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interviewSud Radio· 4 juillet 2026 23 min

"On n'est pas obligé d'avoir de la viande dans l'assiette pour prendre du plaisir à manger"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

La Caisse départne île-de-france [musique] fière de soutenir toutes les femmes, vous présente Sud Radio Parlons femmes. Judit B. Parlons femmes sur Sud Radio, c'est maintenant.

Bienvenue les amis pour cette dernière de la saison. Je suis avec Michel Prims. Bonjour Michel.

Bonjour Julie. Vous êtes entrepreneur condatrice des restaurants Christine et Vivide à Paris avec votre compagnon le chef Jérémy Grodidi de votre parcours au Luxembourg à l'ouverture de deux adresses remarquées he dans la capitale. Vous incarnez une nouvelle génération de femmes qui entreprennent avec audace.

Autant vous dire qu'on aime ça ici. Parlons femmes, c'est maintenant. Sud radio.

Parlons femmes. Juditth Bell. Alors parlons femme vous pose des questions Michel.

On va commencer par quelle femme vous fait rêver ? Bah merci déjà pour l'appel présentation. plaisir euh pour rester dans la cuisine, je dirais peut-être Greta Thenberg, une personne comme ça, c'est toujours difficile de donner un nom, mais quelqu'un de très engagé malgré peut-être voilà son âge au début ou peut-être des maladies qu'elle a enfin hyper intéressant et devenant l'écologie une grande grande femme pour moi.

D'accord. Mais elle est elle est très elle est très engagée mais du coup elle est très assérée dans ses points de vue aussi hein. Ça c'est clair.

C'est ce qui vous plaît ? Ça me plaît peut-être je suis pas forcément d'accord avec 100 % de ce qu'elle dit mais je trouve queil faut avoir le courage pour pour justement pour se positionner et autant avoir des des positions bien tranchants. Est-ce qu'il y a un moment de doute qui vous a transformé Michel ? euh bah plein de moments de doute euh notamment qui me vient euh premier qui me vient bah surtout bah on a quand même changé de enfin moi je vais du Luxembourgement euh donc du coup de venir à Paris et du coup de s'installer tout nouveau bah ça remet toutes les cartes ça remet un peu ça remélange toutes les cartes du jeu et on se pose évidemment la question bah est-ce qu'on est assez bien aussi pour réussir dans une capitale mondiale quand même de la gastronomie h et alors bah et [rires] alors pour l'instant ça se passe plutôt pas mal je dirais oui ça vient de commencer he [raclement de gorge] vient de commencer clairement extern mais on est quand même plutôt content de comment ça a commencé ou est-ce que vous Pensez que notre société, elle aime les femmes puissantes ?

Euh, je diraiis non. Pourquoi ? Je dirais non parce c'est quand même toujours plus compliqué.

Enfin, je pense surtout pour mon métier, c'est là où tu me connais, c'est quand même toujours plus compliqué pour une femme de de réussir, pour une femme de s'imposer. Surtout dans des métiers assez masculins que ça reste encore le milieu de la cuisine, même si ça change quand même beaucoup. Euh et bah le monde est quand même fait, enfin c'est un point un monde farchat. dans leader même si j'ai l'impression que ça commence un peu de changer et qu'on a envie un peu de voir aussi les femmes dans des positions de leadership.

Ouais, ça évolue heureusement. Quand quand on parle de patriarcat pour vous, est-ce que c'est un système vraiment encore existant aujourd'hui ou est-ce que c'est un peu hasbine de parler de ça ? Euh je pense pas du tout que c'est hasbine.

Je pense c'est très très d'actualité dans certains métiers, peut-être plus d'autres dans certains milieux dans la dans la restauration en général clairement. Vous avez pas ce problème parce que vous êtes avec votre compagnon et que vous montez une affaire à deux mais peut-être qu'une femme seule qui monte une affaire dans la restauration c'est plus compliqué. Bah clairement et même moi enfin quand on se présente à deux, ça nous arrive quand même souvent euh par votre mari, pas à vous.

Clairement des sujets qui me concernent moi limite he 100 % euh et qu'est-ce que vous faites dans ces cas-là ? Alors bah euh heureusement je suis avec quelqu'un quand même de très conscient. Donc c'est surtout du coup Jérémy aussi qui dit bah en fait c'est pas moi qui gère ça, c'est elle où clairement je m'impose quoi.

