Guerre au Proche et Moyen-Orient : nouvelles raffineries touchées dans le Golfe|LCI
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Nos envoyés spéciaux, vous le savez, nos reporters, nos correspondants sont déployés partout à travers le monde pour vous faire vivre en temps réel ce conflit qui impacte désormais l'ensemble de la planète. Retrouvons Elisa Cléch avec Arthur Grolet en direct de Doa. Bonjour Elisa.
Le Qatar fait partie des pays qui ont subi les pires frappes sur des sites énergétiques dans la nuit. Exactement. C'est un engrenage que le Qatar essayait d'éviter jusque- là depuis le début du conflit, même avant le conflit puisque rappelez-vous, ils avaient demandé aux États-Unis de ne pas utiliser leur espace aérien ou d'utiliser leur territoire pour frapper l'Iran.
Mais on le voit bien ici avec ces frappes sur leurs installations pétrolières et gazières qu'on atteint véritablement un tournant notamment avec ces frappes extrêmement fortes hein hier soir et cette nuit sur la ville industrielle de Raslfan. Je dis des frappes extrêmement fortes puisque c'est considéré comme l'installation la plus importante en terme de gaz naturel liquifié au monde. Donc évidemment, c'est extrêmement marquant ici pour le Qatar puisque c'est une recette très importante pour leur croissance, pour leurs exportations.
Évidemment, ils ne peuvent passer à côté. Pour autant, ils se retrouvent ici face à deux solutions. Il va falloir peser le pour et le contre, soit intervenir militairement, mais il faut avoir conscience que ça peut-être une guerre londe et on l'a vu, l'Iran ne cède de rien face à ses voisins ou alors plutôt choisir le voie de la diplomatie. le voie des négoci la voie des négociations comme ils le font depuis le début.
Pour autant, ici on le voit bien le Qatar marque un tournant puisqu'ils ont dénoncé cette agression qui viole, je cite, leur souveraineté et leur sécurité et ils se donnent le droit de riposter. Merci beaucoup Elisa Cléch avec Arthur Grelet en direct de Doua. Allons plus loin ensemble pour comprendre ce point de bascule dans cette guerre qui se déroule sous nos yeux.
J'ai le plaisir d'accueillir l'amiral Michel Olagaraille. Bonjour. Ancien commandant de l'école navale, Merriem Amélal.
Bonjour. Vous êtes journaliste à France 24, très grande spécialiste du Moyen-Orient et de l'Afrique. Au commande du journal de l'Afrique.
Gwendeline de Bonau. Bonjour. Vous êtes grand reporter pour TF1 LCI.
Et Sébastien Abis, bonjour. Chercheur associé à l'Ir, directeur du club d'émetter. Avant de vous entendre, Sylvia, vous nous avez rejoint.
Racontez-nous et montrez-nous précisément quels sites ont été frappés hier, qui, quand. Alors Marialine, tout a commencé par des frappes israéliennes sur un site gazier iranien. Le voilà, c'est celui de Sou Spars.
C'est tout simplement la plus grande réserve de gaz connue au monde. Ce n'est donc pas un site militaire, c'est une infrastructure énergétique civile. L'Iran a répliqué en touchant le Qatar avec le site de Race Lafan.
C'est le plus important site de gaz naturel liquéfié au monde. Le Qatar a fait part de dommages considérables. Selon le ministère de l'intérieur et bien les incendies pardon ont été maîtrisés et aucune victime n'a été signalée.
Le Qatar qui est le deuxè exportateur mondial de gaz naturel liquéfié derrière les États-Unis. Washington a aussitôt hein menacé euh qu'il n'hésiterait pas à détruire South P si Teran ne cessait pas ses attaques au Qatar avec des conséquences que l'on connaît he sur les prix du gaz gaz européen qui a augmenté de 35 %. Mais ce n'est pas tout.
Deux autres pays ont été ciblés he des débris de missile interceptés ont touché une raffinerie cette fois près de Riad en Arabie Saoudite. Une autre raffinerie a également été visée sur le site de Samref. C'est sur les rives de la mer rouge, l'Abie qui se réserve le doigt, le droit de répliquer militairement au Kouwait.
Deux raffineries ont également été touchées par des drones provoquant des incendies enfin aux Émirats arabes unis. Et bien Abu Dhabi a fermé un complexe au gazier après la chute de débris de missile intercepté. Vous voyez derrière moi cette carte des derniers sites gaziers pétroliers qui ont été visés ces dernières heures.
