréger cette force des volontaires, des pays volontaires.
C'est ça qu'il faut faire, c'est ça qu'il faut construire. Donc à la réponse à votre question, c'est d'abord avec les anglais qu'on doit faire quelque chose pour les opérations. C'est la seule armée européenne capable de faire des opérations de guerre aujourd'hui.
Les autres ont des forces. Bien sûr, regardez les Polonais l'effort qu'ils ont fait, ils vont bientôt avoir ils ont raison de le faire. peut-être parler en situation géographique aussi, ils vont bientôt avoir 2000 chars.
Je rappelle que nous avons 200 chars les Français, le même chiffre qu'en 2017, nous n'avons pas un de plus. Donc il est temps de monter en puissance et petit à petit autour d'un noyau avec les les britannique et puis on va agréger les Allemands qui aujourd'hui en constitution ne peuvent pas faire la guerre mais qui avec les milliards d'euros qu'il mettent vont avoir euh de de de quoi nous rendre un fief et service. Nous avons les moyens en Europe.
Nous sommes un continent à 500 millions d'habitants. Nous sommes sous le parapluie de gens qui ont 350 millions d'habitants et les Russes ont 130 140 millions d'habitants et il nous menace. Donc franchement, il est temps de réagir, de prendre conscience de ce sursaut nécessaire européen en s'appuyant sur les souverainetés des pays.
Nous avons les moyens, dites-vous. On entendait Donald Trump il y a quelques minutes qui disait "Si vous me si vous nous dites non, si vous me dites non au Groenland, on s'en souviendra. Qu'est-ce qui se passe si demain euh les États-Unis mettent l'Ukraine dans la balance du chantage ?
Si les États-Unis, si Donald Trump dit "Si vous voulez pas me donner le Groenland, on lâche l'Ukraine. Est-ce que les Européens ont les moyens de prendre le relais ?" Qu'est-ce qui se passe ?
Bah, il faut rentrer dans le rapport de force. C'est ce que nous avons commencé à faire pour que on dissuade l'option militaire déjà. Et il commence à au Groenland.
Oui, au Genland. Euh et ensuite, il faudra trouver une porte de sortie aux Américains. Sachant que aujourd'hui ceux qui sont présents physiquement, efficacement Grandland, c'est les Américains avec la la dernière base qu'ils ont laissé euh qui leur permet son.
Oui, enfin c'est il y a comme il y avait rien, euh c'était les seuls et ils étaient responsables de la sécurité du Groenland à ce stade puisque les Danois n'avaient personne. Mais l'Ukraine, ma question c'était vraiment l'Ukraine, qu'est-ce qu'on fait demain si les États-Unis lâchent l'Ukraine sur l'Ukraine ? Là, le président Trump a fait une description parfaitement vraie du niveau de perte.
En gros, il y a 1000 décès, 1000 morts par jour, presque tous les jours. Donc, c'est colossal. Il faut arrêter ce massacre.
Et il n'y a pas de solution militaire en Ukraine. En tout cas, une hypothétique victoire des Ukrainiens pour reprendre les territoires perdus. Je n'y crois pas militairement pour déjà plusieurs raisons mais dont une c'est la démographie.
On a oublié l'Europe aussi la démographie. La démographie est un instrument majeur de puissance et de rayonnement. Donc il faut aller à la paix et il faut et les Ukrainiens ont accepté he c'est c'est le feu qui a été refusé par Moscou.
Alors oui, c'est-à-dire que à ce stade il y en a un qui accepte, l'autre fuse. Il y en a un qui accepte, l'autre fuse. Donc c'est ce qu'il a expliqué à mon avis.
Éidment. Donc donc il faut arriver à trouver les deux éléments qui sont très importants. La justice dans les territoires.
Donc il faut trouver une solution territoriale acceptable pour l'Ukraine et puis surtout les forces de garantie nécessaires pour éviter que ça recommence. Quand vous dites des trucs raison Poutine ne recommence à envir. Quand vous parlez des choses raisonnes, ça veut dire qu' on pourrait en rester là aujourd'hui au statuto.