Enfin si j'ai le choix pas hésiter quoi un moment donné faut pas hésiter. Enfin aujourd'hui en tout cas je en fait la timidité elle a rien à faire là-dedans quoi. On est d'accord.

C'est clair. Faut s'assumer encore plus quand on est une femme en fait. Je pense, je pense.

Et qu'est-ce que ça apprend d'être une femme que rien d'autre pourrait vous apprendre à votre avis ? Michel Prims ? euh que rien d'autre pourrait nous apprendre.

C'est une grande une grande grande question ça. Euh je pense par le fait de justement de se battre un peu quoi, de pas se laisser faire forcément et dans des des situations peut-être assez banales, assez lambda où bah un homme aurait aucun sujet ou qui pourrait se balader tout simplement enfin sans aucun problème. Bah en tant que femme, on se pose peut-être plus de questions et on se demande plus comment euh comment trouver les chemins pour justement.

Ouais, je pense. Alors Michel Prestine, c'est H rues de Mobug dans le 9e et Vivine, c'est aux trois rues d'encour pour les auditeurs dans le 18e à Paris. Vous avez commencé par Christine c'est un bistro nature en fait.

C'est ça que vous avez ouvert. En fait, l'idée c'est de faire de la restauration engagée quoi. C'est ça exactement.

Donc on dirait que producteur avec une axe très très végétale dès le départ et du coup bah avec tes cartes qui évoluent un peu en fonction de ce qu'on reçoit tous les saisons aussi. Exactement. D'accord.

Euh donnez-nous un exemple de ce qu'il y a sur votre carte comme type de plat par exemple. Bah typiquement en ce moment c'est le moment archou courgette. Euh c'est un peu le même meilleur moment pour moi personnellement.

Il y a bien tous les tomates qui arrivent. Euh et notre place et nature qui est la tarte aux champignons avec euh une vinaigrette à la tanka, une crème à la tanka et euh de la noisette pour très très bonne. D'accord.

Et alors comment vous voulez créer les enfin comment créer votre c'est votre mari he qui a qui est Jérémie Grodidier qui est à la cuisine ? Comment est-ce que il les crée lui les recettes ? Est-ce que c'est au feeling justement en fonction de ce qu'il va recevoir, de ce que vous avez cherché ?

Évidemment, j'imagine qu'il a ses producteurs à tirer Oui, tu clairement. Après, c'est vraiment un travail d'équipe, donc c'est un échange d'idée entre la salle, la cuisine. Bah moi un peu moi, je suis en cuisine mais vousz évidemment évidemment j'adore, c'est le meilleur moment de la journée mais c'est vraiment en fonction de ce qu'on reçoit, on a à peu près quand même un prévisionnel de ce qui va arriver dans de tr semaines et du coup on on se on réfléchit aussi un peu stratégiquement sur la carte. parce qu'on peut faire quelque chose de de frais, de de plus peut-être fumé ou de plus gras, de plus consistant.

Enfin, c'est déjà un peu un moment clé dans la carte pour que ça se pos une carte cohérente et après c'est vraiment en fonction des tests des idées de choses qu'on a peut-être goûté, qu'on a vu ailleurs, qu'on a envie de créer. On teste et si c'est bon, bah voilà, ça part sur la carte. Et alors ce que vous essayez de démontrer, c'est qu'on peut manger du végétal et et kiffer quoi.

Pardon, excusez-moi le terme, mais c'est ça qui me vient hein. C'est ça. C'est exactement ça.

Ouais. C'estàd qu'on est'est pas obligé d'avoir de la viande dans l'assiette pour pour prendre du plaisir à manger, quoi. Exactement.

Bon, alors quand on a des viandards comme moi en face, qu'est-ce que vous allez me proposer ? Moi qui suis viandarde, qu'est-ce que vous me posez sur table ? Bah, je pense il faut juste rester ouvert d'esprit et goûter.

Voilà. D'accord. Parce que les plats en sauce, on va aimer effectivement, les légumes, ça dépend comment vous les traitez et cetera.

