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interviewRTL — L'invité de 7h40· 23 mars 2026 9 min

Valérie Pécresse appelle à une "candidature unique de la droite et du centre" au lendemain des municipales

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Thomas Soto, RTL Matin.

0:03
Valérie Pécresse

Il est 7h42, elle est la présidente des Républicains de la région Île-de-France, ancienne candidate à l'élection présidentielle Valérie Pécresse et l'invité d'RTL Matin. Bonjour et bienvenue sur RTL Valérie Pécresse. Bonjour. Qu'est-ce que vous avez dit hier soir en regardant globalement le tableau de résultats des élections municipales ?

0:18
Présentateur

J'ai constaté, comme tous les Français, une poussée très forte des extrêmes. Le RN, la LFI. Et face à cette poussée des extrêmes, deux réactions. Celle de la droite, qui a refusé de s'allier. Celle de la gauche, qui pour garder un certain nombre de villes, a perdu son âme. Et je crois qu'il faut qu'on tire vraiment les enseignements de cette élection. Parce que certes, le Rassemblement National s'est heurté dans beaucoup de villes à un plafond de verre. Certes, il y a eu, face aux alliances gauche LFI, une réaction très forte d'un certain nombre de Français, notamment dans les villes moyennes. Mais on voit bien ce qui se dessine.

Parce que ça, c'est la répétition générale de la présidentielle de 2017. Qu'est-ce qui se dessine ? Un second tour de la RN et les filles ? Ben évidemment. Je crois qu'aujourd'hui, la droite et le centre sont devant vraiment un moment historique et une responsabilité historique. C'est celle de s'allier, de s'allier et de présenter une candidature unique face au chaos des extrêmes.

1:23
Valérie Pécresse

Comment vous faites ? Comment vous faites pour présenter une candidature unique alors que les ambitions sont multiples et que personne n'est d'accord avec personne chez vous ?

1:30
Présentateur

Mais je crois qu'il faut tirer les enseignements de là où on a gagné, là où on a perdu. Là où on a gagné, partout où on a gagné, on était unis. Partout où on a gagné, on avait fait une campagne sur le projet. Après, partout où on a gagné, on était dans la politique des solutions, des résultats. Et donc, il faut en tirer les conséquences. Soit c'est la guerre des égaux à droite et au centre. Et à ce moment-là, on sera pulvérisés, éliminés. Et on laissera le pays à des extrêmes, au chaos des extrêmes. Vraiment, je le dis, aujourd'hui, il me semble que la droite et le centre sont le seul rempart de la République.

2:08
Valérie Pécresse

Vous dites, partout où on a gagné, on était unis. Mais jusqu'où va cette union ? Est-ce que la victoire d'Éric Ciottiani, c'est aussi la victoire de votre camp, Valérie Peck ?

2:16
Présentateur

Mais M. Scotto, je l'ai dit, je l'ai redit et je le re-redis. Il n'y a pas, aujourd'hui, d'alliance possible entre la droite républicaine et le RN et ses alliés. Il n'y a pas, non plus, me semble-t-il, de possibilité pour la gauche républicaine de s'allier avec la LFI. Ce sont les deux visages d'un même chaos, les deux visages d'une même faillite républicaine.

2:42
Valérie Pécresse

Mais est-ce que vous trouvez que votre président, Bruno Retailleau, est aussi clair et intransigeant que vous ?

2:46
Présentateur

Ce que je n'ai pas compris, c'est effectivement ce qui s'est passé au deuxième tour, parce que nous avions un accord avec Horizon.

2:52
Valérie Pécresse

Il a lâché Christian Estrosiani.

2:53
Présentateur

Nous avions un accord avec Horizon. Cet accord, il devait être respecté. Il a été respecté par Édouard Philippe à Paris. Et ça n'a pas été facile, non plus, pour Édouard Philippe, de demander à Pierre-Yves Bournazel de se retirer à Paris au nom de l'Union. Donc, quand on a des accords, on les respecte.

3:08
Valérie Pécresse

Vous avez été choqué de ce lâchage de Christian Estrosiani, qui, de fait, a facilité l'élection d'Éric Ciotti ?