Il garde la Crimée, ça de toute façon tout le monde l'a oublié et ils gardent ce qu'ils ont pu conquérir on leur demande juste pas aller plus loin et ça vous trouvez c'est tolérable aujourd'hui. Aujourd'hui les négociations sont parties sur ce pied. Mais ce qui va pas sur ces négociations, c'est que le président Poutine dit "Non, non, moi je veux le petit bout du Donbas que j'ai pas encore conquis.
Si vous me le donnez pas, je continue la guerre et je finirai par le conquérir. Voilà où on en est dans les négociations. Bon, moi je fais confiance au diplomate, je fais confiance à la porte qui a été ouverte.
C'est déjà une bonne nouvelle et j'aimerais qu'on aille pas forcément à un plan de paix parce que ça ça risque d'être long, mais au moins un cesser le feu pour arrêter ce massacre au cœur de l'Europe. C'est dramatique. Mais c'est la Russie qui s'oppose à se cesser le feu.
On on le rappelle à ce stade. C'est la Russie évidemment. Euh et de toute façon, c'est la Russie qui progresse militairement.
Donc ils sont prêts à continuer. Moi, je je plaide pour la paix et je pense que si on avait fait ça il y a 3 ans, on en serait pas arrivé là. et surtout je plaide pour que dans notre position, nous les Français qui avons euh quand même un rôle important à jouer et on le voit dans les heures qu'on vient de passer et bien je plaide pour qu'on ait les les moyens de notre crédibilité le plus vite possible en France et en Europe.
C'est-à-dire que l'on réarme, y compris moralement le pays. Est-ce que les moyens de notre crédibilité, ça passe par un homme politique à la tête de la France ? 2027 par exemple qui est un peu le de l'expérience de la surface et qui soit capable d'entraîner les gens.
Est-ce que vous avez est-ce que d'abord vous vous avez abandonné la politique ? Est-ce que dans tout ce qui est présent comme candidature, j'ai pas abandonné la politique, je suis jamais rentré dedans. Enfin, un peu quand même.
Enfin, c bon est-ce que vous pensez qu'on a ce qu'il faut dans la classe politique ? Et deuxièmement, vous est-ce que vous restez éloigné de tout ça ou vous vous dites après tout moi, j'ai qu'un objectif à titre personnel, j'aurais pu rester tranquillement à faire mes activités. J'ai repris ma plume parce que je pense que l'heure est grave et que un certain nombre des des des dirigeants présents aujourd'hui et surtout futur parce qu'on va avoir des échanges majeures comme vous l'avez souligné pas encore consci pour remonter un modèle d'armée pour réarmer la France et l'Europe il va falloir du temps. j'estime à 10 ans 2035 et donc il faut pas perdre une seule seconde aujourd'h Jordan Bardella ça vous semble expérimenter suffisamment pour donc c'est pour ça que j'ai écrit ce livre mais je n'ai aucune autre ambition politique derrière si ce n'est de convaincre les dirigeants et de mettre sur le débat public pendant la campagne ce sujet ça sera la première fois depuis la 5e République.
On n jamais réussi il y a des débats avant mais au moment de la campagne c'est pas ces sujets qui surnagent aujourd'hui. Il faut que ce soit ce thème qui surnage. En tout cas, c'est mon avis.
Moi, mon seul souci, c'est que on soit pas comme en 70, en 14 et en 39. Trois cas radicalement différents mais trois cas qui se sont terminés par la défaite. Moi, je suis pour le succès des armes de la France.
C'est pour ça que j'ai gagné. Merci beaucoup Pierre Deviler, ancien chef d'état-major des armées. Je rappelle le titre de votre ouvrage donc pour lequel vous reprenez la parole aujourd'hui pour le succès des armes de la France chez Fillard. [musique] Merci d'avoir été Merci de m'avoir accueilli l'invité de toutes les politiques ce soir sur France info, euh la météo et les informer. [musique] Bonne soirée.
Bonne soirée.