Est-ce que du coup vous avez des plats qui sont axés sur la protéine justement pour les gens qui en ont besoin puisqu'ils mangent pas de viande ? Enfin, comment vous fonctionnez là-dessus ? Oui.

Après aussi surtout bah c'est aussi la manière comment on traite le légume. Donc en gros on utilise vraiment les mêmes techniques de cuisine du coup qu'on utilise pour la viande ou le poisson qu'on qu'on applique du coup aux légumes. Donc le fumage, le braisage vraiment de une cuisson vraiment concentrée dans son propre jus avec des sousces bien concentrées aussi et en fait c'est ça qui donne la gourmandise au-delà de charger des remplaçons pour faire un un cré un nouveau c'est créer un nouveau chemin en fait.

C'est ça. C'est ça exactement avec les choses qu'on sait déjà faire. Et alors ce qui est intéressant vous, c'est que dans le rôle dans donc il y a il y a votre mari, on l'a dit hein Jérémie qui qui a la cuisine, vous vous créez l'expérience globale en fait.

C'estàdire que votre rôle il est tant l'accueil que la déco que euh les les producteurs aussi, c'est vous qui travaillez les relations avec les producteurs beaucoup. Ouais. Enfin après c'est vraiment un travail collaboratif euh enfin entre Jérémie et moi et tout le reste de l'équipe aussi.

Mais euh vous allez à Ring à 3h du matin ? Alors justement on travaille pas avec Rist notamment on travaille vraiment direct product en direct des fermes qui a nos livres qui sont des fermes de France du coup. D'accord.

On est vraiment sur un circuit court. C'est ça exactement. Après, on a certaines exceptions, notamment les fruits à coque qui viennent du sud-ouest, pareil d'une coopérative en bio du cooking.

Et c'est que du bio. C'est presque du bio. On fait certaines exceptions sur certains produits des fois ou sur des sur des fermes qui sont raisonnés mais pas en bio mais ça c'est rare surtout ce qu'on fait pas en bio c'est tout ce qui est ferme urbaine du coup à Paris où c'est en bioponie.

Donc de base ils peuvent pas être certifio. D'accord. Mais dans l'idée, on aimerait quand même bien que ça soit en tout cas très bien fait.

Ouais. Hm. Et alors ce qui est intéressant, c'est qu'en fait, il y aussi une sélection des vins qui est faite.

Est-ce que comme ça varie tout le temps la carte toutes les de tr semaines et tout, est-ce que vous variez les vins autant ? Et comment vous comment justement vous arrivez à le créer en amont, à savoir quel vin va aller avec tel et cetera ? Si ça change aussi rapidement, vous avez une carte qui doit être très évolutive quoi.

Bah clairement bah notamment du coup pour vivide où on propose aussi un accord du coup en menu 7 ton unique. Bah là c'est vraiment en fonction des plats. On choisit les vins de ce qu'on a dans la cave ou des fois même à l'inverse qu'on goûte des vins.

Enfin on avance sur des salons ou avec des dégustations avec les vigorants et on se dit ah bah ça ça pourrait être super pour l'endement là. On a eu la fraise il y a quelques semaines. Bah on a acheté des vins, on les a gardé de côté pour attendre du coup le pas de la fraise qui arrive.

Oui, parce que vous prévoyez en fait quand même. Et alors Christine Vivide, expliquez-nous pourquoi les deux et est-ce que c'est la même chose ? Quelle est l'expérience des deux ?

Bah Christine du coup plus accès bistro, bistronomie comme on veut mais plutôt quand même bistro avec une carte du coup très accessible. jeudi au qui est pas trop cher quoi. qui est pas trop cher.