Grâce à vous Sylvia, on voit bien donc le nombre de sites qui ont été frappés. Arrêtons-nous plus longuement sur Sous. La réserve, elle est partagée entre l'Iran et le Qatar.
Effectivement regardez sur cette carte, elle est partagée entre Terran et le Qatar. C'est un gisement offshore qui est exploité dans sa partie nord par l'Iran, au sud par le Qatar. he sur so sur so sur so sur sous le nom de Northfield et c'est donc la partie iranienne qui a été touchée South Parce en Iran effectivement qui fournit 70 % du gaz naturel consommé dans le pays.
Certaines parties ont été incendiées suite aux frappes israéliennes. Ce sont donc des installations qui sont essentielles pour l'approvisionnement intérieur en gaz naturel de l'Iran he qui consomme 94 % de sa production. Merci beaucoup Sylvia qui vos explications nous permettent évidemment de situer ce qui se passe.
Allons plus loin avec vous Gwendoline. Euh là il y a un cap inédit qui a été franchi avec tous ces sites gaziers majeurs qui ont été frappés. Oui mais euh le ciblage de South Spars par exemple ça s'inscrit dans une planification globale.
On reparlera tout à l'heure du fait que les États-Unis n'aient peut-être pas été au courant. C'est pas vrai du tout. Oui, tout ça et vu la manière dont ça se passe quand vous en parlez notamment avec des officer israéliens ce que j'ai fait la semaine dernière enfin tout le planning de frappe est conjoint tout le monde sait très bien qui fait quoi.
Tout est très bien réparti américain en tri amécain israélien. Absolument. Mais il y a une planification globale et toucher des sites gaziers, c'est toujours cette idée avec des frappes sur les responsables, les assassinats qu'on a vu ces derniers jours, que le régime atteigne un point de rupture pas nécessairement pour qu'il tombe mais pour qu'il accepte des paramètres de négociation avec des points extrêmement clairs.
Les 440 kg d'uranium enrichi, l'arrêt du programme balistique, l'arrêt du financement des proxis. Et tant euh que qui reste vivant dans le régime, hein, on verra qui aura le le pouvoir de prendre cette décision ou que ce soit une sorte de chaos qui s'installe en Iran. Toutes ces frappes, elles ne vont que dans cet objectif atteindre le point de rupture du régime parce que c'est aussi euh le portefeuille des gardiens de la révolution et cetera et cetera qui est touché quand on on frappe les infrastructures énergétiques en Iran.
Amiral, sur l'intérêt stratégique de ces frappes pour les Israéliens. Écoutez, ça ça a été très bien expliqué, c'est d'amener le régime iranien à réciptance. Il n'empêche que ça n'en prend pas le chemin et que manifestement l'Iran comme Israël d'ailleurs sont déterminés à aller jusqu'au bout.
Israël parce que c'est pour supprimer une menace existentielle et l'Iran, c'est parce que ils juent leur survie et que ils iront jusqu'au bout. Il ils assassinent leur leur population. Donc, mais on voit que la partie iranienne a sérieusement préparé toutes les ripostes possibles avec les quelques cartes qui sont qui sont dans son jeu parce que savaient très bien qu'ils allaient plus avoir la maîtrise de l'air et cetera.
Ils ont enterré leur missiles. Donc pour l'instant ceux qui nous paraissent ceux qui nous paraissent le les les moins les moins à l'aise, ce sont les Américain. Alors, je veux bien croire qu'il y ait une planification conjointe, mais par moment, on peut se demander s'il y a pas divergence, vous apporter un élément dont moi même je n'étais pas sûr parce que on voit quand même que Trump réagit en disant "Mais arrêtez de frapper nos installations." Alors si les Israéens avaient pas commencé, je pense que les Iraniens se seraient maîtrisés.
Donc je ne sais pas moi où ça en est. On ne sait pas trop si Trump veut aller vers la négociation ou non. On entend PE tout à l'heure dire "On ira jusqu'au bout".
Mais il ils sont tellement excessifs dans leur déclaration que dans cet excès là, on ne sait pas où est la vérité. En tout cas, c'est quelque chose qui va durer longtemps éidment qui va faire des dégâts considérables et l'après. Chutou long d'un régime, l'Iran s'en moque complètement. parce que c'est eux qui disparaissent.
Donc que les infrastructures soient complètement euh détruites, surtout celle de de l'adversaire, ça leur fait rien. Et Israël veut aller jusqu'au bout aussi. Donc euh pour l'instant, je trouve que Trump est sur la ligne de crête et on ne sait pas ce qui va dégrisser.
