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Discours / meetingMinistère de l'Europe et des Affaires étrangères· 3 octobre 2026 9 minAutoproduitFond programmatiqueSantéEurope & international

Intervention de Jean-Noël BARROT - RDC

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

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Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:44Chiffre
    « 8000 cas enregistrés, 4000 décès dont 1/4 d'enfants de moins de 5 ans »
  • 5:51Fait
    « Ebola ça peut paraître loin, ça peut paraître lointain, mais en fait ça peut aller très vite et ça peut resurgir à tout moment »
  • 6:34Fait
    « Il ne faut pas craindre, il faut pas s'inquiéter, il faut d'abord lutter contre l'épidémie là où elle surgit »

Temps de parole

  • ?100 %

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Jean-Noël Barrot

Bonjour à toutes et tous. Je suis aujourd'hui à Bia, dans le nord-est de la République démocratique du Congo. Ici est l'épicentre de l'épidémie d'Ébola qui s'estv depuis le mois de mai dernier qui est l'épidémie d'Ébola la plus meurtrière de l'histoire de la République démocratique du Congo et la deuxième la plus grave dans l'histoire du monde. 8000 cas enregistrés, 4000 décès dont un/4 d'enfants de moins de 5 ans. Buna, c'est aussi le centre de la riposte contre l'épidémie d'Ébola coordonnée par les autorités congolaises.

Et si nous sommes parvenus collectivement, autorité congolaise, organisation des Nations- Unies, ONG humanitaire à contenir cette épidémie, à éviter qu'elle ne se propage dans d'autres régions, dans des grands centres urbains de la République démocratique du Congo et au-delà jusque des territoires ultramarins français ou jusqu'en Europe, c'est notamment grâce au soutien de la France, aux chercheurs aux travailleurs humanitaires, au personnel soignant qui se mobilisent sans relâche depuis des mois pour faire face à cette épidémie dévastatrice.

Et si je suis aujourd'hui à Bunia, c'est notamment pour témoigner de ce soutien de la France et pour que pour annoncer que nous entendons le renforcer de manière à venir à bout de cette épidémie d'Ébolin parce que les virus ne connaissent pas les frontières et qu'il faut les éradiquer à la racine là où ils surgissent et jusqu'au bout. Ve dire aussi ma fierté de constater que face à cette épidémie, ce sont des chercheurs français mais aussi des travailleurs humanitaires français, des associations françaises qui sont en première ligne.

Cette visite, ces efforts de la France en soutien aux autorités congolaises face à l'épidémie s'inscrivent dans un contexte plus large, celui d'une mobilisation conjointe et partenariale franco-congolaise pour lutter contre les épidémies successives du virus d'Ébola. Je pense en particulier au programme Prisme qu'avait lancé le président de la République lors de sa visite en 2023 en s'appuyant sur l'expertise mondialement reconnue du professeur Mouembé qui m'accompagne aujourd'hui à à Bugia lors des différentes étapes de cette visite.

Je pense évidemment à la conférence nationale humanitaire qui se tiendra à Paris, qui s'ouvrira mardi prochain et qui sera l'occasion pour nous de continuer à renforcer cette dimension de l'action internationale de la France. Une visite qui s'inscrit dans un contexte où l'aide humanitaire fait l'objet euh d'attaque politique partout dans le monde et y compris jusqu'en France.

Et je veux dire ici que les 30 centimes par français que constitue l'aide humanitaire et l'aide plus généralement apportée par la France dans la lutte contre le virus d'ébola ici en République démocratique du Congo sont indispensables non seulement pour protéger les Congolaises et les Congolais de ce fléau, mais également pour protéger les Françaises et les Français puisque je le disais tout à l'heure, les virus ne connaissent pas les frontières et vous ne pouvez vous en prémunir qu'à la condition de les éradiquer là où ils surgissent si si loin cela puisse être du territoire national.

Cette région orientale de la République démocratique du Congo qui est meurtrie par des conflits depuis des années et des décennies auquels s'ajoutent ces épidémies d'ébol est également marqué. Le professeur Moukembé l'a parfaitement décrit par les violences sexuelles à l'encontre des femmes et des filles. C'est pourquoi j'ai tenu à me déplacer dans un centre d'accueil des victimes de violence sexuelles liées au conflit.

l'association Saopadi, solidarité féminine pour la paix et pour le développement intégral avec laquelle la France travaille depuis des années, qui accueille ces victimes de violence et qui leur offre un accès aux soins, à l'aide psychologique, à la justice et à la réintégration sociale et économique.