Euh, exactement et du coup avec une expérience un peu très simple de tous les jours, une bonne cuisine très cool, un accueil très sympa euh et très facile. et viv du coup l'idée d'ouvrir une deuxième expérience plus gastronomique, un peu plus haut niveau mais dans le sens où enfin même Pristine sait très bien travaillé mais bon vu que est sur un menu unique donc c'est vraiment une expérience en total où on passe 3 heures à table voilà avec les vins qui vont avec ou les boissons d'ailleurs sans alcool aussi qui vont avec donc il se veut plus gastronomique mais toujours avec une approche hyper détendue assez à la coule enfin il y a pas c'està-dire que l'idée c'est que vous faites votre cuisine mais avec une hospitalité chaleureuse quoi. des codes en fait gastronomique en général dans les restaurants on parle des serveurs des nappes et cetera et vous vous avez décidé de casser ces codes là en fait c'est ça exement parce qu'on vouit quelque chose qui nous ressemble et qui ressemble aussi à notre équipe et on n'est pas du genre à voilà à se mettre des des petites pneus papillons pour travailler donc oui parce que j'ai lu qu'en fait vous invitez les convives aussi à partager les émotions de la brigade.

Qu'est-ce que ça veut dire ça ? Bah notamment à Vivi du coup on a une cuisine vraiment ouverte dès qu'on rentre dans la salle donc on passe devant et d'ailleurs c'est les cuisiniers au qui qui servent du coup les clients. OK.

Exactement mais ils sortent vraiment avec du coup bah en tablier comme ils sont en cuisine ils sortent du coup sur téléplace qui par eux parce que du coup ils voient les clients ce qui est quand même rare des fois dans les cuisines et aussi pour les clients parce que du coup ils parlent directement à ceux qui ont fait les plats et il a quand même personne qui peut mieux l'expliquer que celui qui l'a cuisiné. Ouais c'est vrai ça. Et du coup ça fait beaucoup de cuisiniers non ?

Ça fait beaucoup [rires] de cuisiner Bah en général sur bah surtout quand on fait du légumes il y a énormément de mises en place donc et c'est aussi un menu quand même qui est très très bien travaillé donc ça fait beaucoup de main. Ouais. Vous avez combien de personnes en cuisine ?

Euh, on est toujours quatre du coup à Vivide en vrai avec des équipes qui pas qui tournent parce qu'ils travaillent enfin ils commencent très très la journée donc ils font des moins de jours dans la semaine toujours deux en salle et en total Ouais. On est une 25 dans le dans les deux restaurants une rebot qui roule quoi. Alors ce qui est intéressant aussi c'est que le lieu il reflète parce que vous c'est un acte militant en fait hein.

On commence à comprendre. C'est-à-dire que quand même la la restauration c'est un acte militant dans dans le sens où vous avez envie de la démocratiser quand c'est de la gastronomie. vous allez trouver des solutions au lieu de au lieu de de proposer des substituts pour justement créer de la gourmandise là où certains iraient la chercher ailleurs d'habitude.

Et puis et puis le lieu aussi hein, l'immobilier, les les matériaux que vous réemployez, les céramiques artisanales et cetera. L'idée c'est toujours de d'aller chercher d'être vertueux mais en étant élégant. C'est ça.

C'est ça. Bah je sais pas si c'est vraiment militant. Pour moi c'était pas jamais un vrai choix de se dire "En fait pour moi c'était une évidence en fait." D'accord.

Là, typiquement, on sort d'une qualité de faire un restaurant végétal quoi. Clairement enfin de vraiment pour moi c'est on a une énorme responsabilité en tant que restaurateur même en tant que chef d'entreprise, j'ai envie de dire. Là, on sort d'une grande canicule à Paris.

Bah enfin tout partout d'ailleurs en Europeé je me dis bah il faut qu'on agisse quoi et le faire autant de manière très gourmande et joyeuse et pas porter un message négatif parce que souvent si on parle de l'écologie c'est assez porté sur bah on n pas le droit de faire ceci de faire cela mais de dire bah en fait ça peut être super chouette super bon et autant si ça on a des clients qui viennent qui savent limite que c'est végétal et c'est pas le but en fait on a pas envie de dire que tout le monde doit être végétarien ou végan demain c'est pas du tout le notre sujet on a envie de dire tous globalement on doit manger moins de protéin animale pour la planète pour plein d'autres raisons aussi si on veut. Mais du coup l'idée c'est que bah faisons-le de bonne manière quoi, faisons-le gourmand, joyeux et passons un bon moment à table. Et si ça s'arrête là, bah très bien, on repart les main et chacun fait son.