L'Iran, vous avez raison, hein, assume une stratégie de guerre économique totale, seule façon pour le régime des Molas de survivre. et regardz ces images qui nous parviennent en direct de comme la ville sainte l'Iran, le régime iranien est en train d'inumerjani, l'homme fort de l'Iran qui a été tué, éliminé par l'armée israélienne. Cette semaine.
On a vu ces images de la foule qui se prosternait, qui pleurait, l'homme qui incarnait l'architecture sécuritaire iranienne. image retransmise à la télévision d'État de com Alijani, l'homme fort de l'Iran qui a été éliminé par l'armée israélienne. Écoutons justement le porte-parole du quartier général central iranien sur la stratégie assumée de l'Iran concernant ses frappes sur des sites énergétiques à travers le golfe.
Il s'agit d'un avertissement ferme et d'une démonstration de force à l'encontre des criminels qui ont attaqué une partie des infrastructures de carburant et d'énergie de l'Iran dans le sud du pays. À la suite de cette action, les infrastructures de carburant, d'énergie et de gaz servant de source à l'agression seront dès que l'occasion se présentera, incendiée et réduite en cendre. Partons en Iran à présent nos reporters, nos correspondants mobilisés.
Là où cette guerre se jour, retrouvons Siavoch Gazi correspondant France 24 RFI à Tan. Bonjour Si euh l'Iran revendique cette stratégie de frappe sur des sites énergétiques des pays voisins. Absolument.
Ça a été donc des avertissements qui avaient été lancés depuis des mois euh aux monarchies arabes du golfe Persique en affirmant que l'Iran ne sera pas le seul euh donc à être touché par des par une des frappes ou par un par par une par un conflit. Euh mais je voudrais avant de de venir là-dessus de vous vous lire le euh un le texte d'un d'un le texte du du président du parlement iranien qui se moque euh des Israéliens et des Américains. Il écrit sur le réseau X euh il dit si on se fie au aux déclarations américaines et israéliennes, 320 % 320 % des capacités balistiques de l'Iran ont été détruites.
Néanmoins, l'Iran continue donc à lancer des missiles et le le nouvel objectif des ennemis, c'est de détruire 500 % des capacités balistiques de l'Iran. donc un achèvement, un objectif sans précédent pour le l'armée américaine. D'autant plus que il y a une déclaration du du secrétaire au trésor américain qui affirme que euh les États-Unis pourraient lever les sanctions américaines contre le pétrole iranien en mer, donc dans des dans les pétroliers donc qui sont en Asie donc lever ces sanctions pour donc faire baisser les cours du pétrole.
Mais c'est aussi la première fois que donc un ennemi donc dans l'histoire donc permet à son ennemi donc d'avoir des des rentrées pétrolières, des des des rentrées pécunières donc en temps de guerre. L'objectif pour l'Iran et donc ces objectifs qui ont été visés de ces installations pétrolières et énergétiques qui ont été visés sont des des objectifs légitimes affirant puisque non seulement donc les installations énergétiques de l'Iran ont été visées hier par une des frappes israéliennes comme l'a affirmé le président Trump mais que en plus l'Iran avait affirmé dès le début que en cas d'attaque contre le pays en cas d'attaque contre ses installations énergétiques et bien toute la région région sera mis à feu. Ça sera une guerre régionale.
Avec affirmé Terran depuis plusieurs mois déjà. L'ancien guide suprême l'avait déclaré avant même le début de la guerre. Donc on est là dans ce dans cette guerre régionale à laquelle on insiste, dans laquelle on vit désormais depuis depuis hier maintenant, depuis plusieurs jours déjà maintenant.
Sioche, dans cette guerre économique totale, plusieurs membres du Parlement iranien ont fait une proposition faire payer le droit de passage dans le D3 d'Ormouse. Oui, absolument. Alors, c'est pas c'est pas seulement le le député, c'est ça c'est une personnalité importante du pouvoir iranien.
Donc euh Morbert qui était l'ancien vice-président euh euh donc de du président Ri qui a été donc qui est mort dans un dans l'accident de son de son hélicoptère qui a affirmé que après le conflit donc il y aura des taxes qui seront imposées euh sur le sur les sur les navires commerciaux et les pétroliers qui donc qui voudront traverser le détroit d'urmos. des taxes qui seront reçues par Teran comme par exemple la Turquie le fait donc euh pour donc pour les pour les pour les navires marchands et pétroliers donc euh dans dans cette région du monde. que c'est c'est une pour montrer que c'est l'Iran qui a le contrôle du D3 de Mous qui c'est l'Iran qui désormais même en temps de conflit mais même après la fin du conflit aura toujours le contrôle de ce D3 et donc imposera des taxes. il faudra payer euh donc le tout toute traversée donc des navires marchands ou des pétroliers donc qui passeront donc qui emmèront du pétrole ou du gaz ou d'autres produits ou qui viendront donc emmener des des produits commerciaux vers les pays de la région.
