Incendies : « Le tourisme va devoir être à la hauteur des défis que la nature va lui imposer »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Alors là, vous le savez, on s'accoute au comptoir des bistro, des cafés de France, des établissements qui ont souffert et qui souffrent encore aujourd'hui face aux incendies, notamment du côté de la Gironde, mais pas seulement. Bonjour Alla Fontaine. Bonjour et merci d'être avec nous.
Président des bistro et café de France, également président d'honneur de l'association des maîtres restaurateurs, chef propriétaire du Mestruet à Paris. Ces incendies, c'est véritablement un nouveau coup dur pour les restaurateurs gérondin. Le bassin d'Arcachon, c'est un territoire qui vit du tourisme pour les cafés, les bistop de la région.
L'été, c'est c'est un chiffre d'affaires important. On imagine l'inquiétude forcément sur place. Vous êtes en contact avec eux ?
Oui, j'ai on a on a des adhérents bien sûr sur le bassin d'Arcachon. Oui, c'est c'est une situation qui pour cette saison là va être fortement dégradée sur le bassin d'Arcachon. clairement euh elle sera dégradée dans les années à venir.
Au-delà de ça, la Gironde est un grand département, vous le savez que c'est le plus grand département de France métropolitaine et c'est le deuxè de la France après la Guyane. Donc la Gironde par elle-même euh à un PIB qui est au tourisme. Le tourisme c'est 7 % du PIB de la Gironde.
Donc ça représente effectivement beaucoup de choses. C'est 40000 travailleurs. Euh c'est 3 milliards d' de recettes.
Le touriste est important en Gironde. Alors, le bassin d'Arcachon représente une part bien sûr de ce tourisme mais pas que. Alors, il faut s'attendre effectivement à une situation dégradée pour cette saison là.
Les familles en particulier, je pense aux familles vont pas obligatoirement retourner sur le bassin d'Arcachon parce qu'il y a les enfants, il y a tout cela cette année euh du moins pas sur cette partie-là. Et puis dans les autres années, ça va peut-être être difficile mais il faut il faut bien comprendre que il y a des acteurs dans la filière, il a des acteurs qui vont qui vont faire en sorte que le tourisme sur le bassin d'Arcchon renaisse le plus vite possible. C'est très clair.
Donc situation compliquée peut-être pour cette saison, un peu un peu compliqué dans l'année à venir mais la Gironde a des ressources touristiques énormément énormes avec par exemple le nourourisme. On pourrait parler si on doit parler de quelque chose, c'est le nourisme. Donc il y a plein de gens qui vont redécouvrir la Gironde peut-être différemment que par le biais du bassinchon.
Quel message vous souhaitez justement passer ce matin ? à à ces gérons de cafés de de bistro qui aujourd'hui font face à voilà qui ont été évacués, qui ont perdu certains jours et puis qui sont très inquiets pour le mois d'août qui arrive là dès demain. Je crois que malheureusement euh le message qu'on doit passer que l'État est présent, les organisations professionnelles de toute activité confondu, mais on parle des restaurateurs, on fait le nécessaire pour qu'un soutien encore une fois de l'État soit là euh comme pour le Covid et les restaurateurs du bassin d'Arcachon comme tous les restaurateurs de France ont une résilience énorme parce que on a vécu le Covid et qu'on vit plein de choses depuis des années et des années.
On est passé par les attentats, on est passé par plein de choses et donc la résilience est là. Je crois que l'État va être présent. Je crois que le quoi qu'il en coûte du Covid va s'appliquer et ça il faut remercier le président de la République qui l'a fait une fois.
Je pense que ça va s'appliquer encore une fois au restaurateur mais à d'autres activités. Et puis les assurances, j'ai l'impression que les assurances ont repris la main par rapport au Covid. Vous savez que pendant le Covid, on leur a reproché d'être fortement absente et c'est pour ça que l'État le gouvernement met la pression très clairement sur les assurances, hein.
Oui, parce que pendant le Covid pas été présente. Vous vous rappelez de cela ? Et bien évidemment, les assurances, il faut qu'elles soient présentes.
Il faut aussi que les assurances se préparent à pour l'avenir. On va peut-être parler de l'avenir, du tourisme, mais il faut que les assurances se préparent à couvrir beaucoup plus, à avoir des garanties avec beaucoup moins d'exclusions. Moi, j'ai eu un adhérent sur la Géronde, il me dit "Je suis fermé administrativement, j'ai j'ai une fermeture administrative et ben bien sûr dans son exclusion, dans dans ses garanties en exclusion, il y a quoi ?
Il y a la fermeture administrative. Donc les inquiétudes sont là évidemment. Donc il faut que les assurances dans les années à venir avec la pression du gouvernement fassent que les exclusion dans les garanties diminuent voire soient inexistantes car on se prépare à des choses extraordinaires dans les dans les années à venir.
Ouais, vous l'avez dit effectivement beaucoup d'évolution de changement à prévoir à mettre en place. En tout cas ces bistro ils sont l'âme de nos territoires. On le dit chaque matin des lieux de vie d'échange de rencontrre. pour les vacanciers, c'est aussi une porte ouverte he sur la région qu'il visite.
Une manière de me connaître son terroir, ses spécialités culinaires. C'est ça aussi l'importance de de l'ensemble de ces acteurs vis-à-vis du tourisme. Bien sûr, les les bistrou et les cafés en France font partie entièrement du tourisme.
Je vous rappelle que le tourisme, si c'est 7 % en Gironde, sur la France entière euh c'est 8 % du PIB le tourisme. Et dans ces 8 % du PIB, il y a évidemment les bistro et les cafés. Donc oui, c'est très important mais il va falloir bien comprendre qu'on va vivre des choses extraordinaires et que on ne vivra que si on est soutenu par rapport à des événements climatiques extraordinaires.
Donc effectivement, demain, il va falloir tirer les leçons. On a tiré les leçons du Covid, il va falloir tirer les leçons de cette de ce méga incendie et faire en sorte que le tourisme soit préparé. pour demain mais pour après-demain.
Donc ça veut dire prévenir, guérir et surtout ne pas subir. Il ne faut plus subir ces accidents climatiques. Ils vont être nombreux et d'autres accidents qu'on ne peut pas prévoir.
Vous on n'est pas des madames Irma, ni vous ni moi. On ne sait pas ce qui va se passer. Ce qu'on sait ce qui va se passer qu'on doit être on doit être mis on doit être en place par rapport à ça.
Faut qu'on [raclement de gorge] soit solide par rapport à tout ce qui peut nous arriver à l'avenir. Acteurs du dans l'action dans l'action plus que dans la réaction finalement tout est là effectivement. Alain Fontaine, merci, merci d'avoir été avec nous ce matin sur Sud Radio, un président des bistro et café en France, président d'honneur de l'association des maîtres restaurateurs, chef propriétaire du Mestruet à Paris et je vous remercie encore une fois pour ce rendez-vous he tous les matins puisque c'est à travers vous qu'on reçoit bah des gérons de café de bistro un peu partout en France et c'est un un plaisir de les accueillir à l'antenne de Sud Radio.
Je vous souhaite un très bel été. Merci d'avoir été avec nous ce matin à l'infant.