Donc en fait, c'est un restaurant végétarien qui est ouvert à tout le monde. Est-ce qu'il y a des œufs, du poisson ou c'est que du légume ? Alors Christine du coup c'est végétarien et vi par contre c'est végan sans qu'on le revendique parce que le mot est un peu très coné aussi très très cliché [rires] mais voilà il y a plein de gens qui se rendent même pas compte et c'est c'est très bien enf c'est pas ça donne envie en tout cas allez restez avec nous parlons femmes c'est l'émission qui vous raconte les femmes puissantes vous l'aurez compris vous êtes aujourd'hui avec Michel Primes qui est condatrice des restaurants Christine et Vivide à Paris rester avec nous la Caisse départ île defance fière de soutenir toutes les femmes vous présente Sud Sud Radio Parlons femmes.

Judit B. [musique] Parlons femmes et parlons vrai sur Sud Radio comme chaque samedi à 13h30 en sachant qu'aujourd'hui c'est la dernière de l'année. Donc restez avec nous jusqu'à la fin de l'émission.

Vous allez manquer mais vous inquiétez pas on vient en septembre. Vous êtes en compagnie de Michel Prims he qui est entrepreneur condatrice des restaurants Christine et vivide à Paris. Alors Michel Prims, vous êtes du coup vous venez du Luxembourg vous avez vous venez de Bétembourg précisément.

Racontez-nous, en fait, au départ, vous étiez pas du tout porté sur la restauration, vous aviez décidé d'être médecin. Oui, mais j'ai très vite changer d'idée une fois que j'ai fait un stage enfin dans un hôpital et je me suis rendu compte que c'est quand même pas très ce qui me plaît. Ouai.

Pourquoi ? C'était trop de travail, trop de fatigue, trop d'implication. C'était une vocation que vous aviez pas en fait ?

Non, je pense oui. Enfin vraiment beaucoup de mérite pour les médecins mais je pense c'était pas mon chemin. D'accord.

Et votre vocation du coup c'est la restauration ? Bah il me semble que oui. En tout cas, ça me plaît bien.

D'accord. Vous avez vous en êtes rendu compte parce que vous êtes allé c ailleurs finalement ? Mais en fait, j'ai toujours travaillé à côté de mes études dans les restaurants dans des bars dans le temps et ça m'a toujours bien plu et je me suis dit bah pourquoi pas faire de ça un métier du coup.

Hm. Alors ce qui est intéressant c'est que vous êtes allé faire un tour à New York et puis vous êtes revenu au Luxembourg. Après vous avez dirigé vous avez été dit de cadre hein au groupe dans le groupe Mamas Boy et puis directrice opérationnelle de cinq établissements à seulement 23 ans.

Autant dire que oui effectivement c'était une route toute tracée. Quand on a 23 ans et qu'on se retrouve directrice opérationnelle de cinq établissements on imagine que ça forme très vite. Euh comment ça s'est passé ?

Comment vous êtes fait votre place ? On a envie de savoir est-ce que vous avez dû combattre peut-être aussi plus que les autres évidemment puisque jeune et femme c'est compliqué. Bah clairement bah on a parlé de ça au début de l'émission justement bah quand on est bah une femme et qu'on est assez jeune et surtout bah moi j'étais une des seules aussi qui enfin Luoise à l'époque enfin c'est assez assez dur.

J'ai eu la chance que j'ai toujours travaillé avec des gens très bienveillants notamment dans la direction tout qui m'ont toujours soutenu. C'était toujours enfin ça s'est jamais posé ça joue quoi clairement et c'était jamais une question de est-ce que je suis une femme ou pas ou comment ça se fait. Enfin, on m'a toujours soutenu et donner très vite des grandes responsabilités.

Donc, je suis très reconnaissante pour ça. Après, c'est clair, bah il faut il faut peut-être se battre un peu plus que d'autres. Ouais.

Des réunions, on est moins pris au sérieux. Enfin, du coup, pas qu'est-ce que vous faites ? Vous tapez du point sur la table ?

Vous gueulez ? Qu'est-ce que vous faites dans ces cas-là ? Non, je pense mais faut juste pas enfin moi j'ai jamais eu peur de dosser le temps ou de de m'imposer en fait sur me couper la parole.