3:12
Présentateur

Je crois que de toutes les façons, et c'est vraiment pour moi l'enseignement clé de cette élection, la droite et le centre doivent s'unir. Voilà. Ils doivent s'unir et ils ne doivent faire aucune compromission avec les extrêmes. Et je remarque que la droite n'a fait aucune compromission dans cette élection. Et je le dis parce que les électeurs de droite et les élus de droite en ont assez de ce faux procès en fascisme qui leur est fait à chaque fois, alors que nous, on tient les digues, nous, on ne s'allie pas, ni à Paris, ni ailleurs.

3:39
Valérie Pécresse

Mais qui, vous ? Parce qu'on a vu David Disnard, maire LR de Cannes, François Fillon s'afficher avec Éric Ciotti lui aussi, des élus LR qui ont soutenu ouvertement, sans aucune sanction, Éric Ciotti. On pourrait rajouter Nicolas Sarkozy qui a déjeuné le mois dernier avec Jordan Bardella. On a quand même l'impression, même si ça vous déplaît, que des digues ont sauté à droite.

3:57
Présentateur

Non, M. Scotto, nous avons exclu tous les candidats qui ont fait alliance avec l'extrême droite. Nous les avons exclus.

4:05
Valérie Pécresse

Christophe Gomart, eurodéputé LR.

4:07
Présentateur

Mais il n'a pas fait alliance, il n'était pas candidat. Non, mais il a soutenu ouvertement. M. Scotto, je le redis, je le redis. Nos candidats n'ont à aucun moment fait de compromis. Aucun de nos candidats. Et tout le reste, c'est de la littérature. En revanche, j'ai vu les socialistes. En revanche, j'ai vu les socialistes. Mais enfin, ils n'étaient pas. Pardon, vous mélangez tout. Vous mélangez tout, mais si, vous mélangez tout. M. Fillon n'était pas candidat au municipal. Non, mais il soutient Éric Ciotti. Je suis désolé, je l'ai dit.

Moi, j'aurais soutenu à Nice le candidat à Horizon, Christian Estrosi, parce que c'était notre accord, l'accord de la droite et du centre, qui ne s'allie jamais avec le RN et ses élites.

4:48
Valérie Pécresse

C'est le positionnement idéologique clair et net de tout le parti aujourd'hui, ça ou pas ?

4:51
Présentateur

Ça doit l'être. Et si ça ne l'est pas, on perdra, on sera éliminé, on sera discrédité. Et celle qui perdra à la fin, c'est la France. C'est la France.

5:00
Valérie Pécresse

Et est-ce que Bruno Retailleau peut continuer à incarner cette ligne, puisqu'il est moins clair que vous ?

5:04
Présentateur

Eh bien, je demanderais des clarifications en bureau politique demain. Nous ne pouvons pas continuer dans cette ambiguïté.

5:11
Valérie Pécresse

Ça veut dire quoi ? Si vous n'avez pas les clarifications que vous souhaitez, est-ce que vous pourriez dire, eh bien, on va séparer les amis ?

5:17
Présentateur

Vous croyez vraiment, M. Scoto, que tout ce que je viens de vous dire conduit à ce que la droite, qui est déjà morcelée façon puzzle, se sépare encore plus ? Ce que je souhaite, c'est l'union de la droite et du centre. Ce que je souhaite, c'est qu'enfin, on se rassemble. Et qu'on se rassemble pour faire barrage à la montée des extrêmes, parce qu'on a réussi à faire barrage. Mais nous l'avons été, M. Scoto, nous l'avons été. Nous l'avons été dans toutes les villes, contrairement à la gauche. Moi, regardez aujourd'hui la montée de la LFI en Seine-Saint-Denis. Regardez la gauche qui perd son âme. Regardez ceux qui ont vraiment fait des alliances de la honte.

C'est la gauche, c'est le Parti Socialiste, c'est les écologistes, c'est eux.