Hier à Kinshasa avec le ministre de la justice, nous avons signé un protocole qui va nous permettre de continuer à soutenir cette association avec un projet dédié pour l'accès à la justice, pour faciliter les audiences foraines, c'est-à-dire le déplacement de magistrats dans les communautés, dans les villages pour que justice puisse être rendue et que les femmes victimes de violence puissent être réparées dans les dommages très profonds qu'elles ont subi. C'est une fierté pour la France.

de travailler main dans la main avec les autorités congolaises sur ce sujet qui était indispensable parce que c'est une des responsabilités principales de la France que devrait partout et et toujours pour la paix. Il n'y a pas de paix pour la justice. La justice, ça commence par les femmes et les filles victimes de violence sexuelle, d'atrocité sexuelle comme c'est le cas dans cette région de la République démocratique du Congo. Monsieur le ministre, vous avez annoncé que la porte all augmenté son pas.

Ça veut dire que dans le cadre des discussions budgétaires qui vont s'ouvrir dans les prochains jours, nous nous proposerons une allocation de nos moyens en matière humanitaire pour aller jusqu'au bout de cette lutte contre Ébola. Parce que je sais que à certains observateurs, peut-être parfois à certains responsables politiques, Ebola ça peut paraître loin, ça peut paraître lointain, mais en fait ça peut aller très vite et ça peut ressurgir à tout moment.

Et même si les efforts collectifs sous sous l'autorité du gouvernement congolais, l'efforts des humanitaires, des soignants et des chercheurs, les efforts du professeur Muyembé et de ses équipes ont permis, je le disais, de contenir la propagation de l'épidémie, elle peut ressurgir très rapidement. Et à tout instant, notre responsabilité c'est de l'éviter, d'éviter ses résurgences, de nous donner les moyens de le faire à la fois pour protéger les Congolaises et les Congolais, mais aussi pour protéger les Françaises et les Français. Monsieur Dus qu'on a déjà connu un premier cas des volats emporté en France. Est-ce qu'il faut craindre d'autres cas à l'avenir ?

Et comment est-ce que vous est-ce que comment la France se préparera ? Il ne faut pas craindre, il faut pas s'inquiéter, il faut d'abord lutter contre l'épidémie là où elle survit. C'est la raison de ma présence ici à Bun aujourd'hui. Et ensuite, il faut se préparer mais pas se préparer dans son coin. La France porte une diplomatie en santé qui consiste à considérer que les risques épidémiques et pandémiques non n'ont pas de nationalité.

Si nous avons cueilli accueilli à Lyon le siège de la formation de l'Organisation mondiale de la santé, c'est précisément parce que comme ici à Bun et comme l'a rappelé le professeur Muyembé toute la journée, vous n'avez aucune chance de contenir une pandémie dans le cadre d'un virus comme Ébola qui est extrêmement contagieux. Si en première approche les soignants les personnels soignants ne sont pas formés de manière à ce qu'ils puisse éviter d'être eux-mêmes vecteurs de contamination.

Et c'est tout l'objet de ce que nous faisons ici avec les équipes de l'ambassade, avec le centre de crise et de soutien du ministère des affaires étrangères, soutenir les acteurs de terrain dans toutes les dimensions de la réponse de la repost à l'épidémie pour éviter tout simplement qu'elle puisse aller jusque jusqu'en Europe et jusque sur le territoire nationaux. Monsieur le ministre, vous avez visité le centre de traitement de volat de Ronfara. des centres de traitement et personne ne se prend de cette maladie. Euh, vous satisfait des conditions d'accueil de ce malade ?

Ce que je constate c'est que épidémie après épidémie, les autorités congolaises, les acteurs de la Rost perfectionnent leur méthode pour juguler le plus rapidement possible et le plus efficacement possible l'épidémie. avec 8000 cas enregistrés, 4000 décès dont un/art d'enfants de moins de 5 ans, on ne peut que se désoler de l'ampleur de cette épidémie.

mais sans la mobilisation collective à laquelle j'ai assisté aujourd'hui qui qui réunit des acteurs internationaux, des organisations des Nations- Unies, des ONG, des Français, je le disais à la fois chercheurs, soignants, mais aussi travailleurs humanitaire, avec un tel niveau de viralité, l'épidémie se serait sans doute propagée dans d'autres régions du Congo. Elle aurait atteint des grands centres urbains. à partir de là, elle aurait peut-être atteint d'autres pays d'Afrique et elle se serait propagée bien au-delà.

Donc, je considère évidemment que cette épidémie qui vient s'ajouter à d'autres calamités que cette région a subi est une tragédie, mais que grâce à la mobilisation collective soutenue par la France, nous avons obtenu des résultats dont il faut savoir se féliciter. Merci beaucoup. Merci à tous. Yeah.