Bah, c'est typiquement ce qui se passe dans ce genre de de moment. Bah voilà, je reprends ma phrase où je dis aux gens bah excusez-moi mais j'étais en train de parler. J'ai pas peur de manière toujours charmante et et sympa, mais je pense il faut pas faut pas se laisser faire très rapidement parce que sinon bah après c'est compliqué.

Et alors justement c'est là que vous avez rencontré votre amoureux quoi, Jérémie Grotier qui est venu, votre votre mari. Euh en fait c'est en discutant ensemble, c'est des projets d'amoureux, vous voulez créer une restauration libre et tout, vous avez une passion commun. Comment ça se passe la création de ce projet ?

Bah clairement, bah nous on s'est ben on a rencontré au travail. Moi je voulais toujours ouvrir un restaurant. lui l'avait déjà avant mais qu'il avait plus et que bah il avait envie de réouvrir aussi.

Et du coup bah évidemment on est en couple donc c'était assez rapide, on travaillait déjà ensemble, on savait que ça marchait bien en terme de travail. On s'est dit bah évidemment on a envie d'ouvrir ensemble et du coup aussi l'idée de venir à Paris parce que bon Luxembourg c'est chouette mais en terme de restauration c'est assez petit et vu que moi j'étais à New York avant j'avais vraiment envie de retrouver cette grande ville cosmopolite. Et lui Jérémy il avait envie aussi quoi.

Bah lui il s'est dit si elle est contente ça me va. Lui il vient du Luxembourg aussi. Il vient de Nancy.

D'accord. Et donc en fait le fait de Paris c'est quand même effectivement un sacré défi, hein. C'est pas n'importe quoi Paris.

Euh qu'est-ce qui fait que vous vous trouvez le succès assez rapidement finalement à votre avis ? C'est parce que c'est un concept. Bah je enfin honnêtement c'est gentil de dire succès.

Moi j'ai jamais cette impression en fait. Je suis toujours étonnée bah déjà que j'ai la chance d'être ici aujourd'hui. Je me rends pas compte à quel point c'est un succès.

Enfin nous on a juste essayé de faire ce qu'on aime bien faire mais on est là quoi. On travaille beaucoup aussi. Enfin on est beaucoup là.

On a eu enfin vraiment beaucoup de chance avec les gens qui nous entourent dans les équipes qui sont très motivés, qui donnent vraiment beaucoup. Euh et après oui, peut-être aussi le concept qui joue qui bah qui est axé quand même sur un peu la tendance aussi mais c'était jamais vraiment la question pour nous. Enfin, je pense c'était juste faire quelque chose qu'on aime vraiment bien faire avec patient et avec beaucoup de travail et il me semble que c'est ça le Vous vous êtes végétarienne ou végan ?

Euh moi je suis végétarienne depuis 18 ans. Enfin très longtemps par conviction aussi en fait. Par conviction.

Ouais clairement. Non c'est pas une histoire de goût, c'est une histoire de sauver la planète quoi. C'est ça.

D'accord. Euh l'idée c'était aussi de de de d'incarner cette nouvelle génération de femmes en fait qui qui réinvente l'audace, j'ai envie de dire, parce que réinventer la restauration, s'installer à Paris, enfin tout ce que vous nous racontez de votre parcours, c'est imprimé d'audace. L'audace, c'est un mot important euh dans l'incarnation des femmes aussi.

H h ouais. Bah c'est gentil de le dire comme ça. Oui.

Bah nous on s'est jamais posé la question, je pense. Surtout avec le choix de venir à Paris, on était limite un peu naïf. On se dit "Oh bah c'est chouette, pareil, on y va." H et je pense c'est vous avez été accueilli comment au départ ?

Bah plutôt très bien étonnant. Ouais mais franchement nous on a par c'est très bien entendu avec nos voisins enfin restaurateur donc plutôt chouette et je pense c'est des fois un peu la naïvité qui est payon se pose pas trop de questions justement c'est ça qui bah qui donne l'audace quoi. H l'idée c'est aussi de prouver que l'ambition l'excellence et la responsabilité hein parce que c'est ça que vous racontez ça va ensemble quoi.

Oui bah clairement ouais c'est sûr. Hm. Et euh votre parcours, il il rappelle aussi que que changer de voix, c'est une c'est important de pouvoir se permettre de changer de voix et de créer sa propre aventure.