5:58
Valérie Pécresse

On a le sentiment qu'il faut que chacun balaye dans sa famille politique en fonction de ce qu'il veut. Boris Vallaud sera l'invité de Marc-Olivier Fogel, il nous dira ce que veulent faire les socialistes.

6:05
Présentateur

Non, non, non, pardon M. Scoto, vous mélangez deux choses très différentes et deux attitudes très différentes. Partout, dans tout le territoire français, la droite s'est présentée sans alliance avec le Rassemblement National. Partout, dans toutes les villes. C'est ça la vérité. Et notre candidat, c'était Christian Estrosianis.

6:20
Valérie Pécresse

Bon, il aurait fallu le dire à Bruno Rotaillot.

6:22
Présentateur

Mais c'est ce que M. Larcher a très bien rappelé et c'est ce que nous avons tous dit.

6:26
Valérie Pécresse

Et sauf David Lysnard, sauf François Fillon, sauf Bruno Rotaillot. A Paris, comment vous expliquez la défaite de Rachida Dati ?

6:35
Présentateur

Écoutez, à Paris, la vérité, c'est que Paris est une ville qui est de gauche, que les résultats montrent une relative stabilité par rapport à 2020 à Paris. Je pense qu'à Paris, le choix d'Emmanuel Grégoire de ne pas s'allier avec LFI a été un choix gagnant. Parce que, justement, lui a montré une certaine épine dorsale, une certaine colonne dorsale. Vous dites bien joué ? Il a bien joué son coup ? Je crois qu'il a gagné. Malgré un bilan absolument calamiteux de la mandature précédente, que ce soit sur la gestion de la ville, que ce soit sur les transports, que ce soit sur la pollution, la sécurité. Donc, oui, le fait qu'il n'ait pas perdu son âme doit être un enseignement de cette campagne.

Mais moi, ce que je souhaite à Paris... Est-ce que vous pensez, pardon ? J'ai appelé Emmanuel Grégoire et ce que je souhaite à Paris. Parce que nous avons eu des relations entre la ville de Paris et la région qui ont été plutôt, j'allais dire, non coopératives. Les Franciliens méritent une vraie coopération entre la région et la capitale. Une vraie coopération en matière de transport, en matière d'éducation, en matière d'écologie. Et je pense, j'espère, qu'avec Grégoire, on pourra écrire une nouvelle page des relations entre la région Île-de-France et la ville de Paris. Et les habitants de la banlieue en ont aussi besoin parce que Paris n'est pas une île.

7:57
Valérie Pécresse

Est-ce que vous pensez que les soutiens de Marine Le Pen, de Sarah Knafo, de Jordan Bardella ont été des baisers mortels pour Rachida Dati ? Même si elle ne s'est pas alliée avec eux, il n'y a pas eu d'accord ?

8:05
Présentateur

Là aussi, je vous dis, ce faux procès en fascisme est un faux procès total. Rachida Dati ne s'est pas compromise. Il n'y a eu aucune alliance à Paris avec le Rassemblement National. Aucune.

8:17
Valérie Pécresse

Merci beaucoup à vous, Valérie Pécresse, d'être venue ce matin sur RTL. La primaire, vous la mettez de où à où ? Vous voulez une primaire ou pas pour le candidat présidentiel ?

8:25
Présentateur

Je veux un seul candidat et je veux que les égaux arrêtent et soient balayés par la responsabilité, l'esprit de responsabilité. Il faut qu'on se réunisse, il faut qu'on trouve un moyen. Enfin, primaire, pas primaire, il ne faut qu'un seul candidat et il le faut très vite. Croyez-moi, j'ai une bonne expérience des campagnes ratées. Vous pourriez avoir envie d'y retourner ? Et des campagnes réussies.

8:43
Valérie Pécresse

Vous pourriez avoir envie d'y retourner ?

8:44
Présentateur

Aujourd'hui, ce que je veux, c'est travailler à l'Union de la droite et du centre face aux extrêmes qui seules peuvent redresser la France.

8:53
Valérie Pécresse

Merci beaucoup à vous.

Valérie Pécresse appelle à une "candidature unique de la droite et du centre" au lendemain des municipales — Valérie Pécresse · Pourquijevote