Merci Si Gazi correspondant France 24 RFI en direct de Teran. My Amélal, l'Iran tient là une arme fatale face aux Américains, aux Israéliens et puis largement face au monde entier. C'est une arme qu'il déploie depuis le début de la guerre.
On l'a vu, c'est frapper les points stratégiques, les installations pétrolières gazières, même si là ça a franchit quand même un pas. Euh on le voit depuis le début, euh le but c'est de mettre la pression à un maximum euh sur ces pays pour que eux-mêmes mettent la pression sur les États-Unis et Israël pour que la guerre cesse euh parce que ils jouent leur survie encore une fois. Euh donc euh c'est une stratégie qu'on a vu et je ne pense pas qu'il renoncent à cette stratégie aujourd'hui.
Je pense vraiment qu'ils sont dans un esprit de jusqu'au bouisme. Euh je suis même pas sûr qu'il y ait une une voie de négociation parce que en en réalité si on essaie d'imaginer les différents scénarios qui pourraient euh qui pourraient se présenter, c'est si l'Iran aujourd'hui décide de négocier et accepter un une négociation pour cesser la guerre, dans quel état serait le régime ? Est-ce qu'il survivrait ? même si ça prend il survivra peut-être encore quelques quelques semaines, quelques mois, mais il est tellement affaibli toutes ces ces ces frappes sur les infrastructure iranienne.
L'économie était déjà à bout de souffle. Euh on l'a vu, le la grève au bazar, c'est le bazar un c'est un baromètre en Iran sur la situation économique du pays. Euh avec ses sanctions depuis des décennies, la souffrance des iraniens sur ce plan économique plus le plan politique, la répression qui va qui s'est accentué et qui continue à s'accentuer encore aujourd'hui parce que les Iraniens se battent sur deux fronts, ils se battent contre les attaques extérieures mais aussi à l'intérieur.
La répression est très très dure en ce moment en Iran. Donc on voit que là, ils sont dans un un esprit euh de d'aller jusqu'au bout euh quoi qu'il arrive. De toute façon euh si leur dispar ils jouent le ils jouent leur survie.
Donc euh la disparition du régime c'est ce qu' cherchent à éviter. Donc quel que soit le les conséquences à payer le prix à payer même si les infrastructures sont détruites, même si il y a des victimes civiles, c'est vraiment une un esprit de de martyre en fait de camicase presque. Sébastien Bis.
Oui, on a on a un étalement géographique depuis euh 3 semaines qui avait peut-être été sous-estimé euh visiblement par Israël et les États-Unis. On voit que ce conflit euh euh et ces frappes sur l'Iran, bah en fait débord le sur l'ensemble du golfe Persique, sur l'ensemble de la péninsule du golfe, vont jusqu'à l'est de la Méditerranée, Chypre, Turquie, euh l'Irak et cetera. Donc, on a un débordement géographique qu'il ne faut surtout pas sous-estimer.
Ce conflit aujourd'hui n'est pas uniquement circonscrit à l'Iran en tout cas et n'est pas non plus circonscrit uniquement au golf persque. La deuxième chose, c'est que il y a des dimensions économiques très disparates dans ce qui se passe. Rem a raison, il y a une souffrance économique iranienne depuis des années sur laquelle on éétait peut-être pas attentif mais qui fragilisait de toute façon quand même le régime et une population iranienne qui a subi de l'inflation alimentaire, des stress sur l'eau, la vie au quotidien de plus en plus terrible et et un acharnement du régime à taper dessus d'un côté et ça ça ne s'améliore pas depuis 3 semaines.
Donc Israël et États-Unis ne marquent pas de points sur ce terrain humanitaire côté et on a une conséquence internationale, il faut qu'on en parle, qui va cascader pendant plusieurs mois voire plus sur le terrain économique. Ah mais on va continuer dans énergie logistique alimentation. on va avoir de ce conflit des répercussions euh sachant que le conflit en Ukraine n'est pas terminé et qu'il a des similarités
Georges Naturel