Bah, je Oui, je pense enfin il faut vraiment enfin on a quand même aujourd'hui euh ceux qui ont la chance, beaucoup d'entre nous ont la chance de faire vraiment ce qu'ils aiment bien faire et je pense que si on bah si la passion nous guide, c'est là où on trouve aussi du succès quoi. Enfin, en tout cas, moi j'ai eu la chance d'avoir ce de pouvoir choisir mon chemin et je suis très content de l'avoir fait. Si vous deviez donner un conseil à une jeune femme qui a envie de devenir managuse comme vous, euh enfin en tout cas patronne de resto, euh sur le management justement des équipes, comment est-ce que vous faites ?

Qu'est-ce que qu'est-ce que vous lui direz à cette jeune fille qui vous dirait comment on fait ? Bah je pense de suivre la voix, enfin suivre si on a envie de faire ça, d'y aller d'y aller avec beaucoup de passion euh beaucoup de bienveillance envers les gens, de pas avoir peur aussi de demander l'aide. Vous gueulez jamais vous en tant que patronne ?

Euh guler non rarement des fois avec chérémie [rires] quand il y a personne autour et avec les employés c'est comment avec vos avec vos employés ? Bah je pense en fait c'est un peu ce qu'on donne ce aussi ce qu'on reçoit donc enfin je vais je jamais vous envoyez vous le récupérez quoi. C'est ça.

Jamais j'accepterai que quelqu'un dans l'équipe que sur quelqu'un d'autre. Donc je vais pas faire ça. Et je pense pas que c'est enfin c'est un peu mauvais mauvais management dans le sens où parce qu'on doit être une femme parce qu'on doit s'imposer un doit gueuler.

Pas du tout. Au contraire enfin on peut très bien se positionner mais clairement peut très bien se positionner sans gueuler sans hausser le temps et surtout dans une restauration où aujourd'hui on a quand même des scandales qui éclatent de tous les côtés de l'harcèlement de de mauvais mauvais management. Bah évidemment que non.

Oui, c'est vrai qu'on a beaucoup eu pendant très longtemps cette image des cuisines où où c'est une brigade qui se fait, on peut le redire, gueuler dessus par son patron pour pour arriver à l'excellence. Comment est-ce que vous faites pour les motiver vos employés du coup ? Bah, je pense justement en créant un environnement de bienveillance que tout le monde a envie de de se donner et envie de de s'améliorer tous les jours bah ensemble et aussi individuellement.

Euh et je pense c'est ça qui donne enfin qui on va aller beaucoup plus vite et beaucoup plus loin que si on essaie juste de d'aller par peur parce que on est tous euh voilà euh tous bloqués en fait de de faire quoi que ce soit et aussi bah de prendre un peu le enfin aujourd'hui les deux restaurants c'est pas le résumé de mon travail ni celui de Jérémy Moi, c'est vraiment le résumé de travail de tous nos équipes euh et c'est ça que je pense chacun l'impression de pouvoir donner un peu de soi et ça qui motive tous les jours. Allez-y, racontez-nous ce que vous avez chez Christine et Vivide à la carte en ce moment pour donner envie aux auditrices, aux auditeurs. Alors du coup à Pristine la tarte aux champignons qui est notre seul plein signature euh très chouette.

Euh en plat en ce moment, on fait les aubergines fumée froide avec une crème du barry au-dessus parce qu'on avait encore les chou-fleurs de la saison d'avant avec une harissa bien pimentée. Euh à Vivide en ce moment, on va être sur une tartelette noisette et fenouille. Euh on va être sur des tourtelinites de fraises en dessert rôti.

Ça vous suffit ? Alors on a envie d'en savoir plus évidemment un dessert par exemple. Alors un dessert voilà très très récemment tartelette noisette avec des pêches frôtilles à vides avec un massaké au côté des poutres mais la noisette cette saison alors la noisette du coup on l'a gardé on l'a toute l'année exactement c'estàd qu'en fait vous vraiment vous prévoyez à l'avance un certain nombre de plats en fonction de la saison vous avez déjà on imagine un espèce d'organigramme de ce que vous allez proposer au fur et à mesure.

Alors dans l'idée et après c'est vraiment au dernier moment Ouais c'est clair. Enfin, on a un peu une idée de se dire voilà début juillet, on aura les tomates. Bah là, on en a pas encore.

Donc du coup, on garde un peu d'autres plats un peu plus longtemps, on les aura dans une semaine ou dans deux et c'est vraiment un peu une prévision mais dans le sens de voilà, c'est comme la créativité qui prône et on s'adapte au fur et à mesure. Est-ce qu'on peut être Je sais pas si vous avez ça dans vos projets, on est dans une émission qui parle des femmes donc je me permets de vous poser des questions de femmes. Quand on est directrice de restaurant et entrepreneur comme vous, est-ce que le projet d'enfant est dans l'idée ?

Alors, il est pas dans l'idée euh mais pas pour des raisons de restaurant, juste pour des raisons personnelles. Donc, c'est jamais une question enfin c'est une question que je pos la terre, c'est ça en plus je vais pas le [rires] rajouter sur la couche non pour aussi des raisons juste personnelles. Je me sens pas être maman.

Enfin, c'est un choix euh mais je pense quand même que ça peut très bien se réunir. Oui, enfin je vois plein de femmes autour. vous votre choix personnel dans on est quand même dans une société où les femmes sont encore un peu regardé de travers quand elles décident de pas faire d'enfants alors qu'il y en a plein qui font ce choix de principe effectivement ou parce qu'elles ont pas envie ou pour leur raison personnelle mais en tout cas c'est un choix possible.

Est-ce que vous avez eu des regards comme ça sur vous ou pas du tout ? Bah je pense j'ai un caractère assez tranché pour pas trop question. Non mais je me dis bah c'est mon corps c'est mon choix. dans mon coupleê et puis vos bébés, c'est vos restaurants en fait.

C'est ça quoi. Je dirais pas que c'est la même importance quand même pour le respect de tous les enfants et tous les parents. Mais en tout cas, oui, on est très cont le comparatif quoi.

C'est ce qui vous occupe. En tout cas, en tout cas, on est très content comme ça. Mais je pense pas que c'est forcément lié à ça.

Enfin, je pense très bien au contraire, il y a plein de de femmes, même des chefs en cuisine qui arrivent à gérer les deux. Enfin, c'est juste une question de comment s'organise mais en tout cas pour nous ça jamais. Donc en fait, le message qu'on qu'on pourrait passer à toutes les femmes qui nous écoutent qui nous écoutent aujourd'hui, ça serait quoi Michel Prims ? de faire quelque chose qu'on a bien faire et d'essayer de faire au maximum enfin mieux dans ce qu'on de pas avoir peur d'allier les enfants, la smala et tout le voilà parlons femmes, c'est les femmes puissantes parce que c'est les femmes qui s'assument quoi hein.

Donc s'assumer dans ses choix. Ça sera le mot que j'aurais envie de vous vous dire hein pour cette fin de saison chers auditrices. Assumez-vous dans vos choix, n'ayez pas peur de l'audace.

Incarnez votre puissance, prenez les reines de votre calèche ou les clés de votre voiture comme vous le voulez. En tout cas, vos destin vous appartiennent. C'est très important.

Vous êtes d'accord Michel Prince ? Voilà. Merci beaucoup d'être venu partager avec nous.

Vous avez deux restaurants, je le rappelle. Un Christ Pristine qui est H rue de Mobuche dans le 9e à Paris et puis Vivide aux trois rues d'Encours. Merci beaucoup de nous avoir suivi toute cette saison.

C'était Parlons femmes sur Sud Radio. C'était la dernière de la saison, vous l'aurez compris aujourd'hui. Puis vous n'oubliez pas dès demain 19h, c'est excellent.

C'est la dernière de la saison aussi avec deux invités exceptionnels. Merci à Janouchan en régie pour vous et puis surtout prenez soin de vous. Je vous embrasse.

Je vous retrouve en septembre mais juste avant ça le 27 juillet pour les vraies voies du 27 juillet au 14 août. Merci. Bisous.

Sud Radio parlons [musique] femmes. Juditth Bellaire avec la Caisse d'épargne île defance. Fier de soutenir toutes les femmes.